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  • Résultats du bac i 2026 au Togo : plus de 55 000 élèves admis

    Résultats du bac i 2026 au Togo : plus de 55 000 élèves admis

    Les autorités éducatives du Togo ont dévoilé, ce dimanche, les résultats définitifs du Baccalauréat première partie (BAC I), session 2026. Parmi les 76 259 candidats inscrits à cet examen national, 55 707 élèves ont été déclarés admis, affichant un taux de réussite de 73,05 %. Une performance qui marque une étape clé dans le parcours scolaire des lycéens du pays.

    Ces chiffres confirment une tendance encourageante pour l’éducation nationale togolaise, alors que les candidats admis peuvent désormais se concentrer sur la préparation du BAC II. Les résultats, accessibles depuis ce week-end via les plateformes dédiées par le ministère, ouvrent la voie à une nouvelle phase d’apprentissage pour ces élèves en terminale.

    Les chiffres clés du BAC I 2026 au Togo

    • Nombre total de candidats : 76 259
    • Nombre d’admis : 55 707
    • Taux de réussite national : 73,05 %

    Cette édition 2026 du BAC I s’inscrit dans la continuité des efforts déployés pour améliorer la qualité de l’enseignement secondaire au Togo. Les élèves admis bénéficieront d’un accompagnement renforcé pour aborder sereinement les prochaines épreuves, décisives pour l’obtention du diplôme tant convoité.

  • Opération militaire au Niger : 360 otages libérés dans le bastion de boko haram

    Opération militaire au Niger : 360 otages libérés dans le bastion de boko haram

    Libération massive de captifs dans le nord-est du Nigeria

    Les forces armées nigérianes ont mené une opération d’envergure ce dimanche, aboutissant à la libération de 360 otages détenus par les combattants de Boko Haram dans la région montagneuse des monts Mandara, située au cœur de l’ancien fief terroriste de l’État de Borno. Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large visant à démanteler les cellules djihadistes encore actives dans cette zone frontalière.

    Renforcement des actions anti-terroristes au Nigeria

    Cette opération survient à quelques semaines d’une collaboration militaire avec les États-Unis, lors de laquelle 175 éléments de l’ISWAP avaient été neutralisés. Les autorités nigérianes intensifient ainsi leur lutte contre les groupes armés, tout en faisant face à une recrudescence des enlèvements ciblant les populations civiles et les travailleurs des sites miniers illégaux.

    Une crise humanitaire persistante au nord du Nigeria

    Depuis plus de dix ans, le nord-est du Nigeria endure une insécurité chronique, alimentée par les attaques jihadistes, les rançons exigées lors des enlèvements et l’exploitation illégale des ressources minières. Les Nations unies estiment que ce conflit a déjà causé la perte de milliers de vies et provoqué le déplacement de millions de personnes, laissant derrière elles des communautés entières dévastées.

    Malgré les promesses répétées du président Bola Tinubu de rétablir la sécurité, les observateurs soulignent que les solutions mises en œuvre peinent à endiguer la violence et à protéger efficacement les civils. La situation reste donc extrêmement volatile, avec des répercussions majeures sur la stabilité socio-économique de la région.

  • Maroc, économie la plus vulnérable d’afrique du nord face à une crise à hormuz

    Maroc, économie la plus vulnérable d’afrique du nord face à une crise à hormuz

    Une nouvelle étude révèle que le Maroc serait l’économie nord-africaine la plus menacée par un éventuel choc pétrolier consécutif à une escalade militaire autour du détroit d’Hormuz. Publiée par des experts internationaux, cette analyse souligne les vulnérabilités structurelles du pays face aux perturbations des flux énergétiques mondiaux.

    L’ouvrage, intitulé « Hormuz et les fractures invisibles : le prix d’une guerre lointaine », rassemble les travaux de spécialistes tels qu’Abdelhak Bassou, Ferid Belhaj, Ian Lesser, Hafez Ghanem, Hinh T. Dinh et Rida Lyammouri. Ces derniers y décryptent les répercussions géopolitiques, économiques et sécuritaires d’un conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, tout en mettant l’accent sur les risques pour les économies africaines.

