Catégorie : Économie

  • Côte d’Ivoire : SOLIBRA lance le projet ECO BOX pour lutter contre les déchets plastiques et promouvoir l’économie circulaire

    Côte d’Ivoire : SOLIBRA lance le projet ECO BOX pour lutter contre les déchets plastiques et promouvoir l’économie circulaire

    SOLIBRA a officiellement lancé le projet ECO BOX, une initiative destinée à renforcer la lutte contre la pollution plastique et à promouvoir une économie circulaire durable dans la commune de Treichville à l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique, célébrée le 3 juillet 2026.


    Selon une note transmise à Abidjan.net, ce jeudi, le choix de la commune de Treichville découle du fait que celle-ci produit quotidiennement d’importantes quantités de déchets plastiques qui obstruent les caniveaux et fragilisent les infrastructures d’assainissement. Face à cette situation, ECO BOX ambitionne de transformer ces déchets en ressources valorisables grâce à un système structuré de collecte et de recyclage.


    Le projet repose sur une collaboration entre SOLIBRA, la Fondation J’Adore de Treichville et l’entreprise BIRWAST, spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques. Cette synergie vise à améliorer la gestion des déchets, préserver l’environnement urbain et créer de nouvelles opportunités économiques au niveau local.


    Pour permettre le démarrage des activités, plusieurs équipements ont été remis aux équipes opérationnelles, notamment six brouettes, un tricycle de collecte, 80 sacs-poubelles, douze râteaux, ainsi que des gants, des pelles et des balais traditionnels, révèle ladite note. 


    À travers ECO BOX, les partenaires entendent atteindre plusieurs objectifs, dont l’élimination progressive des déchets plastiques dans les canalisations afin de réduire les risques d’inondation, la création d’emplois pour les jeunes de la commune en tant qu’agents de collecte et chauffeurs, ainsi que la valorisation des plastiques collectés grâce au recyclage.


    Le projet mise également sur la sensibilisation des populations. Les agents de collecte auront pour mission d’encourager les riverains à adopter les bons gestes en matière de tri des déchets et de promouvoir une culture de la salubrité au sein de la commune.


    La cérémonie de lancement a été marquée par la coupure du ruban officialisant le démarrage du projet ECO BOX, suivie de la remise des clés du premier tricycle de collecte à l’un des agents qui sera chargé de sillonner les rues de Treichville pour collecter les déchets plastiques.


    R-SEKONGO

  • Gabon : Netflix, Google, Meta, Amazon… le gouvernement veut désormais taxer les géants du numérique

    Gabon : Netflix, Google, Meta, Amazon… le gouvernement veut désormais taxer les géants du numérique

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    Dans le cadre de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, le Gabon franchit une étape majeure dans la modernisation de son système fiscal. Le texte adopté par le Sénat prévoit désormais d’assujettir à la TVA et à la Contribution spéciale de solidarité (CSS) les fournisseurs étrangers de services numériques opérant sur le marché gabonais, même en l’absence d’établissement physique dans le pays. Une réforme qui vise aussi bien les plateformes de streaming que les réseaux sociaux, les services cloud ou encore les géants du commerce électronique.  

    Longtemps considérés comme difficilement imposables en raison de leur présence exclusivement numérique, les grandes plateformes internationales pourraient désormais être soumises aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales. À travers cette réforme, les autorités gabonaises entendent adapter le droit fiscal aux mutations de l’économie numérique tout en sécurisant de nouvelles recettes budgétaires.

    Une fiscalité adaptée à l’économie numérique

    La principale innovation introduite par la LFR 2026 réside dans la création d’un régime simplifié d’immatriculation, de déclaration et de paiement de la TVA destiné aux fournisseurs et opérateurs de plateformes numériques non-résidents. Ceux-ci pourront désormais s’immatriculer directement auprès de l’administration fiscale gabonaise afin de reverser la TVA sur les services consommés au Gabon, sans avoir à créer une filiale ou désigner un représentant fiscal sur le territoire national.  

    Le texte définit largement les services concernés. Il s’agit notamment des prestations de publicité numérique, des services de diffusion audiovisuelle, du téléchargement de films, de musique ou de jeux vidéo, de l’hébergement de sites internet, des logiciels, du stockage de données dans le cloud, de la vente de bases de données, des formations en ligne ainsi que des abonnements aux plateformes de streaming. Les prestations des cabinets de conseil, des experts-comptables, des ingénieurs ou encore les cessions de licences et de droits de propriété intellectuelle sont également visées lorsqu’elles sont fournies à distance.  

    Netflix, Google, Meta et Amazon dans le viseur

    Sans jamais citer explicitement les entreprises concernées, les nouvelles dispositions ciblent de fait les principaux acteurs mondiaux du numérique dont les services sont largement utilisés au Gabon. Les abonnements à Netflix ou Spotify, les campagnes publicitaires achetées sur Google Ads ou Facebook Ads, les services cloud proposés par Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure ou Google Cloud, les achats d’applications, les formations en ligne ou encore les solutions de stockage de données figurent parmi les activités susceptibles d’entrer dans le champ d’application de cette nouvelle fiscalité.

