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  • Afrique 2025 : une année de turbulences pour la démocratie

    Afrique 2025 : une année de turbulences pour la démocratie

    Coups d’État, élections contestées et manifestations : une année difficile pour la démocratie en Afrique

    Gros plan sur trois femmes en deuil, bouleversées. Elles pleurent devant un cercueil, invisible sur la photo.

    Les événements troublants survenus en Tanzanie en octobre dernier donnent un aperçu des tensions qui ont jalonné une année complexe pour la politique africaine. Des manifestants ont été tués par la police lors de protestations contre une élection qu’ils jugeaient frauduleuse, un scrutin condamné par les instances régionales et continentales. Cet épisode a terni la réputation de stabilité du pays.

    Avec des opposants emprisonnés ou écartés de la course, la présidente Samia Suluhu Hassan a été réélue avec un score de 98 %. Les progrès vers une démocratie plus inclusive en Tanzanie semblent avoir été balayés. Ce cas illustre une fracture plus large observée dans de nombreux pays africains entre les peuples et leurs gouvernants.

    L’année 2025 a été marquée par des manifestations et des conflits électoraux dans plusieurs nations, tandis que des régimes militaires ont renforcé leur pouvoir dans d’autres. Les analystes prévoient que l’année à venir pourrait connaître encore plus de bouleversements.

    « En observant la situation globale sur le continent, la tendance est inquiétante », affirme Mo Ibrahim, dont la fondation analyse les données pour évaluer la gouvernance en Afrique. Son dernier rapport suggère que les progrès en matière de gouvernance, mesurés par des critères comme la sécurité, la participation citoyenne, la santé et l’éducation, ont ralenti par rapport à la décennie précédant 2022. « La multiplication des coups d’État, le retour des militaires et la restriction de l’espace démocratique pointent tous vers le même problème : un échec de la gouvernance. »

    L’augmentation du coût de la vie a souvent été l’étincelle qui a allumé le feu du mécontentement. Bien que ce phénomène ne soit pas exclusif au continent, M. Ibrahim souligne que « le risque pour l’Afrique est que ces tendances négatives se propagent sans contrôle, anéantissant une grande partie des progrès durement acquis ces dernières décennies ».

    Un groupe de personnes brandit une image géante de la tête de Lazarus Chakwera qui a été arrachée d'un panneau d'affichage.

    Pour les partisans de la démocratie, 2025 a tout de même offert quelques lueurs d’espoir, avec des transferts de pouvoir pacifiques et des élections jugées libres. Au Malawi, l’ancien président Peter Mutharika a regagné le pouvoir après un passage dans l’opposition. Aux Seychelles, le parti United Seychelles, longtemps au pouvoir, a fait son retour cinq ans après sa défaite électorale. Dans les deux cas, les dirigeants sortants ont payé leur incapacité perçue à gérer l’inflation.

    Ces résultats s’inscrivent dans la lignée de revers subis par les partis au pouvoir en 2024. En Afrique du Sud, l’African National Congress a perdu sa majorité absolue pour la première fois depuis 1994, formant une coalition avec son principal rival. Au Sénégal, la mobilisation populaire et des décisions de justice ont contrecarré les tentatives du président de prolonger son mandat, menant à l’élection d’un candidat peu connu après l’invalidation du principal leader de l’opposition.

    Cependant, les analystes mettent en avant des évolutions inverses ailleurs, témoignant d’une remise en question de la démocratie sur le continent. La consolidation du pouvoir par les régimes militaires dans la région du Sahel en est l’exemple le plus frappant. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté la CEDEAO pour créer une nouvelle alliance de gouvernements issus de coups d’État. L’actualité au Niger et dans les pays voisins illustre cette tendance de la politique nigérienne et sahélienne.

    Là où la démocratie subsiste, la démographie est un facteur de tension. L’Afrique est le continent le plus jeune, mais ses dirigeants sont les plus âgés du monde. Les réseaux sociaux informent une jeunesse qui exige de plus en plus d’être entendue. Au Cameroun, où l’âge moyen est d’à peine 18 ans, le président Paul Biya, à 92 ans, a consolidé son pouvoir. En poste depuis 43 ans, il a prêté serment pour un huitième mandat, ce qui pourrait le maintenir au pouvoir jusqu’à près de 100 ans. Son élection en octobre, jugée ni libre ni équitable par ses détracteurs, a provoqué des jours de manifestations, signe d’une jeunesse prête à défier ouvertement le dirigeant.

    Un groupe de manifestants, dont certains brandissent une banderole « Génération Z », lèvent les poings en l'air.

    Si les manifestations au Cameroun et en Tanzanie n’ont pas entraîné de changements immédiats, l’année 2025 a montré comment l’action directe peut porter ses fruits. En septembre, à Madagascar, des semaines de manifestations menées par des jeunes contre la mauvaise qualité des services publics ont forcé le président Andry Rajoelina à renvoyer son gouvernement. Face à la poursuite des protestations, Rajoelina a été renversé par un coup d’État en octobre, et l’armée a installé l’ancien officier Michael Randrianirina comme président par intérim.

    Bien que les coups d’État militaires représentent un recul démocratique, ils peuvent rappeler aux dirigeants civils la nécessité d’écouter leur électorat. De nombreux analystes pensent que les manifestations deviendront un élément de plus en plus central de la politique africaine.

    « Nous assistons à de nombreuses manifestations », explique Nerima Wako, directrice de Saisa, une organisation kényane. « Ce n’est pas la meilleure façon d’obtenir des changements, mais c’est souvent la seule. » Elle ajoute : « Les contrats sociaux se brisent. Partout en Afrique, les jeunes exigent l’accès à la santé, à l’eau, à des opportunités. »

    Un grand incendie près d'un arbre tombé.

