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  • Mercato : le psg en pole pour recruter maghnes akliouche cet été

    Mercato : le psg en pole pour recruter maghnes akliouche cet été

    Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, le Paris Saint-Germain affine déjà ses plans pour le prochain mercato estival. Gonçalo Ramos pourrait faire ses valises, et selon les dernières indiscrétions, Luis Campos ciblerait au moins trois nouvelles recrues. Parmi elles, un jeune talent de Ligue 1 attire particulièrement l’attention.

    Ces dernières années, le PSG a opéré un virage stratégique. Fini les transferts spectaculaires et les superstars : le club de la capitale mise désormais sur de jeunes talents qu’il façonne en post-formation, une méthode déjà payante avec Désiré Doué ou João Neves, devenus des piliers de l’équipe parisienne.

    Akliouche sur le départ

    Cette nouvelle orientation pourrait se poursuivre avec un jeune milieu offensif de Ligue 1. Maghnes Akliouche, déjà suivi l’été dernier, semble en effet prêt à quitter l’AS Monaco. Interrogé sur son avenir, il reste prudent : « Ce qui m’importe c’est de prendre du plaisir, de continuer à être heureux sur le terrain et que mon ciel soit bleu », confiait-il il y a quelques mois. « Je souhaite donner du plaisir aux gens, à mes coéquipiers, rendre la confiance donnée par Monaco. Et surtout garder ma volonté de progression et d’être plus décisif. Parler d’autre chose n’a pas de sens aujourd’hui. »

    Le PSG en pole

    Actuellement à la Coupe du monde 2026 avec l’équipe de France, Akliouche devra bientôt se pencher sur son avenir. Selon le spécialiste du mercato Fabrizio Romano, le joueur a de grandes chances de quitter Monaco cet été, avec plusieurs clubs sur les rangs. Le PSG figure parmi eux et serait même le grand favori pour conclure l’opération. Du côté de la Principauté, on attendrait une offre pour celui que le site Transfermarkt estime à près de 50 millions d’euros.

  • Nkok, la vitrine industrielle du Gabon qui attire l’Afrique

    Nkok, la vitrine industrielle du Gabon qui attire l’Afrique

    Libreville, 27 juin 2026 – Après avoir remis ses lettres de créance au président Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouvel ambassadeur du Tchad au Gabon, Zakaria Fadoul Kittir Jr., a immédiatement choisi de se rendre sur l’un des sites les plus emblématiques de la renaissance économique gabonaise.

    Jeudi, le diplomate a visité la Zone d’Investissement Spéciale de Nkok, un véritable laboratoire industriel devenu, au fil des années, une référence continentale pour la transformation locale des ressources naturelles.

    Ce déplacement, effectué dès le début de sa mission diplomatique, va bien au-delà des obligations protocolaires. Il illustre l’intérêt croissant que suscite le modèle gabonais auprès de nombreux pays africains confrontés aux mêmes défis : diversification économique, industrialisation et création de valeur ajoutée à partir de leurs matières premières.

    Le bois comme démonstration industrielle

    La filière bois était au centre de cette visite. Le diplomate tchadien a notamment découvert les installations de Chanta Group, entreprise spécialisée dans la fabrication de contreplaqués et de feuilles de placage, dont la production alimente à la fois les marchés africains et internationaux.

    Cette immersion a permis à la délégation tchadienne de mesurer concrètement les résultats d’une politique menée depuis plusieurs années par les autorités gabonaises. Longtemps exportateur de grumes brutes, le Gabon a progressivement imposé une logique de transformation locale afin de conserver sur son territoire une part plus importante de la richesse générée par ses forêts.

    Aujourd’hui, à Nkok, des dizaines d’unités industrielles transforment le bois sur place, créent des emplois qualifiés, favorisent les transferts de compétences et développent un tissu industriel capable de répondre aux normes internationales. Pour de nombreux observateurs africains, cette évolution constitue l’une des expériences d’industrialisation les plus abouties sur le continent.