    Le détroit d’Hormuz, passage maritime stratégique par lequel transite près du tiers du pétrole et du gaz mondial, est au cœur des tensions actuelles. Une perturbation prolongée de ce corridor pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les approvisionnements énergétiques, les coûts de production et, in fine, la croissance économique de plusieurs pays, dont le Maroc.

    Un scénario catastrophe pour l’économie marocaine

    Selon les projections de l’économiste Hinh T. Dinh, une hausse de 20 % des prix du pétrole akibat d’une crise à Hormuz plongerait le Maroc dans une situation particulièrement critique. Cette estimation repose sur un modèle économique entrées-sorties analysant l’impact sectoriel d’un tel choc.

    Les secteurs les plus touchés seraient l’agriculture, la construction, les transports et les industries dépendantes des produits énergétiques. Ces domaines, déjà fragilisés par des défis structurels, verraient leurs coûts de production exploser, réduisant leur compétitivité sur les marchés internationaux. Par ailleurs, la hausse des prix de l’énergie alourdirait la facture des importations, pesant sur le déficit commercial et la balance des paiements.

    En revanche, certains pays comme l’Égypte pourraient partiellement bénéficier de cette situation grâce aux recettes pétrolières accrues de l’État, tandis que la Tunisie afficherait un impact globalement neutralisé malgré des disparités sectorielles marquées.

    Un tournant géopolitique aux répercussions mondiales

    Au-delà des enjeux économiques, les auteurs de l’étude estiment que la crise de 2026 marque un tournant dans l’ordre international. Ferid Belhaj y voit une illustration de la fragmentation croissante du système mondial, où les mécanismes traditionnels de coopération et de dissuasion perdent de leur efficacité. Marcus Vinicius de Freitas, quant à lui, anticipe l’émergence d’un monde multipolaire, où les conflits sont davantage gérés que résolus.

    Ian Lesser, dans sa contribution, analyse l’impact de ce conflit sur les relations transatlantiques. Selon lui, les divergences entre les États-Unis et plusieurs pays européens se sont accentuées, notamment sur les questions d’usage de la force et de gestion des crises internationales. Cette divergence pourrait affaiblir la cohésion occidentale face aux défis géopolitiques émergents.

    L’ouvrage aborde également les risques pesant sur la sécurité énergétique africaine, les équilibres du Sahel et les économies sud-américaines. Il met en lumière le rôle croissant des minerais stratégiques dans les nouvelles dynamiques géopolitiques, soulignant leur importance dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

    Les experts du PCNS concluent que cette étude collective vise à alimenter le débat sur les mutations de l’ordre international. Elle invite les États à repenser leurs stratégies pour faire face à des crises susceptibles de perturber durablement les marchés de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les équilibres géopolitiques globaux.

    Face à cette réalité, le Maroc, en tant qu’économie la plus exposée en Afrique du Nord, devra mettre en place des mesures d’urgence pour atténuer les risques. Diversification des sources d’énergie, renforcement des réserves stratégiques et soutien aux secteurs clés figurent parmi les pistes envisagées pour limiter l’impact d’un éventuel choc pétrolier.

  • Boko haram libère plus de 400 otages dans l’État de Borno

    Boko haram libère plus de 400 otages dans l’État de Borno

    LIBÉRATION

    Boko Haram libère plus de 400 otages dans l’État de Borno

    Le groupe armé Boko Haram a annoncé, ce dimanche, la libération de plus de 400 personnes enlevées précédemment dans un village de l’État de Borno, situé dans le nord-est du Nigeria. Cette information a été confirmée par un sénateur local ainsi que par un responsable de la jeunesse.

