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  • Mohamed Ishaq Kindo : Que sait-on de l’arrestation de l’imam ?

    Mohamed Ishaq Kindo : Que sait-on de l’arrestation de l’imam ?

    Que sait-on de l’arrestation de l’imam sunnite Mohamad Kindo ?

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    Mohamad Ishaq Kindo

    Crédit photo, Capture écran YouTube

      • Author, Amadou Barry
      • Role, BBC News Afrique
    • Published
    • Temps de lecture: 5 min

    C’est une arrestation qui ne passe pas inaperçue au Faso. Mohamad Ishaq Kindo, influent imam et prédicateur sunnite, a été interpellé, mardi 26 mai à Ouagadougou, par des policiers et conduit vers une destination inconnue. Une arrestation qui intervient deux jours après avoir formulé des critiques contre le projet de loi sur les libertés religieuses adopté le 19 mars dernier, selon des proches et une organisation musulmane dont il est proche.

    Selon un communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) publié quelques heures après les faits , l’imam Kindo, par ailleurs président des Oulémas sunnite du pays, a été arrêté mardi après-midi « dans des circonstances dont les motifs n’ont pas encore été officiellement communiqués ».

    Elle précise avoir « entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes afin d’obtenir des informations précises et une suite favorable ».

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    Arrestation musclée

    Un de ses proches, témoin de l’interpellation, a indiqué que celle-ci a eu lieu vers 14H00 (GMT et locales), à la veille de l’importante fête musulmane de l’Aïd, et a été menée « par des éléments de sécurité, dont des policiers et des militaires encagoulés ».

    « C’était violent car les fidèles qui étaient autour de lui se sont opposés, ce qui a provoqué une tension », a poursuivi ce proche.

    Un autre proche a déploré « des blessés parmi les fidèles musulmans lors de l’arrestation ».

    Pour rappel, il y a deux jours, un enregistrement d’un enseignement de l’imam Kindo avait été largement relayé sur les réseaux sociaux.

    Il y dénonçait l’adoption en mars d’un projet de loi encadrant l’exercice des libertés religieuses au Burkina Faso et avait appelé les autorités à « se questionner davantage sur la portée de leurs actes avant d’agir ».

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    « Que chacun se méfie et s’abstienne de vouloir interdire les prières dans les lieux publics. Que tu sois chef ou homme fort, tu n’as ni la force ni la puissance de Dieu », déclarait-il notamment.

    Tensions

    Cette arrestation passe très mal au sein de la communauté. Quelques heures après son interpellation, des centaines de personnes ont manifesté à Ouagadougou, exigeant sa libération, selon des habitants.

    La manifestation a été dispersée à coup de gaz lacrymogène, selon un manifestant joint par l’AFP.

    La FAIB a invité « l’ensemble des fidèles musulmans au calme, à la retenue et à la sérénité ».

    Aucune réaction officielle

    Ibrahim Traoré

    Crédit photo, Reuters

    Au lendemain des faits coïncidant avec l’Eid El-Kébir plus connue sous le nom Tabaski, le calme semble de retour au sein de la communauté qui suit avec attention la suite du dossier du guide religieux.

    Après avoir accompli sa prière de Tabaski, le président du Burkina Faso s’est exprimé sur les réseaux sociaux.

    Tout en rendant hommage aux forces de sécurité qui se battent contre le djihadisme, le Chef de l’État a également mis en garde les ennemis de la Nation, contre toute tentative d’attaque, de découragement des forces combattantes, ou toute autre forme de trouble à la marche du pays.

    Quiconque se met dans cette posture devra « assumer l’entière responsabilité et toutes les conséquences qui en découleront », a-t-il martelé. Pour l’instant, il n y a aucune réaction officielle sur l’imam Kindo.

    Interdiction d’ériger des édifices de culte dans les services publics

    Il faut préciser que le projet de loi sur les libertés religieuses au Burkina Faso qui vaut à l’influent imam ce sort, a été adopté en conseil des ministres en date du 19 mars dernier.

    Le texte vise à encadrer l’exercice de liberté dans les pratiques religieuses afin d’éviter certaines dérives constatées sur les réseaux sociaux et garantir la liberté de religion.

    Un document diversement apprécié. Mariem Sanogo, directrice générales Affaires religieuses, coutumières et traditionnelles du Burkina, interrogée par la RTB, tente de rassurer en indiquant que le texte en soi n’est pas nouveau mais il a été réactualisé « face au radicalisme et à l’extrémisme violent ».

    Sans oublier, ajoute-t-elle, « les discours de haine et discourtois en ligne ».

    Et ce projet de loi est censé régulariser et mettre fin à toutes ces dérives afin de renforcer la cohésion nationale, espèrent les autorités.

