Lancement officiel de la centrale électrique Solidarité à Niamey par Sifi Ghrieb
Le chef du gouvernement, Sifi Ghrieb, s’est rendu ce mercredi dans le secteur de Gorou Banda, situé à Niamey, la capitale de la République du Niger. Ce déplacement marque une étape cruciale avec l’inauguration solennelle et la mise en exploitation officielle de la nouvelle infrastructure de production énergétique baptisée « Solidarité ».
Cette mission diplomatique et technique au Niger s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération bilatérale à travers des projets concrets.
Pour cet événement majeur, Sifi Ghrieb est accompagné d’une délégation de haut niveau comprenant le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal. Abed Halouz, qui dirige l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, participe également à l’inauguration de cette centrale stratégique pour l’approvisionnement électrique de Niamey.
Le Maroc et les Émirats Arabes Unis ont renforcé leurs liens ce mardi à Rabat lors d’un entretien privé entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, Président des Émirats Arabes Unis. Cette rencontre, marquée par une volonté commune d’approfondir la coopération bilatérale, a permis d’aborder les enjeux majeurs du Moyen-Orient et de la péninsule arabique.
Un dialogue axé sur les défis régionaux
L’échange, qui s’est tenu dans une atmosphère de fraternité et de confiance, a mis en lumière les relations historiques entre les deux nations. Les deux dirigeants ont passé en revue les défis géopolitiques actuels, notamment les tensions et les opportunités qui façonnent la stabilité dans la région du Golfe et au-delà.
Le Maroc et les Émirats ont souligné leur attachement à une coopération stratégique, illustrée par des décennies de partenariats fructueux dans des domaines variés, de l’économie à la sécurité, en passant par la diplomatie.
Une visite privée aux accents diplomatiques
Cette visite, bien que privée, revêt une dimension hautement symbolique. Elle reflète la solidité des relations entre les deux pays, unis par des valeurs communes et une vision partagée pour l’avenir de la région. Les deux chefs d’État ont échangé des vues sur les initiatives régionales et les moyens de renforcer la stabilité collective.
Ce tête-à-tête s’inscrit dans la continuité d’un dialogue permanent, où chaque rencontre permet de consolider les ponts entre Rabat et Abu Dhabi, deux capitales engagées pour un développement harmonieux et une paix durable.
Le 2 juin 2026, un décret présidentiel a officiellement acté le renouvellement des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) au Cameroun. Cette mesure met fin à près de six ans d’inertie institutionnelle, durant lesquels l’organe chargé de superviser l’indépendance de la justice camerounaise est resté paralysé. Pourtant, la simple reconduction des magistrats ne suffit pas à résoudre les centaines de dossiers en attente.
Six années sans réunion, sans décision, sans activité officielle. Depuis 2020, le CSM, pilier de la gestion des carrières judiciaires, n’a plus tenu aucune session significative. Les promotions sont au point mort, les intégrations de nouveaux magistrats retardées, et les procédures disciplinaires accumulées sans réponse.
Le décret signé par le président Paul Biya marque une étape symbolique, mais son impact concret reste à prouver. Les couloirs du palais de justice s’interrogent : un simple texte administratif peut-il relancer une institution essoufflée par des années de dysfonctionnement ?
Un décret de stabilité… sans garantie de reprise
Le 2 juin 2026, le chef de l’État a publié un décret renouvelant partiellement les membres du CSM. Sur les quatorze titulaires, dix ont été reconduits, tandis que quatre nouveaux entrants rejoignent l’organe. Parmi les changements notables, le départ d’Ali Mamouda, remplacé par Goni Mariam, et l’arrivée de quatre suppléants : Alioum Fadil, Donald Malomba Esembe, Sockeng Roger et Sali Dairou.
Cette réforme à minima privilégie la continuité plutôt que le changement. Aucun signal fort de réforme n’a été envoyé, et aucune annonce n’a été faite concernant la tenue d’une première session post-décret. La question persiste : ce renouvellement suffira-t-il à briser la léthargie institutionnelle ?
Le CSM, un organe constitutionnel en veille prolongée
Le Conseil Supérieur de la Magistrature est censé jouer un rôle clé dans la nomination, la promotion et la discipline des magistrats camerounais. Présidé par le président de la République, il est théoriquement le garant de l’indépendance de la justice face au pouvoir exécutif. En pratique, depuis 2020, il n’a plus fonctionné.
