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  • Gabon : la révolution budgétaire 2027 pour une gestion publique transformée

    Gabon : la révolution budgétaire 2027 pour une gestion publique transformée

    Économie

    Gabon : la révolution budgétaire 2027 pour une gestion publique transformée

    Libreville, juillet 2026 — Le Gabon s’apprête à franchir une étape décisive dans sa gestion économique avec l’adoption d’un budget 2027 axé sur les résultats concrets. Les autorités gabonaises ne se contentent plus de présenter un simple document comptable : elles veulent révolutionner la culture budgétaire du pays.

    Plus question de dépenser sans compter. Désormais, chaque franc alloué devra prouver son utilité par des impacts tangibles : infrastructures achevées, services publics améliorés, emplois créés ou recettes fiscales accrues. Cette approche rompt avec des décennies de gestion administrative où les crédits étaient reconduits mécaniquement, sans évaluation des performances réelles.

    Plus de budgets automatiques, place à l’efficacité

    La réforme en marche impose une nouvelle règle d’or : une dépense publique ne sera plus justifiée par son existence, mais par son résultat. Les administrations devront désormais justifier chaque euro dépensé par des réalisations concrètes. Routes asphaltées, écoles rénovées, accès à l’électricité généralisé, entreprises soutenues ou recettes supplémentaires collectées : tels sont les nouveaux critères de succès.

    Cette transformation vise aussi à corriger des pratiques longtemps critiquées, comme la reconduction systématique des crédits sans justification, les dépenses floues ou les recettes non déclarées. Chaque franc généré par les agences publiques devra être réintégré au budget de l’État pour renforcer transparence et traçabilité.

    Pour les observateurs économiques, cette évolution envoie un signal fort. Dans un contexte où la qualité de la gouvernance budgétaire est devenue un critère clé pour les partenaires internationaux, le Gabon se positionne en modèle de rigueur et de modernité.

    Croissance ambitieuse et diversification économique

    Le gouvernement table sur une croissance de 5,1 % en 2027, contre 4 % estimés pour 2026. Cette progression reposerait sur des investissements publics et privés, ainsi que sur le développement des secteurs productifs hors hydrocarbures.

    Le Gabon mise notamment sur le manganèse, le bois transformé et l’huile de palme comme nouveaux moteurs de croissance. Une stratégie qui confirme la volonté affichée depuis des années de réduire la dépendance aux revenus pétroliers, mais rarement mise en œuvre avec une telle détermination.

    Les hypothèses budgétaires intègrent par ailleurs des prévisions prudentes sur les cours du pétrole, preuve d’une volonté de limiter la vulnérabilité aux fluctuations des marchés énergétiques. Un pari audacieux dans une région où peu de pays ont réussi à sortir durablement de la rente pétrolière.

    Priorités sociales préservées malgré les contraintes

    Alors que Libreville négocie avec le Fonds monétaire international, les autorités insistent sur un point : la rigueur budgétaire ne doit pas pénaliser les populations. Les dépenses sociales restent au cœur des priorités : accès à l’eau potable, électricité, santé, éducation et aides aux ménages précaires.

    Six axes majeurs structurent les arbitrages en cours : amélioration des services publics essentiels, entrepreneuriat des jeunes, développement des infrastructures, accès au logement, justice sociale et durabilité environnementale.

    L’enjeu est de taille. Avec des ressources limitées mais des attentes citoyennes immenses, le véritable défi du budget 2027 ne sera pas seulement dans les chiffres adoptés, mais dans leur capacité à se traduire en améliorations visibles pour les Gabonais.

    Car au final, ce ne sont ni les prévisions économiques ni les tableaux budgétaires qui feront la différence, mais l’impact réel sur le quotidien des citoyens. Si les écoles fonctionnent mieux, si les coupures d’eau et d’électricité diminuent, si les jeunes trouvent des emplois et si les routes se multiplient, alors le Gabon aura réussi sa mue vers une gestion publique plus performante.

    Dans le cas contraire, le budget de résultats ne serait qu’un nouveau concept dans la liste des réformes africaines avortées. L’année 2027 pourrait ainsi marquer un tournant pour la gouvernance économique gabonaise, voire inspirer d’autres nations.

  • L’om en tournée à Abidjan pour booster le tourisme ivoirien

    L’om en tournée à Abidjan pour booster le tourisme ivoirien

    L’équipe de l’Olympique de Marseille a foulé le tarmac de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Port Bouët mercredi 15 juillet, sous les acclamations d’une foule en liesse. Entre danses traditionnelles et chants enthousiastes, les Phocéens ont été accueillis en grande pompe pour lancer le « OM Summer Tour 2026 ». Cet événement symbolise la concrétisation d’un partenariat ambitieux signé le 2 avril dernier entre le club marseillais et la Côte d’Ivoire, via sa marque touristique « Sublime Côte d’Ivoire ».