    Au Burkina Faso, comme dans de nombreux pays du continent, l’Etat se veut laïc et applique l’égalité en vers toutes les confessions religieuses.

    Le projet de loi interdit l’érection de lieux de culte dans les services publics à l’exception des formations sanitaires, des établissements pénitentiaires, des casernes et camps militaires.

    Dans l’incapacité de pourvoir ériger des lieux de culte pour toutes les confessions dans l’administration, l’Etat opte pour l’interdiction pure et simple.

    Précisons importantes des autorités cependant, il n’est pas interdit de prier dans l’espace public. Le tout dans le respect des croyances des autres.

    Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Traoré, plusieurs disparitions marquantes de voix critiques du régime ont été rapportées.

    Les autorités justifient notamment sa politique répressive par la guerre qu’elles mènent depuis plus d’une décennie contre les groupes jihadistes présents dans une grande partie du pays.

    Le Burkina Faso est gouverné depuis près de quatre ans par un régime militaire avec à sa tête le capitaine Ibrahim Traoré.

  • Arrestation controversée de l’imam mohamad ishaq kindo à Ouagadougou

    Arrestation controversée de l’imam mohamad ishaq kindo à Ouagadougou

    Tout savoir sur l’arrestation de l’imam Mohamad Ishaq Kindo au Burkina Faso

    Mohamad Ishaq Kindo

    Crédit photo, Capture écran YouTube

    Une interpellation qui secoue Ouagadougou. L’imam sunnite Mohamad Ishaq Kindo, figure religieuse influente du Burkina Faso, a été arrêté mardi 26 mai dans la capitale, deux jours après avoir critiqué publiquement le projet de loi sur les libertés religieuses adopté le 19 mars dernier. Son lieu de détention reste inconnu à ce jour.

    Selon un communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), dont il préside les Oulémas sunnites, l’imam Kindo a été interpellé « dans des circonstances dont les motifs n’ont pas encore été officiellement communiqués ». L’organisation a immédiatement saisi les autorités compétentes pour obtenir des éclaircissements et défendre ses droits.

    Des circonstances d’arrestation contestées

    Un témoin présent lors de l’opération a détaillé une scène tendue : « L’arrestation a eu lieu vers 14h, la veille de l’Aïd, menée par des éléments de sécurité – policiers et militaires encagoulés. » Les fidèles présents ont tenté de s’opposer, provoquant des heurts et des blessés parmi les manifestants.

    Deux jours plus tôt, un enregistrement audio de l’imam circulant sur les réseaux sociaux avait enflammé les débats. Il y dénonçait le projet de loi encadrant les libertés religieuses, l’accusant de restreindre les pratiques spirituelles. « Que chacun se méfie et s’abstienne d’interdire les prières dans les lieux publics. Aucun dirigeant, aussi puissant soit-il, ne peut rivaliser avec la puissance divine », avait-il déclaré.

    Réactions et tensions au sein de la communauté

    Quelques heures après son arrestation, des centaines de personnes se sont rassemblées devant les bâtiments administratifs d’Ouagadougou pour réclamer sa libération. Les forces de l’ordre ont dispersé la manifestation à l’aide de gaz lacrymogènes, selon des témoignages recueillis sur place.

    La FAIB a appelé ses fidèles au calme, insistant sur la nécessité de « garder la sérénité et la retenue ». Malgré ces demandes, le climat reste électrique dans la capitale burkinabè.

    Un silence officiel inquiétant

    Le lendemain de l’arrestation, alors que les croyants célébraient la Tabaski, le président Ibrahim Traoré s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Il a salué le travail des forces de sécurité engagées contre le djihadisme tout en mettant en garde les « ennemis de la Nation ». « Quiconque tente de fragiliser nos défenses ou de semer le trouble devra assumer pleinement les conséquences », a-t-il lancé. Aucune mention n’a été faite de l’imam Kindo.

    Le texte qui cristallise les tensions a été adopté en conseil des ministres le 19 mars. Son objectif affiché : encadrer les pratiques religieuses pour lutter contre les dérives en ligne, comme le radicalisme ou les discours de haine. Mariem Sanogo, directrice générale des Affaires religieuses, a expliqué que cette révision répondait à une nécessité de « préserver la cohésion nationale ».

    Les points clés du projet de loi controversé

    • Interdiction d’édifier des lieux de culte dans les services publics, à l’exception des hôpitaux, prisons et casernes.
    • Autorisation de prier dans l’espace public, sous réserve du respect des autres croyances.
    • Renforcement des mesures contre les dérives numériques et les discours extrémistes.

    Depuis le coup d’État de 2022, le régime militaire justifie ses mesures répressives par la nécessité de contrer la menace jihadiste qui fragilise le pays. Pourtant, cette arrestation soulève des questions sur la liberté d’expression et le rôle des autorités dans la gestion des tensions communautaires.