Les dernières réunions significatives remontent à avant la crise sanitaire mondiale. Depuis, le silence règne. Les observateurs judiciaires s’accordent à décrire une institution en veille forcée, où les dossiers s’entassent sans traitement : intégrations de nouveaux magistrats, avancements de carrière, procédures disciplinaires, affectations… Tout est en suspens.
Une paralysie institutionnelle aux conséquences concrètes
La chronologie de cette inertie est révélatrice :
2020 : Dernières activités notables du CSM.
2021-2024 : Accumulation des dossiers en attente (intégrations, promotions, sanctions). Certains magistrats attendent des années pour une décision administrative.
2025 : Expiration des mandats des membres sans renouvellement immédiat, plongeant le CSM dans une zone grise juridique.
2 juin 2026 : Publication du décret de renouvellement partiel… mais les dossiers en souffrance restent toujours en attente.
Le problème n’est pas seulement l’expiration des mandats, mais bien l’absence de fonctionnement. Or, le décret ne répond pas à ces enjeux : aucune date de réunion n’est annoncée, aucun calendrier de travail n’est communiqué, et aucune garantie n’est donnée sur la reprise des activités.
Ce que révèle ce dysfonctionnement sur la gouvernance judiciaire
Au-delà du cas du CSM, cette situation illustre une dépendance structurelle des institutions camerounaises au bon vouloir du pouvoir exécutif. Lorsque l’organe suprême de la justice ne se réunit plus, ce n’est pas une simple anomalie administrative. C’est un choix ou une négligence dont les répercussions se mesurent en années de carrières bloquées et de justiciables en attente.
L’indépendance de la magistrature repose sur des institutions qui fonctionnent de manière régulière et transparente. Un organe dont l’activité dépend de l’agenda présidentiel ne peut prétendre à cette crédibilité.
L’après-décret : le vrai défi pour la justice camerounaise
Le renouvellement du 2 juin 2026 est un premier pas, mais il ne suffit pas. Les magistrats, les justiciables et les observateurs indépendants attendent des actes concrets : des sessions effectives, l’examen des promotions bloquées, le traitement des procédures disciplinaires en souffrance.
Le vrai test ne sera pas la publication au Journal Officiel, mais bien la date de la prochaine réunion du CSM. Tant que cela n’est pas acté, la justice camerounaise restera en attente… comme depuis six ans.
Les forces de l’ordre tchadiennes ont mené à bien une série d’opérations visant à démanteler un réseau criminel actif dans la capitale, N’Djamena. Au total, 29 personnes présumées coupables d’infractions graves ont été interpellées entre le 15 mai et le 1er juin 2026.
Une opération coordonnée pour mettre fin à l’insécurité
Le contrôleur général Mahamat Mahamat Idriss, à la tête de la direction générale de la Police nationale, a détaillé lors d’une conférence de presse les résultats de ces interventions. Plusieurs unités spécialisées ont collaboré pour aboutir à ces arrestations : la Cellule des renseignements, les Commissariats de sécurité publique, les services centraux de la direction générale des renseignements et investigations, ainsi que le poste de police frontalière de Ngueli.
Des infractions multiples et graves
Les charges retenues contre les suspects sont multiples et reflètent la diversité des activités illicites démantelées. Parmi les principaux chefs d’accusation figurent :
Le trafic d’armes et la complicité dans ce délit ;
L’association de malfaiteurs ;
Les vols simples et aggravés ;
Les braquages et cambriolages de véhicules ;
L’entrée illégale d’étrangers sur le territoire national.
Les enquêteurs ont également mis en lumière des cas spécifiques, comme le vol de motos en flagrant délit avec complicité, le vol d’ordinateurs, de téléphones, de pièces d’or, de tapis, de couvertures et d’aluminium, ainsi que les vols à la tire. Plusieurs suspects ont été arrêtés en flagrant délit lors de cambriolages de véhicules.
Une répartition des suspects selon la gravité des faits
Après avoir été auditionnés selon les procédures légales, les 29 individus ont été classés en quatre groupes distincts, en fonction de la nature et de la gravité des infractions commises. Cette organisation permettra aux autorités judiciaires de traiter chaque dossier avec la rigueur nécessaire, en fonction des preuves et des circonstances entourant chaque affaire.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus des autorités tchadiennes pour renforcer la sécurité et lutter contre la criminalité organisée dans le pays.
