Catégorie : Économie

  • Nouveau master en Côte d’Ivoire : vers une afrique plus verte et résiliente

    Nouveau master en Côte d’Ivoire : vers une afrique plus verte et résiliente

    Côte d’Ivoire : un master pionnier pour accélérer la transition écologique africaine

    L’INP-HB, à travers son CEA VALOPRO, a lancé le Master Économie Circulaire, Transition Écologique et Développement Durable (ECOTEDD) lors d’un séminaire inaugural organisé à Angré. Cet événement, qui s’est tenu le 16 mai 2026, a rassemblé des experts nationaux et internationaux, des décideurs publics, des chefs d’entreprise et des partenaires techniques pour échanger sur les défis majeurs de la transition écologique en Afrique.

    Un master conçu pour répondre aux enjeux environnementaux africains

    Le séminaire, placé sous le thème « Afrique durable, Côte d’Ivoire résiliente : RSE et économie circulaire comme leviers d’un nouveau modèle de développement », a mis en lumière les priorités du continent : gestion des déchets, lutte contre la déforestation, transition énergétique et mobilisation des financements climatiques. Pour le professeur Benjamin Yao, coordonnateur du CEA VALOPRO, ces défis nécessitent des solutions made in Africa.

    L’économie circulaire, une révolution nécessaire

    « L’économie circulaire n’est pas qu’un concept, c’est une économie de la préservation de la valeur », a expliqué le professeur Benjamin Yao. Il a illustré son propos avec des exemples concrets de valorisation des déchets agricoles, notamment dans les filières anacarde et cacao. Selon lui, ce modèle permet de transformer des « déchets » en richesses, tout en répondant aux réalités locales.

    La RSE et les financements climatiques au cœur des débats

    Les intervenants ont pointé du doigt les limites actuelles de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Trop souvent cantonnée à une communication superficielle, elle doit désormais s’intégrer pleinement dans les stratégies des organisations. « La RSE devient un critère d’accès aux marchés publics », ont rappelé plusieurs participants, soulignant la nécessité d’une approche concrète et engagée.

    Autre obstacle majeur : l’accès aux financements climatiques. Malgré l’existence de fonds dédiés, leur mobilisation reste complexe en raison de procédures administratives lourdes. Les experts ont insisté sur la formation de compétences locales capables de monter des dossiers conformes aux exigences internationales.

    Une génération d’étudiants déterminée à agir

    Abraham Bosson, délégué de la première promotion du Master ECOTEDD, a partagé la vision de sa génération : « Nous croyons en une Afrique capable d’innover en valorisant ses ressources locales pour un développement durable adapté à ses réalités. » Il a souligné la responsabilité historique des jeunes à porter des projets innovants et durables.

    « Notre objectif n’est pas seulement d’apprendre, mais d’impacter concrètement nos entreprises, nos institutions et nos communautés », a-t-il ajouté. Le programme, accessible en ligne et très sélectif, vise à former des experts en valorisation des déchets, RSE, finance climatique et montage de projets environnementaux, avec une forte orientation pratique.

    L’INP-HB ambitionne ainsi de contribuer à la formation d’un capital humain qualifié, capable de relever les défis du développement durable en Côte d’Ivoire et au-delà.

    Les organisateurs préparent déjà le prochain appel à candidatures, avec l’ambition de renforcer cette dynamique pour une économie plus circulaire, inclusive et résiliente en Afrique.

  • Le Sénégal à la recherche de nouvelles stratégies pour sa dette

    Le Sénégal à la recherche de nouvelles stratégies pour sa dette

    Le FMI prêt à accompagner le Sénégal

    La question de la dette sénégalaise est de nouveau au cœur des discussions économiques. À Dakar, des experts, des économistes et des représentants du secteur public ont récemment analysé diverses pistes pour le financement et la restructuration de cette dette. L’objectif est clair : trouver des solutions qui dépassent le cadre traditionnel d’un appel au Fonds Monétaire International (FMI), dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et un impératif de relance économique.

    Cette démarche stratégique vise à préserver l’autonomie financière du Sénégal, tout en consolidant la confiance des marchés internationaux, des partenaires régionaux et des investisseurs. En tant que membre de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Sénégal est soumis à une surveillance rigoureuse de la soutenabilité de sa dette et de sa gestion budgétaire. Ces principes sont également en ligne avec les orientations de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement, soulignant l’importance d’une approche responsable à l’échelle sous-régionale.

    Optimiser la gestion de la dette sénégalaise : quelles solutions ?

