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  • Nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    Nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    Le Bénin accueille une figure emblématique des médias africains sous une nouvelle casquette. Claudy Siar, connu pour son engagement panafricaniste et son parcours radiophonique, a été nommé Chargé de mission du Président de la République à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. Une décision annoncée officiellement ce 3 juin 2026 par le chef de l’État béninois, Romuald Wadagni.

    Cette nomination marque un tournant dans la carrière de l’animateur, après plus de trois décennies passées à l’antenne de Radio France Internationale (RFI). Son départ de la station, intervenu fin mars 2026, a coïncidé avec l’arrêt de son émission phare Couleurs Tropicales, diffusée sans interruption depuis 1995. Une page se tourne pour un professionnel qui a su fédérer des millions d’auditeurs autour des rythmes et des cultures du continent.

    un parcours marqué par l’engagement culturel et panafricaniste

    Claudy Siar quitte RFI après avoir défendu pendant des années une ligne éditoriale centrée sur la promotion des talents africains et afro-caribéens. Son départ, présenté comme une éviction par certains observateurs, s’inscrit dans un contexte de tensions politiques et de mutations médiatiques. L’animateur a lui-même évoqué des raisons liées à ses prises de position, son engagement sans faille pour une Afrique souveraine, ainsi que ses critiques envers les politiques occidentales.

    De son côté, RFI a justifié cette séparation par la volonté de recentrer sa programmation sur une nouvelle stratégie musicale, sans pour autant entamer la renommée de l’émission qu’il animait. Un choix qui a surpris de nombreux fidèles de Couleurs Tropicales, devenue au fil des années un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique africaine et caribéenne.

    un nouveau projet avec le groupe NewWorld TV

    Après son départ de RFI, Claudy Siar s’est rapidement tourné vers de nouveaux horizons. Il a rejoint le groupe audiovisuel NewWorld TV pour lancer deux chaînes dédiées à la musique : NewWorld Mix et NewWorld Muzik. Ces nouveaux supports visent à offrir une plateforme supplémentaire aux artistes africains et diasporiques, en phase avec sa vision d’un panafricanisme culturel.

    Son rôle au sein de l’équipe du Président de la République du Bénin s’inscrit dans la continuité de cette mission. En tant que Chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité, il aura pour objectif de renforcer la place du Bénin sur la scène culturelle internationale, tout en valorisant le patrimoine artistique et médiatique du pays.

    Une nomination qui suscite déjà de vives réactions, certains saluant son dynamisme et son expertise, tandis que d’autres y voient une opportunité manquée pour le secteur audiovisuel béninois.

    Reste à savoir comment ce nouveau mandat s’articulera avec ses ambitions personnelles et ses engagements passés. Une chose est sûre : Claudy Siar continue de faire parler de lui, et son influence sur la scène médiatique africaine ne semble pas près de s’éteindre.

  • Aldiouma Sow défend le dialogue de Diomaye Faye face aux accusations d’Ousmane Sonko

    Aldiouma Sow défend le dialogue de Diomaye Faye face aux accusations d’Ousmane Sonko

    Le BPN de Pastef dément toute alliance secrète au Cap Manuel

    Sur sa page Facebook, Aldiouma Sow, cadre influent du Bureau politique national (BPN) du parti Pastef les Patriotes, a livré une longue explication pour soutenir les membres du mouvement ayant accepté l’invitation du président Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de position intervient alors que les tensions entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, continuent de polariser le paysage politique sénégalais.

    Pour Aldiouma Sow, le dialogue politique initié par le président Faye s’inscrit dans une logique de conviction, loin d’être une simple manœuvre tactique. Il rappelle que cette approche s’ancre dans l’appel au dialogue national lancé par le président en mai 2025. « Chez lui, le dialogue n’est pas une variable d’ajustement conjoncturelle », souligne-t-il, ajoutant que le chef de l’État a consacré « des jours entiers à échanger, alors que rien, ni sur le plan constitutionnel, ni sur le plan éthique ou moral, ne l’y obligeait ».

    Démenti catégorique d’un pacte secret au Cap Manuel

    Le cadre de Pastef s’est attaqué à une rumeur tenace : celle d’un prétendu accord conclu à la prison du Cap Manuel avant la libération de Diomaye Faye. « Le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret à la prison du Cap Manuel », affirme-t-il avec fermeté. Cette déclaration fait suite à des propos tenus par Ousmane Sonko, qui affirme, lui, l’existence d’un tel pacte entre lui et le président actuel. Aldiouma Sow va encore plus loin en suggérant que c’est dans ce même cadre carcéral que certains candidats auraient prêté serment, « main sur le Coran », s’engageant à remettre le pouvoir à Sonko dès leur élection.