    Pour Adem Abebe, de l’Institut international pour la démocratie, cette désillusion est cruciale. « Les gens sont de plus en plus en colère face à l’érosion des libertés et au manque de services publics. » Il souligne également le rôle de la géopolitique, qui offre aux gouvernements du continent une plus grande marge de manœuvre vers l’autoritarisme. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, privilégient des relations transactionnelles. « Les partenaires démocratiques traditionnels se retirent, et les gouvernements africains ont désormais le choix, avec des alternatives comme la Chine ou la Russie, ce qui leur permet de poursuivre leurs objectifs sans craindre les critiques. »

    L’avenir de la gouvernance africaine est incertain. Fin 2025, un coup d’État en Guinée-Bissau a porté à huit le nombre de pays du continent dirigés par des militaires. Une tentative de putsch au Bénin a cependant déclenché une réaction rapide de la CEDEAO, suggérant une possible défense plus ferme de la démocratie en Afrique de l’Ouest.

    Un nuage de gaz lacrymogène dessine la silhouette d'un groupe de personnes qui tentent de courir sur un sol poussiéreux pour échapper à la fumée.

    Début janvier, des élections auront lieu en Ouganda, dirigé depuis 40 ans par Yoweri Museveni, 81 ans. Pour Mo Ibrahim, la question clé est la réponse des gouvernements aux aspirations de la jeunesse. « Si nous les écoutons et investissons en eux, les années à venir pourraient marquer un tournant pour le continent. »

    « Nous sommes en crise », conclut Mme Wako. « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère dans les relations entre les peuples et le pouvoir. Les gouvernements qui le comprendront rapidement survivront. »

  • Ouagadougou : la DGSV déclenche une opération majeure pour la sécurité des produits aviaires

    Ouagadougou : la DGSV déclenche une opération majeure pour la sécurité des produits aviaires

    La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a initié une vaste opération de contrôle à Ouagadougou ce lundi 29 décembre 2025, ciblant spécifiquement la commercialisation de volailles illégales. Avec le soutien stratégique de la Gendarmerie nationale, pas moins de onze équipes ont été mobilisées sur le terrain pour passer au crible les points de vente, assurant ainsi la sécurité alimentaire des citoyens et la protection de leur santé.

    Alors que les festivités de fin d’année approchent, les autorités du Burkina Faso accentuent leur vigilance sur les marchés. L’ambition première est d’éradiquer la présence de produits aviaires importés frauduleusement, qui ne respectent pas les normes sanitaires strictes et mettent en péril la santé publique.

    Les agents de la DGSV, accompagnés de la Gendarmerie nationale, inspectant un point de vente de volailles à Ouagadougou

    Dr Timothée Bationo, qui dirige le service de l’inspection et de la santé publique vétérinaire au sein de la DGSV, a souligné que cette démarche s’inscrit dans un cadre réglementaire rigoureux.

    Il a précisé que « depuis la période 2015-2017, des dispositions légales prohibent formellement l’introduction de poulets et d’autres produits aviaires provenant de nations touchées par des épidémies ». L’objectif principal de cette interdiction est de contrecarrer l’arrivée de la grippe aviaire, une pathologie qui a malheureusement affecté le territoire burkinabè à diverses reprises par le passé.

    Saisie de produits aviaires importés sans certificat sanitaire

    L’expert a insisté sur le danger inhérent à l’absence de certificat vétérinaire pour ces marchandises. Sans ce précieux sésame, aucune garantie ne peut être donnée quant à la salubrité de la viande pour la consommation. « Tout produit aviaire qui a pénétré le territoire burkinabè sans les attestations requises est, par définition, une importation illégale », a affirmé le Dr Bationo, insistant sur la gravité de la situation.

    La complexité des contrôles est accentuée par les ruses des importateurs clandestins. Ces derniers ont recours à des stratégies de dissimulation ingénieuses, dissimulant par exemple les cargaisons de poulets au milieu de camions censés transporter du poisson. Cette méthode rend l’identification des marchandises frauduleuses particulièrement ardue pour les inspecteurs lors des opérations de déchargement.

    Le Dr Timothée Bationo, Chef de service à la DGSV, expliquant les risques liés à l’importation illégale de poulets

    Au-delà de la stricte question sanitaire, cette campagne vise à sauvegarder l’économie locale. Le marché burkinabè subit en effet une pression constante de ces produits frauduleux, générant une concurrence inéquitable pour les éleveurs nationaux. Le responsable de la DGSV a affirmé : « Nous avons activement soutenu la production avicole locale afin que nos concitoyens puissent profiter de produits du terroir. En régulant et en assainissant le marché, l’État offre aux producteurs locaux de meilleures perspectives pour commercialiser leurs volailles ».

    Les équipes de contrôle saisissent les produits importés sans autorisation ni document sanitaire

    Les autorités lancent un appel pressant à la responsabilité des commerçants. Il est formellement stipulé que toute marchandise saisie sans les attestations sanitaires obligatoires sera irrévocablement détruite. De plus, les infractions commises exposent les responsables à des poursuites judiciaires rigoureuses, pouvant entraîner de lourdes amendes et des peines d’emprisonnement.

    La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a confirmé que cette vigilance renforcée se maintiendra sans relâche tout au long de la période des fêtes, avec pour mission d’assurer à chaque consommateur l’accès à des produits avicoles de qualité et sans risque.

    Lire également ⇒Ouagadougou : La DGSV désinfecte les marchés de volaille pour des fêtes sécurisées

    Akim KY

    Burkina 24

  • Crise sanitaire au Mali : l’épidémie de diphtérie s’intensifie

    Crise sanitaire au Mali : l’épidémie de diphtérie s’intensifie

    Le Mali traverse une période sanitaire critique. Depuis la mi-septembre, une accélération fulgurante de la diphtérie est observée sur le territoire. Cette pathologie, que l’on peut pourtant prévenir, trouve un terrain fertile dans un système de santé affaibli par des années de troubles et un accès humanitaire de plus en plus complexe.

