Catégorie : Économie

  • Côte d’Ivoire : sa vision du développement africain mise en avant à la conférence économique 2026

    Côte d’Ivoire : sa vision du développement africain mise en avant à la conférence économique 2026

    La Côte d’Ivoire expose sa stratégie de développement à la Conférence économique africaine 2026

    Chaque année, les grandes orientations du développement africain se dessinent lors de forums réunissant les acteurs clés du continent. La Côte d’Ivoire, représentée par son Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a pris part à cet événement majeur, coorganisé par la Banque africaine de développement, les Nations Unies, le PNUD et l’OCDE.

    Cette conférence, qui s’est tenue à Abidjan, a rassemblé les principaux décideurs publics, les économistes en chef des institutions multilatérales, les responsables des banques centrales et les chercheurs. Leur objectif commun ? Analyser les transformations économiques qui redéfiniront l’avenir de l’Afrique dans un contexte de mutations géopolitiques et de défis croissants en matière de financement.

    Lors de son intervention, le Dr Souleymane Diarrassouba a partagé la vision de la Côte d’Ivoire en matière de planification stratégique et de mobilisation des investissements. Le pays a mis en avant son Plan national de développement 2026-2030, un outil clé pour structurer sa croissance économique et renforcer sa résilience face aux bouleversements mondiaux.

    Une approche axée sur des réformes durables et des politiques anticipatrices

    En tant que Gouverneur de la Banque africaine de développement pour la Côte d’Ivoire, le Ministre a souligné l’importance d’adopter des politiques publiques anticipatrices et des réformes structurelles. Ces mesures visent à créer un environnement attractif pour les investisseurs tout en garantissant une croissance inclusive et durable.

    La Côte d’Ivoire a également réaffirmé son engagement à jouer un rôle actif dans les discussions continentales. Son expérience en matière de coordination des politiques publiques et de mobilisation des partenaires internationaux a été présentée comme un modèle à suivre pour d’autres nations africaines.

    Cette participation illustre la volonté du pays de contribuer activement à l’élaboration des stratégies de développement en Afrique, en partageant des solutions concrètes pour relever les défis économiques actuels.

  • Yam’na et les géants miniers façonnent l’avenir industriel du Gabon

    Yam’na et les géants miniers façonnent l’avenir industriel du Gabon

    yam’na et les géants miniers façonnent l’avenir industriel du Gabon

    Libreville — Le Gabon mise sur une jeunesse gabonaise qualifiée pour bâtir son avenir industriel. Avec le lancement de la troisième édition du programme Yam’NA, en collaboration avec Eramet Comilog et SETRAG, le pays franchit une étape décisive vers l’autonomie des compétences locales.

    Initié en 2024, le programme Yam’NA a déjà permis à près de cinquante étudiants gabonais de poursuivre des études supérieures dans des filières techniques et industrielles. Cette année, l’initiative s’étend avec l’intégration de SETRAG, renforçant ainsi son ancrage national et son impact sur l’économie gabonaise.

    Les cinquante nouvelles bourses attribuées pour l’année universitaire 2026-2027 ciblent des secteurs stratégiques : métallurgie, sidérurgie, chimie industrielle, agroalimentaire, agroforesterie et économie verte. L’objectif est clair : former les profils dont le Gabon aura besoin pour transformer localement ses ressources naturelles et réduire sa dépendance aux compétences étrangères.

    Une réponse aux enjeux de la transition industrielle

    Longtemps cantonnées à l’exportation de matières premières brutes, les économies africaines doivent désormais maîtriser la transformation locale pour capter davantage de valeur ajoutée. Le Gabon, riche en ressources comme le manganèse et le fer, relève ce défi en investissant dans les compétences de demain.

    Les bénéficiaires du programme Yam’NA ne se contenteront pas d’obtenir un diplôme. Ils deviendront les ingénieurs, techniciens et spécialistes environnementaux qui piloteront les projets industriels du pays. Leur rôle sera crucial dans la valorisation des ressources gabonaises, notamment dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la demande croissante en minerais stratégiques.

    Un partenariat clé pour l’économie gabonaise

    Eramet Comilog, premier employeur privé du pays avec près de 3 500 emplois directs, et SETRAG, qui gère le réseau ferroviaire Transgabonais (648 km), unissent leurs forces pour soutenir cette initiative. Ensemble, ils répondent à un double défi : former des talents adaptés aux besoins industriels et renforcer la souveraineté économique du Gabon.