    Personnes libérées après plusieurs mois de captivité

    Depuis plus de quinze ans, la région du nord-est du Nigeria subit une insurrection djihadiste, d’abord menée par Boko Haram, puis par son rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Cette crise a déjà fait des milliers de victimes et provoqué le déplacement de millions de personnes. Les groupes armés multiplient les enlèvements massifs, exigeant souvent des rançons pour libérer leurs otages. Selon Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), les 416 femmes et enfants enlevés dans le village de Ngoshe ont été libérés samedi. « Ils ont été relâchés hier », a-t-il indiqué.

    Les autorités nient le versement de rançons

    Le village de Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, est régulièrement ciblé par les combattants islamistes. Aucune précision n’a encore été donnée sur les modalités de cette libération. Le sénateur Mohammed Ali Ndume, représentant l’État de Borno, a reconnu ne pas connaître les détails de l’opération. La BOSYA, qui a facilité les échanges entre les ravisseurs et les familles, n’a pas non plus communiqué d’informations supplémentaires.

    Les autorités nigérianes assurent ne pas payer de rançons, bien que des observateurs estiment que cette pratique reste répandue, aussi bien de la part des familles que des autorités. Un rapport de SBM Intelligence révèle qu’entre juillet 2024 et juin 2025, plus de 1,66 million de dollars ont été versés en rançons à différents groupes armés au Nigeria, incluant djihadistes, « bandits » et séparatistes.

  • Libération massive de otages de boko haram dans le nord-est du Nigeria

    Libération massive de otages de boko haram dans le nord-est du Nigeria

    Libération de centaines d’otages enlevés par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria

    L’armée nigériane confirme la libération de 360 personnes détenues dans des conditions extrêmes par les djihadistes. Deux nourrissons n’ont pas survécu à leur longue captivité.

    Un groupe de plusieurs centaines d’individus, principalement des femmes et des enfants, enlevés par le groupe terroriste Boko Haram au cours de l’année écoulée, a enfin recouvré la liberté. Cette libération, annoncée ce week-end, a été saluée par les autorités nigérianes et les représentants locaux de la région de Borno.

    Depuis plus de quinze ans, le nord-est du Nigeria endure une violence ininterrompue, déclenchée par l’insurrection de Boko Haram puis celle de sa scission, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Ces conflits ont causé la mort de dizaines de milliers de personnes et plongé des millions d’habitants dans l’exode.

    Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), a révélé avoir orchestré la libération de 416 femmes et enfants capturés dans le village de Ngoshe. Cette communauté, située à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, est régulièrement ciblée par les attaques des islamistes dans les collines de Gwoza, ancienne place forte de Boko Haram.

    Deux victimes innocentes succombent à l’épreuve

    Malheureusement, cette libération s’accompagne d’un drame. Deux nourrissons ont péri des suites de l’épuisement accumulé pendant leur détention dans des conditions précaires. L’information a été confirmée par Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, qui a également validé le chiffre de 360 personnes libérées.

    Les autorités militaires ont d’abord évoqué une opération de sauvetage menée grâce à des renseignements recueillis en amont. Une stratégie psychologique aurait été déployée pour semer la discorde au sein des groupes armés, facilitant ainsi l’intervention des forces nigérianes. Les otages, détenus dans des conditions inhumaines après avoir été arrachés à plusieurs localités dont Ngoshe, ont enfin pu retrouver leurs familles.

    La rançon, une pratique controversée

    Les responsables de BOSYA ont indiqué ne pas connaître les modalités exactes de cette libération. Leur organisation avait pourtant établi des canaux de communication entre les ravisseurs et les proches des victimes, mais aucun détail supplémentaire n’a été communiqué.

    Les autorités nigérianes nient catégoriquement le versement de rançons, bien que de nombreux observateurs estiment que cette pratique reste monnaie courante, tant au niveau gouvernemental que familial. Selon un récent rapport du cabinet d’analystes SBM Intelligence, près de 1,66 million de dollars auraient été transférés entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés du pays, incluant djihadistes, bandits et séparatistes.

