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  • Ousmane Sonko dénonce le gaspillage des fonds publics au Sénégal

    Ousmane Sonko dénonce le gaspillage des fonds publics au Sénégal

    Lors d’un Conseil interministériel tenu à Dakar le 21 mai, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a livré un bilan accablant de la gestion des infrastructures et du patrimoine public sous l’ère Macky Sall. Face à ses ministres, il a exprimé une colère manifeste face à des pratiques qu’il qualifie de « prévarication à grande échelle ».

    Les chiffres présentés ce jour-là sont édifiants : un audit détaillé révèle que 245 projets d’infrastructures et actifs stratégiques sont aujourd’hui soit bloqués, soit inachevés, soit sous-exploités. Le coût global de ces dysfonctionnements s’élèverait à plus de 5 000 milliards de FCFA, soit l’équivalent du budget annuel de l’État sénégalais. « Certains estiment même que ce montant correspond à notre dette publique… c’est du gaspillage pur et simple », a-t-il dénoncé avec force.

    Parmi les exemples les plus criants, 62 chantiers sur les 94 actuellement en cours dans le pays sont à l’arrêt, représentant un investissement de plus de 5 227 milliards de FCFA. Le cas du lycée de Sandiara, dont la construction a débuté en 2014 et qui reste toujours inachevé, a particulièrement heurté Ousmane Sonko. « Douze ans pour construire un lycée ? C’est une aberration ! », a-t-il tonné, visiblement exaspéré.

    Un système judiciaire sous le feu des critiques

    Le chef du gouvernement a également pointé du doigt le système judiciaire, qu’il accuse de protéger les responsables de l’ancien régime, soupçonnés de détournements massifs de fonds publics. « Parfois, j’ai des doutes. Je me demande si ça vaut vraiment la peine de continuer », a-t-il confié, avant d’ajouter : « Dans ce pays, on peut tout faire et être bien protégé. Le système est intact. »

    Il a évoqué l’existence de sabotages judiciaires impliquant certains magistrats, estimant que les dossiers de détournement ne leur appartiennent pas mais « au peuple sénégalais ». Ousmane Sonko a menacé de « hausser le ton » dans les semaines à venir pour exiger des comptes plus clairs et une justice plus transparente.

  • L’Africa Corps accusé de largage d’armes à sous munitions au Mali

    L’Africa Corps accusé de largage d’armes à sous munitions au Mali

    Avion de combat russe Su-24M en approche d’un ravitailleur dans la région de Kaliningrad

    Des accusations graves pèsent sur les forces russes déployées au Mali depuis plusieurs semaines. Selon les premiers rapports, des sous-munitions auraient été larguées par des appareils de l’Africa Corps sur des zones habitées, provoquant l’inquiétude des populations locales et des observateurs internationaux.

    Une opération militaire controversée

    Les images et témoignages recueillis sur place révèlent l’ampleur des dégâts causés par ces armes à fragmentation, interdites dans de nombreux pays en raison de leur dangerosité pour les civils. Les habitants des villages touchés décrivent des scènes de désolation, avec des terrains jonchés de débris métalliques et des familles contraintes de fuir pour échapper aux risques d’explosion.

    Les autorités maliennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations, mais des sources locales évoquent une collaboration accrue entre les forces de Bamako et l’Africa Corps depuis le retrait des troupes françaises en 2022.

    Des conséquences humanitaires alarmantes

    Les organisations de défense des droits de l’homme s’alarment de l’impact de ces opérations sur les populations civiles. Les sous-munitions, conçues pour disperser des centaines de petites bombes sur de vastes zones, laissent des séquelles durables : blessures graves, handicaps permanents et destruction des moyens de subsistance.

    Un expert en armement a déclaré sous couvert d’anonymat : « Ces armes sont particulièrement meurtrières pour les enfants, qui les confondent souvent avec des jouets. Leur utilisation viole les conventions internationales et doit cesser immédiatement. »

    Une escalade des tensions au Sahel

    Cette affaire survient dans un contexte déjà tendu au Mali, où les groupes armés et les milices gagnent du terrain. L’intervention de l’Africa Corps, perçue comme un soutien militaire clé par les autorités de Bamako, suscite des débats parmi les analystes. Certains y voient une solution à la crise sécuritaire, tandis que d’autres dénoncent un manque de transparence et des risques pour la stabilité régionale.

    Les habitants des zones touchées, eux, réclament avant tout la fin des combats et la protection des civils. « Nous voulons vivre en paix, sans avoir à craindre chaque jour pour nos vies et celles de nos enfants », confie un père de famille de la région de Mopti.

    Que dit le droit international ?

