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  • Refus d’asile pour un lanceur d’alerte ayant dénoncé les activités de Wagner en Centrafrique

    Refus d’asile pour un lanceur d’alerte ayant dénoncé les activités de Wagner en Centrafrique

    Un journaliste centrafricain, lanceur d’alerte contre Wagner, essuie un refus d’asile en France

    • Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, menacé pour ses révélations, attend la décision sur son recours en France.

    Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, dont les révélations ont mis en lumière les agissements du groupe Wagner en Centrafrique, se retrouve aujourd’hui dans une situation précaire après le rejet de sa demande d’asile en France.

    Depuis son arrivée en France en 2024, Ephrem Yalike-Ngonzo vivait sous la protection d’un laisser-passer obtenu grâce à l’intervention du président français. Son combat ? Dénoncer le système de désinformation russe orchestré par le groupe Wagner, dont les activités en Centrafrique ont été exposées au grand jour. Pourtant, malgré les risques encourus et les menaces de mort proférées à son encontre, les autorités françaises ont décidé de lui fermer les portes de l’asile.

    Un parcours semé d’embûches

    Recruté dès 2019 par les réseaux d’influence russes, Yalike-Ngonzo percevait une rémunération dérisoire pour rédiger des articles en faveur de l’armée centrafricaine et de ses alliés. Son salaire, alors compris entre 15 et 30 euros par article, représentait à peine un quart de ses revenus habituels. Ce n’est qu’en 2024, lors d’une enquête approfondie menée avec des partenaires internationaux, qu’il a choisi de briser le silence. Ses témoignages ont permis de lever le voile sur les mécanismes de propagande déployés par Wagner, conduisant à l’adoption de sanctions européennes contre l’un de ses principaux instigateurs, Mikhaïl Prudnikov.

    Une décision contestée et des menaces persistantes

    Le refus de l’asile en France est perçu comme un « signal alarmant » par ses défenseurs. Son avocat dénonce une décision qui risque d’entraver la lutte contre les campagnes de désinformation orchestrées par des régimes autoritaires. Yalike-Ngonzo a immédiatement déposé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile, une procédure qui pourrait s’étendre sur plus d’un an. D’ici là, il reste caché avec sa famille, tandis que ses proches en Centrafrique subissent des pressions régulières pour révéler sa cachette.

  • Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser-passer

    • Sa demande d'asile en France a été refusée, le journaliste continue de se cacher en France avec ses proches en attendant la décision du recours qu'il a déposé.
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    l’essentiel Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo s’est vu refuser sa demande d’asile en France, accusé d’avoir participé au système qu’il dénonce aujourd’hui. Il avait obtenu un laissez-passer pour accéder au territoire français, où il résidait depuis 2024 grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron. 

    Il s’agit d’un « signal extrêmement négatif » envoyé à tous ceux qui « veulent lutter contre la propagande russe », selon son avocat. Depuis 2024, le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo avait trouvé refuge en France, après avoir révélé les rouages du système de désinformation russe mené par le groupe paramilitaire Wagner. Il avait bénéficié d’un laissez-passer pour accéder au territoire français, et ce vendredi 10 juillet, sa demande d’asile pour la France a été refusée. 

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : Wagner aurait rapporté 2,5 milliards de dollars à la Russie grâce à ses activités en Afrique

    Le journaliste menacé de mort

    Ephrem Yalike-Ngonzo avait été approché fin 2019 alors qu’il travaillait pour plusieurs journaux, et percevait entre quinze et trente euros, soit le quart de son salaire mensuel, à chaque publication d’un article en faveur de l’armée centrafricaine et de ses partenaires russes.

    Ce lanceur d’alerte avait pris la parole en 2024 dans le cadre d’une enquête de Forbidden Stories sur les opérations d’influence russe en Afrique. Visé par des menaces de mort de la part du groupe Wagner, il avait été contraint de fuir son pays peu de temps auparavant. Les révélations d’Ephrem Yalike-Ngonzo ont finalement porté leurs fruits, entraînant des sanctions européennes contre Mikhaïl Prudnikov, l’un des cerveaux de la propagande de Moscou en Centrafrique.

