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  • Bilie by nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Bilie by nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Politique

    Bilie By Nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Libreville, 3 juin 2026 – L’ancien Premier ministre et opposant gabonais Alain-Claude Bilie By Nze reste incarcéré depuis le 16 avril 2026, malgré les contestations croissantes entourant la régularité de sa détention. La Cour d’appel de Libreville a rejeté mardi la demande de nullité déposée par sa défense, confirmant ainsi son maintien en prison.

    Derrière cette affaire judiciaire se profile une question bien plus large : celle de l’équilibre entre indépendance de la justice, pouvoir politique et respect des droits fondamentaux dans l’instruction des affaires sensibles. Le dossier, officiellement classé comme une procédure pénale classique, soulève en réalité des enjeux institutionnels majeurs.

    Des vices de procédure et des accusations de prescription

    Alain-Claude Bilie By Nze est poursuivi pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie datant de 2008. Ses avocats estiment que ces infractions sont prescrites depuis 2018, rendant les poursuites juridiquement infondées. Ils dénoncent également plusieurs irrégularités, parmi lesquelles des vices de forme et une qualification pénale contestable.

    Selon ses conseils, notamment Me Arthur Vercken, l’arrestation aurait été suivie d’une période de 24 heures sans accès à un avocat, avant son placement sous mandat de dépôt. Ces éléments, combinés à la prescription alléguée, alimentent les critiques sur le respect des procédures judiciaires et des garanties fondamentales du procès équitable.

    Un dossier à forte dimension politique

    Cette affaire survient dans un contexte politique tendu, où Bilie By Nze incarne l’une des principales figures de l’opposition au régime de Brice Clotaire Oligui Nguema, élu en 2025. Ancien Premier ministre sous Ali Bongo Ondimba, il est aujourd’hui perçu comme un opposant de poids dans un paysage politique en pleine recomposition.

    La procédure judiciaire, perçue comme arbitraire par une partie de l’opinion publique et de l’opposition, dépasse le cadre pénal pour devenir un symbole des tensions autour de l’État de droit dans la période post-électorale. Le président Oligui Nguema a d’ailleurs tenu à rappeler, lors d’une intervention publique, que cette affaire relève exclusivement du pouvoir judiciaire et qu’il n’interfère en aucune manière avec son déroulement.

    Un test pour la crédibilité des institutions gabonaises

    Le rejet de la demande de libération provisoire par la Cour d’appel de Libreville place désormais la justice gabonaise sous le feu des projecteurs. Les arguments de la défense, fondés sur la prescription et les irrégularités alléguées, remettent en cause la transparence et la rigueur des procédures judiciaires dans les affaires impliquant des personnalités politiques.

    Cette situation interroge la capacité du système judiciaire à garantir un traitement équitable, conforme aux standards internationaux, sans influence politique. Dans un pays en pleine transition institutionnelle, chaque décision judiciaire concernant une figure majeure de l’opposition est analysée comme un indicateur de la maturité démocratique du Gabon.

    Au-delà du cas de Bilie By Nze, c’est la confiance entre les citoyens et les institutions qui est en jeu. L’issue de cette affaire pourrait ainsi peser lourdement sur la perception de l’indépendance de la justice et, par ricochet, sur la stabilité politique du pays.

  • Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Depuis des mois, Ségou suffoque sous le poids d’une crise du carburant qui paralyse l’économie locale. Ruptures de stock, prix exorbitants et marché noir enflent à mesure que les attentes s’allongent.

    file d'attente devant une station-service à Bamako

    Un approvisionnement en dents de scie

    Depuis septembre 2025, Ségou, deuxième ville du Mali, endure une pénurie récurrente de carburant. Les convois, protégés par les Forces armées maliennes, n’arrivent plus que deux à trois fois par mois. Cette fréquence insuffisante aggrave la crise, alors que la ville dépend entièrement de ces livraisons pour son fonctionnement.