    Le Burkina Faso, dirigé par le capitaine Traoré depuis près de quatre ans, navigue entre sécurisation du territoire et gestion des libertés fondamentales, dans un contexte régional toujours plus instable.

  • Analyse tactique du duel Crystal Palace vs Rayo Vallecano en finale

    Analyse tactique du duel Crystal Palace vs Rayo Vallecano en finale

    analyse tactique : Crystal Palace vs Rayo Vallecano en finale européenne

    La Red Bull Arena s’apprête à accueillir ce soir une finale de Ligue Europa Conférence qui résonne comme un exploit pour deux formations qui n’étaient pas favorites. Crystal Palace et le Rayo Vallecano, malgré leurs différences de prestige et de budget, se retrouvent au sommet d’une compétition continentale. Une opportunité rare pour les deux clubs de marquer l’histoire.

    Oliver Glasner, déjà auteur d’un exploit avec la FA Cup, et Iñigo Pérez, qui a su transformer l’identité du Rayo, s’affrontent dans une partie où l’instabilité tactique pourrait bien décider du vainqueur. Loin des favoris traditionnels, ces deux équipes ont construit leur parcours sur des principes opposés : la rigueur britannique contre l’agressivité madrilène.

    le Rayo Vallecano : chaos et intensité au service de l’efficacité

    Iñigo Pérez a hérité d’une équipe façonnée par Andoni Iraola, mais avec une touche personnelle qui la rend encore plus redoutable. Son parcours, marqué par un refus de l’Angleterre à cause de son permis de travail, a renforcé sa détermination. De retour au Rayo, il a affiné un style basé sur l’agressivité collective et une occupation permanente du terrain.

    L’équipe madrilène génère un volume impressionnant de tirs, dont près de 40 % surviennent en transition. Pourtant, son xG par tir reste modeste, révélant une préférence pour la quantité sur la qualité. Les cartes thermiques confirment cette tendance : le Rayo concentre ses efforts dans les zones centrales, cherchant à saturer la défense adverse plutôt qu’à construire des occasions nettes.

    Cette approche génère une instabilité chronique, où les matchs basculent d’un camp à l’autre en quelques secondes. Pourtant, la régularité de leur xG global sur la saison prouve que cette philosophie paie, même si elle laisse peu de place à la maîtrise totale.

    crystal palace : précision et contrôle dans l’adversité

    Crystal Palace aborde cette finale avec une expérience récente en coupes, après leur victoire en FA Cup. Oliver Glasner a su maintenir l’équipe en Premier League malgré des turbulences, dont les blessures de joueurs clés comme Eberechi Eze. Leur parcours en Ligue Europa Conférence rappelle celui de Tottenham la saison passée : une équipe qui mise sur la compétition pour se relancer.

    Le profil offensif des Eagles se distingue par une efficacité supérieure à celle du Rayo. Leur xG par tir est plus élevé, et leurs tentatives proviennent de distances plus courtes, signe d’une construction plus maîtrisée. Environ 40 % de leurs tirs interviennent aussi en transition, mais avec une différence majeure : Palace convertit mieux ces phases en occasions franches, évitant le chaos stérile.

    Le club londonien affiche une concentration des tirs dans les zones centrales, réduisant les frappes spéculatives. Cette approche sélective leur permet de maintenir une pression constante sans gaspiller d’énergie, un atout crucial en finale.

    adam wharton : l’architecte des transitions décisives

    Au cœur du système de Palace, Adam Wharton incarne le milieu de terrain moderne : vertical, audacieux et complet. Son profil statistique le place parmi les meilleurs de Premier League en matière de progression et de création d’occasions. Wharton ne se contente pas de conserver le ballon ; il le fait avancer, alternant entre contrôle et accélérations brutales.

    Face au Rayo, dont le pressing intense génère des instabilités, Wharton pourrait devenir le joueur clé. Ses passes en profondeur et ses dribbles dans les demi-espaces pourraient percer les lignes défensives madrilènes, surtout si le match s’emballe. Son sang-froid et sa vision du jeu en font un atout majeur pour Palace.

    les remises en jeu : l’angle d’attaque du Rayo Vallecano

    Le Rayo n’est pas une équipe dominante sur les coups de pied arrêtés, mais Crystal Palace présente une faille structurelle dans ce domaine. Les données révèlent que les Eagles encaisse un nombre surprenant de tirs dangereux dans les zones centrales après des remises en jeu, surtout sur les secondes balles.

    Sur les renvois défensifs, Palace concède des occasions avec un xG supérieur à 0,31 par tir, une valeur très élevée. La carte thermique confirme cette tendance : les adversaires exploitent les espaces autour de la surface de réparation, transformant les remises en jeu en véritables pièges.

