Catégorie : Politique locale

  • Crise politique au Sénégal : Ousmane Sonko écarté par le président

    Crise politique au Sénégal : Ousmane Sonko écarté par le président

    Un limogeage qui relance les tensions institutionnelles

    Le climat politique au Sénégal s’est encore tendu après la révocation d’Ousmane Sonko, figure centrale de l’échiquier national. Le président a acté sa décision ce matin, quelques heures seulement après un échange tendu entre l’ex-chef du gouvernement et les parlementaires. Une séquence qui confirme l’intensité des débats au sein des plus hautes instances de l’État.

    Des déclarations présidentielles démenties par les faits

    Il y a quelques semaines, le chef de l’État avait pourtant tenté d’apaiser les esprits lors d’une intervention télévisée. Bassirou Diomaye Faye avait alors assuré que Ousmane Sonko bénéficiait pleinement de sa confiance : « Il est mon Premier ministre. Tant qu’il est là, c’est parce qu’il bénéficie de ma confiance. Le jour où ce ne sera plus le cas, je le remplacerai. » Une déclaration qui contrastait fortement avec la réalité des événements.

    La réponse d’Ousmane Sonko ne s’est pas fait attendre. Dans un discours adressé à ses partisans, il a réaffirmé la primauté de l’idéologie du Pastef sur les ambitions personnelles. Pour lui, son parti incarne avant tout un engagement collectif au service du Sénégal, fondé sur le sacrifice et l’abnégation.

    Une recomposition politique aux enjeux majeurs

    Quelques jours après cette passe d’armes, le président a nommé Me Abdoulaye Tine comme porte-parole de la Présidence. Ce dernier, également président des Cadres de la coalition Diomaye Président, remplace Ousseynou Ly, proche d’Ousmane Sonko. Une décision symbolique qui s’inscrit dans une stratégie de recentrage des alliances politiques.

    Dans la foulée de son éviction, Ousseynou Ly a réaffirmé sa loyauté envers le projet porté par le Pastef : « Mon engagement et ma fidélité au projet de transformation porté par le Pastef, sous le leadership du président Ousmane Sonko, restent intacts. Ce projet, qui incarne l’espoir d’un Sénégal souverain et prospère, guide notre action. »

    Un désaccord sur l’avenir de la coalition au cœur des tensions

    Les divergences entre les deux camps portent notamment sur le devenir de la coalition Diomaye Président. Alors qu’Ousmane Sonko prône sa dissolution, Bassirou Diomaye Faye défend sa préservation, estimant qu’elle a joué un rôle clé dans la victoire électorale de 2024.

    Un contexte économique sous haute tension

    Ces remous politiques surviennent dans un environnement économique particulièrement fragile. Le Sénégal fait face à un net ralentissement de son activité, tandis que sa dette publique atteint près de 132 % du PIB. De plus, la signature souveraine du pays a été dégradée à plusieurs reprises, dans un contexte où l’accès aux marchés financiers internationaux se révèle de plus en plus complexe. Les négociations avec le Fonds monétaire international s’annoncent cruciales pour stabiliser la situation.

    La fin d’une alliance politique historique

    Cette séquence marque un tournant dans l’histoire politique récente du Sénégal. Initialement empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024, Ousmane Sonko avait choisi de soutenir Bassirou Diomaye Faye, qui a remporté le scrutin dès le premier tour avec plus de 54 % des voix.

  • Ousmane sonko critique la gestion des fonds politiques au Sénégal

    Ousmane sonko critique la gestion des fonds politiques au Sénégal

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a exprimé publiquement, ce vendredi 22 mai 2026, son opposition à la gestion des fonds politiques telle que présentée par le président de la République. Intervenant à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité, il a qualifié de « regrettable » la position adoptée par le chef de l’État sur ce dossier.

    Face aux députés, le chef du gouvernement a affirmé sans détour : « Je ne partage pas son avis sur cette question et je considère qu’il a commis une erreur ». Il a également exprimé l’espoir d’un revirement de la part de la présidence, tout en insistant sur l’urgence d’une réforme dans ce domaine.

