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  • Burkina Faso : rupture diplomatique avec la France, Ouagadougou dénonce un « activisme incessant »

    Burkina Faso : rupture diplomatique avec la France, Ouagadougou dénonce un « activisme incessant »

    Un divorce consommé entre Ouagadougou et Paris

    Le régime militaire du Burkina Faso a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec la France, ce vendredi. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, les autorités burkinabè accusent Paris d’un « activisme incessant » contre leurs intérêts, marquant une nouvelle étape dans la dégradation des liens entre les deux pays.

    Depuis le coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, la relation bilatérale n’a cessé de se détériorer. Le pouvoir militaire burkinabè a adopté une ligne souverainiste, réprimant les voix critiques et affichant une hostilité croissante envers les puissances occidentales, en particulier la France.

    Les griefs de Ouagadougou

    Le gouvernement burkinabè justifie sa décision par « un activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent le pays et le Sahel ». Il précise que cette rupture « vise exclusivement le cadre institutionnel des relations diplomatiques » et ne remet pas en cause les liens historiques et humains entre les deux peuples. Le Burkina Faso assure qu’il protégera les ressortissants français présents sur son sol.

    Paris réagit avec fermeté

    De son côté, la France a exprimé ses regrets, qualifiant cette décision d’« hostile et sans fondement ». Le ministère français des Affaires étrangères estime qu’elle « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè » et annonce l’examen de mesures de réciprocité. Plus de 2 000 Français vivent au Burkina Faso, tandis que 6 000 Burkinabè résident en France.

    Cette annonce intervient dans un contexte de violences jihadistes persistantes au Burkina Faso, pays sahélien enclavé, en proie depuis dix ans aux attaques de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Plus tôt dans la semaine, l’ambassadeur de l’Union européenne avait été convoqué après une résolution critique du Parlement européen.

    Un rapprochement avec de nouveaux partenaires

    Le Burkina Faso avait déjà demandé le départ de l’ambassadeur de France en 2023, dénoncé les accords de défense et obtenu le retrait des forces spéciales françaises. De nombreux médias français ont également été suspendus. En riposte, Paris avait gelé son aide au développement et la délivrance de visas pour les étudiants burkinabè, maliens et nigériens.

    Ouagadougou, Bamako et Niamey, tous dirigés par des juntes, ont quitté la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES) et se tourner vers la Russie, la Turquie et l’Iran comme partenaires militaires. Sur le plan intérieur, le régime d’Ibrahim Traoré a renforcé son autoritarisme, avec des enlèvements et des réquisitions forcées visant journalistes, magistrats et membres de la société civile. Jeudi encore, un décret a imposé une autorisation préalable pour tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre ses études à l’étranger.

  • Gabon, Sénégal, Brexit : l’essentiel de l’actualité africaine

    Gabon, Sénégal, Brexit : l’essentiel de l’actualité africaine

    Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, à Libreville, le 16 mai 2026.

    Brice Clotaire Oligui Nguema a accordé un entretien.

    Bassirou Diomaye Faye semble isolé sur la scène politique.

    Sonoco accélère sa transformation.

    Brexit reste un sujet d’actualité.

    Ousmane Sonko demeure une figure politique majeure.

    BrexitOusmane SonkoBrice Clotaire Oligui NguemaBassirou Diomaye FayeSociété nouvelle de commerce (Sonoco)
  • Belgique première du groupe G, l’Égypte se qualifie, l’Iran espère encore

    Belgique première du groupe G, l’Égypte se qualifie, l’Iran espère encore

    Supérieure techniquement et collectivement, la Belgique a dominé la Nouvelle-Zélande (5-1) ce vendredi à Vancouver. Combiné au match nul entre l’Égypte et l’Iran (1-1), ce large succès permet aux Diables Rouges de terminer en tête du groupe G, avec une meilleure différence de buts que les Pharaons, qui décrochent pour la première fois leur billet pour les huitièmes de finale d’une Coupe du monde.