    À chaque arrivée, une dizaine de camions-citernes déchargent leur précieuse cargaison. La majorité du carburant est réservée aux industries et à Énergie du Mali, laissant à peine de quoi alimenter les stations-service. Résultat : les réserves s’épuisent en moins de 48 heures, plongeant la population dans l’incertitude.

    Le marché noir s’envole

    Face à cette situation, le marché parallèle se développe à grande vitesse. Dans les rues de Ségou, le litre d’essence s’échange entre 2 000 et 5 000 francs CFA, soit bien au-delà des tarifs officiels. Les habitants dénoncent une spéculation éhontée, alimentée par des revendeurs qui profitent de la faiblesse des contrôles.

    Des questions persistent sur l’origine de ce carburant illégal. Beaucoup suspectent des détournements ou des reventes frauduleuses, alors que les autorités tentent de renforcer les patrouilles sur les axes routiers.

    homme marchant devant une cabine téléphonique à Ségou

    L’économie locale à l’arrêt

    Les répercussions de cette crise sont visibles à tous les niveaux. Les transports en commun, notamment les katakatani, ont vu leurs tarifs doubler, passant de 100 à 200 francs CFA. Les élèves, les enseignants et les travailleurs peinent à se déplacer, tandis que l’activité commerciale ralentit dans les artères principales de la ville.

    Les Forces armées maliennes multiplient les contrôles pour intercepter les camions de carburant détournés. Malgré ces efforts, la population réclame une solution pérenne pour sortir de cette impasse qui étouffe chaque jour davantage l’économie locale.

  • Maroc : la politique royale des barrages, clé d’une autonomie hydrique durable

    Maroc : la politique royale des barrages, clé d’une autonomie hydrique durable

    une stratégie hydraulique royale au service de la souveraineté du Maroc

    Sous la direction éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a hissé la gestion de l’eau au rang de priorité nationale absolue. Grâce à une politique ambitieuse des barrages, le Royaume s’affirme aujourd’hui comme un modèle d’autonomie hydrique en Afrique, combinant innovation et résilience face aux défis climatiques. Cette vision stratégique, portée par le Souverain, a permis de bâtir un patrimoine hydraulique d’envergure, essentiel à la prospérité des territoires et à la sécurité des populations.

    un patrimoine hydraulique en pleine expansion

    D’ici fin 2026, le Maroc comptera 156 grands barrages, offrant une capacité totale de 20,8 milliards de mètres cubes. Parmi eux, 14 ouvrages sont actuellement en construction, témoignant de l’engagement continu du pays en faveur d’une gestion optimale de ses ressources hydriques. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une stratégie initiée il y a plusieurs décennies, mais renforcée ces dernières années par des investissements massifs et une expertise nationale reconnue.

    Entre 2021 et 2026, pas moins de 8 nouveaux barrages ont été achevés, illustrant la rapidité d’exécution et l’efficacité des programmes mis en œuvre. Ces infrastructures, conjuguées à une pluviométrie favorable cette année, garantissent désormais une sécurité hydrique minimale de deux ans pour l’eau potable et l’irrigation sur l’ensemble du territoire.

    les petits barrages, un atout complémentaire pour les zones rurales

    Au-delà des grands ouvrages, le Maroc mise également sur les petits barrages pour renforcer la résilience des territoires, en particulier dans les zones reculées. Un programme ambitieux prévoit la construction de 155 petits barrages d’ici fin 2028, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ces structures visent à :

    • assurer l’accès à l’eau pour les populations rurales,
    • sécuriser les nappes souterraines,
    • constituer des réserves stratégiques pour les générations futures.

    Cette approche intégrée, combinant grands et petits barrages, reflète une volonté de justice territoriale et de développement équilibré à travers le Royaume.

    un mix hydrique diversifié pour une sécurité à long terme

    La souveraineté hydrique marocaine repose sur un mix hydrique équilibré, articulé autour de plusieurs leviers stratégiques :

    • la politique des barrages,
    • la gouvernance par bassin hydraulique,
    • le dessalement de l’eau de mer,
    • la réutilisation des eaux usées,
    • l’adaptation au changement climatique.

