Catégorie : Économie

  • Moody’s améliore la note du Bénin à Ba3 : une avancée majeure pour son économie

    Moody’s améliore la note du Bénin à Ba3 : une avancée majeure pour son économie

    Moody’s améliore la note du Bénin à Ba3 : une avancée majeure pour son économie

    L’agence de notation financière Moody’s a récemment rehaussé la note souveraine à long terme du Bénin, la portant de « B1 » à « Ba3 », accompagnée d’une perspective jugée « stable ». Cette décision, officialisée après une analyse approfondie des indicateurs économiques du pays, marque un tournant dans la perception internationale de sa stabilité financière.

    Illustration symbolisant l'amélioration de la note souveraine du Bénin

    Une reconnaissance des efforts macroéconomiques

    Cette revalorisation de la note souveraine du Bénin intervient après une période de réformes économiques ambitieuses et une gestion rigoureuse des finances publiques. Moody’s salue particulièrement la capacité des autorités à renforcer la résilience budgétaire et à maintenir une trajectoire de croissance durable.

    Parmi les points forts mis en avant par l’agence, on note la consolidation progressive des comptes publics, la réduction des déséquilibres structurels et l’adoption de politiques favorisant la diversification économique. Ces mesures ont permis d’améliorer la confiance des investisseurs et de stabiliser les indicateurs clés.

    Un levier pour attirer les investissements

    Le passage à la note « Ba3 » positionne le Bénin parmi les économies africaines les plus solides, offrant aux investisseurs une visibilité accrue sur la fiabilité du pays. Cette reconnaissance internationale est un atout majeur pour attirer des capitaux étrangers et stimuler des projets d’envergure.

    En améliorant sa notation, le Bénin se dote d’un outil essentiel pour négocier des financements à des conditions plus avantageuses, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène économique mondiale. Cette avancée reflète la cohérence des politiques mises en place et leur impact positif sur la stabilité financière.

    Les indicateurs salués par Moody’s

    • Consolidation budgétaire : réduction du déficit public et maîtrise des dépenses.
    • Réformes structurelles : modernisation des secteurs clés et amélioration du climat des affaires.
    • Gestion de la dette : optimisation des engagements financiers et recherche de sources de financement diversifiées.
    • Croissance économique : maintien d’un rythme de développement soutenu malgré les défis globaux.

    Cette notation revue à la hausse confirme que les efforts consentis par le gouvernement portent leurs fruits. Elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités pour le Bénin, notamment dans les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie et de l’agro-industrie.

  • Sénégal : les importations explosent de 26,7 % en juin 2024

    Sénégal : les importations explosent de 26,7 % en juin 2024

    En juin 2024, les importations du Sénégal ont connu une hausse spectaculaire de 26,7 % par rapport au mois précédent, marquant un contraste saisissant avec la tendance globale du premier semestre. Entre janvier et juin, la valeur totale des biens importés a en effet reculé de 8 %, révélant une fragilité persistante dans la dynamique des échanges extérieurs du pays. Ces chiffres, révélés par les dernières données douanières, illustrent les défis structurels d’une économie encore fortement dépendante des approvisionnements étrangers.

    Un rebond mensuel inattendu et ses multiples facettes

    L’explosion des importations en juin représente le plus important bond enregistré depuis plusieurs mois. Cette accélération touche tous les secteurs clés : biens de consommation, intrants industriels et produits énergétiques, qui constituent le socle traditionnel des importations sénégalaises. Après plusieurs mois de ralentissement, cette reprise reflète un rattrapage des commandes différées et une reconstitution des stocks par les acteurs économiques locaux. Les experts soulignent que cette embellie ne s’explique pas par un seul facteur, mais résulte d’une combinaison de plusieurs éléments.

    Parmi ces éléments, la reprise des importations d’hydrocarbures joue un rôle majeur. Parallèlement, les commandes publiques liées aux grands chantiers se sont intensifiées, tandis que la base de comparaison avec un mois de mai particulièrement faible a amplifié l’effet statistique. Toutefois, cette volatilité mensuelle rend l’analyse de la tendance réelle du commerce extérieur sénégalais en 2024 particulièrement complexe.

    Un recul semestriel de 8 % qui en dit long sur l’économie locale

    Sur les six premiers mois de l’année, la baisse de 8 % des importations s’explique par plusieurs facteurs convergents. D’abord, la montée en puissance de la production nationale d’hydrocarbures, notamment grâce à l’exploitation du champ de Sangomar, a réduit la dépendance aux importations de pétrole. Ensuite, la politique de rigueur budgétaire menée par le gouvernement a limité certaines commandes publiques, impactant directement les achats d’équipements importés.

    La demande intérieure, quant à elle, envoie des signaux mitigés. Les ménages, soumis à une inflation persistante sur les produits alimentaires et à un pouvoir d’achat en berne, ont réduit leurs dépenses en biens importés. Les entreprises, dans un contexte d’attentisme lié à la transition politique et aux révisions contractuelles dans les secteurs minier et pétrolier, ont également reporté une partie de leurs investissements. Ce recul semestriel reflète donc à la fois un ajustement conjoncturel et une réorganisation progressive des flux commerciaux.