    Les Diables Rouges ont enfin retrouvé le chemin de la victoire en Coupe du monde, une première depuis le succès contre le Canada le 23 novembre 2022 (1-0). Dès l’entame, ils ont mis la pression sur la défense néo-zélandaise, multipliant les occasions. Leandro Trossard, le Gunner le plus en vue, a ouvert le score à la 28e minute en reprenant un ballon mal négocié par le latéral Tim Payne. L’attaquant d’Arsenal avait déjà touché le poteau (11e) et provoqué une tentative de penalty annulée après intervention du VAR, le bras du défenseur étant jugé en position naturelle.

    Le break après la pause

    Trop joueuse mais efficace, la Belgique a organisé son jeu autour de deux meneurs, Kevin De Bruyne et Hans Vanaken, apportant de la fluidité. En seconde période, Trossard a doublé la mise (50e) sur une offrande de De Bruyne, avant que l’entrée de Matias Fernandez-Pardo (56e) ne dynamite le couloir gauche. De Bruyne a ensuite assommé les Néo-Zélandais en inscrivant son 30e but en sélection (67e), reprenant un ballon récupéré par Trossard aux abords de la surface.

    Les changements payants de Garcia

    Rudi Garcia a ensuite géré les efforts en remplaçant Trossard par Alexis Saelemaekers et De Bruyne par Amadou Onana (72e). Un relâchement a permis à Elijah Just de réduire le score (84e), mais les entrées de Romelu Lukaku et Nicolas Raskin (85e) ont scellé le sort du match. Lukaku, d’une tête piquée au second poteau sur un centre de Raskin, a porté le score à 4-1 (86e) – son 91e but en sélection, le 12e en grand tournoi. Dans le temps additionnel, Saelemaekers a conclu sur un tir croisé après une passe de Lukaku (90e+4), portant le score à 5-1 et offrant la première place du groupe à la Belgique.

    L’Égypte a souffert mais se qualifie

    De son côté, l’Égypte a tremblé jusqu’au bout pour conserver sa deuxième place. Menés rapidement par Mahmoud Saber (5e), les Pharaons ont vu Mostafa Shobeir détourner un penalty de Taremi (11e), avant que Rezaeian n’égalise (14e) et ne plonge les Égyptiens dans le doute. Le match est devenu désordonné, les occasions se sont raréfiées, mais les Iraniens ont poussé dans le dernier quart d’heure. Un but de Khalilzadeh a été refusé pour un hors-jeu de crampon (90e+3), puis une tête d’Ezatolahi a heurté la transversale (90e+6). Au coup de sifflet final, les joueurs égyptiens se sont prosternés, soulagés d’avoir décroché leur première qualification pour les huitièmes de finale d’un Mondial. L’Iran, troisième, devra patienter pour savoir si son bilan suffira à figurer parmi les meilleurs troisièmes et rejoindre les 16es de finale.

  • Coupe du monde 2026 : les Diables Rouges tiennent leur rang face à la Nouvelle

    Coupe du monde 2026 : les Diables Rouges tiennent leur rang face à la Nouvelle

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  • Julian Alvarez entre PSG et Barcelone : le mercato estival s’emballe

    Julian Alvarez entre PSG et Barcelone : le mercato estival s’emballe

    Le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone se montrent intéressés par l’arrivée de Julian Alvarez avant la fermeture du marché des transferts estival. Cependant, le club catalan possède un atout de poids : l’attaquant de l’Atlético de Madrid, âgé de 26 ans, milite ouvertement, en public comme en privé, pour rejoindre les Blaugrana. Pourtant, comme l’a rappelé Luis Suarez, le départ d’Alvarez pourrait bien être repoussé à l’été prochain.

    « Un joueur aussi intelligent que Julian, avec le parcours qu’il a tracé depuis son départ de River, en passant par Manchester City, l’Atlético et aussi la sélection nationale, débarquerait et s’adapterait car il saurait remplir son rôle. » Après que Pedri ait déroulé le tapis rouge à Julian Alvarez concernant un éventuel transfert au FC Barcelone pour RTVE, c’est Luis Suarez qui a commenté cette hypothèse de marché pour Mundo Deportivo, désormais bien réelle. L’international argentin a mis à profit sa participation à la Coupe du monde 2026 avec l’Albiceleste pour faire connaître son souhait de quitter l’Atlético de Madrid et de réaliser « son rêve » : rejoindre le FC Barcelone.