    La Convention d’Oslo sur les armes à sous-munitions, ratifiée par plus de 120 pays, interdit leur utilisation, leur production et leur stockage. Le Mali, bien que n’étant pas signataire de ce traité, est tenu de respecter les principes du droit humanitaire international, qui protègent les populations civiles en temps de guerre.

    Les organisations non gouvernementales appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces accusations et sanctionner, si nécessaire, les responsables de ces actes.

  • Ousmane Sonko face aux députés : l’essentiel de la cinquième séance des questions d’actualité

    Ousmane Sonko face aux députés : l’essentiel de la cinquième séance des questions d’actualité

    Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale : un exercice démocratique sous haute tension

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko se présentera ce vendredi à 10h (heure de Greenwich) devant les députés pour une nouvelle séance de Questions d’actualité au gouvernement. Cet échange institutionnel, qui s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire, revêt une importance capitale pour évaluer la gestion gouvernementale et répondre aux préoccupations des citoyens.

    Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions d'actualité

    Ce rendez-vous, qui s’annonce intense, intervient dans un contexte politique particulièrement animé. Les réformes électorales récentes, notamment les modifications des articles L.29 et L.30 du Code électoral, suscitent de vifs débats. Ces ajustements législatifs, adoptés depuis la prise de fonction du Président Diomaye Faye, sont au cœur des tensions. L’opposition dénonce une loi « sur mesure », accusant la majorité de favoriser l’éligibilité de Sonko en 2029, bien que ce dernier affirme être déjà éligible pour tous les scrutins au Sénégal.

    Un débat axé sur les préoccupations quotidiennes des Sénégalais

    Cette cinquième séance de Questions d’actualité ne se limitera pas aux polémiques politiques. Ousmane Sonko, accompagné de l’ensemble de son gouvernement, devra également répondre à des questions concrètes touchant le quotidien des citoyens. Parmi les sujets prioritaires :

    • Le pouvoir d’achat et les mesures mises en place pour réduire le coût de la vie, notamment celui des denrées alimentaires et de l’énergie ;
    • La situation économique, avec un accent sur les négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI), l’avancement du plan de redressement économique et la préparation du prochain budget ;
    • Les mesures sociales, comme le suivi des bourses de sécurité familiale et l’accompagnement de l’État pour la campagne agricole et la fête de Tabaski.

    Une relation exécutif-législatif sous les projecteurs

    Le dialogue entre le Premier ministre et les députés sera scruté de près, dans un contexte décrit par Sonko comme une « cohabitation douce ». Les échanges pourraient également révéler des tensions ou des convergences entre les différentes branches du pouvoir, alors que le climat politique reste tendu.

    Cette séance de Questions d’actualité s’annonce donc comme un moment clé pour faire le point sur l’action gouvernementale, dans un pays où les attentes des citoyens en matière de transparence et d’efficacité restent fortes.

  • Ousmane Sonko face aux députés pour un contrôle gouvernemental à Dakar

    Ousmane Sonko face aux députés pour un contrôle gouvernemental à Dakar

    Une séance de reddition de comptes sous haute surveillance

    Dakar — Ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko et son équipe ministérielle se présenteront devant les députés pour une séance trimestrielle de questions d’actualité. Cet événement, inscrit dans le cadre des missions constitutionnelles, vise à renforcer la transparence et la responsabilité des pouvoirs publics.

    Un format rigoureux et des temps de parole bien répartis

    La rencontre, prévue pour durer 202 minutes, s’articulera autour de 14 questions. La répartition des interventions reflète la composition de l’Assemblée : dix questions sont attribuées au groupe Pastef-Les patriotes (majorité), deux au groupe Takku Wallu (opposition), et deux aux députés non-inscrits. Cette organisation garantit un équilibre dans l’échange démocratique.

    Un rituel démocratique sous la présidence d’un vice-président expérimenté

    Cette cinquième séance depuis la nomination du chef du gouvernement sera présidée par Ismaëla Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Son rôle sera de veiller au bon déroulement des débats et de garantir le respect des règles établies.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée d’ouvrir le dialogue entre les institutions et les citoyens, tout en consolidant la crédibilité des actions gouvernementales.

  • Ousmane Sonko accélère les infrastructures sénégalaises bloquées : focus sur les projets clés

    Ousmane Sonko accélère les infrastructures sénégalaises bloquées : focus sur les projets clés

    Ousmane Sonko accélère les infrastructures sénégalaises bloquées : focus sur les projets clés

    Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a convoqué jeudi un conseil interministériel dédié aux infrastructures, à Dakar. L’objectif ? Débloquer sans tarder les projets publics en souffrance et accélérer leur mise en service. Une urgence nationale, selon le chef du gouvernement, qui a pointé du doigt les lenteurs administratives, financières et techniques freinant des chantiers stratégiques pour l’économie et les populations.

