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  • Embuscade sanglante dans le nord du Mali près de tabankort

    Embuscade sanglante dans le nord du Mali près de tabankort

    Des combats d’une intensité exceptionnelle secouent le nord du Mali

    Une opération militaire de grande envergure dans le Nord-Mali a basculé dans le chaos hier à proximité de Tin Araban, à quelques kilomètres de Tabankort. Une colonne mixte composée de Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs alliés russes d’Africa Corps s’est retrouvée prise dans une embuscade d’une violence inouïe, opposant cette fois-ci une alliance hétéroclite de groupes armés hostiles.

    L’axe stratégique reliant Gao à Anéfis, en pleine région de Kidal, est devenu le théâtre d’affrontements d’une rare intensité. Un convoi d’une soixantaine de véhicules, incluant blindés et moyens logistiques, avait quitté Gao en début de semaine avec pour mission de renforcer les positions gouvernementales d’Anéfis. Mais c’est précisément à hauteur de Tin Araban, zone désertique située à environ 100 km au sud de Kidal, que le piège s’est refermé.

    Une coalition de groupes armés frappe avec une coordination redoutable

    Les assaillants, issus d’une alliance improbable entre les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda, ont mené une attaque coordonnée et méthodique. Les combats, qui se sont étendus sur plusieurs heures, ont impliqué artillerie lourde, drones et armes lourdes, transformant le secteur en zone de guerre ouverte.

    Un bilan humain et matériel lourd, mais un silence officiel pesant

    Bien que les autorités maliennes n’aient publié aucune communication, les informations filtrant des réseaux insurgés évoquent un bilan humain et matériel lourd. Plusieurs véhicules de transport des FAMa ainsi que des blindés légers d’Africa Corps auraient été détruits ou capturés. Des images sporadiques suggèrent également la perte de drones de reconnaissance et la mort de dizaines de combattants des deux côtés.

    Le black-out total imposé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et le gouvernement de transition à Bamako soulève des interrogations. Ce mutisme stratégique, loin d’être anodin, révèle une volonté délibérée de dissimuler l’ampleur des revers subis dans le Nord. En refusant d’admettre la dégradation sécuritaire, les autorités cherchent à préserver une image de contrôle, au mépris des réalités sur le terrain.

    Anéfis, un enjeu crucial pour l’avenir du Nord-Mali

    La réussite de cette embuscade ne se limite pas à un succès tactique pour les insurgés. Anéfis, verrou stratégique entre Gao et Kidal, est au cœur des enjeux de la présence gouvernementale dans le septentrion. Si le convoi n’a pas atteint sa destination et si les renforts ne parviennent pas à rejoindre la garnison locale, celle-ci risque de se retrouver isolée et encerclée.

    Cette situation pourrait ouvrir la voie à une contre-offensive généralisée des groupes coalisés du Nord, rendant la rhétorique officielle de Bamako de plus en plus intenable. Le déni systématique des autorités face à l’évidence des combats ne fait que aggraver la crise de confiance entre la population et le pouvoir en place.

  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

    Résumer
    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
    Issu de l’enquête

    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

    Sommaire
    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Le Togo renforce sa sécurité avec Moscou et Ankara

    Face à la montée des menaces terroristes dans le Sahel, le gouvernement togolais a diversifié ses partenariats militaires. Lomé mise sur un soutien aérien et logistique de la Turquie, tout en accueillant des conseillers russes de l’Africa Corps depuis 2025. Une stratégie qui redessine les équilibres régionaux.

    Depuis quelques années, le Togo fait évoluer discrètement sa posture en matière de défense. Conscient des risques croissants posés par les groupes armés dans le Sahel, le pays a engagé des discussions avec plusieurs acteurs internationaux pour sécuriser ses frontières et renforcer ses capacités opérationnelles.

    Une collaboration renforcée avec la Turquie

    Les échanges entre Lomé et Ankara se sont intensifiés ces dernières années. Le président togolais, Faure Gnassingbé, a sollicité l’expertise turque en matière de lutte antiterroriste, notamment pour moderniser son aviation militaire. Des formations d’équipages et des livraisons d’équipements ont été observées, bien que peu médiatisées.

    Cette coopération s’inscrit dans un contexte où le Togo cherche à diversifier ses alliances, loin des partenaires traditionnels du continent. Les drones et systèmes de surveillance turcs ont été déployés dans la région des Savanes, frontalière avec le Bénin et le Burkina Faso, zones sous pression jihadiste.

