Catégorie : A la Une

  • Tchad : procès pour vente multiple d’un même terrain à N’Djamena

    Tchad : procès pour vente multiple d’un même terrain à N’Djamena

    Le lundi 8 juin 2026, une audience marathon de plus de quatre heures s’est tenue au tribunal de grande instance de N’Djamena. Un homme y est poursuivi pour avoir cédé un même terrain à plusieurs acquéreurs, pour un montant total de plusieurs millions de francs CFA. Il est également accusé de menaces de mort.

    Selon les éléments du dossier, le prévenu aurait reçu des espèces de plusieurs personnes, avec des versements allant de 52 millions à 99,5 millions de francs CFA.

    Lors de l’audience, des échanges vifs ont opposé le collectif de la défense du prévenu aux avocats de la partie civile. Ces derniers réclament le remboursement intégral des sommes versées par leurs clients, ainsi que des dommages et intérêts.

    La défense a fait valoir que leur client a été détenu en garde à vue pendant plus de trois mois par les services de renseignement avant d’être présenté à la justice, une durée qu’ils jugent illégale. Ils affirment que le terrain appartient légitimement à leur client, représentant de ses frères, et qu’il n’est pas litigieux. Ils ajoutent que l’oncle paternel du prévenu aurait manipulé certains membres de la famille pour revendiquer le bien de son frère décédé, entraînant une mobilisation des acheteurs pour réclamer leur argent.

    Les avocats de la partie civile qualifient les actes du prévenu d’escroquerie. La défense rejette cette accusation, estimant qu’aucun bien n’a été remis frauduleusement à leur client et que les articles 213 et 214 du code pénal tchadien ne s’appliquent pas en l’espèce. Le procureur a requis une condamnation pour les faits reprochés, soulignant que la perception de sommes importantes auprès de plusieurs personnes constitue une infraction, et a demandé une amende de 500 000 francs CFA.

    Chaque partie exerce une pression sur les juges pour obtenir gain de cause. Notons qu’un scénario similaire s’était déroulé le 1er juin dernier au tribunal pour la même affaire. Le tribunal a renvoyé l’affaire pour délibération. En attendant, le prévenu reste en détention à la maison d’arrêt de Klessoum.

  • La commissaire de l’UA salue les progrès du Maroc sous l’impulsion du roi mohammed vi

    La commissaire de l’UA salue les progrès du Maroc sous l’impulsion du roi mohammed vi

    Lors d’une rencontre tenue lundi à Rabat, la Commissaire de l’Union Africaine (UA) chargée du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines, Francisca Tatchouop Belobe, a exprimé sa reconnaissance envers les accomplissements du Maroc. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume a enregistré des avancées majeures qui ont retenu l’attention de la responsable africaine.

    Dans une déclaration à la presse après ses discussions avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, Mme Tatchouop Belobe a souligné les progrès impressionnants du Maroc dans le secteur industriel. Elle a notamment relevé que le Royaume occupe une position de leader sur le continent dans les domaines de l’automobile et de l’aéronautique.

    La Commissaire a également mis en avant l’initiative marocaine de développer une chaîne de valeur dédiée aux minéraux critiques, saluant le partage d’expérience du Maroc avec d’autres nations africaines. Elle a tenu à remercier chaleureusement Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour son soutien indéfectible à la Commission de l’UA, soulignant l’importance de cette collaboration pour le développement du continent.

  • Afrique du Sud : arrestation à Mpumalanga après une agression filmée sur une grand-mère

    Afrique du Sud : arrestation à Mpumalanga après une agression filmée sur une grand-mère

    Un homme a été arrêté le dimanche 7 juin 2026 par la police dans la province de Mpumalanga, au nord-est de l’Afrique du Sud. Il est soupçonné d’avoir violemment agressé sa grand-mère dans la municipalité de Nkomazi, après qu’une vidéo de la scène a été diffusée sur les réseaux sociaux.

    Les faits se sont déroulés dans une taverne située à eMagogeni. Les images montrent le suspect frapper la victime à coups de poing et de pied, puis la heurter avec une caisse de bière. Un tiers présent rit pendant que la femme âgée, grièvement blessée, reste au sol sans pouvoir se défendre.