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : quand la Russie recrute des anciens agents de la milice Wagner… pour mener des actes de sabotage en Europe

    Ce jeudi 9 juillet, un recours a été déposé devant la Cour nationale du droit d’asile. La décision pourrait être rendue dans un an. En attendant, Ephrem Yalike-Ngonzo continue de se cacher en France avec sa famille. Ses proches, restés en Centrafrique, sont régulièrement interrogés et sommés de révéler son lieu de résidence.

  • Le lanceur d’alerte centrafricain privé d’asile en France malgré son statut

    Le lanceur d’alerte centrafricain privé d’asile en France malgré son statut

    Un journaliste centrafricain en quête de protection se heurte à un refus inesperé

    Portrait d'un homme en situation de clandestinité, espérant une protection en France

    l’essentiel en bref Ephrem Yalike-Ngonzo, journaliste centrafricain ayant exposé les activités du groupe Wagner, se retrouve sans protection après le rejet de sa demande d’asile en France. Malgré un laissez-passer obtenu grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron, les autorités françaises ont statué contre lui.

    Un parcours marqué par l’engagement et les dangers

    Ephrem Yalike-Ngonzo, figure médiatique en Centrafrique, a payé un lourd tribut pour ses révélations. Dès 2019, il a été approché par des réseaux pro-russes qui lui offraient des sommes modestes en échange de contenus favorables à l’armée centrafricaine et à ses alliés. Ces pratiques, bien que minimes en apparence, s’inscrivaient dans une stratégie plus large de manipulation de l’information orchestrée par Moscou.

    En 2024, ses témoignages ont contribué à une enquête internationale mettant en lumière les opérations d’influence russe en Afrique. Ces révélations ont eu des répercussions concrètes : Mikhaïl Prudnikov, un responsable clé de cette propagande, a été sanctionné par l’Union européenne. Pourtant, cette victoire pour la transparence s’est transformée en cauchemar personnel pour le journaliste.

    Des menaces concrètes et une fuite nécessaire

    Ses prises de position lui ont valu des menaces de mort de la part du groupe Wagner. Forcé de quitter précipitamment son pays, il a trouvé refuge en France, où il bénéficiait depuis 2024 d’un laissez-passer exceptionnel obtenu après l’intervention directe du président français. Une protection temporaire qui vient de lui être retirée.

    Son avocat dénonce un « signal désastreux » pour tous ceux qui luttent contre la désinformation russe. « Comment encourager les lanceurs d’alerte à parler si leurs efforts ne sont pas protégés ? », s’interroge-t-il. La décision, rendue le 10 juillet, laisse le journaliste dans une situation précaire, contraint de vivre caché avec sa famille.

    Un recours en cours et une incertitude persistante

    Un recours a été déposé le 9 juillet devant la Cour nationale du droit d’asile. La procédure pourrait s’étendre sur une année entière. En attendant, le journaliste et ses proches, restés en Centrafrique, subissent des pressions constantes. Des interrogatoires répétés sont organisés pour tenter de localiser son nouveau lieu de résidence.

    Cette affaire soulève des questions sur la fiabilité des promesses de protection pour les lanceurs d’alerte, surtout dans un contexte géopolitique tendu où la désinformation devient une arme de guerre.

  • Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser-passer

    • Sa demande d'asile en France a été refusée, le journaliste continue de se cacher en France avec ses proches en attendant la décision du recours qu'il a déposé.
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    l’essentiel Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo s’est vu refuser sa demande d’asile en France, accusé d’avoir participé au système qu’il dénonce aujourd’hui. Il avait obtenu un laissez-passer pour accéder au territoire français, où il résidait depuis 2024 grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron. 

