Catégorie : Économie

  • Rebasage des comptes nationaux : le pib du Bénin en 2023 bondit de 25,2 %

    Rebasage des comptes nationaux : le pib du Bénin en 2023 bondit de 25,2 %

    Rebasage des comptes nationaux : le PIB du Bénin en 2023 bondit de 25,2 %

    L’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD) a finalisé le reclassement de l’année de base des comptes nationaux du Bénin. Désormais, l’année 2023 remplace 2015 comme référence pour évaluer les performances économiques du pays. Cette mise à jour a permis de réévaluer le PIB 2023 à 14 020,2 milliards FCFA, soit une progression de 25,2 % par rapport à l’ancienne estimation.

    Logo de l'Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD)

    Une réforme majeure pour une économie mieux mesurée

    Cette opération s’inscrit dans le cadre des recommandations du Système de comptabilité nationale 2008 des Nations Unies, qui préconise un renouvellement régulier de l’année de base afin d’améliorer la précision des indicateurs économiques. Le Bénin n’a pas pu respecter le cycle quinquennal classique en raison des perturbations économiques mondiales entre 2019 et 2022. Le choix de 2023 comme nouvelle année de référence repose sur sa relative stabilité macroéconomique, ainsi que sur l’accumulation de données statistiques fiables durant cette période.

    Des secteurs clés dynamisés par cette réévaluation

    L’INStaD souligne que cette hausse de 25,2 % du PIB ne reflète pas une création soudaine de richesse, mais bien une meilleure couverture statistique et une capture plus fine des activités économiques. Plusieurs domaines ont particulièrement bénéficié de cette révision :

    • Secteur secondaire : en forte hausse de 56,1 %, porté par les industries, la construction et les infrastructures;
    • Formation brute de capital fixe : réévaluée de 36,6 %, grâce à une meilleure intégration des investissements dans les équipements productifs et les zones économiques spéciales;
    • Activités tertiaires : également revues à la hausse, reflétant une économie plus diversifiée.

    Une collaboration régionale pour des données plus robustes

    Ce projet ambitieux a bénéficié du soutien de partenaires techniques et financiers majeurs, dont la Banque mondiale, AFRISTAT, le FMI, la GIZ, la Banque africaine de développement, STATFRIC, la CEDEAO et l’UEMOA. Des échanges techniques avec les instituts nationaux de la statistique du Burkina Faso et du Mali ont également permis d’enrichir les méthodologies employées.

    L’INStaD a également annoncé la rétropolation des comptes nationaux de 1999 à 2022, afin d’offrir au Bénin une série complète et cohérente sur la base 2023. Cette étape cruciale permettra d’affiner les analyses macroéconomiques et d’éclairer les décisions des pouvoirs publics et des investisseurs.

  • Mission du FMI au Sénégal : les clés de la dette dévoilées

    Mission du FMI au Sénégal : les clés de la dette dévoilées

    Rencontre entre une représentante du FMI et le président sénégalais à Dakar en janvier 2026

    La visite d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar a marqué un tournant dans la gestion de la dette publique du Sénégal. Entre analyses techniques et échanges politiques, cette mission a permis de clarifier plusieurs points essentiels pour l’avenir économique du pays.

    Contexte et enjeux de la dette sénégalaise

    Le Sénégal fait face à une situation budgétaire complexe, avec une dette publique représentant une part significative du produit intérieur brut. Les discussions avec le FMI ont porté sur la transparence des comptes, les réformes structurelles et les perspectives de croissance. Ces échanges visent à rassurer les partenaires financiers tout en garantissant une stabilité macroéconomique à long terme.

    Les priorités abordées lors des négociations

    • Renforcement de la transparence financière : un audit détaillé des engagements passés a été demandé pour éviter toute opacité.
    • Réforme des dépenses publiques : optimisation des budgets alloués aux secteurs clés pour réduire le déficit.
    • Croissance inclusive : mise en place de politiques favorisant l’emploi et l’investissement privé.

    Réactions et engagements du gouvernement

    Le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement à respecter les recommandations du FMI. « La rigueur budgétaire ne doit pas sacrifier les programmes sociaux », a-t-il déclaré lors de la clôture de la mission. Une approche équilibrée entre rigueur et développement est désormais au cœur des priorités nationales.

    Prochaines étapes et perspectives

    Les conclusions de cette mission devraient déboucher sur un nouveau programme de coopération avec le FMI. Les négociations en cours pourraient aboutir à un accord sous réserve de l’adoption des mesures proposées. Une fois validé, ce cadre permettrait au Sénégal de bénéficier d’un soutien financier accru pour ses projets de développement.