    En matière de dessalement, le Maroc vise une couverture de 60 % des besoins en eau potable grâce à cette technologie d’ici 2030. Cette ambition s’appuie sur des infrastructures modernes et une gestion rigoureuse des ressources disponibles.

    solidarité nationale et justice territoriale

    Les interconnexions entre bassins et les autoroutes de l’eau illustrent une autre facette de cette politique : la construction d’une solidarité nationale autour de l’eau. Ces infrastructures permettent de redistribuer les ressources de manière équitable, en assurant la sécurité hydrique des grandes villes comme des zones rurales les plus éloignées.

    « Ces autoroutes de l’eau garantissent une sécurité hydrique durable pour les pôles urbains et les localités rurales, renforçant ainsi la cohésion sociale et économique du pays », a souligné un responsable du secteur.

    des défis financiers et une gouvernance exigeante

    La préservation d’un patrimoine hydrique aussi vaste exige des ressources financières stables et des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs d’investissement. Parmi les solutions envisagées :

    • les obligations vertes,
    • les financements climatiques concessionnels,
    • les Partenariats Public-Privé,
    • les mécanismes de mixage (subventions, prêts bonifiés, garanties).

    Une gouvernance efficace, incluant l’évaluation régulière des performances des barrages et une programmation pluriannuelle des maintenances, est également indispensable pour pérenniser ces acquis.

    le rôle clé de l’équité et de la durabilité

    Pour les experts, la souveraineté hydrique ne se limite pas à la quantité d’eau disponible. Elle repose aussi sur un arbitrage interrégional fondé sur l’équité, la durabilité, la productivité et la solidarité. Une gestion optimale des ressources en eau doit concilier :

    • la sécurisation de l’offre,
    • la maîtrise des coûts,
    • la préservation des écosystèmes.

    Cette approche holistique, intégrée à la Vision Royale, positionne le Maroc comme un leader continental en matière de gestion durable de l’eau.

  • Rencontre historique entre Niamey et Alger sur les partenariats stratégiques

    Rencontre historique entre Niamey et Alger sur les partenariats stratégiques

    Le renforcement des liens entre le Niger et l’Algérie s’accélère avec une série d’initiatives concrètes. Quelques heures seulement après l’inauguration d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger à Niamey, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a accueilli le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, pour un entretien approfondi axé sur l’avenir des relations bilatérales.

    Cette rencontre, organisée au palais présidentiel, s’inscrit dans un contexte de consolidation des partenariats stratégiques entre les deux pays sahéliens. Elle a permis aux délégations nigérienne et algérienne d’évaluer les avancées réalisées dans plusieurs domaines clés et de tracer de nouvelles perspectives de collaboration.

    Quelques instants auparavant, le chef du gouvernement algérien avait participé, aux côtés du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, à la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure énergétique. Cette centrale, d’une capacité de 40 mégawatts, illustre la rapidité d’exécution des projets prioritaires entre les deux nations, réalisés en moins de trois mois après la pose de la première pierre le 24 mars dernier.

    CCPRN

    Une dynamique de coopération étendue à des secteurs clés

    Lors de cet échange avec le président nigérien, les discussions ont couvert des domaines jugés essentiels pour le développement des deux pays. L’énergie et les hydrocarbures ont occupé une place prépondérante, mais les échanges ont également porté sur les infrastructures, la santé, la digitalisation et les transports.

    Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à approfondir le partenariat initié par les présidents Abdourahamane Tiani et Abdelmadjid Tebboune. L’objectif ? Élever la coopération nigéro-algérienne à un niveau supérieur en privilégiant des projets concrets, capables de stimuler les économies locales et d’améliorer le quotidien des populations.

