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  • Construction de logements au Gabon : Mays MOUISSI inspecte les sites SNI de Nkok, Essassa, Bikélé et Akanda

    Construction de logements au Gabon : Mays MOUISSI inspecte les sites SNI de Nkok, Essassa, Bikélé et Akanda

    Construction de logements au Gabon : Mays MOUISSI inspecte les sites SNI de Nkok, Essassa, Bikélé et Akanda

  • Assemblée nationale : Ousmane Sonko nomme l’ancienne ministre, Maïmouna Dièye

    Assemblée nationale : Ousmane Sonko nomme l’ancienne ministre, Maïmouna Dièye

    Assemblée nationale : Ousmane Sonko nomme l’ancienne ministre, Maïmouna Dièye

    Assemblée nationale : Ousmane Sonko nomme l’ancienne ministre, Maïmouna Dièye

    Ousmane Sonko renforce son équipe avec la nomination de Maïmouna Dièye comme conseillère technique spéciale. L’ancienne ministre de la Famille s’engage à défendre les droits des femmes et à œuvrer pour les groupes vulnérables, affirmant que cette responsabilité est à la fois un honneur et un appel au service.

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, poursuit la mise en place de son équipe. Par une nouvelle nomination annoncée ce mercredi, il a désigné l’ancienne ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, au poste de conseillère technique spéciale.

    Selon la décision prise par le président de l’institution parlementaire, Maïmouna Dièye sera chargée de l’Action sociale, de la Famille, de la Promotion des droits des femmes, de la Protection des enfants et des groupes vulnérables, notamment les personnes vivant avec un handicap. Elle intègre ainsi le cabinet du président de l’Assemblée nationale. Réagissant à cette nomination, l’ancienne ministre a exprimé sa gratitude tout en soulignant la portée de cette nouvelle responsabilité.

    « Cette nomination, je la reçois comme une marque d’estime, mais surtout comme un appel au service. Un service exigeant, au plus près des réalités de nos concitoyens les plus vulnérables, les femmes, les enfants, les personnes en situation de handicap dont la dignité et les droits doivent demeurer au cœur de l’action publique », a-t-elle déclaré. Maïmouna Dièye s’est également engagée à exercer ses nouvelles fonctions « avec loyauté » et « fidélité aux valeurs de justice, d’équité et de rupture », affirmant sa volonté de contribuer aux missions qui lui sont confiées auprès du président de l’Assemblée nationale.

    Ousmane Sonko
  • Asile politique : des diplomates burkinabè à Paris tournent le dos à Ouagadougou

    Asile politique : des diplomates burkinabè à Paris tournent le dos à Ouagadougou

    Une crise diplomatique inédite secoue l’ambassade du Burkina Faso en France

    Les autorités de transition du Burkina Faso se trouvent confrontées à une situation sans précédent : plusieurs membres du personnel diplomatique de l’ambassade de Ouagadougou à Paris ont sollicité l’asile politique auprès des autorités françaises. Ce mouvement, qui reflète une crise de confiance au sein même de l’appareil d’État, intervient dans un contexte marqué par des remaniements fréquents au sein de la diplomatie burkinabè.

    Les récentes décisions du régime militaire, notamment le rappel massif de diplomates en poste à l’étranger, ont été officiellement présentées comme une simple réorganisation administrative. Pourtant, pour les agents concernés, ces décisions s’apparentent à une rupture brutale avec leur vie professionnelle et personnelle, accumulée sur plusieurs années en France.

    Des vies bouleversées par des choix politiques

    Dans un témoignage collectif largement diffusé, les diplomates expliquent avec une sincérité poignante les raisons de leur démarche :

    « Nous avons construit notre existence ici, en France. Nos enfants sont scolarisés, nos familles sont installées. Rentrer au Burkina Faso aujourd’hui, ce serait comme sauter dans l’inconnu. C’est pourquoi nous avons choisi de demander l’asile. »

    Leur inquiétude ne se limite pas à des considérations matérielles. Elle s’étend à leur sécurité personnelle et professionnelle dans un pays où la crise sécuritaire s’aggrave. Les diplomates évoquent, sans détour, les risques liés aux réquisitions arbitraires et aux déplacements forcés dans des zones d’opérations militaires, des pratiques qui alimentent un climat de méfiance au sein de la société burkinabè.