    Les échanges se sont concentrés sur la diversification des sources de financement. Plusieurs alternatives ont été mises en avant pour alléger le fardeau de la dette publique et stimuler l’économie. Parmi elles, on retrouve un recours plus systématique au marché financier régional de l’UEMOA, une meilleure mobilisation de l’épargne nationale, le développement d’obligations thématiques et une utilisation plus efficiente des financements concessionnels, qui offrent des conditions de prêt avantageuses. Ces mesures visent à réduire le coût du service de la dette, libérant ainsi des marges pour les dépenses publiques essentielles, sans imposer un ajustement économique trop brutal aux ménages et aux entreprises.

    Les spécialistes ont également souligné l’importance d’accroître les recettes fiscales de manière non restrictive pour l’activité économique, d’améliorer la transparence des comptes de l’État et de définir des priorités claires pour les investissements. Dans de nombreux pays africains, l’augmentation des remboursements de la dette a gravement limité la capacité des gouvernements à investir dans des secteurs cruciaux comme les infrastructures, l’éducation et la santé. Le cas du Sénégal est donc observé avec attention au-delà de ses frontières, car il illustre la quête plus large des économies africaines pour retrouver une liquidité suffisante sans dépendre exclusivement des programmes d’aide multilatéraux.

  • L’essor des entreprises chinoises face au recul des groupes français au Sénégal

    L’essor des entreprises chinoises face au recul des groupes français au Sénégal

    Au Sénégal, le paysage des grands travaux publics connaît une transformation radicale. Autrefois dominants, les acteurs économiques français voient leur influence s’étioler au profit de nouveaux partenaires internationaux, la Chine en tête.

    Le constat est frappant : la part des entreprises françaises dans les marchés publics nationaux est tombée à environ 5 %. En comparaison, les sociétés chinoises captent désormais plus de 30 % des projets d’envergure, s’imposant comme les nouveaux maîtres d’œuvre des infrastructures structurantes du pays.

    Le port de Ndayane : un symbole du basculement économique

    Au sud de Dakar, le chantier titanesque du port en eau profonde de Ndayane illustre cette tendance. Ce projet de plus de 2 milliards de dollars vise à transformer la logistique régionale en accueillant des navires de très grande capacité. Bien que piloté par l’opérateur émirati DP World, la réalisation effective a été confiée à un groupement dominé par des intérêts chinois.

    Le facteur prix a été déterminant dans cette attribution. Les offres françaises, notamment celle menée par le groupe Eiffage, se sont révélées environ 20 % plus coûteuses que la proposition retenue, disqualifiant de fait les acteurs historiques de l’Hexagone sur ce dossier stratégique.

    Diamniadio et la diversification des partenaires

    La ville nouvelle de Diamniadio, conçue pour décongestionner la capitale, confirme cette redistribution des cartes. Les entreprises turques y ont raflé la mise pour la construction du stade, de la gare et des infrastructures hôtelières. Dans les zones industrielles destinées aux investisseurs étrangers, la présence française est devenue marginale, laissant la place à des acteurs tunisiens et chinois.

    Cette réussite chinoise repose sur une grande capacité d’adaptation aux besoins locaux. Dans le secteur manufacturier, comme la production d’emballages, les techniciens venus d’Asie assurent le transfert de compétences en formant la main-d’œuvre sénégalaise, une flexibilité particulièrement appréciée par les autorités locales qui y voient un modèle industriel innovant.

    Une stratégie chinoise axée sur les infrastructures

    Depuis deux décennies, la Chine a fait du continent africain un pilier de sa diplomatie économique. Au Sénégal, cette présence se traduit par des réalisations concrètes et visibles. Les responsables du développement industriel soulignent une approche pragmatique et un partenariat jugé efficace, répondant directement au besoin urgent d’infrastructures du pays.

    Alors que les secteurs de l’énergie, de la banque et du BTP étaient jadis des chasses gardées françaises, le Sénégal multiplie désormais les alliances avec la Turquie, les Émirats arabes unis ou encore la Tunisie, actant la fin d’un monopole historique.

    La résilience française par l’ancrage local

    Pour espérer regagner du terrain, certaines firmes françaises optent pour un changement de paradigme. C’est le cas du groupe Ragni, qui déploie un vaste réseau de 36 000 lampadaires solaires. Leur stratégie repose sur une implantation durable via une filiale locale dirigée par des cadres sénégalais et un accent mis sur la technologie de pointe et la création d’emplois sur place.

    L’avenir des entreprises françaises au Sénégal semble désormais lié à leur capacité à être plus agiles sur le plan tarifaire tout en répondant à des exigences techniques croissantes. Le potentiel de croissance reste important, mais il impose une compétitivité renouvelée face à une concurrence internationale désormais solidement établie sur le sol sénégalais.