    À moyen terme, cette évolution devrait profiter à la balance commerciale, à condition que les exportations, soutenues par l’or, les produits halieutiques et désormais les hydrocarbures, continuent leur progression. Le second semestre pourrait voir une accélération de la production pétrolière et gazière, ce qui renforcerait encore le rééquilibrage des échanges. Les institutions monétaires de la zone UEMOA suivent ces indicateurs de près, car ils déterminent en grande partie le niveau des réserves de change de l’union.

    Quels défis pour le gouvernement face à l’instabilité des flux commerciaux ?

    Pour les autorités sénégalaises, l’analyse de ces chiffres dépasse le cadre d’une simple observation économique. Elle alimente la réflexion stratégique sur la souveraineté économique, un thème central dans le programme du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir. La réduction de la dépendance aux importations, en particulier pour les produits alimentaires et énergétiques, figure parmi les priorités affichées dans le cadre de la politique économique en cours de finalisation.

    Pourtant, le sursaut de juin rappelle que toute transition vers une économie plus autonome ne peut se réaliser du jour au lendemain. Plusieurs filières stratégiques, comme le raffinage ou les biens intermédiaires industriels, peinent encore à couvrir les besoins locaux. Les partenaires commerciaux historiques du Sénégal, tels que la Chine, la France et les pays voisins, restent des fournisseurs incontournables. Par ailleurs, l’évolution des prix mondiaux du pétrole et des céréales continuera d’influencer mécaniquement la facture des importations, quels que soient les efforts de rationalisation menés à Dakar.

    Les mois à venir seront déterminants pour les observateurs et les investisseurs. Une persistance du recul semestriel confirmerait le rééquilibrage progressif de la balance commerciale, tandis qu’un nouveau sursaut comme celui de juin traduirait une reprise plus dynamique de la demande, avec toutes ses conséquences sur les équilibres macroéconomiques.

  • Moody’s améliore la note du Bénin : un bond vers la crédibilité financière

    Moody’s améliore la note du Bénin : un bond vers la crédibilité financière

    L’agence Moody’s marque une étape décisive pour l’économie béninoise. En rehaussant la note souveraine à long terme du pays de B1 à Ba3, elle intègre désormais le Bénin dans la catégorie « BB/Ba », un niveau qui le rapproche du précieux sésame « investment grade ». Accompagnée d’une perspective stable, cette notation indique qu’aucune dégradation n’est envisagée sur les dix-huit prochains mois. Pour un pays habitué aux émissions sur les marchés internationaux, ce signal dépasse largement le cadre symbolique.

    Une croissance historique de 8,1 % en 2025

    Le moteur de cette amélioration réside dans la performance économique exceptionnelle du Bénin. Avec une croissance de 8,1 % en 2025, le pays réalise sa meilleure performance depuis 1990. Ce rythme place le Bénin parmi les locomotives économiques de l’Afrique de l’Ouest, porté par l’essor de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé, l’industrialisation du secteur cotonnier et le renforcement du corridor logistique reliant le port de Cotonou aux pays enclavés du Sahel.

    Parallèlement, les finances publiques enregistrent une consolidation progressive. Depuis plusieurs années, les autorités appliquent une stratégie d’assainissement budgétaire pour contenir le déficit sous la barre des 3 % du PIB, conformément aux exigences de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Parmi les mesures clés : l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation des recettes et une gestion proactive de la dette.

    Un atout pour attirer les investisseurs

    Cette revalorisation intervient dans un contexte où de nombreux États africains subissent des pressions à la baisse sur leurs notes souveraines, en raison notamment de la hausse du dollar et des difficultés d’accès aux marchés obligataires internationaux. Le Bénin, désormais noté Ba3, se positionne au même niveau, voire au-dessus, de certains de ses pairs régionaux. Cette avancée devrait réduire mécaniquement la prime de risque exigée par les investisseurs pour les prochaines émissions d’obligations béninoises.

    Une meilleure notation se traduit concrètement par des conditions de financement plus avantageuses. Depuis 2019, le Bénin a innové dans ses levées de fonds — eurobond en euros, obligation verte, refinancement de dette — et ce nouveau statut lui permettra de diversifier sa base d’investisseurs et d’allonger la durée moyenne de sa dette. Les émissions sur le marché régional des titres publics de l’UEMOA pourraient également profiter de cette dynamique.

    Les défis à ne pas sous-estimer

    La perspective stable ne doit pas occulter les risques persistants qui pèsent sur l’économie béninoise. Plusieurs vulnérabilités restent sous surveillance, notamment la forte dépendance aux échanges avec le Nigeria, la volatilité des cours mondiaux du coton et les tensions sécuritaires dans les départements du nord, frontaliers du Burkina Faso et du Niger. Ces facteurs pourraient impacter la trajectoire budgétaire du pays.

    La dette publique, bien que jugée soutenable par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’accord en vigueur, reste élevée par rapport au PIB. Le service de la dette absorbe une part importante des recettes de l’État, limitant la marge de manœuvre en cas de choc économique. La capacité des autorités à maintenir la rigueur budgétaire tout en investissant dans les infrastructures et les programmes sociaux sera un critère clé pour les investisseurs.