    Un contexte sécuritaire et politique sous haute tension

    Les observateurs soulignent que cette demande d’asile survient à un moment où le Burkina Faso est en proie à une insécurité croissante. Les groupes armés non étatiques intensifient leurs actions, tandis que les autorités militaires multiplient les mesures exceptionnelles pour y faire face. Parmi ces mesures, les réquisitions de civils, souvent critiquées pour leur manque de transparence, suscitent des craintes chez les fonctionnaires rappelés au pays.

    Certains diplomates, ayant critiqué publiquement les nouvelles directives ou ayant été désignés pour des missions controversées, affirment avoir été envoyés dans des zones à haut risque sans préparation adéquate. Bien que ces allégations soient contestées par le gouvernement, elles contribuent à renforcer le sentiment d’insécurité parmi les agents de l’État, y compris ceux stationed à l’étranger.

    Une gouvernance centralisée et ses conséquences humaines

    Cette crise met en lumière les méthodes de gouvernance du capitaine Ibrahim Traoré, souvent décrites comme hypercentralisées. Les critiques dénoncent des décisions administratives brutales, prises sans égard pour les conséquences humaines qu’elles engendrent. Le rappel précipité de diplomates installés depuis des années en France illustre, selon eux, une approche où l’efficacité bureaucratique prime sur le bien-être des individus et de leurs familles.

    Pour les détracteurs du régime, ces choix politiques illustrent un mépris inquiétant pour les parcours personnels et professionnels des agents de l’État. Une absence de période de transition ou d’accompagnement social aggrave encore la situation, poussant certains à envisager l’exil comme une solution moins périlleuse que le retour au Burkina Faso.

    Un symbole politique lourd de conséquences

    La demande d’asile de diplomates burkinabè en poste à Paris dépasse le simple cadre administratif. Elle envoie un message fort : celui d’une défiance croissante envers les institutions nationales. Lorsqu’un représentant officiel de l’État choisit de se mettre sous la protection d’un autre pays plutôt que de regagner son territoire, cela interroge inévitablement sur la légitimité et la stabilité du régime en place.

    Pour le gouvernement de transition, cette affaire représente un défi majeur en termes d’image internationale. Malgré ses déclarations visant à restaurer la souveraineté nationale et la confiance des citoyens, la situation actuelle nourrit les doutes quant à la réalité des garanties offertes aux agents de l’État, y compris à ceux qui œuvrent à l’étranger.

    L’humain au cœur de la crise

    Au-delà des enjeux politiques et diplomatiques, cette affaire rappelle une réalité souvent occultée : celle des femmes et des hommes dont les vies sont directement impactées par les décisions administratives. Derrière chaque diplomate se cache une famille, des projets de vie, des espoirs parfois brisés par des choix politiques mal anticipés.

    Le témoignage de ces agents illustre une vérité simple : les décisions prises au sommet de l’État ont des répercussions concrètes sur des existences. Pour certains, l’exil devient une option légitime face à l’incertitude d’un retour au Burkina Faso, où les risques sécuritaires et politiques s’accumulent.

    Cette séquence inédite rappelle, si besoin était, que la diplomatie ne se résume pas à des rapports entre États. Elle est avant tout l’affaire d’hommes et de femmes, dont les destins se jouent parfois dans l’ombre des communiqués officiels.

  • Analyse des mutations douanières au Mali : qui tire les ficelles ?

    Analyse des mutations douanières au Mali : qui tire les ficelles ?

    Au cœur de l’administration malienne, la Direction Générale des Douanes est un terrain où chaque remaniement de personnel se transforme en une partie de stratégie politique et économique. Ces derniers mois, une série de nominations et de transferts a secoué l’institution, suscitant autant de réactions officielles que de rumeurs persistantes dans les antichambres du pouvoir. Fousseyni Sissoko, journaliste et fin observateur des rouages étatiques, s’est emparé de ce sujet pour en décrypter les enjeux cachés.