    Infrastructures maritimes et portuaires : des partenariats public-privé pour relancer les projets

    Parmi les secteurs prioritaires, les infrastructures maritimes et portuaires occupent une place centrale. Ousmane Sonko a appelé la ministre des Pêches et de l’Économie maritime à agir sans délai pour garantir leur exploitation rapide. Des partenariats public-privé sont envisagés pour fluidifier les processus et lever les blocages persistants.

    Les projets concernés incluent notamment :

    • Le port de Foundiougne-Ndakhonga ;
    • Le quai de pêche de Ndangane Sambou ;
    • Le point de débarquement aménagé de Soumbédioune ;
    • Les sites de transformation de Rufisque ;
    • Les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes basées à Kaolack et Fatick.

    62 projets publics bloqués : un comité dédié pour relancer les chantiers

    Au total, 62 infrastructures sont actuellement à l’arrêt dans tout le pays. Cette liste, dressée lors du conseil interministériel, recense des projets majeurs comme :

    • L’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass ;
    • Les espaces numériques ouverts ;
    • Les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam et Kolda ;
    • Le terminal à conteneurs du port de Ndayane ;
    • Les chambres froides et le mémorial du bateau “Le Joola” ;
    • La reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec à Dakar.

    Pour suivre ces dossiers, un comité spécial sera mis en place. Il aura pour mission d’identifier les blocages, de proposer des solutions financières, administratives et juridiques, et de veiller à la finalisation des projets dans le strict respect des exigences de qualité et de coût.

    Intégration des réseaux et maintenance : des exigences renforcées pour les infrastructures

    Ousmane Sonko a également souligné l’importance d’intégrer dès la conception les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications dans chaque projet public. Les ministres ont été invités à garantir une meilleure prise en charge des équipements techniques, des modèles d’exploitation et de la maintenance durable des infrastructures.

    Maison de la jeunesse et agropoles : des échéances précises pour une mise en service rapide

    Les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté, en construction dans plusieurs localités (Tivaouane, Mbour, Linguère, Ranérou, Bambey, Diourbel, Kaolack, Tambacounda), doivent être totalement équipées et opérationnelles avant le 30 novembre 2026. Une deadline stricte fixée par le Premier ministre pour éviter de nouveaux retards.

    Par ailleurs, les fermes villageoises “Naatangué” et les agropoles en développement (Mpal, Adéane, Dioulacolon, Mbellacadiao) ont fait l’objet d’une attention particulière. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de définir, avec des partenaires privés, des modèles d’exploitation durables pour assurer leur rentabilité et leur utilité sociale.

    Valorisation des actifs publics : des options innovantes pour attirer les investissements

    Le chef du gouvernement a exploré différentes pistes pour optimiser la gestion des infrastructures publiques. Parmi elles :

    • La location ;
    • Les concessions de longue durée ;
    • Les baux emphytéotiques ;
    • D’autres formes de partenariats public-privé.

    Ces mesures visent à mobiliser de nouveaux investissements et à désengager l’État de la gestion directe de certains actifs, tout en garantissant leur entretien et leur développement.

    Les stades nationaux, les infrastructures sportives, les parcs nationaux, les réserves naturelles ainsi que le patrimoine immobilier des missions diplomatiques à l’étranger ont également été passés en revue lors de cette réunion gouvernementale.

    Enfin, Ousmane Sonko a demandé aux structures publiques de proposer des mécanismes de recyclage et de valorisation des actifs immobiliers et fonciers de l’État, y compris ceux des armées. L’objectif : en optimiser l’exploitation au service de l’intérêt national et générer des ressources supplémentaires pour l’économie sénégalaise.

  • Crise des infrastructures au Sénégal : sonko dénonce un gaspillage de 5 000 milliards de fcfa

    Crise des infrastructures au Sénégal : sonko dénonce un gaspillage de 5 000 milliards de fcfa

    Le Premier ministre Sonko alerte sur l’état désastreux des infrastructures et du patrimoine public au Sénégal

    Un audit gouvernemental révèle des milliards de francs cfa immobilisés dans des projets inachevés ou sous-exploités. Le Premier ministre Ousmane Sonko tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques et sociales de cette gestion défaillante.

    Portrait officiel d'Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal

    Lors d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures et au patrimoine de l’État, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un bilan accablant de la gestion des fonds publics. Les conclusions d’un audit mené par les services de la Primature mettent en lumière des dysfonctionnements majeurs : 245 projets et actifs stratégiques bloqués pour un montant total de plus de 5 000 milliards de francs cfa, soit presque l’équivalent du budget national annuel.