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    Un différend lié à une pension de retraite

    L’enquête a révélé que l’altercation aurait pour origine un conflit financier. La vieille dame, ayant constaté la disparition de l’argent de sa pension — destiné à l’achat de nourriture et au paiement de l’électricité — s’était rendue à la taverne pour demander des comptes à son petit-fils. Ce dernier aurait alors réagi avec violence.

    La vidéo est devenue virale, ce qui a permis aux forces de l’ordre d’identifier et de localiser rapidement le suspect. Il a été placé en détention provisoire et devra comparaître prochainement devant un tribunal de la province pour répondre de violences volontaires et voies de fait graves.

  • Yaoundé : le Sénat camerounais peaufine les derniers préparatifs avant la session de juin 2026

    Yaoundé : le Sénat camerounais peaufine les derniers préparatifs avant la session de juin 2026

    Le Sénat du Cameroun a bouclé les ultimes vérifications en vue de l’ouverture de sa session ordinaire de juin 2026, prévue ce mardi 9 juin.

    Ce lundi 8 juin, le secrétaire général du Sénat, Gustave Léopold Ngane, a conduit une inspection minutieuse des installations situées au sein du Conseil économique et social. Il était accompagné de son adjoint et de plusieurs hauts responsables de l’administration sénatoriale.

    Cette visite de contrôle avait pour objectif de s’assurer du bon fonctionnement de toutes les infrastructures nécessaires aux travaux parlementaires. La délégation a passé en revue les salles de conférence, le salon réservé aux invités de marque, les espaces de réception ainsi que l’hémicycle où siégeront les sénateurs durant toute la session.

    À l’issue de la tournée, le secrétaire général s’est montré rassuré quant à l’état de préparation opérationnelle. Il a confirmé que tous les aspects logistiques et techniques étaient finalisés pour accueillir les travaux dans les meilleures conditions.

    Conformément à la tradition parlementaire, cette session ordinaire de juin sera consacrée aux débats sur les orientations budgétaires, aux échanges entre la Chambre haute et la Cour des comptes de la Cour suprême, ainsi qu’à l’examen et à l’adoption des projets de loi soumis.

  • She Okitundu et le PSDV saluent Marco Rubio mais critiquent Maxime Prévot sur le retrait des troupes rwandaises

    She Okitundu et le PSDV saluent Marco Rubio mais critiquent Maxime Prévot sur le retrait des troupes rwandaises

    Deux prises de position récentes concernant la présence militaire rwandaise en République démocratique du Congo ont provoqué une réaction de l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, aujourd’hui député national, ainsi que de son parti, le Parti social-démocrate vert (PSDV). Ces déclarations émanent du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot, toutes deux relatives au retrait des forces rwandaises des zones occupées dans l’est de la RDC.

    Dans une déclaration datée du 7 juin 2026, She Okitundu et ses camarades estiment que les positions des partenaires internationaux marquent une avancée importante dans la quête d’une solution durable à la crise sécuritaire qui frappe l’Est congolais. Ils soulignent que l’intérêt accru de la communauté internationale pour la situation dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu reflète une meilleure compréhension des enjeux sécuritaires et humanitaires auxquels les populations congolaises sont confrontées. Pour le PSDV et son leader, cette mobilisation diplomatique pourrait accélérer les efforts de rétablissement de la paix dans une région marquée par des violences armées et des déplacements massifs.

    Les réactions divergent toutefois selon les interlocuteurs. L’ancien chef de la diplomatie congolaise et son parti saluent particulièrement les propos de Marco Rubio, qui aurait fixé un ultimatum pour le retrait effectif des troupes rwandaises du territoire de la RDC. Ils y voient un signe fort de l’engagement des États-Unis en faveur du respect de la souveraineté congolaise et de la stabilité régionale. En revanche, ils critiquent fermement la déclaration de Maxime Prévot, qui a évoqué une simultanéité entre le retrait des soldats rwandais et la neutralisation des FDLR.

    Pour Léonard She Okitundu et le PSDV, une telle approche risquerait de servir de prétexte pour différer l’exécution des obligations incombant au Rwanda. Ils rappellent que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un retrait immédiat et sans condition préalable des forces rwandaises du territoire congolais. Ce texte demeure, à leurs yeux, le cadre juridique et diplomatique fondamental pour parvenir à une désescalade durable dans l’est de la RDC.