    Réorganisation ou manœuvre politique ? Le double visage des décisions

    D’un côté, les autorités brandissent l’argumentaire économique pour justifier ces changements. Selon les communiqués du ministère des Finances, il s’agit d’une nécessité stratégique, surtout en période de transition économique où le Mali doit renforcer ses recettes internes face aux défis régionaux. L’objectif affiché ? Renforcer la lutte contre la fraude et booster l’efficacité des postes frontaliers et des directions locales. La logique semble implacable : rajeunir les effectifs et optimiser les performances pour faire face à un environnement fiscal de plus en plus complexe.

    Pourtant, derrière cette façade technique se cache une autre réalité, bien moins avouable. Fousseyni Sissoko invite le lecteur à creuser plus profond, là où la frontière entre restructuration et manipulation des leviers de pouvoir devient floue. Dans un secteur où le contrôle des flux de marchandises – notamment les hydrocarbures et les grands axes logistiques – confère un pouvoir colossal, les nominations ne sont pas toujours ce qu’elles prétendent être.

    Le « grand ménage » : une purge déguisée ?

    L’analyse de Fousseyni Sissoko met en lumière un phénomène récurrent dans les administrations africaines : le remplacement des cadres au profit de profils jugés plus fiables politiquement. Certains départs, trop rapides ou trop ciblés, laissent planer le doute. S’agit-il d’une purge discrète pour écarter des éléments perçus comme trop indépendants ou liés à d’anciens réseaux d’influence ? Le timing de ces mutations, souvent concomitant avec des tensions internes, suggère une logique bien plus complexe que la simple modernisation des structures.

    Dans un pays où les administrations stratégiques sont des enjeux de souveraineté autant que de sécurité, ces remaniements soulèvent une question cruciale : la compétence technique est-elle vraiment le critère premier ? Ou bien voit-on se jouer, une fois de plus, le jeu des allégeances politiques et des stratégies de contrôle ? Sissoko ne se contente pas de poser la question : il expose les risques systémiques d’un système où le clientélisme pourrait prendre le pas sur l’expertise.

    Une institution sous le feu des projecteurs

    Au final, le travail de Fousseyni Sissoko offre une plongée éclairante dans les coulisses de la Douane malienne. Cette institution, souvent perçue comme une simple machine à collecter des taxes, se révèle être un véritable champ de bataille, où s’affrontent des logiques économiques, politiques et parfois personnelles. Que l’on y voie une réforme nécessaire pour dynamiser les recettes de l’État ou une stratégie de mainmise sur un levier économique clé, une chose est sûre : ces mutations ne laissent personne indifférent.

    Ce décryptage rappelle une évidence trop souvent oubliée : les administrations douanières ne sont pas de simples rouages techniques. Elles incarnent des enjeux de pouvoir qui dépassent largement les frontières du Mali. Et c’est précisément ce qui en fait un sujet aussi sensible que fascinant.

  • Bénin : Liamidi Odouchinan élu maire de Pobè après le départ de Clément Kouchadé au gouvernement

    Bénin : Liamidi Odouchinan élu maire de Pobè après le départ de Clément Kouchadé au gouvernement

    Bénin

    Bénin : Liamidi Odouchinan élu maire de Pobè après le départ de Clément Kouchadé au gouvernement

    Le conseil communal de Pobè a élu, ce mercredi 8 juillet, Liamidi Odouchinan au poste de maire. Il succède à Clément Kouchadé, nommé ministre de l’Enseignement secondaire en mai dernier.

    Soussouni D.
    Soussouni D.
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    POLITIQUE
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    La commune de Pobè a désormais un nouveau maire. Réuni ce mercredi 8 juillet, le conseil communal a porté Liamidi Odouchinan à la tête de l’exécutif communal. Son élection met fin à la période de transition ouverte après la nomination de Clément Kouchadé au gouvernement.

