Catégorie : A la Une

  • Le Maroc nommé commissaire de l’AFCONE pour trois ans

    Le Maroc nommé commissaire de l’AFCONE pour trois ans

    Le Maroc a été élu vendredi à l’unanimité au poste de commissaire de la Commission africaine de l’énergie nucléaire (AFCONE), pour un mandat de trois ans. Cette désignation est intervenue lors de la septième conférence des États parties au traité de Pelindaba, qui se tient au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie.

    Cette nouvelle fonction confiée au Royaume illustre la confiance renouvelée des États africains envers la vision royale en matière de paix, de sécurité et de développement. Le Maroc s’impose comme un hub régional pour l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire, notamment dans les secteurs de la santé et de l’agriculture, afin de répondre aux défis du stress hydrique et de la sécurité alimentaire.

    Le rôle d’un commissaire de l’AFCONE est à la fois stratégique, technique et diplomatique. En tant qu’organe de l’Union africaine, la commission veille à l’application du traité de Pelindaba qui vise à faire de l’Afrique une zone exempte d’armes nucléaires.

    La délégation marocaine à cette conférence, qui se déroule en format hybride, est conduite par l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Elle comprend également des représentants du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) et de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR).

  • Gabon : les réseaux sociaux bientôt obligés d’avoir un représentant local

    Gabon : les réseaux sociaux bientôt obligés d’avoir un représentant local

    Le Gabon a décidé d’imposer ses propres règles aux géants de la technologie venus de la Silicon Valley et de Pékin. Réuni à Libreville, le Sénat a examiné un projet de loi porté par l’exécutif, dont l’objectif est clair : encadrer strictement l’activité des réseaux sociaux sur le territoire national. Ce texte vise à combler un vide juridique longtemps dénoncé par les autorités et la société civile. Pour y parvenir, le gouvernement utilise une arme de choix : l’obligation pour chaque grande plateforme étrangère de désigner un représentant légal résidant dans le pays.

    Jusqu’à présent, des plateformes comme TikTok, Facebook ou X (ex-Twitter) opéraient au Gabon sans aucun interlocuteur officiel sur place. Cette situation entravait le dialogue institutionnel, que ce soit pour des demandes judiciaires, la modération de contenus ou la cybersécurité. En imposant un mandataire local, Libreville souhaite rééquilibrer un rapport de force historiquement déséquilibré, en s’inspirant des régulations déjà strictes du Brésil ou de l’Union européenne.

    Cette offensive s’inscrit dans un contexte national très particulier. Depuis février 2025, le gouvernement a coupé ou restreint l’accès aux réseaux à plusieurs reprises pour des raisons d’ordre public. Toutefois, face à ces blocages, les internautes gabonais ont massivement utilisé les VPN (réseaux privés virtuels), contournant habilement la censure et rendant les mesures étatiques en partie inefficaces.

    Entre sécurité publique et libertés fondamentales

    Pour les partisans de la loi, l’objectif est d’établir une véritable souveraineté numérique, calquée sur les initiatives du Nigeria ou du Kenya. Au Palais du Sénat, les arguments avancés oscillent entre la protection des mineurs, la lutte contre les discours de haine et la désinformation.

    Cependant, le projet suscite des inquiétudes au sein de la société civile. Beaucoup craignent que cet arsenal législatif ne devienne un outil de censure pour museler la liberté d’expression, un équilibre toujours fragile dans les transitions démocratiques africaines. Les observateurs attendent donc de voir quelle sera la sévérité des futures sanctions en cas de non-conformité.

    Le défi de l’attractivité économique

    Le succès de ce bras de fer dépendra de la réaction de Meta ou de ByteDance. Or, pour ces empires du Web, le marché gabonais et ses 2,5 millions d’habitants pèsent économiquement peu. Si la régulation s’avère trop rigide, elle pourrait refroidir les investisseurs technologiques, notamment dans le secteur des centres de données en Afrique centrale. À l’inverse, un cadre équilibré légitimerait Libreville sur la scène internationale. Les débats parlementaires montrent en tout cas que le pouvoir souhaite avancer rapidement.

  • Gabon : la transformation industrielle au cœur des priorités

    Gabon : la transformation industrielle au cœur des priorités

    Dans un contexte de compétition mondiale pour l’accès aux minerais critiques, un nouveau front s’ouvre dans les nations productrices : celui de la valorisation locale des ressources.

