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  • Le Sénégal accélère la finalisation des infrastructures stratégiques sous l’impulsion du premier ministre

    Le Sénégal accélère la finalisation des infrastructures stratégiques sous l’impulsion du premier ministre

    Dakar, capitale dynamique du Sénégal, a été le théâtre d’une réunion interministérielle décisive. Le Premier ministre, Ousmane Sonko, y a tracé une feuille de route claire pour les membres du gouvernement : donner une impulsion forte à l’achèvement et à la mise en service des infrastructures en cours de réalisation dans chaque département ministériel.

    des mesures ciblées pour les infrastructures maritimes et portuaires

    Dans ce cadre, une attention particulière a été portée sur les infrastructures maritimes et portuaires. Ousmane Sonko a appelé le ministre des Pêches et de l’Économie maritime à agir promptement pour leur exploitation optimale, notamment via des partenariats public-privé. Plusieurs projets phares sont concernés :

    • le port de Foundiougne-Ndakhonga ;
    • le quai de pêche de Ndangane Sambou (centre du pays) ;
    • le point de débarquement aménagé de Soumbédioune ;
    • les sites de transformation de Rufisque (ouest).

    Les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes, basées dans les régions de Kaolack et Fatick, ont également été mentionnées, soulignant l’importance de leur rôle dans la modernisation des infrastructures hydrauliques.

    62 projets bloqués en ligne de mire pour une relance rapide

    Le gouvernement a identifié 62 projets d’infrastructures actuellement en souffrance. Parmi les plus emblématiques figurent :

    • l’université du Sine-Saloum El Hâdj Ibrahima Niass ;
    • les espaces numériques ouverts ;
    • les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam (nord) et Kolda (sud) ;
    • le terminal à conteneurs du port de Nadayane (ouest) ;
    • les chambres froides et le mémorial du bateau Le Joola ;
    • la reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec de Dakar.

    un comité dédié pour un suivi rigoureux

    Pour garantir la reprise et la finalisation de ces projets, un comité spécial sera mis en place. Ce dernier aura pour mission de prendre les dispositions financières, administratives et juridiques nécessaires. Ousmane Sonko a insisté sur un point crucial : « Le respect de toutes les exigences de qualité et de coût requises sera une priorité absolue »*.

    des infrastructures techniques et sociales au cœur des priorités

    Le Premier ministre a également souligné l’importance de bien dimensionner les aspects techniques des projets, notamment les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunication. Il a demandé aux ministres de veiller à :

    • l’équipement adéquat de ces réseaux ;
    • la définition de modèles d’exploitation adaptés ;
    • une gestion durable et une maintenance efficace.

    Les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté, en construction dans plusieurs villes comme Tivaouane, Mbour, Linguère, Ranérou, Bambey, Diourbel, Kaolack et Tambacounda, ont également été évoquées. Leur équipement et leur mise en service sont attendus pour novembre 2026.

    valoriser les infrastructures agroindustrielles et sportives

    Le gouvernement a également discuté des 11 fermes villageoises « Naatangué », réparties dans les régions de Fatick, Kaolack, Louga, Thiès et Tambacounda. Les agropoles de Mpal, Adéane, Dioulacolon et Mbellacadiao ont également été abordées lors de cette réunion.

    Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de définir des modèles d’exploitation durables avec des partenaires privés, en tenant compte des besoins locaux. Il a demandé aux ministères concernés d’explorer des options de valorisation pour chaque infrastructure, telles que :

    • la cession de droits d’usage ;
    • le bail emphytéotique ;
    • la location ;
    • la concession de longue durée ;
    • la réhabilitation ;
    • l’affectation administrative ;
    • ou tout autre mode de partenariat public-privé.

    Les stades nationaux et autres infrastructures sportives ne sont pas en reste. Le Premier ministre a recommandé leur mise en exploitation optimale, éventuellement via des partenariats public-privé.

    valoriser le patrimoine public et immobilier

    Le patrimoine immobilier et foncier des missions diplomatiques et consulaires sénégalaises à l’étranger a également été passé au crible. Ousmane Sonko a demandé au ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de proposer un mécanisme de valorisation ou de recyclage, respectueux des législations locales et de l’intérêt national. Une réunion interministérielle sera organisée pour définir une doctrine appropriée.

