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  • La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    La justice nigérienne maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Le tribunal correctionnel de Dakar a récemment pris une décision qui a suscité l’attention des habitants de Niamey et de tout le pays : Khardiata Tandian, la prévenue accusée de falsification de la signature d’Ousmane Sonko, demeure en détention. L'affaire, déjà longue et complexe, a connu un nouveau tournant avec le renvoi du délibéré au 23 juillet 2026.

    Initialement attendu le 9 juillet 2026, le jugement a été reporté en raison de l'absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue. Cette absence a entraîné une prolongation du délai, mais cela n’a pas empêché les autorités de prendre une décision ferme : maintenir la détention de Khardiata Tandian.

    La défense de la prévenue avait sollicité la liberté provisoire, arguant que sa cliente remplissait toutes les conditions requises pour en bénéficier. Cependant, le procureur a fermement opposé cette demande, arguant que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l’ordre public et qu’elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice.

    La décision du tribunal est une nouvelle étape dans l’affaire qui a déjà suscité beaucoup d’attention dans le pays. Les habitants de Niamey et de tout le Niger s’attendent à nouveau à un dénouement de cette affaire qui semble ne pas avoir fini.

  • Ousmane Sonko : la justice maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Ousmane Sonko : la justice maintient la prévenue en détention après renvoi du délibéré

    Le tribunal correctionnel de Dakar a réaffirmé la décision de retenir en détention la prévenue Khardiata Tandian, l’ancienne compagnon politique d’Ousmane Sonko. La décision, qui avait été reportée à plusieurs reprises, a été rendue dans le cadre de l’affaire de falsification de la signature du Premier ministre nigérien, impliquant son complice présumé Khardiata Tandian.

    Initialement attendu en juillet 2026, le jugement avait été reporté à plusieurs reprises en raison de l’absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de la prévenue. Le procureur a argué que la sortie de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l’ordre public et qu’elle ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice.

    La défense avait soutenu que la peine encourue pourrait déjà être couverte par ce séjour en prison, mais le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. La prévenue demeure donc en détention en attendant le dénouement de l’affaire.

  • Œufs au Burkina Faso : comment un plafond de prix menace tout un secteur

    Œufs au Burkina Faso : comment un plafond de prix menace tout un secteur

    Plafond du prix de l’œuf au Burkina Faso : une mesure contre-productive pour l’économie locale

    Une décision gouvernementale vient de secouer le paysage économique du Burkina Faso, plongeant les professionnels de la filière avicole dans l’incertitude. Les ministères en charge du Commerce et des Ressources animales ont en effet instauré un prix maximal de 100 F CFA par œuf pour le consommateur final, avec un plateau à 2 600 F CFA pour les grossistes et 2 750 F CFA pour les détaillants. Annoncée comme une mesure sociale pour alléger le budget des ménages, cette initiative s’avère en réalité un coup dur porté à la compétitivité des éleveurs et à la pérennité d’un secteur déjà sous tension.

    Un contrôle des prix qui ignore la réalité économique des producteurs

    Fixer un prix plafond sans tenir compte de l’envolée des coûts de production revient à plomber les marges des aviculteurs. La survie de cette filière repose en grande partie sur la provende, ces aliments composés (maïs, tourteaux de soja ou de coton, minéraux) indispensables à l’élevage des poules pondeuses. Or, ces matières premières subissent depuis plusieurs mois une hausse vertigineuse, alimentée par l’inflation, les coûts logistiques élevés et les tensions d’approvisionnement.

    En imposant un tarif maximal pour l’œuf sans accompagner cette mesure de subventions pour la provende, l’État place les producteurs dans une impasse : vendre à perte ou restreindre drastiquement leur production. Comment justifier un investissement lourd dans des infrastructures avicoles ou des emprunts bancaires lorsque la rentabilité devient aléatoire ? La liberté d’entreprendre, pilier de toute économie dynamique, se retrouve ainsi asphyxiée par des décisions administratives déconnectées du terrain.