    L’objectif affiché est de mettre fin à une situation où des opérateurs étrangers réalisaient un chiffre d’affaires sur le marché gabonais sans être soumis aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales exerçant des activités comparables.  

    Une TVA calculée selon la consommation au Gabon

    Afin de déterminer si un service est effectivement consommé sur le territoire gabonais, la loi retient plusieurs critères. L’administration fiscale pourra notamment s’appuyer sur l’adresse de facturation du client, son numéro d’identification fiscale, ses coordonnées bancaires, les données de géolocalisation, l’adresse IP utilisée lors de la transaction ou encore les informations relatives à la carte SIM et aux réseaux de télécommunications.  

    Cette approche reprend les standards déjà appliqués dans plusieurs juridictions afin d’éviter que les prestations numériques échappent à toute imposition du seul fait de leur caractère dématérialisé.

    Au-delà de la TVA, une contribution de solidarité

    La réforme ne s’arrête pas à la TVA. Les fournisseurs étrangers de services numériques seront également assujettis à la Contribution spéciale de solidarité (CSS) selon des modalités simplifiées similaires à celles prévues pour la TVA. Cette double obligation traduit la volonté du gouvernement d’intégrer pleinement l’économie numérique dans l’assiette fiscale nationale.  

    Les opérateurs concernés devront ainsi déposer périodiquement leurs déclarations et s’acquitter des montants dus auprès de l’administration fiscale gabonaise, selon un calendrier défini par les nouvelles dispositions légales.

    Une réforme dans la tendance internationale

    Avec cette évolution, le Gabon rejoint un mouvement observé depuis plusieurs années dans de nombreuses économies, en Afrique comme ailleurs, visant à adapter les systèmes fiscaux à l’essor des services numériques transfrontaliers. Face à une consommation croissante de contenus en ligne, de solutions cloud, de publicité digitale et de plateformes internationales, les États cherchent progressivement à faire contribuer ces nouveaux acteurs aux finances publiques, au même titre que les entreprises installées localement.

    Pour le Gabon, cette réforme constitue une étape importante de la modernisation de son administration fiscale et de l’élargissement de son assiette de recettes, dans un contexte où l’économie numérique occupe une place de plus en plus importante dans les habitudes de consommation des ménages et dans les activités des entreprises.

  • Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

    Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

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    À l’horizon 2030, le Gabon entend opérer une transformation radicale de son paysage énergétique. En publiant son Pacte national de l’énergie en juin 2026, Libreville formalise son engagement dans la dynamique panafricaine « Mission 300 ». L’ambition affichée est claire : faire de l’électricité le moteur principal de la souveraineté nationale et du développement industriel. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de porter la capacité globale installée du pays à 1 100 MW d’ici la fin de la décennie, s’appuyant sur un mix résolument tourné vers l’avenir.

    Pour rompre définitivement avec la dépendance coûteuse au diesel et au fioul lourd, les autorités misent sur un modèle hybride combinant gaz naturel et hydroélectricité. Le potentiel est immense, le pays disposant de ressources hydrauliques estimées entre 5 000 et 6 000 MW encore largement sous-exploitées. 

    Parallèlement au verdissement de sa production, le Gabon place l’équité sociale au cœur de sa feuille de route. Le plan ambitionne d’atteindre un taux d’accès à l’électricité supérieur à 95 % en connectant quelque 87 500 nouveaux ménages, améliorant ainsi directement le quotidien de près de 347 000 concitoyens.

    Le défi du financement et de la modernisation

    Cette transition d’envergure nationale exige des moyens financiers à la hauteur de ses ambitions. Pour la période 2026-2030, l’enveloppe globale des investissements nécessaires est évaluée à 4,2 milliards de dollars américains. Face à l’ampleur de ce montant, l’État gabonais compte fortement mobiliser les capitaux privés à travers des partenariats stratégiques. Ces projections financières devront toutefois être affinées et validées lors de la publication prochaine du Plan directeur de production, transport et distribution.

    Au-delà de la recherche de financements, le véritable test de cette politique résidera dans la modernisation des infrastructures existantes. Bien que la capacité installée hors autoproduction affichait déjà 886 MW en 2024, l’efficacité du réseau national demeure perfectible. Les opérateurs du secteur font face à des pertes techniques chroniques, des tensions financières persistantes et des défis majeurs liés à la qualité du service. Le succès de la « Mission 300 » version gabonaise dépendra donc de la capacité du pays à concrétiser ses grands projets structurants tout en remédiant aux fragilités de son réseau de distribution.

  • Gabon : Vers la mise sous péage sur l’axe Libreville

    Gabon : Vers la mise sous péage sur l’axe Libreville

    Le collectif budgétaire 2026 acte la mise sous péage du tronçon Libreville-Kango de la Transgabonaise, entre les PK12 et PK95 en périphérie de la capitale gabonaise, dans le cadre du contrat de partenariat public-privé conclu avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG). L’article 35 nouveau autorise la SAG à percevoir directement, dès le 1er janvier 2028 et sous réserve de l’achèvement du tronçon concédé, une redevance d’usage auprès des usagers de la route.