  • L’économie du Tchad gagne en solidité selon les dernières analyses de S&P

    L’économie du Tchad gagne en solidité selon les dernières analyses de S&P

    Vue de la ville de N’Djamena. © JAMG – PHOTOS DR

    En confirmant la note souveraine du pays à « B- » assortie d’une perspective stable le 16 mars, l’agence S&P vient valider les orientations stratégiques du « Plan national de développement Tchad Connexion 2030 ». Pour les autorités financières nationales, cette décision reflète une confiance renouvelée dans la trajectoire économique du Tchad, marquée par une croissance dynamique, un endettement maîtrisé et le soutien indéfectible des institutions internationales.

    Ferme agricole communautaire intégrée (Faci) de Milé à Guereda. © JAMG – PHOTOS DR

    Une croissance économique revue à la hausse

    La reprise amorcée en 2023 s’est intensifiée tout au long de l’année 2025 au Tchad. Portée par la hausse des cours du pétrole et un secteur des services en plein essor, l’activité affiche une santé robuste. S&P anticipe désormais une progression du PIB réel de 5 % pour l’année en cours, dépassant largement les prévisions initiales de 3,6 % émises fin 2024.

    De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) se montre encore plus optimiste avec une estimation de croissance à 5,2 %. Cette vitalité s’explique par la performance du secteur agricole et le redressement des activités non pétrolières. Bien que les hydrocarbures restent un pilier central pour les exportations, la diversification vers l’agriculture et les services soutient efficacement la consommation locale.

    Les puits forés fournissent de l'eau potable à des centaines de milliers de personnes. © Photo de Sinan Balcikoca / AGENCE ANADOLU / Anadolu via AFP

    Une dette publique sous contrôle

    Le Tchad a réalisé des avancées notables dans la gestion de ses finances publiques. Le taux d’endettement se stabilise autour de 36 % du PIB, un niveau raisonnable au regard des standards régionaux. Précurseur, le pays a été le premier à solliciter le cadre commun du G20 en 2022 pour restructurer ses engagements extérieurs.

    Aujourd’hui, la dette extérieure ne constitue plus que la moitié du passif total, avec des conditions de remboursement majoritairement concessionnelles. Cette situation offre une nouvelle marge de manœuvre financière indispensable pour déployer les grands chantiers du plan « Tchad Connexion 2030 ». Les autorités maintiennent une gestion budgétaire rigoureuse afin de garantir la pérennité de cette stabilité tout en finançant les priorités sociales.

    Le Président de la République, Chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno en visite au marché central de N'Djamena. © JAMG – PHOTOS DR

    Amélioration de la collecte des recettes fiscales

    Un autre pilier des réformes concerne la mobilisation des ressources internes. Selon l’OCDE, le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB est passé de 9,8 % en 2022 à 13,1 % en 2023. Cette progression témoigne des efforts pour élargir l’assiette fiscale et moderniser l’administration des impôts.

    En 2025, les recettes non pétrolières ont dépassé les attentes, portées par une économie diversifiée et les engagements pris dans le cadre d’un accord avec le FMI de 625,3 millions de dollars. La digitalisation des procédures et le renforcement de la gouvernance financière participent activement à cette efficacité accrue.

    Pêche sur le lac Tchad. © JAMG – PHOTOS DR

    Perspectives d’avenir avec Tchad Connexion 2030

    Malgré ces succès, le Tchad doit poursuivre la consolidation de ses acquis, notamment en matière de diversification économique et d’infrastructures de base. Ces défis sont au cœur du plan « Tchad Connexion 2030 », adopté en mai 2025 après une transition politique stabilisée par l’élection de Mahamat Idriss Deby Itno.

    Pour financer cette vision, le pays a mobilisé 20,5 milliards de dollars à Abu Dhabi en novembre 2025. Le programme s’appuie sur 268 projets concrets visant une croissance de 8 % d’ici 2030 et une réduction significative de la pauvreté. Les quatre piliers majeurs sont :

    • Le développement d’infrastructures stratégiques (énergie, eau, transports, télécoms).
    • Le renforcement des services sociaux (santé, éducation, emploi des jeunes).
    • La diversification via les filières porteuses (élevage, pêche, mines, tourisme).
    • L’optimisation du climat des affaires par la simplification administrative.
    Centrale de Farcha. © JAMG – PHOTOS DR
  • Coopération énergétique : la mission de Sonelgaz au Tchad touche à sa fin

    Coopération énergétique : la mission de Sonelgaz au Tchad touche à sa fin

    Après un séjour de travail fructueux à N’Djamena, les représentants de la société Sonelgaz International s’apprêtent à quitter le sol tchadien. Cette mission, axée sur le développement d’infrastructures énergétiques, a été clôturée ce lundi par une réception officielle organisée par le ministre de l’Eau et de l’Énergie dans un établissement de la capitale.