    Un engagement de longue date contre les dérives des fonds politiques

    Pour étayer ses propos, Ousmane Sonko a rappelé que son mouvement politique milite depuis plus de dix ans pour une meilleure transparence autour de ces fonds. « Dès 2014, nous avons soulevé ce problème. En 2019, il figurait dans notre programme électoral, et en 2024, rien n’a évolué », a-t-il déclaré.

    Il a souligné que les promesses faites aux citoyens sénégalais incluaient l’engagement de ne jamais utiliser des ressources publiques sans un cadre de contrôle strict. Selon lui, cette exigence reste d’actualité et doit être appliquée sans délai.

    Encadrer plutôt que supprimer : la proposition du Premier ministre

    Le Premier ministre a clarifié sa position en précisant qu’il n’est pas question de supprimer ces fonds spéciaux, mais de les soumettre à une supervision rigoureuse. Il a cité en exemple le modèle français, où un système similaire permet un suivi transparent des ressources allouées. « Notre objectif n’est pas d’éliminer ces fonds, mais de les placer sous contrôle », a-t-il insisté.

    Il a également réfuté les rumeurs selon lesquelles ces ressources pourraient être transférées vers la Primature. Ousmane Sonko a rappelé que son cabinet dispose déjà d’un fonds propre dépassant le milliard de francs CFA, géré dans le respect des règles de transparence.

    Transparence et confiance : les piliers du débat

    Pour le chef du gouvernement, le véritable enjeu réside dans la gouvernance et la restauration de la confiance des citoyens. « Les Sénégalais ont souvent l’impression que ces fonds servent à financer des réseaux d’influence », a-t-il déploré. Il a réaffirmé avec force que « chaque franc CFA doit être comptabilisé et soumis à un contrôle strict ».

    Ce discours s’inscrit dans une volonté affichée de rompre avec les pratiques opaques et de répondre aux attentes d’une population exigeante en matière de bonne gouvernance.

  • Sonko écarté du gouvernement par le président Faye

    Sonko écarté du gouvernement par le président Faye

    Sénégal : Ousmane Sonko destitué par Bassirou Diomaye Faye

    Le Premier ministre Ousmane Sonko n’exerce plus ses fonctions au sein du gouvernement sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement annoncé son limogeage lors d’une allocution diffusée sur les ondes de la télévision nationale.

    Rédaction en ligne
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    Une rupture politique au sommet de l’État

    Ousmane Sonko n’est désormais plus le Premier ministre du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a acté cette décision lors d’une intervention télévisée, mettant fin à une collaboration devenue conflictuelle entre les deux figures clés de la vie politique sénégalaise.

    Cette destitution s’accompagne de la dissolution immédiate de l’ensemble du gouvernement, incluant tous les ministres et secrétaires d’État en poste.

    Réactions et conséquences immédiates

    Contacté par cette décision, Ousmane Sonko a réagi sur ses réseaux sociaux avec une certaine sérénité. « Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui », a-t-il déclaré, suggérant une forme de résignation ou de soulagement après une période tendue.

    Les observateurs s’interrogent déjà sur les raisons ayant conduit à cette rupture. Certains y voient l’aboutissement d’un désaccord profond entre les deux hommes, tandis que d’autres évoquent des divergences stratégiques majeures.

    Vers une refonte complète de l’exécutif

    La Présidence a confirmé qu’un nouveau Premier ministre serait prochainement désigné par le chef de l’État. Ce dernier formera un nouveau gouvernement, marquant ainsi une transition vers une nouvelle ère politique pour le Sénégal.

    L’héritage politique d’Ousmane Sonko

    Il est important de rappeler que l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en 2024 s’est construite sur une alliance forte avec Ousmane Sonko. Ce dernier, initialement empêché de se présenter, avait soutenu la candidature de Faye, qui a remporté le scrutin avec plus de 54 % des voix.

    Cette destitution marque donc un tournant dans la vie politique sénégalaise, avec des répercussions potentielles sur la stabilité gouvernementale et les orientations futures du pays.

    Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye
  • Droits lgbt+ au Sénégal : entre souveraineté et protection des personnes

    Droits lgbt+ au Sénégal : entre souveraineté et protection des personnes

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué, lors d’une allocution à l’Assemblée nationale, ce qu’il qualifie d’« pression démesurée » exercée par les pays occidentaux. Selon lui, cette influence vise à « forcer l’adoption de pratiques contraires aux valeurs locales », notamment en matière de droits des personnes LGBT+. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte politique tendu, où la question des libertés individuelles se heurte aux principes de souveraineté nationale.