    Cette redevance constitue la contrepartie de l’exploitation, de l’entretien, de la maintenance et de la disponibilité de l’infrastructure concédée. Le texte précise explicitement qu’elle ne constitue pas une recette budgétaire de l’Etat, sauf stipulation expresse prévoyant un reversement à son profit, et qu’elle demeure distincte des taxes, redevances, contributions ou prélèvements de nature fiscale ou parafiscale institués au profit de l’Etat, du Fonds autonome national d’entretien routier (FANER) ou de tout autre organisme public.

    Les postes de péage-pesage seront déterminés conjointement par l’Etat et la SAG, avec des tarifs fixés par voie réglementaire selon la catégorie de véhicule, la section, la distance ou le tonnage, conformément aux stipulations du contrat de partenariat. Ces tarifs devront être publiés au Journal Officiel et portés à la connaissance des usagers avant leur entrée en vigueur. Sont exonérés du paiement les véhicules des services d’urgence et de sécurité en mission, ainsi que les véhicules affectés à des missions humanitaires d’intérêt public dûment autorisées.

    Le montage financier prévoit par ailleurs la constitution d’une contre-garantie pouvant atteindre 26 milliards FCFA, destinée à sécuriser l’émission d’une garantie bancaire au profit de la SAG, adossée au solde du compte séquestre ouvert à la Caisse des Dépôts et Consignations. Les importations, acquisitions locales, travaux, fournitures, équipements, matériels, prestations et services directement nécessaires à l’exécution du contrat de partenariat bénéficient en outre d’une dispense ou exonération de TVA et de droits de douane, dont la liste est préalablement fixée par le Ministre de l’Economie et des Finances.

    Ce dispositif offre par ailleurs une lecture précise du modèle retenu par le Gabon : perception directe de la redevance par le concessionnaire, encadrement strict par l’Etat de ses prérogatives de contrôle, d’audit et de suivi budgétaire, et sécurisation du financement par un compte séquestre dédié. Le texte précise que cette perception directe ne prive pas l’État de ses prérogatives de fixation ou d’approbation tarifaire, ni de son droit de contrôle permanent sur la durée de la concession.

    Idrissa Diakité

    La Rédaction

  • Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

    Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

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    Tourisme au Cameroun : décennie de déclin et pertes abyssales

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    Entre 2014 et 2026, le secteur touristique camerounais a subi une hémorragie financière et structurelle sans précédent. Si le gouvernement s’abrite derrière l’insécurité pour justifier ce marasme, les experts dénoncent une gestion défaillante qui a condamné douze années de potentiel à l’oubli, transformant une destination phare en une terre en friche, alors même que les chiffres officiels révèlent une stagnation chronique.

    En 2014, les services compétents du ministère du Tourisme et des Loisirs faisait allusion à 100 millions de FCFA de pertes pour le tourisme au Cameroun pour cause d’insécurité. Cependant, tout porte à croire à un gestion autre. Car, bien avant le conflit Boko Haram dans le Septentrion, rien n’etait réellement mis sur pied pour gérer et vulgariser le tourisme. Les choses se faisait naturellement sans une véritable pris en charge du secteur.

    En fait, depuis 2014, le paysage touristique camerounais est marqué par une spirale baissière. Si les autorités pointent régulièrement du doigt la menace Boko Haram dans l’Extrême-Nord et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour justifier cette léthargie, les économistes qualifient cette lecture de fallacieuse. Cette stigmatisation sécuritaire agit comme un écran de fumée : elle occulte le fait que la majorité du territoire national est épargnée par ces conflits. Pour les sociologues, cette inaction est le fruit d’une négligence systémique où l’alibi sécuritaire dispense l’État de repenser son attractivité nationale. Pourquoi, alors, le littoral, l’Ouest montagneux ou les forêts du Sud restent-ils des zones sous-exploitées, alors que seulement 20 % des 930 sites touristiques reconnus sont réellement exploités ?

    Douze ans de devises envolées

    Les données de l’Institut National de la Statistique (INS) et des observateurs internationaux confirment un bilan en demi-teinte qui met en lumière la faiblesse du secteur. Malgré l’annonce d’une contribution de 4 % au PIB, la réalité est plus contrastée : le Cameroun peine à capter les flux mondiaux. Entre 2014 et 2023, les recettes par touriste ont été soumises à une inflation galopante et à des chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19 qui a fait chuter les revenus de 34 % en 2020. Les économistes soulignent que le manque à gagner n’est pas seulement lié aux crises locales, mais à une érosion fiscale massive et à une sous-utilisation des infrastructures, faute de promotion ciblée.