    Les risques concrets d’une politique tarifaire mal calibrée

    L’histoire économique regorge d’exemples où le blocage artificiel des prix a produit des effets contraires à ceux escomptés. Dans le cas burkinabè, les conséquences pourraient être dramatiques à court terme :

    • Disparition des petits éleveurs : Moins armés pour absorber les chocs, les petits producteurs seraient les premiers à jeter l’éponge, entraînant la perte de milliers d’emplois locaux.
    • Réduction de l’offre : Pour survivre, les aviculteurs pourraient diminuer la taille de leurs troupeaux, aggravant la pénurie d’œufs sur le marché officiel.
    • Émergence d’un marché parallèle : La rareté des œufs dans les circuits légaux favoriserait l’apparition de réseaux clandestins, où le produit se vendrait à un tarif bien supérieur aux 100 F CFA autorisés – et au détriment du consommateur.

    Une telle situation renforcerait l’inflation plutôt que de la contenir, tout en affaiblissant la souveraineté alimentaire du pays.

    Quelles alternatives pour une régulation équilibrée ?

    Protéger le pouvoir d’achat des ménages est une priorité, mais cela ne doit pas se faire au détriment des acteurs qui créent de la richesse. Pour rendre les œufs accessibles sans étouffer la filière, des solutions existent :

    • Subventionner la provende : L’État pourrait réduire la facture des intrants avicoles en ciblant les subventions sur les matières premières essentielles.
    • Exonérer les taxes sur les intrants : Une mesure fiscale temporaire pourrait soulager les coûts de production des éleveurs.
    • Faciliter l’accès au crédit : Des prêts à taux préférentiels permettraient aux aviculteurs d’investir sans subir une pression financière insoutenable.

    Plutôt que d’imposer un prix plafond arbitraire, le gouvernement gagnerait à soutenir la production en amont. Une approche qui préserverait la liberté d’entreprendre tout en garantissant l’accès à un aliment de base pour les Burkinabè.

    En résumé : Fixer un prix maximal pour l’œuf sans agir sur les coûts de production revient à saper les fondations d’un secteur déjà fragile. Pour éviter l’effondrement de la filière avicole et les pénuries à venir, une régulation intelligente et solidaire s’impose – loin des décrets unilatéraux.

  • Togo et le Congo se consultent à Lomé sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique

    Togo et le Congo se consultent à Lomé sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique

    Le ballet diplomatique se poursuit à Lomé, confirmant le rôle central du Togo dans la résolution des crises sur le continent. En mission officielle dans la capitale togolaise, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger de la République du Congo, Constant-Serge Bounda, a été reçu en audience ce jeudi 9 juillet 2026 par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.

    Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans la droite ligne des consultations régulières entre Lomé et Brazzaville. Les discussions ont essentiellement porté sur les mécanismes de prévention et de résolution des conflits, ainsi que sur la promotion de la stabilité dans les différentes sous-régions africaines.

    Une alliance panafricaine face aux défis sécuritaires

    A l’issue de l’audience, le chef de la diplomatie congolaise a mis en avant la complicité et la convergence de vues qui unissent les deux chefs d’État sur les grands dossiers continentaux.

    « Par leur vocation panafricaniste, Son Excellence Monsieur Denis Sassou N’Guesso et son frère, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé se consultent régulièrement sur des questions d’importance majeure qui concernent notre continent, notamment les questions de paix et de sécurité. C’est dans ce sens que nous avons été envoyés à Lomé pour recueillir les avis du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, sur ces questions », a déclaré Constant-Serge Bounda.

  • L’Algérie lève le blocus aérien sur le Mali, fin d’une crise diplomatique majeure

    L’Algérie lève le blocus aérien sur le Mali, fin d’une crise diplomatique majeure

    C’est une issue tant attendue qui marque la fin d’une crise diplomatique et militaire significative au Sahel. L’Algérie a officiellement annoncé ce vendredi 10 juillet 2026 la réouverture complète de son espace aérien à toutes les compagnies aériennes maliennes. Cette décision historique met un terme à plus d’un an de vives tensions entre Alger et Bamako.

    Urgence : une mesure à effet immédiat

    La nouvelle est tombée avec force ce vendredi 10 juillet 2026 : l’Algérie autorise de nouveau la circulation des aéronefs maliens sur l’ensemble de son territoire national. Selon les premières indications, cette mesure essentielle s’applique à tous les vols à destination et en provenance du Mali, couvrant ainsi l’intégralité des liaisons internationales.