    Longtemps réduits au rôle de simples exportateurs de matières premières, de nombreux pays riches en ressources naturelles cherchent aujourd’hui à reprendre le contrôle de leur développement économique. À Bruxelles, lors d’une rencontre de haut niveau coorganisée par l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) et la Banque européenne d’investissement, le Gabon a porté cette ambition avec détermination.

    Son ambassadeur auprès du Royaume de Belgique et de l’Union européenne, Eudes Régis Immongault Tatangani, a défendu une vision qui dépasse le cadre national : celle d’un nouveau pacte économique entre les pays producteurs et le reste du monde, fondé non plus sur l’exportation brute des richesses, mais sur leur transformation locale et leur intégration dans des chaînes de valeur industrielles.

    Une rupture avec le modèle extractif classique

    La demande mondiale explosive de matières premières critiques est directement liée à la transition énergétique, à la révolution numérique et aux technologies émergentes. Batteries électriques, énergies renouvelables, intelligence artificielle ou infrastructures connectées nécessitent des volumes croissants de minerais stratégiques, dont une part importante se trouve en Afrique.

    Pour Eudes Régis Immongault Tatangani, cette situation représente une opportunité historique pour les pays producteurs de sortir d’un modèle économique hérité de décennies de rente. Le diplomate a rappelé que la richesse d’un pays ne se mesure pas seulement à l’abondance de ses ressources, mais à sa capacité à les transformer en croissance durable, en emplois qualifiés et en développement industriel.

    Cette analyse rejoint aujourd’hui celle de nombreux experts internationaux : les États qui se contentent d’exporter leurs ressources brutes ne captent qu’une faible part de la valeur créée. Les véritables bénéfices se concentrent dans les phases de transformation, de fabrication et d’innovation technologique réalisées ailleurs. C’est ce déséquilibre que le Gabon entend corriger.

    Construire des chaînes de valeur africaines

    L’ambassadeur a plaidé pour une approche intégrée, de l’extraction jusqu’à la transformation industrielle. Cette stratégie suppose des investissements massifs dans les infrastructures énergétiques, ferroviaires, portuaires et logistiques capables de soutenir une industrialisation compétitive.

    Le message porté à Bruxelles s’inscrit dans l’évolution récente de la politique économique gabonaise. Depuis plusieurs années, Libreville multiplie les initiatives pour favoriser la transformation locale des ressources nationales, notamment dans les secteurs du bois, des mines et de l’industrie. L’objectif est clair : réduire progressivement la dépendance aux exportations de matières premières non transformées tout en développant des activités industrielles créatrices de richesse sur le territoire.

    Cette approche répond aussi à une exigence géopolitique nouvelle : les pays producteurs veulent peser davantage dans les négociations internationales, non plus comme de simples fournisseurs de ressources, mais comme des partenaires industriels à part entière.

    L’exigence de partenariats équilibrés

    Au-delà des infrastructures, le représentant gabonais a insisté sur une condition essentielle : la qualité des partenariats. Les alliances entre États, investisseurs privés et institutions financières doivent impérativement inclure des mécanismes de transfert de technologies, de formation et de développement des compétences locales.

    Cette dimension est centrale dans les débats actuels sur les matières premières critiques. La souveraineté économique ne se construit pas uniquement sur les ressources naturelles, mais aussi sur la maîtrise des savoir-faire, des technologies et des compétences qui permettent leur valorisation.

    À travers cette intervention, le Gabon affirme sa volonté de participer activement à la redéfinition des relations économiques internationales. Le pays entend transformer son potentiel naturel en levier industriel et inscrire durablement son développement dans les nouvelles dynamiques de l’économie mondiale.

    Le combat pour les minerais critiques ne se gagnera pas seulement dans les mines, mais dans les usines, les centres de recherche, les infrastructures logistiques et les écoles de formation. C’est cette conviction que le Gabon a portée à Bruxelles – une vision qui pourrait bien devenir l’un des grands marqueurs économiques du continent au cours des prochaines décennies.

  • Double meurtre à Baloum : le chef du village et huit suspects écroués à Dschang

    Double meurtre à Baloum : le chef du village et huit suspects écroués à Dschang

    Au Cameroun, le chef supérieur Baloum et huit autres personnes, poursuivis pour le double meurtre de jeunes dans cette localité de la région de l’Ouest, ont été inculpés et placés en détention à la prison centrale de Dschang.