    Les candidats sélectionnés devront être âgés de moins de vingt-cinq ans, avoir obtenu leur baccalauréat au premier tour et souhaiter poursuivre des études supérieures dans des filières techniques ou industrielles. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 juillet 2026, avec une orientation prioritaire vers les métiers de l’industrie et de l’économie verte.

    Vers une génération de bâtisseurs

    Le programme Yam’NA incarne une nouvelle approche du développement, où la formation des compétences précède et accompagne les projets industriels. En ciblant des secteurs prioritaires et en impliquant des acteurs majeurs comme Eramet Comilog et SETRAG, le Gabon prépare une génération capable de transformer ses ressources en leviers de croissance durable.

    Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme : faire du Gabon non seulement un producteur, mais un transformateur de minerais et de produits agricoles, tout en réduisant progressivement sa dépendance aux compétences importées. Les modalités de candidature et les critères d’éligibilité sont accessibles via la plateforme dédiée au programme Yam’NA.

  • Mali : une refondation économique et sécuritaire pour un avenir ambitieux

    Mali : une refondation économique et sécuritaire pour un avenir ambitieux

    Le Mali s’engage dans une transformation profonde, portée par une quête de souveraineté et de développement durable. Porté par des réformes audacieuses, le pays mise sur ses ressources naturelles et sa résilience pour offrir un avenir prospère à sa population.

    L’or et le lithium, moteurs d’une souveraineté économique

    Le secteur minier malien connaît une révolution avec l’adoption d’un nouveau Code minier. Sous l’égide d’un slogan mobilisateur, « Que l’or brille pour les Maliens », l’État et les investisseurs locaux peuvent désormais détenir jusqu’à 35 % des projets miniers.

    Cette stratégie porte déjà ses fruits : plus de 760 milliards de francs CFA ont été recouvrés, dont 18,4 milliards redistribués en 2026 à 819 communes. Ces fonds financent des infrastructures essentielles, comme des centres de santé et des écoles, renforçant ainsi le tissu social malien.

    Le Mali ambitionne également de devenir le premier producteur africain de lithium, avec des gisements prometteurs à Goulamina et Bougouni. Une diversification stratégique pour réduire la dépendance aux matières premières traditionnelles.

    Sécurité renforcée : un pilier pour le développement

    La stabilité du pays repose sur des forces armées déterminées. En juillet 2026, un convoi exceptionnel de plus de 900 camions-citernes a atteint Bamako sous haute protection militaire, illustrant la capacité de l’État à sécuriser son approvisionnement énergétique.

    Parallèlement, des opérations combinées dans des zones sensibles, comme Anéfis, ont permis de neutraliser une centaine de terroristes et de sécuriser des axes logistiques cruciaux pour l’économie nationale.

    Diplomatie active : le Mali retrouve son rôle régional

    Sur la scène internationale, le Mali renforce ses alliances. La réouverture de l’espace aérien aux vols en provenance d’Algérie et le retour de l’ambassadeur malien à Alger symbolisent cette dynamique de coopération retrouvée.

    Avec la création de nouvelles entités minières, comme la SOREM, et des projets industriels d’envergure, le Mali prouve que son engagement en faveur du progrès est sans faille. Une ambition partagée par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui voient dans cette résilience une source d’inspiration.

  • Dégradation de l’indice de développement humain au Gabon depuis 2021

    Dégradation de l’indice de développement humain au Gabon depuis 2021

    L’Indice de développement humain (IDH) du Gabon connaît un recul inédit depuis 2021, mettant fin à plusieurs années de progression régulière. Selon les dernières données disponibles, l’IDH est passé de 0,704 en 2020 à 0,693 en 2021, entraînant le pays hors de la catégorie des nations à développement humain élevé pour le classer parmi celles à développement moyen. Cette baisse reflète une régression structurelle d’un modèle économique encore trop dépendant des revenus pétroliers, incapable de résister aux perturbations économiques et sanitaires.