  • Le Cameroun renforce sa stratégie énergétique avec des comptes spécialisés

    Le Cameroun renforce sa stratégie énergétique avec des comptes spécialisés

    Douala, Cameroun — Un atelier technique d’envergure s’ouvre aujourd’hui à Douala pour accélérer la mise en place des comptes énergétiques au Cameroun. Porté par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en collaboration avec l’Institut national de la statistique (INS) et la Banque mondiale, cet événement s’inscrit dans le cadre du projet HISWACA et vise à structurer un outil statistique clé pour éclairer les politiques nationales.

    Du 22 au 26 juin 2026, des acteurs publics, des experts du secteur énergie et des partenaires financiers se réunissent pour cartographier les données disponibles, identifier les besoins techniques et méthodologiques, et poser les bases d’une gestion intégrée de l’énergie. L’objectif ? Aligner les données sur le Système de comptabilité économique et environnementale (SCEE), une norme internationale adoptée par les Nations Unies pour analyser les liens entre économie, énergie et environnement.

    Un outil pour des politiques énergétiques éclairées

    Les comptes énergétiques représentent bien plus qu’un simple registre de production et de consommation. Ils permettent de répondre à des enjeux majeurs : quantifier la production d’énergie, identifier les secteurs les plus énergivores, analyser les flux de transformation et d’utilisation, ou encore évaluer l’impact des politiques sur la croissance et les émissions de gaz à effet de serre. Cet outil devient indispensable pour piloter la transition énergétique du pays dans un contexte de demande croissante, de contraintes climatiques et de nécessité de sécurité énergétique.

    Alignement avec les ambitions nationales

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la Vision 2035 et la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui placent la transformation structurelle, l’industrialisation durable et la transition énergétique au cœur des priorités. Les comptes énergétiques fourniront également un cadre pour mesurer les progrès vers les Objectifs de développement durable (ODD), notamment ceux liés à l’accès à une énergie propre, à l’action climatique et à la gestion durable des ressources.

    Au-delà de leur dimension statistique, ces comptes offriront au Cameroun un levier pour renforcer la cohérence entre planification économique et gestion environnementale. Ils permettront d’évaluer l’efficacité des politiques énergétiques, de combler les lacunes méthodologiques et de mieux intégrer les enjeux écologiques dans les décisions publiques.

    Feuille de route et cadre réglementaire

    L’atelier de Douala marque une étape décisive : il vise à établir une feuille de route opérationnelle pour la compilation future des comptes énergétiques, en identifiant les lacunes à combler et les besoins des utilisateurs. Cette démarche s’appuie sur le Plan national de développement de la comptabilité environnementale et économique (PNDEAE), adopté en 2023 par le gouvernement camerounais. Ce plan positionne la comptabilité énergétique comme un pilier du système statistique national.

    Le soutien de la CEA ne se limite pas à l’organisation de l’atelier. Il inclut un accompagnement méthodologique conforme aux normes internationales, l’apport d’expertise spécialisée — notamment via l’Office for National Statistics (ONS) du Royaume-Uni — et une assistance technique continue tout au long du processus d’élaboration des comptes.

    Un pas vers une gestion durable de l’énergie

    Dans un paysage marqué par une pression accrue sur les ressources et des défis climatiques croissants, la disponibilité de données fiables et intégrées devient un atout stratégique. Les comptes énergétiques permettront au Cameroun de mieux planifier ses investissements, d’optimiser ses politiques publiques et de tracer une voie durable vers une économie sobre en carbone.

  • Économie circulaire au Cameroun : vers une gestion durable des déchets d’ici 2030

    Économie circulaire au Cameroun : vers une gestion durable des déchets d’ici 2030

    Le Cameroun accélère sa transition vers une économie circulaire avec un budget ambitieux

    Le gouvernement camerounais a adopté une stratégie audacieuse pour transformer la gestion des déchets en un levier de développement durable. D’ici 2030, l’économie circulaire devra représenter 2 % du budget national, selon la Feuille de route nationale 2025-2035 élaborée par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Ce document stratégique trace la voie vers une valorisation accrue des ressources et une réduction des déchets mal gérés.

    Pour concrétiser cette ambition, les dépenses allouées à l’économie circulaire devraient atteindre 92,8 milliards de FCFA en 2025, dont 62,8 milliards spécifiquement dédiés à cette transition. Cette enveloppe inclut les 30 milliards déjà consacrés annuellement à la gestion des déchets, soit 1,27 % du budget de l’État. L’objectif est clair : porter cette part à 2 % d’ici 2030, ce qui implique un effort financier supplémentaire de plus de 53 milliards de FCFA par an.

    Des défis majeurs pour un système de gestion des déchets à réinventer

    La nécessité de ces réformes s’explique par l’ampleur des enjeux. Chaque année, le Cameroun génère environ 6 millions de tonnes de déchets, principalement issus des ménages, des marchés, des services publics et des entreprises. Pourtant, le système actuel reste largement incomplet : seulement la moitié des déchets sont collectés, et moins de 10 % sont recyclés. À Yaoundé et Douala, la production de déchets devrait même dépasser 2,8 millions de tonnes par an d’ici 2040, aggravant les pressions sur des infrastructures déjà saturées.

