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  • La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après le renvoi du délibéré

    La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après le renvoi du délibéré

    Falsification de la signature d'Ousmane Sonko : La justice maintient la prévue en détention

    Le tribunal correctionnel de Dakar a renvoyé au 23 juillet 2026 le délibéré dans l’affaire de falsification de la signature de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko impliquant Khardiata Tandian. Initialement attendu le jeudi 9 juillet 2026, le jugement a été reporté en raison de l’absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue, selon les informations du journal Les Échos.

    • La demande de liberté provisoire de la mise en cause a été rejetée par le tribunal.
    • La défense a soutenu que la peine encourue pourrait déjà être couverte par ce séjour en prison et que prolonger son incarcération dégraderait gravement sa situation sociale.

    Le procureur s’est fermement opposé à cette mise en liberté, arguant que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l'ordre public et qu'elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice.

    La prévue demeure en détention

    Bien que la défense ait répliqué qu'il n'existait aucun risque de pression sur les témoins puisque la prévenue a déjà été entendue à la barre, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

  • Ousmane Sonko : la justice maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Ousmane Sonko : la justice maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Le tribunal correctionnel de Dakar a réaffirmé la décision de retenir en détention la prévenue Khardiata Tandian, l’ancienne compagnon politique d’Ousmane Sonko. La décision, qui avait été reportée à plusieurs reprises, a été rendue dans le cadre de l’affaire de falsification de la signature du Premier ministre nigérien, impliquant son complice présumé Khardiata Tandian.

    Initialement attendu en juillet 2026, le jugement avait été reporté à plusieurs reprises en raison de l’absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue. Le procureur a argué que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l’ordre public et qu’elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice.

    La défense avait soutenu que la peine encourue pourrait déjà être couverte par ce séjour en prison, mais le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. La prévenue demeure donc en détention en attendant le dénouement de l’affaire.

  • La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Le tribunal correctionnel de Dakar a récemment pris une décision qui a suscité l’attention des habitants de Niamey et de tout le pays : Khardiata Tandian, la prévenue accusée de falsification de la signature d’Ousmane Sonko, demeure en détention. L'affaire, déjà longue et complexe, a connu un nouveau tournant avec le renvoi du délibéré au 23 juillet 2026.

    Initialement attendu le 9 juillet 2026, le jugement a été reporté en raison de l'absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue. Cette absence a entraîné une prolongation du délai, mais cela n’a pas empêché les autorités de prendre une décision ferme : maintenir la détention de Khardiata Tandian.

    La défense de la prévenue avait sollicité la liberté provisoire, arguant que sa cliente remplissait toutes les conditions requises pour en bénéficier. Cependant, le procureur a fermement opposé cette demande, arguant que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l’ordre public et qu’elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice.

    La décision du tribunal est une nouvelle étape dans l’affaire qui a déjà suscité beaucoup d’attention dans le pays. Les habitants de Niamey et de tout le Niger s’attendent à nouveau à un dénouement de cette affaire qui semble ne pas avoir fini.

  • Falsification de la signature d’Ousmane Sonko : La justice maintient la prévenue en détention

    Falsification de la signature d’Ousmane Sonko : La justice maintient la prévenue en détention


    Le tribunal correctionnel de Dakar a renvoyé au 23 juillet 2026 le délibéré dans l’affaire de falsification de la signature de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko impliquant Khardiata Tandian. Initialement attendu le jeudi 9 juillet 2026, le jugement a été reporté en raison de l’absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue, selon les informations du journal Les Échos.


    Parallèlement à ce renvoi, le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire de la mise en cause. Son avocat a plaidé en vain que sa cliente remplissait toutes les conditions requises pour bénéficier d’une telle mesure, rappelant qu’elle est en détention préventive depuis plus d’un an, qu’elle est mariée et mère d’un enfant. La défense a également soutenu que la peine encourue pourrait déjà être couverte par ce séjour en prison et que prolonger son incarcération dégraderait gravement sa situation sociale.