  • Alassane Ouattara satisfait de la mobilisation financière record du PND 2026-2030 à Abidjan

    Alassane Ouattara satisfait de la mobilisation financière record du PND 2026-2030 à Abidjan

    « Je me félicite de ce succès qui témoigne de la confiance que la communauté internationale accorde à la Côte d’Ivoire, à la solidité de ses fondamentaux, à la crédibilité de sa stratégie et de ses perspectives de développement. », a déclaré Alassane Ouattara ce vendredi 10 juillet 2026.

    Il s'exprimait au terme des travaux du Groupe Consultatif pour le financement du PND 2026-2030 tenu les 8 et 9 juillet 2026, avec plus de 2 000 investisseurs, venus de 49 pays réunis à Abidjan.


    Il s'est agi notamment des représentants d'institutions financières, de fonds d'investissement, de banques, d'organisations patronales, d'entreprises publiques et privées, ainsi que des partenaires au développement y étaient représentés au plus haut niveau.


    À l'issue des deux journées de travaux, les engagements annoncés s'élèvent à 80 milliards de dollars US, soit 47 820 milliards de F CFA : environ quatre fois le montant des financements recherchés, fixé à 11 138,2 milliards de F CFA.


    Le PND 2026-2030 porte une ambition claire : « Bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire ». Avec un volume d'investissement global de 114 838,5 milliards de F CFA, soit environ 209 milliards de dollars US, sur cinq ans, il est porté à 70,2 % par le secteur privé, principal moteur de la transformation économique et sociale de notre pays.


    Les entreprises ivoiriennes bénéficieront d'une attention particulière dans la mise en œuvre de ce PND 2026-2030, qui s'articule autour de six priorités clairement définies : la paix, la sécurité et la stabilité ; l'agriculture et l'agro-industrie ; le développement du secteur privé et l'industrialisation ; le capital humain ; les infrastructures stratégiques ; la bonne gouvernance et la modernisation de l’État.


    Sur le plan macroéconomique, les objectifs sont ambitieux. Ils exigeront la mobilisation de toute la Nation pour hisser la Côte d'Ivoire au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030, avec un PIB par habitant de 4 500 dollars US et un taux de pauvreté inférieur à 20 %.


    Pour le Chef de l'État ivoirien, sa responsabilité, en tant qu’État, sera de transformer cette confiance et ces engagements financiers en des réalisations tangibles pour chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à travers davantage d’écoles, d’hôpitaux, de routes, d’emplois, d’opportunités et de prospérité partagée.


    « Ensemble, avec confiance, détermination et dans l'union, nous poursuivrons la construction d'une Côte d'Ivoire toujours plus prospère et plus solidaire. », a-t-il conclu.

  • Abidjan : l’Afrique veut reprendre le contrôle de son trésor minier

    Abidjan : l’Afrique veut reprendre le contrôle de son trésor minier

    Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.

    Les pays africains riches en minéraux critiques et plusieurs partenaires au développement se sont retrouvés vendredi 10 juillet à Abidjan lors d’une conférence ministérielle destinée à redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des ressources stratégiques.

    Abidjan, théâtre d’un nouveau pacte minier africain

    La rencontre a rassemblé des ministres africains en charge des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Économie verte et des Ressources naturelles, aux côtés de représentants de la Commission de l’Union africaine, du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, de banques régionales de développement, d’institutions financières et d’investisseurs internationaux.

    L’objectif affiché est clair : permettre au continent de tirer pleinement profit de ses immenses réserves de minéraux critiques et de les mettre au service d’un développement durable et inclusif.

    «Un changement de paradigme» pour l’Afrique

    À l’ouverture des travaux, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a appelé à une refonte profonde de la gestion des ressources naturelles africaines.

    « L’objectif de cette conférence est d’opérer un changement de paradigme et d’établir un nouveau partenariat pour le continent africain, afin qu’il puisse mieux gérer ses ressources et en faire bénéficier directement sa population », a-t-il déclaré.

    Selon lui, la priorité doit être donnée à la transformation locale des matières premières afin de générer davantage de valeur ajoutée sur le continent. Il a également plaidé pour une réforme du financement du développement.

    La Côte d’Ivoire mise sur ses richesses du sous-sol

    Présent à la conférence, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a insisté sur la nécessité d’une solidarité continentale renforcée.