    Un tournant décisif dans l’affaire des deux jeunes brûlés vifs à Baloum. Le jeudi 25 juin, le chef de village et huit coaccusés ont été officiellement inculpés puis écroués à la prison centrale de Dschang. Les charges retenues contre eux incluent l’assassinat, la torture, la complicité d’assassinat, la complicité de torture, ainsi que l’absence de carte nationale d’identité. L’avocat des parties civiles a dénoncé des actes d’une cruauté inouïe, rappelant que nul ne devrait subir pareil traitement, même s’il était condamné à mort par la justice.

    Au cœur de ce drame, les victimes Bostel Kemta et Steve Achille Diffo Sijamo, deux trentenaires, ont été kidnappées, torturées et brûlées vives le 5 juin dernier à Baloum, dans l’Ouest du Cameroun, par une partie de la population locale, sous les yeux du chef du village, Charles Constant Pokam Noussi. Mis en cause pour son rôle présumé dans cette tragédie, ce dernier s’est rendu aux autorités le mercredi 17 juin 2026.

    Les familles des victimes ont déposé deux plaintes. La première a été enregistrée à la brigade de gendarmerie de Penka-Michel, chef-lieu du district où se trouve le village de Baloum, théâtre des faits. La seconde plainte a été directement adressée au procureur de la République, lequel a exprimé sa surprise de ne pas avoir été informé plus tôt de tels actes graves.

  • Bénin : l’ARCEP dévoile le répertoire complet des numéros courts

    Bénin : l’ARCEP dévoile le répertoire complet des numéros courts

    Dans le cadre de sa mission de service public, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP Bénin) a mis à jour la liste officielle des numéros courts destinés aux services d’urgence, d’assistance et d’intérêt général. Ce répertoire vise à faciliter l’accès rapide des citoyens aux structures clés du pays.

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    Voici la liste structurée des numéros courts à connaître, classés par domaine :

    Secours, santé et sécurité publique

    • 112 : SAMU-BENIN (urgences médicales)
    • 116 / 117 : Police Républicaine
    • 118 : Sapeurs-Pompiers
    • 160 : Brigade des mineurs

    Institutions et ministères

    • 105 / 130 : Ministère du Numérique et de la Digitalisation
    • 113 : Ministère de l’Industrie et du Commerce
    • 115 / 155 : Présidence de la République
    • 133 : Direction Générale des Impôts
    • 136 : Ministère de la Santé
    • 138 : Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance (MASMF)
    • 166 : Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

    Protection, environnement et sécurité spécifique

    • 114 : Institut National de la Femme
    • 144 : Agence Béninoise pour l’Environnement
    • 145 : Direction Générale des Eaux, Forêts & Chasse
    • 150 : Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP)
    • 191 : African Parks Network
    • 198 : Opération Mirador

    Agences numériques et régulation

    • 110 / 135 : ASIN (Agence des Systèmes d’Information et du Numérique)
    • 131 : ARCEP-BENIN
    • 137 : ANPPDT

    Grandes infrastructures, projets et énergie

    • 119 / 181 : WAPCO
    • 141 : Unité Intégrée de Gestion des Projets (UIGP) / MCVT
    • 170 : Port Autonome de Cotonou
    • 190 : FNEC

    Organisations internationales

    • 132 : ONU-Bénin
    • 189 : Programme Alimentaire Mondial (PAM / WFP)
  • Gabon : une journée nationale pour honorer les retraités et aînés

    Gabon : une journée nationale pour honorer les retraités et aînés

    Libreville – Pendant des décennies, les retraités et les personnes âgées ont constitué l’ossature de l’administration gabonaise, bâti les institutions et assuré la continuité de l’État tout en transmettant leur savoir aux nouvelles générations. Pourtant, dans bien des pays, ils restent souvent marginalisés dans les politiques publiques, célébrés en paroles mais rarement placés au cœur des priorités nationales.

    Le Gabon a franchi un pas décisif en instaurant officiellement une Journée nationale du retraité et de la personne âgée, célébrée chaque 1er octobre. Cette décision, bien plus que symbolique, ancre la reconnaissance des aînés dans le calendrier républicain et reflète une vision profonde de la cohésion sociale et du lien intergénérationnel.

    Adoptée lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, cette mesure honore une catégorie de citoyens dont l’apport au développement national est immense. Elle intervient dans un contexte mondial où le vieillissement démographique devient un enjeu stratégique, poussant les gouvernements à repenser leur rapport à l’expérience, à la solidarité et à la protection sociale.