    Le procureur s’est fermement opposé à cette mise en liberté, arguant que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l’ordre public et qu’elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice. Bien que la défense ait répliqué qu’il n’existait aucun risque de pression sur les témoins puisque la prévenue a déjà été entendue à la barre, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. La prévenue demeure donc en détention en attendant le dénouement de l’affaire.
     
  • Réforme constitutionnelle au Sénégal : le conseil constitutionnel met un terme aux ambitions du pastef

    Réforme constitutionnelle au Sénégal : le conseil constitutionnel met un terme aux ambitions du pastef

    politiqueSénégal

    Sénégal : le Conseil constitutionnel enterre la réforme portée par le Pastef, Sonko en difficulté

    La plus haute instance judiciaire du Sénégal a rendu hier une décision historique : la réforme constitutionnelle proposée par la majorité parlementaire du Pastef a été déclarée non conforme à la Constitution. Une décision qui s’ajoute à la liste des revers subis par Ousmane Sonko dans son bras de fer politique avec Bassirou Diomaye Faye.

    Les griefs du Conseil constitutionnel contre la réforme du Pastef

    Le texte porté par le parti au pouvoir, adopté en séance plénière à l’Assemblée nationale grâce à une majorité absolue, prévoyait notamment la création d’une nouvelle Cour constitutionnelle et le renforcement des prérogatives parlementaires en matière de contrôle des ressources naturelles. Cependant, le Conseil constitutionnel a identifié deux vices de constitutionnalité majeurs.

    D’une part, l’absence de financement prévisionnel pour la future Cour constitutionnelle, alors que cette institution aurait engendré des dépenses publiques significatives. D’autre part, le non-respect des procédures parlementaires lors de l’examen des amendements gouvernementaux, notamment l’omission du vote bloqué pourtant sollicité par l’exécutif.

    Les réactions des acteurs politiques

    La décision a suscité des réactions immédiates. Ousmane Sonko a reconnu, via une publication sur les réseaux sociaux, la légitimité de l’arbitrage rendu par le Conseil constitutionnel. En revanche, la coalition présidentielle a salué le bon fonctionnement des institutions et réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue sur les réformes.

    Adji Diarra Mergane Kanouté, présidente de la coalition Ensemble Demain et figure de l’opposition, a analysé la décision avec précision :

    « Le Conseil constitutionnel a agi dans le strict respect de la loi. Bien que le texte soit rejeté, cela n’interdit pas à l’Assemblée nationale d’engager une nouvelle procédure de révision, à condition de respecter scrupuleusement les dispositions constitutionnelles, notamment en matière de financement des charges publiques. Le Conseil rappelle ainsi que même une majorité parlementaire doit composer avec les règles démocratiques et les principes républicains. »

    Du côté de la société civile, Dr. Binette Ndiaye, coordinatrice du Forum Citoyen, a exprimé son soutien à cette décision :

    « Nous assistons enfin à un rappel salutaire des principes démocratiques. Une réforme constitutionnelle ne peut être l’apanage d’un seul parti, même majoritaire. Le dialogue et l’inclusion sont essentiels pour garantir la stabilité institutionnelle du pays. »

    Un contexte politique de plus en plus tendu

    Cette décision intervient dans un climat de tensions accrues entre les deux figures centrales du Pastef. Après avoir été écarté de la Primature en mai dernier, Ousmane Sonko avait été élu à la présidence de l’Assemblée nationale. Pourtant, les divergences avec Bassirou Diomaye Faye se sont multipliées ces dernières semaines.

    Lors d’une récente intervention publique, Ousmane Sonko n’a pas hésité à évoquer une situation de « cohabitation » avec le chef de l’État, un terme qui souligne l’ampleur des désaccords au sommet de l’État. Pour de nombreux observateurs, cette invalidation de la réforme marque un nouvel épisode dans la crise politique qui secoue le Sénégal depuis plusieurs mois. Une crise qui pourrait, à terme, redéfinir l’équilibre des pouvoirs dans le pays.