  • Royal air Maroc ouvre la première liaison directe casablanca–los angeles

    Royal air Maroc ouvre la première liaison directe casablanca–los angeles

    Une première historique pour l’aviation africaine

    Un tournant majeur pour le transport aérien entre l’Afrique et l’Amérique. La compagnie Royal Air Maroc (RAM) a lancé ce matin son tout premier vol direct reliant Casablanca à Los Angeles, une première mondiale entre le continent africain et la côte Pacifique des États-Unis.

    Le vol inaugural a quitté l’aéroport Mohammed V à 04h00, entamant un périple de près de 12 heures sans escale. Une prouesse technique et commerciale qui marque l’histoire de l’aérien.

    Un vol inaugural chargé de symboles

    Cette ouverture coïncide avec deux événements majeurs : les 250 ans de relations diplomatiques entre le Maroc et les États-Unis, ainsi que le début de la Coupe du Monde 2026, où les Lions de l’Atlas s’apprêtent à briller sur la scène internationale.

    « Cette ligne directe est bien plus qu’un simple trajet aérien », déclare Hamid Addou, PDG de la RAM. « Elle incarne notre ambition de positionner le Maroc comme une plateforme incontournable entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques, tout en facilitant les échanges économiques, culturels et sportifs. »

    Une fréquence optimisée pour répondre à la demande

    Pour assurer une couverture optimale, la RAM propose trois vols hebdomadaires opérés sur des appareils long-courriers modernes, les mardis, vendredis et dimanches.

    • Départ de Casablanca : 04h00 (arrivée à Los Angeles à 08h20, heure locale).
    • Retour de Los Angeles : 10h20 (arrivée à Casablanca le lendemain à 05h25).

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de développement 2023-2026 signé avec les autorités marocaines. Son objectif ? Confirmer Casablanca comme un hub aérien stratégique, renforçant les liens entre les continents et répondant aux besoins croissants des voyageurs.

    La nouvelle ligne s’ajoute aux connexions directes déjà existantes vers New York, Washington, Miami, Montréal et Toronto, consolidant ainsi la présence de la RAM sur le continent nord-américain.

    Un coup d’accélérateur pour l’économie marocaine

    Avec cette liaison, la RAM ne se contente pas d’innover en matière de transport. Elle stimule également le tourisme, les investissements et les échanges culturels entre le Maroc et les États-Unis. Une aubaine pour les Marocains de la diaspora, les touristes et les professionnels en quête de mobilité accrue.

    Une étape supplémentaire vers une connectivité mondiale, où le Maroc joue désormais un rôle central dans l’arène aérienne internationale.

  • Boko haram relâche des otages au Nigeria après des années de captivité

    Boko haram relâche des otages au Nigeria après des années de captivité

    Des familles nigérianes, déplacées depuis près d’une décennie à cause des violences de Boko Haram et de l’ISWAP, retrouvent leur foyer dans l’État de Borno

    Des centaines de personnes enlevées par Boko Haram et l’ISWAP dans le nord-est du Nigeria ont été libérées ce week-end. Parmi elles figurent des villageois de la région de Borno, contraints à l’exil pendant près de dix ans. Leur retour marque un soulagement inespéré après des années de souffrance et d’incertitude.

    Un espoir retrouvé après des années de captivité

    La libération de ces otages survient après des négociations complexes menées entre les autorités locales et les groupes armés. Des sources proches des discussions révèlent que plusieurs centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été relâchées simultanément. Ces individus, autrefois dispersés dans des zones reculées du Sahel, ont enfin pu regagner leurs communautés d’origine.

    Les familles, qui avaient perdu tout espoir de les revoir, accueillent cette nouvelle avec une émotion palpable. « C’est un miracle », confie une habitante de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno, encore sous le choc de cette annonce.