    Il s’agit d’un « signal extrêmement négatif » envoyé à tous ceux qui « veulent lutter contre la propagande russe », selon son avocat. Depuis 2024, le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo avait trouvé refuge en France, après avoir révélé les rouages du système de désinformation russe mené par le groupe paramilitaire Wagner. Il avait bénéficié d’un laissez-passer pour accéder au territoire français, et ce vendredi 10 juillet, sa demande d’asile pour la France a été refusée. 

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : Wagner aurait rapporté 2,5 milliards de dollars à la Russie grâce à ses activités en Afrique

    Le journaliste menacé de mort

    Ephrem Yalike-Ngonzo avait été approché fin 2019 alors qu’il travaillait pour plusieurs journaux, et percevait entre quinze et trente euros, soit le quart de son salaire mensuel, à chaque publication d’un article en faveur de l’armée centrafricaine et de ses partenaires russes.

    Ce lanceur d’alerte avait pris la parole en 2024 dans le cadre d’une enquête de Forbidden Stories sur les opérations d’influence russe en Afrique. Visé par des menaces de mort de la part du groupe Wagner, il avait été contraint de fuir son pays peu de temps auparavant. Les révélations d’Ephrem Yalike-Ngonzo ont finalement porté leurs fruits, entraînant des sanctions européennes contre Mikhaïl Prudnikov, l’un des cerveaux de la propagande de Moscou en Centrafrique.

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : quand la Russie recrute des anciens agents de la milice Wagner… pour mener des actes de sabotage en Europe

    Ce jeudi 9 juillet, un recours a été déposé devant la Cour nationale du droit d’asile. La décision pourrait être rendue dans un an. En attendant, Ephrem Yalike-Ngonzo continue de se cacher en France avec sa famille. Ses proches, restés en Centrafrique, sont régulièrement interrogés et sommés de révéler son lieu de résidence.

  • Alliance russe au Sahel : entre promesses sécuritaires et bilan humain dramatique

    Alliance russe au Sahel : entre promesses sécuritaires et bilan humain dramatique

    Une coopération militaire présentée comme une solution souveraine

    Les juntes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont fait le choix d’un partenariat exclusif avec la Russie pour répondre à l’insécurité grandissante dans la région. Cette alliance, présentée comme un retour à la souveraineté, devait mettre fin à la dépendance envers les anciennes puissances partenaires. Pourtant, les résultats concrets tardent à se matérialiser.

    Des violences qui persistent malgré les engagements

    Malgré l’arrivée de nouveaux équipements, de drones et d’armes, les attaques des groupes armés continuent de s’intensifier dans les trois pays. Les garnisons militaires, les villages et les populations civiles restent des cibles régulières. Selon les dernières données disponibles, plus de 10 000 personnes ont péri en 2025 dans des violences liées au conflit armé au Sahel, faisant de cette zone l’une des plus meurtrières au monde.

    Un bilan humain et social désastreux

    La crise dépasse désormais le cadre sécuritaire pour s’étendre à l’ensemble de la société. Plus de cinq millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer en raison de l’insécurité, selon les dernières estimations. Les déplacements massifs de population ont entraîné la fermeture de milliers d’écoles, privant une génération entière d’éducation, tandis que l’accès aux soins devient un luxe inaccessible dans les zones les plus exposées. Chaque offensive armée aggrave la situation, laissant derrière elle des familles brisées et des économies locales en ruine.

    Un coût économique et social insoutenable

    Les dépenses militaires explosent, absorbant une part croissante des budgets nationaux. Les États consacrent désormais des ressources considérables à l’acquisition d’armements et à la logistique de guerre, au détriment des secteurs clés comme la santé, l’éducation ou les infrastructures. Ce déséquilibre interroge : comment concilier la nécessité de sécuriser les populations avec l’urgence de répondre à leurs besoins essentiels ?