    Pour le Rayo, l’enjeu est simple : provoquer des situations de deuxième ballon, surcharger les zones centrales et maintenir la pression après le premier contact. Une stratégie qui pourrait s’avérer payante face à une défense parfois désorganisée sur ces phases.

    une finale imprévisible : maîtrise vs instabilité

    Cette confrontation oppose deux philosophies radicalement opposées. D’un côté, Crystal Palace mise sur la rigueur tactique et une supériorité individuelle, avec des joueurs comme Wharton capables de dicter le rythme. De l’autre, le Rayo Vallecano s’appuie sur l’intensité émotionnelle et un chaos organisé, où chaque erreur adverse peut être exploitée.

    Le potentiel de Palace est indéniable, mais le Rayo a prouvé qu’il pouvait rendre la vie difficile aux équipes les plus structurées. Une passe décisive de Wharton, une contre-attaque fulgurante ou une remise en jeu mal maîtrisée pourraient bien décider du sort du trophée.

    Ce soir, ce n’est plus l’histoire d’un outsider contre un géant. C’est le duel entre deux entraîneurs aux visions opposées, chacun cherchant à imposer son modèle. L’instabilité pourrait bien l’emporter sur la maîtrise, et c’est précisément ce qui rend cette finale si captivante.

  • Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Un scandale diplomatique secoue la junte nigérienne

    Le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger et troisième personnage de la junte au pouvoir depuis juillet 2023, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire aux répercussions politiques majeures. Son épouse, ancienne employée de l’ambassade d’Espagne à Niamey, est directement impliquée dans un vaste réseau de trafic de visas Schengen, aujourd’hui démantelé par les services de renseignement nigériens.

    Une filière illicite vers l’Europe

    L’enquête révèle l’existence d’un système organisé visant à faciliter l’obtention frauduleuse de titres de séjour pour l’espace Schengen. Les investigations, menées par la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE), ont permis de reconstituer le fonctionnement de ce réseau clandestin.

    Les modalités de cette opération illégale étaient les suivantes :

    • Tarifs exorbitants : Les demandeurs devaient s’acquitter de sommes comprises entre 2 et 5 millions de francs CFA (3 048 à 7 622 euros) par visa.
    • Procédure simplifiée : Aucune présence physique en ambassade n’était requise, les démarches s’effectuant intégralement à distance.
    • Cible privilégiée : Le réseau a principalement profité à des ressortissants maliens, bénéficiaires d’une exemption frauduleuse de vérification de leur titre de séjour nigérien — pourtant obligatoire. Dès leur arrivée à Madrid, des complices se chargeaient de leur prise en charge.

    D’après les premières conclusions des enquêteurs, près de 1 500 Maliens auraient ainsi pu accéder illégalement au territoire européen grâce à cette filière.

    Des ramifications financières et des arrestations ciblées

    Les investigations ont également mis en lumière des circuits de blanchiment d’argent transitant par plusieurs pays de la sous-région, notamment le Sénégal. Les autorités ont procédé à des interpellations stratégiques :

    • Maty Cissokho Toumba, épouse du ministre de l’Intérieur, a été entendue par la DGDSE.
    • Samsoudine Idrissa, identifié comme le logisticien du réseau et proche du général Toumba, a été appréhendé alors qu’il quittait la résidence du ministre.
    • Une complice supplémentaire, recrutée par l’épouse du ministre peu avant son départ de l’ambassade d’Espagne il y a un an, fait également l’objet de poursuites.

    Un remous politique au sein de la junte

    L’ouverture de cette enquête par les services de renseignement extérieur, et non par les canaux judiciaires classiques, a exacerbé les tensions internes au sein de la junte militaire. Le président de la transition, le général Abdourahamane Tchiani, semble privilégier les membres de sa communauté d’origine, les Haoussa, au détriment des autres groupes ethniques présents au sommet de l’État. Cette affaire fragilise particulièrement les responsables issus de la communauté Zarma, parmi lesquels figurent le général Toumba et le général Salifou Modi, ministre de la Défense, pourtant estimé au sein des forces armées.

    Cette crise interne révèle les profondes divisions qui minent le régime en place et soulève des interrogations sur la stabilité future de la transition.

  • Presnel kimpembe et son parcours au psg après le transfert de pacho

    Presnel kimpembe et son parcours au psg après le transfert de pacho

    Passionné de sport depuis son enfance, il a baigné dans l’univers de la Formule 1 et admirait les exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui titulaire d’un Master en journalisme sportif, il suit chaque Grand Prix de F1 ainsi que chaque rencontre du PSG, ses deux centres d’intérêt majeurs.

    Formé au cœur du club parisien, Presnel Kimpembe a traversé toutes les épreuves de l’ère QSI au PSG. Pourtant, il a terminé son aventure avec un succès retentissant : la victoire en Ligue des champions. Dans ses confidences, il révèle que l’arrivée de Willian Pacho en 2024 a marqué un tournant décisif dans son parcours au club.