    Cette rhétorique, de plus en plus présente dans le discours public, oppose systématiquement les droits humains à l’autodétermination des nations, transformant les droits des minorités sexuelles en enjeu géopolitique. Parallèlement, le cadre légal sénégalais s’est encore durci en 2026, avec des sanctions allant désormais de cinq à dix ans d’incarcération pour les relations entre personnes de même sexe. Cette évolution s’accompagne d’un climat de méfiance accrue, marqué par des signalements d’arrestations et une stigmatisation croissante des communautés concernées.

    Un débat polarisé autour des valeurs et des droits

    Les discussions sur les droits LGBT+ au Sénégal révèlent une fracture profonde entre les partisans d’une application stricte de la loi et ceux qui défendent les libertés individuelles. Dans l’espace public, les réactions oscillent entre rejet catégorique (« ce sont nos traditions, pas vos normes ») et défense intransigeante de la dignité humaine. Pourtant, ce clivage occulte souvent les réalités vécues par les personnes directement touchées.

    Une législation parmi les plus répressives au monde

    Depuis des décennies, le Code pénal sénégalais criminalise les relations homosexuelles, une disposition renforcée en 2026. Les peines encourues, désormais étendues jusqu’à dix ans de prison, reflètent une approche répressive qui dépasse le simple cadre juridique. Les conséquences pour les individus sont multiples : exclusion sociale, risques d’arrestations arbitraires, et exposition accrue à la violence physique ou psychologique.

    Pourquoi cette question dépasse les frontières du Sénégal

    Les violations des droits fondamentaux, où qu’elles se produisent, interpellent la communauté internationale. Le principe d’universalité des droits humains impose une vigilance collective : lorsqu’une personne est persécutée en raison de son orientation sexuelle, la question ne relève pas uniquement de la souveraineté nationale. Elle touche à des valeurs communes, comme l’égale dignité de chaque individu.

    Des engagements constitutionnels méconnus

    Contrairement aux idées reçues, les droits humains ne sont pas une invention occidentale imposée. Le Sénégal, à travers sa Constitution de 2001, a expressément intégré la Déclaration universelle des droits de l’homme comme référence juridique. Ce choix consacre un engagement solennel en faveur de la non-discrimination, y compris pour les minorités sexuelles. Ainsi, rappeler ces principes ne constitue pas une ingérence, mais le respect d’obligations déjà assumées.

    L’existence des personnes LGBT+ : une réalité historique et locale

    Certains discours tendent à présenter l’homosexualité comme un phénomène importé ou marginal au Sénégal. Pourtant, les réalités sont bien différentes. Les communautés LGBT+ existent depuis des générations dans le pays, souvent discrètes mais bien présentes. Des études anthropologiques évoquent même des figures traditionnelles, comme les goor-jigeen, dont les rôles sociaux ne correspondent pas aux normes hétérocentrées modernes. Ces éléments rappellent que la diversité des orientations sexuelles n’est pas une invention récente, mais une composante de l’humanité depuis toujours.

    Quand les mots deviennent des armes

    Le débat public sénégalais est parfois marqué par un langage qui dépasse le simple désaccord. Des termes comme « menace » ou « gangrène » sont utilisés pour désigner les personnes LGBT+, contribuant à leur déshumanisation. Ces formulations ne relèvent plus de la critique politique : elles alimentent un climat de rejet et de danger pour les individus concernés.

    Agir sans imposer : la mission des défenseurs des droits

    Les organisations œuvrant pour les droits LGBT+ au Sénégal ne cherchent pas à imposer un modèle culturel étranger. Leur objectif est simple : garantir que personne ne soit condamné, exclu ou violenté en raison de son identité. Derrière les discours sur la souveraineté ou l’ingérence, il y a des vies en jeu, des familles brisées et des personnes contraintes à l’exil ou à la clandestinité.

    Un engagement global, des actions locales

    Les violations des droits humains ne sont malheureusement pas l’apanage du Sénégal. En Russie, en Chine ou ailleurs, des millions de personnes subissent des persécutions similaires. Les mobilisations internationales s’appuient sur des alertes locales et des partenariats pour agir là où la situation est la plus critique. L’attention portée à une crise ne signifie pas qu’elle est plus grave qu’une autre, mais qu’elle nécessite une réponse urgente et ciblée.