    Une vitrine de la diversification économique

    La ZIS de Nkok ne se limite pas au secteur forestier. Véritable plateforme industrielle intégrée, elle regroupe des entreprises actives dans la métallurgie, les matériaux de construction, l’agro-industrie ou encore la transformation manufacturière.

    Cette concentration fait de la zone un levier stratégique pour la diversification économique du Gabon. Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude sur les marchés des matières premières, le développement d’industries locales apparaît comme une nécessité pour réduire la dépendance aux exportations brutes.

    L’intérêt manifesté par le représentant tchadien reflète une tendance plus large : de plus en plus de pays africains cherchent à s’inspirer d’expériences permettant de transformer localement leurs ressources, de construire des chaînes de valeur nationales et de renforcer leur souveraineté économique.

    Un outil d’influence pour le Gabon

    Au-delà de ses performances industrielles, Nkok s’impose comme un instrument de rayonnement économique et diplomatique pour le Gabon. Chaque visite officielle consolide son statut de vitrine du savoir-faire national et de plateforme d’attraction pour les investisseurs internationaux.

    Pour Libreville, cette reconnaissance valide la stratégie des autorités visant à faire du pays un pôle industriel régional capable d’attirer capitaux, technologies et partenariats stratégiques.

    La visite de l’ambassadeur tchadien intervient dans un contexte où la coopération économique africaine prend une dimension croissante. Les échanges entre États portent désormais non seulement sur les matières premières, mais aussi sur les modèles industriels, les expériences de transformation et les stratégies de création de valeur.

    En attirant l’attention des diplomates, investisseurs et décideurs du continent, la Zone d’Investissement Spéciale de Nkok confirme qu’elle n’est plus seulement un projet gabonais. Elle devient progressivement une référence africaine dans la réflexion sur l’industrialisation, la transformation locale et la construction de nouvelles trajectoires de développement.

  • Burkina Faso met fin à ses liens diplomatiques avec la France, Paris qualifie la décision d’«hostile et sans fondement»

    Burkina Faso met fin à ses liens diplomatiques avec la France, Paris qualifie la décision d’«hostile et sans fondement»

    Le gouvernement militaire burkinabè a annoncé vendredi 26 juin la rupture unilatérale de ses relations diplomatiques avec la France. Selon une déclaration lue à la télévision nationale par le ministre de la Communication, Gilbert Ouedraogo, cette décision fait suite à un non-respect par Paris de ses engagements en matière de respect mutuel et de non-ingérence.

    Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir, menés par le capitaine Ibrahim Traoré lors du putsch de septembre 2022, les tensions entre Ouagadougou et Paris n’ont cessé de croître. La demande de retrait des soldats français stationnés au Burkina Faso et l’expulsion de plusieurs diplomates, dont l’ambassadeur de France, avaient déjà marqué une détérioration sérieuse des rapports bilatéraux.

    Dans sa stratégie de diversification de ses alliances, le Burkina Faso s’est récemment tourné vers la Russie ainsi que vers le Mali et le Niger, deux voisins également dirigés par des régimes militaires.

    Paris envisage des représailles

    La réaction de la France ne s’est pas fait attendre. Samedi, le ministère français des Affaires étrangères a qualifié cette décision d’«unilatérale, hostile et sans fondement», et a annoncé l’examen de «mesures de réciprocité». Le Quai d’Orsay a également appelé les ressortissants français présents au Burkina Faso à faire preuve d’une «vigilance renforcée».

  • Niamey : les cadres religieux formés à l’immunité intellectuelle contre la radicalisation

    Un atelier de formation a été organisé vendredi à Niamey, à l’initiative de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS), en collaboration avec l’Unité de fusion et de liaison (UNFL). Cette session visait spécifiquement les cadres des affaires religieuses du Niger.

    Le thème principal de cette formation portait sur « La construction de l’immunité intellectuelle et la déconstruction du discours radicalisé ». L’objectif est de renforcer les capacités des participants à promouvoir un discours modéré et à contrer les idées extrémistes.

