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  • Bénin : l’oms valide les progrès majeurs de son agence nationale de santé

    Bénin : l’oms valide les progrès majeurs de son agence nationale de santé

    Le système de santé béninois franchit une étape historique avec l’évaluation récente de l’Agence Béninoise du Médicament et des autres produits de Santé (ABMed) par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Une délégation de huit experts internationaux a passé quatre jours à analyser en profondeur les mécanismes de régulation, les procédures d’autorisation et les dispositifs de surveillance des produits pharmaceutiques. L’objectif ? Évaluer la capacité du Bénin à atteindre le prestigieux Niveau de Maturité 3, synonyme de stabilité et d’efficacité dans la gestion des médicaments.

    Une inspection exhaustive pour un secteur en pleine mutation

    Du 6 au 9 juillet 2026, l’ABMed a été passée au crible par une équipe d’experts de l’OMS. Chaque maillon de la chaîne de valeur pharmaceutique a été examiné : de l’homologation des médicaments à leur suivi post-commercialisation, en incluant la pharmacovigilance et les essais cliniques. Cette évaluation rigoureuse visait à vérifier l’alignement des pratiques béninoises avec les normes internationales les plus exigeantes.

    Les résultats, rendus publics à Cotonou le 9 juillet, sont porteurs d’espoir. Les experts ont salué des avancées significatives, confirmant que le Bénin se rapproche dangereusement du Niveau de Maturité 3. Une avancée qui promet de renforcer la sécurité sanitaire des populations et la crédibilité du pays sur la scène mondiale.

    Le Niveau de Maturité 3 : un label d’excellence aux multiples enjeux

    Mais que signifie concrètement ce Niveau de Maturité 3 décerné par l’OMS ? Ce statut, réservé aux pays dotés d’un système de régulation pharmaceutique robuste et intégré, garantit un contrôle total sur les médicaments disponibles localement. Pour les citoyens, cela se traduit par un accès facilité à des produits sûrs, efficaces et de qualité.

    Ce niveau de certification dépasse le cadre sanitaire. Il constitue un levier économique et diplomatique majeur. En obtenant ce label, le Bénin renforce sa position comme partenaire fiable pour les échanges régionaux et internationaux. Il encourage aussi la production locale de médicaments, réduisant ainsi la dépendance aux importations et stimulant l’emploi.

    Pour les patients béninois, c’est aussi la promesse d’une lutte renforcée contre les médicaments falsifiés, un fléau qui menace la santé publique en Afrique de l’Ouest.

    Des réformes ambitieuses depuis 2017

    Cette évaluation réussie est le fruit d’un travail de longue haleine. Le Ministre de la Santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin, a souligné l’importance des réformes engagées depuis 2017 pour transformer le secteur pharmaceutique béninois. La création de l’ABMed, issue de la restructuration de l’ancienne direction de la pharmacie, et le durcissement du cadre législatif ont posé les bases d’un système moderne et transparent.

    Lors de la cérémonie de restitution, le ministre a chaleureusement félicité les équipes de l’ABMed pour leur engagement et leurs résultats. Il a également réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner l’agence jusqu’à l’obtention définitive de la certification, marquant ainsi la fin d’un processus entamé il y a près de dix ans.

    Le Bénin en tête de la santé publique en Afrique de l’Ouest

    Si l’OMS valide officiellement le passage au Niveau de Maturité 3, le Bénin deviendra le deuxième pays francophone d’Afrique de l’Ouest à décrocher ce statut, après le Sénégal. Une performance qui place le pays au rang de modèle régional en matière de gouvernance sanitaire.

    Cette avancée démontre qu’avec une volonté politique déterminée et une rigueur technique constante, les nations africaines peuvent aligner leurs institutions sur les meilleures pratiques internationales. Une preuve concrète que la souveraineté pharmaceutique n’est plus un rêve lointain, mais une réalité en marche.

    Vers une nouvelle ère pour la santé publique béninoise

    Cette inspection de l’OMS marque un tournant pour le Bénin. Si les indicateurs sont favorables, les équipes de l’ABMed doivent maintenant finaliser les dernières recommandations pour officialiser ce changement de statut. En se rapprochant du Niveau de Maturité 3, le pays prouve que la sécurité des patients et l’autonomie pharmaceutique sont désormais des priorités en voie d’achèvement.