    Quoi qu’il en soit, cette décision de Moody’s valide une politique économique menée avec constance par le gouvernement béninois. Elle renforce également la position de Cotonou comme acteur clé en Afrique de l’Ouest francophone, aux côtés de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, dans un contexte où la crédibilité macroéconomique devient un levier géopolitique essentiel.

  • Partenariat TotalEnergies au Tchad : zone auto rejoint le réseau des revendeurs agréés

    Partenariat TotalEnergies au Tchad : zone auto rejoint le réseau des revendeurs agréés

    Star Oil Tchad et Zone Auto scellent un partenariat stratégique pour les lubrifiants TotalEnergies

    Un accord majeur a été signé à N’Djamena pour renforcer l’offre de lubrifiants de qualité au Tchad. Star Oil Tchad, distributeur exclusif des produits TotalEnergies dans le pays, et Zone Auto, entreprise spécialisée dans la vente de pièces automobiles, ont officialisé leur collaboration lors d’une cérémonie tenue dans les locaux du groupe Al Mahri.

    Signature d'un partenariat entre Star Oil Tchad et Zone Auto

    Une alliance au service de la qualité et de la traçabilité

    Lors de cet événement, M. Annadif Alfattah, promoteur de Zone Auto, a mis en avant l’importance de cette collaboration pour lutter contre les produits contrefaits et offrir aux automobilistes tchadiens des lubrifiants TotalEnergies authentiques. « Notre objectif n’est pas seulement de vendre, mais de garantir des produits sûrs, traçables et conformes aux normes internationales », a-t-il déclaré.

    Il a également souligné le rôle clé de Zone Auto dans cette dynamique : « En devenant revendeur agréé, nous nous engageons à respecter les standards de qualité de TotalEnergies et à contribuer à la protection des moteurs des véhicules de nos clients. Ce partenariat est une preuve de notre volonté d’excellence et de service client. »

    Star Oil Tchad : un acteur incontournable pour les lubrifiants au Tchad

    Le directeur général de Star Oil Tchad, M. Sérigne Momar Dieye, a rappelé le statut exclusif de son entreprise dans la distribution des lubrifiants TotalEnergies au Tchad. « Nous sommes les seuls habilités à commercialiser ces produits sur le territoire, ce qui nous confère une responsabilité majeure : garantir l’authenticité, la qualité et la traçabilité de chaque litre distribué », a-t-il expliqué.

    Il a ajouté que l’intégration de Zone Auto dans le réseau des revendeurs agréés permettra d’élargir l’accès aux lubrifiants TotalEnergies pour les professionnels et les particuliers. « Ce partenariat s’inscrit dans une démarche globale visant à structurer le marché et à offrir des solutions fiables aux automobilistes tchadiens », a-t-il insisté.

    Lutter contre la contrefaçon : un enjeu majeur

    Les deux parties ont insisté sur l’importance de cette collaboration dans un contexte où le marché est exposé aux lubrifiants contrefaits et aux produits de mauvaise qualité. « Ce partenariat permet de renforcer la confiance des consommateurs et de leur offrir des produits fiables, issus du circuit officiel », a affirmé M. Sérigne Momar Dieye.

    Un nouveau point de vente inauguré dans la capitale

    L’événement a également été marqué par l’inauguration d’un nouveau point de vente dédié aux lubrifiants TotalEnergies, situé rue de 40 mètres à N’Djamena. Ce magasin proposera une gamme complète de produits, incluant des lubrifiants, des pneus et des accessoires automobiles.

    Cette inauguration marque une étape supplémentaire dans l’expansion du réseau de distribution des lubrifiants TotalEnergies au Tchad. Les clients pourront désormais se procurer des produits authentiques dans un cadre professionnel et sécurisé, tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé.

    Un engagement commun pour le marché tchadien

    Les deux entreprises ont réaffirmé leur engagement à fournir des produits de qualité et à renforcer la confiance des consommateurs. Star Oil Tchad a annoncé qu’elle accompagnerait Zone Auto dans la formation de ses équipes et la mise en place des meilleures pratiques commerciales pour garantir une expérience client optimale.

    « Ce partenariat est bien plus qu’un simple accord commercial. Il s’agit d’une alliance stratégique pour améliorer durablement l’offre disponible sur le marché tchadien et protéger les intérêts des automobilistes », a conclu M. Annadif Alfattah.

  • Awaou Baco évalue les dispositifs d’accompagnement dans l’Alibori et le Borgou

    Awaou Baco évalue les dispositifs d’accompagnement dans l’Alibori et le Borgou

    Awaou Baco évalue les dispositifs pour PME au Bénin

    La ministre béninoise des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de la Promotion de l’Emploi, Awaou Baco, a mené une tournée d’évaluation les 28 et 29 juillet 2026 dans les départements de l’Alibori et du Borgou. Cette mission avait pour but d’échanger directement avec les acteurs économiques locaux et d’examiner l’efficacité des dispositifs publics dédiés à l’insertion professionnelle, à la formation et à l’accompagnement entrepreneurial.