  • Gonçalo Ramos à l’AC Milan : deuxième vente la plus chère de l’histoire du PSG

    Gonçalo Ramos à l’AC Milan : deuxième vente la plus chère de l’histoire du PSG

    Le Paris Saint-Germain s’apprête à conclure l’une des transactions les plus lucratives de son histoire dans le sens des départs. Le club de la capitale a trouvé un accord avec l’AC Milan pour le transfert de Gonçalo Ramos, estimé aux alentours de 60 millions d’euros. Cette opération majeure propulse l’attaquant portugais au rang de deuxième plus grosse vente de tous les temps pour le PSG, juste derrière Neymar.

    Un transfert record pour le PSG

    Recruté définitivement pour 65 millions d’euros après un prêt payant d’une saison valorisé à 20 millions, Gonçalo Ramos quitte Paris sans avoir totalement justifié l’investissement consenti. Malgré cela, le club parisien réalise une plus-value limitée mais s’assure une place de choix dans le classement historique des ventes. Seul Neymar, cédé à Al-Hilal à l’été 2023 contre 90 millions d’euros, devance le Portugais. Le Brésilien, arrivé six ans plus tôt pour 222 millions d’euros, n’a connu qu’une aventure saoudienne éphémère avec sept apparitions pour un but et trois passes décisives.

    Jusqu’à présent, aucun autre départ parisien n’avait franchi la barre des 50 millions d’euros. Cette marque était détenue par Manuel Ugarte, transféré à Manchester United pour 50 millions d’euros en 2024, un an après son arrivée du Sporting CP pour 60 millions. Le milieu uruguayen peine encore à s’imposer durablement chez les Red Devils malgré une première saison honorable (45 matches, 2 buts, 6 passes décisives).

    Le classement des plus grosses ventes parisiennes

    Le transfert définitif de Xavi Simons a également bien garni les caisses du PSG. Grâce à un montage contractuel avantageux, le club a récupéré entre 50 et 80 millions d’euros lors de la vente du Néerlandais au RB Leipzig en 2025. Simons a ensuite rejoint Tottenham où il s’est imposé comme un élément clé du maintien des Spurs.

    Dans la hiérarchie, suivent Marco Verratti transféré à Al-Arabi pour 45 millions d’euros en 2023, puis Gonçalo Guedes vendu à Valence pour 40 millions. David Luiz, retourné à Chelsea en 2016 pour 35 millions, et Ronaldinho, cédé au FC Barcelone pour un peu plus de 30 millions d’euros, complètent le top des ventes de l’ère pré-QSI.

    En attendant l’officialisation du départ de Gonçalo Ramos, un autre dossier pourrait s’accélérer : Lee Kang-in, sous contrat jusqu’en 2028, suscite l’intérêt de l’Atlético de Madrid. L’international sud-coréen, fort de 50 sélections et de 10 réalisations, pourrait être la prochaine source de revenus pour le PSG.

  • Gabon : 700 milliards de FCFA pour l’autosuffisance en poulet d’ici 2028

    Gabon : 700 milliards de FCFA pour l’autosuffisance en poulet d’ici 2028

    AMBITION

    Gabon : 700 milliards de FCFA pour l’autosuffisance en poulet d’ici 2028

    À partir du 1er janvier 2027, Libreville va stopper l’importation de poulets congelés. Le pays vise une production annuelle de 125 000 tonnes de poulets de chair d’ici 2028, indique le ministère de l’Agriculture. Mais plusieurs obstacles subsistent avant cette date butoir.

    Crédit Photo : DT

    Le 2 juin 2026, Pacôme Kossi, ministre de l’Agriculture, a dévoilé devant les députés un programme de 700 milliards de francs CFA visant à rendre le Gabon autosuffisant en viande de volaille dès le 1er janvier 2027. À cette date, le pays mettra fin aux importations annuelles de 65 000 tonnes de poulets surgelés. La consommation nationale de poulet est d’environ 65 000 tonnes par an, selon la FAO. Pour l’économiste Louis Ndong, l’objectif est limpide : « Atteindre la souveraineté alimentaire pour alléger le panier de la ménagère. »