  • Nouvelle victoire pour la constitution sénégalaise, sonko en difficulté

    Nouvelle victoire pour la constitution sénégalaise, sonko en difficulté

    nouvelle victoire pour la constitution sénégalaise, sonko en difficulté

    Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu hier une décision historique en rejetant la réforme institutionnelle portée par la majorité parlementaire du Pastef. Le texte, présenté comme un outil de rééquilibrage des pouvoirs, a été jugé contraire à la Constitution par les juges suprêmes.

    Cette invalidation intervient après son adoption par l’Assemblée nationale, où le parti au pouvoir bénéficiait d’une large majorité. Deux irrégularités majeures ont été relevées : l’absence de financement prévu pour la future Cour constitutionnelle et le non-respect des procédures parlementaires lors de l’examen des amendements.

    Adji Diarra Mergane Kanouté, ex-députée et leader du parti USD/A, a salué cette décision tout en rappelant qu’une nouvelle initiative pourrait être envisagée si elle respecte strictement la Constitution. Elle a notamment souligné que toute réforme créant de nouvelles charges publiques (comme l’organisation d’élections ou la mise en place d’une Cour constitutionnelle) doit s’accompagner de ressources financières adéquates, conformément à l’article 82 de la Constitution.

    L’une des dispositions les plus controversées de cette réforme concernait le renforcement des prérogatives parlementaires dans les enquêtes sur l’exploitation des ressources naturelles. Une avancée qui avait suscité des débats intenses au sein de la classe politique.

    Réactions en cascade après l’arrêt du Conseil

    Ousmane Sonko a reconnu publiquement la décision du Conseil constitutionnel dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. Du côté de la majorité présidentielle, on insiste sur la légitimité des institutions et l’importance de poursuivre le dialogue autour des réformes. Dr. Binette Ndiaye, coordinatrice du Forum Citoyen, a exprimé son soutien à cette décision, la qualifiant d’« initiative salutaire » pour la démocratie sénégalaise.

    Un climat politique tendu au plus haut sommet de l’État

    Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Depuis son éviction de la Primature en mai, Sonko a pris la présidence de l’Assemblée nationale, mais les divergences avec le chef de l’État se creusent chaque jour davantage. Le leader du Pastef a récemment évoqué une situation de « cohabitation » avec Faye, un terme qui illustre les frictions persistantes au sein de l’exécutif.

    Pour de nombreux observateurs, cette invalidation marque un nouveau chapitre dans la rivalité qui s’installe entre les deux figures politiques les plus influentes du pays. Une rivalité qui pourrait redéfinir durablement le paysage politique sénégalais dans les années à venir.

  • Réforme constitutionnelle sénégalaise bloquée, Sonko en difficulté

    Réforme constitutionnelle sénégalaise bloquée, Sonko en difficulté

    Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu un verdict sans appel hier : la réforme institutionnelle proposée par la majorité parlementaire du Pastef est jugée anticonstitutionnelle. Ce rejet prive le camp d’Ousmane Sonko d’un outil clé dans son bras de fer avec le président Bassirou Diomaye Faye.

    Le texte, adopté en juin par l’Assemblée nationale où le Pastef dispose d’une majorité confortable, avait pour ambition de rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions. Mais le Conseil a pointé deux manquements majeurs : l’absence de prévisions budgétaires pour la future Cour constitutionnelle et des irrégularités dans les procédures parlementaires lors de l’examen des amendements.

    Ousmane Sonko après sa nomination au poste de Premier ministre.

    L’arrêt du Conseil constitutionnel enterre définitivement l’espoir d’un référendum, comme le souligne l’ex-députée Adji Diarra Mergane Kanouté, présidente de la coalition Ensemble demain :

    « Le rejet du texte par le Conseil constitutionnel marque un tournant, mais la partie n’est pas terminée. L’Assemblée pourrait relancer une révision, à condition de respecter scrupuleusement les règles, notamment en matière de financement des nouvelles institutions comme la Cour constitutionnelle. Le Conseil rappelle aussi que toute réforme doit s’accompagner de recettes budgétaires conformes à l’article 82 de la Constitution. Autre point crucial : le non-respect de la procédure de vote bloqué, demandée par le gouvernement, a été sanctionné. Le Conseil a donc agi dans le strict respect de la loi. »

    Parmi les autres mesures contestées figurait le renforcement des enquêtes parlementaires, permettant aux députés d’accéder à des contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles. Une disposition qui aurait élargi significativement leurs pouvoirs de contrôle.