    Awaou Baco, ministre béninoise des PME et de l’Emploi, en discussion avec des artisans

    Une immersion au cœur des défis économiques locaux

    Cette visite s’est articulée autour de plusieurs rencontres avec des PME, des artisans, des éleveurs et des centres de formation professionnelle. La délégation ministérielle a également échangé avec des jeunes entrepreneurs et des personnes en situation de handicap, bénéficiaires de programmes d’insertion comme AZOLI.

    L’objectif principal était d’identifier les besoins concrets des acteurs locaux et d’évaluer l’impact des initiatives gouvernementales. Les discussions ont porté sur les difficultés rencontrées, les opportunités disponibles et les pistes d’amélioration pour renforcer l’écosystème entrepreneurial au Bénin.

    L’Alibori : rencontre avec les acteurs économiques et les centres de formation

    Le premier volet de la tournée a débuté dans l’Alibori. Après un échange avec le préfet Ahmed Bello Ky-Sama, la ministre s’est rendue à Malanville pour dialoguer avec des responsables de PME, des garagistes et des éleveurs de lapins.

    À Nikki, Awaou Baco a visité le centre de formation professionnelle de l’Artisanat. Elle y a discuté avec les apprentis et les formateurs des programmes proposés et des perspectives d’insertion après la formation. Une séance de travail à la mairie de Kandi a clos cette étape, avec des échanges centrés sur les opportunités offertes par les dispositifs publics en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.

    Le programme AZOLI : un levier pour l’insertion des jeunes et des personnes handicapées

    Le lendemain, la délégation s’est déplacée dans le Borgou. Une visite de courtoisie au préfet Abdoul Chakour Assouma Naro a marqué le début de cette journée. Puis, à l’Hôtel Amaldi Prestige, Awaou Baco a rencontré une cinquantaine de jeunes bénéficiaires du programme AZOLI, alors en stage d’apprentissage. Les discussions ont porté sur l’avancement de leur formation et les perspectives d’insertion professionnelle.

    Un autre pan du programme concerne 46 personnes en situation de handicap, formées aux métiers de la cordonnerie et de la maroquinerie. Cette initiative vise à renforcer leur autonomie économique en leur offrant des compétences professionnelles adaptées.

    Visite d’entreprises soutenues par l’État

    La tournée a également inclus une étape à la PME ASAFMA, spécialisée dans la soudure, l’ajustage et la fabrication de machines pour le secteur agroalimentaire. Cette entreprise bénéficie du soutien de l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises, du Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat au Bénin et de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin.

    Enfin, la visite s’est terminée au sein de Delika’s Tissage, une entreprise artisanale dédiée au tissage de pagnes traditionnels, à la fabrication de bandes tissées et à la confection d’articles personnalisés. La promotrice de cette structure mise sur l’innovation et le savoir-faire local pour développer ses activités.

    Les plateformes numériques mises en avant pour faciliter l’accès aux dispositifs publics

    À chaque étape de sa tournée, Awaou Baco a encouragé les porteurs de projets, les artisans et les promoteurs de PME à utiliser les plateformes numériques SICA (disponible sur www.sica.anpe.bj) et e-PME. Ces outils sont conçus pour simplifier l’accès aux informations sur l’accompagnement, le financement, la formalisation des entreprises et l’insertion professionnelle.

    La ministre a également rappelé l’importance de la persévérance pour les entrepreneurs. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes et les investissements en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes au Bénin.

  • Oligui Nguema : une tournée africaine pour booster l’économie gabonaise

    Oligui Nguema : une tournée africaine pour booster l’économie gabonaise

    Oligui Nguema : une tournée africaine pour booster l’économie gabonaise

    Libreville — Un nouveau chapitre s’ouvre pour le Gabon après la tournée africaine du général Brice Clotaire Oligui Nguema. Du 27 juillet au 7 août 2026, le chef de l’État gabonais a sillonné plusieurs capitales pour y forger des alliances stratégiques. À son retour, l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action.

    La tournée présidentielle a dépassé le cadre traditionnel des échanges diplomatiques. Au-delà des signatures de protocoles et des déclarations d’amitié, Libreville mise désormais sur une diplomatie concrète, centrée sur des projets économiques tangibles. Infrastructures, énergie, agriculture, formation professionnelle et commerce : chaque étape a été l’occasion d’explorer des pistes de collaboration mutuellement avantageuses.

    Une vision africaine au service du développement gabonais

    L’escale à Abidjan a illustré cette nouvelle approche. Le président gabonais a étudié de près les réalisations ivoiriennes, des zones industrielles aux grands chantiers urbains. Rencontres avec des acteurs économiques majeurs comme le groupe NSIA ou Aurion Capital, échanges sur les opportunités d’investissement dans l’énergie : chaque initiative visait à positionner le Gabon comme une destination attractive pour les capitaux et les technologies.

    Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’interdépendance économique. Le Gabon ne cherche plus seulement à entretenir des relations politiques avec ses voisins, mais à s’inspirer de leurs modèles pour accélérer sa propre transformation. L’exemple ivoirien, avec sa politique volontariste d’industrialisation et de modernisation des infrastructures, offre une feuille de route précieuse pour Libreville.