    Willian Pacho, un tournant dans la carrière de Kimpembe au PSG

    En 2024, le PSG officialise le recrutement de Willian Pacho pour un montant de 40 millions d’euros en provenance de l’Eintracht Francfort. L’international équatorien s’installe dans la capitale française pour former une charnière centrale avec Marquinhos. Une arrivée qui a nécessairement influencé Presnel Kimpembe, défenseur axial gaucher comme lui. Le Titi parisien, désormais évoluant au Qatar, a évoqué le moment où Luis Enrique lui a annoncé l’arrivée d’un joueur à son poste.

    Pacho a accéléré le départ de Kimpembe

    « Ce n’était pas un déchirement, non. Parce que j’étais déjà en fin de parcours. Je me suis toujours battu pour réussir et atteindre mes objectifs. La situation devenait plus complexe, mais cela ne m’a pas empêché de continuer à travailler, de tenter de revenir au meilleur niveau au bon moment. L’histoire est incroyable : terminer avec la victoire en Ligue des champions. J’aurais préféré partir en étant un acteur principal sur le terrain. Mais le meilleur moyen de remercier tout le monde était de quitter le club avec ce trophée », confie-t-il.

    Un mélange de joie et de frustration malgré le titre

    Le défenseur formé au PSG évoque également une pointe de frustration malgré le sacre européen. « Il y avait beaucoup de joie et de bonheur. Mais à l’intérieur, une petite part de frustration persistait. J’aurais aimé être un acteur incontournable sur le terrain. Même si je sais que j’ai joué un rôle important dans l’équipe et au sein du club, sans être sur le terrain, c’est une sensation particulière », partage Presnel Kimpembe.

  • Massacres terroristes au sourou : trois villages vidés en 48 heures avant la tabaski

    Massacres terroristes au sourou : trois villages vidés en 48 heures avant la tabaski

    Les habitants des villages de Sia, Konga et Kwarémenguel, situés dans la province du Sourou, ont été contraints de fuir en urgence après un ultimatum imposé par des groupes armés se réclamant du JNIM. Ce départ précipité, déclenché en à peine deux jours, illustre l’intensification des violences dans la Boucle du Mouhoun et l’effondrement de la sécurité au Burkina Faso.

    Un ultimatum sanglant imposé par les groupes armés

    L’histoire s’est répétée avec une brutalité inouïe : des hommes armés, identifiés comme des membres du JNIM, ont fait irruption dans les trois localités. Leur message était sans ambiguïté : quitter les lieux sous quarante-huit heures, sous peine de représailles mortelles. Face à cette menace concrète, les populations n’ont eu d’autre choix que d’abandonner leurs foyers, leurs terres cultivées et leur bétail.

    Les routes de la province du Sourou se sont transformées en un exode chaotique. Des milliers de civils, paniqués, ont pris la fuite dans un timing record. Les baluchons légers, les charrettes surchargées et les visages fermés des familles en détresse ont marqué cette fuite désespérée vers des zones jugées moins dangereuses.

    Une fête sacrée transformée en cauchemar

    L’horreur de cette situation réside dans sa temporalité. Cet exode massif coïncide avec la préparation de la Tabaski, l’une des fêtes les plus importantes de la communauté musulmane. Traditionnellement marquée par la joie, les retrouvailles et le partage, cette célébration a été réduite à néant pour ces familles.

    Plus qu’un simple déplacement, cette crise prive les habitants de leurs moyens de subsistance. Les éleveurs ont dû abandonner leur bétail, les agriculteurs leurs récoltes, et les commerçants leurs marchandises. La Tabaski 2026 sera pour eux une fête de deuil et de privations, loin de l’esprit de générosité et de solidarité qui la caractérise.

    Un déplacement forcé vers des centres urbains saturés

    Fuyant vers des villes comme Tougan ou Dédougou, ces déplacés internes espèrent trouver une protection minimale auprès des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie. Pourtant, cette arrivée massive met à rude épreuve les ressources des communes d’accueil, déjà submergées par les vagues précédentes de réfugiés.

    La solidarité locale, bien que toujours présente, commence à montrer des signes d’essoufflement. Les abris de fortune se multiplient, et les denrées de première nécessité deviennent de plus en plus rares. Pour ces populations déjà fragilisées, la survie devient un combat quotidien.

    Le Sourou, cible d’une stratégie terroriste dévastatrice

    La province du Sourou, nichée dans la Boucle du Mouhoun, est depuis des années le théâtre d’affrontements répétés entre les groupes armés et les forces de l’ordre. Cet ultimatum simultané contre trois villages stratégiques révèle une volonté délibérée d’asphyxier la région.