    Les défis persistants après la libération

    Si cette libération représente une avancée majeure, les défis restent immenses. Les autorités nigérianes doivent désormais organiser la réintégration de ces personnes, souvent marquées par des traumatismes profonds. Les infrastructures locales, déjà fragilisées par des années de conflit, peinent à absorber ce retour massif de population.

    Les organisations humanitaires sur place alertent sur l’urgence d’un soutien médical et psychologique. Les enfants nés en captivité, notamment, nécessitent une attention particulière pour leur permettre de se reconstruire dans un environnement stable. Les experts soulignent aussi la nécessité de sécuriser davantage la région pour éviter de nouveaux enlèvements.

    Les autorités ont promis un suivi rigoureux pour éviter que ces anciens otages ne soient de nouveau pris pour cible. Des patrouilles renforcées ont été déployées dans les zones frontalières, où les groupes armés opèrent encore avec une certaine impunité.

    Un pas vers la paix dans le nord-est du Nigeria ?

    Cette libération intervient dans un contexte où les autorités nigérianes multiplient les efforts pour stabiliser la région. Les attaques de Boko Haram et de l’ISWAP ont causé des milliers de morts et déplacé des millions de personnes depuis 2009. Si cette initiative est saluée par la communauté internationale, elle rappelle aussi l’ampleur du travail restant à accomplir.

    Les experts estiment que des solutions durables passent nécessairement par des programmes de réinsertion économique et sociale. Les anciens otages, souvent privés de moyens de subsistance, ont besoin d’un accompagnement pour reconstruire leur vie. Les gouvernements locaux et les partenaires internationaux sont appelés à coordonner leurs actions pour éviter une rechute dans la violence.

    Alors que le Nigeria célèbre cette avancée, la prudence reste de mise. La menace des groupes armés persiste, et seule une approche globale – combinant sécurité, développement et dialogue – pourra garantir une paix durable dans le nord-est du pays.

  • Plus de 400 otages de Boko Haram libérés dans l’État de Borno

    Plus de 400 otages de Boko Haram libérés dans l’État de Borno

    Libération massive dans le Borno : Boko Haram relâche plus de 400 femmes et enfants

    Une bonne nouvelle secoue le nord-est du Nigeria : plus de 400 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, enlevées par le groupe armé Boko Haram, ont retrouvé la liberté. Cette libération, survenue le samedi 6 juin, concerne principalement des habitants du village de Ngoshe, dans l’État de Borno, une zone sous tension depuis des années.

    Plus de 400 femmes et enfants enlevés par Boko Haram libérés dans l'État de Borno

    Un village sous haute surveillance : Ngoshe, cible récurrente des attaques

    Le village de Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière avec le Cameroun, se trouve au cœur d’une région particulièrement exposée. Gwoza, dont dépend Ngoshe, est l’un des fiefs historiques de Boko Haram, où les attaques de ce groupe armé se multiplient depuis le début de son insurrection en 2009.

    Des circonstances floues : rançons ou négociations ?

    Aucun détail officiel n’a été communiqué sur les conditions de cette libération. Les responsables locaux, dont le sénateur Mohammed Ali Ndume et des représentants de la jeunesse, confirment le chiffre de 416 personnes libérées mais restent muets sur les mécanismes ayant conduit à cette remise en liberté.

    Alors que les autorités nigérianes affirment ne jamais négocier avec les groupes armés, plusieurs observateurs pointent la pratique courante des rançons dans ce type de situations. Un sujet qui reste sensible et souvent passé sous silence.

    Des années de violence : un bilan humain dramatique

    Depuis plus de quinze ans, le nord-est du Nigeria est en proie à une violence endémique. Les exactions de Boko Haram, et plus récemment de son rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes et déplacé des millions d’habitants. Les enlèvements massifs, notamment ceux de femmes et d’enfants, constituent l’une des sources de financement majeures de ces groupes terroristes.