    Parmi les infrastructures concernées figurent des routes, hôpitaux, ports, stades et établissements scolaires répartis sur l’ensemble du territoire. Le chef du gouvernement a qualifié ces chiffres de « stupéfiants », soulignant que certains projets, comme le lycée de Sandiara en chantier depuis 2014, n’ont toujours pas vu le jour malgré des investissements colossaux.

    Des milliards immobilisés dans des infrastructures inutilisées

    L’audit révèle que 30 projets entièrement achevés ne sont toujours pas mis en service, dont des infrastructures portuaires et frigorifiques à Dakhonga. Ces blocages représentent un coût de 279 milliards de francs cfa. Par ailleurs, sur les 94 chantiers en cours, 62 sont à l’arrêt, avec un montant engagé dépassant les 5 227 milliards de francs cfa.

    Le Premier ministre a également pointé du doigt la gestion du patrimoine foncier et immobilier de l’État. Selon les données, 97 biens situés principalement à Dakar, estimés à 132 milliards de francs cfa, auraient été cédés irrégulièrement. Certains terrains stratégiques, comme l’ancien site du quartier général de la gendarmerie, auraient été vendus à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle, soit entre 10 et 15 milliards pour moins d’un milliard.

    Un système judiciaire en question

    Le volet judiciaire a occupé une place centrale dans les échanges. Ousmane Sonko a exprimé son incompréhension face à l’absence de poursuites dans des affaires liées à des pertes financières massives. Il a évoqué un « sabotage judiciaire », accusant implicitement certains magistrats de ralentir l’examen de dossiers sensibles. « Les dossiers n’appartiennent pas aux magistrats, mais au peuple sénégalais », a-t-il rappelé, laissant entendre que le ton pourrait monter dans les prochains jours.

    Face à ces critiques, la ministre de la Justice Yassine Fall a assuré que les responsables seraient tenus de rendre des comptes. Cependant, Ousmane Sonko a maintenu sa pression, insistant sur la nécessité d’accélérer les procédures et de clarifier les responsabilités.

    Un comité de suivi pour relancer les projets

    Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la création immédiate d’un comité de suivi placé sous son autorité directe. Cette structure aura pour mission de recenser les projets bloqués, identifier les responsabilités et rechercher des solutions de financement. Le gouvernement envisage également de revaloriser certains actifs publics via des partenariats public-privé ou en mobilisant le Fonsis.

    Au terme du Conseil interministériel, onze directives ont été arrêtées pour lever les blocages identifiés. Parmi elles, deux orientations majeures se distinguent : la poursuite de l’inventaire des infrastructures et la mise en place d’un comité inclusif chargé de veiller à l’exécution des décisions.

    Les autres mesures visent à améliorer la planification des projets, en insistant sur les aspects techniques (raccordements, équipements) et la définition de modèles de gestion durable pour assurer la pérennité des investissements publics.

  • Condamnation définitive de Succès Masra au Tchad : 20 ans de prison confirmés

    Condamnation définitive de Succès Masra au Tchad : 20 ans de prison confirmés

    La condamnation de Succès Masra, figure politique tchadienne de premier plan, à 20 ans de réclusion criminelle, est désormais actée sans possibilité de recours. La Cour suprême tchadienne a définitivement validé la peine prononcée en première instance, rejetant ainsi le pourvoi en cassation introduit par l’ancien Premier ministre.

    Une décision judiciaire historique

    Jeudi dernier, les plus hautes juridictions du pays ont confirmé les chefs d’accusation retenus contre l’intéressé et plus de 70 co-accusés. Parmi les motifs de la condamnation figurent la diffusion de messages racistes et xénophobes, l’association de malfaiteurs ainsi que la complicité de meurtre, tous liés aux événements tragiques survenus à Mandakao.

    Les avocats de la défense échouent à faire annuler la sentence

    Malgré les arguments avancés par l’équipe juridique dirigée par l’avocat Kadjilembaye Francis, la Cour suprême n’a pas cédé. Les juges ont estimé que les preuves et les témoignages recueillis étaient suffisants pour établir la culpabilité des prévenus. La décision, désormais irrévocable, marque la fin d’une procédure judiciaire qui a duré plusieurs mois, et qui a mis en lumière des tensions politiques majeures au Tchad.

    Une issue incertaine pour l’opposition politique

    Pour Succès Masra, cette sentence signifie l’obligation de purger la totalité de sa peine, à moins d’une intervention exceptionnelle au plus haut niveau de l’État. Les responsables du parti Les Transformateurs n’ont pas manqué de qualifier la décision de honteuse, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

    Sur le plan juridique, les voies de recours restantes pour l’ancien chef du gouvernement se limitent désormais à des instances sous-régionales ou internationales. Les experts soulignent que cette issue pourrait prolonger le débat autour de la légitimité et de l’indépendance de la justice tchadienne.