    Un partenariat stratégique pour l’électricité au Tchad

    La soirée a été marquée par une ambiance festive, mêlant danses traditionnelles et moments de convivialité, soulignant ainsi la proximité entre le Tchad et l’Algérie. Durant trois jours, les experts techniques ont multiplié les échanges et les inspections sur le terrain, notamment sur le site prévu pour accueillir une future unité de production.

    L’objectif principal de cette collaboration est la réalisation d’une centrale électrique au Tchad d’une capacité de 50 MW. Pour les autorités locales, ce projet représente un levier essentiel pour accroître les capacités énergétiques nationales et faciliter l’accès à l’électricité pour les citoyens. Sonelgaz International a réaffirmé son engagement à soutenir le pays dans ce défi technique et industriel.

    Cette rencontre diplomatique et technique s’est achevée par une remise de présents symboliques, scellant une nouvelle étape dans la coopération fraternelle entre les deux nations.

  • Présence économique française au Sénégal : entre géants et PME innovantes

    Présence économique française au Sénégal : entre géants et PME innovantes

    Du littoral de Dakar aux charmantes ruelles de l’île de Gorée, et de l’axe autoroutier desservant l’aéroport aux localités plus reculées, des dizaines de milliers de lampadaires solaires transforment l’éclairage public au Sénégal. Ce marché spécifique voit la prédominance de deux entreprises françaises majeures : Ragni, une société familiale basée dans les Alpes-Maritimes, et Fonroche, une PME dynamique d’Agen. Elles font partie intégrante des 340 sociétés françaises opérant sur le territoire sénégalais.

    Moins médiatisées que les grands groupes tricolores bien établis en Afrique de l’Ouest, tels qu’Orange, TotalEnergies, Auchan ou Eiffage, ces petites et moyennes entreprises françaises identifient au Sénégal d’importantes opportunités de croissance. Leur déploiement renforce la vitalité de la présence économique française dans le pays.

  • La Côte d’Ivoire face à l’impératif de l’industrialisation pour un essor économique durable

    La Côte d’Ivoire face à l’impératif de l’industrialisation pour un essor économique durable

    Les journalistes ont massivement pris part aux échanges avec  le directeur Région UEMOA, directeur général Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard. (Photo. Dr)
    Les journalistes ont massivement pris part aux échanges avec le directeur Région UEMOA, directeur général Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard. (Photo. Dr)

    Le développement économique de la Côte d’Ivoire passe inévitablement par une stratégie d’industrialisation ambitieuse. C’est le constat majeur qui a émergé lors d’un récent déjeuner de presse à Abidjan-Plateau, où Paul-Harry Aithnard, directeur régional UEMOA et directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, a partagé sa vision éclairée sur ce sujet crucial. Pour lui, l’industrialisation est la voie royale pour que la Côte d’Ivoire atteigne le statut de pays pleinement émergent, s’inspirant de modèles de réussite comme la Malaisie.

    Monsieur Aithnard a souligné l’urgence de cette transformation structurelle. Il a mis en perspective la situation ivoirienne en la comparant à celle de la Malaisie il y a un quart de siècle. « Le PIB de la Côte d’Ivoire s’élève aujourd’hui à 100 milliards de dollars, un niveau similaire à celui de la Malaisie il y a 25 ans. Entre 2000 et 2025, la Malaisie a multiplié son PIB par quatre, passant de 100 à plus de 400 milliards de dollars », a-t-il précisé, illustrant le potentiel immense de croissance que l’industrialisation peut débloquer pour l’économie ivoirienne.

    Les piliers d’une industrialisation réussie en Côte d’Ivoire

    Afin de permettre à la Côte d’Ivoire de quadrupler son économie au cours des 25 prochaines années, Paul-Harry Aithnard a formulé des propositions concrètes, axées sur des leviers stratégiques :

    • L’inclusion financière : Il est primordial de développer l’accès aux services financiers pour l’ensemble de la population. Cela permettrait aux citoyens d’épargner, d’effectuer des paiements, de conserver leurs fonds, de se financer et d’investir leur petite épargne, stimulant ainsi l’économie par la base.
    • La digitalisation : Pour concrétiser cette inclusion financière et accroître la productivité à des coûts optimisés, la technologie et la digitalisation sont des catalyseurs essentiels. Mettre l’accent sur ces outils est indispensable pour passer à l’échelle supérieure et moderniser les processus économiques.

    Rôles des acteurs clés : secteur privé et État

    La réussite de ce projet d’industrialisation en Côte d’Ivoire repose sur une collaboration étroite entre tous les acteurs :

    • Le secteur privé et bancaire : Ces entités ont un rôle déterminant à jouer en finançant les grands projets d’infrastructures. Paul-Harry Aithnard a d’ailleurs confirmé l’engagement délibéré d’Ecobank à soutenir ces initiatives.
    • L’État : Les autorités publiques doivent concentrer leurs efforts sur le développement du secteur de l’électricité, une condition sine qua non à toute industrialisation. Parallèlement, l’amélioration du système éducatif est cruciale, avec un focus sur des disciplines clés telles que les sciences, la technologie et le management.