    Un patrimoine à l’abandon

    La période 2014-2026 a accentué le délabrement des sites naturels et le découragement des acteurs privés. Le secteur touristique, qui génère pourtant environ 60 000 emplois, souffre d’une absence de professionnalisme et d’un manque de coordination entre les acteurs. Les guides locaux sont désœuvrés et les artisans délaissés, faute de stratégies d’écotourisme concrètes. Cette négligence, en ne valorisant pas le patrimoine, a engendré une perte d’identité culturelle autant qu’économique. Le matériel tombe en ruine par manque de maintenance, et l’humain, moteur essentiel de l’accueil, s’essouffle dans un secteur perçu comme sans avenir.

    L’urgence d’une rupture avec l’inertie bureaucratique

    Quelle est la réelle prérogative du ministère de tutelle après 12 ans de piétinement ? La question de sa pertinence se pose avec acuité. Un ministère doit être le premier architecte de l’image de marque du pays, un chef d’orchestre capable de mobiliser les Travaux Publics, la Culture et les Transports pour sublimer chaque région. Or, le tourisme est géré comme une administration immobile plutôt que comme une industrie dynamique. Pour sortir de cette léthargie, il ne suffit pas d’allouer des budgets ; il faut une volonté politique de décloisonner le secteur et de cesser d’utiliser les zones de crise comme boucliers de l’inaction. Le Cameroun ne manque pas de sites, il manque d’une vision capable d’inscrire le pays sur la carte mondiale du tourisme.

    Au regard de ces douze années de sous-performance, pensez-vous que le modèle actuel de gestion administrative du tourisme est encore capable de se réinventer, ou une restructuration totale impliquant le secteur privé est-elle désormais incontournable ?

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  • Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    En marge des activités de présentation du Programme national de développement (PND) 2026-2030, la (BNI) a réaffirmé son rôle central dans le financement de l’économie ivoirienne, à travers une présence remarquée sur le stand dédié à cet ambitieux programme étatique, ce mercredi 8 juillet 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.


    Intervenant lors d’une interview accordée à Abidjan.net, M. Ouattara, responsable au sein de l’institution bancaire, a rappelé le positionnement stratégique de la BNI dans l’écosystème financier national. « La BNI se veut un acteur majeur de l’économie ivoirienne. Au-delà de sa vocation première de financement, elle se positionne aujourd’hui comme un partenaire clé des entreprises et des porteurs de projets », a-t-il indiqué.


    S’appuyant sur son statut de banque à participation majoritairement publique, la BNI s’inscrit naturellement dans la dynamique impulsée par l’État ivoirien à travers le . Une cohérence institutionnelle assumée, selon M. Ouattara : « L’actionnaire majoritaire de la BNI étant l’État de Côte d’Ivoire, il est tout à fait normal que nous accompagnions un programme structurant porté par les autorités. »


    Avec une enveloppe globale estimée à plus de 114 000 milliards de FCFA, le PND 2026-2030 ouvre des perspectives considérables pour les entreprises locales et 4. Pour la BNI, cette dynamique représente également une opportunité de renforcer son portefeuille d’interventions, notamment dans des secteurs clés tels que les mines, l’agro-industrie ou encore les projets à fort impact social et environnemental.


    Sur le terrain, l’engouement autour du stand de la BNI témoigne de l’intérêt suscité par ces perspectives. Mme Coulibaly Audrey, chef de service clientèle des particuliers à l’agence principale Joseph Anoma, souligne la diversité des profils rencontrés. « Nous recevons majoritairement des étudiants venus s’informer sur le fonctionnement du système bancaire, mais également des acteurs du secteur privé en quête de solutions de financement », a-t-elle confié.


    Selon elle, les préoccupations diffèrent selon les cibles. Les étudiants cherchent avant tout à comprendre les bases de la bancarisation et les opportunités de carrière, tandis que les entrepreneurs s’intéressent davantage aux mécanismes d’accompagnement financier. « La question centrale reste : comment la banque peut-elle soutenir concrètement la réalisation de leurs projets, notamment dans le cadre des marchés publics liés au PND ? », précise-t-elle.


    Dans un contexte marqué par la présence de nombreuses entreprises publiques et parapubliques venues exposer les opportunités d’investissement, la BNI entend jouer pleinement son rôle de facilitateur. L’objectif est d’offrir aux opérateurs économiques les outils nécessaires pour accéder aux financements et participer activement à la transformation structurelle de la .



    JB

  • Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    La Banque mondiale et le Gouvernement de Côte d’Ivoire ont signé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Abidjan-Cocody, cinq accords de financement d’un montant global de 875 millions de dollars, soit environ 525 milliards de francs CFA. Cette cérémonie a également été marquée par la signature d’un protocole d’intention tripartite avec le groupe italien Eni, destiné à accompagner l’élaboration du Plan directeur gazier (Gas Master Plan) du pays.


    Ces nouveaux financements s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique entre le Groupe de la Banque mondiale et la Côte d’Ivoire. Ils visent à soutenir les réformes structurelles engagées par le gouvernement, à stimuler l’investissement privé, à renforcer la gouvernance des finances publiques et à accélérer les investissements en faveur du développement local et du capital humain.


    Les projets financés accordent une place importante à l’amélioration de l’employabilité des jeunes, au renforcement de leurs compétences, ainsi qu’au développement des infrastructures énergétiques afin de favoriser l’intégration régionale des marchés de l’électricité grâce au gaz naturel, en cohérence avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.