    Un bilan officiel probablement sous-estimé

    À l’approche de la fin d’année, les chiffres font état de plus de 530 contaminations et d’une trentaine de décès. Néanmoins, les instances internationales redoutent que ces statistiques ne soient que la partie émergée de l’iceberg. Le manque de remontées d’informations suggère une réalité bien plus alarmante sur le terrain.

    Les foyers de mortalité les plus importants se situent dans les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou. Ces zones, déjà éprouvées par l’instabilité et la dégradation des services publics, voient la maladie se propager rapidement. Les mouvements de populations fuyant l’insécurité et la pénurie de vaccins aggravent la situation sanitaire régionale, un sujet qui reste étroitement surveillé dans l’actu Niger et les pays limitrophes du Sahel.

    Une aide d’urgence d’un million de dollars

    Pour tenter de freiner cette spirale, Tom Fletcher, responsable des secours d’urgence aux Nations unies, a autorisé le déblocage d’un million de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF). Ce financement est destiné à l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour orchestrer une riposte immédiate.

    • Déploiement de brigades médicales d’urgence.
    • Distribution d’antitoxines et d’antibiotiques essentiels.
    • Renforcement des protocoles de prévention et de suivi des cas contacts.
    • Campagnes de sensibilisation auprès des populations locales.

    Des obstacles logistiques et sécuritaires majeurs

    Malgré cette aide financière, les opérations de secours se heurtent à des barrières concrètes. Dans le centre et le nord du Mali, l’insécurité et les restrictions de circulation freinent l’acheminement de l’aide. Le manque de carburant paralyse les cliniques mobiles, isolant davantage les communautés vulnérables.

    Cette flambée épidémique n’est qu’un symptôme d’une crise humanitaire globale. Alors qu’une part significative de la population malienne dépend de l’assistance internationale, la diphtérie met en lumière la fragilité extrême des infrastructures étatiques face aux enjeux de santé publique actuels.

  • Patrice talon, un dirigeant atypique en afrique de l’ouest

    Patrice talon, un dirigeant atypique en afrique de l’ouest

    Patrice Talon lors d'un conseil des ministres à Cotonou

    Un dirigeant hors normes face à une crise politique au Bénin

    Le 7 décembre 2025, une tentative de coup d’État éclate au Bénin. Des militaires mutins annoncent, à la télévision nationale, le renversement du président Patrice Talon. Pourtant, en quelques heures, l’armée béninoise, soutenue par les forces de sécurité, rétablit l’ordre. Cette réaction rapide met fin aux velléités putschistes et renforce la légitimité du pouvoir en place.

    Dès le lendemain, des milliers de citoyens, principalement des jeunes, manifestent à Cotonou pour saluer l’échec du complot et réaffirmer leur soutien au chef de l’État. Cette mobilisation populaire illustre la confiance d’une partie de la population envers un dirigeant souvent considéré comme atypique sur la scène africaine.

    Patrice Talon : un parcours politique distinctif

    Patrice Talon incarne une figure politique qui se distingue dans un paysage africain marqué par des pratiques parfois controversées. Élu en 2016 puis réélu en 2021, il a mis en œuvre des réformes structurelles visant à moderniser l’économie et à renforcer la gouvernance au Bénin.

    Parmi ses actions phares :

    • La digitalisation de l’administration : simplification des démarches pour les citoyens et lutte contre la corruption.
    • La diversification économique : promotion du secteur agricole et des énergies renouvelables.
    • La réduction de la dette publique : politique budgétaire rigoureuse et partenariats internationaux stratégiques.
    • La stabilité institutionnelle : renforcement des mécanismes démocratiques malgré les tensions.

    Ces initiatives, bien que parfois critiquées, lui valent une image de dirigeant pragmatique et résolu, loin des clichés du dirigeant à vie ou du prince héritier que l’on retrouve dans certains pays voisins.

    Une tentative de déstabilisation aux conséquences limitées

    L’échec du putsch du 7 décembre a démontré la solidité des institutions béninoises. Contrairement à d’autres pays africains où les coups d’État se multiplient, le Bénin a su préserver sa stabilité grâce à une armée professionnelle et une société civile active.

    Les auteurs présumés de cette tentative de déstabilisation ont été rapidement neutralisés, limitant ainsi les risques de contagion régionale. Cette crise avortée a également permis de révéler les fragilités du système de sécurité, incitant le gouvernement à renforcer ses dispositifs.

    Patrice Talon, un modèle pour l’afrique de l’ouest ?

    À l’heure où de nombreux pays africains font face à des instabilités politiques récurrentes, Patrice Talon se positionne comme un acteur clé d’un modèle alternatif. Son approche, mêlant réformes économiques et stabilité politique, attire l’attention des observateurs internationaux.

    Cependant, malgré ses succès relatifs, le président béninois doit composer avec des défis persistants :

    • La pression sociale liée au coût de la vie et au chômage des jeunes.
    • Les tensions politiques internes et les rivalités entre élites.
    • La nécessité de concilier croissance économique et justice sociale.

    Son mandat, qui s’achève en 2026, sera déterminant pour ancrer ces avancées et léguer un Bénin plus résilient aux générations futures.

    Conclusion : un dirigeant atypique dans un contexte africain en mutation

    Patrice Talon reste une personnalité politique dont le parcours interroge et fascine. Entre réformes audacieuses et gestion de crises, il incarne une nouvelle génération de dirigeants africains, soucieux de concilier pragmatisme et vision à long terme.

    Alors que le Bénin célèbre sa capacité à surmonter les tentatives de déstabilisation, son président continue de tracer une voie originale sur le continent, loin des sentiers battus.

  • Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Previously distinct conflicts in the Sahel and coastal West Africa are merging into a single, interconnected one that will likely become a key arena of militant competition.

    11 December 2025


    7-minute read

    Also available in French

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    By the numbers

    From 1 January to 28 November 2025:

    • Political violence resulted in the deaths of over 10,000 people in Burkina Faso, Mali, and Niger.
    • Militants kidnapped 30 foreign nationals in Mali (22) and Niger (8).
    • ACLED records nearly 70% more fatalities in Benin compared to the first 11 months of 2024.

