Catégorie : A la Une

  • Gabon : oligui nguema accélère le virage vers le commerce intra-africain

    Gabon : oligui nguema accélère le virage vers le commerce intra-africain

    Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema donne une impulsion décisive à l’intégration économique du pays sur le continent. Lors du Conseil des ministres du 25 juin, il a enjoint son gouvernement à favoriser les achats en provenance des nations africaines, en particulier pour les denrées alimentaires, afin de concrétiser sa vision panafricaniste par des mesures concrètes.

    Le commerce entre pays africains devient un pilier central de la stratégie économique du Gabon. Réuni en Conseil des ministres le 25 juin, le chef de l’État a sommé le gouvernement d’agir rapidement pour dynamiser les échanges commerciaux avec les partenaires africains, notamment dans le secteur agroalimentaire.

    Cette décision représente un tournant dans la politique économique nationale, l’intégration régionale et la coopération Sud-Sud étant désormais érigées en priorités absolues depuis l’arrivée au pouvoir du président.

    Une directive présidentielle exigeante pour les ministères

    D’après le compte rendu officiel du Conseil des ministres, le président a souligné l’importance de choisprioriser les importations venues du continent pour stimuler les économies africaines. « Favoriser les importations en provenance des pays africains, notamment en matière de produits alimentaires, c’est contribuer activement à l’intégration des économies du continent et à une prospérité partagée entre États frères », a-t-il rappelé.

    Au-delà des principes, Brice Clotaire Oligui Nguema a exigé une exécution rapide de cette orientation. Le Conseil des ministres précise qu’il s’agit d’« une directive ferme » dont il attend « une traduction immédiate et résolue en actes concrets et mesurables ».

    Une vision alignée sur la ZLECAf

    Cette impulsion s’inscrit dans la continuité des engagements du Gabon envers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à intensifier les flux commerciaux entre économies africaines et à consolider les chaînes de valeur régionales.

    Ces derniers temps, les autorités gabonaises ont multiplié les actions pour mieux ancrer le pays dans le marché continental : reprise des discussions avec le secrétariat de la ZLECAf et promotion de la transformation locale des matières premières. Pour le président, la souveraineté économique passe par un renforcement des partenariats africains et une réduction progressive de la dépendance envers les marchés extérieurs.

    Des résultats concrets attendus

    En ciblant en priorité les produits alimentaires, le chef de l’État invite les administrations compétentes à ajuster leurs politiques commerciales et leurs mécanismes d’approvisionnement afin d’accroître la part des échanges avec les pays du continent. Cela pourrait se traduire par un renforcement des accords commerciaux régionaux, une facilitation des importations africaines et une meilleure intégration des entreprises gabonaises dans les chaînes de valeur continentales.

    En faisant du commerce intra-africain une priorité gouvernementale, Brice Clotaire Oligui Nguema entend désormais passer des discours aux réalisations. Une ambition qui reflète sa vision d’un Gabon plus intégré à son environnement africain, où la coopération économique devient un moteur de croissance, de souveraineté et de prospérité partagée.

  • Gabon : la réforme foncière interroge le rôle de garant de l’État

    Gabon : la réforme foncière interroge le rôle de garant de l’État

    La réforme du régime foncier engagée au Gabon répond à une nécessité largement reconnue. Le pays traîne depuis des décennies un lourd héritage administratif marqué par des chevauchements de titres, des contentieux répétés et une insécurité juridique qui freine autant les investisseurs étrangers que les ménages cherchant à accéder à la propriété à Libreville, Port-Gentil ou Franceville. L’ambition des autorités de transition est de clarifier les procédures, d’accélérer la délivrance des titres et de restaurer la confiance dans un secteur miné par la suspicion.

    Sur le papier, la démarche semble vertueuse. Elle s’inscrit dans une volonté politique de remise à plat des institutions, portée par les nouvelles autorités. Cependant, une lecture attentive du dispositif soulève une question centrale : l’État entend-il assumer pleinement la garantie qu’il promet, ou se contente-t-il de signer des actes dont il refuserait par avance d’endosser les conséquences contentieuses ?