    « Le défi est de transformer ces ressources en richesses durables et en prospérité partagée. Si les trajectoires de nos pays ne seront pas forcément uniformes, il sera difficile pour chacun d’atteindre ses objectifs seul. Il nous faut collaborer pour créer des chaînes de valeur régionales », a-t-il affirmé.

    Le ministre a également mis en avant le potentiel minier de la Côte d’Ivoire, révélant que près des trois quarts du territoire national sont susceptibles de receler des minéraux critiques.

    Cette richesse constitue l’un des piliers de la vision du président Alassane Ouattara, qui ambitionne de faire accéder le pays au statut de nation à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030.

    Pour atteindre cet objectif, Abidjan mise sur une politique intégrée des ressources minérales et énergétiques couvrant la période 2026-2040. Ce programme, évalué à 38 000 milliards de francs CFA, devrait être financé à hauteur de 88 % par le secteur privé.

    Un potentiel colossal face à une demande mondiale explosive

    L’enjeu est de taille. L’Afrique détient environ 30 % des réserves mondiales des minéraux les plus stratégiques de la transition énergétique, notamment le cobalt, le lithium, le graphite, les terres rares, les métaux du groupe du platine, le cuivre, le manganèse et le nickel.

    La valeur estimée des ressources minérales du continent atteint près de 29 500 milliards de dollars, soit plus de huit fois le PIB annuel africain et près de 20 % des ressources mondiales. Parmi elles, environ 8 600 milliards de dollars de réserves restent encore inexploitées.

    Dans le même temps, la demande mondiale devrait connaître une croissance spectaculaire d’ici 2040. Les besoins en métaux du groupe du platine devraient bondir de plus de 1 000 %, ceux du lithium de 842 % et ceux du cuivre de 88 % par rapport à leur niveau de 2023.

    Une occasion historique à ne pas manquer

    Cette dynamique s’inscrit dans une profonde mutation industrielle mondiale portée par la transition énergétique. La seule chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries pourrait passer de 7 000 milliards de dollars en 2030 à 59 000 milliards de dollars en 2050.

    Face à cette opportunité historique, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont affiché leur volonté de rompre avec le modèle d’exportation brute des matières premières. Leur ambition : faire des minéraux critiques un puissant levier d’industrialisation, de création d’emplois et de prospérité durable pour le continent.

  • FEG : Alain-Claude Kouakoua installe son équipe de choc pour booster l’économie gabonaise

    FEG : Alain-Claude Kouakoua installe son équipe de choc pour booster l’économie gabonaise

    Ecouter l’article

    Le patronat gabonais entame officiellement une nouvelle ère. Élu le 12 juin dernier à la présidence de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua a procédé, ce jeudi 09 juillet 2026 à Libreville, à l’installation officielle de son Bureau exécutif. Cette équipe renouvelée prend les commandes pour la période 2026-2029 avec une feuille de route claire : moderniser l’économie nationale.

    Pour mener à bien ses ambitions, le nouveau président s’est entouré de profils d’expérience. Le bureau exécutif s’appuiera ainsi sur la vision de deux conseillers stratégiques de haut vol, Charles Tchen et Seydou Kane.

    À leurs côtés, treize vice-présidents se répartissent les secteurs clés de l’économie gabonaise. Parmi les nominations marquantes, Léod Paul Batolo prend la tête de l’Industrie minière, tandis que Christophe Blanc pilotera le secteur crucial du pétrole et du gaz. Le commerce et les services sont confiés à Isabelle Essonghé, alors qu’Éric Boundono aura la charge de propulser l’entrepreneuriat, l’innovation et l’économie numérique. De la santé à la fiscalité, en passant par le bois et la logistique, chaque pan d’activité bénéficie désormais d’un ancrage dédié pour relever les défis de la compétitivité.

    Compétence et collégialité comme moteurs

    Loin d’un simple organigramme, Alain-Claude Kouakoua a insisté sur le fait que ce choix repose sur des critères stricts de compétence, de complémentarité et d’efficacité. L’objectif ? Garantir un pilotage ultra-cohérent des priorités de la Fédération. Pour le leader du patronat, le succès de ce mandat triennal reposera sur une gouvernance résolument collégiale, guidée par la responsabilité, la solidarité et un dialogue permanent.