    Comment apporter un soutien concret

    Face à l’urgence, des initiatives solidaires se développent pour venir en aide aux victimes de violences LGBT+ au Sénégal. Ces programmes offrent un accompagnement juridique, un soutien psychologique et une assistance d’urgence aux personnes les plus vulnérables. Soutenir ces actions permet de transformer les prises de position en gestes tangibles, pour que chaque individu puisse vivre en sécurité, quelles que soient son orientation ou son identité.

  • Ousmane Sonko : « La Loi anti

    Ousmane Sonko : « La Loi anti

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.
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    Face aux députés lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce vendredi, Ousmane Sonko a défendu la position du Sénégal sur l’homosexualité, affirmant que la loi pourrait être renforcée si nécessaire.

  • Ousmane Sonko : « La Loi anti

    Ousmane Sonko : « La Loi anti

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.

    « La Loi anti-LGBT sera renforcée s’il le faut », Ousmane Sonko.
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    Face aux députés lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce vendredi, Ousmane Sonko a défendu la position du Sénégal sur l’homosexualité, affirmant que la loi pourrait être renforcée si nécessaire.

  • Maimouna sène (apr) défie ousmane sonko : preuves ? passez par la justice

    Maimouna sène (apr) défie ousmane sonko : preuves ? passez par la justice

    Maimouna Sène (APR) défie Ousmane Sonko : preuves ? passez par la justice

    Face aux accusations proférées par Ousmane Sonko, Maimouna Sène, figure influente de l’Alliance Pour la République, lui rappelle l’existence d’une voie légale pour trancher les différends. Elle met en garde contre l’instrumentalisation de la justice comme outil politique et insiste sur l’urgence d’une gestion transparente des affaires publiques.

    Discours d’Ousmane Sonko à l’assemblée nationale du Sénégal

    Maimouna Sène, membre éminente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République, a adressé une réponse cinglante à Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal. Dans un communiqué tonitruant, elle l’interpelle sur son approche des questions de reddition des comptes, qu’elle qualifie de détournée à des fins partisanes.

    L’ancienne députée dénonce ce qu’elle nomme des « manœuvres dilatoires » et un « populisme judiciaire » orchestré selon elle pour détourner l’attention des véritables enjeux nationaux. Pour Maimouna Sène, la reddition des comptes ne saurait être un simple outil de communication politique, mais bien un devoir institutionnel à l’égard des citoyens.

    Une gestion publique sous le feu des critiques

    La dirigeante de l’APR souligne l’urgence de recentrer les priorités gouvernementales sur les défis socio-économiques qui pèsent sur les Sénégalais. Parmi les urgences qu’elle cite : la maîtrise de l’inflation, la création d’emplois décents et la relance économique du pays.

    Elle martèle sa position en ces termes : « Lorsqu’on dispose de preuves, la seule démarche légitime consiste à saisir les tribunaux. Les juges doivent pouvoir travailler en toute indépendance, sans pression ni interférence. » Une déclaration directe à l’intention du leader du Pastef, qui a multiplié les accusations publiques ces derniers mois.

    Maimouna Sène conclut son intervention en exhortant Ousmane Sonko à privilégier l’action concrète plutôt que les déclarations spectaculaires. Elle l’appelle également à incarner l’exemplarité dans la conduite des affaires de l’État, rappelant que la confiance des citoyens se construit par des actes, et non par des polémiques stériles.

  • Contrôle des fonds politiques : Sonko pousse pour une transparence accrue au Sénégal

    Contrôle des fonds politiques : Sonko pousse pour une transparence accrue au Sénégal

    Lors de l’interpellation des membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré avec fermeté son engagement en faveur d’une gestion plus rigoureuse des fonds alloués aux activités politiques. Cette prise de position publique marque une volonté claire de renforcer les dispositifs de surveillance des dépenses publiques liées à la vie politique.

    Un enjeu de transparence pour les ressources publiques

    Interrogé par les députés sur la gestion des fonds politiques, Ousmane Sonko a souligné que ces ressources, bien que nécessaires, doivent faire l’objet d’un contrôle strict pour éviter tout détournement ou usage inapproprié. Le Premier ministre a rappelé que cette position s’inscrit dans la continuité des engagements pris par son parti, le Pastef, depuis plusieurs années.