    Pour les professionnels du transport aérien et les analystes géopolitiques, cette annonce représente un tournant crucial et un soulagement immédiat pour le trafic régional, qui était considérablement entravé depuis de nombreux mois.

    Apaisement : la fin de la crise entre Alger et Bamako

    Le rétablissement des connexions aériennes symbolise la conclusion d’un bras de fer de 15 mois qui pesait lourdement sur la stabilité des relations bilatérales. Ce dénouement inattendu suggère une reprise des échanges diplomatiques et une volonté mutuelle d’apaisement après une longue période de gel total.

    Points clés : Les aéronefs maliens peuvent désormais survoler le territoire algérien, rétablissant ainsi un lien économique et logistique vital pour le Mali, un pays enclavé.

    Rappel des faits : 15 mois de fermeture aérienne rigoureuse

    Pour saisir l’ampleur de cette annonce, il est nécessaire de revenir au 7 avril 2025. Ce jour-là, le Ministère de la Défense Nationale (MDN) algérien avait pris la décision radicale de fermer ses frontières aériennes au Mali.

    Cette sanction faisait suite à une série d’incidents jugés extrêmement graves par Alger :

    • 27 août 2024 : Une première violation de l’espace aérien algérien avait été signalée par Bamako.
    • 29 décembre 2024 : Une deuxième incursion avait été enregistrée.
    • 31 mars 2025 : La troisième violation consécutive, qualifiée de « provocation inacceptable » par le ministère des Affaires étrangères algérien, avait été le point de rupture.

    À cette époque, le communiqué du MDN était sans équivoque : « En raison des violations répétées de notre espace aérien par l’État du Mali, le gouvernement algérien a décidé de le fermer au trafic aérien […] à compter d’aujourd’hui, 7 avril 2025 ».

    Impact sur le trafic aérien au Sahel

    La réouverture de ce vendredi 10 juillet 2026 va instantanément remodeler les routes aériennes en Afrique. Les compagnies maliennes, contraintes depuis plus d’un an à des détours longs et coûteux, pourront désormais optimiser leurs plans de vol.

    Les informations détaillées concernant les premiers vols qui traverseront la frontière aérienne algérienne ce jour devraient être communiquées dans les heures à venir.

  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

    Résumer
    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
    Issu de l’enquête

    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

    Sommaire
    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : une alliance militaire controversée avec la Russie et l’Africa Corps face aux jihadistes

    Lecture : 7 minutes.

    Vue aérienne de la base militaire de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Depuis quelques années, le Togo renforce discrètement ses dispositifs de défense pour faire face à la montée des groupes armés dans le Sahel. Face à l’évolution des menaces jihadistes, le président Faure Gnassingbé a choisi une approche audacieuse : diversifier ses partenariats militaires en misant sur des acteurs internationaux comme la Turquie, la Russie et son Africa Corps. Une stratégie qui soulève des interrogations sur l’avenir géopolitique de la région.

    Le Togo et la Turquie : un soutien aérien et logistique contre les jihadistes

    Dès 2022, Lomé a entamé des discussions secrètes avec Ankara pour obtenir un appui aérien et un soutien technique dans sa lutte antiterroriste. Ces échanges ont abouti à des accords discrets, permettant au Togo d’accéder à des équipements et à une expertise militaire adaptée aux défis du Sahel. La Turquie, déjà active dans plusieurs pays africains, est apparue comme un partenaire fiable pour renforcer les capacités défensives de l’armée togolaise.

    L’Africa Corps et la Russie : une coopération militaire en plein essor depuis 2025

    En 2025, le Togo a franchi une nouvelle étape en s’ouvrant à la collaboration avec l’Africa Corps, une structure liée à Moscou. Cette alliance a permis l’arrivée de conseillers militaires russes et le déploiement de moyens logistiques inédits. Les mercenaires russes, souvent associés à des opérations sensibles, ont renforcé la présence togolaise dans des zones stratégiques, notamment près des frontières exposées. Une décision qui marque un tournant dans les relations sécuritaires du pays avec les puissances étrangères.