    Face à la persistance de l’insécurité dans les zones touchées par les affrontements, le PSDV et son leader appellent les acteurs nationaux et internationaux à maintenir la pression diplomatique pour garantir le respect des engagements pris et favoriser le retour de la paix. Ils réaffirment également leur attachement à la défense de l’intégrité territoriale de la RDC et plaident pour une solution fondée sur le droit international, la coopération régionale et le respect des résolutions onusiennes.

  • Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

    Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

    Villefranche-de-Rouergue : malgré les crises, l’aide continue d’affluer vers le Mali

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    • L’association continue d’œuvrer au Mali.

    La 16ᵉ assemblée générale de l’Association de soutien au village de Forgho, dans le nord du Mali, s’est récemment tenue à Villefranche-de-Rouergue.

    À l’ouverture, la présidente Marie‑Jo Mennelet a livré un constat grave sur la situation au Mali : « Je n’ai pas de très bonnes nouvelles du pays, qui vit des jours encore plus difficiles que par le passé. » Les attaques jihadistes, les pénuries, les coupures d’eau et d’électricité, l’inflation et les canicules rendent le quotidien des populations très éprouvant.

    Malgré ce contexte, l’association conserve un lien fort avec ses partenaires de Forgho et de Bamako. Elle continue de répondre à leurs besoins avec fidélité et solidarité. Dans son rapport moral, Marie‑Jo Mennelet a souligné que les écoles de Forgho et de Kotchekaraï restent ouvertes, contrairement à de nombreux établissements du nord et du centre du pays. Aucun nouveau parrainage n’a été lancé cette année, mais les parrainages en cours se poursuivent grâce à la générosité des adhérents et donateurs.

    Les fonds collectés ont permis de financer des fournitures scolaires pour la rentrée, la cantine, les examens du DEF, ainsi que des médicaments, des semences et divers travaux dans les écoles et les villages. Peu d’événements ont pu être organisés par l’association cette année, mais elle a bénéficié de dons issus de concerts et de représentations théâtrales.

    Le bilan financier reste positif. Les recettes proviennent principalement des dons, adhésions et parrainages. Les dépenses ont été prioritairement affectées à l’aide scolaire, aux médicaments, aux semences, à l’orphelinat de Bamako et à des soutiens ponctuels aux familles et aux enseignants.

    Après l’adoption à l’unanimité des bilans et le renouvellement des membres du bureau, l’assemblée générale s’est conclue autour du verre de l’amitié et d’échanges conviviaux.

  • Francophonie : la France accusée de torpiller la candidature de la RDC

    Francophonie : la France accusée de torpiller la candidature de la RDC

    L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’apprête à élire son prochain secrétaire général les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge. Le ou la future dirigeante assurera la direction de l’institution pour un mandat de quatre ans.

    Selon des informations qui circulent, la France de Macron préparerait en coulisses la candidature de l’ancien Premier ministre roumain Dacian Julien Ciolos pour prendre la succession de Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale rwandaise. Cette manœuvre intervient alors que Paris affiche publiquement un soutien diplomatique envers la candidate de la République démocratique du Congo, Juliana Amato Lumumba, ex-ministre de la Culture et des Arts.

    Derrière les sourires de façade, l’Hexagone multiplierait les efforts pour promouvoir la candidature de Ciolos auprès des pays francophones d’Afrique et du reste du monde, notamment dans son pré carré traditionnel. Plusieurs sources évoquent un profond embarras français face à l’affrontement entre la Rwandaise Mushikiwabo et la Congolaise Lumumba, poussant Paris à chercher une troisième voie.

    Comment la France peut-elle mettre sur le même plan la candidature de la RDC, premier pays francophone du monde avec plus de 100 millions de locuteurs, et celle du Rwanda, qui sort de deux mandats consécutifs à la tête de l’OIF et dont l’engagement envers la langue française est de plus en plus distant ? s’interroge un observateur. La République démocratique du Congo, avec ses universités et médias francophones, constitue le cœur battant de la Francophonie. La mettre en concurrence avec un pays qui a remis en cause le français et déjà bénéficié de deux mandats semble pour le moins déséquilibré.

    Si la France persistait à ne pas reconnaître ces atouts et continuait à marginaliser la RDC, le moment serait venu pour Kinshasa de tirer toutes les conséquences de cette situation et d’adopter une position ferme à l’égard de Paris. L’élection de Juliana Lumumba à la tête de l’OIF est perçue comme légitime par de nombreux observateurs. En cas d’échec dû à la duplicité française, la RDC devrait prendre des décisions fortes.