    Une étape décisive qui ouvre la voie à une ère nouvelle pour la santé publique béninoise, où qualité, transparence et innovation deviennent les maîtres-mots d’un secteur en pleine renaissance.

  • Félix Tshisekedi impose un retrait urgent des militaires des mines en RDC

    Félix Tshisekedi impose un retrait urgent des militaires des mines en RDC

    Félix Tshisekedi exige la fin immédiate de l’occupation militaire illégale des sites miniers en RDC

    Cobalt brut dans une mine en RDC

    La République démocratique du Congo, reconnue pour ses immenses réserves de minerais stratégiques, occupe une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Face à cette réalité, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé avec fermeté sa volonté d’assurer une gouvernance rigoureuse du secteur minier. Lors du dernier Conseil des ministres, tenu le 10 juillet 2026 à la Cité de l’Union africaine, il a dénoncé sans ambiguïté la présence illégale de militaires et d’agents de la Police nationale congolaise (PNC) sur les sites d’exploitation minière à travers le pays.

    Félix Tshisekedi, en tant que garant de la souveraineté nationale, a rappelé avec force l’interdiction absolue de toute occupation ou ingérence des forces de sécurité sur ces sites, sauf dans le cadre de missions officiellement autorisées. Cette pratique, selon lui, « entretient des perceptions négatives sur la gouvernance de nos ressources naturelles, fragilise les mécanismes de contrôle et compromet les efforts en faveur d’une exploitation transparente et responsable », comme l’a souligné le porte-parole du gouvernement lors de la présentation du compte rendu.

    Une menace pour l’autorité de l’État et la crédibilité des réformes

    Le Chef de l’État a mis en lumière les conséquences dévastatrices de cette militarisation illégale. Selon ses observations, elle entraîne :

    • La privation des droits miniers des exploitants légitimes
    • Des actes d’intimidation et d’extorsion contre les opérateurs et les communautés locales
    • Des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la traçabilité des minerais
    • L’émergence de réseaux de fraude et de contrebande
    • Un risque accru d’enrichissement illicite au détriment des intérêts nationaux

    Pour Félix Tshisekedi, cette situation est inacceptable et porte atteinte à l’image du pays, à la crédibilité des réformes engagées et à la confiance des investisseurs internationaux. Il a donc ordonné au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, au vice-Premier ministre de la Défense, au chef d’état-major des FARDC ainsi qu’au commissaire général de la PNC de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique sur l’ensemble du territoire.

    Des instructions claires pour un retrait sans délai

    Les autorités concernées doivent agir avec célérité pour :

    • Procéder au retrait immédiat de tout militaire ou agent de sécurité présent illégalement sur les sites miniers
    • Mettre fin à toute interférence des forces de défense dans les activités minières
    • Assurer la sécurisation des sites conformément au cadre légal en vigueur
    • Démanteler les réseaux d’exploitation illégale soutenus ou protégés par des hommes en uniforme
    • Appliquer des sanctions exemplaires à l’encontre des contrevenants

    Ces directives s’inscrivent dans la continuité des mesures déjà prises en 2022, lorsque le gouvernement avait ordonné le retrait des militaires des carrières artisanales après de multiples signalements de graves irrégularités. À l’époque, les autorités avaient justifié cette décision par les nombreux dysfonctionnements observés, notamment l’exploitation frauduleuse des ressources au profit de réseaux d’intérêts étrangers.

    Renforcer la gouvernance minière pour une exploitation responsable

    Par ailleurs, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de certification et de traçabilité des minerais. L’objectif est double : garantir la conformité aux exigences nationales et internationales tout en préservant les droits des opérateurs légaux et des communautés locales. Cette approche vise à restaurer la confiance des partenaires économiques et à positionner la RDC comme un acteur responsable sur la scène minière mondiale.

    La décision du Président Félix Tshisekedi marque une étape cruciale dans la lutte contre les pratiques illégales qui minent le secteur minier congolais depuis des années. Elle envoie un signal fort aux acteurs nationaux et internationaux quant à la détermination du gouvernement à instaurer un cadre minier transparent, sécurisé et conforme aux standards les plus exigeants.