    Membre du parti Union Progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau), Liamidi Odouchinan siégeait au conseil communal en qualité de suppléant de Clément Kouchadé. Il occupait également les fonctions de chef de cabinet de l’ancien maire.

    Son arrivée au sein du conseil communal est intervenue après la nomination de Clément Kouchadé comme ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle dans le gouvernement formé le 24 mai dernier par le président Romuald Wadagni. Cette nomination avait entraîné la vacance du poste de maire.

    En attendant l’élection d’un nouveau titulaire, l’intérim avait été confié au premier adjoint au maire, Koukpo Zinsou Côme. Cette mesure, prise par arrêté préfectoral le 1er juin 2026, visait à garantir la continuité du fonctionnement de l’administration communale.

    Avec son élection, Liamidi Odouchinan prend officiellement les rênes de la mairie de Pobè. Il aura désormais la responsabilité de conduire les actions de la commune et de poursuivre les projets engagés en matière de développement local, de services publics de proximité.

  • À Niamey, la Russie et l’AES renforcent leur partenariat

    À Niamey, la Russie et l’AES renforcent leur partenariat

    PolitiqueNiger

    À Niamey, la Russie et l’AES renforcent leur partenariat

    Georges Ibrahim Tounkara
    8 juillet 2026

    La Russie et les pays de l’AES affichent leur volonté de renforcer leur coopération. Les populations attendent des retombées concrètes sur leur quotidien.

    https://p.dw.com/p/5GmaN
    Niger, Niamey, 2026 | Réunion des ministres des Affaires étrangères de l'AES avec la Russie

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, était ce mercredi [08.07.26] à Niamey où il a rencontré ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette rencontre visait notamment à renforcer davantage le partenariat entre la Russie et les trois pays membres de l’organisation : le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

    Ces dernières années, les autorités militaires de Bamako, Ouagadougou et Niamey se sont considérablement rapprochées de Moscou, au détriment de leurs partenaires occidentaux traditionnels, en particulier la France. La Russie occupe désormais une place croissante dans la stratégie diplomatique des États de l’AES, qui mettent en avant la diversification de leurs partenariats et la préservation de leur souveraineté. Moscou s’est notamment imposée comme un partenaire clé dans le domaine de la sécurité.

    « Sur le plan sécuritaire, les pays de l’AES bénéficient de formations militaire, de livraisons d’armes et d’equipements et de partage de renseignements et la coopération contre les groupes djihadistes », estime Daouda Emile Ouédraogo, analyste politique et coordonnateur de l’ONG Stand for Life and Liberty, aux États-Unis.

    Sergueï Lavrov à Niamey pour consolider les liens entre Moscou et l’AES

    Création d’une force conjointe avec l’appui russe

    Les pays de l’AES comptent également sur l’appui russe pour la création d’une force armée conjointe destinée à faire face aux défis sécuritaires persistants dans la région. Lors de la première session de consultations entre les ministres des Affaires étrangères de l’AES et de la Russie, tenue à Moscou en avril 2025, la Russie avait réaffirmé sa volonté de soutenir ce projet à travers la fourniture de formations, d’équipements militaires et d’une assistance technique.

    Toutefois, certains observateurs s’interrogent sur les résultats concrets de cette coopération militaire après les attaques djihadistes du 25 avril dernier au Mali. Des attaques qui ont côuté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, considéré comme l’un des plus fervents soutiens de Moscou au sein du pouvoir militaire. Le retrait des éléments de l’Africa Corps de la ville de Kidal constitue également une illustration des difficultés russes dans la région.

    Le capitaine Ibrahim Traoré et le président Vladimir Poutine lors d'une rencontre en Russie

    Quelles retombées pour les populations ?

    Par ailleurs, certains analystes estiment que le renforcement de la coopération militaire, s’il vise officiellement à lutter contre les groupes armés, contribue aussi à consolider le pouvoir des régimes militaires en place. Dès lors, une question demeure : les populations bénéficient-elles réellement de ce rapprochement avec la Russie ?