    Réhabiliter la mémoire nationale

    Fondé sur l’article 95 de la Constitution, le décret gouvernemental institue une journée annuelle entièrement dédiée aux retraités et aux aînés. Le choix du 1er octobre n’est pas anodin : il correspond à la Journée internationale des personnes âgées proclamée par les Nations unies, permettant ainsi au Gabon de s’inscrire dans une dynamique mondiale de valorisation du troisième âge.

    Au-delà de l’hommage rendu à ceux qui ont servi l’État, les entreprises et les collectivités, cette journée rappelle une évidence souvent oubliée : une nation ne se construit pas seulement par ses projets d’avenir, mais aussi par la reconnaissance de celles et ceux qui ont participé à son édification.

    Dans un monde marqué par la rapidité, l’innovation et la performance immédiate, les retraités représentent un capital humain d’une valeur exceptionnelle. Ils incarnent la mémoire institutionnelle, l’expérience professionnelle et la stabilité sociale. Leur parcours constitue une ressource stratégique pour les jeunes générations confrontées à des mutations économiques, technologiques et culturelles toujours plus rapides.

    Un enjeu social devenu stratégique

    Cette initiative gouvernementale répond aussi à une réalité démographique qui s’impose à toutes les sociétés modernes. Le vieillissement de la population n’est plus un phénomène réservé aux pays développés ; il devient progressivement une question centrale pour les États africains eux-mêmes.

    En consacrant officiellement une journée à cette problématique, les autorités souhaitent attirer l’attention sur les défis des personnes âgées : accès aux soins, conditions de vie, protection sociale, isolement, mobilité, maintien du lien familial et insertion dans la vie collective. Autant d’enjeux majeurs qui accompagneront cette évolution démographique.

    Les activités prévues associeront administrations publiques, collectivités locales, associations, organisations communautaires et familles autour d’actions de sensibilisation, de reconnaissance et de dialogue. L’ambition est de renforcer le respect dû aux aînés tout en favorisant la transmission des savoirs et des valeurs entre générations.

    Cette approche répond à une nécessité souvent sous-estimée. Dans les sociétés africaines, où la solidarité familiale est historiquement un pilier, la modernisation rapide des modes de vie fragilise parfois les mécanismes traditionnels de prise en charge des personnes âgées. L’État apparaît alors comme un acteur essentiel pour préserver cet équilibre.

    Une vision du développement centrée sur l’humain

    À travers cette décision, le Gabon affirme une conception du développement qui ne se limite pas aux infrastructures, aux investissements ou à la croissance économique. La modernisation d’un pays se mesure aussi à sa capacité à protéger les plus vulnérables et à honorer ceux qui ont consacré leur vie au service de la collectivité.

    La création de cette Journée nationale du retraité et de la personne âgée traduit une volonté politique claire : replacer l’humain au centre de l’action publique et reconnaître que l’expérience est une richesse nationale au même titre que les ressources économiques ou naturelles.

    La première célébration, prévue le 1er octobre 2026, marquera bien plus qu’une simple commémoration. Elle ouvrira un nouvel espace de réflexion sur la place des aînés dans la société gabonaise contemporaine. Car une nation qui respecte sa mémoire renforce sa cohésion, et un État qui honore ses anciens prépare plus sereinement son avenir.

  • Transfert de Mason Greenwood : l’AS Rome confiante de faire baisser le prix de l’OM

    Transfert de Mason Greenwood : l’AS Rome confiante de faire baisser le prix de l’OM

    L’attaquant anglais Mason Greenwood est sur le départ de l’Olympique de Marseille, qui cherche à équilibrer ses comptes. L’AS Rome, qualifiée pour la prochaine Ligue des champions, est sur les rangs. Les dirigeants marseillais espèrent récupérer au moins 50 millions d’euros, dont une partie reviendra à Manchester United. Mais les Italiens estiment pouvoir recruter le joueur pour un montant moins élevé.

    Pour renflouer ses caisses, l’OM compte vendre Mason Greenwood, convoité par l’Atlético de Madrid, l’AS Rome et Fenerbahçe. Le prix demandé pour l’attaquant anglais est d’au moins 50 millions d’euros. « Beaucoup de prétendants pensent que l’OM bradera Greenwood cet été parce que le club est obligé de vendre, mais ils se trompent, il y a trop d’enjeux symboliques et financiers », a déclaré un proche de la direction marseillaise.