  • Nigeria : libération record d’otages par Boko Haram dans le nord-est

    Nigeria : libération record d’otages par Boko Haram dans le nord-est

    Plus de 400 otages ont été libérés par le mouvement Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, une région où l’insurrection djihadiste défie toujours l’État fédéral malgré quinze ans de campagnes militaires ininterrompues. Cette opération, d’une ampleur inédite depuis plusieurs années, survient alors que les factions armées redoublent d’activité autour du lac Tchad, se disputant une influence croissante. Les autorités d’Abuja n’ont pas encore précisé les conditions de cette libération, mais les pratiques habituelles de rançons, souvent évoquées dans la région, soulèvent des questions sur les compensations éventuelles obtenues.

    Une restitution massive aux contours flous

    Les États de Borno, Yobe et Adamawa, situés dans le nord-est nigérian, constituent le cœur de l’insurrection depuis 2009. Les personnes relâchées proviennent majoritairement de communautés rurales, enlevées lors d’attaques contre des villages, des marchés ou des routes isolées. Si ce chiffre de 400 libérés marque un tournant dans l’histoire récente des enlèvements, il révèle aussi l’ampleur des prises d’otages perpétrées par l’organisation, utilisés comme monnaie d’échange, main-d’œuvre forcée ou vivier de recrutement.

    Les modalités exactes de cette libération restent mystérieuses. Plusieurs épisodes similaires, comme l’enlèvement des lycéennes de Chibok en 2014, ont montré que les négociations passent souvent par des intermédiaires religieux ou traditionnels, parfois soutenus par des acteurs internationaux. Bien que le gouvernement nigérian démente officiellement verser des rançons, des médiations indirectes sont reconnues. Pourtant, la stratégie de fermeté affichée se heurte à une réalité : l’économie souterraine de la captivité alimente durablement les groupes armés.

    L’enlèvement, pilier financier du terrorisme ouest-africain

    Les rapts de masse sont devenus une méthode récurrente des mouvements islamistes en Afrique de l’Ouest. Boko Haram, mais aussi sa dissidence liée à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ainsi que les bandes criminelles du nord-ouest nigérian, exploitent l’enlèvement contre rançon pour financer armement, logistique et entretien de leurs combattants. Cette économie prédatrice s’étend désormais aux pays voisins comme le Niger, le Cameroun et le Tchad, créant un réseau transfrontalier de la captivité.

    Au-delà de l’aspect financier, ces prises d’otages servent aussi d’outil politique. Elles contraignent les gouvernements à négocier, légitiment les chefs djihadistes aux yeux de leurs soutiens et sapent la crédibilité sécuritaire des États concernés. À Abuja, le président Bola Tinubu, en poste depuis mai 2023, est fréquemment interrogé sur l’incapacité persistante des forces armées à sécuriser les zones rurales du nord. Les libérations spectaculaires offrent des victoires symboliques au pouvoir, mais elles ne mettent aucun frein à la dynamique des enlèvements, qui s’adapte aux besoins financiers des groupes armés.

    Une menace sécuritaire qui s’étend au-delà du Nigeria

    Le bassin du lac Tchad est le théâtre de l’une des crises humanitaires les plus persistantes du continent depuis plus d’une décennie. Selon les estimations des organisations internationales, plusieurs millions de personnes y sont déplacées, et près de quatre millions dépendent d’une aide alimentaire d’urgence. La Force multinationale mixte, regroupant le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, peine à mettre en place une réponse coordonnée, en raison des tensions diplomatiques consécutives aux coups d’État sahéliens et du retrait du Niger de plusieurs cadres de coopération régionale.

    Pour les entreprises et investisseurs actifs dans le nord du Nigeria, notamment dans l’agro-industrie, les hydrocarbures du bassin du Tchad ou les télécommunications rurales, le risque d’enlèvement est devenu un facteur structurel. Les sociétés augmentent leurs dépenses en escortes privées, assurances spécifiques et restrictions de déplacement, ce qui alourdit considérablement les coûts opérationnels. Même si la libération de 400 otages est une bonne nouvelle, elle ne change pas la donne : tant que la rançon restera plus lucrative que la reddition, l’industrie de la captivité prospérera.