    Cette nouvelle équipe devra très vite se mettre au travail. Elle a pour mission de fluidifier les échanges entre les secteurs public et privé, tout en guidant les entreprises à travers les réformes structurelles indispensables à l’amélioration du climat des affaires.

    Plus de soixante ans d’engagement patronal

    Cette transition marque une étape de plus dans la riche histoire de l’institution. Née en septembre 1959 sous le nom d’UNIGABON, devenue plus tard la Confédération patronale gabonaise (CPG), l’organisation a adopté son identité actuelle de FEG en octobre 2022. Plus que jamais, la Fédération s’impose comme le pont indispensable entre les entreprises, les pouvoirs publics et les partenaires internationaux, avec une obsession inchangée : stimuler l’investissement et créer les emplois de demain.

  • Gabon : La FEG lance sa nouvelle gouvernance

    Gabon : La FEG lance sa nouvelle gouvernance

    Economie

    Gabon : La FEG lance sa nouvelle gouvernance

    Libreville, Vendredi 10 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Le patronat gabonais ouvre un nouveau cycle. Quelques semaines après son élection à la tête de la Fédération des entreprises du Gabon, Alain-Claude Kouakoua a officiellement installé à Libreville le bureau exécutif chargé de conduire l’organisation durant le mandat 2026-2029.

    Derrière cette cérémonie institutionnelle se dessine une ambition plus large, celle de repositionner le secteur privé comme l’un des principaux moteurs de la transformation économique du pays.

    Dans un contexte marqué par les défis de diversification, de compétitivité et d’amélioration du climat des affaires, la nouvelle équipe dirigeante hérite d’une mission stratégique. Faire du patronat non plus un simple représentant des intérêts économiques, mais un acteur central des réformes destinées à accompagner la modernisation de l’économie gabonaise.

    L’installation du bureau intervient à un moment où les économies africaines cherchent à renforcer le rôle de l’entreprise privée dans la création d’emplois, l’innovation et la production de richesse, alors même que les contraintes budgétaires limitent la capacité des États à porter seuls les investissements nécessaires au développement.

    Une équipe construite autour des secteurs clés

    La nouvelle architecture dirigeante de la Fédération des entreprises du Gabon repose sur deux conseillers stratégiques, Charles Tchen et Seydou Kane, entourés de treize vice-présidents représentant les principaux piliers de l’économie nationale. Cette organisation traduit la volonté d’assurer une représentation équilibrée des secteurs jugés essentiels à la croissance future du pays.

    L’emploi, la formation professionnelle et les relations internationales seront pilotés par Jean-Baptiste Bikalou tandis que Dimitri Ndjébi aura la responsabilité des questions liées à la compétitivité, au développement économique et à l’inclusion financière. Les industries extractives demeurent fortement représentées avec Léod Paul Batolo pour le secteur minier, Christophe Blanc pour les hydrocarbures et Frédéric Ober pour l’industrie du bois, trois domaines qui continuent de constituer des leviers majeurs de l’économie gabonaise.

    La transformation industrielle, le commerce, les services, la logistique, la santé, le tourisme, l’artisanat ainsi que l’économie numérique disposent également de représentants dédiés au sein de cette nouvelle gouvernance. Ce choix reflète l’évolution progressive du tissu économique national et la volonté affichée de préparer les secteurs appelés à porter la croissance des prochaines décennies.

    Le défi du dialogue économique

    Pour Alain-Claude Kouakoua, cette équipe a été constituée selon des critères de compétence, de complémentarité et d’efficacité afin de garantir un pilotage cohérent des priorités du patronat. Le président de la FEG défend une gouvernance collégiale fondée sur la responsabilité, la solidarité et le dialogue entre les différents acteurs économiques.

    Au-delà de la représentation des entreprises, la Fédération entend jouer un rôle accru dans la concertation avec les pouvoirs publics afin d’accompagner les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires. Les attentes du secteur privé demeurent importantes en matière de fiscalité, de simplification administrative, de protection juridique des investissements, de financement des entreprises ou encore de compétitivité logistique.

    Dans un environnement régional marqué par une concurrence accrue pour attirer les capitaux et les investissements internationaux, la qualité du dialogue entre les autorités publiques et les acteurs économiques devient un facteur déterminant de la croissance.