    Un partenariat lucratif et stratégique

    Le renouvellement de l’accord entre l’OM et « Sublime Côte d’Ivoire » pour une durée de trois ans s’accompagne d’une enveloppe financière de 5 millions d’euros par an, soit 3,275 milliards de francs CFA. En échange, le club marseillais s’engage à mettre en avant la destination ivoirienne auprès de son public européen et à orchestrer des campagnes de communication communes.

    Sous l’égide de Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs, ce projet s’appuie sur la collaboration de Françoise Remarck, ministre de la Culture, et d’Adjé Silas Metch, ministre des Sports. L’objectif ? Capitaliser sur l’image positive du club pour attirer davantage de touristes européens vers la Côte d’Ivoire, un pays aux atouts naturels et culturels encore méconnus.

    Un programme chargé pour séduire les supporters

    La délégation marseillaise a prévu une séance d’entraînement ouverte au public ce jeudi 16 juillet au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Plateau. Une occasion unique pour les supporters ivoiriens de côtoyer leurs idoles et d’assister aux méthodes d’entraînement des joueurs.

    Le clou de la manifestation aura lieu vendredi 17 juillet à 18h30, avec un match amical gratuit opposant l’OM au Yamoussoukro FC, club de première division ivoirienne. Ce rendez-vous sportif, accessible à tous, vise à renforcer les échanges culturels entre les deux nations et à promouvoir l’hospitalité ivoirienne.

    Outre ces événements, une rencontre institutionnelle est prévue entre le gouvernement ivoirien et la direction de l’OM. Une visite sociale auprès d’enfants en difficulté figure également au programme, illustrant l’engagement humanitaire du club.

    La Côte d’Ivoire mise sur le tourisme comme levier économique

    Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire place le tourisme au cœur de sa stratégie de diversification économique. Avec un PIB estimé à 85 milliards de dollars en 2025 selon la Banque mondiale, le pays mise sur son littoral atlantique, ses parcs naturels et son riche patrimoine culturel pour attirer les visiteurs. La marque « Sublime Côte d’Ivoire », lancée en 2019, incarne cette ambition.

    Abidjan, ville dynamique de 5,6 millions d’habitants, concentre l’essentiel des infrastructures touristiques et hôtelières du pays. Le stade Félix Houphouët-Boigny, d’une capacité de 35 000 places, a récemment accueilli plusieurs rencontres de la Coupe d’Afrique des nations 2023, remportée par l’équipe nationale ivoirienne.

    Ce partenariat avec l’OM s’inscrit dans une démarche plus large de collaboration avec des clubs et fédérations européennes, visant à accroître la visibilité internationale de la Côte d’Ivoire. La France, premier marché émetteur de touristes vers le pays, représente un partenaire clé dans cette stratégie.

    Le football, vecteur de soft power et de revenus

    En s’appuyant sur la popularité de l’OM dans l’espace francophone et l’engouement des Ivoiriens pour le football européen, les autorités entendent transformer cette tournée en levier de développement touristique. Malgré des atouts indéniables, le secteur reste sous-exploité comparé au potentiel du pays.

    Pour l’Olympique de Marseille, ce contrat représente l’un des plus importants accords de sponsoring de son histoire récente, comparable aux partenariats avec ses équipementiers. Après une saison 2025-2026 marquée par une cinquième place en Ligue 1, ce partenariat offre au club une nouvelle source de revenus internationaux.

    La délégation marseillaise quittera Abidjan dimanche 18 juillet. Les retombées médiatiques et l’impact sur les réservations touristiques seront analysés dans les semaines à venir. Les autorités ivoiriennes envisagent déjà de renouveler l’expérience lors de la saison 2026-2027.

  • Abidjan consolide son rôle de hub logistique pour le Sahel malgré les tensions régionales

    Abidjan consolide son rôle de hub logistique pour le Sahel malgré les tensions régionales

    Le Port autonome d’Abidjan a renforcé ses partenariats économiques avec Ouagadougou, Bamako et Niamey, confirmant ainsi sa position de plateforme incontournable pour les échanges en Afrique de l’Ouest. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie ambitieuse visant à préserver son statut de hub logistique régional, malgré les défis géopolitiques actuels.

    Des performances portuaires en hausse malgré un contexte difficile

    En 2025, le trafic global du Port autonome d’Abidjan a progressé de 16 %, démontrant une résilience remarquable face aux tensions diplomatiques récentes. Malgré le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO début 2024, le port continue de jouer un rôle clé dans l’approvisionnement de ces pays enclavés. Avec une part significative des importations destinées au Sahel, Abidjan confirme son statut de premier port d’Afrique de l’Ouest francophone, devant ses concurrents directs que sont Lomé et Cotonou.

    Pour absorber cette croissance et réduire les délais d’attente, les autorités portuaires ivoiriennes ont multiplié les investissements dans les infrastructures et les technologies de pointe.

    Un corridor multimodal Abidjan-Bamako via Bobo-Dioulasso

    Un nouvel axe logistique a été inauguré en avril dernier. Ce corridor, reliant Abidjan à Bamako via le port sec de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, combine transport routier et ferroviaire pour optimiser l’acheminement des marchandises vers le Mali. Cette initiative, portée par le groupe Africa Global Logistics, vise à fluidifier les échanges et à réduire les coûts pour les opérateurs économiques.