    Pour l’analyste politique Daouda Emile Ouédraogo, « pour ce qui est des populations, on ne voit pas davantage d’investissements dans les mines, l’énergie ou les infrastructures. C’est comme avant : on critiquait les pays occidentaux de piller les ressources naturelles et minières. C’est la même chose qui se poursuit aujourd’hui ».

    Selon l’expert « dans certaines zones, il y a de l’amélioration au plan sécuritaire mais pour beaucoup de citoyens, les resultats concrets sont encore très limités face aux défis quotidiens que sont l’insécurité, l’inflation, le chômage et la pauvrété« .

    La Russie offre aussi une couverture politique aux régimes militaires sur la scène internationale et coordonne ses positions avec eux au sein des instances comme l’Onu. Cela permet à Moscou d’accroître son influence sur la scène internationale et aux militaires au pouvoir de briser leur isolement international.

  • Moussa tiangari : l’ONU exige sa libération immédiate au Niger

    Moussa tiangari : l’ONU exige sa libération immédiate au Niger

    Une décision historique de l’ONU pour Moussa Tiangari

    Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a rendu un avis sans équivoque : la détention de Moussa Tiangari, défenseur nigérien des droits humains, est qualifiée d’arbitraire. Cette décision, adoptée le 23 mars 2026 et rendue publique le 23 juin 2026, marque un tournant dans une affaire qui s’étire depuis plus d’un an et demi.

    Les organisations de la société civile, dont l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, saluent cette initiative et appellent les autorités nigériennes à se conformer sans délai à cet avis. Elles exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Moussa Tiangari, ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues contre lui.

    Un parcours semé d’embûches pour un défenseur engagé

    Moussa Tiangari, secrétaire général de l’organisation Alternative espaces citoyens (AEC), est une figure connue pour son combat en faveur des droits humains et de la démocratie au Niger. Son arrestation, intervenue le 3 décembre 2024 à Niamey, a marqué le début d’une série d’événements troublants.

    Après avoir été enlevé à son domicile et détenu au secret pendant 48 heures, il a été localisé au sein du Service central de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée (SCLCT/CTO) de Niamey. Inculpé le 3 janvier 2025 par le doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance hors classe de Niamey, il fait face à des accusations graves, dont « apologie du terrorisme » et « atteinte à la sûreté de l’État ».

    Ces chefs d’accusation, passibles de la peine de mort, s’inscrivent dans un contexte de répression accrue des voix critiques depuis le coup d’État du 27 juillet 2023. Moussa Tiangari n’est malheureusement pas un cas isolé : son parcours reflète une tendance inquiétante de harcèlement judiciaire contre les défenseurs des droits humains au Niger.

    Des violations flagrantes du droit international

    Dans son avis, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a identifié plusieurs violations des droits fondamentaux de Moussa Tiangari. Parmi elles :

    • L’absence de fondement juridique à sa détention ;
    • Des atteintes graves à son droit à un procès équitable ;
    • Une détention motivée par des considérations discriminatoires liées à l’exercice de sa liberté d’expression et de ses activités militantes ;
    • Des violations des articles clés de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

    L’Observatoire dénonce également les conditions de sa détention à la prison de sécurité de Filingué, où il est incarcéré malgré l’avis clair de l’ONU. Pire encore, le 15 mai 2026, la chambre de contrôle du pôle spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme a rejeté sa demande de remise en liberté provisoire, alors que la loi nigérienne limite la détention provisoire à douze mois renouvelables une fois en matière criminelle.

    Une instrumentalisation du système judiciaire ?

    Une modification rétroactive de l’article 615 de l’ordonnance n°2026-10 du 16 février 2026, portant sur le code de procédure pénale, a porté la durée maximale de détention provisoire à quatre ans en matière criminelle, renouvelable une fois. Cette mesure, entrée en vigueur après la détention de Moussa Tiangari, soulève des questions sur une possible instrumentalisation du système judiciaire pour le maintenir derrière les barreaux.