    Prenant la parole lors de la cérémonie, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a salué le leadership des autorités ivoiriennes dans la concrétisation de ce financement stratégique. Elle a rappelé que l’institution a fait évoluer son approche dans le secteur de l’énergie afin d’accompagner les solutions les plus adaptées aux réalités de chaque pays, y compris le gaz lorsqu’il constitue une ressource indispensable à l’accès universel à l’électricité.


    Elle a notamment rendu hommage au ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qu’elle a présenté comme le « champion de ce programme ». Selon elle, ce dernier a convaincu le président de la Banque mondiale de prendre en compte le gaz dans l’initiative Mission 300, conduite conjointement avec la Banque africaine de développement.


    « Si la Banque ne considère pas l’investissement dans le secteur du gaz, qui est la ressource utilisée par la plupart des pays, nous ne pourrons pas atteindre l’objectif de fournir l’accès à l’électricité à 300 millions d’Africains », a-t-elle rapporté, évoquant les échanges ayant conduit à cette évolution stratégique.


    Marie-Chantal Uwanyiligira a également souligné la rapidité exceptionnelle avec laquelle le projet a été élaboré, le qualifiant de l’un des plus rapides jamais réalisés par la Banque mondiale. « Nous avons préparé ce projet en quatre mois. Les équipes du gouvernement et celles de la Banque mondiale n’ont pas dormi », a-t-elle déclaré, saluant l’engagement des experts mobilisés de part et d’autre.


    Elle a enfin mis en avant l’implication personnelle du ministre tout au long du processus, rappelant qu’il avait effectué un déplacement exclusivement consacré à ce dossier, preuve, selon elle, de l’importance stratégique de ce projet pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire.


    Au-delà des accords de financement, la signature du protocole d’intention entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Banque mondiale et Eni Côte d’Ivoire Limited constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique nationale.


    Ce partenariat porte exclusivement sur la réalisation d’études analytiques conjointes destinées à préparer le développement du secteur gazier ivoirien. Dans le respect de son mandat, la Banque mondiale apportera son expertise technique pour évaluer les besoins en infrastructures de transport, de traitement, de stockage et de distribution du gaz naturel, notamment dans les segments midstream et downstream, sans intervenir dans les activités d’exploration et de production.


    Les trois partenaires réaliseront également les études nécessaires à la construction des futures infrastructures de transport, de traitement et de distribution du gaz naturel, ainsi qu’à la définition d’un cadre réglementaire et institutionnel capable d’attirer les investissements privés indispensables au développement du secteur gazier. L’objectif est de valoriser durablement les ressources gazières nationales afin de renforcer la production d’électricité, de soutenir l’industrialisation du pays et de consolider la position de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional.


    Le protocole d’intention repose sur une complémentarité des rôles entre les trois partenaires. Le Gouvernement de Côte d’Ivoire assurera le pilotage stratégique du processus. La Banque mondiale apportera son appui technique et financier, notamment à travers le projet PRIME-GAS, tandis qu’Eni mettra à contribution son expertise reconnue dans le développement de grands projets gaziers intégrés.


    Cyprien K.

  • Le cacao camerounais clôture la campagne 2025-2026 sur un pic, atteignant 2 600 FCFA

    Le cacao camerounais clôture la campagne 2025-2026 sur un pic, atteignant 2 600 FCFA

    La filière cacaoyère du Cameroun a enregistré une performance notable. Au 7 juillet 2026, le kilogramme de fèves de cacao se négociait entre 2 500 et 2 600 FCFA au sein des principales zones de production, marquant ainsi le point culminant de la campagne 2025-2026. Ces chiffres, recueillis par le Système d’information des filières (SIF) de l’Office national du cacao et du café (ONCC), confirment un prix record pour les producteurs, à seulement huit jours de la clôture officielle de la saison, prévue pour le 15 juillet.

    Une reprise tardive après une saison en demi-teinte

    Malgré cette embellie de fin de période, la majeure partie de la campagne a été marquée par une stagnation des prix, laissant les producteurs de cacao camerounais dans l’expectative. Il a fallu attendre le 22 juin 2026 pour que le prix franchisse la barre des 2 000 FCFA le kilogramme, une première depuis le lancement de la campagne à Mbankomo le 7 août 2025. Pendant plus de dix mois, les agriculteurs ont dû vendre leurs fèves à des niveaux bien inférieurs aux prévisions initiales.

    Cette remontée des cours, bien que bienvenue, ne parvient pas à compenser le sentiment d’une opportunité manquée pour les régions productrices du Centre, du Sud-Ouest et du Littoral. Le prix de 2 600 FCFA, atteint en fin de saison, reste en deçà des sommets observés les années précédentes. Lors de la campagne 2024-2025, le kilogramme de fèves avait atteint 5 400 FCFA dans certaines zones. Encore plus impressionnant, la saison 2023-2024 avait vu les cotations frôler les 6 000 FCFA, un niveau historique qui avait profondément transformé l’économie des villages cacaoyers.