    Cet événement rappelle également l’urgence d’une approche globale associant développement, justice et coopération régionale, alors que les budgets de défense des États du bassin du lac Tchad sont déjà sous pression.

  • Tarik Hamane prend la tête de l’AMEPA pour renforcer l’industrie de l’eau au Maroc

    Tarik Hamane prend la tête de l’AMEPA pour renforcer l’industrie de l’eau au Maroc

    L’Assemblée générale de l’AMEPA a abouti à la désignation d’un nouveau Conseil d’administration ainsi que d’une équipe dirigeante, comptant respectivement 27 et 12 membres. Ces représentants proviennent des secteurs public et privé, couvrant l’ensemble des acteurs du domaine de l’eau au Maroc.

    Lors de cette session, les rapports moral et financier de l’association ont été présentés et validés. Les membres ont également adopté une modification des statuts de l’AMEPA. Ce changement vise à moderniser son fonctionnement, en phase avec les évolutions du secteur, et à renforcer son rôle dans la promotion de la souveraineté industrielle, notamment dans le traitement et la distribution de l’eau potable.

    Fondée en 1997, l’AMEPA rassemble aujourd’hui plus de 95 acteurs engagés dans le secteur de l’eau. Ces membres incluent des opérateurs publics et privés, des Sociétés régionales multiservices (SRM), des concessionnaires, ainsi que des industriels et entreprises spécialisées dans l’ingénierie et les travaux liés à l’eau potable et à l’assainissement.

    Avec cette nouvelle gouvernance, l’association se fixe pour mission de consolider un écosystème plus intégré et solidaire. L’objectif est de positionner l’industrie, l’ingénierie et le savoir-faire marocains à un niveau d’excellence, aussi bien sur le plan national que continental et international.

  • Ousmane Sonko, figure majeure du Sénégal, consolide son influence politique

    Ousmane Sonko, figure majeure du Sénégal, consolide son influence politique

    Ousmane Sonko, figure majeure du Sénégal, consolide son influence politique

    Le leader politique sénégalais Ousmane Sonko, à la fois chef de l’Assemblée nationale et ancien premier ministre, a été triomphalement reconduit à la tête de son parti, le Pastef, lors d’un congrès historique organisé à Diamniadio, près de Dakar. Cette victoire symbolique s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu au Sénégal.

    Les représentants des sections locales et de la diaspora sénégalaise se sont rassemblés pour ce premier congrès du parti, marquant ainsi une étape clé pour l’avenir de l’organisation fondée en 2014. Ousmane Sonko, toujours à la tête du Pastef, obtient un nouveau mandat de six ans, confirmant son rôle central dans le paysage politique national.

    Lors de son discours, il a souligné l’importance de cette responsabilité : « Je prends pleinement conscience de l’ampleur de cette mission, car le Pastef n’est pas un parti comme les autres au Sénégal. »

    Il a également mis en garde contre les risques de déstabilisation des idéaux portés par son mouvement : « Les révolutions politiques risquent d’être dévoyées, absorbées ou vidées de leur substance si elles ne s’appuient pas sur une vision claire et une structure capable de pérenniser le changement. C’est pourquoi ce congrès revêt une dimension historique, deux ans après notre arrivée aux plus hautes responsabilités. »

    Cette reconduction intervient dans un contexte marqué par des tensions entre les figures du parti et le président Bassirou Diomaye Faye, élu en 2024 avec le soutien du Pastef. Après avoir été exclu de la course présidentielle, Ousmane Sonko a vu son ancien allié accéder à la magistrature suprême. Les relations entre les deux hommes se sont ensuite dégradées, conduisant à son remplacement en tant que premier ministre le 22 mai dernier, avant qu’il ne soit élu président de l’Assemblée nationale quelques jours plus tard.