  • La rdc dénonce à l’ONU le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés

    La rdc dénonce à l’ONU le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés

    La RDC alerte l’ONU sur l’impact des ressources naturelles dans l’escalade des conflits armés

    La RDC dénonce à l'ONU l'impact des ressources naturelles dans les conflits armés

    Lors d’une intervention marquante devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a mis en lumière un lien indéniable entre l’exploitation des ressources naturelles et la persistance des violences armées dans son pays. Son discours ne visait pas à proposer de nouvelles obligations internationales, mais plutôt à renforcer les dispositifs existants en matière de traçabilité des minerais, de sanctions ciblées et de gouvernance transparente.

  • Sama lukonde à Yaoundé : la rdc, un pays solution face aux crises environnementales et sécuritaires

    Sama lukonde à Yaoundé : la rdc, un pays solution face aux crises environnementales et sécuritaires

    Sama Lukonde à Yaoundé : la RDC, un pays solution face aux crises environnementales et sécuritaires

    La 51ᵉ Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), qui s’est tenue à Yaoundé du 6 au 11 juillet 2026, a offert à la République démocratique du Congo une tribune de choix pour exposer ses priorités nationales. Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, président du Sénat congolais, y a porté la voix d’un pays engagé dans des défis majeurs : la préservation de son capital écologique et la lutte contre l’instabilité sécuritaire dans sa partie orientale.

    La RDC, un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique

    Dans une allocution remarquée, le président du Sénat a réaffirmé la position de la RDC comme un « pays solution » au regard des enjeux environnementaux mondiaux. Cette déclaration s’appuie sur une réalité tangible : le Bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde, et une biodiversité exceptionnelle.

    Sama Lukonde a particulièrement mis en avant le projet du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une initiative ambitieuse couvrant plus de 500 000 km². Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de lutte contre le changement climatique, en synergie avec les objectifs internationaux de neutralité carbone.

    « Notre pays s’affirme naturellement comme un véritable pays solution », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement de la RDC pour la protection de ses écosystèmes. Il a également rappelé que, malgré ses efforts, les défis environnementaux restent colossaux et nécessitent un soutien accru de la communauté internationale.

    h2>Dénonciation de l’impact écologique de l’agression rwandaise via l’AFC/M23

    Outre les enjeux climatiques, le président du Sénat a dénoncé les conséquences dévastatrices des conflits armés sur l’environnement. Il a pointé du doigt l’agression du Rwanda à travers le groupe armé AFC/M23, accusant cette situation d’avoir provoqué des dommages irréversibles.

    Selon lui, les violences dans l’Est de la RDC ne se limitent pas aux pertes humaines et aux déplacements massifs de populations. Elles entraînent également une dégradation alarmante des écosystèmes, la destruction de la faune et de la flore, ainsi que la pollution des ressources en eau.

    « On ne peut pas prétendre assurer un équilibre climatique tant que, par la guerre, on pille et on détruit massivement les ressources naturelles », a-t-il martelé.

    Il a appelé les membres de la Francophonie à soutenir activement les efforts de paix et à renforcer les mécanismes de protection de l’environnement dans les zones touchées par les conflits.

    h2>Appel à un pacte climatique francophone et soutien à Julianna Lumumba

    Pour concrétiser sa vision, Sama Lukonde a plaidé en faveur de l’instauration d’un pacte climatique francophone, fondé sur la solidarité et une meilleure prise en compte des besoins des communautés locales vivant autour des zones forestières.

    Il a également annoncé le soutien de la RDC à la candidature de Julianna Lumumba à la direction de la Francophonie, saluant son engagement en faveur des causes environnementales et sociales.

    La session de l’APF a également été l’occasion pour les jeunes francophones de se réunir lors du Parlement francophone des jeunes (PFJ), une plateforme dédiée à la jeunesse et aux défis de demain.

    Cette rencontre, qui a réuni 61 jeunes issus de 29 sections francophones, a permis d’échanger sur des thèmes cruciaux pour l’avenir de l’espace francophone.

    Avec cette intervention, la RDC a réaffirmé son rôle central dans la résolution des crises environnementales et sécuritaires, tout en appelant à une mobilisation collective pour un avenir plus durable.