    Les lacunes sont nombreuses : absence de tri sélectif à la source, infrastructures de traitement insuffisantes, données statistiques fragmentaires et capacités institutionnelles limitées. La pollution plastique illustre particulièrement ces dysfonctionnements. Avec près de 1 300 tonnes de déchets plastiques rejetés quotidiennement dans l’environnement, seulement 250 tonnes sont collectées chaque mois, et à peine 180 tonnes sont recyclées. Un constat alarmant qui souligne l’urgence d’agir.

    Réformes et investissements : les leviers d’une économie circulaire performante

    Pour inverser la tendance, les autorités camerounaises prévoient une série de mesures structurelles. Une réforme législative est en cours pour intégrer les principes de l’économie circulaire dans les chaînes de valeur, tandis qu’un décret du Premier ministre devrait officialiser ces nouvelles orientations. La législation environnementale sera révisée, et les administrations en charge du contrôle verront leurs moyens renforcés. Une clarification des rôles entre les services centraux et les collectivités locales est également envisagée, avec la possible création d’une Agence nationale de gestion des déchets.

    Côté infrastructures, la feuille de route mise sur la construction et la modernisation de centres de tri, de décharges conformes aux normes internationales, ainsi que sur le déploiement de biodigesteurs et d’unités de compostage. L’accent sera aussi mis sur la sensibilisation du public au tri à la source et sur la lutte contre les dépotoirs sauvages. Des mesures incitatives seront mises en place pour soutenir le recyclage communautaire et favoriser l’innovation dans ce secteur.

    Un financement mixte pour une transition durable

    Le financement de cette transition ne reposera pas uniquement sur les fonds publics. Plusieurs mécanismes innovants sont prévus pour mobiliser des ressources complémentaires. Parmi eux, une fiscalité communale renforcée sur les déchets, un système de responsabilité élargie du producteur (REP), et le développement de la Bourse nationale des déchets, une plateforme numérique facilitant les échanges de matières recyclables.

    Cette Bourse des déchets vise à attirer des investissements privés et à dynamiser un marché émergent des matériaux valorisables. Des partenariats avec des institutions internationales comme la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale ou encore l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) sont également envisagés pour soutenir financièrement ce projet ambitieux.

  • Boa Niger : une hausse boursière insolite face aux défis économiques

    Boa Niger : une hausse boursière insolite face aux défis économiques

    La filiale nigérienne du géant bancaire panafricain Bank of Africa (BOA) déjoue les pronostics en affichant une progression spectaculaire de 40% à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan. Cette performance survient malgré un avertissement sur ses résultats et une chute annoncée de son bénéfice net, révélant une dynamique de marché pour le moins intrigante.

    des signaux négatifs ignorés par les investisseurs

    Le profit warning émis par la filiale nigérienne, rattachée au groupe BMCE Bank of Africa basé à Casablanca, aurait dû logiquement entraîner une baisse immédiate du cours de l’action. Pourtant, sur le compartiment bancaire de la BRVM, les acheteurs persistent à soutenir le titre, créant une hausse inattendue. Cette réaction paradoxale met en lumière la spécificité des marchés ouest-africains, où la faible liquidité amplifie les mouvements de prix.

    Sur des marchés peu profonds comme celui de la BRVM, quelques transactions significatives suffisent à modifier radicalement la valorisation d’un actif. BOA Niger, dont la capitalisation flottante reste limitée, illustre parfaitement ce phénomène. L’ampleur de la hausse, bien supérieure aux variations habituelles, interroge sur les mécanismes à l’œuvre derrière cette appréciation.

    un environnement nigérien sous pression

    Malgré cette performance boursière, l’économie nigérienne traverse une période complexe. Les turbulences politiques récentes et les sanctions régionales ont perturbé les échanges financiers, affectant directement les activités des banques opérant dans le pays. Ces contraintes se répercutent sur le produit net bancaire des établissements, dont BOA Niger fait partie.

    Le cadre prudentiel strict imposé par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) limite également la capacité des banques à absorber les chocs. En tant que membre du groupe BOA présent dans plus d’une quinzaine de pays africains, la filiale nigérienne subit de plein fouet ces pressions, se traduisant par une dégradation de ses indicateurs financiers.

    entre spéculation et stratégie de long terme

    Plusieurs scénarios pourraient expliquer cette envolée boursière. Certains y voient une simple manœuvre technique, liée à des réallocations de portefeuilles ou à l’intérêt soudain d’investisseurs institutionnels pour le secteur bancaire régional. D’autres misent sur la solidité structurelle du groupe BOA, dont la maison mère, BMCE Bank of Africa, dispose de ressources pour soutenir ses filiales en difficulté.