    Critique des dérives messianiques au sein de Pastef

    Le membre du BPN a également dénoncé ce qu’il qualifie de « messianisme destructeur » au sein du parti, une dérive qu’il estime menacer sa survie depuis 2022. Il cite notamment les investitures aux législatives de cette année, où les cadres historiques de Pastef auraient été écartés au profit d’alliés opportunistes, ainsi que les élections locales de la même période. « Le même schéma sera reproduit lors des prochaines législatives et locales, et cela signifiera la fin politique de la base de Pastef », met-il en garde, appelant les coordonnateurs à « rejeter ce diktat messianique ».

    Un message d’encouragement aux ministres fidèles

    S’adressant aux ministres ayant choisi de rester au gouvernement malgré les pressions internes, Aldiouma Sow leur adresse un message de soutien : « Soyez fiers de votre décision. On pourra vous exclure des groupes WhatsApp et Telegram, vous suspendre des instances nationales du parti, mais personne ne pourra vous arracher, politiquement parlant, au projet patriotique. »

    Enfin, il lance un appel aux indécis pour qu’ils renoncent à la dynamique sonkiste avant qu’il ne soit trop tard : « À tous les frères et sœurs, cadres et députés encore tentés par le messianisme destructeur, vous n’avez encore rien perdu à changer d’avis. »

  • Maroc : vers un géant du commerce en ligne en afrique

    Maroc : vers un géant du commerce en ligne en afrique

    illustration du commerce électronique en afrique avec des graphiques de croissance

    Le Maroc mise sur le numérique pour révolutionner son commerce en ligne

    Le Royaume du Maroc ambitionne de transformer son paysage commercial grâce à une stratégie ambitieuse dédiée au commerce électronique. Le ministère de l’Industrie et du Commerce finalise actuellement une feuille de route nationale visant à structurer ce secteur en pleine expansion, à renforcer sa compétitivité sur la scène internationale et à positionner le pays comme une plateforme incontournable du e-commerce en Afrique.

    Un secteur en pleine mutation, porté par une croissance mondiale et locale

    Le commerce en ligne connaît une expansion sans précédent à l’échelle mondiale. Les données révèlent que les revenus générés par ce secteur ont atteint 5 800 milliards de dollars en 2023, avec une projection dépassant les 8 000 milliards en 2027. Le Maroc n’est pas en reste : son marché du e-commerce a enregistré un chiffre d’affaires de 19 milliards de dirhams en septembre 2023, soit une hausse annuelle moyenne de plus de 30 %.

    Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les habitudes d’achat évoluent rapidement. Le paiement à la livraison, autrefois dominant, laisse désormais place à des solutions de paiement digital plus variées, reflétant une adoption croissante des technologies numériques par les consommateurs.

    Les défis à surmonter pour un essor durable

    Malgré ce potentiel prometteur, plusieurs obstacles freinent encore le développement du e-commerce au Maroc. Les pouvoirs publics identifient notamment :

    • Un cadre juridique et fiscal encore perfectible, qui nécessite des ajustements pour mieux encadrer les transactions en ligne ;
    • Des lacunes logistiques, notamment en matière de livraison et de gestion des stocks, essentielles pour garantir une expérience client optimale ;
    • Une organisation du marché fragmentée, où la coordination entre acteurs locaux et internationaux doit être renforcée ;
    • Un enjeu de confiance, crucial pour convertir les consommateurs aux nouveaux modes de paiement et réduire les réticences liées à la sécurité des transactions.

    Pour pallier ces limites, une étude approfondie du secteur est en cours. Elle analysera les infrastructures numériques et logistiques, les modèles économiques existants, ainsi que l’impact du commerce électronique sur des filières clés comme l’agroalimentaire et le textile.

    Une vision stratégique à l’horizon 2030

    La feuille de route marocaine s’appuiera sur des expériences internationales inspirantes, afin d’intégrer les meilleures pratiques adaptées au contexte local. Plusieurs axes majeurs guideront cette stratégie :

    • Un renforcement des infrastructures numériques et logistiques ;
    • Une simplification des procédures administratives et fiscales ;
    • Une intégration accrue des petites et moyennes entreprises (PME) dans l’écosystème du e-commerce ;
    • Une ouverture résolue aux marchés africains et internationaux, notamment grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ;
    • Des objectifs chiffrés pour 2030, incluant la création d’emplois, l’attraction d’investissements et une croissance soutenue du secteur.

    Cette transformation s’inscrit dans une logique de long terme, visant à positionner le Maroc comme un hub logistique et numérique pour le continent africain. Une ambition qui pourrait redéfinir les équilibres économiques du Royaume et offrir de nouvelles opportunités aux entrepreneurs locaux.

    L’impact de la Zlecaf sur le commerce électronique marocain

    La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est perçue comme un levier majeur pour le développement du e-commerce au Maroc. Cette initiative permettra de réduire les barrières douanières, d’accélérer les échanges transfrontaliers et d’ouvrir de nouveaux débouchés pour les entreprises marocaines. Elle favorisera également l’émergence de plateformes logistiques intégrées, capables de desservir efficacement l’ensemble du continent.