    Les motivations derrière cette stratégie

    Plusieurs facteurs expliquent ce rapprochement militaire. D’abord, la pression exercée par les groupes jihadistes dans les pays voisins a poussé Faure Gnassingbé à anticiper les risques. Ensuite, la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en armements et en formations a conduit Lomé à explorer des partenariats hors du cadre traditionnel occidental. Enfin, cette ouverture s’inscrit dans une logique de renforcement de l’autonomie stratégique du Togo, désormais moins dépendant des anciennes puissances coloniales.

    Les défis et les controverses

    Si cette stratégie suscite l’intérêt, elle n’est pas sans risques. L’implication de l’Africa Corps et des mercenaires russes soulève des questions sur la transparence des engagements et les conséquences à long terme. Certains observateurs s’interrogent sur l’impact de ces alliances sur la stabilité régionale, tandis que d’autres pointent du doigt les coûts politiques et économiques de ces partenariats. Par ailleurs, la présence de forces étrangères sur le sol togolais pourrait attirer l’attention d’autres acteurs régionaux, avec des répercussions imprévisibles.

    Un nouveau chapitre pour la sécurité au Sahel ?

    Avec cette réorganisation de ses alliances militaires, le Togo se positionne comme un acteur clé de la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest. En s’appuyant sur des partenaires comme la Russie et l’Africa Corps, Lomé envoie un signal fort à ses voisins et aux groupes armés : le pays est déterminé à protéger son territoire et ses populations. Cette stratégie, bien que risquée, pourrait redéfinir les équilibres sécuritaires de la région dans les années à venir.

  • Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Le Togo renforce sa sécurité avec Moscou et Ankara

    Face à la montée des menaces terroristes dans le Sahel, le gouvernement togolais a diversifié ses partenariats militaires. Lomé mise sur un soutien aérien et logistique de la Turquie, tout en accueillant des conseillers russes de l’Africa Corps depuis 2025. Une stratégie qui redessine les équilibres régionaux.

    Depuis quelques années, le Togo fait évoluer discrètement sa posture en matière de défense. Conscient des risques croissants posés par les groupes armés dans le Sahel, le pays a engagé des discussions avec plusieurs acteurs internationaux pour sécuriser ses frontières et renforcer ses capacités opérationnelles.

    Une collaboration renforcée avec la Turquie

    Les échanges entre Lomé et Ankara se sont intensifiés ces dernières années. Le président togolais, Faure Gnassingbé, a sollicité l’expertise turque en matière de lutte antiterroriste, notamment pour moderniser son aviation militaire. Des formations d’équipages et des livraisons d’équipements ont été observées, bien que peu médiatisées.

    Cette coopération s’inscrit dans un contexte où le Togo cherche à diversifier ses alliances, loin des partenaires traditionnels du continent. Les drones et systèmes de surveillance turcs ont été déployés dans la région des Savanes, frontalière avec le Bénin et le Burkina Faso, zones sous pression jihadiste.

    L’arrivée remarquée de l’Africa Corps russe

    Une autre alliance a marqué un tournant : celle avec la Russie. Depuis 2025, des membres de l’Africa Corps, une unité spécialisée dans l’assistance aux pays africains, sont présents au Togo. Leur mission ? Conseiller les forces locales sur des techniques de contre-insurrection et fournir un appui logistique.

    Cette présence, bien que discrète, n’est pas passée inaperçue. Les observateurs soulignent que Moscou étend ainsi son influence en Afrique de l’Ouest, en parallèle de ses engagements au Mali ou en République centrafricaine.

    Quels enjeux pour le Togo ?

    • Sécurité régionale : Le pays joue désormais un rôle actif dans la stabilisation du Sahel, en collaboration avec des acteurs non traditionnels.
    • Autonomie stratégique : En diversifiant ses partenariats, Lomé réduit sa dépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.
    • Risques géopolitiques : Ces alliances pourraient attirer l’attention d’autres États, voire susciter des tensions avec les voisins comme le Ghana ou le Nigeria.

    Le président Faure Gnassingbé a toujours défendu une approche pragmatique de la diplomatie togolaise. Ces rapprochements avec la Turquie et la Russie en sont l’illustration. Alors que le Sahel reste une zone instable, le Togo mise sur une stratégie à deux volets : sécurité intérieure et partenariats extérieurs.