    Un héritage historique face aux défis du futur

    L’organisation patronale gabonaise possède l’une des histoires les plus anciennes du paysage économique national. Créée en 1959 sous l’appellation d’Union interprofessionnelle du Gabon, devenue ensuite Confédération patronale gabonaise avant d’adopter en 2022 le nom de Fédération des entreprises du Gabon, elle accompagne depuis plus de six décennies les évolutions de l’économie du pays.

    Sa mission demeure la même, représenter les intérêts des entreprises, promouvoir l’investissement, soutenir la création d’emplois et renforcer le dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics. Mais le contexte a profondément changé.

    La transition vers une économie plus diversifiée, plus innovante et moins dépendante des matières premières impose désormais au patronat de jouer un rôle plus actif dans la définition des politiques économiques et dans l’accompagnement des réformes structurelles. Le mandat qui s’ouvre pour la période 2026-2029 sera ainsi observé comme un test de la capacité du secteur privé gabonais à devenir un partenaire stratégique de la transformation économique nationale.

    Dans une Afrique où l’avenir de la croissance dépend de plus en plus de la vitalité entrepreneuriale, la Fédération des entreprises du Gabon entend désormais démontrer que le patronat peut être bien davantage qu’une organisation de représentation. Il peut devenir un acteur de la modernisation, de l’innovation et de la souveraineté économique.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

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  • Gabon : l’économie sur la voie de la reprise avec une croissance projetée à 3,1 % d’ici 2027

    Gabon : l’économie sur la voie de la reprise avec une croissance projetée à 3,1 % d’ici 2027

    Le Gabon est en passe de retrouver une dynamique économique positive, selon les récentes prévisions de la Banque africaine de développement (BAD). Actualisées le 23 juin 2026 dans son rapport annuel Perspectives économiques en Afrique (PEA 2026), ces projections indiquent une croissance de 3,0 % pour l’année 2026, qui devrait s’intensifier légèrement pour atteindre 3,1 % en 2027.

    La capitale, Libreville, peut compter sur une consolidation de ses piliers stratégiques, dépassant la simple dépendance aux ressources traditionnelles. Ce redressement est notamment attribué au dynamisme anticipé des secteurs de la construction et des services, ainsi qu’à l’essor de l’industrie manufacturière et agroalimentaire. L’agriculture, propulsée par l’aviculture et la filière de l’huile de palme, se positionne également comme un moteur essentiel de cette reprise économique au Gabon.

    Concernant les échanges extérieurs, la balance courante du Gabon devrait afficher un excédent de 1,1 % du PIB en 2026. Toutefois, les prévisions tablent sur un retour au déficit (2,4 %) dès l’année suivante. Cette relance globale sera alimentée par une consommation des ménages en progression et une intensification des investissements, qu’ils soient publics ou privés. En outre, le projet de mise en place d’une centrale d’achat est envisagé comme un levier crucial pour contenir la spéculation sur les importations, contribuant ainsi à stabiliser l’inflation à 3,1 % en 2026, puis à 2,3 % en 2027.

    Le poids de la dette et des dépenses publiques

    Malgré ces perspectives encourageantes, la BAD exprime des réserves quant aux déséquilibres budgétaires persistants du pays. L’augmentation significative des dépenses publiques, qui s’élevait à 3,2 % du PIB en 2024, a freiné l’efficacité des réformes. Bien que le gouvernement ait modernisé ses outils de gestion (numérisation, facturation électronique, taxes foncières et environnementales), les recettes peinent à suivre. Les failles de la gouvernance et l’ampleur du secteur informel sont identifiées comme des causes majeures. Conséquence : le profil d’endettement du Gabon s’est dégradé, limitant son accès aux marchés financiers et tempérant l’enthousiasme des investisseurs privés.

    Un appel à l’action coordonnée face aux défis mondiaux

    Pour inverser cette tendance, l’exécutif gabonais mise sur le dialogue social et des réformes macroéconomiques audacieuses. Néanmoins, le Gabon doit naviguer dans un contexte international complexe, marqué par des tensions commerciales, des conflits régionaux et une diminution des flux financiers mondiaux.

    Face à cette fragmentation du monde, la BAD lance un appel pressant : il est impératif d’abandonner les approches nationales isolées au profit de stratégies africaines harmonisées. L’objectif est de mobiliser les capitaux locaux afin de financer durablement l’avenir du continent.