  • Sénégal : après les tensions politiques, Aminata Touré clarifie la position du pouvoir

    Sénégal : après les tensions politiques, Aminata Touré clarifie la position du pouvoir

    La coalition présidentielle face aux critiques de Sonko

    Dans un contexte marqué par les déclarations controversées d’Ousmane Sonko, la coordinatrice de la coalition Diomaye Président, Aminata Touré, a pris la parole pour répondre aux interrogations soulevées par les divergences politiques récentes. L’ancienne garde des Sceaux a tenu à rassurer l’opinion publique en réaffirmant que le Sénégal reste engagé dans la voie des réformes promises, malgré les tensions apparues ces derniers jours.

    Une reddition des comptes conforme à l’indépendance de la justice

    Face aux accusations d’un relâchement dans la gestion des affaires publiques, Aminata Touré a opposé une fin de non-recevoir aux craintes exprimées. Elle a notamment déclaré : « Pourquoi évoquer la fin de la reddition des comptes ? Il s’agit peut-être, au contraire, du début d’une accountability conforme aux principes d’indépendance de la justice. » Cette réponse directe vise à désamorcer les critiques adressées au président Bassirou Diomaye Faye quant à une supposée modération dans la lutte contre les irrégularités.

    Dette publique : le gouvernement privilégie le pragmatisme économique

    Sur le plan économique, le camp présidentiel défend une approche fondée sur la rigueur juridique et l’efficacité budgétaire. Aminata Touré a souligné l’importance de distinguer clairement les procédures judiciaires des enjeux politiques : « La simple animosité envers un adversaire ne saurait servir de fondement à une condamnation judiciaire. »

    Concernant la gestion de la dette publique, souvent évoquée en lien avec les relations avec le FMI, les autorités sénégalaises rejettent le terme de « restructuration », associé aux douloureux souvenirs des plans d’ajustement structurel des années 1980. À la place, elles prônent une stratégie de « reprofilage » de la dette, visant à concilier rigueur financière et protection des programmes sociaux.

  • Sanctions américaines contre commandants rebelles en rdc

    Sanctions américaines contre commandants rebelles en rdc

    Washington durcit le ton face aux groupes armés dans l’Est de la RDC

    Les États-Unis viennent de frapper fort dans la région des Grands Lacs en annonçant des sanctions ciblées contre des figures clés de deux mouvements rebelles actifs depuis 2021 dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une décision prise pour endiguer la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette zone stratégique.

    Dans un communiqué officiel, le porte-parole du Département d’État américain, Thomas Pigott, a détaillé les mesures envisagées. Ces dernières visent particulièrement deux groupes déjà épinglés par Washington : les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et le Mouvement du 23 mars (M23), ce dernier bénéficiant selon les autorités américaines d’un soutien rwandais.

    Des accusations lourdes contre les commandants sanctionnés

    Parmi les personnalités désignées, Gustave Kubwayo, commandant d’une unité spécialisée dans le renseignement et les opérations des FDLR, est pointé du doigt pour des actes graves. Les États-Unis l’accusent d’avoir orchestré des violences ethniques systématiques contre les populations civiles, d’avoir recruté des enfants soldats et d’avoir commis des violences sexuelles massives. Pire encore, ses troupes seraient responsables d’attaques transfrontalières menaçant directement la stabilité du Rwanda voisin.

    Le second personnage sanctionné, John Imani Nzenze, occupe un poste stratégique au sein du M23 en tant que responsable du renseignement. Les autorités américaines lui reprochent d’avoir participé activement à des meurtres ciblés, à des violations graves des droits humains et à des attaques délibérées contre des civils dans l’Est congolais.

    Une réponse américaine ferme et déterminée

    L’administration américaine a réaffirmé sa volonté d’agir avec la plus grande fermeté pour faire respecter les engagements internationaux. Les Accords de Washington du 4 décembre 2025 et le Cadre de Doha doivent être appliqués sans délai par toutes les parties prenantes. Les États-Unis ont assuré qu’ils mobiliseraient tous les leviers à leur disposition pour rétablir une stabilité durable dans cette région tourmentée, où la crise humanitaire s’aggrave chaque jour.

    Cette nouvelle salve de sanctions s’inscrit dans une stratégie plus large visant à isoler les groupes armés et à protéger les populations civiles, tout en appelant les acteurs régionaux à jouer un rôle constructif dans le règlement du conflit.

  • Kinshasa : les jeunes congolais posent leurs conditions pour une réforme constitutionnelle

    Kinshasa : les jeunes congolais posent leurs conditions pour une réforme constitutionnelle

    À l’heure où le débat sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo s’intensifie, une structure de la jeunesse congolaise a pris position lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 2 juin à Kinshasa. Face aux tensions politiques actuelles, cette initiative récente souligne l’importance du dialogue et des conditions préalables avant toute modification du texte fondamental.