Tchad : l’opposition muselée, vers un retour à l’autoritarisme ?
Un durcissement politique inquiétant
Le régime tchadien franchit une nouvelle étape dans la restriction des libertés avec la condamnation de huit responsables de l’opposition à huit ans de prison ferme. Leur crime ? Avoir envisagé une marche pacifique contre les dysfonctionnements de gouvernance, prévue le 2 mai. La veille du verdict, la Cour suprême a dissous leur plateforme, le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale force d’opposition du pays.
Cette décision s’ajoute à celle rendue en août 2025 contre Succès Masra, leader du parti Les Transformateurs, condamné à vingt ans de prison pour « incitation à la haine ». Une série de mesures qui illustrent une volonté croissante de museler toute contestation, réduisant à néant le projet démocratique tchadien.
Un espace public sous contrôle
Les manifestations publiques sont interdites depuis plus de six ans au Tchad. Certaines ont été réprimées dans le sang, comme en octobre 2022, où près de 200 manifestants ont trouvé la mort. Les autorités utilisent désormais systématiquement le système judiciaire pour étouffer les voix dissidentes, selon les avocats des condamnés. Ceux-ci dénoncent des procès expéditifs et des accusations infondées, comme l’association de malfaiteurs ou la rébellion.
Les Nations unies ont rappelé l’importance de respecter les droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et de rassemblement. Pourtant, les restrictions s’intensifient, avec une normalisation inquiétante de l’usage de la force létale, même dans des contextes anodins.
Une escalade des violences politiques
Le 29 avril, des militants des Transformateurs célébraient le huitième anniversaire de leur parti lorsqu’ils ont été pris pour cible. L’attaque a fait un mort, deux blessés graves, et le trésorier du mouvement a été enlevé avant d’être torturé. Bien que le gouvernement promette des investigations, ces agressions se multiplient depuis des années.
Cette dérive autoritaire rappelle les périodes sombres de l’histoire tchadienne. Sous les présidences de François Tombalbaye et Hissène Habré, seuls les partis « amis » du pouvoir étaient tolérés. Ces derniers servaient d’instruments de propagande et étouffaient toute opposition. Idriss Déby Itno, au pouvoir de 1990 à 2021, a perpétué cette logique en révisant la Constitution pour supprimer les limites de mandats présidentiels.
Un risque de radicalisation accru
Le rétrécissement de l’espace démocratique et les violences policières pourraient radicaliser une jeunesse tchadienne déjà en proie au chômage et à la précarité. Les organisations régionales et internationales, comme l’Union africaine ou l’ONU, ont un rôle clé à jouer pour relancer le dialogue et éviter une nouvelle spirale de conflits.
La transition politique entamée en 2021, après la mort d’Idriss Déby Itno, semble s’éloigner des promesses démocratiques. En octobre 2025, le Parlement a prolongé le mandat présidentiel à sept ans, un signe supplémentaire de la mainmise du parti au pouvoir sur les institutions.
Des solutions pour éviter le pire
Pour inverser cette tendance, le Tchad doit impérativement rétablir le dialogue entre le régime, l’opposition et la société civile. Le respect des libertés fondamentales, une justice indépendante et une réforme des forces de l’ordre sont indispensables. Les autorités doivent privilégier des mesures proportionnelles lors des rassemblements et former les agents à une gestion pacifique des conflits.
Sans une intervention urgente des acteurs régionaux et internationaux, le pays pourrait sombrer dans un autoritarisme comparable aux pires heures de son histoire. La stabilité future du Tchad en dépend.
Une relation historique et stratégique entre le Maroc et les Émirats
Les liens unissant le Maroc et les Émirats arabes unis illustrent une coopération exemplaire, fondée sur des décennies de confiance mutuelle. Nés sous l’impulsion visionnaire de feu le roi Hassan II et du Cheikh Zayed Ben Sultan Al Nahyane, ces échanges incarnent aujourd’hui un partenariat solide, où se mêlent vision commune et engagements concrets.
Une visite royale porteuse de nouveaux horizons
Le 2 juin dernier, le roi Mohammed VI s’est rendu à Rabat pour une rencontre privée avec le président des Émirats, Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane. Cet entretien, organisé dans un cadre informel, a permis aux deux dirigeants d’échanger sur les défis régionaux, notamment ceux touchant le Golfe et le Moyen-Orient. Une occasion de renforcer des liens déjà solides entre leurs familles respectives et leurs nations.