    Une autre hypothèse mise en avant concerne les anticipations d’une stabilisation politique au Niger. Une normalisation des relations régionales pourrait débloquer des flux financiers et redonner de la visibilité aux acteurs bancaires locaux. Les investisseurs les plus optimistes tablent sur un rebond dès l’exercice suivant, justifiant ainsi l’enthousiasme actuel malgré des résultats immédiats dégradés.

    Cette situation met en lumière les particularités d’un marché financier en pleine construction, où les fondamentaux économiques se mêlent à des dynamiques de flux difficilement prévisibles. Les autorités de régulation, notamment le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), suivent ces mouvements avec vigilance, déterminées à préserver l’attractivité de la BRVM pour les émetteurs et investisseurs internationaux.

    un cas d’école pour la BRVM

    L’épisode BOA Niger illustre les défis et opportunités d’un marché encore jeune, où la profondeur reste un enjeu majeur. La capacité des investisseurs à interpréter correctement les signaux, même contradictoires, sera déterminante pour l’avenir de la place boursière ouest-africaine. La volatilité actuelle pourrait aussi servir de catalyseur pour attirer de nouveaux acteurs sur ce marché en pleine mutation.

  • Cameroun : un industriel coréen envisage des investissements majeurs

    Cameroun : un industriel coréen envisage des investissements majeurs

    Cameroun

    Cameroun : un industriel coréen envisage des investissements majeurs

    Un acteur clé de l’industrie coréenne, Dr Hae-Jung Jung, projette des investissements colossaux au Cameroun, notamment dans les secteurs du cacao et de l’industrie, après une rencontre avec le ministre du Commerce.

    Un industriel coréen visite le Cameroun pour des investissements stratégiques

    Pour dynamiser les exportations de cacao camerounais et renforcer les partenariats économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait sollicité en 2024 plusieurs industriels internationaux, dont Dr Hae-Jung Jung, figure majeure de l’industrie coréenne. Ce dernier a concrétisé l’invitation en se rendant au Cameroun début juin 2026 pour un échange officiel au sein du cabinet ministériel.

    Lors de cette rencontre, Dr Jung a confirmé l’intérêt de sa société pour le cacao camerounais, produit dont la qualité a été validée par des tests en laboratoire. Sa firme pourrait absorber jusqu’à 150 000 tonnes de fèves, soit la moitié de la production nationale. Cette annonce marque un tournant pour les exportateurs locaux, qui voient ainsi élargir leurs débouchés sur le marché asiatique.

    Au-delà du cacao, l’industriel a dévoilé ses ambitions pour l’économie camerounaise. Il projette de lancer des parcs industriels high-tech sur des terrains de 100 hectares, s’inspirant de ses réalisations au Nigeria, au Ghana, en Angola et en Guinée. Ses premiers projets incluent une usine de fabrication de vaisselle en mélamine et porcelaine, ainsi que des investissements dans le secteur sanitaire.

    Le ministre a salué cette initiative, la qualifiant de « porte d’entrée vers une industrialisation accélérée ». Il a mis en avant les atouts structurels du Cameroun : une stabilité politique enviable et une jeunesse entrepreneuriale, deux leviers essentiels pour attirer ce type de capitaux. Les deux parties se sont engagées à accélérer la mise en œuvre de ces projets, alignés sur la stratégie nationale d’autosuffisance industrielle.

    Avec un profil international et une approche pragmatique, Dr Jung incarne une opportunité rare pour le Cameroun. Son engagement, fruit d’une année de réflexion, pourrait bien redéfinir les dynamiques économiques du pays.

  • Cameroun : le débat budgétaire 2027 enjeux sous tensions financières

    Cameroun : le débat budgétaire 2027 enjeux sous tensions financières

    Dès le 9 juin, les parlementaires camerounais se réunissent pour la deuxième session ordinaire de l’année. L’ordre du jour est chargé : examiner les orientations du budget 2027 dans un contexte économique et politique particulièrement tendu. Les recettes publiques s’essoufflent, tandis que les engagements financiers de l’État peinent à être tenus, notamment après l’adoption d’une loi de finances initiale 2026 fixée à 8 800 milliards de francs CFA.

    Des marges de manœuvre budgétaires fortement réduites

    Le débat d’orientation budgétaire représente, au Cameroun, une étape clé où l’exécutif expose ses priorités économiques pour l’année à venir. Cette année, la situation est inédite : les ressources disponibles se raréfient, tandis que le poids de la dette publique grignote une part croissante du budget national. Le budget 2026, initialement fixé à 8 800 milliards de francs CFA (soit environ 13,4 milliards d’euros), apparaît désormais difficile à respecter intégralement.