    Cette organisation de jeunes a clairement énoncé trois exigences fondamentales pour envisager une réforme de la Constitution : une nécessité démontrée sans ambiguïté, un consensus national suffisamment étendu et un climat politique apaisé. Ces critères visent à éviter que la révision constitutionnelle ne serve des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

    Pourquoi changer la Constitution aujourd’hui ? Les questions qui fâchent

    Les jeunes activistes, représentés par leur porte-parole Mukenge Totoro, ont interpellé la classe politique en posant des questions cruciales :

    • Quels problèmes concrets cette réforme prétend-elle résoudre ? L’urgence de la situation nécessite des réponses précises, au-delà des discours politiques.
    • En quoi cette modification améliorera-t-elle concrètement la vie des Congolais ? L’impact sur les populations doit être au cœur des débats.
    • Qui sera le principal bénéficiaire de cette réforme ? La Nation ou certains acteurs politiques ?
    • Comment garantir que cette réforme renforcera la démocratie et non des intérêts égoïstes ? La transparence des processus est essentielle.

    « Avant de se prononcer pour ou contre une réforme constitutionnelle, il est impératif de s’interroger sur sa légitimité et ses conséquences. Tant que ces réponses ne seront pas apportées de manière claire et convaincante, le scepticisme persistera et les divisions s’accentueront », a déclaré Mukenge Totoro.

    Une jeunesse déterminée à jouer un rôle actif

    Face à la polarisation politique actuelle, cette structure de jeunes a réaffirmé ses priorités : la défense de la République, la recherche de la stabilité et le bien-être du peuple congolais. Elle a également appelé la jeunesse à ne plus être considérée comme un simple outil électoral, mais à devenir un acteur clé de la réflexion, de la proposition et du contrôle citoyen.

    « La jeunesse congolaise doit refuser d’être réduite à une réserve de voix ou à une force de mobilisation sans lendemain. Elle a le devoir de se transformer en une force de transformation nationale, capable de proposer des solutions durables », a souligné un membre de l’organisation.

    Ville morte à Kinshasa : un droit de revendiquer, mais aussi un appel au dialogue

    En réaction à la journée « ville morte » organisée ce mercredi par l’opposition pour rejeter le projet de réforme constitutionnelle, cette structure de jeunes a rappelé que la contestation pacifique est un droit constitutionnel. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue, les idées et les réformes constructives plutôt que les affrontements stériles.

    « La RDC a besoin d’une opposition qui propose et qui conteste, mais aussi d’un gouvernement ouvert au débat. Les deux forces doivent œuvrer ensemble pour un avenir plus stable et prospère », a conclu un représentant de la structure.

  • Réforme constitutionnelle à Kinshasa: les jeunes exigent des garanties avant tout changement

    Réforme constitutionnelle à Kinshasa: les jeunes exigent des garanties avant tout changement

    La jeunesse congolaise fixe ses conditions pour une réforme constitutionnelle à Kinshasa

    Kinshasa s’embrase autour du débat sur le changement de la Constitution. Une structure de jeunes, la Nouvelle Génération congolaise, a pris l’initiative de clarifier sa position lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 3 juin dans la capitale. Face à l’urgence du sujet, elle impose trois conditions sine qua non pour envisager toute modification du texte fondamental.

    Trois exigences majeures ont été avancées pour encadrer tout projet de réforme : une nécessité clairement démontrée, un consensus national large et un climat politique apaisé. Ces critères, selon la Nouvelle Génération, doivent être impérativement réunis avant que ne soit engagée une telle démarche.

    Des questions essentielles pour éviter une réforme controversée

    « Avant de se prononcer pour ou contre, nous avons le devoir de poser les bonnes questions », a souligné Mukenge Totoro, porte-parole de la structure. Selon lui, les Congolais méritent des réponses franches et transparentes sur plusieurs points cruciaux :

    • Pourquoi modifier la Constitution aujourd’hui ?
    • Quels problèmes concrets cette réforme est-elle censée résoudre ?
    • En quoi améliorera-t-elle concrètement le quotidien des Congolais ?
    • Qui sera le principal bénéficiaire : la Nation ou certains acteurs politiques ?
    • Comment garantir que cette réforme renforcera la démocratie et non des intérêts particuliers ?

    « Tant que ces interrogations n’auront pas de réponses claires, le débat continuera d’alimenter la méfiance et la division », a-t-il ajouté. Ces propos reflètent la volonté de la jeunesse de s’impliquer activement dans les décisions politiques qui engagent l’avenir du pays.

    Priorité à la République, à la stabilité et au peuple congolais

    Face aux rapports de force entre majorité et opposition, la Nouvelle Génération a rappelé ses priorités : la République, la stabilité et le peuple congolais. Elle a appelé la jeunesse à refuser d’être instrumentalisée comme simple force de mobilisation électorale. « Nous devons devenir une force de réflexion, de proposition, de contrôle citoyen et de transformation nationale », a insisté Mukenge Totoro.

    La structure a également réaffirmé que la journée « ville morte », organisée ce mercredi par l’opposition contre le projet de changement de Constitution, relève d’un droit légitime de contestation. Cependant, elle encourage toutes les parties à privilégier le dialogue, les idées et les réformes constructives plutôt que les tensions.