    In 2025, jihadist militant groups escalated their campaigns in the central Sahel, threatening the stability and security of military-led regimes in the region. Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) and the Islamic State Sahel Province (ISSP) consolidated their influence across much of Mali, Burkina Faso, and Niger, while extending operations into the Benin, Niger, and Nigeria borderlands.

    As a deliberate strategy employed by militant groups to disrupt economic functions and pressure states in the region, economic warfare became a defining feature. In Mali, JNIM imposed a sweeping fuel and transport embargo on the cities of Kayes and Nioro du Sahel as part of coordinated offensives spanning Kayes, Sikasso, Koulikoro, Segou, and Mopti. The blockade disrupted trade and transport routes linking Bamako and the surrounding regions, resulting in fuel shortages and nationwide price hikes. It was part of a deliberate effort to paralyze the economy, undermine government authority, and destabilize the military regime. As a result of JNIM’s operations and counter-offensives by the military, violence in KayesSikasso, and Segou surged to the highest monthly levels since ACLED began recording data in 1997.

    In Burkina Faso, JNIM sustained its offensives against the military and the Volunteers for the Defense of the Homeland (VDP). In May, the group briefly seized the provincial capitals of Djibo and Diapaga in rapid succession, demonstrating a step change in its military capacity. In September, the group launched a devastating ambush on a military convoy near Koubel-Alpha in Soum province, killing about 90 soldiers in one of the deadliest attacks on the country’s military forces to date. The offensives in both Mali and Burkina Faso further demonstrate JNIM’s growing military capabilities and its clear intent to destabilize these military regimes by undermining state authority and territorial control and disrupting economies and key transit routes.

    Niger has not experienced the same scale of violence as its neighbors, but it is becoming increasingly vulnerable to militant activities. Militancy has spread well beyond traditional hotspots into the southern Dosso and northern Agadez regions. Similar to JNIM, ISSP has carried out its own form of economic warfare and intensified its attacks on the Benin-Niger oil pipeline in the Dosso and Tahoua regions along the border with Nigeria. The kidnapping of a United States citizen in Niamey on 21 October illustrates the country’s growing fragility and further demonstrates that militant reach now extends into urban centers once considered secure and less affected by militancy.

    Both JNIM and ISSP launched kidnapping campaigns targeting foreigners, which drove record-high instances of kidnapping in Mali and Niger (see graph below).1 JNIM primarily targeted foreign workers as part of its economic warfare strategy. It focused on industrial production facilities, mining sites, and transit routes. ISSP adopted a different approach by targeting both Western nationals and foreign laborers. Most abductions occurred in Niger. ACLED records additional incidents in the nearby border areas of Burkina Faso and Algeria. The ISSP-sponsored operations mark a shift toward taking high-value Western nationals hostage and outsourcing abductions to criminal networks.


    Spreading conflict into coastal West Africa will challenge regional cooperation in 2026

    One of the key developments shaping the outlook for 2026 is the consolidation of a new frontline in the Benin, Niger, and Nigeria borderlands, which is now strategically important for both Sahelian and Nigerian militant groups. 

    Throughout 2025, JNIM and ISSP further entrenched their presence in this tri-border area, transforming it into a conflict hotspot with implications for both the Sahel and coastal West Africa (see map below). Northern Benin experienced its deadliest year on record as JNIM intensified cross-border operations from eastern Burkina Faso in April, culminating in the killing of over 50 soldiers in Park W. By midyear, the group had advanced further south into the Borgou department, along the border with Nigeria, marking a southward expansion of its operations beyond the northernmost regions of Atacora and Alibori.2 JNIM also claimed its first attack in Nigeria in late October.3

    Meanwhile, ISSP reinforced its foothold in southwestern Niger, moving closer to the city of Gaya, on the border with Benin, and continued operations in Nigeria’s Sokoto and Kebbi states. In the Niger-Nigeria border areas, the group attacked villages, security posts, and military patrols and sabotaged critical infrastructure. Both Sahelian groups have now established themselves in northwestern and western Nigeria. 

    The growing convergence between Sahelian and Nigerian militants represents a turning point, as the previously distinct Sahelian and Nigerian theaters gradually merge into a single, interconnected conflict environment stretching from Mali to western Nigeria. In the coming year, this subregion is likely to become a key arena of competition among militant groups. JNIM, ISSP, Ansaru, Mahmuda, Islamic State West Africa Province factions, and bandit groups increasingly overlap in these border areas. As their areas of operation expand into shared spaces, we may see increased interaction among these groups, with evolving dynamics and new patterns of violence across these borderlands.

    While this tri-border expansion reshapes the southern frontline of the Sahelian conflict, the military regimes in the central Sahel face mounting internal and external pressures. In Mali and Burkina Faso, JNIM’s sustained offensives, blockades, and sieges have weakened state control and exposed deep structural vulnerabilities. In Mali, the fuel and transport embargo continues to affect the economy and the movement of goods and people, intensifying hardship for civilians and undermining the regime’s legitimacy. Prolonged disruption risks deepening existing fractures within the armed forces and triggering unrest that the junta may struggle to contain.

    Burkina Faso faces similar challenges. Years of attrition have left the army and the VDP overstretched. JNIM’s ability to temporarily seize major towns is not only indicative of the group’s strategic and tactical evolution, but also its potential to target regional capitals like Fada N’Gourma in the east of the country, given the state’s incapacity to effectively defend and secure departmental and provincial capitals. Continued heavy military casualties and territorial losses could generate the same internal dissent and coup pressures that brought down previous governments.

    Across the central Sahel, state authority is steadily eroding, despite junta promises to restore security. JNIM and ISSP now contest sovereignty across vast rural territories, where they enforce their social order, tax the population, and condition access to livelihoods. Their influence is increasingly encroaching on major population centers once considered relatively insulated from militant activity. ISSP’s incursions into Ayorou and Tillaberi, along with operations in Niamey, underscore that no population center is beyond militant reach.