    Un écosystème à bâtir

    Hervais Omva, président de l’ONG IDRC AFRICA basée en Zambie et expert des filières avicoles, estime que la réussite du projet dépendra de la mise en place de toute la chaîne de production. « Le président a fixé le cap. Reste aux acteurs sectoriels de construire l’écosystème en amont et en aval », explique-t-il. Selon lui, la production locale de maïs et de soja est une condition essentielle. Ces deux cultures représentent près de 75 % de l’alimentation des volailles. « L’un des principaux défis sera de produire localement des millions de tonnes de ces céréales », souligne-t-il. La création d’emplois figure également parmi les enjeux majeurs. « Certains abattoirs automatisés peuvent traiter jusqu’à 60 000 poulets par jour avec seulement une vingtaine d’employés. Si l’objectif est aussi de réduire le chômage des jeunes, il faudra privilégier un modèle adapté aux réalités locales », poursuit-il.

    Le Gabon mise sur les investisseurs africains

    Libreville entend mobiliser des investisseurs du continent pour accompagner cette transformation. Après l’appel lancé par Brice Clotaire Oligui Nguema lors du sommet de Kigali à la mi-mai 2026, plusieurs opérateurs africains ont été reçus le 9 juin au Palais présidentiel. Le gouvernement indique que le dispositif technique est en place et qu’une banque d’investissement est déjà opérationnelle. Un haut responsable du ministère de l’Agriculture affirme que « les différents mécanismes seront déployés progressivement ». À Port-Gentil, G.M., éleveur depuis une dizaine d’années à la tête d’un élevage de 10 000 poulets, voit dans cette politique une opportunité importante. « Le potentiel est réel, mais passer à une production industrielle exige des investissements considérables », confie-t-il.

    Une filière à structurer

    La pandémie de Covid-19 puis la guerre en Ukraine ont rappelé la dépendance des pays importateurs aux marchés internationaux. Le Gabon souhaite désormais renforcer sa production nationale afin de réduire cette vulnérabilité. Selon les données de la Direction générale de la statistique, 54,6 % de la population gabonaise a moins de 26 ans. Le taux de chômage des jeunes est estimé entre 30 % et 38 %, d’après le PNUD. Le développement de la filière avicole représente ainsi un enjeu agricole, économique et social. Hervais Omva adresse d’ailleurs un message aux jeunes Africains : « Le président a tracé la voie. Les investisseurs sont prêts. »

  • Burkina Faso : rompre avec Paris, mais pour quelle independance ?

    Burkina Faso : rompre avec Paris, mais pour quelle independance ?

    Le Burkina Faso a officiellement annoncé, le 26 juin 2026, la rupture de ses liens diplomatiques avec la France. Les autorités de Ouagadougou justifient cette décision en dénonçant des pratiques « néocoloniales », des ingérences répétées et un présumé soutien à des réseaux de déstabilisation interne. Ce geste fort, s’il marque une nouvelle phase dans la dégradation des relations bilatérales, relance aussi une interrogation fondamentale : qu’est-ce que la souveraineté ?

    Un acte politique aux implications profondes

    Rompre avec une ancienne puissance coloniale est un choix souverain que chaque État indépendant peut poser. Mais la vraie question est de savoir si cette rupture aboutit à une autonomie réelle ou si elle ne fait que remplacer une dépendance par une autre. Depuis 2023, le Burkina Faso a multiplié les rapprochements avec la Russie, la Chine, la Turquie et l’Iran. Sur le plan militaire, les partenariats avec Moscou se sont intensifiés ; sur le plan économique, le pays cherche de nouveaux investisseurs et de nouveaux marchés. Cette stratégie est souvent présentée comme un « virage vers un monde multipolaire ».

    Multipolarisme n’est pas synonyme d’indépendance

    Cependant, le multipolarisme ne garantit pas automatiquement l’indépendance. Une souveraineté authentique ne se limite pas à changer de partenaire international. Elle exige que les décisions stratégiques soient prises exclusivement dans l’intérêt national, sans dépendance politique, militaire, économique ou idéologique envers une puissance étrangère, quelle qu’elle soit.