    Face à ce constat, les autorités camerounaises devraient recourir, comme lors des exercices précédents, à une loi de finances rectificative. Ce texte permettra d’ajuster à la baisse certaines dépenses et de prendre acte des écarts entre les recettes prévues et celles effectivement perçues au premier semestre. Une opération désormais routinière, mais qui souligne l’ampleur des déséquilibres persistants.

    L’ombre persistante d’un remaniement ministériel

    À ces défis économiques s’ajoutent des incertitudes politiques. Depuis six mois, la rumeur d’un remaniement gouvernemental circule à Yaoundé, sans jamais se concrétiser. Cette attente prolongée paralyse partiellement l’administration et freine la prise de décision dans les ministères clés. Les acteurs économiques, quant à eux, reportent leurs investissements, dans l’attente de connaître les nouveaux responsables au sein de l’exécutif.

    Cette inertie se traduit par un ralentissement des dépenses publiques. Plusieurs projets d’infrastructures, notamment ceux financés par des partenaires extérieurs, accusent des retards dans les décaissements, faute de contreparties locales suffisantes. Pour les bailleurs de fonds, la situation interroge la capacité du gouvernement à mener à bien les réformes prévues dans le cadre de l’accord conclu avec le Fonds monétaire international.

    Un impact régional qui dépasse les frontières camerounaises

    Le Cameroun, première économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), joue un rôle central dans la stabilité macroéconomique de la sous-région. Toute dérive de ses finances publiques affecte directement les réserves de change communes, gérées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Avec près de 40 % du PIB de la zone, les choix budgétaires camerounais ont des répercussions bien au-delà de ses frontières.

    Les parlementaires devront également composer avec un environnement international instable. Les cours du pétrole, qui constituent une source majeure de revenus pour l’État, restent volatils. Par ailleurs, la production nationale d’hydrocarbures décline structurellement, rendant encore plus urgente la diversification des sources de financement. Le débat budgétaire pourrait relancer les discussions sur la modernisation de l’administration fiscale et l’élargissement de l’assiette imposable, deux chantiers souvent évoqués mais rarement aboutis.

    Les parlementaires camerounais devront également tenir compte du calendrier électoral. Plusieurs élus s’interrogent sur la pertinence d’établir un cadre budgétaire triennal solide alors que la composition du gouvernement reste incertaine. Dans les coulisses de l’Assemblée nationale, cette session est perçue comme une phase de transition, davantage destinée à gérer les ajustements immédiats qu’à tracer une feuille de route structurelle à long terme. L’exécutif camerounais aborde ce rendez-vous sans disposer pleinement des leviers nécessaires pour concrétiser ses ambitions initiales.

  • Sonamines renforce la surveillance des mines d’or au Cameroun : enjeux économiques et environnementaux

    Sonamines renforce la surveillance des mines d’or au Cameroun : enjeux économiques et environnementaux

    La Société nationale des Mines (Sonamines) intensifie son action de contrôle à l’encontre des exploitants aurifères au Cameroun. Après une inspection rigoureuse menée dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est, épicentres de l’extraction artisanale et semi-mécanisée, le directeur général Serge Hervé Boyogueno dresse un bilan sans appel. Plusieurs opérateurs accusent des retards dans leurs quotas de production, certains se trouvent dans l’incapacité financière de remplir leurs obligations, tandis que des manquements environnementaux et des circuits commerciaux opaques menacent la souveraineté de l’État sur cette filière stratégique.

    Une inspection de terrain qui expose les faiblesses du secteur aurifère

    Les zones d’extraction ciblées concentrent la majorité de l’activité aurifère camerounaise, mêlant sociétés semi-mécanisées et artisans indépendants. L’objectif de cette mission était de vérifier la conformité des détenteurs de permis avec les exigences légales et contractuelles. Les conclusions du directeur général révèlent un écart criant entre les promesses formulées lors de l’attribution des titres et la production réelle observée sur le terrain.

    De nombreux exploitants ne respectent pas les volumes de production stipulés dans leurs cahiers des charges. Certains affichent même une insolvabilité avérée envers l’État et ses institutions. Sur ce point, le directeur général de la Sonamines précise que la décision de suspendre ou de retirer les permis relève exclusivement du ministère des Mines. La Sonamines agit ainsi comme un organisme technique de vérification, tandis que le pouvoir politique dispose de la latitude pour appliquer les sanctions.

    Trois défis majeurs : finance, environnement et transparence des échanges

    L’inspection a également révélé des lacunes environnementales majeures. La remise en état des sites exploités, le traitement des eaux contaminées par du mercure ou du cyanure, ainsi que la sécurisation des zones minières restent des chantiers prioritaires. Ces négligences exposent les populations locales à des risques sanitaires considérables et menacent la durabilité d’une activité économique qui prend de l’ampleur dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.