    Une dépendance qui se renforce avec le temps

    Plus la situation sécuritaire se dégrade, plus les régimes militaires se tournent vers leur partenaire russe pour obtenir un soutien accru. Cette dynamique crée une dépendance stratégique qui soulève une question cruciale : une alliance militaire qui nécessite un apport extérieur constant peut-elle vraiment incarner une souveraineté retrouvée ?

    La Russie étend son influence au Sahel

    Chaque nouvel accord signé avec les juntes militaires renforce la position de Moscou en Afrique. Les livraisons d’armes et les partenariats sécuritaires élargissent son réseau d’influence, notamment dans une région riche en ressources naturelles comme l’or et l’uranium. Au-delà du volet militaire, la Russie gagne également en poids politique, économique et médiatique, faisant du Sahel un pilier de sa stratégie africaine.

    Une stratégie qui interroge

    L’objectif initial des juntes était de rétablir rapidement la sécurité. Pourtant, les indicateurs restent alarmants : les attaques se multiplient, les civils paient un lourd tribut et les déplacements de population ne cessent de croître. Si ce partenariat n’est pas le seul responsable de la dégradation sécuritaire, il interroge sur son efficacité réelle. Pourquoi, après plusieurs années de coopération exclusive, les populations sahéliennes continuent-elles de subir des pertes humaines et des déplacements massifs ?

    Alors que les violences s’enlisent, une évidence s’impose : les civils sont les premières victimes de cette guerre. Entre les villages abandonnés, les familles endeuillées et des millions de personnes contraintes à l’exil, la Russie consolide progressivement son emprise stratégique dans la région. Le paradoxe est saisissant : plus le conflit s’éternise, plus Moscou devient indispensable aux régimes militaires, tandis que les bénéfices pour la sécurité des populations restent plus que jamais incertains.

  • La République démocratique du Congo face à la colère de l’opposition : Tshisekedi sous pression

    La République démocratique du Congo face à la colère de l’opposition : Tshisekedi sous pression

    La scène politique en République démocratique du Congo est en pleine effervescence. Ce jeudi, les figures de proue de l’opposition ont lancé un appel retentissant, exigeant la démission immédiate du président Félix Tshisekedi. Cette revendication s’accompagne d’un projet de manifestation d’envergure nationale, destinée à protester vivement contre de potentielles modifications constitutionnelles. Ces amendements controversés pourraient, en effet, ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel pour l’actuel chef de l’État, une perspective fermement rejetée par une grande partie de la classe politique et de la société civile.

  • Sénégal : les sages désavouent Ousmane Sonko après une révision constitutionnelle controversée

    Sénégal : les sages désavouent Ousmane Sonko après une révision constitutionnelle controversée

    Les membres du Conseil des sages du Sénegal ont décidé de désavouer la révision constitutionnelle proposée par le président Ousmane Sonko, selon un communiqué publié jeudi.

    La révision, qui avait été élaborée en juin dernier et avait été présentée au Parlement sénégalais pour une mise en œuvre prochaine, a été rejetée par les sages après des débats tendus lors de leurs séances.

    Les membres du Conseil ont souligné que la révision était ‘contraires à l’esprit de la Constitution et à la démocratie’ selon un communiqué publié jeudi.

  • Un lanceur d’alerte qui a dénoncé les agissements du groupe Wagner en Centrafrique se voit refuser l’asile en France

    Un lanceur d’alerte qui a dénoncé les agissements du groupe Wagner en Centrafrique se voit refuser l’asile en France

    Un lanceur d’alerte qui a dénoncé les agissements du groupe Wagner en Centrafrique se voit refuser l’asile en France

    Il est reproché au journaliste Ephrem Yalike-Ngonzo d’avoir participé à un système qu’il a contribué à dénoncer. Son avocat dénonce un « signal extrêmement négatif » envoyé à tous ceux qui « veulent lutter contre la propagande russe ».