    Avec ses 90 États membres, l’OIF n’est pas une simple instance protocolaire. Celui ou celle qui la dirige exerce une influence subtile mais réelle sur l’équilibre diplomatique entre les pays francophones d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. C’est pourquoi une personnalité expérimentée, non clivante et motivée est nécessaire. Juliana Amato Lumumba remplit, selon ses partisans, ces critères.

  • Gabon : la recherche scientifique au service de l’indépendance alimentaire

    Gabon : la recherche scientifique au service de l’indépendance alimentaire

    Libreville, lundi 8 juin 2026 – Le pari peut paraître ambitieux, mais il est désormais au centre de la stratégie économique du Gabon.

    Alors que le pays entend réduire fortement sa dépendance aux importations alimentaires et stopper l’afflux de poulets de chair étrangers d’ici 2027, la bataille ne se joue plus sur les marchés ou dans les ports. Elle se déroule dans les champs expérimentaux du Centre national de la recherche scientifique et technologique à Kougouleu.

    La visite du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et porte-parole du gouvernement, Charles Edgar Mombo, sur ce site stratégique va bien au-delà d’une simple inspection administrative. Elle marque une orientation inédite où la science devient un outil direct de transformation économique et un levier pour la souveraineté nationale.

    Dans un pays où les importations alimentaires pèsent encore lourdement sur les dépenses extérieures, la capacité à produire localement les matières premières nécessaires à l’élevage est désormais aussi stratégique que l’exploitation minière ou énergétique.

    La recherche au cœur du projet national

    L’objectif des autorités est clair : bâtir une filière avicole capable de répondre à la demande intérieure tout en réduisant progressivement les achats à l’étranger.

    Pour y parvenir, l’alimentation animale est cruciale. Le maïs et le soja sont les principaux composants des provendes utilisées dans l’élevage industriel de volailles. Tant que ces intrants restent majoritairement importés, l’autonomie du secteur demeure fragile.

    À Kougouleu, les chercheurs du CENAREST travaillent précisément sur cette équation. Onze variétés de maïs sont en cours d’expérimentation pour identifier les semences les mieux adaptées aux conditions pédoclimatiques du Gabon.

    L’enjeu dépasse la simple performance agricole. Il s’agit de sélectionner des variétés offrant des rendements suffisants pour alimenter durablement une industrie avicole nationale en pleine croissance.

    Les équipes scientifiques mènent également des essais sur onze variétés de soja, introduites grâce à une coopération internationale avec des centres de recherche du Malawi. Des expériences complémentaires sont réalisées dans la province de la Nyanga, notamment à Tchibanga, pour évaluer les performances selon les différents écosystèmes du pays.

    Cette démarche traduit un changement important : longtemps perçue comme éloignée des préoccupations économiques immédiates, la recherche devient aujourd’hui un acteur opérationnel du développement.

    L’ambition d’une filière intégrée

    La stratégie gouvernementale repose sur une logique simple : produire localement les intrants indispensables à l’élevage pour réduire les coûts de production et renforcer la compétitivité des producteurs gabonais.

    Cette vision rejoint une tendance observée dans plusieurs pays africains confrontés à la hausse de leur facture alimentaire. La dépendance aux importations reste l’un des principaux facteurs de vulnérabilité économique du continent.

    Le Gabon dispose pourtant d’atouts considérables : des terres fertiles, des ressources hydriques abondantes et des conditions climatiques favorables à de nombreuses cultures.

    Pour Charles Edgar Mombo, les résultats obtenus sur le terrain démontrent déjà le potentiel du pays. Le ministre a salué l’engagement des chercheurs et souligné la capacité du système national d’enseignement supérieur à accompagner concrètement les grandes orientations fixées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.

    Au-delà de l’aspect agricole, le message est politique. La science n’est plus seulement là pour produire de la connaissance ; elle doit désormais contribuer directement aux priorités nationales.

    Une souveraineté qui reste à construire

    Les progrès enregistrés sont encourageants, mais ils ne doivent pas occulter les défis qui subsistent.

    Les chercheurs eux-mêmes soulignent la nécessité d’étendre les surfaces expérimentales pour améliorer la qualité des essais et augmenter les volumes de production. Le passage de l’expérimentation scientifique à la production industrielle est souvent l’étape la plus délicate.