    Un appel à la responsabilité de la classe politique

    Cette intervention de la jeunesse congolaise intervient dans un contexte où le débat sur la Constitution divise profondément la classe politique. Elle intervient également après l’appel à une journée « ville morte » lancé par l’opposition, qui a paralysé plusieurs quartiers de Kinshasa. La Nouvelle Génération a tenu à rappeler que la RDC a besoin à la fois d’une opposition de propositions et d’une opposition de contestation, mais toujours dans le respect des règles démocratiques.

    En fixant ces conditions, la jeunesse congolaise souhaite non seulement éviter une réforme constitutionnelle hâtive ou biaisée, mais aussi poser les bases d’un débat plus mature et inclusif. Elle appelle l’ensemble des acteurs politiques à considérer ces exigences comme un cadre indispensable pour avancer vers une solution consensuelle et durable.

  • 80 ans de la République italienne : le Burkina Faso et l’Italie renforcent leur collaboration à Ouagadougou

    80 ans de la République italienne : le Burkina Faso et l’Italie renforcent leur collaboration à Ouagadougou

    Une célébration marquant 80 ans d’histoire et de liens forts

    À l’occasion du 80e anniversaire de la proclamation de la République italienne, Ouagadougou et Rome ont souligné la profondeur de leurs relations bilatérales lors d’une soirée dédiée. L’ambassade d’Italie au Burkina Faso a organisé cette manifestation, réunissant des responsables politiques burkinabè, des membres du corps diplomatique et les communautés italiennes résidant sur place.

    Célébration des 80 ans de la République italienne à Ouagadougou

    Un hommage aux valeurs communes et aux projets futurs

    La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a représenté les autorités burkinabè lors de cet événement chargé d’émotion. Elle a partagé des messages de fraternité et de solidarité, rappelant l’importance des liens historiques qui unissent les deux pays depuis des décennies.

    Discours de l'ambassadeur d'Italie lors de la cérémonie

    L’Italie réaffirme son soutien au développement du Burkina Faso

    L’ambassadeur italien, Gabriele Di Muzio, a pris la parole pour mettre en avant la qualité de la coopération entre les deux nations. Il a notamment évoqué les actions menées par l’Agence italienne de coopération au développement, soulignant son engagement en faveur de la stabilisation, de l’aide humanitaire et du développement socioéconomique au Burkina Faso.

    « Notre mission ici repose sur un principe simple : œuvrer pour le bien-être du peuple burkinabè. Un partenariat durable ne peut se construire que sur des valeurs communes et une confiance mutuelle », a-t-il déclaré avec conviction.

    Des opportunités économiques à saisir pour les entreprises italiennes

    De son côté, la ministre déléguée burkinabè a exprimé les félicitations du Président du Faso et du peuple burkinabè à l’égard de la communauté italienne. Elle a salué la vitalité de cette coopération, basée sur la solidarité, la confiance réciproque et la volonté partagée de progresser ensemble.

    Elle a également mis en avant les atouts économiques du Burkina Faso, invitant les entrepreneurs italiens à explorer les secteurs porteurs du pays. Des facilités d’investissement ont été présentées comme des leviers pour dynamiser les échanges commerciaux entre les deux États.

    Participants à la cérémonie de célébration des 80 ans de la République italienne

    Cette soirée a ainsi confirmé l’engagement des deux pays à renforcer leur alliance à travers des actions concrètes, tant sur le plan humanitaire que sur celui de l’économie.

  • Côte d’ivoire : comment el niño menace l’exportation de cacao en 2027

    Côte d’ivoire : comment el niño menace l’exportation de cacao en 2027

    Le dynamisme exceptionnel enregistré en début de campagne d’exportation du cacao ivoirien, avec près d’un million de tonnes déjà commercialisées dans le cadre des contrats pour la récolte 2026-2027, pourrait être compromis par l’arrivée annoncée du phénomène climatique El Niño à partir de juillet. Cette préoccupation est partagée par les acteurs de la filière et les spécialistes des matières premières agricoles.

    Pour réguler les stocks disponibles et anticiper les fluctuations du marché, le Conseil du Café et du Cacao (CCC), basé à Abidjan, a décidé d’augmenter sa prime sur les ventes additionnelles, la portant de zéro à 135 dollars par tonne au-dessus du prix à terme, selon les informations recueillies auprès des professionnels du secteur.

    Cette mesure reflète la demande soutenue et un marché en tension qui devrait se resserrer dès le 1er septembre, date d’ouverture de la nouvelle saison de production. « Nous avons déjà contracté entre 950 000 et 1 million de tonnes pour la prochaine campagne, mais nous avons choisi de modérer notre rythme et d’adopter une approche prudente », confie une source proche du Conseil du Café et du Cacao.

    Les traders anticipent une exportation record

    Les opérateurs spécialisés dans le négoce du cacao tablent sur des volumes d’exportation compris entre 1,1 et 1,2 million de tonnes, une estimation qui justifie également l’augmentation de la prime imposée par le CCC. « Le marché offre actuellement une marge de manœuvre suffisante pour adopter une position plus offensive. Le Conseil n’a donc pas besoin de réduire la prime pour attirer des contrats », explique un responsable d’une entreprise de trading du cacao.