    Et l’Alliance des États du Sahel ?

    Un autre élément attire l’attention des analystes. Après les mesures successives du Burkina Faso, beaucoup se demandent si le Mali et le Niger, les deux autres membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), emprunteront la même voie dans les semaines ou les mois à venir. Depuis plusieurs années, les trois pays affichent une convergence politique, diplomatique et militaire croissante, en particulier dans leur rapprochement avec la Russie.

    Si les deux autres États de l’AES adoptaient des mesures similaires, cela renforcerait l’image d’une stratégie commune. Mais cela soulèverait aussi une interrogation légitime : ces décisions sont-elles le fruit de choix totalement indépendants de chaque pays, ou traduisent-elles une orientation géopolitique largement coordonnée autour d’un même partenaire stratégique ? Pour certains observateurs, voir les trois pays prendre successivement des décisions identiques pourrait donner l’impression qu’ils suivent une feuille de route commune. Cette perception alimente un débat plus large : la souveraineté consiste-t-elle à s’affranchir d’une influence ou simplement à remplacer un centre d’influence par un autre ?

    Un changement de dépendance ou une véritable émancipation ?

    Autrement dit, rompre avec Paris pour devenir fortement dépendant de Moscou, de Pékin ou d’un autre partenaire ne signifie pas nécessairement conquérir une souveraineté totale. Cela peut simplement traduire un déplacement des rapports d’influence. L’histoire internationale montre que les grandes puissances, quelles qu’elles soient, poursuivent avant tout leurs propres intérêts géopolitiques, économiques et stratégiques.

    Le défi du Burkina Faso sera donc de démontrer que cette rupture ne se limite pas à un changement d’alliances, mais qu’elle s’accompagne d’une véritable capacité à financer son développement, sécuriser son territoire, transformer localement ses ressources naturelles, renforcer ses institutions et mener une politique étrangère indépendante.

    La souveraineté ne se mesure pas au nombre d’ambassades fermées ou aux discours de rupture. Elle se mesure surtout à la capacité d’un État à décider librement de son avenir, à diversifier ses partenariats sans tomber sous une nouvelle influence dominante et à faire primer les intérêts de sa population sur ceux de ses alliés.

    La question demeure donc entière : si l’on rompt avec une puissance pour se rapprocher étroitement d’une autre, s’agit-il d’une rupture avec la dépendance… ou simplement d’un changement de dépendance ? Car l’histoire enseigne qu’un pays véritablement souverain ne remplace pas une tutelle par une autre : il construit sa liberté de décision, quels que soient ses partenaires.

  • Madagascar : le vice-président du gouvernement gabonais aux festivités du 66e anniversaire

    Madagascar : le vice-président du gouvernement gabonais aux festivités du 66e anniversaire

    À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de Madagascar, le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a représenté le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema lors des cérémonies officielles tenues à Antananarivo le 26 juin. Accompagné d’autres chefs de délégation, il a assisté au défilé militaire au stade de Mahamasina, un événement marquant l’engagement, le patriotisme et la modernisation des Forces armées malgaches. Les festivités se sont déroulées sous le thème « la réforme au développement de Madagascar ».

    La présence de Hermann Immongault illustre la qualité des relations entre les peuples gabonais et malgache, et traduit la volonté commune de Libreville et d’Antananarivo de renforcer leurs échanges. Cette démarche fait suite à la visite du président de la Refondation malgache, le colonel Michaël Randrianirina, à Libreville du 5 au 7 juin dernier. Lors de son tête-à-tête avec Brice Clotaire Oligui Nguema au palais du Bord de mer, il avait exprimé son souhait de s’inspirer de la conduite de la Transition au Gabon, tout en saluant les réalisations accomplies.

    En dépêchant le coordonnateur de l’action gouvernementale à ces célébrations, Brice Clotaire Oligui Nguema souligne l’importance stratégique du rapprochement avec Madagascar. L’intensification des échanges de haut niveau entre les deux nations ouvre une nouvelle ère de coopération prometteuse sur les plans politique, diplomatique, culturel et économique.