    L’arrivée remarquée de l’Africa Corps russe

    Une autre alliance a marqué un tournant : celle avec la Russie. Depuis 2025, des membres de l’Africa Corps, une unité spécialisée dans l’assistance aux pays africains, sont présents au Togo. Leur mission ? Conseiller les forces locales sur des techniques de contre-insurrection et fournir un appui logistique.

    Cette présence, bien que discrète, n’est pas passée inaperçue. Les observateurs soulignent que Moscou étend ainsi son influence en Afrique de l’Ouest, en parallèle de ses engagements au Mali ou en République centrafricaine.

    Quels enjeux pour le Togo ?

    • Sécurité régionale : Le pays joue désormais un rôle actif dans la stabilisation du Sahel, en collaboration avec des acteurs non traditionnels.
    • Autonomie stratégique : En diversifiant ses partenariats, Lomé réduit sa dépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.
    • Risques géopolitiques : Ces alliances pourraient attirer l’attention d’autres États, voire susciter des tensions avec les voisins comme le Ghana ou le Nigeria.

    Le président Faure Gnassingbé a toujours défendu une approche pragmatique de la diplomatie togolaise. Ces rapprochements avec la Turquie et la Russie en sont l’illustration. Alors que le Sahel reste une zone instable, le Togo mise sur une stratégie à deux volets : sécurité intérieure et partenariats extérieurs.

    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : une alliance militaire controversée avec la Russie et l’Africa Corps face aux jihadistes

    Lecture : 7 minutes.

    Vue aérienne de la base militaire de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Depuis quelques années, le Togo renforce discrètement ses dispositifs de défense pour faire face à la montée des groupes armés dans le Sahel. Face à l’évolution des menaces jihadistes, le président Faure Gnassingbé a choisi une approche audacieuse : diversifier ses partenariats militaires en misant sur des acteurs internationaux comme la Turquie, la Russie et son Africa Corps. Une stratégie qui soulève des interrogations sur l’avenir géopolitique de la région.

    Le Togo et la Turquie : un soutien aérien et logistique contre les jihadistes

    Dès 2022, Lomé a entamé des discussions secrètes avec Ankara pour obtenir un appui aérien et un soutien technique dans sa lutte antiterroriste. Ces échanges ont abouti à des accords discrets, permettant au Togo d’accéder à des équipements et à une expertise militaire adaptée aux défis du Sahel. La Turquie, déjà active dans plusieurs pays africains, est apparue comme un partenaire fiable pour renforcer les capacités défensives de l’armée togolaise.

    L’Africa Corps et la Russie : une coopération militaire en plein essor depuis 2025

    En 2025, le Togo a franchi une nouvelle étape en s’ouvrant à la collaboration avec l’Africa Corps, une structure liée à Moscou. Cette alliance a permis l’arrivée de conseillers militaires russes et le déploiement de moyens logistiques inédits. Les mercenaires russes, souvent associés à des opérations sensibles, ont renforcé la présence togolaise dans des zones stratégiques, notamment près des frontières exposées. Une décision qui marque un tournant dans les relations sécuritaires du pays avec les puissances étrangères.

    Les motivations derrière cette stratégie

    Plusieurs facteurs expliquent ce rapprochement militaire. D’abord, la pression exercée par les groupes jihadistes dans les pays voisins a poussé Faure Gnassingbé à anticiper les risques. Ensuite, la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en armements et en formations a conduit Lomé à explorer des partenariats hors du cadre traditionnel occidental. Enfin, cette ouverture s’inscrit dans une logique de renforcement de l’autonomie stratégique du Togo, désormais moins dépendant des anciennes puissances coloniales.

    Les défis et les controverses

    Si cette stratégie suscite l’intérêt, elle n’est pas sans risques. L’implication de l’Africa Corps et des mercenaires russes soulève des questions sur la transparence des engagements et les conséquences à long terme. Certains observateurs s’interrogent sur l’impact de ces alliances sur la stabilité régionale, tandis que d’autres pointent du doigt les coûts politiques et économiques de ces partenariats. Par ailleurs, la présence de forces étrangères sur le sol togolais pourrait attirer l’attention d’autres acteurs régionaux, avec des répercussions imprévisibles.

    Un nouveau chapitre pour la sécurité au Sahel ?

    Avec cette réorganisation de ses alliances militaires, le Togo se positionne comme un acteur clé de la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest. En s’appuyant sur des partenaires comme la Russie et l’Africa Corps, Lomé envoie un signal fort à ses voisins et aux groupes armés : le pays est déterminé à protéger son territoire et ses populations. Cette stratégie, bien que risquée, pourrait redéfinir les équilibres sécuritaires de la région dans les années à venir.