  • Crise politique au Sénégal : la coalition présidentielle contre-attaque après les propos d’Ousmane Sonko

    Crise politique au Sénégal : la coalition présidentielle contre-attaque après les propos d’Ousmane Sonko

    Crise politique au Sénégal : le camp présidentiel répond aux attaques d’Ousmane Sonko

    Actualité
    Réaction du camp présidentiel aux critiques d'Ousmane Sonko au Sénégal

    Les déclarations d’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, ont provoqué une vive réaction du camp du chef de l’État. Ses propos, qualifiés de « scandaleux » et de « crypto-personnels », ont été perçus comme une atteinte à la fonction présidentielle de Bassirou Diomaye Faye.

    Lors de l’inauguration du nouveau siège du Pastef à Touba, dimanche 12 juillet 2026, l’ex-Premier ministre a vivement critiqué la gestion politique du président sénégalais. Il a notamment pointé du doigt la « dette publique quasi impayable » et l’absence d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), estimant que Bassirou Diomaye Faye privilégiait ses ambitions personnelles au détriment des intérêts des Sénégalais. « Il faut que les Sénégalais sachent qu’ils ne sont nullement la préoccupation de Diomaye Faye », a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans.

    Face à ces critiques, la coalition présidentielle a réagi avec fermeté. Dans un communiqué officiel, elle a dénoncé des attaques « sans fondement » et rappelé que le président était « engagé à améliorer les conditions de vie des citoyens ». Le camp Faye a également reproché à Ousmane Sonko de « privilégier la confrontation permanente » plutôt que de contribuer à la résolution des défis nationaux.

  • AtLelier régional de Dakar : le Gabon renforce son rôle dans la transition énergétique africaine

    AtLelier régional de Dakar : le Gabon renforce son rôle dans la transition énergétique africaine

    Le Gabon s’engage pour une transition énergétique durable en Afrique

    Fabrice Ntchango, Secrétaire Permanent du Conseil National Climat gabonais, a représenté le pays cette semaine à Dakar lors du lancement d’un atelier régional majeur. L’événement, dédié à l’accélération de la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), a placé l’électrification rurale au cœur des discussions stratégiques. Une occasion pour le Gabon de réaffirmer son leadership climatique sur le continent africain.

    Un atelier régional pour concrétiser les engagements climatiques

    Organisé sous l’égide du Secrétariat de la CCNUCC et soutenu par plusieurs partenaires techniques et financiers, cet atelier a réuni des pays africains déterminés à partager leurs expériences. L’objectif ? Présenter des solutions innovantes et identifier des mécanismes de financement pour renforcer l’ambition climatique du continent. Une dynamique collective essentielle pour transformer les promesses en actions tangibles.

    L’électrification rurale : un levier clé pour l’Afrique

    L’électrification rurale s’est imposée comme le pilier central de cette rencontre. Comment passer des engagements des CDN à des projets concrets, structurants et finançables ? Les participants ont exploré des pistes pour créer un impact direct sur les populations locales, en conciliant développement durable et accès à l’énergie. Une approche intégrée qui pourrait bien redéfinir les priorités énergétiques du continent.

    Le Gabon, acteur clé des solutions climatiques intégrées

    Le Gabon, représenté par son Conseil National Climat, a joué un rôle actif dans ces échanges. Le pays mise sur des solutions climatiques intégrées pour allier développement économique et transition énergétique. Une vision qui s’aligne parfaitement avec les ambitions africaines de bâtir un avenir plus vert et plus inclusif.

    Renforcer la coopération régionale pour des projets à impact

    Cette participation gabonaise illustre la volonté du pays de renforcer sa coopération régionale et de tirer parti des meilleures pratiques des autres États africains. L’enjeu ? Développer des projets à fort impact qui accélèrent la transition énergétique tout en améliorant le quotidien des populations rurales. Une démarche qui pourrait servir de modèle pour d’autres nations du continent.

    À l’issue de cet atelier, les pays participants devront concrétiser leurs discussions en approches tangibles et en pistes de financement. L’objectif ultime : passer de l’engagement à l’action sur le terrain, en faisant de l’électrification rurale un véritable accélérateur du développement durable en Afrique.

  • Lucas digne signe au psg : retour triomphal pour une légende du parc des princes

    Lucas digne signe au psg : retour triomphal pour une légende du parc des princes

    Le latéral gauche de 32 ans, actuellement sous contrat avec Aston Villa, a accepté une proposition du Paris Saint-Germain. Il retrouvera la capitale après huit ans d’absence, avec un contrat de trois saisons à la clé. Une nouvelle qui a surpris l’ensemble du monde du football.