    Local self-defense groups, which are central to state counter-insurgency efforts in rural areas, are under unprecedented strain. In Mali, many Dozo militias have been disarmed or forced into agreements with JNIM, leaving entire communities dependent on militant-enforced arrangements for limited security and economic access. In Burkina Faso, the VDP — which was once central to Traoré’s mobilization strategy — has suffered heavy losses and remains largely defensive, limiting the state’s ability to hold or reclaim territory. As these groups weaken, militants are likely to expand their authority further.

    Russia’s military partnership with the Sahelian countries has achieved limited results. The replacement of the Wagner Group with Africa Corps effectively left large areas unprotected — Africa Corps has a more limited scope and has been unable to prevent military advances. However, toward the end of the year, Africa Corps’ role increasingly shifted to securing fuel convoys and key supply routes in southern Mali,4 where JNIM’s embargo began to lose momentum. The military partnership is likely to remain important in 2026, with Africa Corps providing essential logistical and aerial support to help the junta maintain control over major transit routes and urban centers, even as broader security challenges continue. 

    The combination of sustained militant pressure, weakened militias, and declining state capacity and legitimacy heightens the risk of political destabilization in the central Sahel. If either the Malian or Burkinabe military regimes succumb to internal divisions or popular unrest, a regional domino effect could occur, placing neighboring regimes in increasingly precarious positions. If current trends continue, 2026 may bring deeper political instability and territorial fragmentation in the central Sahel and along its southern borders.

    Visual produced by Christian Jaffe.


    Conflict Watchlist 2026

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    L’ONU et ses partenaires réclament 5,1 milliards de dollars pour l’aide d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Dans le cadre d’un appel humanitaire global de 33 milliards de dollars pour l’année 2026, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses alliés sollicitent un financement de 5,1 milliards de dollars. Cet effort vise à apporter une assistance vitale à 24 millions de personnes parmi les plus vulnérables des régions d’Afrique de l’Ouest et du Centre, confrontées à une crise sans précédent.

    Pour l’année 2026, on estime que plus de 42 millions d’individus nécessiteront une aide cruciale pour leur survie et leur sécurité dans des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad.

    Charles Bernimolin, qui dirige le Bureau régional d’OCHA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a lancé un avertissement sévère : « Sans une mobilisation rapide de ressources, les populations de l’Afrique de l’Ouest et du Centre seront confrontées à une aggravation de la faim, à des déplacements massifs et à des risques accrus pour leur sécurité, entraînant des souffrances indicibles. »

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) met en lumière une crise humanitaire qui ne cesse de s’intensifier, impactant des millions de vies. Les violences incessantes, les conflits prolongés et les catastrophes écologiques forcent de nombreuses familles à quitter leurs foyers, les privant de leur capacité à subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    L’escalade de l’insécurité au Sahel et dans le bassin du lac Tchad

    L’instabilité croissante au cœur du Sahel, touchant particulièrement le Burkina Faso, le Mali et le Niger, provoque un débordement des violences vers des nations voisines telles que le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et la Mauritanie. Simultanément, la dégradation de la sécurité dans le bassin du lac Tchad et le conflit au Soudan poussent un nombre encore plus grand de personnes à l’exode.

    En conséquence, des millions de personnes demeurent déplacées au sein de la région, avec 12,7 millions de déplacés internes et 3,7 millions de réfugiés ou demandeurs d’asile. Une majorité écrasante de ces individus sont des femmes et des enfants, souvent contraints à des déplacements répétés et exposés à des dangers accrus, incluant la violence basée sur le genre, l’exploitation, et des signalements alarmants de viols et de « sexe de survie ».

    Alors que l’onde de choc des violences s’étend, les effets du changement climatique exacerbent davantage cette vulnérabilité. En 2025, des épisodes de pluies torrentielles et d’inondations ont affecté plus de 2 millions d’habitants à travers 12 pays. Ces désastres ont anéanti des récoltes, endommagé des habitations et rendu l’accès aux écoles et aux centres de santé impossible. La République démocratique du Congo, en particulier, a été lourdement touchée, comptabilisant plus de 830 000 personnes affectées.

    Les conséquences dévastatrices d’un sous-financement chronique

    En République centrafricaine, le nombre de bénéficiaires d’aide monétaire a diminué de 75%

    L’OCHA souligne qu’en dépit de la générosité des donateurs en 2025, les efforts humanitaires dans la région ont été gravement entravés par un déficit de financement criant. Sur les 7,8 milliards de dollars jugés nécessaires, seulement 1,8 milliard a été perçu, représentant à peine 24 % des fonds requis.

    Ce manque de ressources a contraint les organisations humanitaires à réduire l’ampleur de leurs interventions, les forçant à des choix difficiles quant aux zones d’action et aux populations les plus vulnérables à soutenir.

    Ces restrictions budgétaires ont eu des répercussions dramatiques. Par exemple, en République centrafricaine, le nombre de personnes recevant une aide financière a chuté de 75 %, limitant drastiquement leur capacité à couvrir leurs besoins urgents. En République démocratique du Congo, où le conflit a engendré de nouveaux déplacements massifs, 85 % des individus ciblés pour une aide au logement n’ont reçu aucune forme de soutien.

    Malgré ces obstacles financiers, les partenaires humanitaires restent déterminés à adresser les besoins les plus pressants en Afrique de l’Ouest et du Centre.

    D’ici la fin de l’année 2025, les acteurs humanitaires auront fourni une assistance, sous une forme ou une autre, à quelque 19 millions de personnes dans cette vaste région. « Cependant, l’insuffisance des fonds a malheureusement empêché d’atteindre plusieurs millions d’autres individus qui en avaient désespérément besoin », ont déploré les agences d’aide humanitaire.

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    Charles Bernimolin, Chef du Bureau régional d’OCHA, prévient que l’absence de ressources immédiates aggravera la famine, les déplacements de populations et les risques sécuritaires pour les familles de la région. Selon l’organisme onusien, la persistance des conflits et les chocs climatiques privent des millions de personnes de leurs moyens de subsistance fondamentaux.