    Une réforme nécessaire mais déséquilibrée

    Le constat est partagé au sein des cercles administratifs gabonais. L’attribution des terrains a longtemps souffert d’une opacité organisée, où des parcelles uniques pouvaient être enregistrées au nom de plusieurs propriétaires successifs sans aucun mécanisme de contrôle. Les conséquences sont quotidiennes : démolitions tardives, expropriations contestées, blocage de projets immobiliers et fuite de capitaux.

    Le texte en discussion vise à instaurer des procédures plus claires, à informatiser le cadastre et à réduire les délais. Concrètement, il s’agit de transformer le titre foncier en un document opposable et sécurisé, sur lequel un acquéreur ou un banquier prêteur puisse réellement s’appuyer. L’enjeu économique est de taille pour un pays cherchant à diversifier son économie au-delà du pétrole et du manganèse, et à attirer des capitaux dans l’agro-industrie, le tourisme ou la promotion immobilière.

    La responsabilité de l’État au cœur du débat juridique

    C’est précisément sur la responsabilité publique que se concentrent les critiques. Délivrer un titre de propriété revient pour une administration à certifier qu’une parcelle appartient bien à son détenteur et que l’État se porte garant. Or, plusieurs observateurs estiment que la réforme cherche à transférer la charge du contentieux vers les acquéreurs eux-mêmes, en cas de vice ou de fraude antérieurs.

    Un tel choix inverserait la logique classique du droit foncier. Dans la plupart des pays comparables, lorsque l’autorité publique a validé une mutation, elle en répond. Sans cela, le titre perd sa valeur de garantie et redevient un document administratif contestable indéfiniment. Pour les bailleurs internationaux et les banques locales, cette nuance est cruciale : elle conditionne la capacité à utiliser le foncier comme collatéral dans les opérations de crédit.

    Un signal contradictoire pour les investisseurs

    L’attractivité du Gabon pour les investissements directs étrangers dépend en partie de la lisibilité de son cadre juridique. La Banque mondiale, dans ses évaluations du climat des affaires, a régulièrement pointé le foncier comme un point de friction majeur en Afrique centrale. Une réforme qui clarifierait les procédures sans renforcer la garantie publique enverrait un signal ambigu aux acteurs économiques.

    La situation invite à un parallèle avec d’autres expériences africaines. Le Rwanda, en numérisant intégralement son cadastre et en assumant la responsabilité administrative des titres, a vu grimper la valeur des terrains urbains et faciliter l’accès au crédit hypothécaire. La Côte d’Ivoire, à l’inverse, peine à stabiliser un dispositif foncier rural cohérent, faute d’avoir tranché clairement la question de la responsabilité étatique.

    Pour le Gabon, la fenêtre politique ouverte par la transition représente une occasion rare de bâtir un édifice juridique solide. Encore faut-il que l’État accepte d’en payer le prix institutionnel, en assumant les conséquences de ses décisions. Sinon, le risque est grand de voir cette réforme rejoindre la liste des textes ambitieux dont l’application a buté sur des non-dits. Le projet en l’état laisse planer cette ambiguïté, comparée par certains observateurs à une posture de Ponce Pilate administratif.

  • Oligui Nguema et le commerce intra-africain au Gabon

    Oligui Nguema et le commerce intra-africain au Gabon

    Le commerce entre pays africains devient une priorité pour le gouvernement gabonais. Le 25 juin à Libreville, lors du Conseil des ministres, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a ordonné à son équipe d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie, essentielle pour diversifier l’économie nationale. Cette directive ne reste pas une simple déclaration : elle doit être accompagnée d’indicateurs précis et d’un calendrier serré.

    L’enjeu va au-delà de la diplomatie. Le Gabon, dont les exportations dépendent encore du pétrole, du manganèse et du bois, cherche à étendre ses marchés régionaux et à profiter davantage des échanges continentaux. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), opérationnelle depuis 2021, offre le cadre idéal. Cependant, les administrations gabonaises doivent se doter des outils nécessaires pour en tirer profit.

    Une priorité présidentielle avec des exigences de résultats

    En haussant le ton devant son équipe, le président de la Transition veut signifier que la patience n’est plus de mise. Les ministres concernés – Commerce, Économie, Transports et Affaires étrangères – sont sommés de produire des résultats concrets. Cette pression interne s’inscrit dans une méthode désormais habituelle du chef de l’État, qui multiplie les injonctions de performance depuis le changement de régime d’août 2023.