  • Avant-match liverpool brentford : 17 données clés à retenir

    Avant-match liverpool brentford : 17 données clés à retenir

    Liverpool contre Brentford : les 17 chiffres clés pour bien préparer le choc

    Liverpool - Brentford : statistiques avant-match

    Anfield s’apprête à vibrer ce dimanche en fin d’après-midi pour le dernier match de Premier League face à Brentford. Les Reds, déjà assurés de leur place en Ligue des champions, joueront leur survie pour une place dans le top 5. Voici 17 statistiques incontournables pour décrypter cette rencontre historique.

    Un duel riche en histoire

    Les deux clubs s’affrontent pour la 25e fois dans l’histoire. Liverpool domine largement avec 15 victoires contre seulement 5 pour Brentford. Une domination marquée par une particularité : les Reds ont toujours trouvé le chemin des filets dans 24 de ces 25 rencontres.

    Une série en demi-teinte pour Brentford

    Les Bees enchaînent actuellement une période difficile : un seul succès en neuf matchs de Premier League (six nuls, deux défaites). Leur dernier bon résultat ? Une large victoire 3-0 contre West Ham début mai. Une performance qui contraste avec leurs difficultés récentes.

    Record à battre : depuis 1937, Brentford n’a plus gagné à Anfield. Pire encore, les Londoniens n’ont plus marqué lors de leurs six derniers déplacements à Liverpool, où ils ont systématiquement perdu.

    Liverpool en quête de records

    Un match nul suffirait aux Reds pour valider leur ticket en Ligue des champions. Mais ils visent plus grand : marquer deux buts leur permettrait d’atteindre les 150 réalisations en Premier League sous Arne Slot.

    Virgil van Dijk pourrait battre un record d’endurance. S’il joue les 90 minutes, il deviendrait le joueur de champ le plus âgé à disputer 100 % des minutes d’une saison de Premier League, dépassant John Terry (34 ans et 168 jours).

    Avec 4 851 minutes jouées cette saison, le Néerlandais pulvérise le record de Sami Hyypiä (5 205 minutes en 2005-2006) pour un défenseur de Liverpool.

    Les individualités sous les projecteurs

    Mohamed Salah écrit sa légende face à Brentford. Avec sept buts en huit matchs, l’Égyptien dépasse tous ses adversaires dans ce duel. Il inscrit en moyenne un but toutes les 95 minutes contre les Bees.

    Son prochain but pourrait lui permettre d’égaler Sadio Mané, dernier joueur à avoir marqué le dernier but de la saison pour Liverpool deux années de suite (2020).

    Alexis Mac Allister pourrait franchir un cap : son 150e match sous les couleurs des Reds. Une étape symbolique pour le milieu argentin.

    Brentford en quête de performance historique

    Avec une place potentielle en top 10, les Bees visent leur meilleur résultat en Premier League. Leur parcours depuis 2021 est en progression : 13e, 9e, 16e, puis 10e. Une dynamique à confirmer.

    Igor Thiago porte l’équipe à lui seul. Avec 22 buts marqués cette saison (sur 54 au total), il détient la plus forte proportion de buts inscrits par un joueur en Premier League depuis Harry Kane en 2023 (43 %).

    Une performance qui rappelle l’impact de Kane à Tottenham, et qui place Thiago comme l’arme offensive principale des Londoniens.

    Un adieu et une première

    Ce match sera le dernier d’Andy Robertson sous le maillot de Liverpool. Un détail historique : son premier but en Angleterre avait été inscrit contre Brentford en 2013, sous les couleurs d’Hull City.

    Une anecdote qui ajoute une touche émotionnelle à cette rencontre déjà chargée en enjeux.

    Une invincibilité à protéger

    Liverpool n’a plus perdu de match de championnat à domicile depuis dix saisons. Leur dernière défaite ? Un 6-1 infligé par Stoke City en 2014-2015. Depuis 1989, les Reds sont invaincus lors des derniers matchs à Anfield (15 victoires, 3 nuls).

    Une série impressionnante qui pourrait se prolonger ce week-end.

  • Psg et arsenal s’affrontent en finale de la ligue des champions 2026

    Psg et arsenal s’affrontent en finale de la ligue des champions 2026

    La Ligue des champions 2026 s’apprête à offrir une finale d’exception : Paris Saint-Germain contre Arsenal FC, samedi 30 mai à 17h30, dans le cadre majestueux de la Puskás Aréna à Budapest. Un choc entre deux géants européens à vivre en direct et sans abonnement sur M6 et M6+.