    Article rédigé par Valérie Crova
    Radio France
    Publié
    Temps de lecture : 1min
    Un drapeau avec le logo du groupe paramilitaire russe Wagner, le 25 août 2023 à Saint-Pétersbourg (Russie). (OLGA MALTSEVA / AFP)

    Un journaliste centrafricain, qui a révélé les rouages du système de désinformation russe mené par le groupe paramilitaire Wagner, s’est vu refuser l’asile en France. Une décision incompréhensible aux yeux de ses soutiens, d’autant plus que c’est grâce à l’intervention de l’Elysée et d’Emmanuel Macron qu’il avait obtenu un laissez-passer pour accéder au territoire français, où il a trouvé refuge depuis 2024.

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    La Russie et les États-Unis utilisent la désinformation climatique comme une arme stratégique de guerre informationnelle

    Parce qu’il a été un témoin direct de la propagande russe en Centrafrique, Ephrem Yalike-Ngonzo a permis de mettre au jour la machine de désinformation du Kremlin. On lui reproche aujourd’hui d’avoir participé à un système qu’il a contribué à dénoncer. Une situation ubuesque, selon Henri Thulliez, l’un des avocats de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique : « Le rejet de sa demande d’asile est motivé par le fait qu’Ephrem Yalike-Ngonzo aurait participé à l’organisation à Bangui de manifestations contre l’Occident, notamment contre la France, rappelle-t-il. Ce dont il ne s’est jamais caché. C’est notamment pour cette raison qu’il était aussi intéressant pour les révélations médiatiques. »

    Un recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile

    Des révélations qui ont conduit à des sanctions européennes contre Mikhaïl Prudnikov, l’un des acteurs clés du système d’influence de Moscou en Centrafrique. Le témoignage d’Ephrem Yalike-Ngonzo était donc essentiel pour dénoncer les tentatives de déstabilisation russes. « Refuser de reconnaître qu’il mérite l’asile, c’est envoyer un signal extrêmement négatif à toutes ces personnes à l’étranger, et notamment en Afrique, qui veulent lutter contre la propagande russe », poursuit son avocat.

    Un recours a été déposé jeudi 9 juillet devant la Cour nationale du droit d’asile. En attendant la décision qui pourrait être rendue dans un an, Ephrem Yalike-Ngonzo continue de se cacher en France avec sa famille. Ses proches, restés en Centrafrique, sont régulièrement interrogés et sommés de révéler son lieu de résidence.

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  • Sénégal : le procès de l’ex

    Sénégal : le procès de l’ex

    Le calendrier judiciaire sénégalais se précise. La Haute Cour de Justice a arrêté au 22 juillet la date d’ouverture du procès d’Aïssatou Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines et de la Géologie sous la présidence de Macky Sall. Placée sous mandat de dépôt il y a plusieurs mois, l’ancienne responsable gouvernementale s’apprête à répondre devant une juridiction d’exception réservée aux membres du gouvernement mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions. Le rendez-vous marque une étape significative dans la séquence de reddition des comptes engagée par les nouvelles autorités de Dakar.

    Une juridiction rarement mobilisée au Sénégal

    La Haute Cour de Justice occupe une place singulière dans l’architecture institutionnelle sénégalaise. Composée de députés élus par leurs pairs, elle est la seule instance habilitée à juger les ministres pour les actes qualifiés de crimes ou délits commis dans le cadre de leurs attributions. Son activation reste rare : depuis l’indépendance, seuls quelques dossiers y ont prospéré, ce qui confère à chaque audience une portée politique dépassant le strict cadre pénal.

    Le cas Gladima s’inscrit dans cette histoire courte mais dense. Son dossier avait été transmis par l’Assemblée nationale après un vote autorisant sa mise en accusation, procédure préalable indispensable. Depuis, l’instruction s’est poursuivie et le renvoi devant la formation de jugement acte le passage à la phase publique du procès. Les débats devraient être suivis avec attention par les acteurs du secteur extractif, tant les Mines constituent un pan stratégique de l’économie sénégalaise.