    Le gouvernement burkinabè a alloué près de 200 milliards de francs CFA dans son budget 2026 pour réhabiliter la route entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, un tronçon essentiel pour la fluidité de ce corridor. Ces travaux permettront de diminuer significativement les temps de transit et les coûts logistiques pour les pays sahéliens.

    La digitalisation des douanes pour accélérer les échanges

    Depuis le 31 mars, la Côte d’Ivoire a supprimé les visas douaniers physiques pour le transit des marchandises vers le Mali et le Burkina Faso. Parallèlement, le système numérique SIGMAT a été déployé en collaboration avec les douanes burkinabè. Cette modernisation vise à sécuriser et à accélérer les opérations de dédouanement, tout en limitant les blocages administratifs.

    Les opérateurs économiques bénéficient désormais d’un accès en ligne pour leurs déclarations douanières, ce qui réduit les files d’attente aux postes frontières. Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation des procédures douanières en Côte d’Ivoire.

    Côte d’Ivoire : un rôle économique central en Afrique de l’Ouest

    Première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la Côte d’Ivoire mise sur ses infrastructures portuaires pour consolider son influence régionale. Le pays dispose de deux grands ports : Abidjan, qui concentre l’essentiel du trafic conteneurisé et des marchandises en transit vers le Sahel, et San Pedro, spécialisé dans l’exportation de cacao et de bois.

    Les Pays-Bas ont annoncé en avril un investissement de 196 milliards de francs CFA pour moderniser les infrastructures portuaires d’Abidjan et de San Pedro. Par ailleurs, le groupe belge Sea Invest prévoit d’investir pour porter la capacité de traitement des ports ivoiriens à 11 millions de tonnes de marchandises d’ici 2026.

    Un enjeu vital pour les pays enclavés du Sahel

    Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’accès aux ports de la côte atlantique reste une question stratégique. Ces trois pays, dépourvus de littoral, dépendent des corridors routiers traversant la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo ou le Ghana pour leurs approvisionnements en produits essentiels. Malgré le retrait de l’Alliance des États du Sahel de la CEDEAO en janvier 2024, les initiatives du Port d’Abidjan visent à garantir la continuité des échanges commerciaux.

    Les autorités ivoiriennes misent sur la compétitivité tarifaire et la rapidité des procédures pour maintenir l’attractivité d’Abidjan face à la concurrence des ports béninois et togolais, également actifs sur les corridors sahéliens.

  • Starlink autorisé en Côte d’Ivoire : une révolution numérique pour les zones isolées

    Starlink autorisé en Côte d’Ivoire : une révolution numérique pour les zones isolées

    Starlink enfin autorisé en Côte d’Ivoire : un tournant pour l’internet en Afrique de l’Ouest

    La Côte d’Ivoire vient d’accorder une licence à Starlink, le service d’internet par satellite développé par le milliardaire Elon Musk. Cette décision historique marque un pas décisif vers la réduction de la fracture numérique dans le pays. L’annonce a été officiellement confirmée lors d’une cérémonie organisée à l’Ambassade américaine d’Abidjan, en présence de Frank R. Garcia, Secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines.

    Un accès internet sans précédent pour les régions les plus reculées

    Starlink va s’appuyer sur une constellation de satellites en orbite basse pour fournir une connexion internet haut débit, même dans les zones rurales ivoiriennes les moins desservies. Selon l’Agence Ivoirienne de Presse, la filiale locale de Starlink a obtenu une licence temporaire de 12 mois délivrée par l’ARTCI, l’autorité de régulation des télécommunications. Cette technologie innovante élimine le besoin d’infrastructures terrestres coûteuses, offrant ainsi une solution rapide et efficace pour combler le retard numérique des campagnes.

    Un investissement américain de 170 millions de dollars pour la souveraineté numérique

    L’arrivée de Starlink s’accompagne d’un engagement financier majeur des États-Unis. L’entreprise Cybastion a obtenu une garantie de financement de 170 millions de dollars de la part de l’U.S. Export-Import Bank pour la construction d’un centre de données souverain en Côte d’Ivoire. Ce projet d’envergure, qui porte le nom de Cybastion, vise à moderniser les services publics et à sécuriser les données sensibles du pays. Ce centre de données national constituera le premier du genre à héberger des informations stratégiques sur le territoire ivoirien, renforçant ainsi l’autonomie numérique du pays.

    Trois partenariats majeurs conclus lors de la visite américaine

    La visite officielle à Abidjan a permis de finaliser trois accords économiques d’envergure. En plus de l’autorisation accordée à Starlink et du financement du centre Cybastion, un contrat de 293 millions de dollars a été signé avec ABD Group pour le développement d’infrastructures prioritaires dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Par ailleurs, un partenariat a été conclu avec NTELX pour optimiser la logistique du Port d’Abidjan, un axe essentiel pour l’économie du pays.