    Le deuxième enjeu concerne la commercialisation de l’or. Une part importante de la production échappe aux circuits officiels et transite par des réseaux parallèles, privant l’État de recettes fiscales et empêchant toute traçabilité du métal précieux. Cette opacité, souvent pointée du doigt par les experts, va à l’encontre des ambitions de souveraineté minière affichées par Yaoundé. La Sonamines prévoit donc de durcir les règles en matière de déclarations et de renforcer les points de collecte agréés pour mieux contrôler les flux.

    Objectif : bâtir un stock stratégique d’or pour le Cameroun

    Parmi les priorités de la direction, la création d’un stock stratégique national d’or occupe une place centrale. Inspirée des pratiques de plusieurs banques centrales africaines, cette initiative vise à constituer une réserve métallique permettant de renforcer la politique monétaire du pays et de servir de bouclier en cas de crise économique. Cette approche s’inscrit dans une dynamique régionale où les pays producteurs cherchent à valoriser davantage leurs ressources naturelles.

    Pour concrétiser ce projet, la Sonamines doit parvenir à capter une part significative de la production locale. Cela implique de discipliner le secteur en sanctionnant les exploitants défaillants, en proposant des prix d’achat compétitifs face aux acheteurs informels, et en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre et les services douaniers pour surveiller les frontières. Les décisions attendues du ministère des Mines concernant les opérateurs en difficulté seront déterminantes pour la suite des réformes.

    La mise en œuvre de cette stratégie minière s’annonce complexe. Elle devra concilier l’exigence de rigueur contractuelle, la préservation d’un secteur générateur d’emplois informels, et l’ambition d’intégrer l’or dans une logique de souveraineté économique. Bien que le calendrier des décisions ministérielles n’ait pas été précisé, les résultats de la mission de la Sonamines serviront de base aux prochaines directives. Le directeur général a d’ailleurs annoncé la poursuite des contrôles dans d’autres bassins miniers du pays.

  • Maroc, économie la plus vulnérable d’afrique du nord face à une crise à hormuz

    Maroc, économie la plus vulnérable d’afrique du nord face à une crise à hormuz

    Une nouvelle étude révèle que le Maroc serait l’économie nord-africaine la plus menacée par un éventuel choc pétrolier consécutif à une escalade militaire autour du détroit d’Hormuz. Publiée par des experts internationaux, cette analyse souligne les vulnérabilités structurelles du pays face aux perturbations des flux énergétiques mondiaux.

    L’ouvrage, intitulé « Hormuz et les fractures invisibles : le prix d’une guerre lointaine », rassemble les travaux de spécialistes tels qu’Abdelhak Bassou, Ferid Belhaj, Ian Lesser, Hafez Ghanem, Hinh T. Dinh et Rida Lyammouri. Ces derniers y décryptent les répercussions géopolitiques, économiques et sécuritaires d’un conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, tout en mettant l’accent sur les risques pour les économies africaines.

    Le détroit d’Hormuz, passage maritime stratégique par lequel transite près du tiers du pétrole et du gaz mondial, est au cœur des tensions actuelles. Une perturbation prolongée de ce corridor pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les approvisionnements énergétiques, les coûts de production et, in fine, la croissance économique de plusieurs pays, dont le Maroc.

    Un scénario catastrophe pour l’économie marocaine

    Selon les projections de l’économiste Hinh T. Dinh, une hausse de 20 % des prix du pétrole akibat d’une crise à Hormuz plongerait le Maroc dans une situation particulièrement critique. Cette estimation repose sur un modèle économique entrées-sorties analysant l’impact sectoriel d’un tel choc.

    Les secteurs les plus touchés seraient l’agriculture, la construction, les transports et les industries dépendantes des produits énergétiques. Ces domaines, déjà fragilisés par des défis structurels, verraient leurs coûts de production exploser, réduisant leur compétitivité sur les marchés internationaux. Par ailleurs, la hausse des prix de l’énergie alourdirait la facture des importations, pesant sur le déficit commercial et la balance des paiements.

    En revanche, certains pays comme l’Égypte pourraient partiellement bénéficier de cette situation grâce aux recettes pétrolières accrues de l’État, tandis que la Tunisie afficherait un impact globalement neutralisé malgré des disparités sectorielles marquées.

    Un tournant géopolitique aux répercussions mondiales

    Au-delà des enjeux économiques, les auteurs de l’étude estiment que la crise de 2026 marque un tournant dans l’ordre international. Ferid Belhaj y voit une illustration de la fragmentation croissante du système mondial, où les mécanismes traditionnels de coopération et de dissuasion perdent de leur efficacité. Marcus Vinicius de Freitas, quant à lui, anticipe l’émergence d’un monde multipolaire, où les conflits sont davantage gérés que résolus.