    Son avocat a saisi la Chambre de contrôle spécialisée de la Cour d’appel de Niamey le 19 juin 2026 pour demander sa libération. Pourtant, aucune réponse n’a été apportée à ce jour. Cette situation rappelle étrangement les précédents harcèlements judiciaires dont Moussa Tiangari a été victime par le passé :

    • En mai 2015, il a été détenu pendant dix jours pour des accusations d’« atteinte à la défense nationale » ;
    • En mars 2018, il a été arrêté puis détenu quatre mois pour son implication dans des manifestations pacifiques ;
    • En mars 2020, il a de nouveau été incarcéré pendant un mois et demi dans le cadre d’une mobilisation anti-corruption.

    Ces épisodes illustrent une stratégie délibérée de musellement des défenseurs des droits humains au Niger, où l’espace civique se réduit comme peau de chagrin depuis le coup d’État de 2023.

    Un appel urgent à l’action

    Face à cette situation, l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains lance un appel solennel aux autorités nigériennes :

    • Libérer immédiatement Moussa Tiangari et abandonner toutes les charges retenues contre lui ;
    • Lui accorder une réparation pour les préjudices subis ;
    • Ouvrir une enquête indépendante sur les circonstances de sa détention arbitraire et sur les allégations de torture et de mauvais traitements ;
    • Mettre fin au harcèlement judiciaire dont il est victime, ainsi qu’à celui de tous les autres défenseurs des droits humains au Niger ;
    • Garantir le respect des droits à la liberté d’expression, conformément aux engagements internationaux du Niger, notamment l’Article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’Article 9 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.

    La communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les citoyens nigériens doivent se mobiliser pour faire pression sur les autorités et exiger le respect des droits fondamentaux. La détention de Moussa Tiangari n’est pas seulement une violation du droit nigérien, mais aussi une atteinte aux valeurs universelles de justice et de liberté.

  • L’ONU exige la libération immédiate de Moussa Tiangari, défenseur des droits humains au Niger

    L’ONU exige la libération immédiate de Moussa Tiangari, défenseur des droits humains au Niger

    La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), agissant via l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, saluent la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Ce dernier a qualifié la détention du défenseur nigérien Moussa Tiangari d’arbitraire, exhortant les autorités du Niger à se conformer sans délai à cet avis en procédant à sa libération immédiate et inconditionnelle.

    L’Observatoire prend acte avec satisfaction de l’avis n°4/2026, adopté le 23 mars 2026 et rendu public le 23 juin 2026 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (GTDA), qui a formellement qualifié d’« arbitraire » la privation de liberté de Moussa Tiangari. Cette décision fait suite à une plainte soumise par l’International League Against Arbitrary Detention (ILAAD) et à un plaidoyer continu de la société civile, y compris de l’Observatoire, qui a maintes fois appelé à sa libération immédiate.

    Le 3 décembre 2024, Moussa Tiangari, secrétaire général d’Alternative espaces citoyens (AEC), une organisation nigérienne œuvrant pour les droits humains, les droits des personnes migrantes et la promotion des valeurs démocratiques, a été enlevé à son domicile à Niamey. Il a ensuite été détenu au secret pendant environ 48 heures, soulevant de sérieuses craintes de torture et de mauvais traitements. Le 5 décembre 2024, Moussa Tiangari a été localisé au Service central de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée (SCLCT/CTO) de Niamey, où il a été placé en garde à vue. Le doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance hors classe de Niamey l’a formellement inculpé le 3 janvier 2025.

    Son arrestation est survenue le jour même de son retour d’Abuja, au Nigeria, où il avait participé au Conseil d’administration du Centre pour la démocratie et le développement (CDD), une organisation nigériane partenaire d’AEC. Quelques jours auparavant, il s’était rendu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour la septième édition de la conférence internationale « Humanitarium Itinérant », organisée le 28 novembre 2024 par le CICR. Cet événement commémorait les 75 ans des Conventions de Genève, visant à souligner les défis de l’action humanitaire et l’importance du respect du droit international humanitaire. Un journaliste, considéré comme proche des autorités nigériennes, l’avait accusé, dans un article du 4 décembre 2024, d’avoir tenu des discours préjudiciables aux intérêts du Niger lors de cette occasion. Par ailleurs, AEC avait également organisé le 28 novembre 2024 une conférence critique sur la déchéance de nationalité décidée par le régime militaire au pouvoir au Niger, à laquelle avaient participé des personnalités comme le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey et d’anciens dignitaires, dont un ancien Ministre de la Justice.