    Du symbolique à l’opérationnel : l’épreuve des résultats

    Le retour à Libreville marque le début d’une phase décisive. Les promesses diplomatiques devront désormais se traduire en réalisations concrètes. Combien d’investissements étrangers seront-ils effectivement attirés ? Combien d’emplois locaux verront-ils le jour ? Quels transferts de technologies seront-ils obtenus ? Autant de questions qui détermineront la réussite de cette tournée.

    Le Gabon dispose aujourd’hui d’une opportunité unique : mobiliser sa diplomatie au service de son économie. Les partenariats noués lors de ce périple continental doivent désormais produire des effets mesurables. Une chose est sûre : l’écharpe blanche aux armoiries gabonaises, portée lors de ces déplacements, symbolise une volonté de concilier fierté nationale et ouverture internationale. Mais c’est bien l’impact réel de ces efforts qui sera jugé.

    La prochaine étape ? Passer des discours aux actes. Chaque kilomètre parcouru lors de la tournée devra se mesurer en projets concrets. Le Gabon a les atouts pour réussir : une diplomatie ambitieuse, une économie à diversifier et une région africaine en pleine mutation. Reste à savoir si cette nouvelle approche parviendra à transformer l’essai.

  • Le centre mohammed vi de Bamako, un tremplin pour l’emploi des jeunes au Mali

    Le centre mohammed vi de Bamako, un tremplin pour l’emploi des jeunes au Mali

    Un centre de formation professionnelle d’envergure à Bamako pour répondre aux défis économiques

    Sur un espace de 5 200 m² entièrement aménagé, le Centre de Formation Professionnelle Mohammed VI incarne une réponse concrète aux attentes du marché du travail malien. Ce projet, fruit d’une collaboration stratégique entre le Mali et le Maroc, se positionne comme un levier majeur pour l’insertion professionnelle des jeunes et la modernisation des secteurs clés de l’économie.

    Une alliance bilatérale au service de la jeunesse malienne

    Lors de son inauguration, Mamary Diarra, directeur national du Tourisme au Mali, a tenu à souligner l’importance de ce partenariat : « Cette initiative illustre la solidité des relations entre Bamako et Rabat. Grâce à la générosité de Sa Majesté Mohammed VI, les jeunes Maliens disposent désormais d’un outil performant pour se former localement. »

    Le directeur a également mis en avant les infrastructures de pointe mises à disposition : « Les espaces dédiés, incluant des salles de classe équipées, des restaurants pédagogiques et des hôtels d’application, constituent un atout inestimable pour l’État malien. »

    Des formations adaptées aux besoins du marché du travail

    Avec une capacité d’accueil annuelle de 1 000 stagiaires, le centre propose 21 filières de formation réparties en deux grands domaines :

    • 12 filières dans le BTP pour répondre aux besoins croissants en main-d’œuvre qualifiée dans les infrastructures et la construction ;
    • 9 filières dans les métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, secteurs porteurs pour l’économie malienne.

    Réduire les coûts et renforcer l’autonomie des jeunes

    Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM, a salué les avantages multiples de cette structure : « Avant, nos jeunes devaient s’expatrier au Maroc pour se former, engendrant des frais de voyage et de séjour élevés. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une formation de qualité sur place, sans les contraintes financières liées à l’étranger. »

    Ce dispositif s’inscrit dans une logique d’économie locale et de réduction du chômage des jeunes, un enjeu prioritaire pour les autorités maliennes.

    L’impact attendu sur l’économie malienne

    Oumou Sall Seck, ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a évoqué lors de la cérémonie de remise des clés, en juillet dernier, les retombées positives de ce projet : « Ce centre s’aligne parfaitement sur nos priorités nationales. Il nous permet de renforcer nos compétences internes et de bâtir un capital humain capable de soutenir notre développement socio-économique. »

    La ministre a également insisté sur la diversification des coopérations internationales comme levier de croissance, tout en valorisant l’expertise marocaine dans le domaine de la formation professionnelle.

    Témoignages de professionnels engagés

    Mamadou Traoré, fondateur de Balimaya et spécialiste en haute couture, partage son enthousiasme : « Ce centre arrive à un moment crucial. Il offre aux jeunes une alternative structurante, évitant ainsi les parcours incertains à l’étranger. Grâce à lui, nous formons des talents locaux prêts à répondre aux exigences des entreprises. »

    Pour les promoteurs économiques comme lui, cette initiative marque un tournant dans l’histoire de la formation professionnelle au Mali, avec des retombées directes sur l’emploi et l’innovation.

  • Gabon : comment le secteur minier va booster l’économie locale

    Gabon : comment le secteur minier va booster l’économie locale

    Une stratégie économique en pleine mutation

    Alors que la production pétrolière gabonaise montre des signes d’essoufflement, les autorités misent désormais sur un levier inattendu : le secteur minier. Cette orientation stratégique vise à diversifier l’économie du pays et à limiter sa dépendance aux hydrocarbures, dont les revenus fluctuent au gré des cours internationaux.