    Concrètement, plusieurs chantiers complémentaires sont visés : la facilitation douanière, la levée des barrières non tarifaires, la modernisation des corridors logistiques et la promotion des exportations gabonaises vers les marchés d’Afrique centrale, de l’Ouest et australe. Le tissu industriel local, encore embryonnaire, doit monter en gamme pour répondre à une demande continentale exigeante en matière de normes et de traçabilité.

    Le pari panafricain comme grille diplomatique

    La ligne défendue par Brice Clotaire Oligui Nguema traduit une vision géoéconomique assumée. Pour Libreville, le commerce intra-africain représente à la fois un outil de souveraineté et un amortisseur face à la volatilité des cours des matières premières. La part des échanges internes au continent reste historiquement faible, autour de 15 à 16 % du commerce africain total selon les estimations de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, contre plus de 60 % en Europe ou en Asie. Cet écart structurel est précisément ce que la ZLECAf entend résorber.

    Le positionnement panafricain du Gabon comporte aussi une dimension politique. En multipliant les références à l’intégration continentale, le président cherche à inscrire son action dans une trajectoire de long terme, au-delà de la transition. Cette narration nourrit également l’image extérieure du pays, alors que Libreville s’efforce de consolider ses relations avec ses partenaires régionaux, notamment au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

    Des défis structurels à surmonter rapidement

    Reste que la mise en œuvre des orientations présidentielles se heurtera à des obstacles bien identifiés. Le déficit d’infrastructures de transport entre le Gabon et ses voisins, la lourdeur des procédures administratives, le coût élevé de l’énergie et la faible compétitivité de plusieurs filières limitent la capacité du pays à se positionner comme plateforme régionale. Les opérateurs économiques locaux soulignent régulièrement la difficulté d’accéder aux marchés voisins, malgré des cadres juridiques communautaires existants.

    Par ailleurs, la montée en puissance des échanges intra-africains suppose une coordination étroite avec le secteur privé. Chambres de commerce, fédérations patronales et opérateurs portuaires doivent être associés à la définition d’une feuille de route opérationnelle. Sans cette articulation, le risque est grand de voir l’ambition présidentielle se diluer dans des annonces sans portée mesurable. À ce stade, aucun calendrier précis n’a été communiqué sur les premières échéances attendues du gouvernement.

    Le défi est clair : convertir une orientation politique en gains économiques quantifiables. La capacité de l’exécutif gabonais à produire des résultats dans les prochains mois sera scrutée par les milieux d’affaires et les partenaires régionaux du pays.

  • Wave approfondit son ancrage institutionnel au Cameroun pour l’inclusion financière

    Wave approfondit son ancrage institutionnel au Cameroun pour l’inclusion financière

    Active au Cameroun, où elle opère ses services financiers numériques, Wave a récemment multiplié les rencontres avec les autorités publiques, les régulateurs et les partenaires financiers.

    Cette nouvelle série d’échanges ne relève pas d’une simple prise de contact initiale. Elle prolonge un dialogue déjà bien engagé et témoigne de la volonté de l’entreprise de construire une relation durable avec les institutions camerounaises.

    Cette démarche conforte l’ancrage de Wave au Cameroun et sa volonté d’y maintenir une présence responsable, durable et alignée sur les priorités nationales en matière de transformation numérique, d’inclusion financière, de sécurité des transactions et d’accessibilité des services.

    Un dialogue institutionnel pour l’inclusion financière

    Lors de ces échanges, les équipes dirigeantes de Wave ont rencontré plusieurs institutions de premier plan : autorités monétaires, régulateurs, représentants gouvernementaux et acteurs de l’écosystème numérique et financier.

    Ces discussions ont permis de faire le point sur les activités déjà menées, de mieux comprendre les attentes des parties prenantes locales et d’identifier de nouveaux leviers de collaboration pour une finance digitale plus inclusive, transparente et utile au quotidien. Les priorités communes incluent le renforcement de l’accès aux services financiers pour les populations encore exclues des circuits formels, la proposition de solutions simples et abordables, la protection des utilisateurs, la conformité réglementaire, et la réduction de l’usage du cash. Pour Wave, ces rencontres réaffirment l’importance du dialogue institutionnel dans la construction d’un écosystème financier numérique solide et responsable.