    Ian Lesser, dans sa contribution, analyse l’impact de ce conflit sur les relations transatlantiques. Selon lui, les divergences entre les États-Unis et plusieurs pays européens se sont accentuées, notamment sur les questions d’usage de la force et de gestion des crises internationales. Cette divergence pourrait affaiblir la cohésion occidentale face aux défis géopolitiques émergents.

    L’ouvrage aborde également les risques pesant sur la sécurité énergétique africaine, les équilibres du Sahel et les économies sud-américaines. Il met en lumière le rôle croissant des minerais stratégiques dans les nouvelles dynamiques géopolitiques, soulignant leur importance dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

    Les experts du PCNS concluent que cette étude collective vise à alimenter le débat sur les mutations de l’ordre international. Elle invite les États à repenser leurs stratégies pour faire face à des crises susceptibles de perturber durablement les marchés de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les équilibres géopolitiques globaux.

    Face à cette réalité, le Maroc, en tant qu’économie la plus exposée en Afrique du Nord, devra mettre en place des mesures d’urgence pour atténuer les risques. Diversification des sources d’énergie, renforcement des réserves stratégiques et soutien aux secteurs clés figurent parmi les pistes envisagées pour limiter l’impact d’un éventuel choc pétrolier.

  • Tarik Hamane prend la tête de l’AMEPA pour renforcer l’industrie de l’eau au Maroc

    Tarik Hamane prend la tête de l’AMEPA pour renforcer l’industrie de l’eau au Maroc

    L’Assemblée générale de l’AMEPA a abouti à la désignation d’un nouveau Conseil d’administration ainsi que d’une équipe dirigeante, comptant respectivement 27 et 12 membres. Ces représentants proviennent des secteurs public et privé, couvrant l’ensemble des acteurs du domaine de l’eau au Maroc.

    Lors de cette session, les rapports moral et financier de l’association ont été présentés et validés. Les membres ont également adopté une modification des statuts de l’AMEPA. Ce changement vise à moderniser son fonctionnement, en phase avec les évolutions du secteur, et à renforcer son rôle dans la promotion de la souveraineté industrielle, notamment dans le traitement et la distribution de l’eau potable.

    Fondée en 1997, l’AMEPA rassemble aujourd’hui plus de 95 acteurs engagés dans le secteur de l’eau. Ces membres incluent des opérateurs publics et privés, des Sociétés régionales multiservices (SRM), des concessionnaires, ainsi que des industriels et entreprises spécialisées dans l’ingénierie et les travaux liés à l’eau potable et à l’assainissement.

    Avec cette nouvelle gouvernance, l’association se fixe pour mission de consolider un écosystème plus intégré et solidaire. L’objectif est de positionner l’industrie, l’ingénierie et le savoir-faire marocains à un niveau d’excellence, aussi bien sur le plan national que continental et international.

  • Corridors africains vers le Mali sous tension : quels impacts sur le transport ?

    Corridors africains vers le Mali sous tension : quels impacts sur le transport ?

    Les transporteurs sénégalais envisagent de suspendre temporairement leurs trajets vers Bamako, tandis que les opérateurs marocains adoptent une attitude plus prudente. Parallèlement, le corridor reliant la Guinée au Mali subit des perturbations croissantes. Plusieurs axes logistiques essentiels à l’approvisionnement du Mali subissent des tensions depuis plusieurs semaines, affectant gravement les flux commerciaux.

    Illustration montrant des camions sur une route africaine. Crédit : image générée par IA.

    Un réseau logistique sous pression

    Les professionnels du transport en Afrique de l’Ouest et du Nord révisent leurs stratégies face à l’intensification des risques sur les grandes routes commerciales. Les appels à la prudence se multiplient parmi les organisateurs de convois, tandis que les incertitudes pèsent désormais sur les coûts de fret, les délais de livraison et l’efficacité des chaînes d’approvisionnement reliant Bamako à ses partenaires régionaux.

    Le corridor Dakar-Bamako, un pilier fragilisé

    En tant que pays enclavé, le Mali dépend à plus de 90% du transport routier pour ses importations. Le corridor Dakar-Bamako représente un axe stratégique : en 2024, près de 2,6 millions de tonnes de marchandises à destination du Mali ont transité par le port sénégalais. Pourtant, les récents incidents obligent les acteurs du secteur à adapter leurs opérations.

    L’Union des routiers sénégalais a signalé que onze camions ont été incendiés ces dernières semaines sur les routes maliennes. Face à cette situation, les professionnels du secteur appellent à réduire les dessertes ou à les suspendre temporairement, invoquant des risques économiques insoutenables pour leurs entreprises.