    Un PSG en quête d’histoire

    Champion d’Europe en titre, le club parisien vise un exploit inédit : conserver son titre continental. Après des années de frustration, le PSG a enfin franchi le cap en 2025 et entend bien prouver que cette victoire n’était pas un coup du hasard.

    Les Parisiens ont su traverser des moments intenses en demi-finale face au Bayern Munich, démontrant une maturité tactique et mentale qui les place parmi les favoris. Leur attaque, toujours aussi redoutable, pourrait faire la différence dans cette finale.

    Pour le PSG, il s’agit de transformer l’essai et d’écrire une nouvelle page dorée dans l’histoire du football français.

    Arsenal écrit sa légende

    Côté londonien, Arsenal FC vit un rêve éveillé. Vingt ans après sa dernière finale européenne, le club se retrouve enfin sur le devant de la scène. Une génération dorée, menée par des talents prometteurs, a balayé tous ses adversaires pour atteindre Budapest.

    Les Gunners ont éliminé l’Atlético Madrid avec brio, confirmant leur statut de machine offensive et leur capacité à dominer les grands rendez-vous. Face au PSG, ils rêvent de décrocher leur première Ligue des champions et d’entrer dans la légende.

    Deux styles, une seule finale

    Cette confrontation promet un spectacle footballistique de haut vol. Le PSG mise sur sa puissance offensive et ses individualités pour faire la différence, tandis qu’Arsenal privilégie un jeu collectif dynamique, basé sur le pressing et la rapidité.

    Les deux équipes partagent une même philosophie : le football offensif et spectaculaire. Les supporters peuvent s’attendre à un match rythmé, où chaque action pourrait faire basculer la rencontre dans une ambiance électrique au cœur de la capitale hongroise.

    Comment suivre la finale en direct ?

    Pour ne rien manquer de cette finale historique, rendez-vous dès 17h30 sur M6 et M6+. Les commentaires seront assurés par Xavier Domergue et Benoît Cheyrou, qui guideront les téléspectateurs à travers cette soirée européenne inoubliable.

    PSG – Arsenal, finale de la Ligue des champions 2026, c’est samedi 30 mai en clair et en direct. Un avant-goût du Mondial 2026 qui s’annonce déjà sous les meilleurs auspices.

  • Le Bénin entre deux présidents : talon cède le pouvoir à wadagni

    Le Bénin entre deux présidents : talon cède le pouvoir à wadagni

    le Bénin entre deux présidents : talon cède le pouvoir à wadagni

    Cotonou, 22 mai 2026 — Le Bénin s’apprête à vivre un moment historique. Alors que Romuald Wadagni doit être investi président de la République ce dimanche 24 mai, Patrice Talon a choisi de marquer cette transition par un discours solennel, adressé à une nation en pleine mutation politique.

    Après une décennie à la tête de l’État, le président sortant quitte ses fonctions dans un climat de sérénité institutionnelle rare sur le continent africain. Son message, à la fois personnel et politique, a résonné comme un hommage à la démocratie béninoise et un appel à l’unité nationale autour de son successeur.

    Une transition scrutée en Afrique de l’Ouest

    Dans une Afrique où les alternances politiques sont souvent synonymes de tensions, le Bénin semble écrire une page différente. Le départ de Patrice Talon, après deux mandats consécutifs, s’inscrit dans une logique de stabilité et de continuité républicaine. Son discours, retransmis à travers le pays, a mis en avant la nécessité de préserver les acquis tout en projetant le Bénin vers de nouveaux défis.

    Patrice Talon a salué la désignation de Romuald Wadagni, qu’il présente comme l’architecte d’une « nouvelle ère de développement ». Le président sortant a exprimé sa confiance dans la capacité du futur chef de l’État à incarner cette transition, soulignant que « l’intérêt supérieur du Bénin » devait guider les actions futures.

    Un bilan politique marqué par des réformes ambitieuses

    Dans son allocution, Patrice Talon a dressé un portrait de son mandat, marqué par des transformations profondes. Modernisation de l’administration, réformes économiques et renforcement des infrastructures ont rythmé ces dix années au pouvoir. Malgré les défis, il a souligné le rôle central joué par l’ensemble des acteurs nationaux — citoyens, diaspora et partenaires locaux — dans ces avancées.

    Le président sortant a reconnu les obstacles rencontrés, évoquant un parcours « semé d’embûches », mais a insisté sur la résilience collective qui a permis au pays de progresser. Cette approche, à la fois humble et visionnaire, visait à ancrer son héritage dans la mémoire collective.