    Les réactions politiques n’ont pas tardé. Ousmane Sonko a reconnu la décision dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, tandis que la coalition présidentielle a salué le respect des institutions. Dr. Binette Ndiaye, coordinatrice du Forum citoyen, a applaudi l’arbitrage du Conseil, soulignant la nécessité d’un processus plus inclusif.

    « En tant que membre de la société civile, je considère cette décision comme une victoire pour la démocratie. Initialement, ce projet de loi manquait cruellement de dialogue et de consensus. Le Conseil constitutionnel rappelle que, même avec une majorité, il faut intégrer les avis de tous. Nous sommes dans une République, pas dans un parti unique. »

    une crise politique qui s’aggrave

    Cette décision intervient dans un climat politique déjà tendu entre les deux figures de proue du Pastef. Ousmane Sonko, écarté de la Primature en mai dernier, avait depuis pris la tête de l’Assemblée nationale. Pourtant, les divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye se creusent, comme en témoignent ses récents propos évoquant une « cohabitation » au sommet de l’État.

    Pour de nombreux analystes, l’invalidation de la réformeconstitue un nouveau chapitre dans cette rivalité qui pourrait redéfinir durablement le paysage politique sénégalais.

  • Conseil constitutionnel bloque la réforme du pastef au Sénégal

    Conseil constitutionnel bloque la réforme du pastef au Sénégal

    politiqueSénégal

    Conseil constitutionnel bloque la réforme du Pastef au Sénégal : Sonko dans l’œil du cyclone

    La plus haute instance judiciaire du pays annule la réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, fragilisant la position du Premier ministre Ousmane Sonko.

    Le Conseil constitutionnel sénégalais a rendu un verdict sans appel hier : la réforme institutionnelle défendue par le Pastef, adoptée en Assemblée nationale grâce à sa majorité parlementaire, est jugée anticonstitutionnelle. Cette décision intervient après un examen minutieux des dispositions proposées, notamment celles visant à rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, avait saisi lui-même la plus haute juridiction du pays pour trancher ce différend.

    Parmi les irrégularités pointées par les sages de la Constitution figurent deux manquements majeurs : l’absence de financement pour la future Cour constitutionnelle, prévue par la réforme, ainsi que le non-respect des procédures parlementaires lors de l’examen des amendements gouvernementaux. Autant de vices de forme qui ont conduit à l’invalidation pure et simple du texte.

    L’ex-députée Adji Diarra Mergane Kanouté, dirigeante de l’USD/A et présidente de la coalition Ensemble Demain, a salué cette décision tout en rappelant que la partie n’est pas encore totalement jouée. Selon elle, le Conseil constitutionnel a simplement rappelé l’importance du respect des règles : « La réforme crée des charges publiques, comme l’organisation des élections ou la mise en place d’une Cour constitutionnelle. Ces projets doivent être accompagnés de recettes compensatrices, conformément à l’article 82, alinéa 2 de la Constitution. Par ailleurs, l’Assemblée nationale a enfreint l’article 82, alinéa 4 en refusant d’appliquer la procédure du vote bloqué à la demande du gouvernement. Le Conseil était donc dans son bon droit de déclarer cette réforme inconstitutionnelle. »

    Une autre mesure controversée : le renforcement des enquêtes parlementaires

    Parmi les autres dispositions envisagées par le texte figuraient l’extension des prérogatives des députés en matière de contrôle des contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles. Une mesure qui aurait pu leur permettre d’accéder à des domaines jusqu’alors opaques. Cependant, cette partie de la réforme a également été invalidée par la décision du Conseil.