    Pour Niamey, cette dynamique représente une opportunité de diversifier ses alliances stratégiques et de renforcer ses capacités dans des secteurs vitaux. Pour Alger, il s’agit d’une stratégie visant à étendre son influence économique et diplomatique au Sahel.

    CCPRN

    Un alignement sur les enjeux sécuritaires du Sahel

    Les délégations ont également échangé sur la situation politique et sécuritaire de la région. Face aux défis persistants au Sahel, les responsables nigériens et algériens ont souligné l’importance d’une coordination renforcée pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité. Cette convergence de vues illustre le rapprochement croissant entre Niamey et Alger, deux capitales déterminées à jouer un rôle clé dans un espace régional en pleine transformation.

    La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs hauts responsables nigériens, dont le ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, le ministre de l’Énergie Pr Amadou Haoua, le porte-parole du gouvernement Dr Soumana Boubacar, ainsi que des cadres du secteur énergétique, comme la directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi.

    En consolidant leur partenariat, Niamey et Alger ne se limitent pas à multiplier les projets bilatéraux : ils visent à inscrire leur collaboration dans une perspective régionale, susceptible d’influencer les équilibres énergétiques et sécuritaires du Sahel. La prochaine étape consistera à transformer cette volonté politique en résultats tangibles pour les populations et à faire entendre une voix commune sur la scène internationale.

    CCPRN
  • Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Une avancée décisive dans les relations entre le Bénin et le Niger

    Une dynamique nouvelle s’installe entre Cotonou et Niamey, marquant un tournant dans les relations bilatérales. À peine quelques heures après l’entretien stratégique mené par le président béninois, Romuald Wadagni, lors de sa visite officielle à Niamey le 2 juin, les deux nations ont acté des mesures concrètes pour la réouverture de leur frontière commune.

    Un comité mixte, composé d’experts et de représentants des deux pays, a été désigné afin d’accélérer la levée des dernières entraves d’ordre technique et politique. Les travaux de cette instance devraient aboutir sous 15 jours, ouvrant ainsi la voie à une normalisation rapide des échanges transfrontaliers.

    Le dialogue présidentiel, catalyseur d’une nouvelle ère

    L’audience accordée par les autorités nigériennes au chef de l’État béninois a scellé une volonté politique commune de dépasser les tensions passées. Cette rencontre, placée sous le signe du pragmatisme, a permis de rétablir un dialogue constructif et de poser les bases d’une coopération renforcée.

    L’axe économique reliant Cotonou et Niamey, historiquement essentiel, avait été profondément perturbé par la fermeture prolongée de la frontière. Cette situation a mis en lumière la nécessité de revitaliser les échanges commerciaux et logistiques entre les deux pays.

    Un comité technique pour une réouverture rapide et sécurisée

    La création de ce comité bilatéral illustre la transition entre la diplomatie et l’action opérationnelle. Ses membres, issus des administrations des deux nations, ont pour mission d’évaluer les dispositifs de sécurité aux points de passage stratégiques, d’harmoniser les procédures douanières et sanitaires, et de rétablir des canaux de communication efficaces entre les services frontaliers.

    Les conclusions de ce groupe de travail, attendues d’ici deux semaines, serviront de référence pour une réouverture coordonnée et sans entrave des frontières.

    Une urgence économique et sociale

    La réouverture de la frontière répond à des enjeux majeurs pour les populations et les acteurs économiques des deux côtés. Pour le Bénin, la reprise du trafic nigérien vers le Port Autonome de Cotonou et les axes routiers représente une opportunité stratégique de dynamiser son économie. Pour le Niger, l’accès sécurisé à la côte béninoise constitue une nécessité logistique vitale pour son approvisionnement.

    En privilégiant une approche concertée et pragmatique, le Bénin et le Niger redéfinissent leur partenariat, plaçant la coopération au cœur de leurs priorités. Dans les prochaines semaines, les propositions du comité paritaire pourraient bien consacrer un nouveau chapitre dans les relations sous-régionales.

  • Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Politique

    Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Libreville, le 3 juin 2026 – Face aux défis économiques et aux attentes de la population, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a présenté sa vision politique lors d’un entretien marquant avec France 24. Il y défend une stratégie axée sur la souveraineté nationale, la transformation des ressources locales et le rejet des héritages dynastiques.

    Un an après son élection avec plus de 94 % des suffrages, le chef de l’État gabonais a choisi la Cité de la Démocratie de Libreville comme cadre d’un exercice médiatique soigneusement orchestré. L’objectif ? Clarifier sa position sur les principales questions nationales et internationales, tout en réaffirmant la ligne directrice de son mandat.

    Ce discours s’inscrit dans une volonté de marquer une rupture avec les pratiques passées. Le Gabon de Brice Clotaire Oligui Nguema mise sur un projet de société ambitieux, structuré autour de réformes progressives et d’une autonomie économique renforcée.

    Des réformes à long terme pour un Gabon en mutation

    Critiqué pour la lenteur de certaines réalisations, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, le président a rappelé que son mandat s’étend sur sept ans. Il a mis en avant les investissements colossaux engagés dans les infrastructures énergétiques, estimés à plus de 800 milliards de francs CFA.

    Pour le chef de l’État, la transformation du pays ne peut se mesurer à l’aune d’une seule année. Son approche repose sur des objectifs progressifs, visant à ancrer durablement les changements plutôt qu’à en attendre des résultats immédiats. Cette méthode devient désormais la pierre angulaire de sa communication politique.

    La souveraineté économique au cœur de la stratégie nationale

    C’est sur le plan économique que les déclarations du président ont été les plus marquantes. Concernant les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), il a confirmé son intention de parvenir à un accord, mais uniquement après un audit complet des finances publiques. Une démarche qui illustre sa volonté de reprendre le contrôle des engagements financiers du pays avant toute nouvelle collaboration internationale.

    Dans le secteur minier, une décision symbolique a été prise : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à partir de 2029. Le Gabon, l’un des plus grands producteurs mondiaux de ce minerai, entend désormais le transformer localement. Cette mesure vise à sortir d’un modèle économique basé sur l’exportation de matières premières brutes.

    Le message adressé au groupe français Eramet est sans équivoque : les usines de transformation devront être opérationnelles avant la date butoir. À défaut, l’exportation du minerai brut sera interrompue. Une position qui reflète la volonté de rééquilibrer les relations entre l’État et les multinationales, en privilégiant une meilleure création de valeur sur le sol gabonais.

    Une diplomatie d’équilibre pour un Gabon souverain

    Sur la scène internationale, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à montrer que l’affirmation de la souveraineté gabonaise ne signifie pas l’isolement. Il a confirmé sa visite d’État en France prévue pour juillet 2026, insistant sur la solidité des liens entre Libreville et Paris.

    La rétrocession du Camp de Gaulle aux autorités gabonaises s’inscrit, selon lui, dans une logique de partenariat équilibré et non de confrontation. Cette approche contraste avec les dynamiques observées ailleurs en Afrique, notamment dans certains pays du Sahel.

    Sur la proposition américaine concernant l’accueil de migrants expulsés des États-Unis, le président a clairement indiqué que cette option ne correspondait pas aux intérêts du Gabon. Une réponse qui démontre sa volonté de préserver l’autonomie décisionnelle du pays.

    L’héritage politique et la promesse d’un Gabon sans dynastie

    Lors de cet entretien, Brice Clotaire Oligui Nguema a également abordé la question de l’ancien président Ali Bongo Ondimba. Sans entrer dans les détails, il a évoqué l’état de santé de son prédécesseur et laissé entendre que les responsabilités des éventuels dysfonctionnements du régime précédent devaient être recherchées ailleurs.