    «Ça va être dur de s’en aller»

    « C’est un joueur qui travaille énormément. À Barcelone, il aura des ailiers capables de lui offrir de nombreuses occasions. Il possède une bonne vision du jeu, de bons déplacements. Il s’intégrera immédiatement au Barça. Mais il y a l’autre côté. Il évolue dans un grand club comme l’Atlético. Ce sera compliqué de partir. Les prochaines semaines seront passionnantes. » a poursuivi l’ancien attaquant du FC Barcelone, qui a brillé sous le maillot blaugrana entre 2014 et 2020. Le Barça a certes la préférence du joueur, mais pas celle de l’Atlético de Madrid, qui compte bien résister tout l’été jusqu’à la clôture du mercato, fixée au 1er septembre 2026.

    «Reste. L’an prochain, tu iras où tu veux : à Barcelone, au Real Madrid, au Bayern»

    Le PSG, également sur les rangs pour recruter Julian Alvarez depuis deux ans, risque donc de voir l’occasion lui échapper. Mais tout n’est peut-être pas perdu. En évoquant sa propre expérience, Luis Suarez a raconté avoir été retenu à Liverpool en 2013 avant de quitter le club un an plus tard pour le FC Barcelone.

    « Ce sont des situations que l’on provoque à un moment donné. J’ai personnellement vécu cela à Liverpool. En 2013, j’ai forcé mon départ parce que je voulais rejoindre Arsenal. Je me suis brouillé avec le club parce que nous ne nous qualifiions pas pour la Ligue des champions et que je sentais que j’avais besoin de franchir un cap. Je me souviens que le capitaine, Gerrard, m’a pris à part et m’a dit : « Reste. L’année prochaine, tu iras où tu veux : à Barcelone, au Real Madrid, au Bayern… Mais cette année, s’il te plaît, reste. Tu ne peux pas partir à Arsenal. » Et il m’a convaincu. Dans ce cas précis, la même chose pourrait arriver à Julián : que le Cholo le prenne à part et lui dise : « Cette année, je veux que tu restes avec nous. » Moi, c’est une légende de Liverpool, le capitaine, qui m’a convaincu. J’ai entendu raison, puis je suis sorti pour présenter mes excuses et ça a fini par être ma meilleure saison au club. Les supporters, même si on a tout fait pour forcer un départ, si ensuite on entre sur le terrain et qu’ils voient qu’on se donne à fond, qu’on travaille dur et qu’on défend le club, finissent par nous applaudir. »

  • Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 ont repris de plus belle dans l’est du pays, malgré l’accord de paix conclu il y a un an à Washington sous l’égide des États-Unis. Une épidémie d’Ebola complique encore la situation.

    Violences dans l'est de la RDC - Un an après l'accord de paix RDC/Rwanda, la région fait toujours face au 'statu quo'

    La République démocratique du Congo, meurtrie par trois décennies de guerre, subit une nouvelle escalade de violences depuis la réapparition en 2021 du Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion que l’ONU accuse d’être soutenue militairement par le Rwanda.

    Le 9 avril 2025, après une rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, des pourparlers ont été lancés à Doha entre l’Alliance fleuve Congo – la vitrine politique du M23 – et le gouvernement congolais, avec la médiation du Qatar.

    Parallèlement, Washington a piloté des discussions pour un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Après plusieurs mois de tractations, un texte a été signé le 27 juin 2025 à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

    Depuis, la région « fait face à un statu quo », analyse Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège. « Les territoires conquis par la rébellion restent sous son contrôle, et on observe des échanges de tirs ainsi que des violations du cessez-le-feu, tant du côté de l’armée congolaise que de celui du M23. »

    Malgré l’accord, le M23 « continue de recruter », souligne le professeur. « Dans cette logique, c’est la rébellion qui a actuellement l’avantage. … C’est ce rapport de force sur le terrain qui permettra aux uns et aux autres d’imposer leur agenda à l’avenir », résume-t-il.