    Le gouvernement a également abordé la question du patrimoine immobilier et foncier de La Poste, des secteurs ferroviaire et aéroportuaire, des autoroutes, des universités publiques et des hôpitaux. Il a recommandé aux structures concernées de prendre les mesures nécessaires pour leur recyclage ou leur valorisation.

    Enfin, pour le patrimoine immobilier des armées, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de trouver le mode de gestion le plus adapté, y compris en impliquant le secteur privé pour une exploitation optimale.

  • Ousmane sonko lance une stratégie innovante pour les parcs nationaux du Sénégal

    Ousmane sonko lance une stratégie innovante pour les parcs nationaux du Sénégal

    Une vision gouvernementale pour dynamiser les espaces naturels

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a donné une impulsion décisive à la gestion des espaces naturels du pays en confiant à plusieurs ministères une mission clé : accélérer la valorisation des parcs nationaux et des sites écologiques majeurs. Les ministères de l’Environnement, du Tourisme, de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que ceux des Finances et du Budget, sont désormais chargés de mettre en œuvre des mesures concrètes pour moderniser ces territoires. L’objectif ? Allier préservation de la biodiversité et développement économique grâce à des modèles innovants d’exploitation.

    Niokolo Koba, Djoudj, Saloum : des joyaux naturels au cœur de la stratégie

    Cette initiative gouvernementale s’articule autour de sites emblématiques du patrimoine naturel sénégalais. Parmi les priorités figurent le Parc national du Niokolo-Koba, le Parc de Hann, le Delta du Saloum, le Parc national des oiseaux du Djoudj, ainsi que des réserves urbaines comme le Technopole de Dakar et le Lac Rose. L’ambition est claire : transformer ces espaces en pôles d’attractivité touristique et économique tout en garantissant leur protection.

    Pour y parvenir, l’Exécutif mise sur des partenariats public-privé (PPP), une approche qui permettrait de concilier rentabilité et durabilité. Les opérateurs privés, sous contrôle strict de l’État, auront pour mission d’investir dans des infrastructures modernes, d’améliorer l’accueil des visiteurs et de générer des revenus tout en préservant la faune et la flore. Une stratégie gagnante pour attirer des capitaux tout en valorisant le capital naturel du Sénégal.

    Une gouvernance renforcée avec le COSIVRA

    La coordination entre les différents acteurs sera assurée par le COSIVRA, un organe clé pour structurer cette nouvelle dynamique. Ce cadre permettra de superviser les projets, de veiller à leur conformité avec les objectifs de conservation et de s’assurer que les retombées économiques bénéficient à l’ensemble de la population. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de développement inclusif et responsable.

    En lançant cette stratégie, le gouvernement sénégalais envoie un signal fort : les parcs nationaux ne sont plus de simples réserves naturelles, mais de véritables leviers de croissance pour le pays. Une opportunité à saisir pour les investisseurs et un pas de plus vers une gestion durable des ressources naturelles.

  • Rencontre entre le Premier ministre Sonko et Mgr Guèye avant Popenguine

    Rencontre entre le Premier ministre Sonko et Mgr Guèye avant Popenguine

    À l’approche du grand rassemblement chrétien de Popenguine, une audience chaleureuse a réuni le Premier ministre Ousmane Sonko et l’Archevêque de Dakar, Monseigneur André Guèye. Cet échange officiel, empreint de respect républicain, a permis d’aborder les enjeux nationaux et de renforcer le dialogue entre les institutions et les autorités religieuses.

    Un dialogue marqué par l’engagement du gouvernement

    Lors de cette rencontre, le Chef du gouvernement a réaffirmé avec force la détermination de l’exécutif à assurer le succès des préparatifs logistiques et sécuritaires pour cette édition 2026 du pèlerinage. Une attention particulière a été portée à la cohésion sociale et au rôle central des leaders religieux dans le maintien de l’unité nationale.