    Lucas Digne en action avec Aston Villa

    Préparé dans la plus grande discrétion depuis près d’un mois, ce transfert surprise a été officialisé après la Coupe du monde. Lucas Digne, international français à 62 reprises, connaît bien le club parisien : il y a évolué entre 2013 et 2015, avant d’être prêté une saison à l’AS Rome.

    Pourquoi le PSG mise sur un profil expérimenté

    Luis Campos, directeur sportif du club, misait initialement sur un profil plus jeune pour encadrer Nuno Mendes. Mais le profil de Digne, à la fois français, expérimenté et disponible à un coût maîtrisé (moins de 10 millions d’euros), a fini par séduire. Surtout, son savoir-faire et son mental ont convaincu Luis Enrique, son ancien entraîneur au FC Barcelone lors de la saison 2016-2017.

    Le technicien espagnol apprécie particulièrement la rigueur professionnelle du Français, capable d’assurer des matchs à haut niveau sans compromis. Un atout majeur pour un club en quête de stabilité défensive.

    Un retour motivé par l’envie de « boucler la boucle »

    Lucas Digne a toujours entretenu un lien particulier avec le PSG. Son fils aîné, grand fan du club, a même été surpris par cette nouvelle. Dans un entretien privé récent, le joueur avait évoqué son désir de terminer sa carrière là où tout a commencé. Son retour s’inscrit donc dans une logique personnelle autant que sportive.

    Il retrouvera ses compatriotes du groupe, dont Lucas Hernandez, Warren Zaïre-Emery, Désiré Doué et Bradley Barcola. Des échanges informels avec certains d’entre eux ont confirmé l’enthousiasme autour de cette signature.

    Un rôle de mentor pour Nuno Mendes

    Digne, qui se considère comme un grand frère pour le jeune latéral portugais, a confirmé vouloir transmettre son expérience. Une dynamique gagnante pour un club en reconstruction, où la transmission entre générations prend tout son sens.

    Son arrivée marque un tournant dans l’histoire récente du PSG, qui renforce son effectif en vue des prochaines échéances européennes.

  • Barcola en quête de temps de jeu : son choix entre arsenal et liverpool

    Barcola en quête de temps de jeu : son choix entre arsenal et liverpool

    Bradley Barcola au PSG : entre incertitude et ambitions mondiales

    En pleine préparation pour la Coupe du monde 2026, Bradley Barcola s’impose comme l’un des joueurs les plus scrutés du PSG. Après une saison marquée par des performances solides avec les Bleus lors de l’Euro 2024, l’attaquant français doit désormais gérer une équation complexe entre son avenir au club parisien et ses ambitions internationales.

    Bradley Barcola, attaquant du PSG, en action lors d'un match

    Un parcours entre ombres et lumières au PSG

    Bradley Barcola a connu une saison 2024-2025 riche en rebondissements. Titulaire occasionnel sous la direction de Luis Enrique, il partage désormais le temps de jeu avec des coéquipiers comme Désiré Doué ou Khvicha Kvaratskhelia. Son absence dans la composition de départ lors de la finale de Ligue des champions contre Arsenal (1-1, victoire aux tirs au but) a relancé les débats sur son rôle au sein du club.

    Malgré ces incertitudes, le jeune Français reste un élément clé de l’équipe de France, où il cherche à s’imposer comme une pièce maîtresse pour les prochains défis internationaux.

    Un message clair pour le PSG avant le Mondial

    En pleine préparation pour le Mondial 2026, Barcola a envoyé un signal fort à la direction du PSG. Interrogé sur son avenir, il a été catégorique : « Mon avenir au PSG ? Pour l’instant, je suis concentré sur la Coupe du monde. Ce qui va se passer après, je ne sais pas. »

    Cette déclaration intervient alors que des rumeurs évoquent l’intérêt marqué de clubs comme Arsenal ou Liverpool pour son profil. Pourtant, selon les informations disponibles, aucun départ n’est envisagé dans l’immédiat. Le joueur n’a pas demandé de bon de sortie, et le club parisien semble déterminé à le conserver jusqu’à la fin du mercato estival.

    Un mercato sous haute tension pour Barcola

    Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour Bradley Barcola. Alors que le mercato estival approche de sa clôture fixée au 1er septembre, les observateurs s’interrogent sur la suite de sa carrière. Arsenal et Liverpool restent en embuscade, prêts à saisir l’opportunité si le PSG devait changer d’avis.