    La Côte d’Ivoire à l’avant-garde de la transformation digitale

    Avec plus de 29 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire se positionne comme la première économie francophone d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement ivoirien a lancé plusieurs initiatives ambitieuses pour accélérer la transition numérique, dont la dématérialisation des services administratifs et le développement de l’e-gouvernement. Cependant, malgré des avancées notables dans les grandes villes comme Abidjan et Bouaké, de nombreuses zones rurales restent mal desservies. Starlink pourrait ainsi jouer un rôle clé dans l’uniformisation de la couverture internet à travers tout le territoire.

    Les États-Unis, déjà un partenaire économique important de la Côte d’Ivoire dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture, renforcent désormais leur collaboration dans le secteur technologique. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de compétition accrue entre les grandes puissances pour influencer l’Afrique de l’Ouest. En diversifiant ses alliances, Abidjan cherche à maximiser les opportunités de développement tout en préservant ses intérêts stratégiques.

    Un entretien au plus haut niveau

    Frank R. Garcia a également été reçu par le Vice-Président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné. Cette rencontre visait à évaluer les retombées des nouveaux partenariats économiques entre les deux pays. Ces accords, qui s’ajoutent à d’autres initiatives similaires menées par la Chine et la France, illustrent l’importance croissante de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. Les prochaines étapes consisteront à lancer officiellement les services de Starlink et à avancer dans la réalisation du centre de données Cybastion.

  • Plainte contre Sonko pour ses propos sur Touba : enquête demandée

    Plainte contre Sonko pour ses propos sur Touba : enquête demandée

    plainte contre Ousmane Sonko pour ses déclarations sur Touba : le parquet saisi

    Une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie dans l’affaire opposant les propos d’Ousmane Sonko à la ville sainte de Touba. Un petit-fils du fondateur de cette cité religieuse a officiellement porté plainte auprès du Procureur de la République à Dakar afin de demander l’ouverture d’une enquête.

    Serigne Modou Maroun Niang, à la fois citoyen sénégalais et acteur économique, s’est présenté comme héritier spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba. Dans sa requête déposée le 14 juillet 2026, il dénonce avec fermeté les allégations d’Ousmane Sonko selon lesquelles de l’argent illicite aurait pénétré dans Touba. Pour lui, ces accusations infondées portent atteinte à l’honneur et à la réputation d’une ville fondée sur les principes de piété, d’intégrité et de travail.

    Le plaignant exige que le leader de PASTEF soit entendu afin d’éclaircir le sens exact de ses déclarations controversées. Il réclame également la présentation de preuves tangibles étayant ses propos. La plainte sollicite des investigations approfondies pour vérifier la véracité des allégations et, si nécessaire, engager des poursuites pour diffamation ou propagation de fausses informations, conformément à la législation sénégalaise.

    Serigne Modou Maroun Niang affirme disposer de documents accablants : des vidéos, des retranscriptions et des articles de presse qui corroborent, selon lui, les propos d’Ousmane Sonko. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes autour des déclarations du président de PASTEF.

    Le parquet devra désormais statuer sur cette requête et décider si une enquête judiciaire sera ouverte. Si cette plainte aboutissait, elle pourrait donner lieu à un nouveau bras de fer juridique dans l’actualité politique sénégalaise.

  • Ouagadougou presse l’union africaine pour des réformes ambitieuses

    Ouagadougou presse l’union africaine pour des réformes ambitieuses

    Ouagadougou réclame une refonte profonde de l’Union africaine

    Lors d’un entretien exclusif avec le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a plaidé pour une transformation radicale de l’institution continentale. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée officielle dans les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), avait pour objectif d’évaluer l’état des relations entre Ouagadougou et l’UA.

    Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux cruciaux : la situation sécuritaire au Burkina Faso, les dynamiques régionales avec les pays voisins et les négociations en cours entre la CEDEAO et l’AES. Les échanges ont également permis d’aborder les réformes structurelles nécessaires au sein de l’UA, jugées indispensables pour restaurer la confiance entre l’organisation et les États membres.

    Mahamoud Ali Youssouf a souligné que cette visite s’inscrivait dans une volonté de renforcer la coopération entre l’UA et le Burkina Faso. Il a présenté la stratégie de l’Union, articulée autour de trois axes majeurs : la gouvernance, la sécurité et le développement. L’objectif ? Accélérer l’opérationnalisation des agences spécialisées de l’UA sur le terrain et lancer des projets concrets pour améliorer le quotidien des populations locales.

    L’AES, une réponse à l’absence de solidarité continentale

    En réponse, Karamoko Jean Marie Traoré a retracé l’histoire de la création de l’AES, née d’un manque de solidarité africaine face aux crises sécuritaires répétées. Pour briser ce cycle, il a appelé l’UA à engager des réformes profondes et audacieuses, capables de mettre fin aux frustrations des États contraints de prendre en main leur propre sécurité.

    Le chef de la diplomatie burkinabè a détaillé son vision d’une UA modernisée, en insistant sur deux priorités : l’autonomie financière de l’organisation, indispensable pour garantir sa liberté décisionnelle, et une communication offensive pour contrer les narratives négatives et valoriser les avancées des États membres.