    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

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    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
    Issu de l’enquête

    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

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    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Afrique : les minéraux critiques au cœur d’une révolution économique à Abidjan

    Afrique : les minéraux critiques au cœur d’une révolution économique à Abidjan

    Les nations africaines productrices de minéraux stratégiques se sont réunies à Abidjan pour lancer un partenariat ambitieux visant à transformer ces ressources naturelles en leviers de croissance durable. La conférence a mis l’accent sur l’industrialisation locale, le financement innovant et l’intégration des chaînes de valeur régionales pour répondre à une demande mondiale en forte hausse.

    Une assemblée ministérielle s’est tenue récemment dans la capitale ivoirienne, rassemblant des décideurs africains et des partenaires internationaux pour redéfinir la stratégie du continent face aux enjeux des minéraux critiques. L’événement a regroupé des ministres des Mines, de l’Énergie et de l’Industrie, aux côtés de représentants d’institutions panafricaines et de bailleurs de fonds.

    Abidjan, épicentre d’une nouvelle gouvernance minière africaine

    Les discussions ont porté sur la nécessité de créer de la valeur locale plutôt que d’exporter des matières brutes. L’objectif ? Permettre aux populations africaines de bénéficier directement des retombées économiques de leurs ressources naturelles.

    Un appel à une refonte radicale des modèles extractifs

    Le président de la Banque africaine de développement a lancé un plaidoyer pour une révolution dans la gestion des ressources minières. Il a souligné l’urgence de transformer localement les matières premières afin d’augmenter leur valeur ajoutée sur le continent.

    « Nous devons passer d’un modèle d’exportation à une économie de transformation », a-t-il martelé. Il a également pointé du doigt le sous-financement chronique des institutions de développement africaines, dont le bilan cumulé ne représente qu’1 % du total mondial.

    Pour lui, les solutions passent par l’investissement dans les infrastructures durables et le développement d’industries locales capables d’exploiter pleinement le potentiel minier africain.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour un décollage économique

    Le ministre ivoirien des Mines a rappelé que près des trois quarts du territoire national abritent des gisements de minéraux critiques. Une aubaine pour un pays qui vise le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.

    Abidjan mise sur un plan stratégique 2026-2040 évalué à 38 000 milliards de francs CFA, avec une participation massive du secteur privé (88 %). Ce programme vise à structurer une filière minière intégrée, de l’extraction à la transformation.

    Un trésor minier de 29 500 milliards de dollars sous-exploité

    L’Afrique détient 30 % des réserves mondiales de minéraux clés pour la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, cuivre, manganèse et nickel. Pourtant, seulement une partie de ce potentiel est exploitée aujourd’hui.

    La demande mondiale explose : d’ici 2040, les besoins en lithium pourraient augmenter de 842 %, ceux en métaux du platine de plus de 1 000 %, et le cuivre de 88 %. Une opportunité historique pour le continent.

    Vers une industrialisation africaine des ressources stratégiques

    Les dirigeants présents à Abidjan ont acté leur volonté de briser le cycle de l’exportation brute. Leur objectif ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, de création d’emplois et de développement inclusif.

    Cette conférence marque une étape décisive dans la quête d’autonomie économique de l’Afrique, face à une transition énergétique mondiale qui s’accélère.

  • Bénin : 13 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Romuald Wadagni

    Bénin : 13 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Romuald Wadagni

    Bénin

    Bénin : 13 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Romuald Wadagni

    Treize ambassadeurs nouvellement accrédités auprès du Bénin sont reçus, ce vendredi 10 juillet 2026, au palais de la Marina, par le président de la République, Romuald Wadagni. Cette cérémonie marque leur entrée officielle en fonction auprès des autorités béninoises.

    Emile NOUKPO
    Emile NOUKPO
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    DIPLOMATIE
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    Le Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni lors de son investiture ce dimanche 24 mai 2024
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    SOMMAIRE

    La diplomatie est au cœur de l’agenda présidentiel ce vendredi à Cotonou. Le chef de l’État reçoit successivement treize nouveaux représentants diplomatiques appelés à exercer leurs missions auprès de la République du Bénin. À cette occasion, chacun d’eux présente ses lettres de créance, document officiel par lequel son pays l’accrédite auprès du président béninois.