    Dans son avis, le Groupe de travail a jugé la détention de Moussa Tiangari arbitraire, car elle est dépourvue de fondement juridique, entachée de graves violations de son droit à un procès équitable, et imposée pour des motifs discriminatoires. Ces motifs sont liés à l’exercice de son droit à la liberté d’opinion et d’expression sur des questions d’intérêt public, de son droit de prendre part à la conduite des affaires publiques et de son droit de réunion pacifique et d’association. Le GTDA a ainsi conclu à la violation par les autorités nigériennes des articles 2, 3, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 19, 20 et 21 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi que des articles 2, 9, 14, 16, 19, 21, 22, 25 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

    L’Observatoire dénonce la poursuite de la détention arbitraire de Moussa Tiangari à la prison de sécurité de Filingué, malgré les conclusions sans équivoque du GTDA. Inculpé pour « apologie du terrorisme » (Article 399.1.17 (bis) du Code pénal nigérien), « atteinte à la sûreté de l’État » (articles 62 et suivants du même Code), « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » (Article 399.1.19 (nouveau) du même Code), « atteinte à la défense nationale » (articles 66 et suivants du même Code) et « complot contre l’autorité de l’État en intelligence avec des puissances ennemies » (articles 62 et suivants du même Code), il encourt la peine de mort s’il est condamné. Cette situation soulève de vives inquiétudes dans l’actualité du Niger.

    Récemment, le 15 mai 2026, la chambre de contrôle du pôle spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée de la Cour d’Appel de Niamey a rejeté sa demande de remise en liberté provisoire. Pourtant, l’article 615 de l’ordonnance n°2026-10 du 16 février 2026, portant institution du code de procédure pénale, stipule que « la durée de la détention provisoire en matière de terrorisme […] ne peut excéder douze mois renouvelables une fois en matière criminelle ». Or, Moussa Tiangari est détenu depuis un an et demi. Alors que ses avocats ont saisi le 19 juin 2026 la Chambre de contrôle spécialisée de la Cour d’appel de Niamey pour obtenir sa libération, une ordonnance n° 2026-35 du 26 juin 2026 est venue modifier rétroactivement l’article 615, portant la durée maximale de la détention provisoire à quatre ans en matière criminelle, renouvelable une fois. Le collectif d’avocats de Moussa Tiangari a récemment alerté sur la possible instrumentalisation du code de procédure pénale visant à maintenir leur client en détention, un sujet brûlant de la politique nigérienne.

    Ce n’est pas la première fois que Moussa Tiangari est arbitrairement détenu. Il est en effet la cible d’un harcèlement judiciaire de longue date en raison de ses activités pacifiques de défense des droits humains. En mai 2015, il a été arbitrairement détenu pendant 10 jours et poursuivi pour « atteinte à la défense nationale » et « propos de nature à démoraliser les troupes » en lien avec des rapports publiés par AEC. Le 25 mars 2018, Moussa Tiangari a été de nouveau arrêté puis arbitrairement détenu pendant quatre mois et poursuivi pour « organisation et participation à une manifestation interdite », « complicité de violences, d’agression et de destruction de biens » pour son implication dans les manifestations pacifiques organisées contre la loi de finances 2018. En mars 2020, il a été, une nouvelle fois, arrêté et arbitrairement détenu pendant un mois et demi en lien avec une manifestation anti-corruption dénonçant des détournements de fonds dans l’achat de matériel militaire.

    Plus largement, la situation de Moussa Tiangari s’inscrit dans un contexte général caractérisé, depuis le coup d’État du 27 juillet 2023, par le rétrécissement de l’espace civique et les atteintes répétées aux droits fondamentaux de la société civile et de toutes voix dissidentes au Niger. À maintes reprises, les droits à la liberté d’expression, d’opinion, d’association, de réunion et de manifestation ont été violés, notamment à travers des arrestations et détentions arbitraires et des déchéances de nationalité de défenseurs des droits humains. Ces événements marquent fortement l’actu Niger.