    Huit nouveaux sites miniers d’ici 2030

    Le ministre gabonais des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a révélé que plusieurs projets miniers sont en phase avancée d’étude ou de préparation. Parmi les ressources ciblées, on retrouve le fer, l’or et la potasse, des minerais dont l’exploitation pourrait connaître un essor significatif dans les années à venir. Les gisements de Milingui, Baniaka, Mébaga et M’Bilan sont particulièrement prometteurs pour le fer, tandis que celui d’Etéké devrait se spécialiser dans l’or. Un autre projet, dédié à la potasse, complète cette liste ambitieuse.

    Des ambitions économiques revues à la hausse

    L’objectif affiché par le gouvernement est clair : faire passer la contribution du secteur minier au PIB de 6 % à près de 20 % dans les années à venir. Cette croissance attendue s’accompagnerait d’un impact social majeur, avec la création de milliers d’emplois et une augmentation substantielle des recettes publiques. Une manne financière qui pourrait redynamiser l’économie nationale.

    Des défis logistiques à relever

    Pour concrétiser ces projets, le Gabon devra surmonter des obstacles structurels. L’économiste Orphée Mouelé souligne que la modernisation des infrastructures constitue une priorité absolue. Améliorer le réseau routier et ferroviaire, renforcer les infrastructures portuaires et développer l’offre énergétique sont des conditions sine qua non pour réduire les coûts logistiques et optimiser l’évacuation des minerais. Sans ces avancées, le potentiel minier du pays risque de rester sous-exploité.

    Une exigence de justice sociale

    La société civile, représentée notamment par l’ONG Éthique et Bonne Gouvernance, rappelle que la réussite de cette transition économique ne peut se mesurer uniquement en termes de croissance. Elle insiste sur la nécessité d’une répartition équitable des bénéfices issus de l’exploitation minière. Pour cette organisation, le vrai défi réside dans la capacité à transformer ces richesses en retombées tangibles pour les populations locales, via des emplois stables, des infrastructures éducatives et sanitaires, et un développement territorial équilibré.

    Vers une industrie minière locale et intégrée

    Libreville a également pour ambition de développer une filière minière nationale intégrée. L’enjeu ? Transformer localement une partie des ressources extraites pour accroître la valeur ajoutée des exportations. Cette approche permettrait non seulement de limiter l’impact des variations des prix internationaux sur l’économie gabonaise, mais aussi de renforcer l’autonomie industrielle du pays.

  • Projet gazier GTA : kosmos energy détaille son avancée entre Sénégal et Mauritanie

    Projet gazier GTA : kosmos energy détaille son avancée entre Sénégal et Mauritanie

    Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), piloté par la société américaine Kosmos Energy, s’impose comme un pilier stratégique pour le Sénégal et la Mauritanie. Ce champ offshore transfrontalier, dont la première phase a débuté sa production commerciale au début de l’année 2025, suscite une attention particulière à Dakar. Le Premier ministre Ousmane Sonko y voit un levier essentiel pour renforcer la gestion des ressources naturelles dans le cadre de sa politique économique.

    Un partenariat équilibré au cœur du bassin MSGBC

    Négocié pendant plusieurs années entre les gouvernements de Dakar et de Nouakchott, le projet GTA s’étend sur un gisement partagé à parts égales entre les deux pays. Cette répartition, peu courante en Afrique de l’Ouest, structure une collaboration inédite. Kosmos Energy, aux côtés de bp, assure le développement opérationnel, tandis que les entités nationales Petrosen et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) représentent les intérêts des États respectifs.

    La première phase repose sur une unité flottante de liquéfaction (FLNG) conçue pour traiter le gaz avant son exportation vers les marchés mondiaux. Avec une capacité initiale estimée à 2,3 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, la production progresse désormais vers son rythme optimal. Après une mise en service technique effective en 2024 et l’envoi des premières cargaisons, les opérations s’accélèrent conformément aux prévisions.

    Sénégal : entre exigences politiques et stabilité des investissements

    Depuis l’élection du duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko en mars 2024, le projet GTA est scruté de près par les autorités sénégalaises. Le Premier ministre a clairement affiché sa volonté de réexaminer les accords antérieurs, jugés désavantageux pour l’État. Cette position a temporairement semé le doute parmi les investisseurs internationaux, dont Kosmos Energy et bp.

    La communication récente de Kosmos vise justement à dissiper ces interrogations. L’entreprise met en avant la solidité de sa collaboration avec les deux gouvernements et la poursuite des échanges techniques pour les phases suivantes. Cependant, des ajustements ont été opérés sur certains objectifs initiaux, après que des analystes financiers ont souligné un écart entre les prévisions initiales et les volumes réellement générés lors des premiers mois d’exploitation.

    À terme, ce projet représente une manne financière majeure pour les deux pays. Pour le Sénégal, les revenus potentiels, estimés à plusieurs centaines de milliards de francs CFA par an une fois la pleine capacité atteinte, doivent alimenter le Fonds intergénérationnel et le budget de l’État. Ces ressources sont au cœur du dispositif national de gestion des ressources naturelles.