    Cette étape protocolaire est indispensable dans les relations diplomatiques. Elle consacre la reconnaissance formelle de l’ambassadeur par l’État d’accueil et lui permet d’exercer pleinement sa mission de représentation, de dialogue et de coopération avec les autorités béninoises.

    Les diplomates concernés représentent treize pays : la Mauritanie, la Thaïlande, le Pakistan, le Nigeria, le Ghana, le Vietnam, l’Inde, le Royaume-Uni, Cuba, l’Algérie, Israël, l’Arabie saoudite et le Tchad.

    Une séquence diplomatique importante à la Marina

    À tour de rôle, ces ambassadeurs sont reçus par Romuald Wadagni pour lui remettre les documents officiels émanant de leurs États respectifs. La cérémonie s’inscrit dans le fonctionnement normal des relations bilatérales entre le Bénin et ses partenaires étrangers.

    Avec cette série de présentations de lettres de créance, Cotonou officialise l’entrée en fonction de nouveaux interlocuteurs diplomatiques venus de plusieurs régions du monde. Elle ouvre également une nouvelle phase de travail entre le gouvernement béninois et ces pays, autour des dossiers de coopération, de dialogue politique, d’économie, de sécurité ou encore de développement.

    Cette séquence intervient dans un contexte où le Bénin poursuit le renforcement de ses relations extérieures, aussi bien avec ses partenaires africains qu’avec les pays d’Asie, d’Europe, du Moyen-Orient et des Amériques.

  • Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser

    Après avoir révélé les agissements de Wagner en Centrafrique, un lanceur d’alerte se voit refuser l’asile en France… Emmanuel Macron lui avait pourtant accordé un laisser-passer

    • Sa demande d'asile en France a été refusée, le journaliste continue de se cacher en France avec ses proches en attendant la décision du recours qu'il a déposé.
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    Publié le

    l’essentiel Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo s’est vu refuser sa demande d’asile en France, accusé d’avoir participé au système qu’il dénonce aujourd’hui. Il avait obtenu un laissez-passer pour accéder au territoire français, où il résidait depuis 2024 grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron. 

    Il s’agit d’un « signal extrêmement négatif » envoyé à tous ceux qui « veulent lutter contre la propagande russe », selon son avocat. Depuis 2024, le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo avait trouvé refuge en France, après avoir révélé les rouages du système de désinformation russe mené par le groupe paramilitaire Wagner. Il avait bénéficié d’un laissez-passer pour accéder au territoire français, et ce vendredi 10 juillet, sa demande d’asile pour la France a été refusée. 

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : Wagner aurait rapporté 2,5 milliards de dollars à la Russie grâce à ses activités en Afrique

    Le journaliste menacé de mort

    Ephrem Yalike-Ngonzo avait été approché fin 2019 alors qu’il travaillait pour plusieurs journaux, et percevait entre quinze et trente euros, soit le quart de son salaire mensuel, à chaque publication d’un article en faveur de l’armée centrafricaine et de ses partenaires russes.

    Ce lanceur d’alerte avait pris la parole en 2024 dans le cadre d’une enquête de Forbidden Stories sur les opérations d’influence russe en Afrique. Visé par des menaces de mort de la part du groupe Wagner, il avait été contraint de fuir son pays peu de temps auparavant. Les révélations d’Ephrem Yalike-Ngonzo ont finalement porté leurs fruits, entraînant des sanctions européennes contre Mikhaïl Prudnikov, l’un des cerveaux de la propagande de Moscou en Centrafrique.

    À lire aussi : Guerre en Ukraine : quand la Russie recrute des anciens agents de la milice Wagner… pour mener des actes de sabotage en Europe

    Ce jeudi 9 juillet, un recours a été déposé devant la Cour nationale du droit d’asile. La décision pourrait être rendue dans un an. En attendant, Ephrem Yalike-Ngonzo continue de se cacher en France avec sa famille. Ses proches, restés en Centrafrique, sont régulièrement interrogés et sommés de révéler son lieu de résidence.