    En attendant, l’attaquant français maintient son cap : performer avec les Bleus et prouver sa valeur sur le terrain, quel que soit son club de rattachement.

  • Centrafrique : quand la terreur wagnérienne s’installe dans le quotidien

    Centrafrique : quand la terreur wagnérienne s’installe dans le quotidien

    Centrafrique : quand la terreur wagnérienne s’installe dans le quotidien

    Des exécutions sommaires et des décapitations filmées par des hommes de Wagner. L’opposition et la société civile réclament, sans succès, leur départ. Retour sur les dernières heures de la Centrafrique sous l’emprise des mercenaires.

    Crédit photo : archives

    Le 8 juillet dernier, des vidéos choquantes ont circulé sur les réseaux sociaux, révélant une nouvelle fois l’horreur vécue par les habitants de la Centrafrique. Dans une localité du pays, des hommes ont été pris en embuscade par des mercenaires de Wagner. Après avoir été abattus, leurs têtes ont été exhibées sur un tapis, alignées comme une macabre œuvre d’art. Des « supplétifs » africains, surnommés « Russes noirs » par les locaux, ont assisté ces hommes dans leur besogne. Les images, accompagnées de commentaires bruyants, montrent le chef de la milice énoncer : « Vous ne voulez pas la paix ? C’est maintenant. Égorgez chaque personne ! »

    Cette scène rappelle les exactions des groupes djihadistes, où la cruauté était méthodiquement mise en scène. Les victimes étaient des membres de groupes armés venus participer à une opération officielle de désarmement, détournée en séance de décapitation. Des civils, dont un chef de village, ont également été pris pour cible.

    La violence devient le quotidien des Centrafricains

    La Centrafrique, souvent décrite comme un « pays qui n’existait pas », est plongée dans le chaos depuis des décennies. Instabilité politique, coups d’État et mutineries ont laissé place à une gouvernance fragmentée : un pouvoir central affaibli à Bangui et une multitude de groupes armés incontrôlables. Dans ce contexte, la Minusca peine à apporter une stabilité durable. L’arrivée des mercenaires de Wagner, soutenus par le président Faustin-Archange Touadéra, a amplifié la violence endémique. La communauté internationale semble s’être résignée à cette situation, où l’horreur est devenue la norme.

    Wagner, une autorité parallèle en Centrafrique

    Les mercenaires de Wagner se sont imposés comme une force incontournable en Centrafrique. Ils contrôlent des secteurs clés : armée, police, justice, services de renseignement et même la gestion de l’aéroport de Bangui. Leur présence s’accompagne d’exactions en série : disparitions, tortures, harcèlements et crimes sans justice. Les habitants évoquent une autorité wagnérienne qui dépasse celle du gouvernement. Malgré les alertes des organisations de défense des droits humains, les mercenaires bénéficient d’un pacte tacite avec le pouvoir centrafricain.

    Contrairement à d’autres régions où le groupe a été rebaptisé « Africa Corps » après la mort de son fondateur Evgueni Prigojine, la Centrafrique conserve fièrement la marque Wagner. Une statue à la gloire de Prigojine a même été érigée, et son anniversaire est célébré chaque année par des soldats centrafricains aux côtés des mercenaires. Une illustration frappante de cette nouvelle forme d’ordre colonial.

    Face à ces exactions, l’opposition et la société civile ont une fois de plus réclamé le départ des mercenaires et la fin de l’impunité. Pourtant, les autorités centrafricaines maintiennent leur silence, laissant Wagner poursuivre ses activités sans entraves. Il y a quatre ans, lors d’une réunion avec ses ministres, le président Touadéra avait justifié sa dépendance aux Russes en déclarant : « Nous avons besoin des Russes. C’est grâce à eux que nous gardons le pouvoir. » Un aveu qui résume l’état de déchéance dans lequel se trouve le pays.

  • Formation attachés de défense Niamey : un nouveau chapitre pour le Niger

    Formation attachés de défense Niamey : un nouveau chapitre pour le Niger

    Niger : une première formation pour les attachés de défense et militaires

    Niger : première formation des attachés de défense et militaires

    Ce matin, c’est sous le regard attentif du ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, que la première session de formation des attachés de défense et attachés militaires a officiellement démarré à l’École de Guerre de Niamey. Un événement historique pour le Niger, fruit d’une collaboration entre le ministère de la Défense nationale et celui des Affaires étrangères.