    Enfin, il a plaidé pour une diplomatie plus inclusive, fondée sur la proximité et la participation active de tous les acteurs africains. Une approche qu’il juge essentielle pour redonner un nouveau souffle à l’Union africaine.

  • France Maroc : Paris et Rabat scellent une nouvelle ère de coopération renforcée

    France Maroc : Paris et Rabat scellent une nouvelle ère de coopération renforcée

    France Maroc : Paris et Rabat scellent une nouvelle ère de coopération renforcée

    Une visite officielle riche en promesses. Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a marqué les esprits lors de son séjour à Rabat, plaidant pour un renforcement des liens bilatéraux entre la France et le Maroc. Une quinzaine d’accords majeurs, couvrant des domaines variés, doivent être signés pour ancrer cette dynamique initiée en 2024.

    Renforcement des relations diplomatiques entre la France et le Maroc

    Un partenariat stratégique en pleine mutation

    Lors de la 15ᵉ Rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc, Sébastien Lecornu a qualifié cette étape de « moment décisif » pour les relations franco-marocaines. Il a insisté sur la nécessité de « passer à une nouvelle dimension », en approfondissant la collaboration dans des secteurs clés comme la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et les initiatives conjointes en Afrique. Son homologue marocain, Aziz Akhannouch, a réaffirmé l’urgence d’« accélérer la concrétisation des engagements » issus du partenariat exceptionnel signé en 2024.

    Une quinzaine d’accords à finaliser

    Les deux nations s’apprêtent à conclure une série d’accords stratégiques dans des domaines variés : économie, sécurité, migrations, culture et défense. Parmi les projets phares figurent la mise en place d’une ligne de RER à Rabat, des collaborations dans le secteur de l’armement, ainsi que des initiatives culturelles ambitieuses. Cette visite pourrait également poser les bases d’une visite d’État du roi Mohammed VI en France, précédée de la signature d’un traité d’amitié inédit, selon les termes de Sébastien Lecornu.

    Une alliance solide malgré les ombres au tableau

    Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte où les relations entre Paris et Rabat ont retrouvé une stabilité notable depuis la reconnaissance, en 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Toutefois, des révélations récentes, impliquant un consortium médiatique, ont évoqué l’usage présumé du logiciel espion Pegasus par le Maroc. Aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités françaises ou du Quai d’Orsay, qui ont réaffirmé leur volonté inébranlable de poursuivre le renforcement du partenariat avec le Maroc.

  • Le Bénin, fer de lance de la modernisation administrative en Afrique, brille au CAFRAD

    Le Bénin, fer de lance de la modernisation administrative en Afrique, brille au CAFRAD

    Rabat a été le théâtre du 17ᵉ Forum ministériel panafricain du CAFRAD le mardi 14 juillet 2026. En amont de la 61ᵉ session du Conseil d’Administration, Rodrigue Chaou, le ministre béninois en charge du Budget et de la Fonction Publique, y a dévoilé la stratégie avant-gardiste du Bénin. Entre une numérisation poussée des services et des réformes structurelles audacieuses, Cotonou se positionne désormais comme un modèle de gouvernance moderne, déterminée à transformer son administration en un véritable moteur de croissance économique.

    Un rendez-vous stratégique pour l’avenir des services publics africains

    La capitale marocaine, reconnue comme un carrefour historique de la coopération Sud-Sud, a accueilli ce sommet de grande envergure. Le Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives (CAFRAD), fondé en 1964, demeure l’institution intergouvernementale de référence pour la refonte des structures étatiques à l’échelle continentale.

    Cette année, le forum s’est penché sur un enjeu capital, abordant la thématique du leadership comme catalyseur indispensable de l’action publique dans un contexte VICA(P)D. Cet acronyme complexe met en lumière une réalité concrète : les administrations doivent aujourd’hui naviguer dans un environnement marqué par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté, mais aussi par les profondes mutations de la transformation numérique.

    Pour le Bénin, représenté par Monsieur Rodrigue Chaou, ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget et de la Fonction Publique, cette rencontre dépassait la simple formalité diplomatique. Elle a offert une occasion unique de confronter les réformes nationales aux meilleures pratiques africaines et de réaffirmer une ambition claire : faire de l’administration publique un levier majeur de compétitivité économique pour le Bénin.

    Nouveaux styles de leadership public face aux défis contemporains

    Les travaux, qui ont rassemblé des ministres, des experts internationaux et de hauts fonctionnaires, ont été structurés autour de deux interventions théoriques et pratiques de premier plan.

    La première présentation, assurée par le Dr Dieudonné Assouvi, Directeur général du CAFRAD, a esquissé le profil du manager public de demain. Dans un environnement instable, les méthodes bureaucratiques rigides et pyramidales ont démontré leurs limites. Le Dr Assouvi a ainsi plaidé en faveur d’un leadership agile, capable d’anticiper les crises économiques et de réagir en temps réel pour assurer la continuité de l’État.