    El Niño : un risque réel pour les plantations

    Cette embellie commerciale pourrait cependant être interrompue par l’impact d’El Niño, dont les effets pourraient se traduire par une sécheresse prononcée chez les principaux producteurs de cacao, y compris en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun et au Nigeria. Une telle situation menacerait directement la production cacaoyère.

    Par ailleurs, les exportateurs pointent du doigt d’autres défis majeurs pour 2027 : le vieillissement des plantations, la dégradation des sols et l’explosion des coûts des intrants, notamment des engrais et des produits phytosanitaires. De nombreuses exploitations ivoiriennes, souvent âgées et fragilisées par des maladies, peinent à maintenir leur productivité. « Je ne considère pas El Niño comme une menace majeure pour la production. Le vrai défi réside dans l’accès limité aux engrais et aux traitements agricoles », souligne le dirigeant d’une société d’exportation basée à Abidjan.

  • De Yaoundé au FMI : Modeste Mopa a‑t‑il été exfiltré pour échapper à la vérité ?

    De Yaoundé au FMI : Modeste Mopa a‑t‑il été exfiltré pour échapper à la vérité ?

    Politique

    De Yaoundé au FMI : Modeste Mopa a‑t‑il été exfiltré pour échapper à la vérité ?

    Dans cette parvenue à la rédaction d’Actu Cameroun, Vincent Sosthène Fouda revient sur les derniers rebondissements du procès de Martinez Zogo ce lundi au Tribunal […]

    Armand Djaleu
    ||6 min de lecture
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    Dans cette parvenue à la rédaction d’Actu Cameroun, Vincent Sosthène Fouda revient sur les derniers rebondissements du procès de Martinez Zogo ce lundi au Tribunal militaire de Yaoundé.

     

    Lire ici sa tribune :

    J’ai pris connaissance de l’article de Michel Biem Tong. Que nous disent les faits, et que taisent encore les silences ? J’ai pris connaissance de l’article de Michel Biem Tong, journaliste camerounais installé en Allemagne.

    En interrogeant diverses et différentes sources selon les méthodologies propres au journalisme et aux sciences sociales, en croisant les récits, les silences, les omissions, les relevés téléphoniques, les déplacements administratifs et les décisions politiques, une architecture se dévoile. Une architecture de pouvoir, de peur, de rivalités, de stratégies souterraines. Et dans cette architecture, une question s’impose : quand un État parle de “pression psychologique”, parle‑t‑il encore de politique ou déjà de coercition ?

    Une phrase, un gouffre : “Nous allons recommencer à exercer les pressions psychologiques sur lui.”Cette phrase, prononcée par le lieutenant‑colonel Justin Danwé à Modeste Mopa, n’est pas une simple remarque. Elle est un aveu. Elle est un indice.

    Elle est une clé. Elle suggère un avant. Elle annonce un après.

    Elle révèle une méthode.

     Les mots des puissants sont rarement des maladresses : ils sont des actes politiques en devenir. Et le droit romain nous souffle : “Acta non verba” — ce sont les actes, non les mots, qui comptent. Mais ici, les mots sont déjà des actes.

    La politique camerounaise comme théâtre d’ombres.

    En croisant les éléments, une mécanique apparaît : un conflit Minfi–SGPR, une lutte de succession, des lignes budgétaires 94 et 65 devenues armes financières, un redressement fiscal utilisé comme levier, une pression médiatique orchestrée, et, au centre, un journaliste devenu malgré lui un instrument. La politique, ici, n’est plus un espace de débat.

    Elle devient un champ de forces. Un lieu où les individus sont utilisés comme des vecteurs.

    Martinez Zogo : le messager qui ne savait pas qu’il portait un message

    Fin 2022, Martinez Zogo dénonce les marchés fictifs, les dettes fiscales, les lignes 94 et 65. Mais les documents qu’il utilise viennent de Modeste Mopa. Alors, une question s’impose : Martinez Zogo parlait‑il en journaliste ou en relais involontaire d’une stratégie de pression ?

    journalisme et pouvoir Il croyait peut‑être combattre la corruption. Il participait peut‑être à une guerre de succession. Et dans cette confusion, il a été sacrifié.

    La nuit du 22 janvier : quand le silence devient une arme

    Le corps de Martinez Zogo est retrouvé. Mutilé. Abandonné.

    Comme un message adressé à quelqu’un. Ou à tout le monde. Puis tout s’enchaîne : une commission mixte dont le périmètre est soigneusement limité, des auditions refusées, des zones d’enquête interdites, des questions sur la coupure d’internet restées sans réponse, et, cinq jours plus tard, Mopa exfiltré au FMI.

    Et si la véritable question était ailleurs ?

    1. Mopa a‑t‑il été exfiltré ?

    La nomination de Modeste Mopa au FMI, le 27 janvier 2023, cinq jours après la découverte du corps, interroge. Est‑ce une coïncidence administrative ?