Un partenariat économique ambitieux et diversifié
Depuis décembre 2023, un accord-cadre renforce cette alliance, visant à transformer la complémentarité des deux pays en une synergie durable. L’objectif ? Élever les relations économiques, commerciales et industrielles à la hauteur de l’amitié politique et populaire qui les unit. Confiance et pragmatisme guident cette coopération, avec pour credo : le bénéfice mutuel et partagé.
Des projets innovants pour un développement commun
Cette dynamique favorise la mise en œuvre de modèles opérationnels inédits. Les deux pays s’engagent à soutenir des initiatives à forte valeur ajoutée, en mobilisant des fonds, des partenariats public-privé et des investissements stratégiques. Parmi les secteurs clés :
La sécurité alimentaire, avec des collaborations ciblées dans le domaine des engrais, notamment via l’Office chérifien des phosphates (OCP) ;
Le tourisme et l’immobilier, avec des développements majeurs sur le littoral méditerranéen ainsi qu’à Dakhla et Tarfaya ;
La reconstruction des zones sinistrées, en réponse au séisme d’Al Haouz.
Une solidarité politique affirmée face aux crises régionales
Le Maroc a toujours affiché son soutien indéfectible à la stabilité des pays du Golfe. Lors des tensions récentes entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le souverain marocain a réaffirmé sa position ferme en condamnant les agressions iraniennes. Une solidarité concrète s’est traduite par un échange téléphonique entre le roi Mohammed VI et le Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, scellant une fois de plus l’unité des deux nations.
Le Premier ministre algérien en mission diplomatique au Niger
mercredi 03 juin 2026 10:34
ALGER — Le Premier ministre algérien, M. Sifi Ghrieb, a atterri mercredi à Niamey pour une visite officielle au Niger, mission confiée par le président de la République algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune. Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens de coopération et de partenariat entre les deux nations voisines, selon un communiqué des services du Premier ministre algérien.
Cette visite marque une étape importante dans les relations bilatérales entre l’Algérie et le Niger, deux pays partageant des valeurs communes de solidarité et de développement régional. Les discussions prévues lors de ce séjour officiel devraient porter sur des enjeux stratégiques tels que l’économie, la sécurité et les échanges culturels, afin de consolider les accords existants et en initier de nouveaux.
Les observateurs soulignent l’importance de cette mission, qui intervient dans un contexte où les pays du Sahel renforcent leurs collaborations pour faire face aux défis sécuritaires et économiques. Le Premier ministre algérien sera accompagné d’une délégation de haut niveau, témoignant de l’engagement des deux pays à approfondir leur coopération.
Cette visite s’ajoute à une série d’initiatives diplomatiques visant à dynamiser les échanges entre l’Algérie et ses partenaires africains, notamment dans les domaines de l’énergie, du commerce et de la formation professionnelle.
La France et le Maroc écrivent une nouvelle page diplomatique avec l’arrivée de Philippe Lalliot
Le nouveau représentant diplomatique français, Philippe Lalliot, a officiellement pris ses fonctions à Rabat après sa nomination en mai. Sa mission : renforcer les liens bilatéraux tracés par le président Macron et sécuriser les intérêts économiques français à l’approche de la Coupe du monde 2030.
L’arrivée d’un ambassadeur dépasse rarement le cadre protocolaire, mais celle de Philippe Lalliot à Rabat marque un tournant bien plus significatif. Après sa nomination administrative en mai, le diplomate français a officiellement présenté ses lettres de créance au ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, scellant ainsi le début d’une nouvelle dynamique bilatérale.
Cette étape officielle concrétise une volonté affichée de réinventer les relations franco-marocaines, marquées par une période de tensions et de méfiance mutuelle. L’objectif est double : stabiliser un partenariat historique et repositionner la France dans l’échiquier géopolitique méditerranéen et africain.
Son prédécesseur, Christophe Lecourtier, avait dû naviguer dans une période particulièrement délicate. Les relations s’étaient fortement dégradées lorsque Paris avait décidé de restreindre drastiquement l’octroi de visas pour les citoyens marocains, une décision perçue comme un manque de soutien aux priorités nationales du Maroc. Cette mesure, couplée à une position française jugée tiède sur plusieurs dossiers, avait gelé le dialogue entre les deux pays.