  • Hypertension au Cameroun : comment éviter ce tueur silencieux qui fait des ravages

    Hypertension au Cameroun : comment éviter ce tueur silencieux qui fait des ravages

    Au Cameroun, l’hypertension artérielle fait plus de 17 000 victimes chaque année. Cette maladie touche environ un adulte sur trois, avec une prévalence nettement plus élevée en milieu urbain — notamment à Yaoundé et Douala — que dans les zones rurales et semi-urbaines. Les chiffres indiquent que près de 39 % des personnes âgées de 25 à 70 ans souffrent d’hypertension.

    Selon le Dr Djoumessi Romance, cardiologue rythmologue à l’hôpital de district de Biyem-Assi à Yaoundé, l’augmentation des cas observée ces dernières années est liée à l’évolution des habitudes de vie des Camerounais : « Ils adoptent une alimentation trop riche en sel et en graisses. On les reconnaît aussi par une consommation fréquente d’alcool et de tabac à des niveaux élevés. Ajoutés à des facteurs génétiques et à l’âge, la tendance s’aggrave fortement. »

    Des milliers de malades sont recensés dans la seule ville de Yaoundé. Nous y avons rencontré un octogénaire toujours sous traitement, dans le quartier Nkolbikok au sixième arrondissement.

    Faustin Onana Ebodé a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) : « J’ai frôlé la mort. Ce jour-là, je suis rentré chez moi comme d’habitude vers 22 heures, j’ai ressenti une forte pression. Aussitôt, j’ai perdu la parole et tout mon côté gauche était paralysé. J’ai dû la vie à ma femme, infirmière, qui m’a rapidement conduit à l’hôpital. En réalité, je souffrais d’hypertension sans le savoir. »

    Des institutions comme le ministère de la Santé publique et la Société camerounaise de cardiologie multiplient les appels à modifier les comportements et à se faire dépister tôt. Une mesure de la tension artérielle au moins deux fois par an est également recommandée pour éviter les complications graves en cas de détection.

  • Gabon : la SEEG se divise, espoir d’une meilleure eau et électricité

    Gabon : la SEEG se divise, espoir d’une meilleure eau et électricité

    Au Gabon, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) vit ses dernières heures en tant qu’entité unique. Le président de la République a annoncé une réforme majeure : séparer la gestion de l’eau de celle de l’électricité. Cette décision intervient après des années de coupures récurrentes qui plongent régulièrement Libreville et d’autres localités dans le noir et privent des milliers de foyers d’eau potable.

    « La SEEG doit être reformée si nous voulons régler de manière durable le problème », a déclaré le chef de l’État lors de son discours sur l’état de la Nation. Ce constat d’échec du modèle actuel ouvre la voie à une restructuration en profondeur. Le projet prévoit de dissocier production, distribution et commercialisation pour chaque secteur. Selon le président, cette organisation permettrait une gestion plus réactive et transparente.

    Les abus sont nombreux. « Aujourd’hui, lorsqu’il y a une fuite d’eau, il faut parfois attendre trois mois avant qu’elle ne soit réparée. Si les revenus du secteur dépendent directement de la qualité du service, les interventions seraient beaucoup plus rapides », a-t-il illustré, rejetant l’idée que l’eau ne peut survivre sans les recettes de l’électricité.

    Les dysfonctionnements sont attribués à une « mauvaise gouvernance » de l’entreprise publique. Le président a été franc : « les délestages continus sont dus au fait que la SEEG ne paie pas ses opérateurs ». Mais la responsabilité est aussi partagée avec les usagers, accusés d’incivisme : non-paiement des factures, enfouissement des compteurs, fraude, vol de câbles, sabotage des transformateurs et branchements directs.

    Le constat technique est alarmant. Aucun investissement structurant n’a été réalisé depuis vingt ans, selon l’administrateur provisoire de la SEEG, Steve Saurel Legnongo, alors que la consommation énergétique a doublé entre 2010 et 2024. Les conséquences sont désastreuses : la capitale subit des délestages tournants, et les coupures d’eau durent parfois plusieurs mois.