  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

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    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
    Issu de l’enquête

    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

    Sommaire
    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Abidjan mise sur les minéraux critiques pour booster l’économie africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour booster l’économie africaine

    À Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux stratégiques et leurs alliés internationaux ont scellé une alliance historique pour faire des ressources du continent un pilier de leur développement économique, industriel et social. L’enjeu ? Créer de la valeur localement, financer durablement leur croissance et bâtir des filières régionales capables de répondre à la demande mondiale en forte hausse.

    Une conférence ministérielle réunissant les ministres africains des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Économie verte, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de la ZLECAf, de la CEA, de banques régionales et d’investisseurs internationaux, s’est tenue récemment dans la capitale ivoirienne. L’objectif ? Redéfinir le rôle de l’Afrique dans l’économie globale des ressources essentielles.

    Abidjan, épicentre d’une révolution minière africaine

    Cette rencontre a marqué un tournant : les participants ont acté la nécessité de transformer les immenses réserves de minéraux critiques du continent en atout majeur pour un développement durable et inclusif. Plus qu’un simple échange, cette conférence a posé les bases d’un nouveau pacte minier pour l’Afrique.

    Un appel à repenser la gouvernance des ressources naturelles

    Lors de l’ouverture, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a appelé à une révolution stratégique dans la gestion des ressources naturelles. « Cette conférence vise à instaurer un modèle inédit de partenariat africain, permettant au continent de mieux exploiter ses trésors souterrains au profit direct de ses populations », a-t-il déclaré.

    Pour lui, la priorité absolue reste la transformation locale des matières premières. « L’Afrique compte plus de 100 institutions dédiées au financement du développement, mais leur impact cumulé ne représente que 1 % du bilan mondial. Il est temps de les renforcer et de les recapitaliser », a-t-il insisté. Il a également souligné l’importance des infrastructures résilientes et des industries locales pour maximiser les retombées des exploitations minières.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour son avenir économique

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a plaidé pour une solidarité accrue entre les nations africaines. « Transformer ces richesses en prospérité partagée est un défi commun. Aucun pays ne peut y parvenir seul. Nous devons unir nos forces pour construire des chaînes de valeur régionales intégrées », a-t-il affirmé.

    Il a également révélé le potentiel minier exceptionnel de la Côte d’Ivoire, où près de 75 % du territoire pourrait cacher des gisements de minéraux critiques. Un atout clé pour atteindre l’objectif fixé par le président Alassane Ouattara : faire du pays une nation à revenu intermédiaire d’ici 2030.

    Pour concrétiser cette vision, Abidjan a lancé un plan minier et énergétique ambitieux (2026-2040), estimé à 38 000 milliards de francs CFA. Un projet dont 88 % du financement proviendra du secteur privé, illustrant la confiance des investisseurs dans ce secteur.

    Des réserves colossales face à une demande mondiale en explosion

    L’Afrique ne représente pas moins de 30 % des réserves mondiales de minéraux essentiels à la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, métaux du groupe du platine, cuivre, manganèse et nickel. La valeur totale de ces ressources atteint près de 29 500 milliards de dollars – soit plus de huit fois le PIB annuel du continent et près de 20 % des réserves mondiales. Pourtant, environ 8 600 milliards de dollars de ces richesses restent inexploitées.

    Parallèlement, la demande mondiale devrait s’envoler d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre par rapport à 2023. Une opportunité sans précédent pour l’Afrique de s’imposer comme un acteur incontournable.

    L’industrialisation africaine, une chance à saisir impérativement

    Cette dynamique s’inscrit dans un bouleversement industriel mondial, porté par la transition énergétique. À titre d’exemple, la chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries pourrait passer de 7 000 milliards de dollars en 2030 à 59 000 milliards en 2050.

    Face à ce potentiel, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont clairement exprimé leur volonté de rompre avec le modèle d’exportation brute. Leur ambition ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, de création d’emplois et de croissance inclusive pour le continent. Une occasion historique à ne pas manquer.

  • Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Lors d’une conférence ministérielle à Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux stratégiques et leurs partenaires internationaux ont posé les bases d’une stratégie commune visant à transformer ces ressources en piliers de croissance économique, industrielle et sociale. L’accent a été mis sur la valorisation locale, le financement innovant et le renforcement des chaînes de valeur régionales pour répondre à une demande mondiale en forte expansion.