    Les réactions politiques ont été immédiates. Ousmane Sonko, bien que reconnaissant la décision du Conseil, a souligné la nécessité de poursuivre les réformes. Du côté de la majorité présidentielle, on met en avant le bon fonctionnement des institutions et la volonté de dialoguer pour avancer. Dr. Binette Ndiaye, coordinatrice du Forum Citoyen, a pour sa part salué cet arbitrage, estimant qu’il rappelle l’importance du consensus dans une démocratie : « Nous sommes dans une République où la majorité doit prendre en compte les avis de tous. Une loi ne peut être imposée par un seul parti sans dialogue préalable. »

    Un climat politique sous haute tension

    Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Écarté de la Primature en mai, Sonko avait rapidement été porté à la présidence de l’Assemblée nationale. Depuis, les divergences entre les deux hommes s’affichent au grand jour. Mardi encore, Sonko évoquait une situation de « cohabitation » avec le chef de l’État, un terme qui reflète les difficultés de gouvernance actuelles.

    Pour de nombreux analystes, cette invalidation marque un nouveau chapitre dans la rivalité qui s’installe au sommet de l’État. Une rivalité qui pourrait, à terme, redéfinir durablement le paysage politique sénégalais.

  • Sénégal : la réforme du Pastef retoquée, Sonko fragilisé

    Sénégal : la réforme du Pastef retoquée, Sonko fragilisé

    PolitiqueSénégal

    Sénégal : la réforme du Pastef retoquée, Sonko fragilisé

    Bob Barry
    10 juillet 2026

    Le Conseil constitutionnel inflige un nouveau revers à Ousmane Sonko dans le bras de fer qui l’oppose à Bassirou Diomaye Faye.

    Ousmane Sonko après sa nomination au poste de Premier ministre.

    Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé, hier, jeudi, la réforme institutionnelle portée par la majorité parlementaire du Pastef. Le Conseil a estimé que la réforme introduite par le Pastef était contraire à la Constitution. Le texte soutenu par les partisans d’Ousmane Sonko visait, selon eux, à rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions. 

    C’est un coup d’arrêt pour la vaste réforme institutionnelle portée par la majorité du Pastef, adoptée par l’Assemblée nationale, où le parti au pouvoir dispose d’une confortable majorité.

    Saisi par le président Bassirou Diomaye Faye lui-même, le Conseil constitutionnel a relevé deux irrégularités majeures : l’absence de dispositif de financement pour la future Cour constitutionnelle prévue par la réforme, et le non-respect de certaines procédures parlementaires lors de l’examen des amendements gouvernementaux.

    Selon l’ex députée Adji Diarra Mergane Kanouté qui dirige le parti USD/A et présidente de la coalition Ensemble Demain, l’arrêt du Conseil met fin à l’organisation éventuelle d’un référenduim. Même si elle estime que tout n’est pas encore joué : 

    « Oui, on peut dire, dans la mesure où le Conseil a rejeté le texte de loi, mais cela ne veut pas dire que l’Assemblée nationale ne peut pas initier une autre révision en respectant bien évidemment les procédures, parce que la proposition de loi crée des charges publiques comme l’organisation des élections, la Cour constitutionnelle… Donc, il faut que cela soit assorti de recettes compensatrices, conformément à l’article 82, donc de la Constitution, alinéa deux. Autre chose sur laquelle le Conseil constitutionnel s’est penché, c’est effectivement sur, lorsque l’Assemblée nationale a refusé d’appliquer la procédure du vote bloqué à la demande du gouvernement en violation de l’article 82, alinéa quatre. Donc, en conséquence, le Conseil constitutionnel est véritablement dans son droit de déclarer la réforme, contraire à la Constitution », rappelle Adji Diarra Mergane Kanouté. 

    Autre disposition sensible   

    Le renforcement des enquêtes parlementaires. Les députés auraient pu obtenir davantage d’informations sur les contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles et étendre leurs prérogatives de contrôle à plusieurs domaines jusqu’ici peu accessibles.

    Les réactions politiques ont été rapides. Ousmane Sonko a reconnu la décision du Conseil constitutionnel dans un message publié sur les réseaux sociaux. Du côté de la coalition présidentielle, on souligne au contraire le bon fonctionnement des institutions et la nécessité de poursuivre les discussions sur les réformes. Dr. Binette Ndiaye, coordinatrice du Forum Citoyen, salue  l’arbitrage du Conseil constitutionnel.