    Reddition des comptes : une séquence politique assumée

    Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko en 2024, l’exécutif a fait de la traque des présumés détournements un axe central de son action. Plusieurs anciens ministres, directeurs généraux et cadres de l’administration Sall ont été placés en garde à vue, entendus ou incarcérés. La procédure visant Sophie Gladima s’insère dans cette dynamique, aux côtés d’autres dossiers instruits par le pôle judiciaire financier ou par la Haute Cour selon le statut des mis en cause.

    L’ancienne ministre a occupé le portefeuille des Mines et de la Géologie entre 2019 et 2022, période durant laquelle le Sénégal a poursuivi la structuration de sa filière aurifère et amorcé les préparatifs de l’exploitation des hydrocarbures. Les investigations porteraient sur la gestion de fonds publics et sur des décisions prises dans le cadre de ses fonctions. À ce stade, la présomption d’innocence demeure et la défense n’a pas rendu publique sa stratégie d’audience.

    Un signal envoyé aux investisseurs miniers

    Au-delà de la personne poursuivie, la tenue du procès émettra un signal aux opérateurs économiques présents dans le pays. Le secteur minier sénégalais, longtemps concentré sur l’or de Kédougou, les phosphates de Thiès et le zircon de la Grande Côte, connaît une phase d’expansion avec l’arrivée d’acteurs internationaux et la montée en puissance des hydrocarbures offshore. Les investisseurs surveilleront la manière dont la justice sénégalaise traite les décisions administratives passées, notamment les octrois de permis et les avenants contractuels signés durant la précédente législature.

    Pour le pouvoir en place, l’enjeu consiste à démontrer la solidité des dossiers sans donner prise au reproche d’une justice sélective. Les partisans de l’ancienne majorité dénoncent régulièrement une instrumentalisation des procédures à des fins d’affaiblissement politique, tandis que la coalition Pastef revendique une exigence de transparence attendue par les électeurs. Le 22 juillet, la Haute Cour de Justice deviendra le théâtre concret de ce débat, avec des audiences qui devraient attirer l’attention des chancelleries et des bailleurs de fonds.

    Reste à connaître le format retenu pour les débats, la liste des témoins convoqués et le calendrier prévisionnel du délibéré. Autant d’éléments qui détermineront la portée réelle de ce procès dans la construction de la jurisprudence sénégalaise en matière de responsabilité ministérielle. Selon PressAfrik, la date du 22 juillet a été officiellement communiquée par la Haute Cour de Justice.

    Pour aller plus loin

    Sénégal : Ousmane Sonko écourte les vacances des députés · Sénégal : le Conseil constitutionnel annule la révision voulue par Pastef · Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

  • Sénégal : le procès de l’ex

    Sénégal : le procès de l’ex

    Le calendrier judiciaire sénégalais se précise. La Haute Cour de Justice a arrêté au 22 juillet la date d’ouverture du procès d’Aïssatou Sophie Gladima, ancienne ministre des Mines et de la Géologie sous la présidence de Macky Sall. Placée sous mandat de dépôt il y a plusieurs mois, l’ancienne responsable gouvernementale s’apprête à répondre devant une juridiction d’exception réservée aux membres du gouvernement mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions. Le rendez-vous marque une étape significative dans la séquence de reddition des comptes engagée par les nouvelles autorités de Dakar.

    Une juridiction rarement mobilisée au Sénégal

    La Haute Cour de Justice occupe une place singulière dans l’architecture institutionnelle sénégalaise. Composée de députés élus par leurs pairs, elle est la seule instance habilitée à juger les ministres pour les actes qualifiés de crimes ou délits commis dans le cadre de leurs attributions. Son activation reste rare : depuis l’indépendance, seuls quelques dossiers y ont prospéré, ce qui confère à chaque audience une portée politique dépassant le strict cadre pénal.