    Cette rencontre, qui a réuni des ministres africains des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Économie verte, ainsi que des représentants d’institutions continentales et financières, a marqué un tournant dans la gestion des ressources naturelles du continent.

    Abidjan, capitale d’un nouveau pacte minier continental

    La conférence a rassemblé des décideurs clés : ministres des Ressources naturelles de plusieurs pays africains, représentants de l’Union africaine, de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, ainsi que des banques régionales et des investisseurs étrangers.

    L’enjeu ? Permettre à l’Afrique de capitaliser pleinement sur ses immenses réserves de minéraux critiques, estimés à près de 29 500 milliards de dollars, et les mobiliser pour un développement durable et inclusif.

    Un appel à une refonte radicale de la gouvernance minière

    À l’ouverture des débats, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a souligné la nécessité d’un changement de paradigme dans la gestion des ressources africaines. « L’objectif n’est pas seulement de produire plus, mais de transformer localement ces richesses pour qu’elles profitent directement aux populations », a-t-il déclaré.

    Parmi ses propositions : renforcer la transformation locale des matières premières, consolider les institutions de financement du développement (dont les bilans cumulés ne représentent qu’1 % du total mondial), et investir dans des infrastructures résilientes et des industries locales.

    La Côte d’Ivoire mise sur son potentiel minier pour 2030

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a mis en avant le rôle central de la solidarité continentale. « Aucun pays ne peut réussir seul. Nous devons construire des chaînes de valeur régionales pour maximiser les retombées économiques de nos ressources », a-t-il insisté.

    Il a également révélé que près de 75 % du territoire ivoirien** recèle des minéraux critiques, une richesse que le pays compte exploiter pour atteindre le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.

    Pour y parvenir, Abidjan mise sur un plan ambitieux (2026-2040) doté d’un budget de 38 000 milliards de francs CFA, dont 88 % proviendraient du secteur privé**. Ce programme vise à intégrer minéraux et énergie dans une approche durable.

    Un atout continental face à une demande mondiale en explosion

    L’Afrique détient 30 % des réserves mondiales des minéraux les plus stratégiques** pour la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, cuivre, manganèse, nickel et métaux du groupe du platine.

    Ces ressources, estimées à 29 500 milliards de dollars**, représentent 20 % des richesses minérales mondiales**, dont 8 600 milliards de dollars restent inexploités**. La demande mondiale devrait s’envoler d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre** par rapport à 2023.

    L’industrialisation, clé d’une prospérité durable

    Cette transition s’inscrit dans un contexte de mutation industrielle mondiale, portée par la demande en véhicules électriques et batteries. Selon les projections, la chaîne de valeur de ce secteur pourrait atteindre 59 000 milliards de dollars en 2050**, contre 7 000 milliards en 2030.

    Face à cette opportunité historique, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont réaffirmé leur volonté de rompre avec le modèle traditionnel d’exportation de matières brutes. Leur priorité ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, d’emplois locaux et de croissance partagée.

  • Abidjan : l’afrique veut maîtriser son destin minier face à une demande mondiale explosive

    Abidjan : l’afrique veut maîtriser son destin minier face à une demande mondiale explosive

    À Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux critiques ont scellé une alliance stratégique pour faire de leurs ressources un pilier central de leur développement économique et social. Lors d’une conférence ministérielle, elles ont mis en lumière la nécessité de créer des chaînes de valeur locales, de renforcer le financement du développement et d’optimiser l’exploitation de trésors naturels estimés à 29 500 milliards de dollars.

    Abidjan, capitale d’un tournant minier continental

    Vendredi dernier, des ministres africains en charge des secteurs des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources naturelles, ainsi que des représentants d’institutions clés comme la Commission de l’Union africaine, la ZLECAf et la Banque africaine de développement, ont participé à cette rencontre d’envergure. L’enjeu ? Transformer les immenses réserves africaines de minéraux stratégiques en leviers de croissance durable et inclusive.

    Un nouveau modèle économique pour l’Afrique

    Le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a qualifié cette initiative de « changement de paradigme ». Il a souligné l’urgence de repenser la gestion des ressources naturelles du continent pour en maximiser les retombées locales. « L’objectif est clair : permettre à l’Afrique de mieux contrôler ses ressources et d’en faire bénéficier directement ses populations », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la transformation locale des matières premières et la reforme des institutions de financement pour stimuler le développement industriel.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour l’avenir

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a rappelé que près de 75 % du territoire ivoirien recèle des minéraux critiques. Une richesse qui s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara : faire de la Côte d’Ivoire une nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030. Pour y parvenir, un plan ambitieux sur 2026-2040 a été lancé, avec un budget de 38 000 milliards de francs CFA, dont 88 % financés par le secteur privé.