    En vidant les campagnes, les groupes terroristes affaiblissent le contrôle territorial de l’État. Ces zones dépeuplées deviennent des sanctuaires où les insurgés peuvent opérer en toute impunité, planifiant des attaques contre les positions militaires et les civils. Pour le Burkina Faso, la perte de ces espaces agricoles aggrave une crise alimentaire déjà préoccupante, plongeant les populations dans une précarité sans précédent.

    Un cri d’alarme pour une nation en crise

    Ce drame n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une série de violences qui frappent quotidiennement le Burkina Faso, où des milliers de familles vivent dans la peur et l’incertitude. La réponse à cette crise doit être globale : une action militaire renforcée pour reprendre le contrôle des territoires perdus, couplée à une aide humanitaire urgente et structurée.

    Alors que le pays se prépare à célébrer la Tabaski dans la douleur, une question persiste : jusqu’à quand les civils paieront-ils le prix de cette guerre ? Le Burkina Faso reste debout, mais ses frontières intérieures saignent, et ses habitants attendent désespérément une issue à cette spirale infernale.

  • Comment voir la finale de la ligue des champions en direct sur internet

    Comment voir la finale de la ligue des champions en direct sur internet

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    Tags associés : sport football
    4 min.
    La finale de la Ligue des champions oppose Arsenal au PSG. © kovop58, Adobe Stock

    Arsenal face au PSG : toutes les solutions pour profiter de la finale de la Ligue des champions 2026 en streaming ou à la télévision.

    La XXXVᵉ finale de la Ligue des champions, qui se déroulera ce samedi 30 mai à 18 heures en Hongrie, promet un duel captivant entre le Paris Saint-Germain et Arsenal. Le PSG, tenant du titre et favori logique après son parcours impressionnant, notamment lors de la demi-finale face au Bayern Munich, devra composer avec les ambitions des Gunners, champions d’Angleterre en pleine confiance. Motivés par l’envie de remporter leur premier titre européen après leur défaite en 2006 contre le FC Barcelone, les joueurs d’Arsenal se présentent comme des adversaires redoutables.

    Une diffusion accessible à tous

    Pour la seconde année consécutive, cette rencontre majeure sera diffusée en clair sur M6, une chaîne gratuite. Les commentaires seront assurés par Xavier Domergue et Benoît Cheyrou, tandis qu’Ophélie Meunier et Smaïl Bouabdellah animeront l’émission d’avant-match dès 17 heures. Une excellente nouvelle pour les passionnés de football qui n’ont pas accès à Canal+ ou BeIN Sports, diffuseurs habituels de la compétition.

    Pour ceux qui ne pourront pas être devant leur poste samedi à 18 heures, le streaming représente une alternative flexible et performante. La plateforme Molotov TV, réputée pour sa stabilité et sa simplicité, permet de suivre le match sur différents écrans.

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    Molotov TV : la solution idéale pour suivre les matchs en direct où que vous soyez. © bigbabybonze, Pixabay

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  • Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

    Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

Leur union, autrefois présentée comme indestructible, s’est forgée dans les bancs de l’École nationale d’administration (ENA), où les deux hommes ont lié des liens forts. Tous deux inspecteurs des impôts, ils ont cofondé en 2014 le PASTEF, parti emblématique de la contestation contre l’ancien régime. Leur parcours, marqué par l’emprisonnement politique en 2023, a scellé une complicité visible lors de la campagne victorieuse de 2024. Faye, initialement peu connu, a bénéficié du soutien sans faille de Sonko, dont la popularité auprès de la jeunesse sénégalaise est incontestable.

Leur slogan de campagne, « Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye » (« Diomaye c’est Sonko, Sonko c’est Diomaye »), illustrait cette solidarité apparente. Pourtant, dès leur accession au pouvoir, des fissures sont apparues. Sonko, perçu comme le véritable stratège de la victoire, incarnait une légitimité que Faye, élu président, devait en partie à son mentor.

L’histoire politique du Sénégal regorge d’exemples similaires : des duos initialement soudés, déchirés par le pouvoir. Le tandem Senghor-Dia, pionniers de l’indépendance, a vu leur relation se briser en 1962, aboutissant à l’emprisonnement de Dia. Plus tard, Wade et Seck, porte-drapeaux du sopi (changement), ont vu leur alliance voler en éclats, Seck étant incarcéré en 2005 avant d’être innocenté.

Contrairement à leurs prédécesseurs, Faye et Sonko partaient d’une base différente : le capital politique de Sonko surpassait largement celui de Faye. Pourtant, la dynamique du pouvoir a rapidement révélé des divergences profondes, notamment sur la gestion économique et la réforme de la justice.