    Les abonnés sont partagés. Mariam Yama voit d’un bon œil la séparation : « Si l’eau et le courant sont séparés, cela signifie deux entités pour l’efficacité du service. Je crois ». Nicole Esso se montre plus prudente : « Les coupures sont légions au Gabon. Le renouvellement des équipements n’a pas suivi. Le chef de l’État travaille, il faut le laisser faire ». Patrick Ruffin, militaire retraité, pointe les dérives financières. Cédric Pango, cadre d’entreprise, émet une réserve : « L’activité électricité est plus rentable que l’eau. Si on sépare avec un secteur eau non rentable, on risque plus de difficultés ».

    Pour répondre à l’urgence, l’État a signé en février 2025 un protocole avec la société turque Karpowership pour fournir 150 mégawatts via deux centrales flottantes destinées au Grand Libreville. Le même mois, le Gabon et la Guinée équatoriale ont interconnecté leurs réseaux électriques. Ces mesures visent à soulager la détresse de la population face à la crise énergétique.

    Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par un coup d’État en août 2023 puis élu en avril 2025, le redressement du réseau électrique est un enjeu de crédibilité. La réforme annoncée devra se traduire en actes concrets. Les habitants de Libreville et du pays attendent des résultats tangibles. Entre défis techniques, enjeux financiers et lutte contre les fraudes, le chantier est colossal. La question reste : les prochaines semaines marqueront-elles la fin des coupures à répétition ou un nouvel épisode d’une crise chronique ?

  • Mercato PSG : un remplaçant XXL pour Kang-In Lee

    Mercato PSG : un remplaçant XXL pour Kang-In Lee

    Le PSG s’apprête à vivre un mercato estival agité. Le club de la capitale a déjà conclu un accord avec l’AC Milan pour le transfert de Gonçalo Ramos, et pourrait également se séparer de Kang-In Lee. Le joueur sud-coréen serait tout proche de rejoindre l’Atlético de Madrid. Pour combler son départ, Luis Campos et Luis Enrique ont jeté leur dévolu sur un jeune talent de 19 ans : Yan Diomandé.

    Yan Diomandé, la priorité absolue du PSG

    Le départ de Kang-In Lee pourrait rapporter 35 millions d’euros au PSG. Les dirigeants parisiens ont déjà activé une piste pour le remplacer : Yan Diomandé, international ivoirien de 19 ans qui évolue au RB Leipzig. Très convoité par Liverpool, Diomandé est considéré comme l’un des grands espoirs du football mondial. Luis Campos devrait rapidement se saisir du dossier, tandis que Luis Enrique est un grand admirateur du profil du joueur.

    « Je ne pense pas à mon avenir après la Coupe du monde »

    Actuellement en Coupe du monde avec la Côte d’Ivoire, Yan Diomandé a été interrogé sur son avenir. Sa réponse reste prudente : « Non, je ne sais pas (ce qu’il fera). Je ne pense pas à mon avenir après la Coupe du monde. J’essaie de concentrer toute mon énergie sur la Coupe du monde et de voir ce qui se passera ensuite, mais je ne peux rien dire à ce sujet. »

  • La nouvelle usine de Bangou mise sur la Zlecaf pour exporter les produits camerounais

    La nouvelle usine de Bangou mise sur la Zlecaf pour exporter les produits camerounais

    Inaugurée ce vendredi 26 juin 2026, l’usine agro-alimentaire de Bangou, située dans le département des Hauts-Plateaux (région de l’Ouest), a été officiellement lancée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

    Portée par la société META INVEST (propriétaire de la marque Denky), l’installation a vu le jour en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, ainsi que de nombreuses autorités administratives, opérateurs économiques et populations locales venues en masse.

    Construite sur un terrain de trois hectares offert par l’État camerounais, l’usine a pour objectif de transformer le maïs, la pomme de terre et les fruits locaux. Sa capacité annuelle atteint 5 200 tonnes, avec une offre de cinq produits de grande consommation.

    Lisette Claudia Tame Soumedjong, promotrice du projet, vise une distribution à travers les 360 arrondissements du Cameroun, puis dans la sous-région et sur le marché continental offert par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Plus de 100 emplois directs et environ 450 emplois indirects sont attendus.