    Des réserves colossales face à une demande en explosion

    L’Afrique possède 30 % des réserves mondiales de minéraux essentiels à la transition énergétique, comme le cobalt, le lithium ou les terres rares. Ces ressources, estimées à 29 500 milliards de dollars, représentent une valeur colossale — près de 20 % des ressources mondiales minérales. Pourtant, 8 600 milliards de dollars de ces richesses restent inexploitées. Parallèlement, la demande mondiale pourrait exploser d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre.

    Vers une industrialisation africaine des minéraux

    Cette opportunité historique pousse les dirigeants africains à rompre avec le modèle traditionnel d’exportation brute. Leur ambition ? Structurer des chaînes de valeur régionales pour capter davantage de valeur ajoutée, créer des emplois et accélérer la transition énergétique. La dynamique est portée par la croissance exponentielle des secteurs comme les véhicules électriques et les batteries, dont la valeur pourrait passer de 7 000 à 59 000 milliards de dollars d’ici 2050.

  • Afrique : les minéraux critiques au cœur d’une révolution économique à Abidjan

    Afrique : les minéraux critiques au cœur d’une révolution économique à Abidjan

    Les nations africaines productrices de minéraux stratégiques se sont réunies à Abidjan pour lancer un partenariat ambitieux visant à transformer ces ressources naturelles en leviers de croissance durable. La conférence a mis l’accent sur l’industrialisation locale, le financement innovant et l’intégration des chaînes de valeur régionales pour répondre à une demande mondiale en forte hausse.

    Une assemblée ministérielle s’est tenue récemment dans la capitale ivoirienne, rassemblant des décideurs africains et des partenaires internationaux pour redéfinir la stratégie du continent face aux enjeux des minéraux critiques. L’événement a regroupé des ministres des Mines, de l’Énergie et de l’Industrie, aux côtés de représentants d’institutions panafricaines et de bailleurs de fonds.

    Abidjan, épicentre d’une nouvelle gouvernance minière africaine

    Les discussions ont porté sur la nécessité de créer de la valeur locale plutôt que d’exporter des matières brutes. L’objectif ? Permettre aux populations africaines de bénéficier directement des retombées économiques de leurs ressources naturelles.

    Un appel à une refonte radicale des modèles extractifs

    Le président de la Banque africaine de développement a lancé un plaidoyer pour une révolution dans la gestion des ressources minières. Il a souligné l’urgence de transformer localement les matières premières afin d’augmenter leur valeur ajoutée sur le continent.

    « Nous devons passer d’un modèle d’exportation à une économie de transformation », a-t-il martelé. Il a également pointé du doigt le sous-financement chronique des institutions de développement africaines, dont le bilan cumulé ne représente qu’1 % du total mondial.

    Pour lui, les solutions passent par l’investissement dans les infrastructures durables et le développement d’industries locales capables d’exploiter pleinement le potentiel minier africain.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour un décollage économique

    Le ministre ivoirien des Mines a rappelé que près des trois quarts du territoire national abritent des gisements de minéraux critiques. Une aubaine pour un pays qui vise le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.

    Abidjan mise sur un plan stratégique 2026-2040 évalué à 38 000 milliards de francs CFA, avec une participation massive du secteur privé (88 %). Ce programme vise à structurer une filière minière intégrée, de l’extraction à la transformation.

    Un trésor minier de 29 500 milliards de dollars sous-exploité

    L’Afrique détient 30 % des réserves mondiales de minéraux clés pour la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, cuivre, manganèse et nickel. Pourtant, seulement une partie de ce potentiel est exploitée aujourd’hui.

    La demande mondiale explose : d’ici 2040, les besoins en lithium pourraient augmenter de 842 %, ceux en métaux du platine de plus de 1 000 %, et le cuivre de 88 %. Une opportunité historique pour le continent.

    Vers une industrialisation africaine des ressources stratégiques

    Les dirigeants présents à Abidjan ont acté leur volonté de briser le cycle de l’exportation brute. Leur objectif ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, de création d’emplois et de développement inclusif.

    Cette conférence marque une étape décisive dans la quête d’autonomie économique de l’Afrique, face à une transition énergétique mondiale qui s’accélère.

  • Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Une assemblée exceptionnelle s’est tenue à Abidjan, réunissant les ministres africains chargés des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Économie verte, aux côtés d’experts internationaux. Leur objectif commun : transformer les minéraux stratégiques du continent en un pilier de croissance durable, en s’appuyant sur des chaînes de valeur régionales innovantes.