    Un incident majeur qui a tout changé

    Le 6 mai a marqué un tournant dans cette crise logistique. Plusieurs convois commerciaux ont été pris pour cible entre la frontière mauritanienne et Bamako. Selon les syndicats du transport, une quinzaine de camions — marocains, sénégalais et mauritaniens — ont été attaqués, avec la destruction d’au moins six poids lourds marocains.

    Le Maroc et la Guinée face aux défis sécuritaires

    Au Maroc, les entreprises de transport routier revoient leurs plans. Les surcoûts s’accumulent : hausse des primes d’assurance, immobilisation prolongée des véhicules, frais de protection accrus et détours obligatoires. Ces contraintes réduisent significativement les marges déjà limitées de ces trajets longs et complexes.

    Côté Guinée, le corridor Conakry-Bamako, vital pour la diversification des approvisionnements du Mali, subit également des ralentissements depuis fin avril. Les attaques sur cet axe freinent considérablement la circulation des marchandises et des voyageurs, limitant les options logistiques disponibles en cas de blocage sur d’autres routes.

    Des répercussions bien au-delà du transport

    Les perturbations ne touchent pas uniquement les entreprises de transport. Les chauffeurs accumulent des temps d’attente prolongés avant le départ, les convois circulent désormais en groupes, et des familles restent sans nouvelles de leurs proches partis sur les routes pendant plusieurs jours. Pour les opérateurs économiques, chaque interruption se traduit par :

    • Une augmentation des coûts de stockage
    • Des retards dans les livraisons de marchandises
    • Un ralentissement global des échanges commerciaux transfrontaliers

    Lorsque plusieurs corridors sont simultanément affectés, l’impact s’étend à l’approvisionnement des marchés, aux délais logistiques régionaux et à l’activité économique transfrontalière.

    Un contexte régional marqué par les défis sécuritaires

    Trois ans après une réorientation majeure des alliances régionales — marquée par un rapprochement accru avec Moscou et une distance prise avec certains partenaires occidentaux — les enjeux sécuritaires au Sahel continuent de fragiliser les échanges. Les tensions actuelles sur les axes commerciaux affectent directement la circulation des biens et des personnes.

    Les professionnels du secteur, qu’ils soient sénégalais, marocains ou mauritaniens, expriment des inquiétudes croissantes. Les risques encourus sur les routes maliennes poussent l’ensemble de la filière à repenser ses modèles opérationnels pour préserver la continuité des approvisionnements.

  • Gabon : lancement des travaux du hci pour booster l’investissement

    Gabon : lancement des travaux du hci pour booster l’investissement

    Le Gabon engage une nouvelle ère pour son développement économique avec le HCI

    Le Gabon franchit une étape décisive dans sa stratégie de croissance en relançant activement le dialogue entre les acteurs publics et privés. Face aux défis persistants dans plusieurs secteurs stratégiques, cette initiative vise à renforcer la compétitivité du pays tout en atténuant les obstacles qui freinent l’investissement.

    Une structure dédiée au service de l’économie gabonaise

    Le Haut Conseil de l’investissement (HCI) a officiellement lancé ses activités lors d’une séance inaugurale organisée au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Cette instance, co-présidée par les représentants du gouvernement et de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), a pour mission de moderniser l’environnement des affaires, de stimuler les flux financiers internes et internationaux, et de simplifier les procédures administratives.

    Un appel à la collaboration entre l’État et les entreprises

    Lors de son intervention, le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, a souligné l’importance d’un pacte de confiance entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Il a insisté sur la nécessité de concrétiser les engagements pris : « La transformation économique du Gabon repose désormais sur une alliance renouvelée et transparente. Après la phase de refondation, place à l’action et aux résultats tangibles pour nos entreprises et nos concitoyens. »

    Les priorités identifiées pour relancer l’activité économique

    Le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, a détaillé les principaux défis à relever : allègement de la pression fiscale, simplification des contrôles administratifs, sécurisation juridique, facilitation d’accès aux marchés publics, et amélioration des infrastructures logistiques et énergétiques. Il a également réaffirmé l’objectif de faciliter l’intégration des PME dans les appels d’offres publics.

    Le secrétaire permanent du HCI, Ghislain Moandza Mboma, a rappelé les avancées déjà réalisées, notamment la création du guichet unique de l’investissement, l’instauration d’un tribunal de commerce et d’un tribunal du travail, ainsi que la mise en place d’un guichet unique pour les permis de construire.

    Des objectifs ambitieux pour l’avenir

    Les projections économiques tablent sur une croissance de 4 % d’ici fin 2026, avec une accélération à 5 % par an sur les trois années suivantes. Le gouvernement qualifie ces perspectives de « très encourageantes » et mise sur les travaux des huit groupes paritaires mis en place pour accélérer les réformes. Les conclusions de leurs travaux sont attendues pour le 15 juin prochain, marquant une étape clé dans la réalisation des ambitions nationales.