    La seconde intervention, menée par le Professeur Sehl Mellouli de l’Université Laval au Canada, a abordé des préoccupations cruciales en établissant un lien entre le leadership politique et la souveraineté numérique. À l’ère de l’intelligence artificielle et du cloud souverain, l’indépendance technologique des États africains n’est plus une option, mais une condition essentielle à la sécurité nationale et à l’attractivité économique.

    L’impact économique de la digitalisation : le pari gagnant du Bénin

    « Une administration moderne n’est pas seulement un outil de prestige politique ; c’est le premier partenaire de l’investissement privé et de la création de richesse. »

    Lors de la session ministérielle de partage d’expériences, la délégation béninoise a pu mettre en avant ses avancées remarquables. Depuis plusieurs années, le Bénin s’est résolument engagé dans une numérisation accélérée de ses services publics. Cette stratégie repose sur la conviction profonde que la simplification des démarches administratives réduit considérablement les coûts de transaction pour les entreprises et assainit durablement le climat des affaires.

    Le Bénin a notamment partagé son expérience réussie concernant la dématérialisation des procédures fiscales. En simplifiant et en digitalisant la collecte de l’impôt et les formalités douanières, le pays sécurise ses recettes publiques tout en éliminant les goulots d’étranglement bureaucratiques qui pénalisent les opérateurs économiques.

    Dans la même dynamique, la mise en place du guichet unique de création d’entreprises permet de réduire le temps nécessaire à la création d’une entité juridique à quelques heures seulement en ligne. Cette facilité stimule l’entrepreneuriat des jeunes et attire les investisseurs directs étrangers. Enfin, la transparence induite par la numérisation minimise les contacts physiques entre usagers et agents grâce aux plateformes en ligne, réduisant ainsi les risques de corruption et renforçant la confiance des citoyens envers leurs institutions.

    Une administration résiliente au service des citoyens

    Au-delà des gains de productivité macroéconomiques, la modernisation administrative portée par le Bénin vise un impact direct sur le quotidien des populations. Lors des débats à Rabat, la question de l’inclusion numérique a été largement abordée, soulignant que la transformation digitale ne doit pas exclure les franges les plus vulnérables de la société.

    Pour le gouvernement béninois, la numérisation s’accompagne d’une politique active de décentralisation et d’accès aux services essentiels. Qu’il s’agisse de l’obtention d’actes d’état civil, de casiers judiciaires ou de documents d’identité, la réduction des délais administratifs permet de réintégrer les citoyens dans l’économie formelle et de garantir l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire, des zones urbaines aux régions les plus reculées.

    Cap sur la 61ᵉ session du Conseil d’Administration du CAFRAD

    Le Forum ministériel à peine terminé, les délégations se tournent déjà vers la 61ᵉ session du Conseil d’administration de l’institution. Pour le ministre Rodrigue Chaou et ses homologues, l’enjeu sera désormais de traduire les orientations stratégiques discutées en feuilles de route opérationnelles concrètes.

    Les États membres devront notamment évaluer le bilan d’activité du CAFRAD, définir les futurs programmes de formation des hauts cadres africains et intensifier la coopération Sud-Sud en matière d’ingénierie administrative.

    En participant activement à ces instances de décision, le Bénin démontre qu’il ne se contente pas d’adopter des modèles de gouvernance, mais qu’il contribue activement à la co-construction de l’administration africaine du XXIᵉ siècle. C’est un signal fort adressé aux partenaires au développement et aux marchés internationaux : à Cotonou, l’État se modernise pour mieux grandir.

  • Relations franco-marocaines : une dynamique de confiance renforcée à Rabat

    Relations franco-marocaines : une dynamique de confiance renforcée à Rabat

    Le Premier ministre français Sébastien Lecornu (à gauche) et son homologue marocain Aziz Akhannouch lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Rabat

    Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, réunis pour sceller l’entente entre la France et le Maroc à Rabat

    Une « confiance retrouvée » scelle désormais les relations entre la France et le Maroc. À l’occasion de la visite officielle du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, à Rabat, les deux nations ont confirmé la dynamique positive engagée depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron, à l’été 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision avait mis fin à trois années de tensions, marquées notamment par des soupçons d’espionnage et des restrictions sur les visas.

    Lors de cette rencontre, M. Lecornu a qualifié le bilan des échanges franco-marocains de « positivement exceptionnel ». Cette amélioration s’inscrit dans la continuité de la visite d’État du président français à Rabat en octobre 2024, couronnée par la signature d’un « partenariat renforcé d’exception » et par la conclusion de nombreux contrats bilatéraux.

    Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch échangent une poignée de main chaleureuse lors de leur conférence de presse

    Un geste symbolique pour marquer la réconciliation entre les deux délégations

    Pourtant, cette lune de miel diplomatique n’est pas exempte de nuances. Une série d’enquêtes publiées par des médias internationaux a récemment révélé l’ampleur présumée de l’utilisation du logiciel Pegasus par le Maroc, suscitant des interrogations. Rabat a fermement rejeté ces allégations, les qualifiant de « mensongères et infondées ». Malgré ces remous, la visite a permis d’aborder des sujets majeurs, tout en limitant les échanges à des déclarations sans session de questions.