    GTA phase 2 : enjeux économiques et souveraineté énergétique

    L’attention se porte désormais sur la deuxième phase du projet, dont l’objectif est d’atteindre environ 3 millions de tonnes annuelles. Toutefois, son lancement reste conditionné par des discussions en cours entre les partenaires industriels et les autorités. Kosmos Energy a indiqué que les études se poursuivent, sans fixation de calendrier précis pour l’instant. Les fluctuations des prix du GNL sur les marchés internationaux et la stratégie de réduction de la dette de l’opérateur influencent également cette réflexion.

    La question du contenu local occupe une place centrale pour Dakar et Nouakchott. Le gouvernement sénégalais a clairement exprimé son souhait d’intégrer davantage d’acteurs nationaux dans la chaîne de valeur, de la sous-traitance industrielle aux services logistiques. Par ailleurs, Ousmane Sonko a évoqué l’éventualité de réserver une partie de la production gazière pour le marché intérieur, notamment pour alimenter les centrales thermiques et réduire la dépendance énergétique du pays.

    Pour autant, les marges de manœuvre des deux gouvernements restent limitées par les contrats en vigueur et l’impératif de maintenir l’attractivité du bassin MSGBC. Plusieurs blocs adjacents font encore l’objet d’explorations, et la stratégie adoptée envers Kosmos Energy et bp servira de référence pour les futurs investisseurs. Ainsi, la crédibilité des ambitions gazières du Sénégal se joue autant dans les installations techniques de la FLNG que dans les décisions politiques prises à Dakar.

  • Forescue et le fer gabonais : vers un nouvel accord à Libreville ?

    Forescue et le fer gabonais : vers un nouvel accord à Libreville ?

    Le gisement de fer de Belinga, situé dans la province gabonaise de l’Ogooué-Ivindo.

    Le projet minier de Belinga, en Gabon, suscite une nouvelle dynamique entre Libreville et l’entreprise australienne Fortescue Metals Group. Après des années de tractations et de reports, les deux parties pourraient bientôt finaliser un accord stratégique pour l’exploitation de ce gisement de fer parmi les plus prometteurs d’Afrique centrale.

    Un gisement historique au cœur des négociations

    Découvert dans les années 1970, le gisement de Belinga, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, représente une réserve colossale de minerais de fer. Pourtant, son exploitation a longtemps été freinée par des défis logistiques, environnementaux et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’intérêt renouvelé de Fortescue, ce projet emblématique du Gabon pourrait enfin voir le jour.

    L’entreprise australienne, spécialisée dans l’extraction et la transformation du minerai de fer, a proposé un partenariat ambitieux à Libreville. L’objectif ? Développer une infrastructure minière moderne tout en garantissant des retombées économiques significatives pour le pays hôte.

    Quels enjeux pour le Gabon ?

    Pour le Gabon, l’exploitation de Belinga représente une opportunité majeure de diversifier son économie, aujourd’hui encore largement dépendante du secteur pétrolier. Voici les principaux bénéfices attendus :

    • Création d’emplois locaux : des centaines de postes directs et indirects pourraient être générés, notamment dans les régions rurales.
    • Investissements étrangers : Fortescue s’engage à injecter des milliards de dollars dans le projet, renforçant ainsi l’attractivité économique du pays.
    • Développement des infrastructures : routes, chemins de fer et ports pourraient être modernisés pour faciliter l’exportation du minerai.
    • Revenus fiscaux accrus : les retombées financières pour l’État gabonais pourraient atteindre plusieurs centaines de millions de dollars par an.

    Cependant, des questions persistent quant à la gestion durable des ressources et à l’impact environnemental. Les autorités gabonaises ont déjà souligné l’importance de concilier exploitation minière et préservation des écosystèmes locaux.

    Les défis à relever

    Malgré l’enthousiasme autour de ce projet, plusieurs obstacles restent à surmonter avant sa concrétisation :

    • Négociations contractuelles : les deux parties doivent encore finaliser les termes de l’accord, notamment sur les royalties et les conditions d’investissement.
    • Stabilité politique et juridique : le Gabon doit rassurer Fortescue sur la pérennité des réglementations minières et la sécurité des investissements.
    • Acceptabilité sociale : les communautés locales, notamment celles vivant à proximité du site, doivent être associées aux bénéfices du projet pour éviter tout conflit.
    • Logistique et accès : l’acheminement du minerai vers les ports d’exportation nécessite des investissements lourds en infrastructures.

    Un tournant pour l’industrie minière gabonaise ?

    Si l’accord entre Libreville et Fortescue se concrétise, Belinga pourrait devenir un modèle de collaboration gagnant-gagnant entre une multinationale et un État africain. Le projet pourrait également inspirer d’autres pays de la sous-région à développer leurs ressources minières de manière responsable.

    Reste à savoir si les deux parties parviendront à un consensus dans les prochains mois. Une chose est sûre : l’avenir du fer gabonais se joue actuellement à la table des négociations.

  • Le Japon injecte 646 millions de dollars dans l’économie du Cameroun en 20 ans

    Le Japon injecte 646 millions de dollars dans l’économie du Cameroun en 20 ans

    Depuis son implantation au Cameroun en 2006, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a mobilisé plus de 646 millions de dollars pour soutenir le développement économique du pays. Ce chiffre a été révélé lors d’une réunion à Yaoundé entre Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et Ando Naoki, vice-président de la JICA. Cet événement marquait les vingt ans de présence de la JICA et du Programme des volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV) au Cameroun.