    La Roma pense faire plier l’OM

    Pourtant, côté italien, on croit fermement que l’OM finira par céder. Des informations concordantes indiquent que l’AS Rome est confiante de pouvoir finaliser le transfert de Mason Greenwood pour 40 millions d’euros, bonus compris. Le club marseillais doit en effet trouver rapidement des fonds. La DNCG, le gendarme financier du football français, a demandé des documents supplémentaires aux Marseillais avant de rendre sa décision.

    À quel prix l’OM va-t-il vendre Greenwood ?

    L’Olympique de Marseille va-t-il accepter de vendre Mason Greenwood pour moins de 50 millions d’euros, comme le pensent les dirigeants italiens ? Pour certains observateurs, le tarif fixé par Marseille est déjà intéressant. « Je vois d’autres prix pratiqués en Europe aujourd’hui. Un joueur capable de marquer une vingtaine de buts chaque saison en Ligue 1, c’est que dalle. Si j’étais l’OM, j’attendrais un peu, car une clause fait passer le montant à 60 millions d’euros à partir du 1er juillet, pour essayer de trouver un acheteur », a estimé le journaliste Karim Bennani.

  • Sanctions américaines contre une raffinerie rwandaise accusée d’alimenter le M23 avec de l’or illégal

    Sanctions américaines contre une raffinerie rwandaise accusée d’alimenter le M23 avec de l’or illégal

    Washington a annoncé, jeudi 25 juin, des sanctions ciblant une société rwandaise et son dirigeant, accusés d’avoir participé au transport et à la revente d’or issu de l’exploitation illégale dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon le département du Trésor américain, ces activités auraient permis de financer le groupe armé M23, qui sévit dans cette région riche en minerais.

    Gasabo Gold Refinery, basée au Rwanda, et son PDG Jean Malic Kalima sont au cœur des accusations. Le Trésor américain affirme qu’ils ont servi de partenaires clés pour des responsables rwandais et des rebelles du M23, en extrayant et en transportant de l’or depuis l’est de la RDC.

    « Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi de tirer profit du commerce illégal de minerais »

    Le communiqué du Trésor précise que des soldats rwandais et des combattants du M23 ont sécurisé le transport de l’or jusqu’à la ville congolaise de Bukavu, à la frontière rwandaise, puis jusqu’au siège de Gasabo à Kigali. « Début 2026, 60 kg d’or, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont été déplacés de l’est de la RDC vers Gasabo de cette manière », indique le document.

    Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré : « Les richesses minérales de la RDC appartiennent légitimement au peuple congolais. Les États-Unis ne permettront pas à des groupes hors-la-loi d’utiliser le commerce illégal de minerais pour déstabiliser la région. »

    Les sanctions impliquent le gel des avoirs détenus directement ou indirectement par les personnes ou entités ciblées aux États-Unis. Elles interdisent également aux citoyens et entreprises américains, ainsi qu’aux sociétés étrangères ayant des filiales aux États-Unis ou utilisant le dollar dans leurs transactions, de commercer avec elles.

    Le M23 tire d’importants revenus de la taxation des minerais

    Depuis sa résurgence fin 2021, le M23, soutenu par Kigali et l’armée rwandaise, a conquis de vastes territoires dans l’est de la RDC, une zone riche en ressources naturelles et en proie aux conflits depuis trois décennies. Une enquête de l’ONG Global Witness, publiée début juin, révèle que des centaines de tonnes de coltan ont été pillées dans la région par le groupe armé et blanchies au Rwanda avant d’être exportées vers des fonderies alimentant les géants de l’électronique.

    En avril 2024, le M23 a pris le contrôle de la cité minière de Rubaya, qui fournit 15 % de la production mondiale de coltan, un minerai stratégique pour l’industrie électronique. Le groupe armé prélève une taxe sur la production et le commerce des minerais, générant d’importants revenus. Selon des experts de l’ONU, environ 120 tonnes de coltan ont été exportées chaque mois vers le Rwanda entre mai et octobre 2024.

  • RDC: escalade des violences dans le Nord-Kivu, plusieurs enlèvements et morts

    RDC: escalade des violences dans le Nord-Kivu, plusieurs enlèvements et morts

    La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, où au moins dix personnes ont été enlevées, deux autres tuées et plusieurs biens pillés entre mardi et mercredi 24 juin, rapportent des organisations humanitaires locales.