    Le marché mondial du cacao : un retour à l’excédent

    Les prévisions officielles pour l’ouverture de la campagne, qui tablaient sur une fourchette de 3 200 à 5 400 FCFA le kilogramme, n’ont pas été atteintes. Cette anticipation était basée sur la tenue exceptionnelle des cours mondiaux observée au cours des deux exercices précédents. Cependant, la conjoncture internationale a évolué. Après plusieurs saisons caractérisées par un déficit d’offre significatif, notamment en raison des conditions climatiques défavorables en Côte d’Ivoire et au Ghana, le marché mondial a basculé vers un excédent.

    Les dernières analyses indiquent un retour à une production mondiale excédentaire, ce qui exerce naturellement une pression à la baisse sur les prix. À cette augmentation de l’offre s’est ajoutée une diminution de la demande industrielle sur plusieurs marchés de consommation majeurs. Les fabricants ont réduit leurs achats face à l’augmentation des prix des produits finis en rayon. Cette double dynamique a annulé l’effet de rareté qui soutenait les cours à New York et à Londres depuis 2023, impactant directement les prix bord champ payés aux producteurs africains.

    Un message contrasté pour la filière cacaoyère camerounaise

    Pour l’ONCC et l’ensemble des acteurs de la filière cacao au Cameroun, le pic de prix enregistré en fin de campagne n’a qu’un impact limité sur les volumes. La majorité de la production camerounaise, estimée à environ 300 000 tonnes annuelles, est commercialisée entre septembre et mai. Les producteurs qui disposent encore de stocks à vendre en juillet sont minoritaires, ce qui atténue l’effet macroéconomique de ce rebond sur les revenus des agriculteurs.

    Néanmoins, ce signal de marché n’est pas anodin à quelques semaines de l’ouverture de la campagne 2026-2027. Un maintien des cours au-delà de 2 500 FCFA pourrait établir un seuil psychologique important, permettant de réajuster les attentes. Les autorités devront cependant concilier une communication optimiste avec une gestion budgétaire prudente. Le cacao demeure en effet l’une des principales sources de devises non pétrolières pour l’économie camerounaise. L’évolution des activités des broyeurs européens et l’ampleur de la récolte principale en Afrique de l’Ouest seront des facteurs déterminants pour l’avenir de la filière.

    Le prix de 2 600 FCFA représente donc le nouveau record pour la campagne cacaoyère 2025-2026, dont la clôture officielle est fixée au 15 juillet 2026.

  • Gabon : l’importation et la vente des véhicules électriques exonérées de TVA

    Gabon : l’importation et la vente des véhicules électriques exonérées de TVA

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    Le Gabon renforce son arsenal d’incitations fiscales en faveur de la mobilité durable. La loi de finances rectificative (LFR) 2026 prévoit désormais une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable à l’importation et à la commercialisation des véhicules électriques. Cette mesure figure parmi les nouvelles dispositions du Code général des impôts, qui élargissent la liste des opérations bénéficiant d’une exonération de TVA. En réduisant le coût fiscal lié à l’acquisition de ces véhicules, les pouvoirs publics entendent stimuler leur introduction sur le marché national et encourager les opérateurs économiques à investir dans cette filière encore peu développée.  

    L’article 210 nouveau du Code général des impôts, modifié par la LFR 2026, intègre explicitement « l’importation et la commercialisation des véhicules électriques » parmi les opérations exonérées de TVA. Cette disposition concerne aussi bien les véhicules entrant sur le territoire national que ceux destinés à la vente sur le marché gabonais. Sur le plan douanier, cette réforme s’inscrit dans une logique d’allègement du coût global d’importation, même si le texte ne prévoit pas une exonération spécifique des droits de douane. L’avantage fiscal porte essentiellement sur la TVA, principal levier retenu pour favoriser l’accès à ces véhicules.  

    Une mobilité durable

    Les autorités affichent clairement leur volonté d’accélérer la transition vers une mobilité plus propre grâce à des régimes fiscaux incitatifs. L’objectif est de rendre les véhicules électriques plus compétitifs face aux modèles thermiques, de favoriser l’émergence d’un marché national de l’électromobilité et de réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre liées au transport. Cette orientation s’inscrit dans une politique environnementale plus large, matérialisée également par l’instauration d’une contribution carbone et de nouvelles taxes environnementales prévues par la même loi de finances rectificative.  

    Le gouvernement envoie un signal aux concessionnaires, investisseurs et consommateurs sur sa volonté d’accompagner la transition énergétique. L’exonération de TVA devrait contribuer à améliorer l’attractivité des véhicules électriques, tout en soutenant la modernisation du parc automobile national. Cette réforme pourrait également favoriser le développement futur d’infrastructures dédiées, notamment les réseaux de recharge, et renforcer l’engagement du Gabon en faveur d’une croissance plus verte et d’un développement économique conciliant performance et préservation de l’environnement.  