    Le directeur général a salué les progrès déjà réalisés par la Côte d’Ivoire, notamment l’augmentation significative de sa capacité de production énergétique ces dernières années. Il a également noté des signaux encourageants dans le domaine de l’éducation, indiquant des choix stratégiques pertinents pour l’avenir du pays. Ces avancées constituent une base solide pour l’accélération de l’industrialisation et le renforcement de la compétitivité économique de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

  • La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un leader spatial en Afrique

    La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un leader spatial en Afrique

    Le secteur spatial émerge comme un pilier stratégique pour l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire vise désormais à occuper une place centrale en Afrique en développant ses capacités satellitaires et géospatiales. Cette vision s’inscrit dans une volonté de renforcer la souveraineté nationale tout en dynamisant la compétitivité du pays face aux transformations économiques du continent.

    Construction d’un écosystème spatial performant

    Abidjan mise sur la création d’une filière spatiale intégrée, combinant expertise technique, infrastructures dédiées et cadre réglementaire adapté. L’objectif est de fédérer autour de cette initiative les secteurs public, académique et privé au travers d’une stratégie commune. Les domaines d’application envisagés sont multiples : télédétection agricole, surveillance environnementale, télécommunications, gestion urbaine et sécurité territoriale.

    Au-delà de la modernisation technologique, cette démarche ambitionne de générer des emplois hautement qualifiés, d’attirer des investissements étrangers et de positionner la Côte d’Ivoire comme un centre régional de services à forte valeur ajoutée. Les priorités incluent la formation d’ingénieurs spécialisés et l’émergence de startups capables de concevoir des solutions innovantes répondant aux besoins spécifiques du continent africain, notamment en matière de cartographie agricole, de gestion des ressources hydriques ou de connectivité en zones rurales.

    Un secteur africain en pleine expansion

    L’aspiration ivoirienne s’inscrit dans un contexte continental marqué par l’émergence de plusieurs nations spatiales. Des pays comme l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie ou encore le Kenya ont déjà développé des agences nationales, des programmes satellitaires opérationnels et, pour certains, des capacités de lancement ou des partenariats industriels structurants. La localisation du siège de l’Agence spatiale africaine au Caire témoigne de cette dynamique.

    Dans ce paysage concurrentiel, la Côte d’Ivoire compte capitaliser sur ses atouts distinctifs : stabilité politique, dynamisme économique, position géographique stratégique en Afrique de l’Ouest et rôle de carrefour régional. Le pays, qui héberge déjà le siège de la Banque africaine de développement, mise sur son pouvoir d’attraction pour attirer capitaux, partenaires technologiques et talents. La diplomatie économique pourrait jouer un rôle clé dans l’établissement de collaborations avec des agences spatiales internationales.

    Potentiels économiques et enjeux stratégiques

    Avec un marché spatial mondial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars et une croissance annuelle soutenue, l’Afrique ne représente encore qu’une infime part de cette valeur malgré des besoins colossaux en connectivité, observation terrestre et services géolocalisés. En s’imposant précocement dans ce domaine, la Côte d’Ivoire anticipe une demande continentale appelée à connaître une croissance exponentielle dans les années à venir.

    Les bénéfices escomptés couvrent des secteurs variés : agriculture de précision (stratégique pour un pays premier producteur de cacao), lutte contre la déforestation, planification urbaine ou encore prévention des risques climatiques. Les données satellitaires deviennent un outil de gouvernance incontournable, capable d’optimiser l’efficacité des politiques publiques dans les domaines agricole, foncier et environnemental. La concrétisation de ces ambitions nécessite cependant des financements durables, un cadre juridique solide et une coordination efficace entre les différents ministères.

    La réussite d’un hub spatial ouest-africain dépendra également de la capacité d’Abidjan à fédérer ses voisins au sein de la CEDEAO. Des projets collaboratifs pourraient émerger, tels que des satellites partagés, des centres de données régionaux ou des programmes de formation communs, afin de mutualiser les ressources et les expertises.

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  • La Côte d’Ivoire mise sur l’économie spatiale avec africa space expo 2026

    La Côte d’Ivoire mise sur l’économie spatiale avec africa space expo 2026

    L’Afrique spatiale s’invite à Abidjan avec un événement historique

    Du 24 au 26 septembre 2026, Abidjan accueillera au Parc des Expositions la toute première édition d’Africa Space Expo (ASPEX), un salon continental dédié à l’économie spatiale et aux technologies satellitaires. Porté par Tidiane Ouattara, commissaire général et expert en sciences spatiales à la Commission de l’Union africaine, cet événement vise à faire de la Côte d’Ivoire un hub spatial africain, en fédérant industriels, chercheurs et investisseurs autour d’opportunités concrètes.