    Cette conférence ministérielle, organisée à Abidjan, a marqué un tournant dans la gestion des ressources naturelles africaines. Les participants ont souligné l’urgence de créer de la valeur locale, de financer le développement et de structurer des partenariats gagnants pour répondre à la demande mondiale en forte hausse.

    Un nouveau pacte minier pour l’Afrique

    La rencontre a rassemblé des représentants de la Commission de l’Union africaine, du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que des banques régionales et des investisseurs internationaux. Tous ont reconnu le potentiel colossal des ressources minières africaines, estimées à 29 500 milliards de dollars, pour stimuler l’industrialisation et l’innovation.

    L’ambition est claire : faire de ces minéraux un levier de transformation économique, sociale et environnementale. Les débats ont porté sur la nécessité de réformer les modèles d’exploitation, d’investir dans les infrastructures et de renforcer la coopération interafricaine.

    « Un changement de paradigme » au cœur des discussions

    Le président de la Banque africaine de développement a lancé un appel solennel à une refonte totale de la gestion des ressources naturelles. Pour lui, l’Afrique doit prendre le contrôle de son destin minier en priorisant la transformation locale des matières premières.

    « L’objectif est de bâtir un nouveau partenariat pour le continent, où chaque pays pourra bénéficier directement de ses richesses », a-t-il déclaré. Il a aussi pointé du doigt le manque d’efficacité des institutions de financement africaines, dont le bilan combiné ne représente qu’1 % du total mondial.

    Selon lui, le développement d’infrastructures résilientes et la création d’industries locales sont essentiels pour maximiser les retombées économiques des minéraux critiques.

    La Côte d’Ivoire, locomotive des minéraux stratégiques

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a mis en avant la stratégie du pays pour exploiter pleinement ses ressources. Avec 75 % du territoire national potentiellement riches en minéraux critiques, Abidjan mise sur une politique minière ambitieuse pour 2026-2040.

    Ce plan, doté d’un budget de 38 000 milliards de francs CFA, prévoit un financement majoritaire par le secteur privé. L’objectif ? Faire de la Côte d’Ivoire une nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.

    Le ministre a insisté sur la nécessité d’une solidarité continentale pour créer des chaînes de valeur régionales, permettant à chaque pays de tirer profit de ses atouts.

    Un trésor minier de 29 500 milliards de dollars à exploiter

    Le continent africain abrite 30 % des réserves mondiales de minéraux clés pour la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, cuivre, manganèse et nickel. Pourtant, 8 600 milliards de dollars de ces ressources restent inexploitées.

    La demande mondiale devrait exploser d’ici 2040, avec une croissance de plus de 1 000 % pour le platine, 842 % pour le lithium et 88 % pour le cuivre. Les dirigeants africains veulent saisir cette opportunité pour industrialiser le continent et générer des emplois durables.

    Une opportunité historique pour l’industrialisation africaine

    La transition énergétique mondiale ouvre une fenêtre unique pour l’Afrique. Les chaînes de valeur des véhicules électriques et des batteries pourraient atteindre 59 000 milliards de dollars d’ici 2050, contre 7 000 milliards en 2030.

    Les participants à la conférence ont réaffirmé leur volonté de rompre avec l’exportation brute des matières premières. Leur objectif : faire des minéraux critiques un moteur d’innovation, de compétitivité et de prospérité partagée pour toute l’Afrique.

  • Abidjan : l’Afrique veut reprendre le contrôle de son trésor minier

    Abidjan : l’Afrique veut reprendre le contrôle de son trésor minier

    Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.

    Les pays africains riches en minéraux critiques et plusieurs partenaires au développement se sont retrouvés vendredi 10 juillet à Abidjan lors d’une conférence ministérielle destinée à redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des ressources stratégiques.

    Abidjan, théâtre d’un nouveau pacte minier africain

    La rencontre a rassemblé des ministres africains en charge des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Économie verte et des Ressources naturelles, aux côtés de représentants de la Commission de l’Union africaine, du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, de banques régionales de développement, d’institutions financières et d’investisseurs internationaux.

    L’objectif affiché est clair : permettre au continent de tirer pleinement profit de ses immenses réserves de minéraux critiques et de les mettre au service d’un développement durable et inclusif.

    «Un changement de paradigme» pour l’Afrique

    À l’ouverture des travaux, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a appelé à une refonte profonde de la gestion des ressources naturelles africaines.