    Mais c’est surtout sa réponse sur l’avenir du pouvoir qui a retenu l’attention. Dans une région marquée par les prolongations de mandat et les successions familiales, il a réaffirmé qu’aucune dynastie politique portant son nom ne verrait le jour. Pour lui, le principe d’un septennat renouvelable une seule fois est un engagement intangible. Cette déclaration s’inscrit dans sa volonté de bâtir une architecture institutionnelle fondée sur l’alternance démocratique.

    Un président sous le regard de l’histoire

    Au-delà des annonces, cet entretien révèle les fondements de la doctrine politique actuelle du Gabon. La souveraineté économique, la transformation locale des ressources, le rééquilibrage des partenariats internationaux, les réformes progressives des infrastructures et l’engagement en faveur de l’alternance démocratique en sont les piliers.

    Cependant, l’épreuve de la mise en œuvre reste à venir. Si le président bénéficie encore d’un capital politique solide, les attentes de la population sont immenses. Les Gabonais évalueront moins les promesses que les résultats concrets. Un an après son accession au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema défend une ambition simple : celle d’un État qui reprend le contrôle de son destin économique et politique. Seul l’avenir pourra dire si cette vision se concrétisera durablement.

  • Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé lors d’une rencontre à Niamey, que la pose de la première pierre de la future centrale électrique de N’Djamena (Tchad) interviendra dans les tout prochains jours.

    Ce projet d’envergure, confié à Sonelgaz International, vise à développer une centrale dotée d’une capacité de production de 40 mégawatts. Il s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale de l’entreprise, déjà engagée sur plusieurs fronts en Afrique.

    Une expertise reconnue pour des projets énergétiques ambitieux

    L’annonce a été faite à l’occasion de l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne de Gorou Banda, d’une puissance équivalente de 40 mégawatts. Cet événement, présidé par le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, en présence de son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, a permis de souligner la performance de Sonelgaz International dans la réalisation de projets énergétiques transfrontaliers, respectant scrupuleusement les délais impartis.

    Mourad Adjal a salué l’achèvement de la centrale de Niamey, mettant en avant la capacité de l’entreprise à concrétiser des infrastructures majeures hors des frontières algériennes avec une efficacité remarquable.

    Une demande africaine croissante pour Sonelgaz International

    Le ministre a également révélé que des discussions avancées sont en cours pour de nouveaux projets sur le continent, avec en tête de liste la construction d’une centrale de 40 mégawatts au Tchad. La cérémonie de pose de la première pierre est programmée très prochainement.

    Plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, ont déjà exprimé un vif intérêt pour l’expertise de Sonelgaz International. Ces collaborations s’inscrivent dans le cadre de programmes énergétiques ambitieux visant à renforcer les capacités de production et à réduire les délais de réalisation grâce à l’expérience et au savoir-faire technique du groupe.

    Renforcer la coopération Sud-Sud à travers l’énergie

    Sonelgaz International se positionne comme un acteur clé pour promouvoir la coopération Sud-Sud, en associant les entreprises algériennes publiques et privées aux différentes phases des projets. Cette approche, basée sur le principe de la chaîne de valeurs, permet de renforcer la présence des compétences locales sur les marchés africains tout en optimisant les retombées économiques.

    Un accord bilatéral entre l’Algérie et le Tchad, signé en mai de l’année précédente, a acté la réalisation de la centrale de N’Djamena. Ce partenariat s’aligne sur les orientations du président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, visant à soutenir les nations africaines et à dynamiser les échanges entre pays du Sud.

    Une centrale clé pour l’avenir énergétique du Tchad

    La future centrale de N’Djamena reposera sur une technologie de production rapide, inspirée du modèle déjà déployé avec succès à Niamey. Cette expérience servira de référence pour accélérer les délais d’exécution du projet tchadien. Dès à présent, des équipes mixtes composées d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes de Sonelgaz International collaborent étroitement avec les partenaires locaux pour préparer le chantier.