    Ou une opération de protection politique ?

    1. Comment a‑t‑il été recruté au FMI ? Le FMI recrute selon des procédures strictes.

    Alors : Qui a proposé son nom ?Quel dossier a été présenté ?Quel rôle ont joué les réseaux diplomatiques camerounais ?Pourquoi cette nomination intervient‑elle précisément à ce moment‑là ?

    1. Que fait‑il exactement au FMI ? Quel poste occupe‑t‑il ?

    Quelles responsabilités lui ont été confiées ? Pourquoi aucune communication claire n’a été faite sur ses missions ?

    1. L’enquête pourrait‑elle prendre une tournure internationale ?

    Avec les relevés téléphoniques, les restrictions d’internet, les échanges transfrontaliers, les implications d’un fonctionnaire désormais au FMI, la question devient inévitable : l’affaire Zogo pourrait‑elle sortir du cadre camerounais ?

    1. Qui protège qui ? Si Mopa a été exfiltré, par qui ? Et pour protéger qui ? Le SGPR ? L’État ?
    2. Pourquoi les téléphones parlent‑ils plus que les hommes ?

    Les relevés téléphoniques, les coupures d’internet, les SMS échangés par le commando :

    tout cela dessine une cartographie du pouvoir.

    Une cartographie que certains aimeraient peut‑être empêcher de devenir publique.

    1. Et si le FMI devenait malgré lui un acteur de l’affaire ? Car si un fonctionnaire impliqué dans une affaire criminelle est recruté par une institution internationale, la question de la diligence raisonnable se pose. Qui surveille qui ? Et pour le compte de qui ?Justin Danwé affirme surveiller le ministère des Finances. Mais pour qui ?

    Pour l’État ? Ou pour un homme : Ferdinand Ngoh Ngoh, dont les ambitions présidentielles sont évoquées dans les conversations elles‑mêmes ?

    Dans un État où les services se surveillent entre eux, où les clans s’espionnent, où les journalistes deviennent des armes, qui surveille encore l’État lui‑même ?

    Philosophie d’une tragédie moderne

    Cette affaire n’est pas seulement politique. Elle est philosophique. Elle interroge la nature du pouvoir. Elle interroge la place de la vérité dans un système où la vérité est une menace. Elle interroge la valeur de la vie humaine dans un espace où la vie peut devenir un message. Le droit romain nous rappelle : “Fiat justitia, ruat caelum.” Que justice soit faite, même si le ciel doit s’effondrer. Mais au Cameroun, la justice semble parfois craindre que le ciel tombe.

    Alors ouvrons grand les portes : Oui, posons la question ultime :

    Martinez Zogo a‑t‑il été sacrifié pour “faire pression psychologique” sur Amougou Belinga, ou pour rappeler à tous que, dans certaines républiques, la peur reste la langue la mieux comprise ? Et une autre question, plus dérangeante encore : si l’affaire devient internationale, combien de vérités devront encore être sacrifiées avant que la lumière ne perce ? Dans cette affaire, les morts parlent encore. Et leurs murmures interrogent la conscience d’un pays tout entier.

     

     

    Modeste Mopa

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  • Le pari démocratique d’oligui nguema : quand la critique devient moteur de progrès

    Le pari démocratique d’oligui nguema : quand la critique devient moteur de progrès

    politique

    Le Gabon face à son miroir : l’audace d’un président qui écoute la vérité

    Libreville, juin 2026 – Dans un paysage politique où les applaudissements systématiques ont souvent remplacé le débat constructif, une déclaration du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema bouscule les codes traditionnels du pouvoir. Face à une assemblée réunie à l’occasion du lancement de 3 100 logements sociaux à Bikélé, il a lancé un appel inédit : « Un dirigeant doit accepter non seulement les louanges, mais aussi les critiques sincères, car elles seules permettent d’ajuster les actions publiques. »

    Ces propos, tenus devant le journaliste Chamberlain Moukouma, ne relèvent pas d’une simple posture rhétorique. Ils dessinent les contours d’une vision où la transparence et l’exigence deviennent les piliers d’une gouvernance renouvelée. Une rupture nette avec les pratiques où l’adhésion aveugle au pouvoir étouffe toute possibilité de progrès.

    Rompre avec l’illusion des applaudissements permanents

    En reconnaissant la nécessité de recevoir des critiques pour corriger ses erreurs, le chef de l’État gabonais propose une refonte du dialogue entre gouvernants et citoyens. L’applaudissement systématique n’est plus perçu comme un gage de bonne santé politique, mais comme un piège collectif menant à l’autosatisfaction et, in fine, à l’échec des politiques publiques.

    Cette prise de parole marque une volonté affichée de placer le Gabon sur la voie d’une démocratie plus mature, où la remise en question n’est plus un tabou, mais un devoir citoyen. Une démocratie où le pouvoir ne se contente pas d’être écouté, mais où il agit en fonction des retours concrets de la société.