    Sécurité et conformité au cœur des priorités

    Présente sur le terrain camerounais, l’entreprise poursuit ses activités dans le strict respect du cadre réglementaire, notamment en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, de protection des données, de sécurité des transactions et de souveraineté numérique.

    Le groupe Wave, qui opère sur plusieurs marchés africains, se développe autour d’une conviction forte : les services financiers doivent être simples, accessibles, transparents et adaptés aux réalités quotidiennes des populations. Au Cameroun, marché stratégique pour l’Afrique centrale caractérisé par une population jeune, un tissu entrepreneurial dynamique et des besoins importants en services de proximité, cette ambition prend tout son sens.

    Intégration sous-régionale dans la CEMAC

    À travers son modèle, Wave contribue déjà à la numérisation de l’économie camerounaise en apportant traçabilité, sécurité et simplicité aux transactions du quotidien. L’entreprise accompagne commerçants, familles, jeunes, femmes et petites entreprises dans l’adoption de solutions financières numériques fiables et accessibles.

    Cette approche s’inscrit dans une dynamique sous-régionale. Grâce à son intégration au réseau GIMAC, Wave Cameroun dispose d’un levier important pour améliorer l’interconnexion des services financiers numériques au sein de la CEMAC. Cette dimension est essentielle pour soutenir les usages transfrontaliers, faciliter les échanges et accompagner l’ambition d’une finance digitale plus intégrée en Afrique centrale. Au-delà de son offre, Wave se positionne comme une entreprise citoyenne, créant des emplois directs et indirects et renforçant les compétences locales.

    Une vision à long terme pour le Cameroun

    Les retours encourageants recueillis lors de cette séquence institutionnelle confortent Wave dans sa volonté d’avancer avec humilité, sérieux et détermination. Pour l’entreprise, l’enjeu n’est pas de proposer une solution supplémentaire sur le marché, mais de continuer à bâtir une relation innovante fondée sur la confiance avec les autorités, les partenaires, les usagers et l’ensemble de l’écosystème.

    Wave entend poursuivre ses efforts au Cameroun en privilégiant une approche basée sur l’écoute, la collaboration et la pédagogie, aux côtés des institutions et des acteurs locaux, pour une finance digitale plus inclusive, plus sécurisée et plus proche des besoins réels des populations. Acteur déjà engagé sur le terrain, Wave compte s’inscrire dans la durée comme un partenaire fiable du Cameroun dans la transformation numérique de son économie, en proposant des services de qualité, accessibles et utiles au plus grand nombre, tout en contribuant aux ambitions nationales et sous-régionales en matière d’inclusion financière.

  • Coupe du monde 2026 : Algérie et Autriche face au dilemme du match à enjeu

    Coupe du monde 2026 : Algérie et Autriche face au dilemme du match à enjeu

    Les derniers résultats des matchs de groupe ont éclairci le tableau pour l’Autriche et l’Algérie. Il va être beaucoup plus compliqué de calculer le bon résultat pour éviter l’Espagne en seizième.

    L’ironie de l’histoire n’est parfois pas qu’une simple formule. Quarante-quatre ans après le « match de la honte » de Gijon lors du Mondial 82, l’Algérie et l’Autriche se retrouvent, là aussi avec la tête pleine de calculs pour envisager la suite de la compétition. Pour mémoire, en 1982, les derniers matchs de poule ne se jouaient pas en simultané. L’Autriche et l’Allemagne savaient qu’une courte victoire de ces derniers qualifierait les deux équipes (au détriment de l’Algérie). Résultat : une victoire 1-0 de l’Allemagne et un match peu engagé durant une bonne partie de la rencontre.

    Quarante-quatre ans plus tard, le scénario est bien différent. En raison du passage à 48 équipes et de la qualification des huit meilleurs troisièmes (sur douze groupes), les calculs sont complexes et en même temps simples, car Autriche-Algérie sera le dernier match de poule avec un enjeu pour ce classement des meilleurs troisièmes.

    Pour rappel, à l’heure actuelle, l’Autriche est deuxième du groupe avec trois points et une différence de buts de zéro, tandis que l’Algérie est troisième avec une différence de -2.

    Le seuil pour se qualifier sera au minimum de trois points et une différence de buts nulle ou positive, ce que les deux sélections peuvent atteindre avec un match nul, mais qu’aucune ne peut atteindre avec une défaite. Il existe néanmoins quelques cas de figure où l’Autriche pourrait se qualifier avec une courte défaite : si le Congo ne gagne pas et que la Croatie est battue par le Ghana.

    Rangnick : « On verra à quelques minutes de la fin »

    Une défaite ? Mais pourquoi ces deux équipes voudraient perdre ? Parce que, particularité du tableau lors de cette Coupe du monde à 48, il vaut peut-être mieux terminer troisième que deuxième dans ce groupe : le deuxième affrontera l’Espagne, l’un des favoris de la compétition, le troisième affrontera un premier de groupe, potentiellement la Suisse. Mais, vu les derniers résultats, ce calcul ne tient plus : ce sera probablement soit la qualification via la deuxième place, soit la porte pour l’Autriche, mais les Autrichiens sauront déjà tous les résultats des autres groupes au moment d’entrer sur le terrain.

    Reste l’hypothèse du match nul qui arrange les deux équipes. Elles auraient alors quatre points et seraient toutes les deux qualifiées. Cette situation est déjà arrivée dans cette Coupe du monde, lors de Paraguay-Australie (0-0 final), comme l’a relevé Ralf Rangnick, le sélectionneur allemand de l’Autriche. « On a vu ce qu’il s’est passé avec Paraguay-Australie où un nul suffirait aux deux équipes, a-t-il remarqué en conférence de presse, avant d’écarter tout de suite l’idée de jouer pour le nul dès le coup d’envoi. Mais on ne peut pas entrer dans ce match en disant : on va jouer le nul. On est dans la même situation que l’Algérie, on verra à quelques minutes de la fin. »

    Même son de cloche du côté du sélectionneur de l’Algérie, Vladimir Petkovic : « Nous devons donner tout ce que nous avons sur le terrain et ne pas penser du tout aux différentes hypothèses. Nous entrons sur le terrain avec un seul objectif : gagner. »

  • Marie Joselle Itsana élue à la tête de l’UPG : une première historique pour le Gabon

    Marie Joselle Itsana élue à la tête de l’UPG : une première historique pour le Gabon

    L’Union du Peuple Gabonais (UPG) entame une nouvelle ère. Le jeudi 25 juin 2026, à Libreville, à l’issue d’un congrès extraordinaire très attendu, Marie Joselle Itsana a été élue à la présidence du parti. Cet événement marque un tournant historique : elle devient la première femme à diriger cette formation politique emblématique.

    Le scrutin a été très serré. Sur les 43 suffrages exprimés, Marie Joselle Itsana a recueilli 23 voix, devançant son rival Roger Mouloungui qui en a obtenu 20.

    Le défi de l’unité et de la refondation

    Loin de nier les lignes de fracture apparues durant le congrès, la nouvelle présidente a choisi d’en faire une force de rassemblement. « Notre congrès a exprimé des sensibilités différentes, des opinions parfois divergentes. C’est la preuve que notre parti est vivant », a-t-elle déclaré, accueillant sa victoire avec humilité et conscience de l’ampleur de la tâche.

    Pour Marie Joselle Itsana, l’urgence est désormais à la cohésion. Consciente des tiraillements qui ont fragilisé le mouvement par le passé, elle a lancé un appel vibrant à la fin des guerres de clans. Son mot d’ordre est clair : tourner la page des divisions internes pour engager une reconstruction collective.

    Redevenir une force politique majeure

    L’ambition de la nouvelle présidente est de redonner à l’UPG la stature de premier plan qu’elle occupait autrefois sur l’échiquier politique gabonais. Pour y parvenir, la feuille de route est dense : rebâtir l’ancrage territorial du parti dans tout le pays et porter un projet résolument axé sur la souveraineté, la justice, la transparence et le développement.

    Un héritage à honorer, une jeunesse à mobiliser

    Tout en se projetant vers l’avenir, Marie Joselle Itsana a salué la mémoire des figures historiques du parti, notamment son président-fondateur, feu Pierre Mamboundou, ainsi que les militants tombés pour la démocratie. « Nous devons nous montrer dignes de l’héritage que nous avons reçu et responsables de celui que nous transmettrons », a-t-elle martelé.

    Se tournant vers l’avenir, elle a invité la nouvelle génération de militants à s’impliquer activement dans les choix stratégiques à venir, affirmant qu’une nouvelle étape commençait « aujourd’hui et maintenant » pour l’UPG.

  • Burkina Faso : rupture diplomatique avec la France, Ouagadougou dénonce un « activisme incessant »

    Burkina Faso : rupture diplomatique avec la France, Ouagadougou dénonce un « activisme incessant »

    Un divorce consommé entre Ouagadougou et Paris

    Le régime militaire du Burkina Faso a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec la France, ce vendredi. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, les autorités burkinabè accusent Paris d’un « activisme incessant » contre leurs intérêts, marquant une nouvelle étape dans la dégradation des liens entre les deux pays.

    Depuis le coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, la relation bilatérale n’a cessé de se détériorer. Le pouvoir militaire burkinabè a adopté une ligne souverainiste, réprimant les voix critiques et affichant une hostilité croissante envers les puissances occidentales, en particulier la France.

    Les griefs de Ouagadougou

    Le gouvernement burkinabè justifie sa décision par « un activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent le pays et le Sahel ». Il précise que cette rupture « vise exclusivement le cadre institutionnel des relations diplomatiques » et ne remet pas en cause les liens historiques et humains entre les deux peuples. Le Burkina Faso assure qu’il protégera les ressortissants français présents sur son sol.

    Paris réagit avec fermeté

    De son côté, la France a exprimé ses regrets, qualifiant cette décision d’« hostile et sans fondement ». Le ministère français des Affaires étrangères estime qu’elle « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè » et annonce l’examen de mesures de réciprocité. Plus de 2 000 Français vivent au Burkina Faso, tandis que 6 000 Burkinabè résident en France.

    Cette annonce intervient dans un contexte de violences jihadistes persistantes au Burkina Faso, pays sahélien enclavé, en proie depuis dix ans aux attaques de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Plus tôt dans la semaine, l’ambassadeur de l’Union européenne avait été convoqué après une résolution critique du Parlement européen.

    Un rapprochement avec de nouveaux partenaires

    Le Burkina Faso avait déjà demandé le départ de l’ambassadeur de France en 2023, dénoncé les accords de défense et obtenu le retrait des forces spéciales françaises. De nombreux médias français ont également été suspendus. En riposte, Paris avait gelé son aide au développement et la délivrance de visas pour les étudiants burkinabè, maliens et nigériens.

    Ouagadougou, Bamako et Niamey, tous dirigés par des juntes, ont quitté la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES) et se tourner vers la Russie, la Turquie et l’Iran comme partenaires militaires. Sur le plan intérieur, le régime d’Ibrahim Traoré a renforcé son autoritarisme, avec des enlèvements et des réquisitions forcées visant journalistes, magistrats et membres de la société civile. Jeudi encore, un décret a imposé une autorisation préalable pour tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre ses études à l’étranger.

  • Gabon, Sénégal, Brexit : l’essentiel de l’actualité africaine

    Gabon, Sénégal, Brexit : l’essentiel de l’actualité africaine

    Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, à Libreville, le 16 mai 2026.

    Brice Clotaire Oligui Nguema a accordé un entretien.

    Bassirou Diomaye Faye semble isolé sur la scène politique.

    Sonoco accélère sa transformation.

    Brexit reste un sujet d’actualité.

    Ousmane Sonko demeure une figure politique majeure.

    BrexitOusmane SonkoBrice Clotaire Oligui NguemaBassirou Diomaye FayeSociété nouvelle de commerce (Sonoco)
  • Belgique première du groupe G, l’Égypte se qualifie, l’Iran espère encore

    Belgique première du groupe G, l’Égypte se qualifie, l’Iran espère encore

    Supérieure techniquement et collectivement, la Belgique a dominé la Nouvelle-Zélande (5-1) ce vendredi à Vancouver. Combiné au match nul entre l’Égypte et l’Iran (1-1), ce large succès permet aux Diables Rouges de terminer en tête du groupe G, avec une meilleure différence de buts que les Pharaons, qui décrochent pour la première fois leur billet pour les huitièmes de finale d’une Coupe du monde.

    Les Diables Rouges ont enfin retrouvé le chemin de la victoire en Coupe du monde, une première depuis le succès contre le Canada le 23 novembre 2022 (1-0). Dès l’entame, ils ont mis la pression sur la défense néo-zélandaise, multipliant les occasions. Leandro Trossard, le Gunner le plus en vue, a ouvert le score à la 28e minute en reprenant un ballon mal négocié par le latéral Tim Payne. L’attaquant d’Arsenal avait déjà touché le poteau (11e) et provoqué une tentative de penalty annulée après intervention du VAR, le bras du défenseur étant jugé en position naturelle.

    Le break après la pause

    Trop joueuse mais efficace, la Belgique a organisé son jeu autour de deux meneurs, Kevin De Bruyne et Hans Vanaken, apportant de la fluidité. En seconde période, Trossard a doublé la mise (50e) sur une offrande de De Bruyne, avant que l’entrée de Matias Fernandez-Pardo (56e) ne dynamite le couloir gauche. De Bruyne a ensuite assommé les Néo-Zélandais en inscrivant son 30e but en sélection (67e), reprenant un ballon récupéré par Trossard aux abords de la surface.

    Les changements payants de Garcia

    Rudi Garcia a ensuite géré les efforts en remplaçant Trossard par Alexis Saelemaekers et De Bruyne par Amadou Onana (72e). Un relâchement a permis à Elijah Just de réduire le score (84e), mais les entrées de Romelu Lukaku et Nicolas Raskin (85e) ont scellé le sort du match. Lukaku, d’une tête piquée au second poteau sur un centre de Raskin, a porté le score à 4-1 (86e) – son 91e but en sélection, le 12e en grand tournoi. Dans le temps additionnel, Saelemaekers a conclu sur un tir croisé après une passe de Lukaku (90e+4), portant le score à 5-1 et offrant la première place du groupe à la Belgique.

    L’Égypte a souffert mais se qualifie

    De son côté, l’Égypte a tremblé jusqu’au bout pour conserver sa deuxième place. Menés rapidement par Mahmoud Saber (5e), les Pharaons ont vu Mostafa Shobeir détourner un penalty de Taremi (11e), avant que Rezaeian n’égalise (14e) et ne plonge les Égyptiens dans le doute. Le match est devenu désordonné, les occasions se sont raréfiées, mais les Iraniens ont poussé dans le dernier quart d’heure. Un but de Khalilzadeh a été refusé pour un hors-jeu de crampon (90e+3), puis une tête d’Ezatolahi a heurté la transversale (90e+6). Au coup de sifflet final, les joueurs égyptiens se sont prosternés, soulagés d’avoir décroché leur première qualification pour les huitièmes de finale d’un Mondial. L’Iran, troisième, devra patienter pour savoir si son bilan suffira à figurer parmi les meilleurs troisièmes et rejoindre les 16es de finale.

  • Coupe du monde 2026 : les Diables Rouges tiennent leur rang face à la Nouvelle

    Coupe du monde 2026 : les Diables Rouges tiennent leur rang face à la Nouvelle

    Temps de lecture
  • Julian Alvarez entre PSG et Barcelone : le mercato estival s’emballe

    Julian Alvarez entre PSG et Barcelone : le mercato estival s’emballe

    Le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone se montrent intéressés par l’arrivée de Julian Alvarez avant la fermeture du marché des transferts estival. Cependant, le club catalan possède un atout de poids : l’attaquant de l’Atlético de Madrid, âgé de 26 ans, milite ouvertement, en public comme en privé, pour rejoindre les Blaugrana. Pourtant, comme l’a rappelé Luis Suarez, le départ d’Alvarez pourrait bien être repoussé à l’été prochain.

    « Un joueur aussi intelligent que Julian, avec le parcours qu’il a tracé depuis son départ de River, en passant par Manchester City, l’Atlético et aussi la sélection nationale, débarquerait et s’adapterait car il saurait remplir son rôle. » Après que Pedri ait déroulé le tapis rouge à Julian Alvarez concernant un éventuel transfert au FC Barcelone pour RTVE, c’est Luis Suarez qui a commenté cette hypothèse de marché pour Mundo Deportivo, désormais bien réelle. L’international argentin a mis à profit sa participation à la Coupe du monde 2026 avec l’Albiceleste pour faire connaître son souhait de quitter l’Atlético de Madrid et de réaliser « son rêve » : rejoindre le FC Barcelone.

    «Ça va être dur de s’en aller»

    « C’est un joueur qui travaille énormément. À Barcelone, il aura des ailiers capables de lui offrir de nombreuses occasions. Il possède une bonne vision du jeu, de bons déplacements. Il s’intégrera immédiatement au Barça. Mais il y a l’autre côté. Il évolue dans un grand club comme l’Atlético. Ce sera compliqué de partir. Les prochaines semaines seront passionnantes. » a poursuivi l’ancien attaquant du FC Barcelone, qui a brillé sous le maillot blaugrana entre 2014 et 2020. Le Barça a certes la préférence du joueur, mais pas celle de l’Atlético de Madrid, qui compte bien résister tout l’été jusqu’à la clôture du mercato, fixée au 1er septembre 2026.

    «Reste. L’an prochain, tu iras où tu veux : à Barcelone, au Real Madrid, au Bayern»

    Le PSG, également sur les rangs pour recruter Julian Alvarez depuis deux ans, risque donc de voir l’occasion lui échapper. Mais tout n’est peut-être pas perdu. En évoquant sa propre expérience, Luis Suarez a raconté avoir été retenu à Liverpool en 2013 avant de quitter le club un an plus tard pour le FC Barcelone.

    « Ce sont des situations que l’on provoque à un moment donné. J’ai personnellement vécu cela à Liverpool. En 2013, j’ai forcé mon départ parce que je voulais rejoindre Arsenal. Je me suis brouillé avec le club parce que nous ne nous qualifiions pas pour la Ligue des champions et que je sentais que j’avais besoin de franchir un cap. Je me souviens que le capitaine, Gerrard, m’a pris à part et m’a dit : « Reste. L’année prochaine, tu iras où tu veux : à Barcelone, au Real Madrid, au Bayern… Mais cette année, s’il te plaît, reste. Tu ne peux pas partir à Arsenal. » Et il m’a convaincu. Dans ce cas précis, la même chose pourrait arriver à Julián : que le Cholo le prenne à part et lui dise : « Cette année, je veux que tu restes avec nous. » Moi, c’est une légende de Liverpool, le capitaine, qui m’a convaincu. J’ai entendu raison, puis je suis sorti pour présenter mes excuses et ça a fini par être ma meilleure saison au club. Les supporters, même si on a tout fait pour forcer un départ, si ensuite on entre sur le terrain et qu’ils voient qu’on se donne à fond, qu’on travaille dur et qu’on défend le club, finissent par nous applaudir. »

  • Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Est de la Rdc : un an après la signature, le conflit reste gelé

    Les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 ont repris de plus belle dans l’est du pays, malgré l’accord de paix conclu il y a un an à Washington sous l’égide des États-Unis. Une épidémie d’Ebola complique encore la situation.

    Violences dans l'est de la RDC - Un an après l'accord de paix RDC/Rwanda, la région fait toujours face au 'statu quo'

    La République démocratique du Congo, meurtrie par trois décennies de guerre, subit une nouvelle escalade de violences depuis la réapparition en 2021 du Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion que l’ONU accuse d’être soutenue militairement par le Rwanda.

    Le 9 avril 2025, après une rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, des pourparlers ont été lancés à Doha entre l’Alliance fleuve Congo – la vitrine politique du M23 – et le gouvernement congolais, avec la médiation du Qatar.

    Parallèlement, Washington a piloté des discussions pour un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Après plusieurs mois de tractations, un texte a été signé le 27 juin 2025 à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

    Depuis, la région « fait face à un statu quo », analyse Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège. « Les territoires conquis par la rébellion restent sous son contrôle, et on observe des échanges de tirs ainsi que des violations du cessez-le-feu, tant du côté de l’armée congolaise que de celui du M23. »

    Malgré l’accord, le M23 « continue de recruter », souligne le professeur. « Dans cette logique, c’est la rébellion qui a actuellement l’avantage. … C’est ce rapport de force sur le terrain qui permettra aux uns et aux autres d’imposer leur agenda à l’avenir », résume-t-il.