    Cette initiative inédite marque un tournant décisif dans l’histoire de la diplomatie militaire nigérienne. Pendant des décennies, aucune structure officielle n’encadrait la préparation des officiers chargés de représenter le Niger à l’étranger. Aujourd’hui, cette lacune est comblée, comme en témoigne le général Mody : « Cette formation dépasse le simple cadre du renforcement institutionnel. Elle incarne notre volonté de hisser la diplomatie militaire nigérienne au niveau des exigences contemporaines, en phase avec les orientations du général Abdourahamane Tiani, président de la République et chef suprême des armées. »

    Des enjeux stratégiques au cœur de la formation

    Le Niger franchit une étape majeure en structurant enfin la préparation de ses attachés militaires. Le général Mody insiste sur l’importance de cette démarche : « Les mutations récentes du paysage sécuritaire, diplomatique et géopolitique mondial soulignent chaque jour davantage le rôle central joué par ces officiers. Ils ne sont pas de simples représentants, mais de véritables piliers de notre souveraineté. »

    Les futurs attachés de défense et militaires devront maîtriser bien plus que des connaissances techniques. Ils incarneront la voix du Niger à l’international, jouant des rôles multiples et cruciaux :

    • Relais stratégiques de la politique de défense nationale
    • Facilitateurs de la coopération militaire bilatérale et multilatérale
    • Veilleurs des menaces et des opportunités géopolitiques
    • Promoteurs des intérêts économiques et culturels du pays
    • Acteurs de prévention et de gestion des crises internationales

    Selon le ministre, la diplomatie militaire est un levier essentiel de la politique extérieure nigérienne. Elle permet de :

    • Renforcer la confiance entre les nations
    • Développer les capacités opérationnelles des forces armées
    • Favoriser les échanges d’expériences entre partenaires
    • Contribuer à la stabilité régionale et mondiale

    Une vision exigeante pour les futurs attachés

    Le général Salifou Mody a rappelé avec force les attentes élevées placées dans cette formation. Pour lui, les attachés militaires nigériens doivent allier :

    • Une expertise militaire solide
    • Une culture diplomatique approfondie
    • Une maîtrise des enjeux géopolitiques
    • Une capacité d’analyse stratégique

    « Votre mission sera exigeante, déclare-t-il aux participants. Vous serez les ambassadeurs de notre pays, chargés de défendre nos intérêts, de bâtir des partenariats gagnants et de fournir aux autorités des analyses précises sur l’évolution de vos zones d’affectation. »

    Il a également souligné l’importance de l’image que ces officiers renverront : « Vous devez incarner l’excellence. Votre professionnalisme, votre intégrité et votre sens du dialogue construiront la réputation du Niger sur la scène internationale. »

    Un pas décisif pour la souveraineté nigérienne

    Cette première édition de la formation des attachés de défense et militaires s’inscrit dans une logique plus large de renforcement de l’autonomie stratégique du Niger. En structurant enfin cette filière, les autorités militaires et diplomatiques du pays posent les bases d’une coopération militaire plus efficace et d’une présence nigérienne plus affirmée à l’étranger.

    Un investissement à long terme qui devrait, à terme, positionner le Niger comme un acteur incontournable de la stabilité et de la sécurité en Afrique de l’Ouest.

    Illustration
  • Abdourahmane diouf critique vivement ousmane sonko pour son manque de rigueur

    Abdourahmane diouf critique vivement ousmane sonko pour son manque de rigueur

    Au lendemain des déclarations fracassantes du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, à Touba, Abdourahmane Diouf, figure politique et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, a choisi de s’exprimer sans détour. Le leader du parti Awalé a publié un message percutant sur les réseaux sociaux, visant directement celui qu’il qualifie de « député resquilleur » parvenu à la tête de l’institution parlementaire.

    Dans ce contexte de tensions politiques où s’affrontent les partisans de Diomaye et ceux de Sonko, Abdourahmane Diouf a livré une critique acerbe. Selon lui, le président de l’Assemblée nationale manque cruellement de substance dans ses prises de parole. « Les procédures vous échappent sans que vous en saisissiez l’essentiel ; la morale que vous brandissez vous étouffe par votre incapacité à l’incarner ; la rigueur de l’analyse s’efface sous le poids d’une vacuité intellectuelle évidente », a-t-il déclaré.