Les tensions se sont cristallisées autour de plusieurs enjeux : le rythme des réformes, la gestion des figures de l’ancien régime, et surtout, la stratégie économique. Sonko, souhaitant une rupture nette avec les institutions financières internationales, s’est heurté à Faye, plus enclin à composer avec les contraintes existantes. Le rassemblement du 8 novembre 2025, organisé par Sonko sous le nom de « Tera Meeting », a été interprété comme une démonstration de force, rappelant à Faye le poids politique de son ancien allié.

En réponse, Faye a renforcé son ancrage en s’appuyant sur Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, un choix symbolique pour marquer son autonomie. Sonko, de son côté, a repris les rênes du parti majoritaire, contrôlant désormais 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale.

Sonko, désormais en position de force, pourrait chercher à fragiliser Faye, tandis que ce dernier tente de consolider son pouvoir. Cette rivalité risque d’occulter les défis réels du pays : l’emploi des jeunes, la santé publique et le pouvoir d’achat. Deux ans après l’alternance, les promesses de campagne peinent à se concrétiser, alimentant un mécontentement croissant dans la population.

Le limogeage de Sonko marque-t-il le début d’une nouvelle ère pour le Sénégal, ou simplement l’amorce d’un cycle politique déjà bien rodé ? La réponse dépendra de la capacité des deux hommes à transcender leurs divergences au service d’un pays en quête de stabilité.

  • Au Burkina Faso, l’imam Kindo interpellé après avoir critiqué la junte d’Ibrahim Traoré

    Au Burkina Faso, l’imam Kindo interpellé après avoir critiqué la junte d’Ibrahim Traoré

    L’imam burkinabè Mohamad Ishaq Kindo.

    Publié aujourd’hui à 10h36 Lecture : 2 minutes.

  • Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le pouvoir

    Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le pouvoir

    Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le régime

    L’imam sunnite Mohamad Ishaq Kindo, figure religieuse respectée au Burkina Faso, a été arrêté mardi à Ouagadougou par des forces de sécurité. Cette interpellation intervient quelques jours après ses critiques virulentes contre un projet de loi encadrant les libertés religieuses dans le pays. Son arrestation a immédiatement suscité des réactions vives et provoqué des rassemblements dans la capitale burkinabè.

    Interpellation de l'imam Mohamad Ishaq Kindo au Burkina Faso

    Une arrestation tendue en pleine période de fêtes religieuses

    Selon des proches de l’imam et la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso, l’interpellation a été menée mardi après-midi par des policiers et des militaires encagoulés. L’opération, survenue à la veille de l’Aïd al-Fitr, a dégénéré en affrontements avec des fidèles présents sur place. Plusieurs blessés ont été recensés lors de cette intervention, dont le bilan reste flou. La destination de l’imam après son arrestation reste également inconnue, alimentant les inquiétudes parmi ses partisans.

    Des critiques envers un texte sur les libertés religieuses

    Deux jours avant son interpellation, un enregistrement audio de l’imam Mohamad Ishaq Kindo s’était largement répandu sur les réseaux sociaux. Dans ce message, il dénonçait un projet de loi adopté en mars dernier, qui selon lui, risquait d’entraver la pratique religieuse dans l’espace public. Le religieux mettait en garde les autorités contre toute velléité d’interdire les prières collectives et appelait à une réflexion approfondie avant toute décision pouvant restreindre les libertés fondamentales.

    Des manifestations rapidement dispersées par les forces de l’ordre

    Quelques heures après l’arrestation de l’imam, des centaines de fidèles se sont rassemblés à Ouagadougou pour réclamer sa libération. Les forces de sécurité ont dispersé le rassemblement en utilisant des gaz lacrymogènes, sans qu’aucun bilan précis des interpellations ne soit communiqué. La Fédération des associations islamiques du Burkina Faso a appelé les musulmans à garder leur calme et à éviter toute escalade de violence, tout en exigeant des éclaircissements sur les conditions de détention de l’imam.

  • Mali: l’ancien ministre Hamma Ag Mahmoud rallie la coalition de l’imam Dicko

    Mali: l’ancien ministre Hamma Ag Mahmoud rallie la coalition de l’imam Dicko

    Mali: l’ancien ministre Hamma Ag Mahmoud rallie la coalition de l’imam Dicko

    David Baché

    Hamma Ag Mahmoud a été ministre du Travail et de la fonction publique entre 1986 et 1988, sous le régime militaire du général Moussa Traoré, puis préfet de différentes régions maliennes (Sikasso, Koulikouro, Ségou, Gao, Tombouctou), avant de rallier le mouvement indépendantiste du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) lors de la rébellion de 2012, au sein duquel il a œuvré pour la signature de l’accord de paix conclu en 2015 avec le gouvernement malien.