Cette période de froid diplomatique s’est traduite par l’absence de visites officielles et une perte d’influence notable de la France dans l’agenda extérieur du Maroc. La complicité historique entre les deux nations avait cédé la place à une succession de gestes distants, voire de désaccords publics.
Le Sahara occidental, catalyseur d’un rebond diplomatique
Le véritable tournant s’est opéré en 2024, lorsque la diplomatie française a opéré un revirement stratégique majeur. Dans une lettre officielle adressée au roi Mohammed VI, le président Emmanuel Macron a apporté un soutien explicite au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, le qualifiant de solution la plus réaliste pour résoudre ce conflit régional.
Cette décision a constitué une victoire géopolitique de premier ordre pour le Maroc. Au-delà du soutien d’un allié traditionnel, elle marquait le positionnement d’une puissance majeure au Conseil de sécurité de l’ONU et au sein de l’Union européenne, offrant à Rabat un levier stratégique sans précédent dans la région.
Cette annonce a marqué le début d’une relance diplomatique sans précédent. Les rencontres ministérielles se sont multipliées, les missions économiques conjointes ont repris, et les projets bloqués par la crise ont enfin pu avancer, rétablissant une fluidité dans les échanges entre Paris et Rabat.
Le point d’orgue de cette réconciliation a été la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc. Ce déplacement a symbolisé la fin définitive de la période de distanciation. Lors de cette rencontre, le président français a insisté sur la nécessité d’adapter les relations bilatérales aux nouvelles réalités africaines et méditerranéennes, tandis que Nasser Bourita a souligné la nécessité de fonder cette nouvelle entente sur la confiance mutuelle et l’intérêt stratégique partagé.
Derrière cette réconciliation se cache une lecture strictement pragmatique. Pendant les années de tensions avec la France, le Maroc a su diversifier ses alliances en consolidant des partenariats clés avec les États-Unis, les monarchies du Golfe et de nombreux pays africains. Cette diversification a considérablement élargi sa marge de manœuvre sur la scène internationale.
Face à une carte régionale en constante mutation, l’Élysée a réalisé que maintenir une distance avec Rabat aurait un coût politique et économique de plus en plus difficile à justifier.
Économie et investissements : un partenariat stratégique en renfort
Philippe Lalliot hérite d’un climat diplomatique favorable mais d’un agenda exigeant. Le volet économique sera prioritaire : les entreprises françaises restent en tête des investissements étrangers au Maroc, avec une présence dominante dans des secteurs stratégiques comme l’automobile, le ferroviaire, la banque, la transition énergétique et les grands travaux publics.
Le Maroc joue également un rôle clé en tant que plateforme d’entrée pour les entreprises françaises souhaitant étendre leur activité vers les marchés d’Afrique subsaharienne.
Le départ de Christophe Lecourtier n’a pas signifié une rupture avec le Maroc. Sa nomination à la tête de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc confirme l’importance accordée par Paris au volet économique de ce réajustement. L’AFD joue un rôle central dans le financement des plans d’investissement public et d’infrastructures du Maroc, notamment en vue de l’organisation de la Coupe du monde 2030, un projet commun avec l’Espagne et le Portugal qui attire déjà l’intérêt des entreprises et des bureaux d’études français.
Les enjeux d’une coopération bilatérale redynamisée
Bien que l’image d’une normalité institutionnelle soit revenue dans les chancelleries, une redéfinition plus profonde des équilibres de pouvoir s’opère en coulisses. La France cherche à repositionner son influence en Afrique après avoir subi des revers dans ses zones d’influence traditionnelles, tandis que le Maroc consolide une politique étrangère ambitieuse, fondée sur son rayonnement atlantique et méditerranéen.
La coopération en matière de sécurité régionale, de gestion des migrations, de stabilité au Sahel et d’échanges commerciaux continuera de structurer l’agenda quotidien des deux pays. Ces domaines offrent une convergence d’intérêts évidente, mais ne sont pas exempts de frictions potentielles.
Le défi majeur pour Philippe Lalliot ne sera pas de prolonger l’entente actuelle, mais de tester la résilience de cette alliance lorsque réapparaîtront les inévitables divergences stratégiques. Les crises passées entre Paris et Rabat ont montré que le commerce ne suffit pas à éviter les ruptures ; celles-ci surviennent lorsque l’une des parties estime que l’autre a cessé de comprendre ou de respecter ses priorités fondamentales.