    Romuald Wadagni face à l’épreuve des attentes populaires

    Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances au profil technocratique, hérite d’un pays transformé mais confronté à des défis sociaux majeurs. Son entrée en fonction coïncide avec des attentes fortes : maintenir la dynamique économique tout en répondant aux besoins des populations.

    Patrice Talon a d’ailleurs lancé un appel solennel aux Béninois, les exhortant à soutenir le nouveau président « pour le bien commun ». Cette transition, si elle est réussie, pourrait servir d’exemple en Afrique de l’Ouest, où la question de la gouvernance reste cruciale.

    Un hommage personnel qui touche la nation

    Parmi les moments forts de son discours, Patrice Talon a rendu un hommage vibrant à son épouse, Claudine Talon, qu’il a qualifiée de « femme d’exception ». Cette reconnaissance publique, rare dans les allocutions officielles africaines, a ajouté une dimension humaine et intime à son message. Il a également remercié ses proches et collaborateurs pour leur soutien indéfectible.

    Le Bénin à l’aube d’une nouvelle étape

    Cette transition politique dépasse le cadre béninois. Plusieurs capitales africaines observent ce passage de relais avec attention, y voyant un test pour la stabilité institutionnelle de la région. Le Bénin, désormais, doit concrétiser sa promesse de continuité politique et économique.

    Romuald Wadagni devra rapidement prouver sa capacité à incarner une autorité présidentielle légitime, tout en renforçant la cohésion sociale et la confiance dans les institutions. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la solidité de cette transition.

    Une chose est certaine : en quittant le pouvoir sur un discours d’unité et de transmission, Patrice Talon a posé les bases d’un héritage politique durable. Alors que Romuald Wadagni s’apprête à prêter serment, le Bénin entre dans une nouvelle phase de son histoire, avec l’ambition affichée de poursuivre sa marche vers la prospérité et la stabilité.

  • Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Alpha Amadou Kané, un Malien de 40 ans originaire de Mopti, ne célèbrera pas cette année l’Aïd al-Adha, communément appelée Tabaski, dans sa famille. Une première en trois décennies. La raison ? L’intensification des attaques jihadistes qui paralysent les axes routiers menant à Bamako depuis fin avril. Ces groupes armés, affiliés à la branche sahélienne d’Al-Qaïda, ont imposé un blocus partiel sur les principaux corridors, brûlant des dizaines de véhicules et dissuadant les compagnies de transport de relier la capitale.

    • Un parc à bétail improvisé dans les rues de Bamako, où les moutons s’entassent avant le sacrifice rituel
    • Transport de bétail vers Bamako, un défi devenu périlleux en raison des attaques
    • Les Malien·ne·s s’adaptent aux contraintes en transportant le bétail par tous les moyens

    Un blocus qui étouffe la capitale et ses habitants

    Le blocus imposé par les groupes jihadistes a des répercussions dramatiques sur la vie quotidienne à Bamako. Les gares routières, habituellement bondées avant les fêtes, sont aujourd’hui désertes. Les compagnies de transport, confrontées à des pénuries de carburant et à la destruction de plusieurs de leurs véhicules, ont drastiquement réduit leurs activités.

    Une agence locale avoue sous couvert d’anonymat : « Non seulement nous manquons de gazole pour maintenir nos rotations, mais nous avons aussi perdu plusieurs bus dans les attaques récentes. C’est une perte économique colossale. »

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en temps normal, une compagnie majeure pouvait transporter plus de 50 000 passagers entre Bamako et l’intérieur du pays pour la Tabaski. Cette année, aucun trajet n’est prévu.

    Wara Bagayoko, lui aussi, renonce à sa tradition. Depuis 30 ans, il rejoignait chaque année sa région d’origine, Ségou, pour célébrer la fête en famille. « La route est trop dangereuse. Ce sera la première fois que je ne fêterai pas là-bas. »

    Seuls quelques minibus parviennent encore à circuler, soit par des itinéraires détournés, soit sous escorte militaire sur certains tronçons.

    Le bétail, victime collatérale de l’insécurité

    La filière du bétail, essentielle pour le sacrifice rituel de la Tabaski, est en crise. Les éleveurs et commerçants des zones pastorales peinent à acheminer leurs troupeaux vers Bamako, principal marché du pays. Le coût du transport d’un mouton, qui s’élevait habituellement entre 2 500 et 2 750 francs CFA (4 euros), a explosé pour atteindre 15 000 à 18 000 francs CFA (22 à 27 euros).