    « L’objectif de cette conférence est d’opérer un changement de paradigme et d’établir un nouveau partenariat pour le continent africain, afin qu’il puisse mieux gérer ses ressources et en faire bénéficier directement sa population », a-t-il déclaré.

    Selon lui, la priorité doit être donnée à la transformation locale des matières premières afin de générer davantage de valeur ajoutée sur le continent. Il a également plaidé pour une réforme du financement du développement.

    La Côte d’Ivoire mise sur ses richesses du sous-sol

    Présent à la conférence, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a insisté sur la nécessité d’une solidarité continentale renforcée.

    « Le défi est de transformer ces ressources en richesses durables et en prospérité partagée. Si les trajectoires de nos pays ne seront pas forcément uniformes, il sera difficile pour chacun d’atteindre ses objectifs seul. Il nous faut collaborer pour créer des chaînes de valeur régionales », a-t-il affirmé.

    Le ministre a également mis en avant le potentiel minier de la Côte d’Ivoire, révélant que près des trois quarts du territoire national sont susceptibles de receler des minéraux critiques.

    Cette richesse constitue l’un des piliers de la vision du président Alassane Ouattara, qui ambitionne de faire accéder le pays au statut de nation à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030.

    Pour atteindre cet objectif, Abidjan mise sur une politique intégrée des ressources minérales et énergétiques couvrant la période 2026-2040. Ce programme, évalué à 38 000 milliards de francs CFA, devrait être financé à hauteur de 88 % par le secteur privé.

    Un potentiel colossal face à une demande mondiale explosive

    L’enjeu est de taille. L’Afrique détient environ 30 % des réserves mondiales des minéraux les plus stratégiques de la transition énergétique, notamment le cobalt, le lithium, le graphite, les terres rares, les métaux du groupe du platine, le cuivre, le manganèse et le nickel.

    La valeur estimée des ressources minérales du continent atteint près de 29 500 milliards de dollars, soit plus de huit fois le PIB annuel africain et près de 20 % des ressources mondiales. Parmi elles, environ 8 600 milliards de dollars de réserves restent encore inexploitées.

    Dans le même temps, la demande mondiale devrait connaître une croissance spectaculaire d’ici 2040. Les besoins en métaux du groupe du platine devraient bondir de plus de 1 000 %, ceux du lithium de 842 % et ceux du cuivre de 88 % par rapport à leur niveau de 2023.

    Une occasion historique à ne pas manquer

    Cette dynamique s’inscrit dans une profonde mutation industrielle mondiale portée par la transition énergétique. La seule chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries pourrait passer de 7 000 milliards de dollars en 2030 à 59 000 milliards de dollars en 2050.

    Face à cette opportunité historique, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont affiché leur volonté de rompre avec le modèle d’exportation brute des matières premières. Leur ambition : faire des minéraux critiques un puissant levier d’industrialisation, de création d’emplois et de prospérité durable pour le continent.

  • Coupe du monde 2026 : un spectacle footballistique sans précédent ?

    Coupe du monde 2026 : un spectacle footballistique sans précédent ?

    La Coupe du monde 2026 s’annonce déjà comme une édition historique, avec des matchs à couper le souffle, des retournements de situation incroyables et une intensité jamais vue. Alors que les quarts de finale se profilent à l’horizon, le tournoi, qui se déroule pour la première fois dans trois pays – le Canada, le Mexique et les États-Unis –, bat déjà des records en termes de suspense et de spectacle.

    Mais peut-on déjà la qualifier de meilleure Coupe du monde de tous les temps ? La réponse reste subjective, mais les statistiques et les performances sur le terrain plaident en sa faveur.

    Youri Tielemans, Lionel Messi et Vozinha célébrant ensemble sur le terrain.

    Des statistiques qui impressionnent

    Avec 104 matchs disputés et 280 buts inscrits, cette édition pulvérise les records offensifs. La moyenne de 2,92 buts par rencontre est la plus élevée depuis 1970, où le Mexique avait enregistré 2,97 buts en moyenne. À titre de comparaison, les éditions précédentes affichaient des moyennes bien inférieures : 2,69 au Qatar en 2022, 2,64 en Russie en 2018, 2,67 au Brésil en 2014 et seulement 2,27 en Afrique du Sud en 2010.

    Le match le plus prolifique ? L’Allemagne s’imposant 7-1 face à Curaçao, mais ce n’est pas tout : sept autres rencontres ont vu sept buts ou plus, et treize matchs ont comptabilisé cinq buts ou plus.