    Pour le ministre de l’Énergie, Ousmane Sonko incarne une révolution sans fondement, où la vérité est systématiquement sacrifiée au profit de manipulations grossières. « La révolution que vous invoquez n’a ni guide ni consistance », a-t-il ajouté, soulignant l’absence de cohérence dans son discours.

  • Soutien de l’UA au Mali : entre solidarité affichée et défis concrets

    Soutien de l’UA au Mali : entre solidarité affichée et défis concrets

    politiqueMali

    L’Union africaine maintient son soutien au Mali face aux menaces sécuritaires

    En déplacement à Bamako, le président de la Commission de l’UEA réitère l’engagement de l’organisation envers le Mali, malgré sa suspension en 2021.

    Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a entamé une visite officielle à Bamako ce week-end afin d’affirmer le soutien sans faille de l’organisation aux autorités maliennes confrontées à une recrudescence des menaces armées. Mahmoud Ali Youssouf a souligné l’importance de la coopération stratégique entre l’UA et le Mali, un partenariat maintenu malgré la suspension du pays des instances décisionnelles de l’organisation depuis le coup d’État de 2021.

    Cette suspension, décidée en réponse à la rupture de l’ordre constitutionnel, visait à inciter au rétablissement rapide de l’État de droit. Pourtant, l’UA refuse d’isoler Bamako, reconnaissant que la stabilité du Mali constitue un enjeu de sécurité continental. Ainsi, l’organisation maintient une collaboration diplomatique active avec le Mali, notamment par le biais de son représentant spécial pour le Mali et le Sahel ainsi que de la Mission de l’UA pour le Sahel et le Mali (MISAHEL).

    solidarité politique vs actions concrètes

    La visite de Mahmoud Ali Youssouf à Bamako s’inscrit dans une volonté de renforcer le dialogue et la coordination avec les autorités maliennes. Le président de la Commission de l’UA a exprimé une solidarité pleine et entière face aux attaques terroristes qui frappent régulièrement le pays. Cependant, certains observateurs, comme Alioune Tine, fondateur du Africa Jom Center, estiment que l’UA doit aller au-delà des déclarations pour engager des mesures opérationnelles.

    Pour Alioune Tine, il est impératif que l’organisation panafricaine mobilise activement ses membres pour soutenir militairement le Mali dans sa lutte antiterroriste. Il insiste sur la nécessité de sensibiliser les pays africains disposant de moyens à apporter une aide tangible, notamment via l’envoi de contingents militaires.

    « Le président de la Commission de l’UA doit manifester sa solidarité de manière plus active et concrète. Il faut mobiliser des troupes africaines pour soutenir le Mali contre le terrorisme. C’est là que réside le besoin le plus urgent. »

    les limites d’une coopération sous contrainte

    Malgré les défis sécuritaires persistants, l’UA continue de privilégier une approche diplomatique pour résoudre la crise malienne. Pourtant, la remise en cause de l’Accord d’Alger de 2015 par les autorités maliennes complique davantage la situation. Les alliances émergentes entre les groupes séparatistes du Nord et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) inquiètent particulièrement l’organisation, qui ne reconnaît ni la légitimité ni les revendications de cette coalition.

    Aly Tounkara, chercheur au Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel, met en lumière les limites structurelles et politiques de l’UA. Selon lui, l’hétérogénéité des positions entre les États membres rend difficile toute action militaire ou renseignement concertée. Il souligne également la dépendance financière de l’organisation vis-à-vis de bailleurs extra-sahéliens, un facteur limitant son autonomie et son efficacité.

    « Il sera difficile pour l’UA d’apporter un soutien militaire ou en renseignement, car les pays membres ne sont pas toujours alignés sur une même vision stratégique, encore moins lorsqu’il s’agit d’intervenir au Mali. La dépendance aux financements extérieurs constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre d’actions pertinentes et efficaces. »

    Entre soutien diplomatique, appel à l’unité territoriale du Mali et contraintes internes, l’UA tente de concilier principes et réalités politiques. Cette visite marquera-t-elle un simple geste symbolique ou le début d’un engagement plus marqué aux côtés de Bamako et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ? La question reste entière.