    Alassane Maïga, transporteur, explique cette hausse par les détours imposés et la hausse des risques. Conséquence directe : le prix des moutons a flambé. « Avant, on en trouvait à 75 000 francs CFA (114 euros). Aujourd’hui, ils se vendent à 300 000 francs CFA (457 euros). »

    Hama Ba, vendeur à Bamako, confirme : « Beaucoup de camions de moutons ont été brûlés. En temps normal, j’avais plus de 1 000 têtes en stock. Aujourd’hui, il n’en reste aucune. »

    Les Malien·ne·s, dont le salaire minimum est de 40 000 francs CFA (60 euros), se retrouvent face à un dilemme : acheter un mouton à ce prix exorbitant ou renoncer à la tradition. Iyi, qui cherche désespérément un bélier abordable, résume la situation : « Avant, on avait un large choix. Aujourd’hui, le mouton est introuvable à Bamako. »

    Des coupures d’électricité aggravées par la crise

    À la menace jihadiste s’ajoutent des coupures d’électricité massives et des pénuries d’eau potable. La société Énergie du Mali, qui exploite des centrales thermiques au fioul et au diesel, peine à s’approvisionner normalement en carburant à cause du blocus. Les délestages électriques, déjà fréquents, se sont intensifiés.

    Les couturiers, qui préparent les tenues traditionnelles pour la fête, sont particulièrement touchés. Alou Diallo, l’un d’eux, confie : « On a tenté d’acheter un petit panneau solaire, mais ça ne remplace pas le courant. »

    Les ménages s’inquiètent aussi de la conservation des aliments. Une mère de famille du quartier de Sirakoro s’interroge : « Comment conserver la viande sans électricité ? Acheter un mouton à ce prix pour risquer de perdre la viande en 24 heures à cause des coupures, c’est une vraie hantise. »

    Face à cette situation, les autorités maliennes ont annoncé l’arrivée de centaines de camions-citernes de carburant à Bamako ces derniers jours.

    Malgré l’adversité, les Bamakois·es restent déterminé·e·s à célébrer la Tabaski, même à distance. Les sacrifices rituels auront lieu, mais l’esprit festif sera terni par l’absence des familles dispersées et les défis économiques et sécuritaires.

  • Condamnation de Succès Masra : la cour suprême tchadienne confirme la détention

    Condamnation de Succès Masra : la cour suprême tchadienne confirme la détention

    Condamnation de Succès Masra : la Cour suprême tchadienne confirme sa détention

    La Cour suprême du Tchad a rendu sa décision ce 21 mai : elle confirme la condamnation de l’ancien Premier ministre et figure de l’opposition, Succès Masra. L’opposant tchadien reste donc incarcéré, malgré le rejet de son appel. Une annonce qui intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées à N’Djamena.

    Condamnation de Succès Masra : la Cour suprême tchadienne confirme sa détention

    Un rejet de l’appel qui maintient Succès Masra en prison

    L’avocat de Succès Masra, Me Francis Kadjilembaye, a confirmé l’issue de l’audience : « Malgré les arguments juridiques présentés, la Cour suprême a décidé de rejeter l’appel ». Arrêté en mai 2025, l’opposant tchadien avait été condamné en août 2024 à 20 ans de prison ferme pour « diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe » ainsi que pour « complicité de meurtre ». Une peine lourde qui suscite de vives réactions.

    Une procédure jugée politique par les défenseurs des droits humains

    L’organisation Human Rights Watch dénonce une procédure « à motivation politique » et souligne que la détention prolongée de Succès Masra reflète « l’intolérance du gouvernement face à la dissidence ». À N’Djamena, un important dispositif policier entourait la Cour suprême lors de l’audience. Plusieurs journalistes ont, selon des témoins, été empêchés d’assister aux débats.

    Un climat politique explosif au Tchad

    Cette décision intervient alors que le Tchad traverse une période de forte tension. Début mai, huit responsables de l’opposition ont été condamnés à huit ans de prison, notamment pour « insurrection ». Peu avant ces verdicts, les autorités ont dissous la principale coalition d’opposition. Les partis opposés au pouvoir dénoncent régulièrement des pressions et l’interdiction de manifester. Fin avril, un militant du parti Les Transformateurs, dirigé par Succès Masra, a été tué par les forces de l’ordre lors d’un rassemblement réclamant sa libération.

    Un parcours politique marqué par l’opposition puis une brève alliance

    Économiste formé en France et au Cameroun, Succès Masra s’était imposé comme l’un des principaux rivaux du président Mahamat Idriss Déby Itno avant d’être nommé Premier ministre en 2024. Lors de l’élection présidentielle de la même année, il s’était présenté contre le chef de l’État. Selon les chiffres officiels, Mahamat Déby avait obtenu 61,3 % des voix, contre 18,5 % pour Succès Masra, qui avait contesté ces résultats et revendié la victoire.

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