    Les 646 millions de dollars alloués ne se limitent pas à des prêts classiques. L’aide publique japonaise repose sur une combinaison d’outils : dons, prêts concessionnels et coopération technique. Les dons financent des infrastructures sociales essentielles comme des écoles, des centres de santé et des équipements collectifs. Les prêts, quant à eux, offrent des conditions avantageuses avec des taux réduits, des échéances prolongées et des délais de grâce. Ces fonds ciblent principalement les secteurs des transports et de l’énergie, tandis que la coopération technique englobe l’envoi d’experts, des formations, des études et le transfert de technologies.

    Les réalisations concrètes issues de cette collaboration sont nombreuses. Les dons ont permis la construction de plus de 120 établissements scolaires et 1 500 salles de classe. Les prêts concessionnels ont financé des projets majeurs, dont la route Mintom-Lele, cofinancée avec la Banque africaine de développement (BAD), un axe stratégique reliant Yaoundé à Brazzaville. Par ailleurs, la coopération technique a permis la formation de près de 36 000 riziculteurs pour renforcer la sécurité alimentaire, l’accompagnement de 1 500 entreprises via la méthode Kaizen, et le renforcement des compétences de milliers de Camerounais dans divers domaines.

    Un partenariat en constante évolution

    Les discussions ont aussi porté sur les perspectives d’avenir, avec un accent sur des secteurs clés comme l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, le développement des ressources humaines et la compétitivité des entreprises. Ces priorités s’alignent sur les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

    Cette dynamique se traduit par de nouveaux programmes, comme celui lancé fin mai 2026 pour restaurer les paysages de savane et de forêt grâce à l’agroforesterie. Cette initiative montre l’élargissement de la coopération japonaise aux enjeux climatiques et à la gestion durable des ressources naturelles, tout en maintenant son soutien aux infrastructures et au renforcement des capacités, piliers de son intervention depuis vingt ans.

  • La cppf devient un acteur clé du financement gabonais

    La cppf devient un acteur clé du financement gabonais

    Le conseil d’administration de la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’État (CPPF), dirigé par Jean Blaise Nguema Mba, a tenu sa première session ordinaire de l’année 2026 le 31 juillet à Libreville. Parmi les points clés de cette réunion figuraient l’examen des comptes des exercices 2024 et 2025 ainsi que la validation des mesures destinées à concrétiser les orientations stratégiques annoncées par Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Lors de son intervention devant le Parlement en congrès le 15 juin 2026, le chef de l’État a en effet acté la transformation de la CPPF en un investisseur institutionnel. Cette réforme vise à garantir la pérennité du système de retraite des agents publics tout en dynamisant le financement de l’économie gabonaise. Une mutation qui positionne désormais la Caisse au-delà de sa mission classique, en lui conférant une capacité d’investissement accrue sur les marchés financiers.

    Une nouvelle mission pour la CPPF alignée sur les standards africains

    La CPPF s’inspire désormais des modèles éprouvés dans l’espace francophone africain, où des institutions comme l’IPS-CGRAE en Côte-d’Ivoire ou la CNPS au Cameroun ont su allier rentabilité des placements, sécurité des réserves et durabilité des régimes de retraite. Cette transition reflète la volonté des autorités gabonaises de moderniser les mécanismes de protection sociale en place, tout en renforçant leur contribution au développement économique national.

    Des avancées concrètes validées lors de la réunion

    Les administrateurs ont entériné plusieurs décisions majeures. Carl Ngueba Boutoundou, directeur général de la CPPF, a présenté les dossiers clés, dont une nouvelle organisation interne adaptée aux nouvelles missions de l’établissement. Les états financiers des exercices 2024 et 2025 ont été approuvés, marquant la finalisation d’un vaste chantier de clarification comptable entamé en 2024. Ce processus a permis de solder les situations financières des années 2016 à 2023, éliminant ainsi les retards accumulés dans la publication des rapports annuels, conformément aux normes de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES).

    Le calendrier des activités pour le second semestre 2026 a également été adopté. À l’issue de la session, Jean Blaise Nguema Mba a salué l’engagement des membres et la qualité des débats. « Notre objectif est de déployer ce modèle innovant au Gabon, tout en consolidant la Caisse et en sécurisant les droits des retraités du secteur public », a-t-il souligné.

    Un équilibre à trouver entre investissement et protection sociale

    Les administrateurs ont désormais pour mission de concilier le nouveau rôle d’investisseur institutionnel de la CPPF avec sa vocation historique de garantie sociale. Cette réforme ambitionne de renforcer la viabilité financière du système de retraite, tout en mobilisant une partie de l’épargne institutionnelle au service de projets structurants pour l’économie gabonaise.

    En s’engageant dans cette voie, la CPPF entre dans une phase décisive de son histoire. Son ambition ? Devenir un pilier du financement national, tout en assurant la stabilité et la durabilité des régimes qu’elle gère.