    L’enjeu financier reste également majeur. La modernisation agricole exige des investissements massifs, des infrastructures adaptées, des mécanismes de financement accessibles aux producteurs et une meilleure organisation des chaînes de valeur.

    Mais pour la première fois depuis longtemps, le Gabon semble engager une réflexion cohérente qui relie recherche, agriculture, industrie et souveraineté économique.

    La visite ministérielle à Kougouleu symbolise ainsi un changement de paradigme. Dans la nouvelle vision portée par les autorités, l’indépendance alimentaire ne sera pas seulement le fruit d’investissements ou de décisions administratives. Elle passera aussi par les laboratoires, les centres de recherche et l’innovation scientifique.

    À l’horizon 2027, si les objectifs sont atteints, le Gabon pourrait démontrer qu’en Afrique, la souveraineté alimentaire se construit autant avec les chercheurs qu’avec les agriculteurs. Une transformation silencieuse mais potentiellement décisive pour l’avenir économique du pays.

  • Gabon-UE : un nouvel élan pour le partenariat économique

    Gabon-UE : un nouvel élan pour le partenariat économique

    Libreville, lundi 8 juin 2026 – Le deuxième Dialogue politique entre le Gabon et l’Union européenne, qui s’est ouvert ce lundi à Libreville, va bien au-delà d’une simple réunion diplomatique. Derrière les discours et les consultations se dessine une ambition plus grande : celle d’un Gabon qui veut transformer sa stabilité politique retrouvée en moteur de croissance économique, et celle d’une Union européenne qui souhaite repenser sa présence en Afrique par des partenariats orientés vers l’investissement, la création de valeur et une souveraineté partagée.

    Dans un contexte mondial marqué par les rivalités géopolitiques, la compétition pour les ressources stratégiques et la recomposition des alliances, ce dialogue envoie un signal fort. Le Gabon de la Ve République ne se positionne plus seulement comme un partenaire diplomatique, mais comme un acteur économique capable d’attirer les capitaux, de moderniser son administration et de bâtir une croissance basée sur la transformation locale de ses richesses.

    Présidant l’ouverture des travaux au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a donné le ton en insistant sur la volonté commune de renforcer une coopération fondée sur le multilatéralisme, la paix, la sécurité et le développement durable. Cette orientation reflète la nouvelle doctrine gabonaise : une diplomatie économique tournée vers des résultats concrets.

    Un partenariat qui change de dimension

    Longtemps, les relations entre le Gabon et l’Union européenne se sont appuyées sur des échanges politiques, l’aide au développement et la coopération technique. La session qui s’ouvre aujourd’hui marque une évolution notable. La cheffe de délégation de l’Union européenne a rappelé que le partenariat proposé s’inscrit dans une logique multilatérale et vise à construire un agenda économique partagé. Cette formule traduit un changement profond dans la stratégie européenne sur le continent africain.

    Face à l’émergence de nouveaux partenaires internationaux, notamment asiatiques et moyen-orientaux, Bruxelles cherche désormais à se positionner comme un catalyseur d’investissements plutôt qu’un simple bailleur de fonds. Pour le Gabon, cette approche ouvre des perspectives nouvelles dans les infrastructures, la transformation industrielle, l’énergie et la diversification économique. L’enjeu est de taille : le pays aspire à sortir progressivement de sa dépendance aux matières premières brutes pour développer des filières à forte valeur ajoutée, créatrices d’emplois et de richesses sur le territoire national.

    La Ve République à l’épreuve des réformes

    Cette rencontre intervient dans un contexte particulier. Depuis l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema et la mise en place de la Ve République, le Gabon est engagé dans une vaste série de réformes institutionnelles et économiques. Les discussions avec les représentants européens porteront notamment sur les réformes politiques, la gouvernance, l’État de droit, l’environnement des affaires et la modernisation administrative – des sujets jugés essentiels pour améliorer l’attractivité économique du pays.

    La ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Marie Edith Tassyla Doumbeneny, a rappelé que ces échanges permettront aussi d’évaluer l’ensemble des relations entre Libreville et Bruxelles, tant au niveau communautaire qu’à travers les partenariats bilatéraux avec les États membres. L’Accord de Samoa, qui sert désormais de cadre à cette coopération, place au centre des priorités la bonne gouvernance, le développement durable, la transition énergétique et la résilience économique – des domaines qui correspondent directement aux objectifs des autorités gabonaises. Ainsi, le dialogue politique devient un instrument de soutien à la stratégie nationale de transformation engagée depuis 2023.