    Ces missions, incluant des reconnaissances techniques, des coordinations logistiques et des préparatifs opérationnels, se multiplieront au fil de l’avancement du projet. Les dispositifs logistiques mis en place, similaires à ceux utilisés au Niger, garantiront un acheminement fluide des équipements et une installation optimale des infrastructures. À terme, cette centrale contribuera significativement à l’augmentation des capacités énergétiques de la capitale tchadienne, tout en consolidant la stabilité du réseau électrique national. Les retombées attendues concernent aussi bien les secteurs économiques que les services publics, renforçant ainsi la résilience du pays.

  • Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    mercredi 03 juin 2026 17:23

    NIAMEY – Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a quitté, mercredi, Niamey, au terme d’une visite officielle au Niger, au cours de laquelle il a procédé à l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne d’une capacité de 40 mégawatts.

    Premier MinistreAlgérie Niger
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    La nation sénégalaise a été secouée par plusieurs jours de violences généralisées, survenues à la suite de l’arrestation de l’influent opposant politique Ousmane Sonko, impliqué dans une affaire de mœurs. Face à cette recrudescence des troubles, le président Macky Sall a pris la parole ce lundi soir, lançant un appel solennel au calme et à la sérénité. Il a vivement recommandé d’« éviter la logique de l’affrontement » pour préserver la paix sociale.

    En parallèle de cet appel à la retenue, le chef d’État a également annoncé des mesures concrètes visant à atténuer les impacts de la crise. Parmi celles-ci figure un allègement du couvre-feu, qui est désormais en vigueur de minuit à 5 heures du matin, une décision destinée à soutenir et à revitaliser l’activité économique du pays.

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    Sylvia et noureddin bongo : conséquences d’une notice rouge d’interpol au Gabon

    Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin lors d'un événement officiel au Gabon.

    Sylvia et Noureddin Bongo sous mandat d’arrêt international : quelles implications pour le Gabon ?

    La décision d’Interpol d’émettre une notice rouge à l’encontre de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo Valentin place le Gabon sous les projecteurs de l’actualité internationale. Cette mesure, symbolisant une demande d’arrestation provisoire dans l’attente d’une extradition, soulève de nombreuses questions sur les répercussions juridiques et politiques dans le pays.

    Pourquoi une notice rouge a-t-elle été lancée contre les Bongo ?

    Les raisons exactes ne sont pas publiques, mais une notice rouge d’Interpol est généralement déclenchée dans le cadre d’enquêtes pour des faits graves comme la corruption, le blanchiment d’argent ou d’autres infractions financières. Cette procédure permet aux autorités judiciaires de demander l’arrestation temporaire de personnes recherchées pour faciliter leur remise à la justice.

    Quelles conséquences juridiques pour les personnes concernées ?

    Une fois une notice rouge émise, les pays membres d’Interpol sont tenus de localiser et, si possible, d’arrêter les personnes concernées. Cependant, cette mesure ne constitue pas une condamnation, mais une demande de coopération internationale pour permettre aux autorités compétentes de mener leur enquête.

    Pour Sylvia et Noureddin Bongo, cela implique que leur déplacement à l’étranger pourrait être fortement restreint. Toute tentative de franchir une frontière pourrait entraîner une interpellation immédiate, selon les accords bilatéraux en vigueur.

    Impact politique et diplomatique au Gabon

    Cette décision survient dans un contexte déjà tendu au Gabon. Les autorités locales doivent désormais gérer une situation complexe, où la crédibilité des institutions judiciaires et la stabilité politique sont en jeu. La famille Bongo, longtemps au cœur du pouvoir, se retrouve sous le feu des projecteurs, ce qui pourrait influencer les dynamiques internes.

    Le gouvernement gabonais est désormais sous pression pour clarifier sa position. Une collaboration avec Interpol pourrait être perçue comme une reconnaissance de la légitimité des poursuites, tandis qu’un rejet pourrait aggraver les tensions avec les partenaires internationaux.

    Risques d’extradition : que dit la procédure ?