  • Médine : le marché de Bamako où tout se fabrique et tout se vend

    Médine : le marché de Bamako où tout se fabrique et tout se vend

    Adama Konaté, vendeur de bicyclettes importées de France, des États-Unis, d’Angleterre, du Canada et de Chine, a choisi de se joindre au nouveau marché de Médine. Il ne se contente pas du simple commerce des deux-roues, il répare et fait le montage de nouvelles montures à deux roues. En plus des vélos, il vend également d’autres articles, tels que les accessoires de véhicules qui sont aussi vendus sur la place « Diguèbakonona » du nouveau marché de Médine.

    Son voisin, Drissa Traoré, artisan, propose divers articles à la clientèle, tels que des fourneaux, des coffrets pour le trousseau de la mariée, des fours et des broyeurs d’arachide fabriqués sur place. Il travaille dans ce nouveau marché depuis un an et gagne correctement sa vie.

    Fousseyni Sangaré, vendeur d’équipements agricoles, affirme que « à l’approche de chaque saison de pluie, les paysans viennent acquérir divers équipements agricoles tels que les charrues, les dabas, ainsi que d’autres accessoires de travail du sol ». Cependant, il rencontre des difficultés dans l’acheminement des équipements dans certaines localités en raison de l’insécurité.

    Adama Konaté, vendeur de bicyclettes, a choisi de se joindre au nouveau marché de Médine 27 ans après avoir commencé à faire du commerce des vélos. Il propose à sa clientèle divers modèles avec des prix qui varient en fonction des caractéristiques.

    Il estime que « l’actuelle crise des hydrocarbures » est la cause de l’essor du marché. Les jeunes doivent faire preuve de discipline dans leur travail pour réussir.

    Le marché de Médine propose une large gamme d’équipements et de produits, tels que des vélos réparés, des fours, des coffrets et des équipements agricoles. Les vendeurs affirment avoir trouvé un moyen de surmonter les difficultés causées par la crise.

  • Côte d’Ivoire : le Premier ministre mobilise les investisseurs pour le PND 2026

    Côte d’Ivoire : le Premier ministre mobilise les investisseurs pour le PND 2026

    Afrique

    Côte d’Ivoire : le Premier ministre mobilise les investisseurs pour le PND 2026-2030

    Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a ouvert la seconde journée du Groupe Consultatif du PND 2026-2030, réunissant plus de 700 investisseurs pour dynamiser l’économie nationale.

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    Côte d'Ivoire : le Premier ministre mobilise les investisseurs pour le PND 2026-2030

    L’ouverture de la seconde journée du Groupe Consultatif du Plan national de Développement (PND) 2026-2030, dédiée aux investisseurs, s’est tenue le jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan, au Sofitel Hôtel Ivoire, sous la présidence du Premier ministre, Robert Beugré Mambé.

    « Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape de ce Groupe consultatif consacré à l’investissement, à l’entreprise et à la création de valeur. Il s’agit de mobiliser les investissements privés nécessaires à la mise en œuvre de cette ambition de développement. Je note avec beaucoup de satisfaction que nous avons enregistré plus de 700 investisseurs venus de pays amis qui participent à cette rencontre », a déclaré Robert Beugré Mambé.

    En présence de chefs d’entreprises, d’investisseurs et de représentants du secteur privé ayant fait massivement le déplacement à Abidjan, le Chef du gouvernement a souligné que cette rencontre constitue un cadre privilégié de dialogue avec les acteurs du secteur privé, mais également pour consolider une vision commune du développement.

    « Chers amis, par votre engagement à nos côtés, vous assumez la confiance que vous accordez aux perspectives de l’économie ivoirienne et à son potentiel de croissance. Vous êtes des partenaires déterminants dans la concrétisation de notre ambition de bâtir une économie plus compétitive et plus créatrice d’emploi. La réussite de cette ambition repose également sur la capacité des acteurs privés à investir », a-t-il dit.

    Le Premier ministre a affirmé que le gouvernement a décidé de faire du secteur privé le principal moteur de la transformation économique de la Côte d’Ivoire. Il a rassuré les investisseurs que la Côte d’Ivoire, dont l’économie a démontré sa résilience et sa capacité d’adaptation au cours des dernières années, avec une croissance moyenne de 6,5% sur la période, confirme sa place parmi les économies les plus dynamiques du continent.