    Autre fait marquant : 74,6 % des buts ont été marqués en jeu, un record historique, tandis que seulement 5 % l’ont été sur penalty, le pourcentage le plus bas jamais enregistré. Une preuve que l’attaque prime sur les coups de pied arrêtés.

    Des matchs de légende et des retournements spectaculaires

    Lionel Messi, maillot numéro 10 de l'Argentine, célébrant une victoire lors d'un match des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

    L’intensité ne faiblit pas, surtout en fin de match. Sur les 24 rencontres à élimination directe, huit se sont conclues par un but victorieux après la 85e minute. L’Argentine a même eu besoin des prolongations pour éliminer le Cap-Vert, une équipe surprise, tandis que quatre matchs se sont soldés par une séance de tirs au but.

    Le but d’Enzo Fernández contre l’Égypte à la 90e minute marque l’histoire de la Coupe du monde : c’est le 10e but inscrit à ce stade du jeu lors de cette édition, un record absolu. En juillet seulement, trois matchs mythiques ont marqué les esprits : la Belgique, l’Argentine et l’Angleterre s’imposant 3-2 face au Sénégal, à l’Égypte et au Mexique respectivement.

    La Belgique et l’Argentine ont réalisé l’exploit de renverser deux buts de retard en fin de match, une première depuis 1970. L’Angleterre, quant à elle, a remporté son duel malgré une expulsion et une domination adverse dans l’atmosphère électrique du stade Azteca.

    Avec huit matchs nuls et vierges, un record en Coupe du monde, cette édition prouve que l’équilibre entre les équipes est plus que jamais une réalité.

    Des fans et des stars au rendez-vous

    Erling Braut Haaland, attaquant norvégien, célébrant une victoire avec un tambour.

    Contrairement aux craintes initiales, les stades affichent complet à 99,7 %, avec plus de 4,4 millions de spectateurs pour les matchs de poule et 6,2 millions après les huitièmes de finale. L’affluence moyenne dépasse les 65 000 spectateurs par rencontre, un chiffre qui n’a été dépassé qu’une seule fois, en 1994 aux États-Unis.

    Les stars du football sont également au rendez-vous. Lionel Messi, Kylian Mbappé, Erling Haaland et Harry Kane se disputent le Soulier d’Or avec respectivement huit, sept, sept et six buts. Une première dans l’histoire de la compétition : trois joueurs marquent sept buts ou plus lors d’une même édition.

    Les outsiders ne sont pas en reste. Curaçao, malgré une défaite 7-1 face à l’Allemagne, a tenu tête à l’Équateur. Le Qatar, malgré un revers 6-0 contre le Canada, a tenu en échec la Suisse en phase de groupes. Quant au Cap-Vert, avec son gardien Vozinha, il a réalisé un parcours remarquable en tenant en échec l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie saoudite avant de frôler l’exploit contre l’Argentine.

    Controverses et défis à relever

    Donald Trump et Gianni Infantino discutant lors d'un événement officiel.

    Malgré son succès, cette Coupe du monde n’est pas épargnée par les polémiques. Le coût exorbitant des billets, des hôtels et des transports a mis à rude épreuve le budget des supporters, tandis que les pauses hydratation, bien accueillies sous une chaleur étouffante, ont été critiquées en cas de conditions climatiques favorables.

    La durée du tournoi, qui s’étend sur près d’un mois et demi, soulève aussi des questions sur la fatigue des joueurs, notamment avec le retour imminent de la Premier League. L’arbitrage a également été pointé du doigt, tout comme l’impact des matchs supplémentaires sur le bien-être des athlètes.

    L’affaire la plus médiatisée concerne Folarin Balogun, attaquant américain expulsé lors du seizième de finale. Malgré cette suspension, il a pu jouer les huitièmes de finale après une intervention politique, une première depuis 1962 et les soupçons d’ingérence politique autour de Garrincha.

    Et si cette édition devenait la plus grande de l’histoire ?

    Roberto Baggio manquant un penalty décisif lors de la finale de la Coupe du monde 1994.

    Avec quatre des meilleures équipes du classement FIFA – l’Argentine, l’Espagne, la France et l’Angleterre – encore en lice, les quarts de finale s’annoncent déjà comme des duels de légende. Si la finale suit la même intensité, cette Coupe du monde pourrait bien entrer dans l’histoire comme l’une des plus mémorables.

    Quoi qu’il en soit, un mois de football intense et spectaculaire vient de s’écouler, et le meilleur reste peut-être à venir. Une chose est sûre : cette édition restera gravée dans les mémoires.