    La notice rouge ne garantit pas automatiquement une extradition, mais elle en facilite le processus. Chaque pays dispose de sa propre législation et doit évaluer la demande selon ses critères juridiques. Le Gabon pourrait être sollicité pour fournir des preuves supplémentaires ou répondre à des demandes d’entraide judiciaire.

    Si les charges sont confirmées, les personnes concernées pourraient faire face à un procès au Gabon ou dans le pays ayant formulé la demande d’extradition. Cette situation met en lumière l’importance de l’indépendance de la justice gabonaise et de sa capacité à traiter équitablement cette affaire.

    Réactions internationales et médiatisation

    La diffusion d’une notice rouge est souvent médiatisée, ce qui peut amplifier les répercussions diplomatiques. Les partenaires internationaux du Gabon pourraient réévaluer leur coopération, notamment dans les domaines économique et sécuritaire.

    Cette affaire rappelle également les défis auxquels font face les pays africains dans la lutte contre la corruption et la transparence financière. Le Gabon, comme d’autres nations du continent, est observé de près quant à sa gestion de ce dossier.

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    Un outil accessible et inclusif pour tous les Burkinabè

    Disponible directement via le site du ministère en charge de la Solidarité, cette plateforme s’inscrit dans une stratégie plus large de digitalisation des politiques publiques. Elle vise à simplifier les démarches de contribution citoyenne tout en garantissant une traçabilité optimale des fonds et des actions menées.

    Lors de son allocution, la ministre Kabré/Kaboré a mis en avant l’importance de cette initiative pour bâtir un modèle de solidarité plus inclusif. Elle a également salué le travail des équipes techniques et institutionnelles ayant permis sa concrétisation.

    Vers une société plus connectée et solidaire

    Avec Dɛmɛ Sira, le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des technologies numériques pour renforcer la cohésion sociale. Cette plateforme illustre la tendance croissante des pays africains à intégrer le digital dans la gouvernance sociale, transformant ainsi les outils administratifs en leviers d’engagement citoyen et de soutien aux plus fragiles.

    Une avancée significative pour un pays résolument tourné vers l’innovation et la solidarité.

  • Premier vol retour des pèlerins du hadj 2026 : une arrivée sous le signe de la paix à Ouagadougou

    Premier vol retour des pèlerins du hadj 2026 : une arrivée sous le signe de la paix à Ouagadougou

    Le premier groupe de pèlerins burkinabè ayant participé au Hadj 2026 a atterri à l’aéroport international de Ouagadougou, marquant le début des retours depuis les lieux saints de l’Islam. Ce mardi 2 juin 2026, 342 fidèles ont foulé le tarmac, accueillis dans une ambiance chaleureuse par leurs proches et les responsables locaux.

    Les pèlerins, vêtus de leurs plus beaux atours traditionnels, affichaient une joie palpable après avoir accompli le cinquième pilier de l’Islam. Hadja Karidja Karambiri/Koné, visibly émue, a partagé son expérience dès sa descente d’avion :

    « Le voyage à La Mecque a dépassé toutes mes attentes. C’est une expérience inoubliable pour une première participation. Nous avons prié avec ferveur pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso »

    Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saïdou Sankara, a salué l’organisation de cette édition. Sans communiquer de bilan définitif, il a confirmé l’absence d’incidents majeurs et exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les pèlerins pour leur engagement spirituel.

    « C’est un moment de grande satisfaction que nous vivons ce soir en accueillant nos compatriotes sains et saufs après ce voyage sacré. Nous leur transmettons les félicitations du ministre d’État et formulons le vœu que cette expérience renforce leur foi. Que leurs prières pour la nation soient exaucées »

    Pèlerins burkinabè de retour du Hadj 2026 à l'aéroport de Ouagadougou

    El Hadj Oumarou Zoungrana, représentant la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), a également félicité le comité d’organisation pour le bon déroulement de cette édition du Hadj. Les vols de retour se poursuivront dans les prochains jours, sous haute surveillance des autorités et des organisateurs.