    La critique, un levier pour l’intérêt général

    Dans cette optique, dire la vérité au pouvoir n’est plus un acte subversif, mais une contribution essentielle à la construction nationale. Le président Oligui Nguema ne présente pas la critique comme une opposition stérile, mais comme un mécanisme d’amélioration continue des décisions publiques.

    Cette approche transforme le débat public en un espace où reconnaître les succès va de pair avec identifier les lacunes. Un peuple conscient de ses responsabilités devient ainsi un partenaire actif dans l’élaboration des politiques, et non plus un simple spectateur passif. La maturité démocratique se mesure alors à la capacité à allier reconnaissance et exigence.

    Pour que cette dynamique s’enracine, elle suppose une transformation culturelle profonde. Les citoyens, les acteurs socio-économiques et les médias doivent adopter une posture d’objectivité constructive, où la critique n’est pas une fin en soi, mais un outil au service du bien commun. L’enjeu ? Faire de la transparence un levier de performance plutôt qu’un simple slogan politique.

    Vers une gouvernance collaborative

    Au-delà des mots, c’est une philosophie de gouvernance qui se dessine. En promouvant l’écoute active et en faisant de la critique un intrant stratégique, le président gabonais invite à repenser le rôle du citoyen dans la conduite de l’État. Le développement du pays ne repose plus uniquement sur des décisions descendantes, mais sur une interaction permanente entre gouvernants et gouvernés.

    Cette vision implique un équilibre délicat : saluer les efforts accomplis tout en maintenant une exigence constante envers les résultats. L’interview diffusée par Chamberlain Moukouma, et relayée sur les réseaux sociaux dans une logique d’éducation civique, illustre cette volonté de créer un espace public informé et responsable.

    En somme, ce discours présidentiel pose une question fondamentale : une nation peut-elle progresser sans une remise en question régulière de ses propres choix ? La réponse de Brice Clotaire Oligui Nguema est claire : sans vérité partagée, il n’y a pas de développement durable.

    Dans un contexte où les postures politiques l’emportent souvent sur les actes, cette invitation à la franchise collective se présente comme un test de crédibilité pour la démocratie gabonaise. Elle redéfinit le rôle du citoyen, non plus comme un simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un acteur clé de leur amélioration continue.

  • Rencontre historique à Niamey entre le président nigérien et le Premier ministre algérien

    Rencontre historique à Niamey entre le président nigérien et le Premier ministre algérien

    Rencontre historique entre le président nigérien et le Premier ministre algérien à Niamey

    Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a été reçu hier à Niamey par le président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.

    Lors de cet entretien, Sifi Ghrieb a transmis au chef de l’État nigérien les salutations chaleureuses du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que sa volonté personnelle de renforcer les liens de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux nations sœurs.

    Avancées majeures dans la coopération algéro-nigérienne

    Cette audience a permis d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre des accords de coopération conclus lors de la visite officielle du président Abdourahamane Tiani en Algérie, en février dernier, ainsi que lors des échanges avec son homologue algérien. Les discussions ont également porté sur les projets issus de la deuxième session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne, tenue à Niamey en mars.

    Le président nigérien a exprimé sa profonde reconnaissance envers le président algérien pour son engagement actif en faveur de la coopération bilatérale, notamment la réalisation accélérée du projet de centrale électrique, symbole des liens étroits entre les deux pays et de leur volonté commune de bâtir un partenariat durable au service des peuples algérien et nigérien.

    Un partenariat Sud-Sud exemplaire

    Le Général Abdourahamane Tiani a salué la dynamique exceptionnelle qui anime les relations entre l’Algérie et le Niger, la qualifiant de modèle de coopération Sud-Sud. Il a réaffirmé, aux côtés du Premier ministre algérien, sa détermination à porter les échanges bilatéraux à un niveau encore plus élevé, dans l’intérêt des deux nations.

    Pour sa part, Sifi Ghrieb a salué les avancées significatives enregistrées en un temps record, marquant l’entrée des deux pays dans une nouvelle phase de collaboration, marquée par un engagement politique fort et une exécution concrète des projets convenus, grâce à la vision claire et au suivi rigoureux des dirigeants des deux pays.

    Priorités communes pour une région stable et prospère

    Le Premier ministre algérien a réitéré l’engagement de son pays à consolider les relations bilatérales, en mettant l’accent sur des secteurs clés tels que l’énergie, les hydrocarbures, les infrastructures, la santé, la formation, l’enseignement supérieur, le numérique et les transports. Il a également insisté sur la nécessité de concrétiser les projets structurants dans la région pour favoriser le développement économique et renforcer l’intégration régionale.

    Les discussions ont également porté sur les programmes de coopération commerciale et économique, ainsi que sur les projets stratégiques en cours. Les deux parties ont souligné l’urgence d’accélérer leur mise en œuvre afin de soutenir la croissance économique et de renforcer l’intégration dans la sous-région. Enfin, les défis régionaux ont été passés en revue, avec une volonté commune de renforcer la concertation et la coordination pour contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité en Afrique de l’Ouest.