    « La classe politique a échoué »

    Installé en Mauritanie depuis 2011, Hamma Ag Mahmoud officialise aujourd’hui son ralliement à la Coalition des forces pour la République (CFR). « Nous sommes dans une période de crise actuellement, le pays est en plein délitement », estime l’ancien ministre au micro de David Baché, « il faut que les Maliens se mobilisent tous autour d’un projet commun de société dans lequel tous se retrouvent. La CFR a pris les devants, je pense que tous les Maliens doivent la rejoindre pour pouvoir organiser une conférence nationale qui corrige toutes les erreurs précédentes. »

    « Si vous voyez qu’il y a eu des rébellions et des islamistes au Mali, c’est parce que la classe politique a échoué », affirme encore Hamma Ag Mahmoud, « les Maliens ont besoin d’avoir un projet politique dans lequel tous se retrouvent. »

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    Pour autant, beaucoup de Maliens sont aujourd’hui réticents, voire effrayés par l’idée d’un dialogue avec les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et d’un possible fractionnement du pays. « Si on les associe à un projet commun, je crois qu’on met fin à tout ça », assure l’ancien ministre, « si on rétablit la bonne gouvernance dans le pays, il n’y aura plus de jihadistes, il n’y aura plus de rébellion [indépendantiste – Ndlr] non plus. »

    Charia et République

    Ces derniers mois, le Jnim a fait évoluer son discours pour tenter de se positionner en acteur politique, au Mali spécifiquement. Si le groupe jihadiste fait désormais sien le concept de « souveraineté » et prétend agir pour la défense des populations, son objectif ultime n’a pas changé : appliquer sa vision de la charia. Des négociations avec un tel groupe sont-elles envisageables dans un cadre républicain ?

    « Bien sûr », veut croire l’ancien administrateur civil malien, « tous les principes de la démocratie – l’égalité, la justice -, il faut les appliquer en associant tous les Maliens. »

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  • Ancien ministre malien Hamma Ag Mahmoud rejoint la coalition de l’imam Dicko

    Ancien ministre malien Hamma Ag Mahmoud rejoint la coalition de l’imam Dicko

    ancien ministre malien Hamma Ag Mahmoud rejoint la coalition de l’imam Dicko

    David Baché
    Portrait de Hamma Ag Mahmoud

    Hamma Ag Mahmoud a marqué l’histoire politique du Mali en occupant les fonctions de ministre du Travail et de la Fonction publique entre 1986 et 1988, sous le régime du général Moussa Traoré. Par la suite, il a exercé en tant que préfet dans plusieurs régions clés du pays, dont Sikasso, Koulikouro, Ségou, Gao et Tombouctou. Son parcours a pris un tournant décisif en 2012 lorsqu’il a rejoint le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) lors de la rébellion, contribuant activement à la signature de l’accord de paix conclu en 2015 avec les autorités maliennes.

    Un diagnostic sans appel sur l’échec politique

    Depuis son exil en Mauritanie en 2011, l’ancien haut fonctionnaire a choisi de s’exprimer publiquement sur la situation critique du Mali. Son ralliement aujourd’hui à la Coalition des forces pour la République (CFR), dirigée par l’imam Dicko, s’accompagne d’un constat sans concession : « Le Mali traverse une période de crise profonde, où le pays semble se désagréger sous nos yeux ». Pour lui, l’heure est venue pour tous les Maliens de se mobiliser autour d’un projet national fédérateur.

    « La CFR a pris les devants en proposant une solution concrète. Il est temps que chaque Malien rejoigne cette initiative afin d’organiser une conférence nationale capable de corriger les erreurs du passé », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Les rébellions et l’émergence des groupes jihadistes au Mali ne sont que les conséquences directes de l’échec cuisant de la classe politique ». Pour lui, la priorité reste la définition d’un projet politique inclusif, où chaque citoyen puisse se reconnaître.

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    Face aux réticences de certains Maliens concernant un éventuel dialogue avec les groupes armés, notamment les jihadistes du Jnim liés à al-Qaïda, et aux craintes d’un possible éclatement du territoire national, Hamma Ag Mahmoud affiche une position ferme. « Intégrer ces groupes dans un projet commun permettrait de mettre fin à la crise », affirme-t-il. « Une gouvernance transparente et efficace au Mali rendrait caduque l’existence même des jihadistes et des rébellions ».

    Charria, République et perspectives d’avenir

    Ces derniers mois, le Jnim a tenté de modifier son discours pour se présenter comme un acteur politique légitime au Mali. Bien que le groupe revendique désormais la notion de « souveraineté » et affirme défendre les populations, son objectif reste inchangé : instaurer sa version de la charia. Dans ce contexte, la question d’un dialogue avec une telle entité dans un cadre républicain se pose avec acuité.

    « Pourquoi pas ? », répond l’ancien administrateur civil malien. « Tous les principes fondamentaux de la démocratie, comme l’égalité et la justice, doivent être appliqués en associant l’ensemble des Maliens ».