    Une insécurité croissante au Sahel et dans le bassin du lac Tchad

    L’instabilité qui frappe le Sahel central, particulièrement le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a des répercussions directes sur les pays voisins comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et la Mauritanie. Parallèlement, les tensions dans le bassin du lac Tchad et le conflit soudanais accentuent les flux migratoires forcés. Cette situation complexe alimente le Niger actualité et les préoccupations régionales.

    La région compte actuellement 12,7 millions de déplacés internes et 3,7 millions de réfugiés. Ces populations, majoritairement composées de femmes et d’enfants, subissent des traumatismes multiples, incluant des violences basées sur le genre et des mécanismes de survie extrêmes.

    Aux crises sécuritaires s’ajoute l’impact du dérèglement climatique. En 2025, des inondations massives ont dévasté 12 pays, affectant 2 millions de personnes et détruisant infrastructures de santé, écoles et cultures. La République démocratique du Congo a été lourdement touchée avec plus de 830 000 sinistrés.

    Le manque de financements : un frein majeur à l’aide

    L’OCHA alerte sur le fossé financier qui paralyse les interventions. En 2025, seulement 24 % des fonds nécessaires ont été collectés, soit 1,8 milliard de dollars sur les 7,8 milliards requis. Ce déficit oblige les acteurs humanitaires à opérer des arbitrages douloureux, délaissant parfois des communautés entières en situation de détresse.

    Les conséquences de ces coupes budgétaires sont concrètes :

    • En République centrafricaine, l’aide monétaire directe a chuté de 75 %.
    • En RDC, 85 % des personnes nécessitant un abri d’urgence n’ont reçu aucune assistance.

    Malgré ces obstacles, les organisations humanitaires maintiennent leurs efforts. Si 19 millions de personnes auront bénéficié d’un soutien d’ici la fin 2025, les agences soulignent que des millions d’autres restent sur la touche faute de moyens. Suivre l’actu Niger et la situation au Sahel reste crucial pour comprendre l’ampleur des besoins dans une zone où la politique nigérienne et la stabilité régionale sont étroitement liées à la réponse humanitaire.

  • Coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    Coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    La journée de dimanche au Bénin a été marquée par une tentative de coup d’État qui a semé le trouble dans le pays. Des militaires ont pris d’assaut la télévision nationale pour annoncer le renversement du président Patrice Talon. Pourtant, ce dernier a rapidement rassuré la population en déclarant que la situation était totalement sous contrôle dès le dimanche soir.

    Malgré cette affirmation, les putschistes à l’origine de cette action restent introuvables. Les autorités béninoises poursuivent activement leurs recherches pour les appréhender. En revanche, tous les otages retenus, dont des officiers de haut rang, ont été libérés sans délai.

    Cette tentative de coup d’État a suscité une mobilisation rapide dans la région. Plusieurs pays voisins ont proposé leur soutien, notamment une assistance militaire, pour renforcer la stabilité du Bénin et éviter toute escalade de la crise.

  • Coups d’État récents en afrique depuis 2020 : chronologie et impacts

    Coups d’État récents en afrique depuis 2020 : chronologie et impacts

    Le Bénin s’ajoute à la liste des nations africaines marquées par des tentatives de prise de pouvoir militaire depuis 2020. Cette instabilité, devenue récurrente en Afrique de l’Ouest, a connu un nouvel épisode ce dimanche, où des officiers ont brièvement annoncé le renversement du président Patrice Talon et la dissolution des institutions. Cependant, les autorités ont rapidement rassuré : le coup d’État a été déjoué.

    Le ministre de l’Intérieur béninois, Alassane Seidou, a dénoncé une « mutinerie visant à déstabiliser l’État », tout en réaffirmant l’engagement de l’armée envers la République. Cet événement illustre les tensions persistantes dans la région, où des facteurs comme les crises sécuritaires, les contestations électorales et les frustrations populaires alimentent les bouleversements politiques.

    Les coups d’État en Afrique depuis 2020 : une chronologie détaillée

    Depuis 2020, plusieurs pays africains ont été secoués par des putschs militaires, souvent liés à des crises institutionnelles ou sociales. Voici les principaux événements.

    Mali : deux tentatives de coup d’État en 2020 et 2021

    En août 2020, des soldats maliens ont renversé le président Ibrahim Keïta après des mois de manifestations anti-gouvernementales. Le colonel Assimi Goïta a ensuite orchestré un second putsch en mai 2021, écartant le gouvernement de transition. Le Burkina Faso et le Niger, dirigés par des juntes militaires, ont formé un bloc commun en opposition à la CEDEAO, rejetant un retour à l’ordre démocratique.

    Tchad : succession dynastique en 2021

    Après la mort du président Idriss Déby en avril 2021, son fils, le général Mahamat Idriss Déby, a pris le pouvoir. Bien qu’il ait promis des élections, celles-ci ont été jugées truquées par l’opposition. La répression s’est intensifiée, avec des figures comme l’ancien Premier ministre Succès Masra condamnées à de lourdes peines.

    Guinée : renversement d’Alpha Condé en 2021

    Le président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, a été destitué par des militaires menés par Mamady Doumbouya. Condé avait modifié la Constitution pour briguer un troisième mandat, déclenchant des tensions. Doumbouya, désormais candidat à la présidentielle, a prolongé la durée des mandats à sept ans via un référendum controversé.

    Soudan : conflit post-coup d’État en 2021

    En octobre 2021, l’armée soudanaise, dirigée par le général Abdel-Fattah Burhan, a renversé Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989. Burhan a partagé le pouvoir avec Muhammad Dangalo (Hemetti), chef des Forces de soutien rapide. Leur rivalité a dégénéré en guerre civile en 2023, selon l’ONU.