  • Sept chefs jihadistes arrêtés au Nigeria à leur retour du hajj

    Sept chefs jihadistes arrêtés au Nigeria à leur retour du hajj

    Le Nigeria a porté un coup significatif aux groupes armés actifs dans le bassin du lac Tchad. Sept commandants présumés de Boko Haram et de l’ISWAP ont été interceptés à l’aéroport de Katsina alors qu’ils revenaient du pèlerinage à La Mecque. Cette opération a été rendue possible par la modernisation du système d’identification nationale, désormais relié aux fichiers de l’immigration et d’Interpol.

    Une interconnexion des bases de données

    Le ministre nigérian de l’Intérieur, Olubunmi Tunji-Ojo, a révélé vendredi que ces arrestations ont eu lieu grâce à la plateforme nationale intégrée de vérification d’identité. Il a précisé que les suspects, identifiés comme des cadres de Boko Haram et de l’ISWAP, ont été repérés lors de leur arrivée à l’aéroport de Katsina, dans le nord du pays, après avoir accompli le Hajj en Arabie saoudite. Ils ont ensuite été remis au Département des services de sécurité de l’État (DSS) pour enquête.

    « Nous avons hérité d’un système d’identification fragmenté, où les bases de données étatiques fonctionnaient en silos. Aujourd’hui, notre base de données d’immigration est entièrement intégrée à celle de la Commission nationale de gestion de l’identité (NIMC) et reliée au réseau d’Interpol, accessible 24 heures sur 24. C’est cette plateforme qui a permis d’identifier, jeudi dernier, sept commandants connus de Boko Haram et de l’ISWAP de retour de La Mecque, de les arrêter à Katsina et de les transférer au DSS », a déclaré le ministre.

    Un cadre juridique renforcé

    Cette annonce intervient peu après la promulgation par le président Bola Ahmed Tinubu de la loi de 2026 sur la Commission nationale de gestion de l’identité. La cérémonie s’est déroulée à la Villa présidentielle d’Abuja, en présence du président du Sénat Godswill Akpabio, du vice-président de la Chambre des représentants Benjamin Kalu, du procureur général et ministre de la Justice Lateef Fagbemi, de la directrice générale de la NIMC Abisoye Coker-Odusote, ainsi que d’autres responsables gouvernementaux. Ce texte vise à harmoniser les systèmes d’identification, à accroître la fiabilité du Numéro national d’identité (NIN) et à fluidifier l’échange d’informations entre les administrations et les forces de sécurité.

    Le gouvernement estime que cette réforme renforcera la lutte contre le terrorisme, la fraude documentaire, la criminalité financière et les réseaux criminels transnationaux. Olubunmi Tunji-Ojo a également indiqué que la délivrance des passeports est désormais conditionnée à une vérification systématique des données de la NIMC. Selon lui, l’interconnexion des fichiers administratifs offre aux services de sécurité un outil unifié pour identifier et suivre les individus considérés comme à haut risque lors de leurs déplacements et démarches administratives.

  • Gef 2026 : le dialogue public au cœur des enjeux économiques du Gabon

    Gef 2026 : le dialogue public au cœur des enjeux économiques du Gabon

    « Je souhaite que demain, la Fédération des entreprises du Gabon soit reconnue non seulement pour la défense des entreprises, mais avant tout pour leur réussite. »

    C’est l’ambition qu’a formulée Alain Claude Kouakoua, président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), lors de l’ouverture de la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), le samedi 27 juin 2026, au Palais des Congrès.

    Ce rendez-vous rassemble décideurs et partenaires internationaux autour d’une plateforme conçue pour répondre aux défis économiques du Gabon. Dans son discours, le président de la FEG a souligné qu’aucun pays ne s’est développé sans entreprises solides, insistant sur le rôle moteur du secteur privé.

    Le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier, a pour sa part réaffirmé le soutien de l’État : « L’État fera sa part pour que l’assainissement des finances publiques permette de régler en temps voulu ce qui est dû aux entreprises privées. » Un engagement fort dans la perspective de bâtir une économie diversifiée, moins dépendante des matières premières et tournée vers l’industrialisation.