    Un partenariat stratégique hors normes

    Interrogés sur ces révélations, les responsables français ont préféré rester discrets, évoquant un passé révolu. La délégation française a salué l’avancement des relations, soulignant l’objectif commun de renforcer la coopération et la confiance mutuelle. Le roi Mohammed VI a d’ailleurs adressé un message à Emmanuel Macron à l’occasion du 14-Juillet, saluant la « consolidation » des relations privilégiées entre les deux pays.

    Un traité « hors normes », inédit pour la France avec un pays hors Union européenne, est envisagé. Cette avancée pourrait être officialisée lors d’une visite royale en France, bien que les modalités et le calendrier restent à préciser. Sébastien Lecornu, accompagné de douze ministres dont ceux des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a également évoqué la reprise des discussions sur les visas, avec une volonté affichée de faciliter les mobilités circulaires entre la France et le Maroc, notamment pour les entrepreneurs et les étudiants.

    Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance plénière avec des ministres marocains

    Une séance plénière riche en échanges entre les deux gouvernements

    La 15e « rencontre de haut niveau » entre les deux pays, absente depuis 2019, a été qualifiée de « moment charnière » par le Premier ministre français. Les discussions ont porté sur des enjeux sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Une coopération renforcée a permis, selon M. Lecornu, des « succès opérationnels sans précédent » ces dernières semaines.

    Les deux nations ont également réaffirmé leur engagement commun en Afrique, où la menace jihadiste au Sahel exige une réponse coordonnée. Aziz Akhannouch a souligné que ce partenariat s’inscrit désormais dans une « vision stratégique partagée », fondée sur une confiance mutuelle et une ambition commune.

    Le Maroc s’impose comme un partenaire privilégié de la France au Maghreb, une priorité qui s’est consolidée après l’abandon de la recherche d’un équilibre diplomatique avec l’Algérie. Les échanges ont également permis d’aborder le dossier sécuritaire au Sahel, où Paris compte désormais davantage sur Rabat pour obtenir des renseignements, malgré le redémarrage progressif de la coopération franco-algérienne.

    Une série d’accords pour concrétiser la dynamique

    Douze accords ont été signés à l’issue de ces rencontres, marquant une étape concrète dans la revitalisation des relations bilatérales. Parmi ces avancées, un appel à manifestation d’intérêt pour l’interconnexion électrique entre les deux pays a été lancé. De plus, le Maroc a signé des conventions de prêts avec l’Agence française de développement pour des projets dans les secteurs de l’eau et des transports, incluant notamment la construction d’une ligne de RER à Rabat.

    Sébastien Lecornu et sa délégation lors d'une cérémonie au Mausolée royal de Rabat

    Une cérémonie officielle pour marquer l’importance de la visite

    Cette visite a ainsi permis de concrétiser une relation en pleine reconstruction, avec des perspectives ambitieuses pour l’avenir. Entre renforcement des liens économiques, sécuritaires et diplomatiques, la France et le Maroc semblent déterminées à écrire une nouvelle page de leur histoire commune.

  • Tchad : suppression des visas pour les africains dès 2027 pour booster la circulation régionale

    Tchad : suppression des visas pour les africains dès 2027 pour booster la circulation régionale

    Dès le 1er janvier 2027, le Tchad adoptera une politique d’ouverture sans précédent envers l’Afrique. Tous les ressortissants du continent pourront se rendre sur son territoire sans formalité de visa. Cette annonce, dévoilée par le président Mahamat Idriss Déby Itno lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des échanges humains et économiques au sein du continent.

    Cette décision historique a été officialisée lors d’un événement majeur réunissant des chefs d’État et des personnalités influentes. Le président tchadien a souligné l’importance de cette mesure pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens, pierre angulaire de l’intégration africaine.

    Dans son discours, il a rappelé le rôle central du Tchad comme carrefour africain, unissant l’Afrique de l’Ouest et de l’Est, le Nord et le Sud. « Nous incarnons une terre d’accueil et d’intégration, où l’unité du continent prend tout son sens », a-t-il déclaré.

    La réforme annoncée marque un tournant dans la politique migratoire tchadienne. Le chef de l’État a confirmé : « Fidèle à notre engagement en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation, je déclare aujourd’hui que le Tchad, berceau de l’humanité, ouvre ses portes à tous les Africains dès 2027 ».

    Avec cette initiative, le Tchad rejoint un nombre restreint de pays africains ayant supprimé les visas pour les ressortissants du continent. Parmi eux figurent le Bénin, le Togo, le Rwanda, le Ghana, la Gambie, les Seychelles et le Congo, qui a récemment adopté une mesure similaire.