    « L’espace n’est plus un luxe, c’est une nécessité », a souligné Tidiane Ouattara, rappelant l’importance stratégique des technologies spatiales dans des secteurs clés comme la sécurité, la gestion des ressources naturelles, les télécommunications, l’agriculture ou encore la prévention des catastrophes.

    Un salon inspiré des grands événements internationaux

    Inspiré par des salons majeurs comme le Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget ou les forums technologiques de Dubai, ASPEX souhaite devenir un carrefour incontournable pour l’innovation spatiale en Afrique. L’objectif ? Créer des partenariats structurants et des opportunités d’affaires pour le continent, en réunissant chercheurs, startups, industriels et décideurs politiques.

    « Il ne s’agit pas seulement de présenter des technologies, mais de bâtir des alliances stratégiques et de générer des opportunités de business concrètes », a précisé le commissaire général.

    Un marché spatial africain sous-exploité et prometteur

    Selon les organisateurs, le marché spatial africain représente aujourd’hui près de 30 milliards de dollars (16 683 milliards de FCFA), un potentiel encore largement inexploité. À travers ASPEX, la Côte d’Ivoire ambitionne de se positionner comme un acteur clé de cette économie en pleine expansion, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène internationale.

    Le spatial, déjà ancré dans le quotidien ivoirien

    Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, a rappelé que les technologies spatiales sont déjà omniprésentes : « Chaque usage quotidien, comme le GPS, les transferts mobiles ou l’Internet, repose en partie sur des infrastructures satellitaires. Le spatial est déjà dans nos vies. »

    Il a également mis en avant son rôle dans la transformation numérique de la Côte d’Ivoire, notamment pour améliorer la connectivité des zones rurales, développer l’agriculture de précision et optimiser la gestion des risques. Les startups et entreprises africaines sont invitées à exploiter les données satellitaires pour créer des services innovants adaptés aux besoins locaux.

    Former les compétences de demain pour une industrie spatiale africaine

    Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné l’importance stratégique du spatial pour l’avenir du continent : « Nous ne parlons pas d’une technologie parmi d’autres, mais d’un pilier du développement scientifique, économique et sécuritaire du XXIe siècle. »

    Il a insisté sur la nécessité de former une masse critique de compétences locales en renforçant les programmes universitaires et la recherche scientifique dans les domaines spatiaux. L’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire joue un rôle clé dans la structuration de l’écosystème ivoirien et la coordination des initiatives nationales.

    Un événement international pour structurer l’économie spatiale africaine

    Cette première édition d’ASPEX réunira des agences spatiales, gouvernements, partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs de l’innovation venus d’Afrique et d’ailleurs. Les États-Unis et le Maroc ont été désignés comme pays invités d’honneur.

    Pour Tidiane Ouattara, cet événement marque une étape décisive : « L’Afrique se dote enfin d’une plateforme capable de structurer son marché spatial, de mobiliser les investissements et de favoriser les alliances industrielles. »

  • Ecobank Côte d’Ivoire : la nouvelle vision pour une croissance économique durable

    Ecobank Côte d’Ivoire : la nouvelle vision pour une croissance économique durable

    Ecobank Côte d’Ivoire, autrefois perçue principalement comme un simple fournisseur de fonds, se positionne désormais comme un acteur essentiel et engagé dans le soutien au développement économique ivoirien. Lors d’une récente rencontre avec la presse économique, les dirigeants de la filiale ivoirienne du groupe bancaire panafricain ont exposé leur stratégie ambitieuse : évaluer précisément leur impact et accompagner durablement les secteurs clés de l’économie.

    Secteurs stratégiques : piliers de la croissance ivoirienne

    « Au-delà des chiffres et de la simple communication, notre mission est d’analyser les économies où nous sommes présents et de prendre des positions claires », a souligné Paul-Harry Aithnard, directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire. La banque mise fortement sur les infrastructures, qu’elle considère comme fondamentales pour l’émergence économique de la Côte d’Ivoire. L’agriculture, un autre pilier de l’économie représentant 16 % du PIB ivoirien et allant bien au-delà de la seule production de cacao, bénéficie d’un pôle spécialisé depuis 2025. Par ailleurs, les secteurs minier et pétrolier sont également identifiés comme des moteurs de croissance majeurs pour les années à venir. « Nous sommes la première institution bancaire locale à doter d’un département dédié aux filières minière et pétrolière. Cette démarche nous permet d’approfondir notre compréhension de ces domaines afin d’aligner notre stratégie sur le Plan National de Développement (PND) du gouvernement », a précisé Oumar Sangaré, directeur du pôle banque d’investissement.