    Le cas Gladima s’inscrit dans cette histoire courte mais dense. Son dossier avait été transmis par l’Assemblée nationale après un vote autorisant sa mise en accusation, procédure préalable indispensable. Depuis, l’instruction s’est poursuivie et le renvoi devant la formation de jugement acte le passage à la phase publique du procès. Les débats devraient être suivis avec attention par les acteurs du secteur extractif, tant les Mines constituent un pan stratégique de l’économie sénégalaise.

    Reddition des comptes : une séquence politique assumée

    Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko en 2024, l’exécutif a fait de la traque des présumés détournements un axe central de son action. Plusieurs anciens ministres, directeurs généraux et cadres de l’administration Sall ont été placés en garde à vue, entendus ou incarcérés. La procédure visant Sophie Gladima s’insère dans cette dynamique, aux côtés d’autres dossiers instruits par le pôle judiciaire financier ou par la Haute Cour selon le statut des mis en cause.

    L’ancienne ministre a occupé le portefeuille des Mines et de la Géologie entre 2019 et 2022, période durant laquelle le Sénégal a poursuivi la structuration de sa filière aurifère et amorcé les préparatifs de l’exploitation des hydrocarbures. Les investigations porteraient sur la gestion de fonds publics et sur des décisions prises dans le cadre de ses fonctions. À ce stade, la présomption d’innocence demeure et la défense n’a pas rendu publique sa stratégie d’audience.

    Un signal envoyé aux investisseurs miniers

    Au-delà de la personne poursuivie, la tenue du procès émettra un signal aux opérateurs économiques présents dans le pays. Le secteur minier sénégalais, longtemps concentré sur l’or de Kédougou, les phosphates de Thiès et le zircon de la Grande Côte, connaît une phase d’expansion avec l’arrivée d’acteurs internationaux et la montée en puissance des hydrocarbures offshore. Les investisseurs surveilleront la manière dont la justice sénégalaise traite les décisions administratives passées, notamment les octrois de permis et les avenants contractuels signés durant la précédente législature.

    Pour le pouvoir en place, l’enjeu consiste à démontrer la solidité des dossiers sans donner prise au reproche d’une justice sélective. Les partisans de l’ancienne majorité dénoncent régulièrement une instrumentalisation des procédures à des fins d’affaiblissement politique, tandis que la coalition Pastef revendique une exigence de transparence attendue par les électeurs. Le 22 juillet, la Haute Cour de Justice deviendra le théâtre concret de ce débat, avec des audiences qui devraient attirer l’attention des chancelleries et des bailleurs de fonds.

    Reste à connaître le format retenu pour les débats, la liste des témoins convoqués et le calendrier prévisionnel du délibéré. Autant d’éléments qui détermineront la portée réelle de ce procès dans la construction de la jurisprudence sénégalaise en matière de responsabilité ministérielle. Selon PressAfrik, la date du 22 juillet a été officiellement communiquée par la Haute Cour de Justice.

    Pour aller plus loin

    Sénégal : Ousmane Sonko écourte les vacances des députés · Sénégal : le Conseil constitutionnel annule la révision voulue par Pastef · Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

  • Procès d’une ancienne ministre sénégalaise : un tournant judiciaire à Dakar

    Procès d’une ancienne ministre sénégalaise : un tournant judiciaire à Dakar

    Le Sénégal entre dans une phase décisive de son histoire judiciaire avec l’ouverture, prévue le 22 juillet, du procès de Aïssatou Sophie Gladima, qui a dirigé le ministère des Mines et de la Géologie durant le mandat de l’ex-président Macky Sall. Placée sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois, elle comparaîtra devant la Haute Cour de Justice, une juridiction d’exception réservée aux membres du gouvernement accusés d’actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Cet événement s’inscrit dans une dynamique nationale de transparence et de responsabilisation des acteurs publics.

    une juridiction d’exception au cœur du débat

    La Haute Cour de Justice occupe une place unique dans le système judiciaire sénégalais. Composée de députés élus par leur assemblée, elle est la seule compétente pour juger les ministres accusés de crimes ou délits liés à leurs fonctions. Son activation reste exceptionnelle : depuis l’indépendance du pays, peu de dossiers y ont abouti, ce qui confère à chaque procès une dimension politique et symbolique majeure.