    « En tant que membre de la société civile, je pense que c’est une initiative à saluer parce que, tout à fait au début, avant la mise en œuvre de cette de cette loi, on voulait quand même qu’il y ait un processus beaucoup plus inclusif. Malheureusement, tel n’a pas été le cas. C’est comme si c’est un parti politique qui a pris l’initiative de changer des dispositions constitutionnelles, sans pour autant qu’il y ait un dialogue en amont, sans qu’il y ait un consensus. Donc, c’est tout heureux que le Conseil constitutionnel nous rappelle que nous sommes dans une République, et, même si on a la majorité, on doit aussi prendre en compte les avis des uns et des autres. »

    Le Sénégal sous tension politique

    La décision de la plus haute instance judiciaire du Sénégal survient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux principales figures du Pastef.

    Fatiya Diene Mazza, étoile montante de l’architecture

    04:58

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    Écarté de la Primature en mai dernier, Ousmane Sonko avait rapidement rebondi à la présidence de l’Assemblée nationale.

    Depuis, les divergences apparaissent de plus en plus ouvertement entre lui et le président Bassirou Diomaye Faye. Mardi encore, Ousmane Sonko évoquait une situation de « cohabitation » avec le chef de l’État.

    Pour de nombreux observateurs, l’invalidation de cette réforme constitue un nouvel épisode dans la rivalité qui s’installe au sommet du pouvoir sénégalais et qui pourrait marquer durablement la vie politique du pays. 

  • Œufs au Burkina Faso : comment un plafond de prix menace tout un secteur

    Œufs au Burkina Faso : comment un plafond de prix menace tout un secteur

    Plafond du prix de l’œuf au Burkina Faso : une mesure contre-productive pour l’économie locale

    Une décision gouvernementale vient de secouer le paysage économique du Burkina Faso, plongeant les professionnels de la filière avicole dans l’incertitude. Les ministères en charge du Commerce et des Ressources animales ont en effet instauré un prix maximal de 100 F CFA par œuf pour le consommateur final, avec un plateau à 2 600 F CFA pour les grossistes et 2 750 F CFA pour les détaillants. Annoncée comme une mesure sociale pour alléger le budget des ménages, cette initiative s’avère en réalité un coup dur porté à la compétitivité des éleveurs et à la pérennité d’un secteur déjà sous tension.

    Un contrôle des prix qui ignore la réalité économique des producteurs

    Fixer un prix plafond sans tenir compte de l’envolée des coûts de production revient à plomber les marges des aviculteurs. La survie de cette filière repose en grande partie sur la provende, ces aliments composés (maïs, tourteaux de soja ou de coton, minéraux) indispensables à l’élevage des poules pondeuses. Or, ces matières premières subissent depuis plusieurs mois une hausse vertigineuse, alimentée par l’inflation, les coûts logistiques élevés et les tensions d’approvisionnement.

    En imposant un tarif maximal pour l’œuf sans accompagner cette mesure de subventions pour la provende, l’État place les producteurs dans une impasse : vendre à perte ou restreindre drastiquement leur production. Comment justifier un investissement lourd dans des infrastructures avicoles ou des emprunts bancaires lorsque la rentabilité devient aléatoire ? La liberté d’entreprendre, pilier de toute économie dynamique, se retrouve ainsi asphyxiée par des décisions administratives déconnectées du terrain.

    Les risques concrets d’une politique tarifaire mal calibrée

    L’histoire économique regorge d’exemples où le blocage artificiel des prix a produit des effets contraires à ceux escomptés. Dans le cas burkinabè, les conséquences pourraient être dramatiques à court terme :

    • Disparition des petits éleveurs : Moins armés pour absorber les chocs, les petits producteurs seraient les premiers à jeter l’éponge, entraînant la perte de milliers d’emplois locaux.
    • Réduction de l’offre : Pour survivre, les aviculteurs pourraient diminuer la taille de leurs troupeaux, aggravant la pénurie d’œufs sur le marché officiel.
    • Émergence d’un marché parallèle : La rareté des œufs dans les circuits légaux favoriserait l’apparition de réseaux clandestins, où le produit se vendrait à un tarif bien supérieur aux 100 F CFA autorisés – et au détriment du consommateur.