La troisième usine d’eau potable de Niamey prend forme grâce au projet PISEN
Une délégation de haut niveau, composée notamment du Coordonnateur national du Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN), Zibo Zakara, et du représentant de la Banque mondiale, Mohamed Nanzoul, a inspecté les avancées du chantier de la troisième usine de production et de traitement d’eau potable à Niamey. Cette visite a permis d’évaluer l’état des travaux sur les sites stratégiques : prise d’eau, installation de l’usine et installation des réservoirs.
Un projet d’envergure pour sécuriser l’approvisionnement en eau
Initié dans le cadre du schéma directeur d’hydraulique urbaine et semi-urbaine adopté par la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN) en 2017, ce projet vise à renforcer l’accès à l’eau potable pour les populations de Niamey et ses périphéries. La future usine, d’une capacité totale de 250 000 m³ par jour, sera construite en trois phases distinctes : une première phase de 100 000 m³/jour, suivie de deux autres de 75 000 m³/jour chacune.
Le PISEN assure la coordination du projet, tandis que la Banque mondiale apporte un soutien financier et technique. La SPEN, en tant que maître d’ouvrage, supervise l’ensemble des opérations. L’objectif principal est d’améliorer significativement la desserte en eau potable d’ici 2035, en ciblant notamment les zones urbaines et périphériques de la capitale.
Vue aérienne du chantier de la troisième usine d’eau potable de Niamey, un projet structurant pour la capitale.
Des infrastructures clés pour une distribution optimale
Les techniciens présents sur le site de prise d’eau ont détaillé le fonctionnement du futur système. L’eau brute sera acheminée vers le plateau où une usine est en cours de construction. Deux réservoirs, chacun d’une capacité de 2 500 m³, seront installés sur le plateau de Yawari. Ces infrastructures permettront de redistribuer l’eau vers les quartiers périphériques de Niamey, améliorant ainsi l’accès à une ressource essentielle pour des milliers de foyers.
Un projet en pleine accélération
Zibo Zakara, coordonnateur national du PISEN, a confirmé que la première phase du projet, représentant 100 000 m³/jour, garantira une alimentation en eau sécurisée pour Niamey jusqu’en 2035. Composé de 10 lots, ce projet prévoit également des extensions futures pour répondre à la croissance démographique et aux besoins accrus en eau potable.
Malgré des retards initiaux, les travaux ont pris une nouvelle dynamique. « Les chantiers ont enfin décollé, notamment au niveau des prises d’eau et du plateau de Yawari. Les équipes sont mobilisées et les engins s’activent, avec une forte implication des entreprises locales et des sous-traitants », a-t-il précisé. Les lots 6 et 7, en particulier, montrent une activité intense : excavations en cours, utilisation de main-d’œuvre locale et engagement des communautés bénéficiaires.
Un accompagnement international déterminant
Mohamed Nanzoul, chargé du projet à la Banque mondiale, s’est dit satisfait de l’avancement des travaux. « L’institution continuera à soutenir le gouvernement nigérien pour améliorer le bien-être des populations », a-t-il assuré. De son côté, Haladou Laouali Amani, chef du projet de construction, a souligné l’ampleur des changements attendus : « Ce projet est l’un des plus ambitieux jamais réalisés au Niger en matière de production d’eau potable. À terme, près de 45 000 branchements sociaux seront créés, offrant un accès facilité à l’eau pour des milliers de ménages. »
Les études topographiques et géotechniques ont été finalisées, et la mobilisation des ressources est désormais en marche. Les habitants de Niamey pourront bientôt bénéficier d’un service d’eau potable moderne, fiable et étendu, marquant une étape majeure dans le développement des infrastructures hydrauliques du pays.
Sénégal : les dérives autoritaires d’un pouvoir en marche
Jean-Yves Camus
Chroniqueur
CH
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La loi réprimant l’homosexualité au Sénégal illustre une rupture radicale dans l’histoire du pays. Depuis des années, la vie politique intérieure se polarise toujours davantage. Sous l’égide du président Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal glisse progressivement vers un régime autoritaire, où l’idéologie dominante se transforme en rejet systématique des valeurs occidentales.