    L’industrialisation et la digitalisation : catalyseurs du développement

    La conviction profonde d’Ecobank Côte d’Ivoire réside cependant dans l’industrialisation. L’exemple de la Malaisie, dont le PIB est passé de 100 à 400 milliards de dollars en un quart de siècle, est cité comme un modèle réalisable pour la Côte d’Ivoire, à condition d’une collaboration collective. « Notre rôle est de fournir les financements nécessaires et de tisser des liens entre l’État, les opérateurs locaux et les investisseurs internationaux », a insisté Paul-Harry Aithnard, mettant l’accent sur une croissance vertueuse, stable et durable.

    Pour concrétiser cette vision, la digitalisation est présentée comme un levier incontournable. « Actuellement, 80 % des transactions bancaires s’effectuent via les canaux digitaux », a rappelé Korede Odjo-Bella, directrice de la banque des particuliers. L’objectif est d’étendre l’inclusion financière aux populations sous-bancarisées, y compris en milieu rural, grâce à des processus toujours plus dématérialisés, tels que l’ouverture de comptes en ligne.

    La banque s’engage également à jouer un rôle actif dans la mobilisation de la diaspora, en facilitant l’ouverture de comptes à distance et en accompagnant les projets d’investissement. Sur le marché financier régional, Ecobank Côte d’Ivoire se positionne comme un investisseur institutionnel de premier plan et un facilitateur d’accès pour les investisseurs européens et asiatiques.

    Défis et solutions : vers une banque de proximité innovante

    Si les ambitions d’Ecobank Côte d’Ivoire sont clairement définies, la mise en œuvre de sa feuille de route fait face à plusieurs défis structurels. Le financement de l’industrialisation, bien que réalisable, exige l’émergence de champions nationaux et la mise en place d’infrastructures robustes. L’inclusion des populations éloignées du système bancaire se heurte, quant à elle, à un taux d’alphabétisation encore bas, limitant l’accès à la formation professionnelle adaptée aux besoins des entreprises. Face à ces indicateurs, la digitalisation s’impose comme la solution la plus pertinente. Ecobank propose des parcours 100 % digitaux (ouverture de compte à distance, paiement par alias, retrait sans carte), tout en transformant ses agences en véritables espaces de conseil. « Grâce au numérique, nos équipes évoluent de la simple transaction vers un rôle d’accompagnement personnalisé », a détaillé Korede Odjo-Bella.

    Un autre enjeu majeur est la couverture des zones les plus reculées. Plutôt que d’accroître le nombre d’agences physiques, la banque s’appuie sur des partenaires locaux à travers son service phare, Point Xpress, et envisage des partenariats stratégiques pour atteindre les communautés les plus isolées.

    Enfin, la sécurisation des données représente une préoccupation centrale pour Ecobank. Des tests de pénétration réguliers, une gouvernance renforcée et une protection rigoureuse des données personnelles sont mis en avant comme des garanties essentielles. Une question, soulevée par plusieurs journalistes, concernait le risque de suppression d’emplois lié à cette stratégie numérique. « Le digital est un outil de requalification des compétences, non de destruction de postes. Les conseillers deviennent des experts financiers, et un meilleur financement des PME génère à son tour de nouvelles opportunités d’emploi », a rassuré Korede Odjo-Bella.

    Entre ambitions audacieuses et défis à relever, Ecobank Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme un acteur majeur sur les marchés ivoirien et régional. Avec cette feuille de route stratégique, la filiale ivoirienne aspire à passer du statut de simple participant à celui de véritable architecte du progrès économique en Côte d’Ivoire.

  • Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Un soutien majeur de la Banque mondiale pour préserver l’éducation et la santé au Mali

    Le Mali bénéficie d’un appui financier exceptionnel de la Banque mondiale pour maintenir l’accès aux services de santé et d’éducation, essentiels au développement du pays. Une enveloppe de 150 millions de dollars, octroyée par l’Association Internationale de Développement (IDA), a été spécialement conçue pour surmonter les défis actuels liés au climat, à la sécurité et à l’économie.

    Un financement dédié à la continuité des services essentiels

    Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali se concentre sur deux secteurs prioritaires : la santé et l’éducation. Son objectif ? Garantir le fonctionnement ininterrompu des infrastructures sanitaires et éducatives à travers le pays.

    Renforcer le système de santé malien

    Dans le domaine médical, ce projet finance les coûts opérationnels des centres de santé, l’approvisionnement en vaccins et médicaments, ainsi que la prise en charge gratuite des soins pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, il améliore les compétences des professionnels de santé pour mieux répondre aux risques sanitaires liés au changement climatique.