    Le Gabon veut devenir un pôle d’investissement régional

    L’un des aspects les plus marquants de cette rencontre est le changement de posture du Gabon sur la scène internationale. Le pays ne sollicite plus uniquement des appuis financiers ; il cherche à attirer des investissements productifs capables d’accélérer sa mutation économique. Les secteurs de l’industrie forestière, de la transformation minière, des infrastructures, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables figurent parmi les domaines prioritaires.

    La gestion durable des ressources naturelles occupe également une place centrale dans les discussions. Le Gabon, reconnu internationalement pour son rôle dans la préservation des forêts du bassin du Congo, entend faire de son patrimoine environnemental un moteur de croissance durable tout en consolidant sa position dans les négociations climatiques internationales. Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique. Comme l’a souligné Hermann Immongault, ce dialogue constitue un véritable exercice de diplomatie économique où le Gabon entend défendre avec cohérence ses priorités stratégiques.

    Au-delà des déclarations, l’importance de cette rencontre réside dans sa capacité à produire des résultats tangibles. La crédibilité du partenariat sera désormais mesurée à l’aune des investissements mobilisés, des réformes accompagnées et des projets réalisés. Le Dialogue Gabon–Union européenne apparaît ainsi comme l’un des premiers grands rendez-vous internationaux de la Ve République. Il symbolise la volonté de Libreville de transformer son capital politique retrouvé en levier de développement économique. Dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel, le Gabon fait le choix de l’ouverture maîtrisée, du partenariat stratégique et de l’investissement comme moteurs de son émergence – une ambition qui pourrait redéfinir durablement sa place au sein de l’économie africaine et internationale.

  • Coupe du monde 2026 : l’arbitre somalien Omar Artan refoulé par les États-Unis

    Coupe du monde 2026 : l’arbitre somalien Omar Artan refoulé par les États-Unis

    Le 8 juin 2026, un incident diplomatique et sportif de taille a secoué les préparatifs de la Coupe du monde de football. L’arbitre international somalien Omar Artan, pourtant accrédité par la FIFA pour officier lors du tournoi, s’est vu refuser l’entrée sur le sol américain, l’un des pays hôtes de la compétition.

    Les douanes américaines ont immédiatement rejeté sa demande d’admission, malgré son accréditation officielle délivrée par l’instance dirigeante du football mondial.

    Un passeport diplomatique insuffisant

    Cette décision intervient après un parcours administratif complexe pour l’arbitre somalien. Face aux difficultés initiales pour obtenir un visa classique, l’ambassade de Somalie à Nairobi avait émis un passeport diplomatique pour faciliter ses démarches. Cependant, cette garantie de l’État somalien n’a pas infléchi la position des services d’immigration américains, qui appliquent des critères d’entrée très stricts pour les ressortissants de la Corne de l’Afrique.

    Ni la fédération somalienne ni les autorités consulaires américaines n’ont fourni d’explication officielle à ce refoulement.

    Un coup dur pour le meilleur arbitre africain 2025

    Ce blocage frappe l’une des figures majeures de l’arbitrage continental. Omar Artan sort d’une saison exceptionnelle, ayant notamment arbitré la finale retour de la Ligue des champions de la CAF entre Pyramids FC et Mamelodi Sundowns. Ses performances lui ont valu d’être sacré meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football (CAF).

    Cette mise à l’écart forcée d’un officiel accrédité par la FIFA relance le débat sur les garanties de libre circulation des athlètes et officiels lors des grands événements sportifs organisés aux États-Unis, alors que la Coupe du monde doit y réunir les nations du globe.

  • Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Le coup d’envoi des travaux du port en eau profonde de Kobé-Kobé marque le début de l’un des chantiers les plus structurants jamais entrepris par le Gabon. Adossé au gisement de fer de Belinga, à une nouvelle ligne ferroviaire et au futur barrage hydroélectrique de Booué, ce pôle industriel et logistique reflète la détermination du gouvernement à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à miser sur la transformation locale des richesses naturelles.