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    [DIGITAL Business Africa] – L’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, CAMTEL, a reçu une délégation de haut niveau du géant américain Amazon Web Services (AWS). Au menu des échanges : la transformation numérique du pays grâce au cloud de pointe, à l’intelligence artificielle et aux technologies satellitaires.

    L’écosystème numérique camerounais franchit une nouvelle étape vers l’innovation de rupture. Cameroon Telecommunications (CAMTEL) a officiellement annoncé l’ouverture de discussions stratégiques avec Amazon Web Services (AWS), leader mondial du cloud computing. Une séance de travail de haut niveau s’est tenue à cet effet à Yaoundé entre les dirigeants de l’opérateur public et une délégation de la filiale d’Amazon dédiée à l’Afrique.

    La délégation d’AWS Africa était représentée par Mme Raya NASSAR et M. NAIDOO Terrence. Signe de l’importance géopolitique et économique de cette rencontre, les échanges se sont déroulés en présence de Mme Antoinette Manyaga, représentante des services TIC de l’ambassade des États-Unis au Cameroun.

    Le triptyque technologique : Satellite, Cloud et IA

    Les discussions entre les deux entités ont jeté les bases d’une future collaboration qui s’articule autour de trois piliers technologiques majeurs, essentiels pour l’avenir numérique de la sous-région :

    • Les technologies satellitaires : Pour améliorer la connectivité dans les zones reculées et renforcer les infrastructures existantes de CAMTEL.
    • Les solutions Cloud de pointe : Afin d’offrir aux entreprises et administrations camerounaises des capacités de stockage et de traitement de données ultra-sécurisées et flexibles.
    • L’Intelligence Artificielle (IA) : Pour moderniser les services, optimiser les réseaux de l’opérateur et proposer des solutions innovantes aux clients finaux.

    « Ensemble, CAMTEL et AWS étudient les synergies possibles pour accélérer la transformation numérique au Cameroun et offrir le meilleur de l’innovation à nos clients », a indiqué le top management de l’opérateur historique.

    Vers une accélération de la transformation numérique

    Pour CAMTEL, ce rapprochement avec AWS s’inscrit en droite ligne de sa stratégie de modernisation de ses infrastructures et de diversification de son portefeuille de services. En s’appuyant sur l’expertise technologique d’un géant comme Amazon, l’opérateur camerounais ambitionne de devenir un hub numérique incontournable en Afrique centrale.

    Ce partenariat, s’il se concrétise par des accords fermes, permettra également de booster l’adoption du cloud au sein de l’administration publique et du secteur privé camerounais, tout en stimulant l’écosystème local des startups technologiques.

    Par Digital Business Africa

     

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    Par ailleurs, ne manquez pas la première édition du Salon de l’e-Gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique (E-Gov’A), qui se tiendra du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, sous le haut patronage du Ministère camerounais des Postes et Télécommunications.

    Organisé par l’association Smart Click Africa et Digital Business Africa, cet événement réunira décideurs publics, organismes de développement, institutions publiques, entreprises, experts et acteurs privés de l’Afrique autour du thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

    Plus d’infos sur www.e-gov.africa et via mail [email protected].

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  • L’expérience marocaine en matière d’économie sociale et solidaire mise en avant à Dakar

    L’expérience marocaine en matière d’économie sociale et solidaire mise en avant à Dakar

    L’expérience marocaine en matière d’économie sociale et solidaire (ESS) a été mise en avant, mardi à Dakar, et ce, à l’ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS Dakar 2026).

    Intervenant lors d’un atelier sur le thème « Transition citoyenne et sociale : performance et mesure d’impact », l’enseignante-chercheure à la Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales de l’Université Mohammed Premier d’Oujda, Khadija Douiri, a souligné que l’économie sociale et solidaire constitue aujourd’hui l’une des priorités du développement, aussi bien au Maroc que dans les autres pays africains.

    Mme Douiri, qui participe au Forum en qualité de membre du comité scientifique, a indiqué que l’ESS ne constitue pas une alternative, mais un véritable secteur sur lequel il est possible de s’appuyer pour stimuler le développement, renforcer la contribution des acteurs économiques et accroître leur participation au produit intérieur brut (PIB).

    Elle a également mis en exergue l’expérience marocaine dans ce domaine, relevant que le Royaume dispose d’un important tissu de coopératives qui contribuent à la création d’emplois et de richesses, notamment dans la région de l’Oriental, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le développement de l’écosystème de l’ESS à travers une mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.

    L’universitaire marocaine a, par ailleurs, salué les efforts déployés par le Royaume pour promouvoir ce secteur, à travers les actions menées par le département chargé de l’Économie sociale et solidaire, en coopération avec les acteurs économiques et financiers.

    Le Royaume est représenté à cette rencontre par une délégation composée également de Issam Bousalam et Raouf El Yagoubi, enseignants-chercheurs à l’Université Mohammed Premier d’Oujda.

    La deuxième édition du FORA’ESS Dakar réunit quelque 250 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’ailleurs autour du thème « Économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence de l’Afrique ».