    Soutenir l’éducation et la scolarisation

    Côté éducation, le projet couvre l’ensemble du parcours scolaire. Il permet l’achat de matériels pédagogiques, l’attribution de bourses scolaires aux élèves les plus démunis et l’organisation des examens nationaux dans des conditions optimales. Ces mesures visent à maintenir la continuité éducative et à favoriser l’épanouissement des jeunes Maliens.

    Un impact humain et économique significatif

    Ce financement ciblé touche directement 2,3 millions de personnes, dont 1,4 million de femmes et 391 395 enfants de moins de cinq ans. Dans le secteur éducatif, 1,1 million d’élèves bénéficieront d’un accompagnement adapté pour assurer leur réussite scolaire.

    Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali, souligne l’importance de cette initiative : « Préserver l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de contraintes budgétaires renforce le capital humain et la productivité future. Des enfants en bonne santé et des mères éduquées forment la base d’une main-d’œuvre durable et compétitive. »

    Une collaboration renforcée pour des résultats durables

    Ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du Groupe de la Banque mondiale pour l’emploi et le développement du capital humain. Il complète les efforts des partenaires internationaux et s’appuie sur des consultations approfondies et des mécanismes de coordination pour une mise en œuvre fluide et efficace.

  • Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financer la santé sexuelle au Burkina Faso par des solutions locales : un impératif face aux défis actuels

    La santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso traverse une période critique, marquée par une réduction drastique des financements internationaux et une crise sécuritaire persistante. Dans ce contexte, les acteurs locaux et les communautés doivent désormais prendre les devants pour préserver les droits fondamentaux en matière de planification familiale et de santé reproductive.

    Selon les dernières données du ministère de la Santé, jusqu’à 81 % des fonds alloués à ce secteur provenaient de partenaires extérieurs. Avec leur retrait progressif, le pays se trouve face à un déficit financier majeur, menaçant la continuité des services essentiels. Face à cette situation, des alternatives endogènes et durables s’imposent comme une nécessité absolue.

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso

    Des solutions locales pour une santé sexuelle autonome

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso, insiste sur l’urgence d’agir localement. Pour lui, « il est temps de cesser de dépendre des partenaires étrangers. Les Burkinabè doivent s’investir activement dans la santé sexuelle pour lutter contre les grossesses précoces, les mariages forcés et la mortalité maternelle ».

    Plusieurs axes stratégiques émergent pour mobiliser les ressources internes :

    • Sensibilisation des populations : informer les citoyens sur l’importance de contribuer financièrement à ces services vitaux.
    • Implication des leaders communautaires : associer les figures religieuses et traditionnelles pour renforcer l’adhésion aux campagnes de santé reproductive.
    • Collecte communautaire transparente : instaurer des mécanismes de financement local via les collectivités territoriales pour une gestion rigoureuse des fonds.

    L’engagement de l’État et des partenaires nationaux

    Malgré les difficultés, le gouvernement burkinabè a déjà engagé des actions concrètes. Entre 2020 et 2025, près de 3,9 milliards de francs CFA ont été investis dans l’achat de produits contraceptifs. Ces efforts, bien que notables, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. « La mobilisation des ressources endogènes est une priorité stratégique », souligne la représentante de la Direction de la santé de la famille.

    Les zones rurales et les régions en proie à l’insécurité bénéficient d’une attention particulière, où l’accès aux soins est le plus limité. L’État mise sur des solutions durables pour garantir l’autonomie sanitaire du pays.

    Boureima Sanga, coordinateur du REMAPSEN Burkina Faso

    Le rôle clé des médias dans la promotion des financements locaux

    Boureima Sanga, coordinateur du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), rappelle l’importance de l’information. « Dans un contexte de crises multiples, les médias doivent maîtriser les mécanismes de financement endogène. Leur rôle est crucial pour sensibiliser les populations et soutenir la souveraineté sanitaire du Burkina Faso ».

    Le REMAPSEN, créé en 2020, organise régulièrement des rencontres de plaidoyer avec l’appui du Partenariat de Ouagadougou. Ces initiatives visent à renforcer les capacités des journalistes et à promouvoir des solutions locales et pérennes en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Pourquoi ces alternatives endogènes sont-elles indispensables ?

    Les avantages des solutions locales sont multiples :

    • Durabilité : une gestion autonome des fonds assure une continuité des services, même en cas de retrait des bailleurs.
    • Appropriation citoyenne : l’implication des communautés renforce l’adhésion aux programmes de santé reproductive.
    • Résilience : les mécanismes locaux s’adaptent mieux aux réalités du terrain, notamment dans les zones reculées.

    En conclusion, le Burkina Faso doit accélérer sa transition vers des modèles de financement endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive. Cette démarche, bien que complexe, est la clé pour assurer un avenir plus sain et plus autonome à sa population.