    Lors de son intervention, Ousmane Sonko a fermement rejeté toute tentative de nuire au projet politique du Pastef : « Aucune manœuvre visant à saboter cette révolution ne pourra aboutir, car le peuple, mobilisé aux côtés du Pastef, garantira la réalisation de nos objectifs pour enfin libérer notre pays. »

    Le parti a choisi de boycotter le gouvernement formé par Bassirou Diomaye Faye, bien que certains membres du Pastef aient été intégrés à l’équipe ministérielle. Avec 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, le mouvement dispose d’un levier puissant : une motion de censure pourrait être déposée à tout moment pour renverser l’exécutif. De son côté, le président peut nommer un nouveau gouvernement en cas de chute de l’actuel, et aura même la possibilité de dissoudre l’Assemblée à partir de novembre 2026.

  • Sonko alerte ses opposants au Sénégal après sa réélection

    Sonko alerte ses opposants au Sénégal après sa réélection

    Une victoire politique historique pour Ousmane Sonko et le Pastef

    Le Sénégal vient de vivre un moment politique fort : Ousmane Sonko, figure centrale de la vie politique nationale, a été reconduit à la tête du Pastef, son parti politique, lors d’un congrès marqué par une forte mobilisation. Ce scrutin interne, organisé à Diamniadio près de Dakar, s’inscrit dans un contexte de tensions politiques persistantes au sein du pays.

    Un nouveau mandat de six ans pour Sonko à la tête du Pastef

    Depuis sa création en 2014, le Pastef reste sous la direction d’Ousmane Sonko, qui conserve ainsi son leadership pour les six prochaines années. Ce rassemblement a servi de tribune pour réaffirmer l’influence du parti, désormais incontournable dans le paysage politique sénégalais.

    Un discours engagé face aux défis du pouvoir

    Lors de son allocution, Ousmane Sonko a rappelé l’importance de sa mission : « Je mesure pleinement la responsabilité qui pèse sur mes épaules, car le Pastef n’est pas un parti comme les autres dans le Sénégal contemporain. »

    Il a également souligné les risques encourus par les mouvements politiques lorsqu’ils manquent de vision et de structure pour pérenniser leur action : « Les révolutions peuvent être dévoyées, absorbées ou vidées de leur substance si elles ne s’appuient pas sur une doctrine solide et une organisation capable de transformer les aspirations en réalité durable. »

    Un contexte politique sous haute tension

    L’élection présidentielle de 2024 a vu la victoire de Bassirou Diomaye Faye, soutenu par le Pastef, mais cette transition n’a pas été sans heurts. Ousmane Sonko, initialement candidat à la présidence, a été écarté de la course avant d’être nommé Premier ministre. Cependant, après des mois de tensions, Bassirou Diomaye Faye a décidé de le relever de ses fonctions le 22 mai dernier, avant de le remplacer à la tête du gouvernement.

    Quelques jours plus tard, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, consolidant ainsi son influence institutionnelle.

    Des avertissements clairs envers les détracteurs

    Face aux délégués du Pastef, il a lancé un message sans ambiguïté : « Aucun projet de sabotage de cette révolution ne parviendra à ses fins, car le peuple, mobilisé aux côtés du Pastef, garantira la réussite de notre combat pour libérer notre pays. »

    Cette déclaration résonne comme un avertissement envers ceux qui tenteraient de fragiliser l’action du parti, alors que le Pastef détient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale avec 130 sièges sur 165.

    Un bras de fer institutionnel en perspective

    Malgré la présence de certains membres du Pastef dans le nouveau gouvernement, la direction du parti a choisi de boycotter l’exécutif. Cette stratégie pourrait s’accompagner d’une motion de censure à tout moment, une arme redoutable dans l’arsenal politique du Pastef.

    De son côté, Bassirou Diomaye Faye conserve des options stratégiques : en cas de renversement du gouvernement, il pourra reformer une nouvelle équipe et, à partir de novembre 2026, dissoudre l’Assemblée nationale.