    Une telle situation renforcerait l’inflation plutôt que de la contenir, tout en affaiblissant la souveraineté alimentaire du pays.

    Quelles alternatives pour une régulation équilibrée ?

    Protéger le pouvoir d’achat des ménages est une priorité, mais cela ne doit pas se faire au détriment des acteurs qui créent de la richesse. Pour rendre les œufs accessibles sans étouffer la filière, des solutions existent :

    • Subventionner la provende : L’État pourrait réduire la facture des intrants avicoles en ciblant les subventions sur les matières premières essentielles.
    • Exonérer les taxes sur les intrants : Une mesure fiscale temporaire pourrait soulager les coûts de production des éleveurs.
    • Faciliter l’accès au crédit : Des prêts à taux préférentiels permettraient aux aviculteurs d’investir sans subir une pression financière insoutenable.

    Plutôt que d’imposer un prix plafond arbitraire, le gouvernement gagnerait à soutenir la production en amont. Une approche qui préserverait la liberté d’entreprendre tout en garantissant l’accès à un aliment de base pour les Burkinabè.

    En résumé : Fixer un prix maximal pour l’œuf sans agir sur les coûts de production revient à saper les fondations d’un secteur déjà fragile. Pour éviter l’effondrement de la filière avicole et les pénuries à venir, une régulation intelligente et solidaire s’impose – loin des décrets unilatéraux.

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    Source : @africatopsportsofficiel sur TikTok

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  • Alassane Ouattara satisfait de la mobilisation financière record du Niger

    Alassane Ouattara satisfait de la mobilisation financière record du Niger

    « Je me félicite de ce succès qui témoigne de la confiance que la communauté internationale accorde au Niger, à la solidité de ses fondamentaux, à la crédibilité de sa stratégie et de ses perspectives de développement. », a déclaré Alassane Ouattara ce vendredi 10 juillet 2026.

    Il s’exprimait au terme des travaux du Groupe Consultatif pour le financement du PND 2026-2030 tenu les 8 et 9 juillet 2026, avec plus de 2 000 investisseurs, venus de 49 pays réunis à Niamey.


    Il s’est agi notamment des représentants d’institutions financières, de fonds d’investissement, de banques, d’organisations patronales, d’entreprises publiques et privées, ainsi que des partenaires au développement y étaient représentés au plus haut niveau.


    À l’issue des deux journées de travaux, les engagements annoncés s’élèvent à 80 milliards de dollars US, soit 47 820 milliards de F CFA : environ quatre fois le montant des financements recherchés, fixé à 11 138,2 milliards de F CFA.


    Le PND 2026-2030 porte une ambition claire : « Bâtir une Nation stable, ambitieuse et solidaire ». Avec un volume d’investissement global de 114 838,5 milliards de F CFA, soit environ 209 milliards de dollars US, sur cinq ans, il est porté à 70,2 % par le secteur privé, principal moteur de la transformation économique et sociale du Niger.


    Les entreprises nigériennes bénéficieront d’une attention particulière dans la mise en œuvre de ce PND 2026-2030, qui s’articule autour de six priorités clairement définies : la paix, la sécurité et la stabilité ; l’agriculture et l’agro-industrie ; le développement du secteur privé et l’industrialisation ; le capital humain ; les infrastructures stratégiques ; la bonne gouvernance et la modernisation de l’État.


    Sur le plan macroéconomique, les objectifs sont ambitieux. Ils exigeront la mobilisation de toute la Nation pour hisser le Niger au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030, avec un PIB par habitant de 4 500 dollars US et un taux de pauvreté inférieur à 20 %.


    Pour le Chef de l’État nigérien, sa responsabilité, en tant qu’État, sera de transformer cette confiance et ces engagements financiers en des réalisations tangibles pour chaque Nigérien à travers davantage d’écoles, d’hôpitaux, de routes, d’emplois, d’opportunités et de prospérité partagée.


    « Ensemble, avec confiance, détermination et dans l’union, nous poursuivrons la construction d’un Niger toujours plus prospère et plus solidaire. », a-t-il conclu.