    Burkina Faso : deux putschs en 2022

    En janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a renversé le président Roch Kaboré, invoquant l’insécurité croissante. Sept mois plus tard, le capitaine Ibrahim Traoré a pris le pouvoir, dissolvant la commission électorale indépendante. Traoré reste à la tête du pays malgré les critiques internationales.

    Niger : coup d’État de 2023 et tensions régionales

    En juillet 2023, le général Abdourahamane Tchiani a destitué le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, provoquant une crise majeure au sein de la CEDEAO. Le Niger s’est rapproché du Burkina Faso et du Mali pour former l’Alliance des États du Sahel, en opposition aux sanctions internationales.

    Gabon : prise de pouvoir post-élection en 2023

    Après la réélection contestée du président Ali Bongo en 2023, des militaires ont annoncé le renversement du régime. Brice Oligui Nguema, cousin de Bongo, a pris les rênes du pays et a remporté l’élection présidentielle d’avril 2024.

    Madagascar : instabilité politique en 2025

    En octobre 2025, des manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité ont conduit à une prise de pouvoir militaire. Le président Andry Rajoelina, sous pression, a dissous son gouvernement sans céder à la rue.

    Guinée-Bissau : crise post-électorale en 2025

    En novembre 2025, des soldats ont pris le pouvoir après une élection présidentielle contestée entre le président sortant Umaro Sissoco Embaló et l’opposant Fernando Dias. Embaló a fui au Sénégal, tandis que la nouvelle junte a nommé des alliés du régime déchu.

    Bénin : tentative avortée de putsch en décembre 2025

    Quelques semaines après la Guinée-Bissau, des soldats béninois ont annoncé la destitution du président Patrice Talon via un « Comité militaire pour la refondation ». Le lieutenant-colonel Pascal Tigri a été proposé à la tête du comité, mais les forces armées ont finalement déjoué cette tentative, réaffirmant leur loyauté envers la République.

  • Tentative de coup d’État au Bénin : patrice talon échappe à un putsch armé

    Tentative de coup d’État au Bénin : patrice talon échappe à un putsch armé

    Un groupe de militaires mutins a tenté de renverser Patrice Talon ce dimanche 7 décembre 2025, marquant la première tentative de putsch au Bénin depuis plus de cinq décennies. Les insurgés ont brièvement pris le contrôle de la télévision nationale, la SRTB à Cotonou, avant d’être neutralisés par les forces armées loyales au président. Cette action audacieuse, qui a débuté aux premières heures du jour, a ciblé plusieurs sites stratégiques dont la résidence présidentielle dans le quartier Guézo et le palais présidentiel.

    patrice talon sous haute protection après une attaque éclair

    Dès l’aube, les mutins ont engagé une série d’assauts coordonnés. Selon les informations recueillies auprès de sources sécuritaires, ils ont d’abord tenté de s’introduire dans les domiciles de hauts gradés militaires avant de se diriger vers la demeure du chef de l’État. Les unités fidèles à Patrice Talon ont rapidement réagi, sécurisant les lieux et repoussant les assaillants. En milieu de matinée, la capitale économique du Bénin était placée sous haute surveillance, avec des patrouilles militaires et des hélicoptères survolant la ville.

    Dans une allocution télévisée diffusée en soirée, Patrice Talon a qualifié ces événements de « gravissimes » et promis que les responsables seraient traduits en justice. Le président a également évoqué la présence de plusieurs personnes encore détenues par les mutins en fuite, soulignant l’importance de restaurer la sécurité pour tous les citoyens.

    bilan humain lourd : un général et sa famille touchés

    Cette tentative de coup d’État a coûté la vie à l’épouse du général Bertin Bada, directeur du cabinet militaire de Patrice Talon. La fille du général, également blessée lors de l’assaut contre leur domicile à Abomey-Calavi, a été transportée d’urgence dans un centre hospitalier. Ces événements tragiques illustrent la violence de cette opération qui visait à déstabiliser les institutions béninoises.

    réaction des autorités et démenti des mutins

    Le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a précisé en milieu de journée que seul un petit groupe de soldats avait participé à cette mutinerie. Les Forces armées béninoises, restées fidèles à leur serment républicain, ont rapidement repris le contrôle des zones occupées. Le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a confirmé que la majorité des militaires étaient restés loyaux au président.

    Les mutins, dirigés selon leurs déclarations par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, avaient proclamé la suspension de la Constitution et la prise de pouvoir par un « Comité militaire pour la refondation ». Ils accusaient Patrice Talon de gouvernance autoritaire, évoquant notamment l’adoption de lois controversées et la restriction des libertés démocratiques.

    réactions internationales et intervention militaire

    Dès les premiers échanges de tirs, les ambassades des États-Unis et de France ont émis des alertes à l’attention de leurs ressortissants, invitant à la prudence. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine ont immédiatement condamné cette tentative de putsch. L’Union africaine a qualifié l’action de « fermement inacceptable » et appelé à un retour immédiat des militaires dans leurs casernes.

    La CEDEAO a annoncé le déploiement d’une force régionale composée de contingents nigérians, ivoiriens, ghanéens et sierra-léonais pour soutenir le gouvernement béninois et préserver l’ordre constitutionnel. Le Nigeria a également envoyé des avions de chasse et des troupes au sol pour sécuriser la télévision publique et un camp militaire occupé par les mutins.

    un climat politique tendu à l’approche de la présidentielle

    Cette tentative de coup d’État survient dans un contexte politique déjà fragile au Bénin. À quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2026, qui marquera la fin du second mandat de Patrice Talon, le pays fait face à plusieurs défis. Le nord du Bénin reste exposé aux attaques djihadistes, avec plus de cinquante soldats tués lors d’affrontements en avril dernier.

    Sur le plan institutionnel, la récente révision constitutionnelle, adoptée pour créer un Sénat et allonger la durée des mandats, suscite de vives critiques. Cette réforme, perçue comme une manœuvre pour maintenir l’influence du pouvoir sortant, a été dénoncée par l’opposition. Malgré ces tensions, Patrice Talon a déjà désigné son successeur : Romuald Wadagni, ministre des Finances et pilier de la coalition au pouvoir.