    Les incidents, recensés dans au moins six localités, comprennent des enlèvements, des braquages sur les axes routiers, des incursions armées dans des habitations ainsi que des affrontements entre groupes armés. Les organisations humanitaires appellent à un rétablissement rapide de la sécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

    Mercredi matin, entre 9 heures et 10 heures, au moins sept personnes ont été enlevées sur les axes Kibirizi-Rwindi, au niveau de Butindiri, et Kibirizi-Kibingu. Parmi les victimes figurent trois conducteurs de moto-taxi ainsi que leurs passagers. Les assaillants se sont également emparés d’au moins 18 colis de poissons transportés depuis Vitshumbi. L’identité des auteurs de ces enlèvements n’était pas encore connue.

    La veille, trois autres personnes avaient été kidnappées. Deux d’entre elles ont été enlevées lors d’une incursion armée dans une habitation du quartier Buzito, à Kiwanja, tandis qu’une troisième a été capturée dans le quartier Majengo, à Kibirizi.

    Toujours mardi, un camion de marchandises appartenant à des commerçants a été attaqué sur l’axe Kanyabayonga-Rwindi. Des hommes armés ont ouvert le feu pour contraindre le chauffeur à immobiliser le véhicule avant de s’emparer de sa cargaison. Aucune victime n’a été signalée lors de cette attaque.

    Le même jour, une femme de 22 ans et son enfant ont perdu la vie dans le village de Kiseguro. Ils auraient été mortellement touchés par des balles perdues lors d’affrontements opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux combattants des FDLR.

    Par ailleurs, la Croix-Rouge de la RDC a annoncé la mort de deux de ses volontaires, tués le 16 juin dernier dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Les victimes effectuaient une mission de supervision de travaux d’adduction d’eau potable dans le village de Kakumba lorsqu’elles ont été attaquées.

    Le président national de la Croix-Rouge en RDC, Edgard Mateso, a fermement condamné cette attaque, la qualifiant de grave violation des principes humanitaires internationaux. Il a souligné que ce drame illustre les risques permanents auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires dans l’est du pays.

  • Maxence Lacroix tout proche de Chelsea pour 55m€

    Maxence Lacroix tout proche de Chelsea pour 55m€

    Convoqué pour la première fois en équipe de France en vue de la Coupe du monde 2026, Maxence Lacroix vit une saison exceptionnelle. Le défenseur de 26 ans, actuellement à Crystal Palace, pourrait ne pas y retourner après le Mondial. Les Blues de Chelsea, intéressés depuis plusieurs jours, s’apprêtent à finaliser un transfert estimé à 55 millions d’euros.

    Des Bleus aux Blues ? Le joueur formé à Sochaux a été appelé par Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026, une première qui récompense sa progression depuis son arrivée à Crystal Palace en 2024. Il devrait quitter le club londonien dès cet été.

    Lacroix vers Chelsea après le Mondial

    Maxence Lacroix attire les convoitises, notamment celle de Chelsea. Le club londonien souhaite renforcer sa défense et voit en l’international français (4 sélections) le profil idéal. Les informations recueillies indiquent qu’il quittera Crystal Palace pour rejoindre Chelsea une fois la Coupe du monde achevée, contre une indemnité d’environ 55 millions d’euros.

    Une titularisation contre la Norvège ?

    Reste sur le banc depuis le début de la compétition, Maxence Lacroix pourrait être aligné d’entrée ce vendredi face à la Norvège, en remplacement de William Saliba. « William ne sera pas là demain », a annoncé Guy Stéphan en conférence de presse. « Il suffit de se référer à celui qui l’a remplacé ces derniers matchs. » Dans le même secteur défensif, Ibrahima Konaté change également de club cet été : le joueur de 27 ans a quitté Liverpool pour le Real Madrid, où il s’est engagé jusqu’en juin 2030.

  • Gabon : Moody’s confirme la note, la vigilance reste de mise

    Gabon : Moody’s confirme la note, la vigilance reste de mise

    Libreville – Le maintien de la note souveraine du Gabon par Moody’s, annoncé le 24 juin 2026, a suscité des interprétations diverses. Si l’agence n’a pas abaissé la note Caa2, elle a toutefois révisé sa perspective de stable à négative. Ce changement subtil traduit moins une sanction qu’un avertissement adressé aux autorités gabonaises.