    Pendant longtemps dépendant de ses recettes pétrolières, le Gabon s’engage aujourd’hui dans une diversification de son économie. Au cœur de cette stratégie, le projet Kobé-Kobé se positionne comme un élément central du nouveau modèle économique impulsé par les autorités. Bien plus qu’un port, il constitue un véritable écosystème industriel conçu pour relier les richesses minières du pays aux marchés mondiaux tout en optimisant les bénéfices locaux.

    Implanté sur la côte atlantique, dans la province de l’Estuaire, le futur port en eau profonde disposera d’un tirant d’eau compris entre 14 et 16 mètres, ce qui lui permettra de recevoir des navires de très grande taille. Cet atout devrait nettement améliorer la compétitivité logistique du Gabon, dans un environnement où les ports d’Afrique centrale se livrent une concurrence de plus en plus vive.

    Un projet intégré au cœur de la transformation économique

    Kobé-Kobé fait partie d’une chaîne de valeur intégrée reposant sur plusieurs infrastructures stratégiques. Au cœur de ce dispositif se trouve le gisement de fer de Belinga, considéré comme l’un des plus vastes gisements encore non exploités de la planète.

    Pour acheminer le minerai jusqu’à la côte, une nouvelle voie ferrée devra connecter l’intérieur du territoire au port. À cela s’ajoute le projet de barrage hydroélectrique de Booué, destiné à alimenter en énergie l’ensemble du complexe minier et industriel. Cette approche intégrée cherche à dépasser le schéma classique d’exportation des matières premières brutes en privilégiant leur transformation au Gabon même.

    La signature de la convention stratégique en avril 2026 entre l’État gabonais et Africa Global Logistics (AGL) marque une étape clé dans la réalisation du projet. L’ambition est de créer une plateforme logistique de premier plan, apte à accompagner l’industrialisation du pays.

    Jusqu’à 160 000 emplois attendus

    Outre les infrastructures, l’impact social et économique du projet reste l’un des enjeux majeurs. Selon les projections, le complexe pourrait créer jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pendant sa phase de développement.

    Cette perspective est un signal encourageant pour la jeunesse gabonaise, qui fait face aux difficultés d’insertion sur le marché du travail. Les recrutements concerneront aussi bien les métiers du bâtiment que ceux de la logistique, de l’industrie, du transport ferroviaire, de l’énergie ou de la maintenance.

    Pour le gouvernement, l’objectif est de générer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie nationale, en encourageant l’essor d’entreprises locales aptes à s’intégrer dans la chaîne de sous-traitance.

    La matérialisation d’une ambition de souveraineté économique

    Kobé-Kobé revêt également une portée symbolique importante. Le projet illustre la détermination du président Brice Clotaire Oligui Nguema à construire une économie reposant davantage sur la mise en valeur des ressources du pays et sur le contrôle des infrastructures clés.

    Dans un contexte où la souveraineté économique est devenue une priorité pour de nombreux pays africains, ce futur complexe minier, énergétique, ferroviaire et portuaire se présente comme l’une des manifestations les plus tangibles de cette volonté. Si les délais fixés sont tenus, Kobé-Kobé pourrait, d’ici 2030, incarner la transformation économique du Gabon et son passage à une ère post-pétrolière.

  • Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Le bureau de l’UNESCO au Mali a participé à la cérémonie officielle de lancement de la 27e édition de la Quinzaine de l’Environnement, qui s’est déroulée à Bamako le samedi 6 juin 2026. La délégation était menée par le représentant de l’organisation, Ali Mohamed Sinane.

    La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, représentant le Premier ministre. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, les ministres de l’Environnement du Burkina Faso et du Niger (pays de la Confédération des États de l’AES), ainsi que des représentants d’institutions nationales, de partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé et des médias.

    Cette 27e édition a pour objectif de fédérer les initiatives nationales afin de renforcer la sensibilisation des communautés à la préservation des ressources naturelles et à la promotion de pratiques environnementales durables.

    Prévue du 5 au 15 juin 2026, elle s’articule autour de deux grandes thématiques :

    • « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », en lien avec la Journée mondiale de l’environnement ;
    • « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », en référence à la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse.

    En participant à cet événement, l’UNESCO réaffirme son engagement aux côtés du gouvernement malien pour renforcer la sensibilisation, promouvoir les bonnes pratiques environnementales et soutenir la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur d’un développement durable et résilient.