    Le dossier de Sophie Gladima illustre cette singularité. Transmis par l’Assemblée nationale après un vote autorisant sa mise en accusation, il a fait l’objet d’une instruction approfondie avant d’être renvoyé devant la formation de jugement. Les débats, qui s’ouvriront dans quelques semaines, pourraient avoir un impact significatif sur le secteur minier, pilier de l’économie du pays.

    une campagne de lutte contre la corruption sous le nouveau pouvoir

    Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko en 2024, la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics est devenue une priorité absolue. Plusieurs anciens membres du gouvernement, cadres administratifs et dirigeants d’entreprises publiques ont été interpellés, placés en garde à vue ou incarcérés. Le procès de l’ancienne ministre des Mines s’inscrit dans cette logique, aux côtés d’autres affaires instruites par le pôle judiciaire financier ou la Haute Cour, selon le statut des accusés.

    Entre 2019 et 2022, Sophie Gladima a piloté la politique minière du Sénégal, une période marquée par le développement de l’exploitation aurifère dans la région de Kédougou, l’extraction des phosphates à Thiès, et les premiers pas vers l’exploitation des hydrocarbures offshore. Les investigations en cours portent notamment sur la gestion des fonds publics et les décisions administratives prises durant son mandat. À ce stade, la présomption d’innocence s’applique, et aucune stratégie de défense n’a encore été dévoilée publiquement.

    un test pour la crédibilité du secteur minier

    Au-delà du cas individuel de Sophie Gladima, ce procès envoie un message fort aux investisseurs nationaux et internationaux présents dans le secteur extractif. Le Sénégal mise sur l’expansion de sa filière minière, avec des projets aurifères, phosphatés et désormais pétroliers en mer. Les entreprises surveilleront de près la manière dont la justice sénégalaise traite les décisions passées, notamment les permis d’exploitation et les avenants contractuels signés sous la précédente législature.

    Pour le gouvernement actuel, l’enjeu est double : démontrer la solidité des preuves tout en évitant les accusations de justice sélective. Si certains dénoncent une instrumentalisation politique des procédures, la coalition au pouvoir défend une démarche de transparence exigée par les citoyens. Le 22 juillet, la Haute Cour de Justice deviendra le théâtre de ce débat, avec des audiences qui pourraient attirer l’attention des diplomaties étrangères et des institutions financières.

    Plusieurs éléments resteront déterminants pour évaluer l’impact réel de ce procès : le format des débats, la liste des témoins convoqués, et le calendrier du délibéré. Ces aspects façonneront la jurisprudence sénégalaise en matière de responsabilité des membres du gouvernement.

  • Le débat africain

    Le débat africain

    Le débat africain

    Sénégal, guerre au Moyen-Orient et Mondial 2026

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    Au sommaire : Avec la création d’un parti présidentiel et après l’invalidation par le Conseil constitutionnel de la réforme constitutionnelle adoptée par la majorité parlementaire de Pastef, dirigée par Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye semble vouloir poser les jalons d’une nouvelle étape de son mandat. Cette stratégie parviendra-t-elle à convaincre l’opposition et à rallier l’opinion publique sénégalaise ?

    L'ancien Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko (à gauche) et le président Bassirou Diomaye Faye (à droite) au palais présidentiel de Dakar, le 16 octobre 2025.
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    Au Moyen-Orient, les tensions autour de l’Iran connaissent un nouveau regain. Après une nouvelle série de frappes et de représailles, Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu était « terminé ». Qualifiant les discussions avec Téhéran de « perte de temps », le président américain laisse planer la menace de nouvelles opérations militaires américaines. La région s’achemine-t-elle vers une nouvelle escalade du conflit ?

    Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l’actualité africaine et internationale.

    Avec la participation de :

    • Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales 
    • Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle
    • François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Economie au quotidien camerounais Le jour

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