  • Réforme éducative au Gabon : un pari audacieux pour 2030

    Réforme éducative au Gabon : un pari audacieux pour 2030

    réforme éducative au Gabon : un pari audacieux pour 2030

    Libreville — Le Gabon engage une transformation majeure de son système éducatif avec la mise en œuvre d’une feuille de route ambitieuse pour la période 2026-2030. Ce projet, validé lors d’une rencontre officielle au complexe scolaire d’alibandeng, place l’éducation au cœur de sa stratégie de développement national. L’objectif ? Faire de l’école gabonaise un levier de diversification économique, de cohésion sociale et de compétitivité internationale.

    La cérémonie de lancement a regroupé l’ensemble des parties prenantes : gouvernement, partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Sous la présidence de la ministre d’État chargée de l’éducation nationale, camélia ntoutoume leclercq, et en présence du représentant résident de l’unesco, patricio zambrano restrepo, les acteurs ont acté les orientations stratégiques qui structureront la réforme éducative sur cinq ans.

    Cette initiative s’inscrit dans une logique mondiale : sans investissement massif dans le capital humain, aucun pays ne peut prétendre intégrer le cercle des nations émergentes. Le Gabon en a fait une priorité absolue.

    une réponse aux enjeux démographiques et économiques

    Le système éducatif gabonais doit relever un double défi. D’une part, répondre aux besoins d’une jeunesse en forte croissance, exigeant davantage d’infrastructures, de formations adaptées et d’opportunités professionnelles. D’autre part, accompagner la transition économique du pays, qui vise à réduire sa dépendance aux ressources extractives au profit de secteurs comme l’industrie, les services et l’économie numérique.

    Le plan sectoriel de l’éducation intérimaire (psei) 2026-2030 se présente comme une réponse structurée à ces défis. Organisé en cinq phases, il couvre la période allant de la consolidation des mécanismes de gouvernance jusqu’à l’évaluation des résultats attendus en 2030. Quatre axes stratégiques ont été définis.

    Le premier axe porte sur l’amélioration de l’offre éducative : construction de nouveaux établissements, augmentation des capacités d’accueil et réduction des inégalités territoriales. Le deuxième vise à renforcer la qualité des apprentissages via la formation continue des enseignants, l’intégration des outils numériques et l’adaptation des programmes aux exigences du marché du travail. Le troisième axe concerne la modernisation de la gouvernance du secteur, avec un accent sur la gestion transparente des ressources et l’efficacité administrative. Enfin, le quatrième axe place l’inclusion au centre des priorités, avec pour ambition de rendre l’école plus accessible et protectrice pour tous les enfants, y compris ceux en situation de handicap.

    l’éducation, clé de la souveraineté nationale

    L’accompagnement de l’unesco, de l’unicef et d’autres partenaires internationaux confirme l’importance accordée à cette réforme. Cependant, l’enjeu dépasse largement les aspects financiers ou techniques : il s’agit d’affirmer la souveraineté du Gabon face aux mutations technologiques et économiques mondiales.

    Dans un contexte marqué par l’intelligence artificielle, l’automatisation et l’économie de la connaissance, la possession de matières premières ne suffit plus à garantir la prospérité. Les nations qui s’imposeront demain seront celles capables de former des talents, de maîtriser les technologies et d’innover. Pour le Gabon, cette réforme éducative représente un impératif stratégique autant qu’un choix économique.

    L’objectif affiché est double : mieux préparer les jeunes aux métiers de demain et renforcer leur employabilité en alignant les formations sur les besoins réels des entreprises. Cette démarche pourrait également contribuer à atténuer le chômage des jeunes, l’un des défis sociaux majeurs du continent africain.

    le test de la crédibilité

    Les réformes éducatives en afrique ont souvent buté sur des obstacles récurrents : manque de continuité, insuffisance de financements ou absence d’évaluation rigoureuse. La réussite du psei dépendra donc moins de la qualité de sa conception que de sa mise en œuvre concrète et durable.

    Plusieurs critères seront déterminants : le suivi des indicateurs de performance, la stabilité des financements, la coordination entre les administrations et les partenaires, ainsi que l’appropriation des réformes par les enseignants. En lançant cette initiative, le Gabon envoie un message clair : la richesse de demain ne se trouvera plus seulement dans le sous-sol, mais dans les salles de classe. La compétition mondiale du xxie siècle ne se gagnera plus avec les ressources naturelles, mais avec les savoirs, les compétences et la capacité des nations à former leurs propres talents.

    Le pari éducatif gabonais dépasse ainsi le cadre d’une simple réforme administrative. Il s’agit d’un investissement sur la souveraineté économique, la stabilité sociale et la place que le pays souhaite occuper dans l’afrique de demain.

  • Depuis Rabat, Sébastien Lecornu veut « changer d’échelle » dans la relation entre la France et le Maroc

    Depuis Rabat, Sébastien Lecornu veut « changer d’échelle » dans la relation entre la France et le Maroc

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    Depuis Rabat, Sébastien Lecornu veut « changer d’échelle » dans la relation entre la France et le Maroc

    Sébastien Lecornu est en visite à Rabat, au Maroc, pour consolider le rapprochement entre les deux pays, jeudi 16 juillet. Accompagné de douze ministres, dont le ministre de l’Intérieur, le premier ministre effectue son premier déplacement à l’étranger.