    Cette édition comprend des séances plénières consacrées notamment à la stratégie décennale de l’Union africaine pour l’économie sociale et solidaire, au rôle des collectivités territoriales dans le développement de ce secteur et aux mécanismes de soutien à sa mise en œuvre.

    (MAP: 08 Juillet 2026)

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  • Gabon : Libreville fait payer la sécurité aérienne et ouvre un débat continental

    Gabon : Libreville fait payer la sécurité aérienne et ouvre un débat continental

    Economie

    Gabon : Libreville fait payer la sécurité aérienne et ouvre un débat continental

    Libreville, Mercredi 8 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Le Gabon a choisi d’avancer là où de nombreux États africains hésitent encore. En décidant d’instaurer une contribution de 30 dollars américains, soit 18 000 francs CFA sur les voyageurs internationaux transitant par l’aéroport de Libreville, les autorités entendent financer la modernisation du contrôle des frontières aériennes et l’installation du système API-PNR, devenu l’un des principaux standards mondiaux de sécurité.

    Mais derrière cette décision technique se cache une question beaucoup plus stratégique pour l’avenir du transport aérien africain. Comment renforcer la sûreté sans affaiblir l’attractivité des plateformes aéroportuaires déjà confrontées à la concurrence régionale ? Le débat dépasse désormais largement les frontières gabonaises.

    Le pari de la sécurité intelligente

    Le gouvernement gabonais justifie cette mesure par une nécessité devenue incontournable dans l’aviation internationale. Le système API-PNR permet aux autorités de recevoir et d’analyser les informations sur les passagers avant même l’atterrissage des appareils.

    L’objectif est clair. Identifier plus rapidement les personnes recherchées, renforcer la lutte contre les trafics internationaux, anticiper les menaces terroristes et améliorer la coopération avec les agences de sécurité internationales.

    Ce dispositif répond directement aux recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale et s’impose progressivement comme une norme mondiale.

    Selon le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, cette contribution est exclusivement destinée au financement de cette infrastructure technologique mise en œuvre avec la société américaine Securiport LLC dans le cadre d’un accord signé le 21 mai dernier.

    Les vols domestiques ne sont pas concernés. Seuls les passagers internationaux seront soumis à cette nouvelle redevance.

    Pour Libreville, l’enjeu est donc moins fiscal que stratégique. Dans un environnement sécuritaire régional devenu plus complexe, la crédibilité d’une plateforme aérienne dépend désormais autant de ses infrastructures que de sa capacité à garantir la sécurité des passagers et des États partenaires.

    Le risque économique d’une mauvaise équation

    Le problème est ailleurs. L’Afrique reste aujourd’hui la région du monde où le transport aérien demeure l’un des plus coûteux pour les voyageurs. Taxes aéroportuaires, redevances diverses et faibles volumes de trafic ont progressivement transformé le billet d’avion en produit de luxe pour une grande partie des populations africaines.

    L’ajout de 30 dollars supplémentaires sur un trajet international n’est donc pas anodin. Pour certains observateurs, cette mesure pourrait réduire la compétitivité de Libreville face à d’autres hubs régionaux comme Abidjan, Douala, Lomé ou Addis-Abeba, engagés eux aussi dans une bataille silencieuse pour attirer compagnies aériennes et passagers de transit.

    La question est d’autant plus sensible que le Gabon affiche désormais l’ambition assumée de faire de Libreville une plateforme régionale majeure autour du développement de Fly Gabon. Or, dans l’aviation moderne, le prix reste souvent le premier critère de choix des passagers et des compagnies.

    Conscient de cette équation délicate, le gouvernement a annoncé la création d’un groupe de travail interministériel chargé d’identifier et de supprimer certaines taxes jugées peu pertinentes afin de neutraliser l’effet de cette nouvelle contribution sur le coût global du billet.

    L’IATA comme arbitre de crédibilité

    La mesure, bien qu’annoncée et engagée politiquement, devra encore franchir une étape importante : sa validation opérationnelle par l’Association du transport aérien international.

    L’IATA ne fixe pas les politiques fiscales nationales mais joue un rôle central dans les mécanismes de perception des redevances intégrées aux billets d’avion et dans l’harmonisation des procédures internationales. Son implication sera déterminante pour éviter les conflits avec les transporteurs et garantir l’intégration harmonieuse du dispositif dans les systèmes de réservation mondiaux.

    Au fond, le Gabon expérimente aujourd’hui l’un des grands dilemmes du transport aérien africain contemporain. L’époque où la compétitivité se construisait uniquement autour des infrastructures physiques touche à sa fin. Les aéroports du futur seront jugés sur leur capacité à conjuguer sécurité, fluidité des contrôles, connectivité régionale et maîtrise des coûts.

    Libreville fait donc le pari que la sécurité constitue désormais un investissement stratégique et non une simple dépense administrative. Reste à savoir si les voyageurs, les compagnies aériennes et les marchés régionaux partageront cette même lecture.

    Car dans l’aviation mondiale du XXIe siècle, les États qui sauront sécuriser leurs frontières sans fermer leurs portes seront probablement ceux qui capteront les flux de demain.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

    Copyright Infos Gabon

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