    Lisette Claudia Tame Soumedjong n’en est pas à son premier succès. Elle avait déjà inauguré l’usine de transformation de cacao de Mbankomo (janvier 2025) via la société Africa Processing Company, puis celle de Dimako, dans l’Est, en novembre 2025.

    Le ministre du Commerce a souligné que cette initiative s’inscrit dans la politique de transformation structurelle économique voulue par le président Paul Biya, fondée sur l’industrialisation du pays via la valorisation locale des matières premières agricoles. Il a ajouté que cette usine participe à la stratégie d’import-substitution et d’aménagement du territoire.

    Il a également mis en avant le rôle de cette infrastructure dans le cadre de la Zlecaf, qui transforme l’Afrique en un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs, derrière la Chine et l’Inde. Ainsi, les produits de Bangou pourront être exportés sur tout le continent et au-delà.

    Le ministre a conclu en énumérant les retombées attendues : développement de la production agricole régionale, création d’emplois pour les jeunes, formation aux nouveaux métiers, partage des richesses, conquête de marchés de niche et promotion du label « Made in Cameroon ».

  • Qualité du cacao camerounais : 35 agents formés pour booster les exportations

    Qualité du cacao camerounais : 35 agents formés pour booster les exportations

    L’Office national du cacao et du café (ONCC) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ont conclu le 26 juin 2026 à Douala une session de formation destinée à 35 vérificateurs de magasins d’exportation.

    Pendant trois jours, du 24 au 26 juin, ces agents ont perfectionné leurs techniques d’échantillonnage, de contrôle qualité et de gestion des entrepôts de cacao destiné à l’export. Le conseiller technique principal de l’ONUDI, Didime Olivier Tchoumi, a souligné que cette formation vise à accroître la compétitivité du cacao et du café camerounais sur les marchés mondiaux. L’opération s’inscrit dans le cadre du projet PICS-Cameroun, soutenu financièrement par le Japon.

    Le 20 février 2026, le cacao camerounais a décroché la médaille d’or à la 10e édition des Cacao of Excellence Awards, organisée en parallèle du salon Chocoa Trade Fair. Cette rencontre annuelle majeure de la filière cacao et chocolat a réuni environ 191 échantillons issus de 45 pays, jugés sur leur qualité, leur durabilité et leurs caractéristiques sensorielles.

    Parmi les produits présentés, seulement 50 lots ont été retenus par un jury international composé d’experts sensoriels et industriels. L’échantillon numéro 167, représentant le Cameroun, a remporté la première place dans la catégorie Afrique & Océan Indien.

    Cette distinction fait suite à une médaille de bronze obtenue en 2023, confirmant la progression qualitative des fèves camerounaises sur les marchés « fine et flavour » du segment premium. Dans ce secteur, le goût, l’authenticité et la durabilité influencent les prix, généralement plus élevés que ceux du cacao standard.

    Au-delà de la récompense, cette reconnaissance renforce l’image du Cameroun en tant que terroir capable de produire des cacaos d’exception, répondant à la demande croissante des chocolatiers haut de gamme et des marchés spécialisés internationaux. Elle pourrait également stimuler les investissements dans la traçabilité, la formation technique et l’organisation des coopératives, éléments clés pour convertir cette performance qualitative en bénéfices économiques concrets pour les producteurs.

  • Paul Biya félicite son homologue malgache pour la fête nationale

    Paul Biya félicite son homologue malgache pour la fête nationale

    Le président camerounais Paul Biya a envoyé un message de félicitations à son homologue malgache, Michaël Randrianirina, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de Madagascar.

    Le chef de l’État camerounais adresse ses vœux de concorde et de prospérité au peuple malgache.

    Dans sa lettre, Paul Biya déclare : « Monsieur le président et cher frère, il me plaît de vous adresser, à l’occasion de la célébration, le 26 juin, de la fête nationale de votre pays, mes vives et chaleureuses félicitations. J’y joins mes vœux de concorde et de prospérité pour le peuple malgache. »

    Message de félicitations du président Paul Biya à son Excellence Michaël Randrianirina, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la République de Madagascar, le 26 juin 2026.

    Message de félicitations du Président Paul Biya à Son Excellence Michaël Randrianirina, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la République de Madagascar, le 26 juin 2026.