En Côte d’Ivoire, la capitale économique Abidjan vient de mener une opération de déguerpissement d’ampleur dans le quartier Zimbabwe, situé à Vridi-3. Cette action, menée en début du mois de juin, a concerné une surface de 28 hectares occupée depuis des décennies par des familles de pêcheurs. En l’espace de quelques heures, des milliers de résidents ont été évacués de force, dans des conditions jugées expéditives par les riverains. Cette démolition s’ajoute à celle, récente, de trois quartiers précaires de Cocody, soulignant une accélération des politiques de restructuration urbaine dans la métropole.
une politique de rénovation urbaine critiquée pour son manque de transparence
Selon les autorités du district autonome d’Abidjan, cette opération s’inscrit dans le cadre d’une volonté de « rétablissement de l’ordre urbain ». Officiellement, il s’agit de reprendre le contrôle de zones occupées illégalement, notamment autour du port autonome, un pôle stratégique pour l’économie ivoirienne. Le quartier Zimbabwe, en particulier, est ciblé pour sa proximité avec les infrastructures portuaires et logistiques, essentielles au commerce régional.
Pourtant, cette démarche soulève des questions. Les habitants déplacés dénoncent l’absence de préavis suffisant et l’absence totale de mesures d’accompagnement. Le quartier Zimbabwe ne représente pas seulement des habitations : il abrite aussi une économie informelle basée sur la pêche artisanale, qui alimente les marchés locaux. Sa destruction brutale menace donc directement les moyens de subsistance de milliers de foyers, sans alternative viable proposée par les pouvoirs publics.
la pression foncière autour du port autonome d’Abidjan, enjeu majeur
L’emplacement du quartier Zimbabwe n’est pas le fruit du hasard. Le port autonome d’Abidjan, principal hub maritime de la sous-région, est en pleine expansion. Son développement continu, couplé à l’arrivée de projets industriels et logistiques, exerce une pression croissante sur les terres disponibles autour de Vridi. Cette zone littorale, convoitée pour son potentiel économique, attire désormais les investisseurs du secteur privé et public, au détriment des occupations historiques.
Les défenseurs des droits humains pointent du doigt l’absence de relogement effectif pour les populations déplacées lors des précédentes opérations. Les autorités justifient ces déguerpissements par la nécessité de valoriser le littoral, mais peinent à rassurer sur le sort réservé aux familles évincées. La saison des pluies qui approche rend la situation encore plus critique, les sans-abri étant particulièrement vulnérables face aux intempéries.
cocody et vridi trois : deux opérations emblématiques d’une stratégie plus large
Le rasement du quartier Zimbabwe s’inscrit dans la continuité d’une série de démolitions menées à Cocody, une commune aisée du nord d’Abidjan. Ces interventions, menées à un rythme soutenu, laissent entrevoir une feuille de route plus globale visant à reconfigurer l’espace urbain avant la concrétisation de grands projets d’aménagement. Le gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo, à la tête du district, doit concilier modernisation accélérée et gestion d’une métropole de plus de six millions d’habitants.
Pour l’instant, aucune solution de relogement n’a été annoncée pour les victimes de cette dernière opération. Les associations locales craignent un effet domino, avec l’émergence de nouveaux bidonvilles en périphérie de la capitale. La question se pose : cette politique de déguerpissement marquera-t-elle un tournant dans la gestion urbaine ivoirienne, ou sera-t-elle tempérée par les pressions sociales et internationales ? La réponse dépendra des choix opérés par les autorités dans les semaines à venir.
Le TSG Hoffenheim dans la course pour Bazoumana Touré
Le milieu offensif ivoirien Bazoumana Touré, âgé de seulement 19 ans, suscite une véritable tempête sur le marché des transferts. Newcastle United a déjà engagé des pourparlers directs avec le TSG Hoffenheim pour s’attacher les services de ce jeune talent prometteur.
Un renforcement stratégique pour les Magpies
Les dirigeants de Newcastle United accélèrent les négociations afin de finaliser ce transfert avant l’ouverture du marché des transferts estival 2026. Leur objectif ? Consolider leur secteur offensif en vue de la saison à venir. Si cette transaction aboutit, elle pourrait marquer un tournant historique pour le club allemand, avec un montant record pour l’acquisition du joueur.
Ce deal placerait Bazoumana Touré au rang d’international espoir le plus cher de l’histoire du TSG Hoffenheim, confirmant ainsi son ascension fulgurante sur la scène footballistique.
La Premier League à portée de main
Avec ce transfert, le prodige ivoirien pourrait bientôt évoluer parmi les plus grands noms du football européen. Une opportunité exceptionnelle pour ce jeune talent en pleine progression.