    Ce forum incarne ainsi un dialogue renforcé, essentiel pour relever les défis et atteindre les objectifs économiques du Gabon.

  • Gabon Economic Forum 2026 : dialogue renforcé État-entreprises

    Gabon Economic Forum 2026 : dialogue renforcé État-entreprises

    « Je souhaite que demain, la FEG soit reconnue non seulement pour sa capacité à défendre les entreprises, mais surtout pour leur permettre de prospérer. »

    C’est le souhait exprimé par Alain Claude Kouakoua, président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), lors de l’ouverture de la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), ce samedi 27 juin 2026, au Palais des Congrès de Libreville.

    Ce rendez-vous rassemble décideurs et partenaires internationaux autour d’une plateforme dédiée aux réponses à apporter aux défis économiques du Gabon.

    Avec pragmatisme, le président de la FEG a rappelé qu’aucune nation ne s’est développée sans des entreprises solides. Pour lui, l’entreprise n’est pas un acteur secondaire mais le véritable moteur de l’économie.

    De son côté, le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier, a souligné l’engagement de l’État aux côtés du secteur privé : « L’État remplira son rôle en veillant à ce que l’assainissement des finances publiques permette de régler, en temps opportun, les sommes dues aux entreprises privées. »

    Un discours porteur d’une ambition forte : celle de « construire une économie diversifiée, moins dépendante des matières premières et davantage tournée vers l’industrialisation ».

    Ce forum incarne ainsi un dialogue soutenu pour accomplir les enjeux et objectifs économiques du Gabon.
     

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  • Burkina Faso : ibrahim traoré acte la rupture des liens diplomatiques avec Paris

    Burkina Faso : ibrahim traoré acte la rupture des liens diplomatiques avec Paris

    Burkina Faso : ibrahim traoré acte la rupture des liens diplomatiques avec Paris

    Le Burkina Faso a officiellement mis fin à ses relations diplomatiques avec la France, vendredi 26 juin. Cette décision, annoncée à la télévision nationale, marque un tournant dans la politique étrangère du capitaine Ibrahim Traoré et dans les équilibres sahéliens.

    Burkina Faso : la junte d'Ibrahim Traoré rompt officiellement les relations diplomatiques avec la France

    Dans un communiqué officiel, les autorités burkinabè reprochent à Paris un « activisme incessant » contre leurs intérêts et des visées « néocoloniales » persistantes dans la région. Ce geste intervient après plusieurs années de crispation entre les deux pays, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en septembre 2022.

    Paris dénonce une décision « hostile et sans fondement »

    Le ministère français des Affaires étrangères a immédiatement réagi, qualifiant la décision d’« hostile et sans fondement » et exprimant ses regrets. Du côté de Ouagadougou, on précise que cette rupture ne concerne que le cadre diplomatique bilatéral et n’affecte pas les liens humains, culturels et historiques entre les peuples.

    Une dynamique enclenchée dès 2022

    Depuis sa prise de fonction, le capitaine Traoré a profondément redessiné la diplomatie burkinabè. En 2023, il avait déjà obtenu le retrait des forces françaises, dénoncé les accords de coopération militaire et exigé le rappel de l’ambassadeur de France. Parallèlement, plusieurs médias internationaux, dont des français, ont été suspendus et des journalistes étrangers contraints de quitter le territoire.

    Un contexte régional en pleine recomposition

    Cette annonce s’inscrit dans une reconfiguration géopolitique majeure au Sahel. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger — tous dirigés par des régimes militaires — ont quitté la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES), affirmant leur souveraineté commune. Sur le plan intérieur, le régime d’Ibrahim Traoré durcit également sa politique : des journalistes, des membres de la société civile, des responsables religieux et des organisations étudiantes ont récemment fait l’objet de mesures restrictives, dénoncées par les défenseurs des droits humains.

    La rupture des relations diplomatiques avec la France constitue ainsi un événement majeur qui risque de peser durablement sur les équilibres diplomatiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest.