Catégorie : A la Une

  • Bruno Genesio vers l’OM : un rival de Ligue 1 tente de bloquer le transfert

    Bruno Genesio vers l’OM : un rival de Ligue 1 tente de bloquer le transfert

    Bruno Genesio est tout proche de poser ses valises sur le banc de l’Olympique de Marseille, mais un adversaire direct en Ligue 1 s’emploie à perturber les discussions.

    Les choses semblaient bien engagées. L’OM et Bruno Genesio négociaient sereinement pour un accord, jusqu’à ce qu’une formation de Ligue 1 s’immisce dans le dossier pour compliquer les choses. Ce club rival cherche à faire échouer l’opération avant que Marseille ne finalise le recrutement de l’entraîneur.

    Un feuilleton sous pression dans le championnat

    L’identité de cette écurie concurrente n’a pas filtré, mais l’objectif est limpide : barrer la route de Genesio vers l’OM. Le technicien français de 60 ans connaît parfaitement la Ligue 1 pour avoir dirigé Lyon et Rennes, avant de s’expatrier en Arabie saoudite à la tête d’Al-Ittihad. Son profil suscite donc un intérêt bien au-delà de la seule direction marseillaise.

    Côté OM, l’urgence monte. La préparation estivale débute et le club doit verrouiller son staff technique. Chaque journée de retard dans ce dossier réduit le temps de préparation pour la saison à venir.

    Genesio, un entraîneur qui divise mais séduit

    La carrière de Genesio provoque des réactions contrastées. Ses passages à Lyon et à Rennes, où il a qualifié le club pour l’Europa League, lui ont forgé une solide réputation tactique. Son expérience en Saudi Pro League avec Al-Ittihad a étoffé son parcours international.

    Ce bagage suffit à attirer d’autres prétendants en Ligue 1, ce qui explique que la compétition s’intensifie avant même que Marseille ne puisse officialiser quoi que ce soit.

    L’OM doit accélérer pour ne pas perdre sa cible

    Le scénario redouté par les supporters phocéens : que Marseille traîne, qu’un rival boucle le dossier en premier, et que le club soit contraint de repartir de zéro dans sa quête d’entraîneur. La direction provençale sait que laisser traîner les négociations revient à offrir une fenêtre à ses concurrents. La suite de ce feuilleton devrait se jouer dans les prochains jours.

  • Tournée nationale du 7mp : Joël Ngoueneni Ndzengouma consolide l’ancrage territorial au Gabon

    Tournée nationale du 7mp : Joël Ngoueneni Ndzengouma consolide l’ancrage territorial au Gabon

    Après avoir sillonné les neuf provinces du Gabon pendant vingt jours, Joël Ngoueneni Ndzengouma, fondateur et président du Parti pour les 7 Merveilles du Peuple Gabonais (7MP), a dressé le bilan d’une mission bien plus qu’une simple opération de proximité. Restructuration des instances locales, recomptage des militants, consolidation du Mouvement Oligui Nguema 100 % (MON 100 %) : cette tournée témoigne de la volonté du 7MP de solidifier sa position au sein de la majorité présidentielle sous la Ve République.

    Du 4 au 23 juin 2026, le président du 7MP a visité l’ensemble du territoire pour échanger avec militants, sympathisants, responsables locaux et citoyens. Lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti à Libreville, il a expliqué que cette tournée s’inscrit dans une dynamique de revitalisation du parti et de renforcement du soutien au président Brice Clotaire Oligui Nguema. Fondé en 2010, le 7MP se positionne aujourd’hui clairement dans la mouvance présidentielle. Le MON 100 %, créé en février 2025, vise à soutenir les réformes du chef de l’État et à mobiliser l’opinion autour de son action.

    Une tournée dédiée à la restructuration politique

    Outre les échanges avec la population, l’objectif principal était la réorganisation des structures du parti à travers le pays. Les responsables du 7MP indiquent que les travaux ont permis de compter les militants actifs, d’enregistrer de nouvelles adhésions, de repérer de nouveaux responsables locaux et de renforcer les coordinations provinciales. Le MON 100 % a aussi profité de cette tournée pour étendre sa présence dans les neuf provinces, cherchant à fédérer davantage de citoyens autour de la vision présidentielle.

    Des perspectives axées sur le terrain

    Au terme de cette mission, le 7MP prévoit plusieurs initiatives pour poursuivre sa croissance : renforcer les coordinations provinciales, organiser davantage de réunions citoyennes, structurer le MON 100 % et instaurer un système permanent de collecte des préoccupations populaires.

    Au-delà du simple bilan organisationnel, cette tournée constitue une étape clé dans la stratégie du 7MP pour consolider son ancrage dans la majorité présidentielle et soutenir les orientations de la Ve République, tout en renforçant sa proximité avec les populations sur tout le territoire.

  • Sanctions américaines contre une raffinerie d’or rwandaise liée au conflit congolais

    Sanctions américaines contre une raffinerie d’or rwandaise liée au conflit congolais

    Les États-Unis ont imposé des sanctions à l’encontre d’une importante raffinerie d’or basée au Rwanda, ainsi qu’à deux de ses dirigeants, pour leur implication présumée dans un trafic de minerais en provenance des zones contrôlées par les rebelles en République démocratique du Congo (RDC).

    Selon Washington, ce réseau opérait de concert avec le groupe rebelle M23, qui contrôle des territoires congolais riches en or et en coltan, un minerai essentiel à l’industrie électronique.

    Le Rwanda a toujours nié tout soutien au M23, malgré les preuves accablantes rapportées par des experts de l’ONU. Le gouvernement rwandais n’a pas encore réagi à ces nouvelles sanctions, mais avait déjà qualifié de mesures précédentes d’injustes et de partiales.

    Les sanctions, annoncées jeudi, ciblent la raffinerie Gasabo Gold, son président Jean Malic Kalima et son directeur général Bosco Kayobotsi. Selon le communiqué américain, au moins 60 kilogrammes d’or, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont été acheminés clandestinement depuis l’est de la RDC vers cette raffinerie au début de l’année 2026. Des responsables gouvernementaux et des soldats rwandais auraient supervisé ce système.

    L’année dernière, Gasabo Gold avait déjà été sanctionnée par l’Union européenne pour avoir profit du conflit armé en RDC.

    Trois autres sociétés minières appartenant à M. Kalima – Bugambira Mines, Wolfram Mining and Processing et Rwinkwavu Mining Corporation – ont également été frappées par les sanctions américaines. Les entités visées n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Leurs actifs sous juridiction américaine seront gelés, et les citoyens et entreprises américains ne pourront plus traiter avec elles.

    Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré : « Les États-Unis n’autoriseront pas des groupes voyous à tirer profit du commerce illicite de minéraux et à déstabiliser la région. Les richesses minérales de la République démocratique du Congo appartiennent de plein droit au peuple congolais. »

    Cette action s’inscrit dans le cadre d’un accord de paix piloté par les États-Unis, signé en décembre dernier par les présidents du Rwanda et de la RDC. L’objectif est de mettre fin au conflit dans l’est de la RDC et de promouvoir un secteur minier transparent. L’administration Trump espère également que cet accord attirera des investissements américains dans les minéraux de la région.

    Malgré l’accord de paix, les combats persistent dans l’est de la RDC. Mercredi, lors d’un sommet d’évaluation, les responsables congolais, rwandais et américains ont exprimé leur grave inquiétude face à l’escalade des violences.

  • Équilibre imparfait : la théorie politique d’Atanga Nji pour résoudre les conflits

    Équilibre imparfait : la théorie politique d’Atanga Nji pour résoudre les conflits

    Le ministre Paul Atanga Nji vient de publier un ouvrage intitulé « Comprendre le sens de mon combat permanent pour le respect de la légalité républicaine ». Ce livre peut être perçu comme un hommage au conservatisme du pouvoir, une vitrine de sa contribution au maintien du régime ou encore un éloge de la sagesse du président Paul Biya. Au-delà de ces lectures, le texte apporte une contribution notable à la science politique et à la résolution des conflits grâce à la théorie de « l’équilibre imparfait », développée dans la postface.

    La crise anglophone et la thèse de l’intégration réussie

    Depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont secouées par un conflit armé. Des groupes séparatistes y réclament la création d’une « République d’Ambazonie » par sécession. Leur discours s’appuie sur une marginalisation systémique des anglophones par la majorité francophone. Atanga Nji rejette cette analyse : il avance que les réalisations du régime dans ces deux régions, sa propre présence au sommet de l’État et celle de nombreux autres dirigeants anglophones (ministres, directeurs généraux d’entreprises publiques et privées) constituent une réfutation concrète des thèses séparatistes.

    L’argument central est une démonstration par l’exemple. En tant qu’anglophone ayant gravi les échelons de l’État après une longue carrière dans le privé (banquier, expert financier), il incarne, avec d’autres, la preuve que la marginalisation est un mythe politiquement construit. Cette « thèse de l’intégration réussie » s’inscrit dans une stratégie plus large de contre-insurrection symbolique : la présence d’anglophones aux plus hautes responsabilités et les investissements publics dans les deux régions infirment l’idée de discrimination systémique.

    La logique d’équilibre imparfait

    La postface de l’ouvrage surprend le lecteur par le développement de ce que l’auteur appelle la « logique d’équilibre imparfait ». Ce principe est présenté comme un guide pour la gestion des conflits, des différends et des négociations. Il prolonge la réflexion présidentielle sur la paix et la sécurité internationales, notamment le discours de Paul Biya à la 72ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, où il affirmait : « La quête de la paix nous concerne tous » et « Notre bien le plus précieux c’est la paix ».

    Atanga Nji élève cette intuition au rang de paradigme théorique. Partant du constat que « toutes les guerres sont inutiles », il distingue la légitime défense de la guerre pour la guerre. Selon lui, une « guerre légitime » existe : celle menée contre le terrorisme par un gouvernement légitime.

    La théorie de l’équilibre imparfait critique l’idéal du compromis parfait. Atanga Nji estime que rechercher un équilibre absolu ou une justice distributive totale dans les négociations est illusoire et contre-productif. Il écrit : « Pour mettre un terme à tous ces conflits, il faut faire des négociations et surtout des compromis. Il faut accepter la politique du juste milieu qui n’est pas forcément juste car il n’y a jamais de bon compromis. » Le compromis n’est pas une compromission ; si les belligérants le percevaient ainsi, les conflits armés ne prendraient jamais fin.

    Quatre propositions structurantes

    Première proposition : le juste milieu n’est pas toujours juste

    « L’équilibre imparfait c’est un équilibre qui n’est pas toujours juste, mais qui permet de régler un conflit dans le sens d’équité et d’apaisement. Dans chaque négociation, le juste milieu n’est pas toujours juste, et l’équilibre recherché n’est pas toujours équilibré. » Cette proposition place l’équité processuelle (parvenir à un règlement) au-dessus de la justice substantielle (conformité à un idéal). L’équilibre imparfait est fonctionnel plutôt que normatif.

    Deuxième proposition : le compromis comme renoncement réciproque

    « Le sens du compromis implique parfois de se faire violence en acceptant de perdre quelque chose de très cher pour retrouver la paix ou résoudre une équation politique, économique ou sociale difficile. » Atanga Nji inscrit sa théorie dans une économie politique du don et du renoncement. La négociation n’est pas un marchandage équitable, mais un processus où chaque partie se sacrifie pour préserver l’ordre collectif. Cette dimension sacrificielle rapproche sa pensée du contractualisme hiérarchique plutôt que du contractualisme égalitaire de Rawls.

    Troisième proposition : l’imperfection comme condition de la paix

    « L’équilibre comporte des imperfections et il faut en tenir compte face à l’impasse dans les négociations. Dès lors qu’on accepte qu’il n’y a jamais de bon compromis et que le compromis n’est pas forcément la compromission mais le bon sens, on parvient à la logique du juste milieu pour mettre fin aux conflits. » Loin d’être un échec, l’imperfection de l’équilibre en fait la condition de possibilité de la résolution. Attendre un compromis parfait bloque tout ; accepter l’imperfection débloque les situations.

    Quatrième proposition : universalité de la logique

    « Dans les négociations, il ne faut pas trop prendre et il ne faut pas tout donner. Il faut désormais intégrer la logique d’équilibre imparfait dans les négociations internationales à tous les niveaux, quel que soit le sujet, afin que le monde soit plus paisible, moins égoïste et moins dangereux. […] Cette logique peut être perçue comme un guide de l’Humanité, valable à tous les niveaux de la vie. » Atanga Nji élève ainsi sa théorie au rang de principe universel de gouvernance.

    Application à la crise anglophone

    La pertinence de cette théorie apparaît lorsqu’on relie les deux registres de la pensée de l’auteur. Selon Atanga Nji, la thèse de la marginalisation anglophone relève d’une attente irréaliste d’équilibre parfait : l’égalité numérique (les deux régions anglophones ne représentent pas un quart de la population camerounaise ni une superficie justifiant une parité), la parité stricte (illusoire sur la seule base de la langue du colonisateur), et la symétrie institutionnelle entre communautés linguistiques (dangereuse pour la cohésion nationale). Or, un tel équilibre est impossible dans une société composite comme le Cameroun, avec ses quatre aires culturelles. Il serait indésirable car il figerait les identités et paralyserait la décision politique, compromettant l’unité nationale.

    L’« équilibre imparfait » permet de penser une cohabitation asymétrique mais pacifiée : les anglophones n’ont pas une représentation proportionnelle stricte, mais ils occupent des postes clés ; ils ne bénéficient pas d’un fédéralisme pur, mais ils participent à la direction de l’État. Cette « équité dans l’inégalité » constitue, selon l’auteur, le seul horizon réaliste pour le Cameroun.

    Portée heuristique et conclusion

    La force de cette théorie est de rendre compte finement des processus réels de négociation politique, où les acteurs acceptent des solutions sous-optimales pour préserver l’ordre social. Elle rejoint les travaux sur les « équilibres de Nash » imparfaits et les analyses de Jon Elster sur la rationalité du renoncement. Elle offre également un cadre pour comprendre la stabilité relative du régime camerounais malgré des tensions structurelles : le pouvoir de Paul Biya excelle dans la gestion d’équilibres imparfaits, satisfaisant partiellement sans jamais exclure totalement.

    L’ouvrage de Paul Atanga Nji constitue un document politique d’une richesse exceptionnelle pour le chercheur en sciences politiques africaines. Il offre une fenêtre sur le discours du pouvoir camerounais à l’ère du Renouveau national, les mécanismes de légitimation d’un régime en tension avec ses marges, et la manière dont les élites anglophones intégrées négocient leur double appartenance communautaire et étatique.

  • Le Gabon tourne la page de l’accord de pêche avec l’Union européenne

    Le Gabon tourne la page de l’accord de pêche avec l’Union européenne

    Usine du groupe Ireland Blyth Ltd (IBL) de Maurice, à Libreville, au Gabon.

    Le gouvernement gabonais a pris la décision de ne pas renouveler l’accord de pêche qui le liait à l’Union européenne. Ce choix stratégique intervient alors que les discussions sur la gestion durable des ressources marines s’intensifient.

    En mettant fin à cette coopération, le Gabon entend renforcer sa souveraineté sur ses eaux territoriales et promouvoir une exploitation plus respectueuse de l’environnement. Cette décision a des répercussions sur les flottes européennes qui opéraient dans la zone.

  • Pauvreté organisée : Jean Paul Ntsengue dénonce une manipulation politique de la jeunesse

    Pauvreté organisée : Jean Paul Ntsengue dénonce une manipulation politique de la jeunesse

    Pauvreté organisée, mainmise sur la jeunesse : l’alerte de Jean Paul Ntsengue

    L’analyste et spécialiste des questions électorales Jean Paul Ntsengue a récemment livré un constat amer. Selon lui, la précarité de la jeunesse est délibérément entretenue par des individus sans scrupules. Il pointe du doigt « des prévaricateurs irresponsables de la fortune publique, des hommes politiques véreux, des hommes aux ambitions démesurées ».

    « La pauvreté est un danger fatal pour la République », assène-t-il. Ceux qui complotent et pratiquent le clientélisme le savent bien. « Ils ont créé les conditions d’aggravation de la pauvreté des Camerounais, jetant dans la rue des hordes de jeunes faméliques à qui ils vendraient du vent le moment venu pour leur faire espérer un retour de prébendes en contrepartie d’un soutien fanatique, notamment sur les réseaux sociaux. »

    Ntsengue dénonce également l’éviction des personnes compétentes qui auraient pu épauler le président Paul Biya dans sa tâche, au profit de médiocres acquis à leur cause. « Malheureusement pour eux, le Bon Dieu n’est jamais distrait », ajoute-t-il. Selon lui, les manœuvres spasmodiques ne pourront masquer une blessure profonde, car « tout finit par finir ».

    Il appelle néanmoins à un soutien indéfectible au chef de l’État, qu’il décrit comme un homme chanceux et élu par la Providence, promis à entrer dans l’histoire pour avoir apporté démocratie et prospérité au Cameroun. « Il sait ce qu’il doit faire pour entrer honorablement dans l’histoire. Apportons-lui notre soutien indéfectible pour cette deuxième mi-temps sans prolongation », conclut Jean Paul Ntsengue.

  • Yaoundé: une vaste campagne de vente promotionnelle pour soutenir les ménages

    Yaoundé: une vaste campagne de vente promotionnelle pour soutenir les ménages

    Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé le lancement d’une vaste opération de vente promotionnelle à Yaoundé.

    L’opération, qui se déroulera du 22 juin au 30 septembre 2026 sur le Boulevard du 20 Mai, propose des réductions sur les produits de grande consommation pendant plusieurs semaines.

    Cette initiative, menée en partenariat avec des entreprises citoyennes, s’inscrit dans la politique gouvernementale de lutte contre la vie chère. Elle a pour objectif de soutenir le pouvoir d’achat des populations durant les grandes vacances et d’accompagner les parents d’élèves dans leurs préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027, en rendant disponibles des fournitures scolaires à des prix accessibles.

    Luc Magloire Mbarga Atangana a précisé que l’opération, au-delà de Yaoundé et ses environs, ainsi que les grandes métropoles, a vocation à s’étendre sur l’ensemble du territoire national, notamment sous forme de caravanes promotionnelles itinérantes.

    Opération spéciale de vente promotionnelle des produits de grande consommation

    Opération spéciale de vente promotionnelle des produits de grande consommation
  • Cameroun : le BIR déploie un dispositif spécial pour protéger les lieux de culte contre Boko Haram

    Cameroun : le BIR déploie un dispositif spécial pour protéger les lieux de culte contre Boko Haram

    Face à la menace persistante de Boko Haram, l’opération Alpha des Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) concentre ses efforts sur la protection des lieux de culte.

    Ces édifices religieux, fréquemment visés par les terroristes pour instaurer la terreur et diviser les communautés, bénéficient désormais d’une surveillance accrue et de mesures de sécurité sur mesure.

    Grâce à des patrouilles fréquentes, une présence ostensible et une attention renforcée pendant les offices, l’opération Alpha aide à anticiper les assauts et à offrir aux croyants un cadre sécurisé. Cette initiative illustre la détermination du BIR à défendre les citoyens, à sauvegarder la liberté religieuse et à renforcer la paix.

    Pour information, le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) constitue l’unité d’élite de l’armée camerounaise, placée sous l’autorité directe du chef de l’État. Bénéficiant d’un appui américain, cette force combat les insurgés de Boko Haram dans le nord du Cameroun ainsi que les groupes séparatistes dans l’ouest. Son budget, qui ne transparaît pas dans celui du ministère de la Défense, serait alimenté par la Société nationale des Hydrocarbures (SNH). Le BIR arbore son propre drapeau orné d’un lion. Son quartier général à Yaoundé, surnommé Bastos, tire son nom du quartier environnant. En 2001 et 2008, trois bataillons d’intervention rapide existaient, un par région militaire interarmes. Chaque bataillon comprenait alors une unité d’intervention de 145 hommes, une section de commandement et de soutien spéciaux de 37 hommes, une unité spéciale d’intervention de 37 hommes, un groupe de commandement et de soutien de 97 hommes et un groupe d’intervention léger.

  • Washington durcit le ton contre le M23 et Kigali

    Washington durcit le ton contre le M23 et Kigali

    PolitiqueRépublique démocratique du Congo

    Washington durcit le ton contre le M23 et Kigali

    26 juin 2026

    De nouvelles sanctions américaines visent une entreprise rwandaise de raffinage aurifère et son patron, soupçonnés de blanchir de l’or issu de l’est de la RDC pour financer la rébellion du M23.

    USA Washington D.C. 2025 | Donald Trump salue Paul Kagame

    Le Trésor américain a frappé de sanctions la raffinerie Gasabo Gold Refinery et son directeur, Jean Malic Kalima. Selon les autorités américaines, cette société a activement participé à l’extraction, au transport et à la revente d’or provenant illégalement de l’est de la République démocratique du Congo.

    D’après Washington, Gasabo Gold Refinery a collaboré étroitement avec des responsables rwandais et les rebelles du M23. Des soldats rwandais et des combattants du groupe armé auraient sécurisé le convoi d’or jusqu’à Bukavu, avant son transfert vers Kigali pour y être raffiné.

    Au début de l’année 2026, près de 60 kilogrammes d’or, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont ainsi été acheminés illégalement vers le Rwanda, selon le département du Trésor.

    Cette décision intervient alors que les accusations de pillage des ressources congolaises se multiplient et que les violences persistent dans l’est du pays.

    Des sanctions financières

    Pour l’administration américaine, ces mesures visent à couper les vivres aux groupes armés en les empêchant de profiter de l’exploitation illicite des minerais.

    « Les États-Unis ne laisseront pas des hors-la-loi tirer parti du commerce illégal de minerais pour déstabiliser la région. Les richesses minérales de la RDC appartiennent de droit au peuple congolais », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

    Concrètement, ces sanctions gèlent tous les avoirs détenus aux États-Unis par l’entreprise et son dirigeant. Elles interdisent aussi à toute entreprise ou citoyen américain de réaliser des transactions avec eux. Les sociétés étrangères qui utilisent le dollar ou possèdent des filiales aux États-Unis pourraient également être concernées.

    RDC I Des travailleurs dans une mine de Kolwezi

    Le commerce des minerais au cœur du conflit dans l’est de la RDC

    Depuis sa résurgence fin 2021, le M23 contrôle de vastes zones dans les provinces orientales de la RDC, riches en minerais stratégiques. Kinshasa, les Nations unies et plusieurs pays occidentaux accusent le Rwanda de soutenir militairement la rébellion, ce que Kigali dément.

    L’exploitation minière représente l’une des principales sources de financement du mouvement. En avril 2024, le M23 s’est emparé de Rubaya, l’un des plus grands sites d’extraction de coltan au monde. Cette zone fournit environ 15 % de la production mondiale de ce minerai essentiel aux téléphones portables, ordinateurs et autres appareils électroniques.

    Le groupe armé prélève des taxes sur l’extraction et le commerce des minerais, générant ainsi des revenus considérables.

    De nouvelles accusations sur le pillage des ressources congolaises

    Ces sanctions américaines surviennent quelques semaines après une enquête de l’ONG Global Witness. Celle-ci révèle que des centaines de tonnes de coltan extraites illégalement dans l’est de la RDC ont été blanchies au Rwanda avant d’être exportées vers des fonderies qui alimentent les chaînes d’approvisionnement de grands fabricants d’électronique.

    Selon des experts de l’ONU, environ 120 tonnes de coltan auraient été exportées chaque mois vers le Rwanda entre mai et octobre 2024 depuis les zones tenues par le M23.

    Ces nouvelles sanctions montrent la volonté de Washington de cibler non seulement les groupes armés, mais aussi les circuits commerciaux qui leur permettent de se financer. Elles relancent le débat sur la traçabilité des minerais stratégiques et la responsabilité des acteurs internationaux dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

  • Yaoundé : le chantier de modernisation du réseau d’eau potable est officiellement lancé

    Yaoundé : le chantier de modernisation du réseau d’eau potable est officiellement lancé

    Le jeudi 25 juin 2026, la première pierre du projet de restructuration du réseau de distribution d’eau potable de Yaoundé a été posée à Minkoameyos. Ce chantier vise à améliorer durablement l’accès à l’eau potable pour plusieurs localités de la capitale camerounaise et de sa périphérie.

    La cérémonie officielle s’est déroulée à l’esplanade de la mairie de Yaoundé VII, en présence du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, du directeur général de la Camwater, Dr Blaise Moussa, de membres du gouvernement, du corps diplomatique, d’élus locaux et de représentants de la société civile.

    Ce projet, prescrit par le président Paul Biya, ambitionne de renforcer la desserte en eau potable pour les populations de Yaoundé, Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo, notamment celles qui ne sont pas encore raccordées au réseau ou qui subissent des interruptions fréquentes.

    Les abonnés non domestiques, comme les industries, les établissements scolaires et les hôpitaux, figurent également parmi les principaux bénéficiaires de cette initiative.

    Le ministre Gaston Eloundou Essomba a exhorté les parties prenantes à travailler en parfaite synergie pour faciliter l’exécution des prestations. De son côté, le DG de la Camwater a assuré que son institution mettra tout en œuvre pour lever les éventuelles contraintes et mener à bien ce projet au bénéfice des populations de Yaoundé et de ses environs, dont les besoins en eau ne cessent de croître.

  • Gabon : le retour de shell suscite espoirs et interrogations

    Gabon : le retour de shell suscite espoirs et interrogations

    Le géant pétrolier Shell et le ministère gabonais du Pétrole ont paraphé un protocole d’accord la semaine dernière. Pour de nombreux analystes, cette signature constitue un signe fort de l’attractivité du pays et de son pétrole offshore, d’autant que la compagnie britannique suit les traces d’ExxonMobil et BP, qui s’étaient déjà intéressés aux zones en eau profonde moins d’un an plus tôt. Cela laisse penser que le Gabon redevient une destination prisée des grandes compagnies. Pourtant, un examen attentif invite à modérer l’enthousiasme.

    Ce document n’est en réalité qu’une déclaration d’intention, sans engagement ferme. Le chemin vers l’extraction et la vente de pétrole est encore très long. Shell pourrait très bien changer d’avis : si les résultats des recherches s’avèrent décevants, si le cours du pétrole chute, ou si elle trouve un pays plus rentable, elle peut se retirer sans aucune pénalité. Ce n’est pas la première fois que Shell et le Gabon lient leur destin : la compagnie était déjà présente, puis a quitté le pays en 2017 et définitivement en 2019. Si elle revient aujourd’hui, c’est avant tout pour servir sa propre stratégie, non pour faire une faveur au Gabon.

    Sur ce point, le gouvernement gabonais se trouve en position de force relative, mais devra négocier avec habileté. Quelle part des revenus reviendra à l’État ? Combien d’emplois et de formations pour les Gabonais ? Et, surtout, comment l’argent sera-t-il géré pour construire l’avenir, au lieu d’être dépensé immédiatement ? Il faut compter entre sept et quinze ans avant toute production commerciale. Les retombées budgétaires et pour l’emploi ne seront visibles qu’entre 2033 et 2036 au mieux. D’ici là, bien des étapes doivent être franchies : campagnes sismiques, forages d’appréciation, réactivation des chaînes de sous-traitance, emploi des jeunes.

    Le Gabon n’est pas le seul pays africain confronté à cette situation. L’Angola et le Nigeria ont négocié de manière à tirer le maximum de bénéfices de ce type d’accord : seuil de récupération des coûts, part de l’État selon la rentabilité, transparence et suivi. Le problème n’est pas d’attirer Shell, mais de déterminer à quelles conditions.

    Alors que les voisins durcissent leurs règles pour transformer les bénéfices pétroliers, surtout offshore, en développement concret, le Gabon semble encore négocier avec les mêmes outils qui ont conduit aux échecs des trente dernières années. Shell le sait parfaitement : elle signe des protocoles d’accord identiques partout. Ce qui fait la différence, c’est ce que le pays hôte impose ensuite.

  • Gabon : oligui nguema dévoile un plan de 25 milliards pour l’autonomie agricole

    Gabon : oligui nguema dévoile un plan de 25 milliards pour l’autonomie agricole

    Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dévoilé un plan ambitieux visant à réduire la dépendance alimentaire du pays. L’objectif est de parvenir à une autonomie agricole d’ici 2030, un défi de taille pour un État qui importe encore 80 % de sa consommation.

    Lors d’une déclaration publique, le chef de l’État a qualifié la situation actuelle d’« aberration », soulignant le paradoxe d’un pays de 270 000 km² aux terres arables sous-exploitées. Pour inverser la tendance, le gouvernement mise sur une volonté politique renouvelée et des investissements conséquents.

    2027 : le virage de l’élevage national

    La première phase du plan concerne l’élevage. Libreville prévoit l’introduction de 12 000 têtes de bovins pour dynamiser les filières viande et lait. Mais la mesure la plus forte concerne le secteur avicole : l’importation de poulet de chair sera totalement interdite à partir du 1er janvier 2027. Pour accompagner cette transition, un programme de soutien aux aviculteurs locaux sera mis en place. Parallèlement, chaque province devra développer ses cultures vivrières pour participer à l’effort national.

    25 milliards de francs CFA pour les producteurs

    Pour financer cette révolution agricole, un fonds spécial de 25 milliards de FCFA a été créé au sein de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG). Ce capital sera exclusivement destiné aux agriculteurs, aviculteurs et pêcheurs. « Le Gabon a les moyens de se nourrir lui-même, a déclaré le président. Ce qui manquait, c’était la volonté politique et l’investissement. Nous mettons les deux sur la table. »

    L’ambition est de réduire la dépendance alimentaire de 50 % d’ici à 2030. Un objectif qui, s’il est atteint, transformerait en profondeur l’économie et la souveraineté du pays.