    Dans un contexte de transformation économique et institutionnelle engagé depuis le retour à un pouvoir civil en 2023, cette décision place Libreville face à un défi majeur : convaincre les marchés financiers que les réformes en cours produiront des résultats tangibles à court terme.

    Entre prudence des marchés et confiance maintenue

    La note souveraine évalue la capacité actuelle d’un État à rembourser ses dettes, tandis que la perspective anticipe les évolutions futures. Moody’s a donc considéré que le Gabon conserve sa capacité de paiement actuelle, mais exprime des doutes sur la trajectoire à venir, notamment en matière d’endettement public, de gestion des échéances et d’équilibre budgétaire.

    Cette prudence s’explique par la dépendance de l’économie gabonaise aux exportations de pétrole, de manganèse et de bois. Toute fluctuation des cours mondiaux impacte directement les recettes de l’État. Pourtant, les données publiées par Moody’s indiquent une amélioration progressive des finances publiques. Le déficit budgétaire, estimé à 8,5 % du PIB en 2025, devrait reculer à 6,5 % en 2026, puis à 4,5 % en 2027. Une trajectoire de consolidation, loin d’un effondrement.

    L’agence semble ainsi attendre davantage de preuves que les engagements politiques se traduisent en résultats économiques durables.

    Les réformes sous surveillance

    Depuis août 2023, le gouvernement gabonais a lancé une restructuration profonde de l’appareil d’État. Audit de la dette publique, renforcement de la transparence budgétaire, dialogue avec le Fonds monétaire international, réorganisation des dépenses publiques et contrôle accru des projets figurent parmi les axes prioritaires.

    L’objectif affiché est clair : chaque dépense doit désormais produire des bénéfices visibles pour les citoyens, rompant ainsi avec une culture administrative souvent critiquée pour son inefficacité.

    Les autorités insistent également sur leur refus de faire peser l’effort d’assainissement sur les populations. Elles réaffirment leur volonté de préserver les bourses étudiantes, les recrutements essentiels dans la fonction publique et les mécanismes de protection sociale.

    Cet équilibre entre rigueur financière et stabilité sociale est un pari délicat, rarement réussi par les pays producteurs de matières premières en phase de réajustement.

    L’heure de vérité pour la crédibilité gabonaise

    L’enjeu dépasse désormais la simple notation d’une agence. Il s’agit de la crédibilité du nouveau modèle économique que le Gabon tente de bâtir.

    Le pays conserve des atouts : un niveau d’endettement global inférieur à celui de plusieurs économies de la zone CEMAC, des perspectives de croissance liées à la transformation locale du bois, à la valorisation du manganèse et à une diversification économique progressive.

    Cependant, Moody’s rappelle une vérité immuable : les marchés ne jugent pas les intentions, mais les résultats. La confirmation de la note Caa2 est un signal de confiance prudente. La perspective négative est un rappel à l’ordre.

    Le Gabon bénéficie encore du crédit accordé à ses réformes. Il lui reste à démontrer qu’elles peuvent produire des effets mesurables, durables et crédibles. Car dans l’économie mondiale, la confiance se gagne par la constance, la discipline et la capacité à tenir ses promesses, envers les investisseurs comme envers les citoyens. La prochaine évaluation de Moody’s sera décisive pour l’avenir financier du pays.

  • Atlanta et le Maroc scellent un nouveau partenariat économique

    Atlanta et le Maroc scellent un nouveau partenariat économique

    Profitant de l’élan de la Coupe du monde de football, la ville américaine d’Atlanta et le Royaume du Maroc ont franchi une étape décisive dans leur coopération bilatérale. Un protocole d’accord vient d’être signé entre les deux parties, visant à consolider leurs liens dans les domaines économique et industriel.

    Ce partenariat, conclu entre l’Agence de développement économique d’Atlanta et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), couvre des secteurs clés tels que les investissements, le commerce, la logistique et les échanges d’expertise. Les deux organismes entendent ainsi mutualiser leurs savoir-faire pour stimuler les flux d’affaires.

    Lors de la cérémonie de signature, les représentants ont souligné le rôle fédérateur du Mondial, qui a servi de catalyseur à ce rapprochement. Atlanta et le Maroc ont été présentés comme des « portes d’entrée » stratégiques vers leurs régions respectives – l’Amérique du Nord pour la première, l’Afrique pour le second – ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de coopération.