    Pour étayer ses propos, il a cité des exemples concrets de mécanismes de contrôle existants dans des nations comme la France, où des commissions indépendantes supervisent l’utilisation des fonds spéciaux. « Chaque franc dépensé doit pouvoir être justifié et traçable », a-t-il déclaré sous les yeux des parlementaires.

    Des divergences avec le président Faye sur l’utilisation des fonds

    Ousmane Sonko a également évoqué les différences de vision avec le président Bassirou Diomaye Faye concernant l’utilisation de ces fonds. Si le chef de l’État a justifié leur maintien par la nécessité de couvrir des dépenses sensibles – sécurité nationale, renseignement ou engagements diplomatiques –, le Premier ministre a rappelé que ces justifications ne doivent pas servir de prétexte à l’opacité.

    Il a précisé que les fonds politiques dont il dispose à la Primature s’élèvent à près de 1,77 milliard de francs CFA, une somme qu’il a présentée comme un exemple de transparence plutôt qu’un sujet de controverse. « Ce débat ne vise aucune personnalité en particulier, mais bien l’intérêt général », a-t-il insisté.

    Un dialogue en cours avec le chef de l’État

    Ousmane Sonko a mentionné avoir échangé avec le président Bassirou Diomaye Faye suite à l’initiative parlementaire portée par le député Guy Marius Sagna. Selon lui, une saisine formelle du Parlement sur cette question pourrait fragiliser la stabilité politique du régime. « Il est préférable de trouver un consensus avant d’en arriver là », a-t-il conclu, invitant à une réflexion collective sur le sujet.

  • Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    L’ancienne députée Maïmouna Sène, figure influente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), a lancé une charge virulente contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors d’un débat parlementaire, elle a pointé du doigt ce qu’elle qualifie de dérives populistes et de manipulations judiciaires, estimant que ces pratiques détournent l’attention des véritables défis économiques du pays.

    Dans une allocution ferme, la responsable politique a rappelé que la transparence institutionnelle, bien que nécessaire, ne doit pas se transformer en outil de communication politique pour masquer l’incapacité du gouvernement à redresser la situation économique du Sénégal. Pour Maïmouna Sène, les priorités des citoyens sénégalais se situent ailleurs : relance économique, création d’emplois et maîtrise de l’inflation. Elle a vivement critiqué la tendance à privilégier les règlements de comptes plutôt que des actions concrètes pour répondre aux besoins de la population.

    « Si des preuves existent, qu’elles soient présentées devant les tribunaux et que la justice travaille en toute indépendance. Le peuple sénégalais n’a pas élu ses dirigeants pour qu’ils se perdent dans des querelles stériles ou des chasses aux sorcières. Son mandat est clair : stabiliser l’économie, générer des emplois et lutter contre la hausse des prix. Comme on dit souvent : soi-même avant les autres. Commencez donc par appliquer ces principes au sein de votre propre camp avant de pointer du doigt vos adversaires », a-t-elle lancé.

    En exigeant moins de discours et davantage de résultats tangibles, Maïmouna Sène a appelé Ousmane Sonko à appliquer le principe de reddition des comptes au sein de son propre parti avant de s’en prendre aux autres forces politiques. Une mise en garde qui reflète les tensions croissantes entre l’exécutif et l’opposition sur la gestion des priorités nationales.

  • Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole ce vendredi matin à l’Assemblée nationale pour aborder un sujet sensible : les tensions internes au sein de son parti, le Pastef. Lors de la séance des questions d’actualité, il a fermement rappelé que les divergences au sein du mouvement ne pourraient en aucun cas être réglées par des décisions administratives. Cette déclaration marque une volonté claire de mettre fin aux spéculations sur d’éventuelles fractures au sein de l’exécutif.

    Face aux députés, Ousmane Sonko a adopté un ton sans équivoque pour écarter toute tentative de fragilisation de son gouvernement. Il a insisté sur le fait que les désaccords internes doivent être traités en interne, sans intervention extérieure. Cette prise de position vise à renforcer la cohésion du parti et à rassurer sur la stabilité politique actuelle.

  • Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, s'exprime avec conviction lors d'une intervention à l'Assemblée nationale à Dakar le 28 novembre 2025.

    Lors d’un discours marquant à l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les pressions exercées par les pays occidentaux pour imposer l’homosexualité comme une norme universelle. Selon lui, ces tentatives de normalisation menacent les valeurs culturelles et morales du continent africain.

    une position ferme contre les influences extérieures

    Ousmane Sonko a réaffirmé avec force que le Sénégal refuse catégoriquement toute forme de dictature culturelle venue d’ailleurs. « L’Occident cherche à exporter ses modèles sociétaux sans tenir compte des réalités africaines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de certains députés. Il a souligné que l’homosexualité, bien que présente dans certaines sociétés, ne doit pas devenir un standard imposé par des puissances étrangères.

    Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Afrique et les nations occidentales sur des questions sociétales. Le Premier ministre a dénoncé une stratégie délibérée visant à saper les structures familiales traditionnelles en Afrique.

    réactions et enjeux autour de ce discours

    Les mots d’Ousmane Sonko ont suscité des réactions contrastées. Certains observateurs y voient une défense légitime des valeurs africaines, tandis que d’autres craignent que cette rhétorique n’alimente les divisions au sein de la société sénégalaise. Le débat sur l’homosexualité reste en effet un sujet sensible dans plusieurs pays du continent.

    Les associations de défense des droits humains ont immédiatement réagi, appelant à un dialogue apaisé plutôt qu’à des affrontements stériles. « La question des droits LGBTQ+ ne doit pas être instrumentalisée pour servir des intérêts politiques », a-t-on pu entendre parmi les défenseurs des libertés individuelles.

    un sujet qui dépasse les frontières du Sénégal

    Cette polémique dépasse largement les frontières du Sénégal. En effet, plusieurs chefs d’État africains ont récemment exprimé des réserves similaires face aux pressions occidentales. La question de l’homosexualité divise profondément le continent, où certains pays ont durci leur législation tandis que d’autres tentent d’adopter une approche plus inclusive.

    Ousmane Sonko a conclu son intervention en réaffirmant que le Sénégal restera attaché à ses traditions et à ses lois, tout en appelant à une coopération respectueuse avec les partenaires internationaux.

  • Ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    Ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    Portrait officiel du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko lors d'un discours à l'Assemblée nationale

    Lors d’une allocution devant les députés, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les tentatives de l’Occident pour imposer les valeurs LGBTQ+ dans un pays où la majorité musulmane rejette ces pratiques. Il a qualifié cette démarche de « tyrannie », accusant les pays riches de vouloir exporter un modèle sociétal incompatible avec les traditions locales.

    Cette déclaration intervient quelques semaines après la promulgation, fin mars, d’une loi sénégalaise renforçant les sanctions contre les relations entre personnes du même sexe. Le texte, signé par le président Bassirou Diomaye Faye, double désormais les peines d’emprisonnement, passant de un à cinq ans à cinq à dix ans de détention.

    Les premières arrestations en application de cette législation ont déjà été recensées, confirmant la volonté des autorités de faire respecter scrupuleusement les nouvelles dispositions. Sonko a insisté sur la nécessité d’une application intégrale de la loi, rejetant catégoriquement toute idée de moratoire, en réponse à un appel lancé par des personnalités africaines publiant dans un quotidien français.

    « Il existe une minorité, l’Occident, qui, grâce à son influence médiatique et économique, cherche à imposer ses normes au reste du monde, alors que huit milliards d’êtres humains ne partagent pas ces valeurs », a-t-il déclaré, soulignant l’absence de critiques émanant d’autres régions du globe.

    La nouvelle législation sénégalaise ne se limite pas aux simples relations homosexuelles. Elle prévoit également des peines de trois à sept ans d’emprisonnement pour toute personne reconnue coupable d’avoir encouragé ou financé de telles pratiques. Cette mesure s’inscrit dans une politique nationale déterminée à préserver les valeurs traditionnelles du pays.

    Ousmane Sonko, avant de devenir Premier ministre en 2024, avait clairement affiché son intention de criminaliser davantage l’homosexualité, transformant une infraction mineure en délit majeur. Son discours récent confirme la fermeté de sa position face aux pressions extérieures.