    « C’est donc un marché en pleine expansion qui s’offre aujourd’hui à vous, investisseurs. Les manifestations de cette journée permettront d’accélérer les investissements dans les secteurs prioritaires du PND 2026-2030, en particulier l’industrialisation et la transformation locale de nos matières premières afin de créer davantage de valeurs ajoutées, le développement des infrastructures stratégiques, notamment dans le domaine des transports, du numérique, de la logistique, renforçant ainsi la compétitivité et l’attractivité de notre économie, l’investissement dans le capital humain, l’innovation et les services indispensables à l’émergence d’une économie plus productive, plus inclusive », a-t-il martelé.

    Robert Beugré Mambé a rappelé que la première journée, consacrée aux partenaires institutionnels et à la présentation de la stratégie de développement de la Côte d’Ivoire, a permis d’enregistrer plus de 3 000 participants provenant de 49 pays, y compris la Côte d’Ivoire.

    Au nom des investisseurs, le président de la Confédération générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Ahmed Cissé, le vice-président et président du Comité Afrique du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), le président de la Confédération générale des Entreprises (CGEM) du Maroc, Mehdi Tazi, et le vice-président de la Société financière internationale (SFI), Mohamed Gouled, ont réitéré leur confiance à la vision des autorités ivoiriennes et se sont dits « prêts à prendre toute leur part dans la mise en œuvre du PND 2026-2030 », à travers des engagements financiers massifs.

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  • La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire obtient des investissements internationaux élevés pour financer son développement

    La Côte d’Ivoire se démarque par sa capacité à attirer des financements internationaux, dépassant largement ses objectifs avec un engagement de plus de 80 milliards de dollars pour son Plan national de développement. Ce succès témoigne de la solidité de son économie et de sa stabilité retrouvée, favorisant l’intérêt des investisseurs.

    La Côte d’Ivoire a obtenu des investissements publics internationaux quatre fois plus élevés qu’espéré pour financer son Plan national de développement (PND) d’ici 2030, a annoncé le ministre du Plan à la presse jeudi.

    Le pays confirme ainsi son attractivité économique, avec une des croissances les plus robustes de la région – 6,5% de moyenne ces dernières années – et une stabilité retrouvée après une décennie de crise politico-militaire au début des années 2000.

    Un événement réunissait à Abidjan mercredi et jeudi des membres du gouvernement et des centaines d’investisseurs publics et privés pour financer le PND qui comprend notamment des mesures sécuritaires, la modernisation de l’agriculture (20% du PIB), la création et l’accompagnement d’importantes entreprises pour en faire des « champions nationaux » et des infrastructures routières, dont un TGV.

    Montant des financements obtenus

    La Côte d’Ivoire recherchait un « financement public estimé à environ 20 milliards de dollars », finalement, « les partenaires au développement se sont engagés à accompagner la Côte d’Ivoire pour plus de 80 milliards de dollars, donc quatre fois le montant que nous sollicitons », a déclaré le ministre Souleymane Diarrassouba en marge de l’événement.

    Il s’agit notamment de bailleurs de fonds internationaux comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.

    « Cela montre que tous nos indicateurs sont quasiment au vert », a-t-il dit, rappelant attendre « plus de 70% » des financements du secteur privé, soit plus de 147 milliards de dollars.

    Le montant total du financement du PND est estimé à 209 milliards de dollars, auquel l’État ivoirien participe également.

    La Côte d’Ivoire avait déjà montré son attractivité en février lors d’une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux, à un taux d’intérêt particulièrement favorable pour un pays émergent.

    Plus tard, fin juin, le FMI avait annoncé pouvoir décaisser près de 833 millions de dollars en faveur de ce pays dans le cadre de plusieurs programmes d’aide.

    Il avait salué une économie « résiliente », s’attendant toutefois à un ralentissement de la croissance à 6% en 2026 contre 6,5% en 2025, et à une augmentation de l’inflation qui devrait s’établir à environ 3,3% cette année.

    L’économie ivoirienne, historiquement centrée sur l’agriculture, tente de se diversifier depuis plusieurs années, notamment avec des découvertes minières, gazières et pétrolières.

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