    Les analystes soulignent que cette tentative de putsch pourrait révéler des divisions profondes au sein de l’armée et du paysage politique. Les motivations des mutins, mêlant griefs politiques et ambitions personnelles, restent à éclaircir dans les prochaines semaines.

  • Tentative de coup d’État au Bénin : ce qu’il faut retenir de l’incident

    Tentative de coup d’État au Bénin : ce qu’il faut retenir de l’incident

    Un événement majeur a éclaté ce dimanche matin à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Le gouvernement béninois a annoncé avoir mis en échec une tentative de coup d’État après qu’un groupe de militaires, se faisant appeler le Comité militaire pour la refondation (CMR), a revendiqué la destitution du président Patrice Talon à la télévision nationale.

    Selon les autorités, Patrice Talon, actuellement en sécurité, doit quitter ses fonctions en avril 2025 après deux mandats consécutifs. Le pays, connu pour sa croissance économique en Afrique de l’Ouest, fait face à des défis sécuritaires dans sa région nord, où des violences jihadistes persistent.

    Patrice Talon, président du Bénin

    Un groupe de militaires revendique le pouvoir

    Huit militaires, identifiables à leurs bérets aux couleurs variées, ont déclaré avoir créé le Comité militaire pour la refondation (CMR) et nommé un lieutenant-colonel comme président du comité. Leurs motivations incluent la détérioration de la sécurité au nord du Bénin, la négligence envers les soldats décédés en mission et leurs familles, ainsi que des promotions jugées injustes.

    Ils ont également critiqué une restriction déguisée des libertés fondamentales sous l’administration actuelle et formulé des revendications sociales.

    L’armée béninoise réaffirme son autorité

    Contrairement aux putschistes, l’armée régulière est restée fidèle à ses obligations, selon les déclarations d’Alassane Seidou, ministre béninois de l’Intérieur. « Les forces armées béninoises ont gardé le contrôle de la situation et mis fin à cette manœuvre », a-t-il affirmé lors d’une intervention télévisée.

    Des témoins ont rapporté avoir entendu des tirs dans la capitale, tandis que des soldats sécurisaient le palais présidentiel. Plusieurs zones stratégiques, dont l’hôtel Sofitel et des quartiers abritant des institutions internationales, étaient bloquées.

    Une situation sous contrôle

    Une source militaire a confirmé que les putschistes n’avaient ni atteint le domicile du chef de l’État ni la présidence. « Le nettoyage est en cours et tout devrait rentrer dans l’ordre rapidement », a-t-elle déclaré.

    Réactions des organisations régionales et internationales

    La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a condamné fermement cette action, la qualifiant de subversion de la volonté du peuple béninois. Elle a réaffirmé son soutien au gouvernement légitime.

    L’Union africaine (UA) a également dénoncé sans équivoque cette tentative, appelant les militaires impliqués à retourner immédiatement dans leurs casernes et à abandonner leurs actions illégales.

    Contexte politique et tensions au Bénin

    Patrice Talon, en place depuis 2016, est critiqué par ses détracteurs pour un virage autoritaire dans un pays autrefois reconnu pour sa démocratie dynamique. Le principal parti d’opposition est exclu de la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2025.

    L’Afrique de l’Ouest a connu une série de coups d’État ces dernières années, notamment au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et plus récemment en Guinée-Bissau. Ces événements soulèvent des questions sur la stabilité politique de la région.

  • Tentative de coup d’État au Bénin : l’armée rétablit l’ordre

    Tentative de coup d’État au Bénin : l’armée rétablit l’ordre

    Bénin : une tentative de renversement maîtrisée par l’armée

    Un groupe de militaires se faisant appeler le « Comité militaire pour la refondation » (CMR) a annoncé dimanche matin, via la télévision publique béninoise, avoir renversé le président Patrice Talon. Cependant, une source proche du chef de l’État a rapidement démenti cette information en affirmant que Patrice Talon était en sécurité et que l’armée béninoise reprenait le contrôle de la situation.

    L’entourage de Patrice Talon a précisé que cette tentative de coup d’État ne concernait qu’un groupuscule limité, sans impact sur la stabilité du pays. « La ville de Cotonou et l’ensemble du Bénin sont totalement sécurisés. L’armée régulière intervient pour rétablir l’ordre », a déclaré cette source.

    une situation sous surveillance

    L’ambassade de France au Bénin a relayé sur X des informations indiquant des coups de feu près de la résidence présidentielle à Cotonou. Elle a immédiatement conseillé aux ressortissants français de rester confinés par précaution.

    Une source militaire béninoise a confirmé que la situation était désormais maîtrisée et que les putschistes n’avaient pas réussi à s’emparer de la résidence présidentielle ni des locaux de la présidence. « Le nettoyage des zones occupées est en cours. Tout devrait rentrer dans l’ordre rapidement », a-t-elle ajouté.

    blocages et restrictions dans la capitale économique

    Dès le début de la matinée, l’accès à la télévision nationale et à la présidence avait été bloqué par des militaires. Plusieurs zones stratégiques, dont le Sofitel de Cotonou et des quartiers abritant des institutions internationales, étaient également interdites d’accès. Malgré ces mesures, l’aéroport et le reste de la ville fonctionnaient normalement, sans perturbation majeure pour la population.

    contexte politique et tensions au Bénin

    Patrice Talon, en fonction depuis 2016, doit achever son second mandat en 2026, conformément à la Constitution béninoise. Bien que salué pour son action en faveur du développement économique, son leadership est critiqué par une partie de l’opposition qui lui reproche un durcissement autoritaire dans un pays autrefois reconnu pour sa démocratie dynamique.

    L’annonce de cette tentative de coup d’État survient dans un contexte régional marqué par une instabilité politique récurrente, notamment au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et, plus récemment, en Guinée-Bissau où un putsch a eu lieu fin novembre.