    Cette démarche s’inscrit dans une logique de proximité et de collaboration, illustrant la volonté des autorités de valoriser les traditions de tolérance et de paix qui caractérisent le Sénégal.

    Des prières pour un pays uni et prospère

    Monseigneur André Guèye a salué cette initiative, soulignant l’importance de la solidarité et du dialogue pour relever les défis contemporains. Au terme de l’entretien, l’Archevêque a exprimé des vœux fervents pour un Sénégal stable, prospère et en paix, tout en réaffirmant la nécessité de préserver les valeurs de coexistence harmonieuse qui définissent la nation.

    À quelques mois de l’afflux des milliers de pèlerins vers le sanctuaire marial de Popenguine, cette rencontre envoie un message fort de confiance et de résilience face aux enjeux du moment.

  • Barrages bundesliga : wolfsburg et paderborn dos à dos après un match nul (0-0)

    Barrages bundesliga : wolfsburg et paderborn dos à dos après un match nul (0-0)

    Barrages Bundesliga : le suspense intact après un match nul entre Wolfsburg et Paderborn

    Match tendu entre Wolfsburg et Paderborn lors des barrages de la Bundesliga

    Les joueurs de Wolfsburg, menés par Mohammed Amoura, ont été tenus en échec par Paderborn malgré une domination affichée.

    Un match sans vainqueur pour le barrage aller

    Le match aller des barrages d’accession à la Bundesliga s’est soldé par un score nul et vierge (0-0) entre le VfL Wolfsburg, seizième de l’édition précédente, et le SC Paderborn 07, troisième de 2.Bundesliga. Malgré une large domination des Loups à domicile, l’efficacité a manqué pour faire la différence. Le sort des deux clubs se jouera donc lors du match retour, prévu lundi prochain sur la pelouse de Paderborn.

    Une dynamique opposée avant le match

    Quelques jours avant cette confrontation, les deux équipes arrivaient avec des trajectoires radicalement différentes. Wolfsburg avait décroché sa place en barrages grâce à une victoire décisive contre Sankt Pauli (3-1), tandis que Paderborn s’était imposé in extremis contre Darmstadt (2-0) et profité du faux pas d’Hanovre contre Nuremberg (3-3) pour valider la troisième place de 2.Bundesliga. Pourtant, les visiteurs ont rapidement montré des ambitions en début de partie.

    Paderborn surprend en première période

    Dès les premières minutes, le SC Paderborn 07 a imposé un rythme élevé, multipliant les duels serrés et les transitions rapides. Leur meilleure occasion est venue sur un corner, où Kamil Grabara a réalisé deux arrêts décisifs pour préserver son but intact. Cependant, après cette alerte, Wolfsburg a progressivement repris les commandes du match, notamment grâce à l’impulsion de son capitaine, Christian Eriksen.

    Wolfsburg domine mais manque de réalisme

    Au retour des vestiaires, les Loups ont accentué leur pression avec un pressing constant et de nombreuses incursions dans la surface adverse. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 63 % de possession et 15 tirs au total, contre seulement 7 pour Paderborn. Pourtant, malgré cette domination écrasante, l’équipe de Bundesliga n’a pas réussi à concrétiser ses occasions, laissant le score à égalité.

    Le match a pris un tournant supplémentaire dans les dernières minutes, lorsque Jonah Sticker a été expulsé pour un second avertissement, réduisant Paderborn à dix. Mais même en infériorité numérique, les visiteurs ont tenu bon, frustrant Wolfsburg et offrant une nouvelle chance à leur public pour le match retour.

    Le VfL Wolfsburg devra désormais se montrer plus efficace lundi prochain pour éviter la relégation, tandis que le SC Paderborn 07 jouera sa montée avec l’avantage de jouer devant son public.

  • Ousmane Sonko rencontre l’archevêque de Dakar avant le pèlerinage de Popenguine

    Ousmane Sonko rencontre l’archevêque de Dakar avant le pèlerinage de Popenguine

    Ousmane Sonko rencontre l’archevêque de Dakar avant le pèlerinage de Popenguine

    À l’approche du pèlerinage marial de Popenguine, prévu dans les prochains jours, le Premier ministre Ousmane Sonko a rendu une visite officielle à Monseigneur André Guèye, archevêque de Dakar. Une audience marquée par des échanges empreints de respect et de bienveillance.

    Lors de cette rencontre, Monseigneur Guèye a formulé des prières pour le Sénégal, souhaitant que le pays connaisse une ère de paix durable et de prospérité économique. Ces vœux s’inscrivent dans un contexte où les défis sociétaux et les aspirations de la population sont au cœur des préoccupations nationales.

    Cette visite s’inscrit dans une tradition de dialogue entre les autorités politiques et les leaders religieux, soulignant l’importance de la cohésion sociale dans le pays. Les deux personnalités ont échangé sur des sujets d’intérêt commun, renforçant ainsi les liens entre les institutions et la communauté.

  • Mali : la militarisation croissante de l’État face aux enjeux géopolitiques

    Mali : la militarisation croissante de l’État face aux enjeux géopolitiques

    Mali : la militarisation croissante de l’État face aux enjeux géopolitiques

    Le Mali revendique une souveraineté militaire renforcée après le retrait des forces françaises et la remise en cause des alliances sécuritaires traditionnelles. Bamako présente cette transition comme une victoire historique, celle d’un pays ayant repris le contrôle de sa défense nationale. Pourtant, cette évolution révèle une réalité plus complexe : une militarisation systémique du pouvoir, où la guerre devient le socle même de l’organisation politique.

    Une souveraineté affichée, une dépendance persistante

    Les discours officiels célèbrent la fin de la tutelle occidentale, mais cette autonomie proclamée masque un déplacement des alliances. L’armée malienne, désormais au cœur du système décisionnel, s’appuie sur des partenaires comme Africa Corps, une structure de mercenaires dont le rôle dépasse largement la lutte antiterroriste. Cette nouvelle donne sécuritaire a transformé la gestion de l’État, où les militaires contrôlent désormais tous les leviers de pouvoir depuis le putsch de 2022.

    La guerre n’est plus seulement un outil de stabilisation : elle est devenue une infrastructure permanente du régime. Les violences persistent dans plusieurs régions, les groupes armés djihadistes restent actifs, et les capacités de l’État à sécuriser son territoire restent limitées. Bamako, encerclée par les menaces, doit faire face à un défi majeur : comment concilier souveraineté affichée et efficacité réelle sur le terrain ?

    L’Alliance des États du Sahel : une souveraineté à géométrie variable

    La création de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, symbolise cette quête d’autonomie stratégique. Ces trois pays rejettent les anciennes alliances coloniales et misent sur une coopération militaire alternative, notamment avec la Russie. Cette stratégie, bien que porteuse d’espoir pour une partie de la population, repose sur des fondations fragiles : économies exsangues, tensions sociales aiguës et instabilité régionale persistante.

    Les régimes sahéliens cherchent à construire une autonomie sécuritaire, mais cette ambition se heurte à une dépendance persistante. Les mercenaires russes, par exemple, offrent un soutien militaire sans les contraintes diplomatiques des puissances occidentales. Cependant, cette alliance soulève des questions : jusqu’où peut-on sacrifier la stabilité politique et sociale au profit de la militarisation ?

    L’économie de guerre, nouveau visage du pouvoir

    La militarisation de l’État malien a des conséquences profondes sur son fonctionnement. Les budgets sécuritaires explosent, les appareils militaires gagnent en influence, et la conflictualité devient un levier de légitimité politique. Plus les menaces persistent, plus le pouvoir peut justifier la concentration des décisions, le recul du pluralisme et le report des échéances démocratiques.

    Dans ce système, la paix représente un risque politique. Une stabilisation réelle obligerait à aborder des sujets reportés depuis des années : corruption, gouvernance locale, redistribution des ressources, et surtout, le retour à un État civil. Pourtant, tant que la souveraineté sera réduite à une capacité militaire, le Mali risque de simplement remplacer une dépendance par une autre, celle des mercenaires étrangers.

    Un paradoxe sahélien : l’illusion de l’autonomie

    La rupture avec les anciennes puissances coloniales constitue un gain symbolique réel pour Bamako. Mais cette souveraineté reste limitée tant que l’État continue d’organiser son économie, son administration et sa sécurité autour de l’urgence militaire. La guerre, loin d’être une exception, devient la norme, structurant chaque aspect du pouvoir.

    Le cas malien illustre un paradoxe plus large du Sahel contemporain : comment construire un État durable quand la guerre est le principal mode de gouvernance ? La réponse à cette question déterminera non seulement l’avenir du Mali, mais aussi celui de toute la région.

  • Ousmane sonko pointe un gaspillage de 279 milliards fcfa dans les infrastructures abandonnées

    Ousmane sonko pointe un gaspillage de 279 milliards fcfa dans les infrastructures abandonnées

    Économie
    ousmane sonko pointe un gaspillage de 279 milliards fcfa dans les infrastructures abandonnées
    Le chef du gouvernement nigérien a révélé les conclusions d’un audit national mettant en lumière des projets d’infrastructures paralysés, avec des conséquences financières et opérationnelles majeures.

    Lors d’une réunion interministérielle tenue à Niamey, le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur l’état des infrastructures publiques du Niger. Selon ses déclarations, 245 projets de construction bloqués, représentant un investissement global de 279 milliards de francs CFA, sont actuellement à l’arrêt sur l’ensemble du territoire.

    Le Conseil des ministres du 15 avril avait donné pour mission aux différents départements de recenser les chantiers « en souffrance » relevant de leur domaine. Les résultats de cette évaluation, présentés par le Premier ministre, révèlent une situation alarmante : ces infrastructures, qu’elles soient achevées ou en cours de réalisation, restent inutilisées, générant ainsi des actifs dormants évalués à 279 milliards de francs CFA.

    Parmi les causes identifiées, le manque de ressources financières domine largement, suivi de difficultés techniques et de lacunes administratives. Ousmane Sonko a souligné que ces blocages entraînent des pertes financières considérables pour l’État, en plus de priver la population de services essentiels.

    Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la création d’un comité spécialisé au niveau de la Primature, chargé de finaliser et d’approfondir l’inventaire des projets concernés. Il a également insisté sur la nécessité de prévoir dès la conception les raccordements hydrauliques et électriques pour éviter de futurs blocages.

    « Construire une infrastructure sans prévoir son exploitation est inconcevable et représente une perte énorme pour le pays », a-t-il déclaré, dénonçant au passage les pratiques de « roublardise, négligence et laxisme » qui aggravent les retards et les défaillances. Sonko a appelé à une tolérance zéro envers ces comportements, exigeant des résultats concrets et rapides.

  • Stratégie agricole du Sénégal pour 2026 : les priorités de la campagne d’hivernage

    Stratégie agricole du Sénégal pour 2026 : les priorités de la campagne d’hivernage


    Face à l’enjeu crucial de la souveraineté alimentaire, le Premier ministre Ousmane Sonko a recentré les débats du Conseil des ministres sur la préparation de la campagne agricole d’hivernage 2026-2027. Alors que les acteurs locaux comme l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) ont accompli des avancées notables dans la fourniture d’engrais et de semences certifiées, une analyse approfondie du secteur révèle des défis structurels persistants. Ces obstacles entravent encore la réalisation des ambitions fixées par l’Exécutif pour garantir une autonomie alimentaire durable.

    Réduire la dépendance aux semences importées et sécuriser l’accès au crédit

    Plusieurs priorités ont été mises en lumière par le chef du gouvernement. Parmi elles, la nécessité de combler le déficit chronique d’autonomie semencière se détache comme un impératif. Les écarts de qualité observés lors de la dernière campagne agricole, couplés à des lacunes dans le ciblage des producteurs et à des difficultés persistantes d’accès au crédit agricole, compliquent la tâche. Ousmane Sonko a également souligné l’urgence de moderniser le parc de matériel agricole et d’améliorer significativement les infrastructures de stockage disponibles sur l’ensemble du territoire.

    Pour remédier aux inégalités de distribution et limiter les détournements d’intrants, le gouvernement a décidé d’accélérer la numérisation de la filière. Cette mesure s’appuie sur les résultats encourageants enregistrés dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro. Parallèlement, une refonte des mécanismes de subvention est en cours, tandis que les services publics devront garantir une transparence totale sur les coûts et une distribution effective des intrants dans toutes les régions.

  • Ousmane Sonko mobilise une task force pour relancer 245 infrastructures au Sénégal

    Ousmane Sonko mobilise une task force pour relancer 245 infrastructures au Sénégal

    Un diagnostic alarmant des infrastructures publiques

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a convoqué ce jeudi un Conseil interministériel dédié aux infrastructures, au Building administratif Président Mamadou Dia. Les résultats de l’audit mené par l’État révèlent une situation critique : 245 projets et actifs publics, représentant des investissements colossaux, sont paralysés par des blocages financiers, juridiques ou techniques.

    Des milliards de FCFA bloqués dans des infrastructures inutilisées

    Parmi les constats les plus préoccupants, 30 infrastructures achevées ne sont pas exploitées, dont 25 sont actuellement à l’arrêt. Ces projets, estimés à 279 milliards de FCFA, sont gelés malgré leur achèvement. Quinze d’entre eux ont été classés en haute priorité en raison de leur importance stratégique pour l’économie sénégalaise.

    L’État a également recensé 23 actifs déjà en service, mais sous-exploités ou sous-valorisés, pour une valeur de 1 065 milliards de FCFA. Parallèlement, 94 projets en cours de réalisation, dont 62 sont à l’arrêt, mobilisent un investissement global de 5 227 milliards de FCFA. Leur finalisation nécessiterait un apport financier supplémentaire de 973 milliards de FCFA.

    Un patrimoine immobilier et foncier à optimiser

    Le gouvernement a également passé au crible le patrimoine immobilier et foncier de l’État. À Dakar, 97 biens ont été identifiés, avec une valeur marchande estimée à 132 milliards de FCFA. Ces actifs représentent une opportunité majeure pour renforcer les recettes publiques et dynamiser l’économie locale.

    Une task force pour accélérer les solutions

    Face à cette situation, Ousmane Sonko a ordonné la création immédiate d’une task force, placée sous l’égide du Secrétaire général du Gouvernement. Cette structure, dont le suivi sera hebdomadaire, devra remettre une feuille de route opérationnelle avant le 30 juin 2026. Ses missions incluent la finalisation des chantiers, la définition de modèles de gestion viables et la valorisation des actifs publics.

    Le Premier ministre a souligné l’absurdité de certaines infrastructures achevées mais jamais utilisées, parfois depuis des années. Ces blocages s’expliquent par un manque de coordination entre les acteurs, des retards administratifs ou encore l’absence de modèles d’exploitation adaptés.

    Les projets emblématiques concernés

    • Infrastructures portuaires et maritimes : Foundiougne, Soumbédioune, Ndangane
    • Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté dans plusieurs régions
    • Fermes villageoises Naatangué ANIDA et agropoles : Mpal, Adéane, Dioulacoulon, Mbellacadiao
    • Grandes infrastructures bloquées : Université du Sine-Saloum, 45 Espaces numériques ouverts (ENO), aéroports régionaux (Saint-Louis, Matam, Kolda)
    • Projets stratégiques : Terminal à conteneurs du Port de Ndayane, Mémorial du Bateau Le Joola, hôpital Aristide Le Dantec

    Vers des partenariats public-privé pour dynamiser les infrastructures

    Le gouvernement mise sur les partenariats public-privé (PPP) pour optimiser l’exploitation de plusieurs actifs. Parmi les projets concernés figurent les stades nationaux, les parcs et réserves naturelles, ainsi que certains biens immobiliers de l’État et des représentations diplomatiques sénégalaises à l’étranger.

    Objectif : réduire les actifs dormants et améliorer la rentabilité

    Cette vaste opération de recensement et de rationalisation vise à renforcer l’efficacité des investissements publics, réduire le nombre d’infrastructures inutilisées et améliorer leur rentabilité. En identifiant les blocages et en proposant des solutions adaptées, l’exécutif entend redynamiser l’économie sénégalaise et maximiser l’impact des projets financés par l’État.

  • Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Président Bassirou Diomaye Faye et amadou Ba

    L’ancien Premier ministre Amadou Ba a plaidé, lors d’un entretien au palais présidentiel, pour un renforcement urgent du dialogue politique et une restauration de la confiance financière du Sénégal. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Dialogue national initié par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a consulté plusieurs figures de l’ancienne gouvernance.

    Lors de cet échange, Amadou Ba a salué l’importance de cette initiative, soulignant que des discussions approfondies s’imposent pour aborder les enjeux majeurs du pays. Il a insisté sur la nécessité de trouver des terrains d’entente durables, notamment sur les réformes institutionnelles et les défis sécuritaires qui pèsent sur le Sénégal.

    des réformes électorales et politiques au cœur des débats

    L’ancien chef du gouvernement a évoqué les réformes électorales en cours, estimant que davantage de temps aurait été nécessaire pour bâtir des consensus solides. Il a ainsi proposé au président de prolonger les débats de « dix à quinze jours supplémentaires » afin d’éviter toute précipitation et de garantir des solutions pérennes.

    « Le pays a besoin de consensus, le pays a besoin de dialogue », a-t-il martelé, précisant que cette démarche ne relevait pas d’une stratégie partisane, mais bien de l’intérêt général.

    une économie sénégalaise sous pression

    Sur le plan économique, Amadou Ba a exprimé ses craintes quant à l’impact de la conjoncture internationale sur l’économie locale. Les difficultés actuelles, aggravées par les tensions géopolitiques, touchent directement les citoyens et limitent les marges de manœuvre de l’État.

    Il a également rappelé que le Sénégal n’a pas bénéficié de financement du Fonds monétaire international (FMI) pendant douze ans sous son ministère des Finances. « Moi-même, en tant que ministre, je n’ai pas reçu un seul franc du FMI pendant six ans », a-t-il confié, tout en soulignant que le pays avait su maintenir sa crédibilité malgré cette absence de programme.

    Cependant, l’ancien Premier ministre a averti que les dégradations successives des notations financières du Sénégal augmentent aujourd’hui le coût des emprunts et réduisent la capacité d’investissement de l’État.

    sécurité et partenariats internationaux : des enjeux cruciaux

    Les discussions ont également porté sur les questions de sécurité, dans un contexte sous-régional marqué par des tensions persistantes. Amadou Ba a appelé à un dialogue élargi pour renforcer les forces de défense et de sécurité, tout en maintenant des relations stables avec les partenaires économiques internationaux.

    Enfin, il a réaffirmé son appartenance à l’opposition tout en prônant une approche constructive sur les questions nationales. « Je reste dans l’opposition, mais certaines priorités dépassent les clivages politiques. Il est essentiel d’agir avec sérénité pour le bien du pays », a-t-il conclu.

  • Renforcement de la coopération militaire Cameroun-Tchad après le 20 mai

    Renforcement de la coopération militaire Cameroun-Tchad après le 20 mai

    Cameroun et Tchad : une alliance militaire en progression après le 20 mai

    Le renforcement des liens sécuritaires entre Yaoundé et N’Djamena s’est concrétisé lors des festivités du 20 mai, mettant en lumière une collaboration historique entre les deux nations.

    Une célébration unie par l’engagement militaire

    La participation de la Garde Nationale et Nomade du Tchad à la parade du 20 mai à Yaoundé a symbolisé l’unité des deux pays. Cette présence a marqué une étape supplémentaire dans le renforcement des relations bilatérales, notamment dans le domaine de la défense.

    Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, M. Beti Assomo Joseph, a reçu le Général Issakha Malloua Djamous, Ministre des Armées tchadien, pour une séance de travail décisive. Cette rencontre, organisée au sein du Ministère de la Défense, a permis d’aborder les enjeux sécuritaires communs et les perspectives d’avenir pour les deux nations.

    Des échanges axés sur la sécurité régionale

    Les discussions entre les responsables militaires ont porté sur des sujets stratégiques majeurs pour la sous-région. La convergence des positions sur ces questions a confirmé la volonté des deux pays de renforcer leur collaboration face aux défis sécuritaires partagés.

    L’accueil chaleureux réservé à la délégation tchadienne reflète l’importance accordée à cette coopération. Les échanges, marqués par une atmosphère de confiance mutuelle, ont souligné l’engagement des deux pays à consolider leur alliance militaire.

    Une coopération au service de la stabilité sous-régionale

    Les autorités camerounaises et tchadiennes ont réaffirmé leur détermination à préserver et approfondir les liens de fraternité entre les deux peuples. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de paix et d’intégration africaine, essentielle pour la stabilité de la sous-région.

    Le Cameroun, par cette initiative, confirme son attachement à une coopération stratégique renforcée avec les pays voisins, dans un esprit de solidarité et de partenariat durable.

  • Ousmane Sonko dénonce l’impunité dans la gestion des comptes publics au Sénégal

    Ousmane Sonko dénonce l’impunité dans la gestion des comptes publics au Sénégal

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a exprimé son mécontentement lors d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures, pointant du doigt l’absence de poursuites judiciaires dans des dossiers de reddition de comptes. Cette intervention a pris de court la ministre de la Justice, Yassine Fall, alors qu’elle faisait le point sur les lacunes du système judiciaire et les dérives observées dans certains chantiers.

    Un système judiciaire sous le feu des critiques

    Ousmane Sonko a directement interpellé Yassine Fall sur l’inaction judiciaire face aux scandales financiers ayant ébranlé le pays. « Madame la ministre, qu’est-ce que la justice fait ? Moi, parfois, j’ai des doutes. Je me demande : est-ce vraiment utile de tout mettre en œuvre sans résultat concret ? » a-t-il lancé, soulignant les incohérences du système. Pour lui, cette situation remet en cause la crédibilité des institutions et la confiance des citoyens.

    Le chef du gouvernement a insisté sur l’impunité généralisée : « Dans ce pays, certains s’autorisent tout, protégés par un système intact. Des milliards ont été dilapidés, et aucune sanction n’a suivi. Où est la justice ? » a-t-il dénoncé avec véhémence.

    Des milliards gaspillés, des responsables intouchables

    Ousmane Sonko a rappelé que les autorités actuelles avaient été élues pour rétablir la responsabilité des dirigeants et des hauts fonctionnaires, qu’ils soient issus du précédent ou du présent régime. « On ne peut pas continuer à exiger des efforts des Sénégalais pour refinancer des projets déjà financés, alors que des responsables se sont enrichis impunément », a-t-il martelé, dénonçant un « sabotage judiciaire » qui entrave la lutte contre la corruption.

    Il a exigé que chaque dossier soit examiné publiquement, rappelant que ces affaires ne concernent pas seulement les magistrats ou les membres du gouvernement, mais tous les citoyens. « Ces dossiers appartiennent au peuple sénégalais, pas aux magistrats, ni au Premier ministre, ni au président de la République », a-t-il affirmé avec fermeté.

    Les réponses de Yassine Fall

    Face à ces critiques, Yassine Fall a tenté de rassurer en assurant que son ministère travaille activement à sanctionner les responsables fautifs, malgré les défis structurels. « Nous œuvrons sans relâche pour que justice soit rendue, et, si Dieu le veut, des résultats concrets seront obtenus pour le peuple sénégalais », a-t-elle déclaré.

    Pourtant, Ousmane Sonko est resté sceptique. Bien qu’il soutienne les projets de construction de nouvelles infrastructures pénitentiaires, il a rappelé que ces initiatives ne doivent pas occulter l’obligation de rendre des comptes. « Il est essentiel de situer les responsabilités et d’appliquer les sanctions, qu’il s’agisse de ministres ou de directeurs généraux, anciens ou actuels », a-t-il insisté, promettant une intensification de ses interventions pour exiger transparence et justice.