    L’Observatoire exhorte les autorités nigériennes à se conformer de toute urgence à l’avis du GTDA en libérant immédiatement et sans conditions le défenseur des droits humains Moussa Tiangari. Il demande également l’abandon de l’ensemble des charges qui pèsent contre lui, l’octroi de son droit à obtenir réparation, et la conduite d’une enquête approfondie et indépendante sur les circonstances de sa privation arbitraire de liberté, ainsi que l’identification et la sanction des responsables. L’Observatoire ajoute qu’une enquête doit également être diligentée sur les allégations de torture et mauvais traitements à l’encontre de Moussa Tiangari.

    Enfin, le Niger doit mettre un terme à tout acte de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de Moussa Tiangari et de tous les autres défenseurs des droits humains dans le pays. Les autorités doivent tout particulièrement veiller à garantir en toutes circonstances le respect du droit à la liberté d’expression, tel que garanti par le droit international des droits humains, en particulier par l’Article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’Article 9 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, auxquels le Niger est partie.

  • Wagner de nouveau au coeur d’une affaire d’exactions

    Wagner de nouveau au coeur d’une affaire d’exactions

    ConflitsRépublique centrafricaine

    Wagner de nouveau au coeur d’une affaire d’exactions

    La rédaction francophone de la DW
    8 juillet 2026

    Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux en Centrafrique montre des scènes de crimes imputés aux mercenaires russes de Wagner.

    Des Centrafricains devant une statue représentant des mercenaires de Wagner

    Les victimes seraient des ex-combattants venus participer à une opération de désarmement et des civils. Le général Ndalé, un chef de guerre antibalaka, affirme reconnaître sur les images que ce sont bien ses éléments qui auraient été froidement abattus. L’opposition centrafricaine exige le retrait des mercenaires et la société civile demande quant à elle la fin de l’impunité. 

    Une opération de désarmement qui tourne mal

    La vidéo tourne en boucle depuis mardi sur les réseaux sociaux. Elle montre des hommes qui seraient des mercenaires russes ainsi que leurs supplétifs centrafricains, appelés  » Wagner noirs », à côté de plusieurs corps décapités. Cette scène aurait été filmée par les Wagner eux-mêmes. Dès qu’elle a fuité, le chef de guerre Ndalé a identifié ces hommes tués.

    Selon lui, il s’agirait de membres de son groupe. Il raconte que « les Wagner les ont appelés, ils se sont entendus pour aller se faire désarmer« . Le général Ndalé assure que ces hommes « ont déserté les rangs et sont partis. Pendant qu’ils se regroupaient pour attendre les Wagner à côté des civils, les Wagner les ont tous tués ainsi que les civils ».

    Ce n’est pas la première fois que des crimes sont imputés aux mercenaire de l’ex-groupe Wagner en Centrafrique. L’opposition démocratique est amère. Elle exige du gouvernement le retrait pur et simple des mercenaires du territoire national.

    « Il y a un proverbe chez moi qui dit qu’on n’a jamais vu une pintade quitter la brousse pour venir crever l’œil d’un poussin dans le village. Je ne peux pas accepter que les forces qui sont venues nous appuyer se retournent contre des compatriotes. C’est le principe parce que je préfère le dire de manière très claire, notre soutien est total aux forces armées centrafricaines. On ne peut pas venir aider quelqu’un, se substituer à lui et se retourner contre lui » réagit Martin Ziguélé, le président du MLPC et porte-parole du BRDC.

    La société civile réclame justice

    Le gouvernement n’a pas encore réagi et les tentatives de la DW pour le joindre sont restées vaines. La société civile, elle, ne décolère pas. Quentin Ngbouando, leader de l’association Gwé, réclame une réponse judiciaire.

    « Depuis 24 h, il y a des corps sans vie allongés au sol entourés des mercenaires du groupe Wagner qui ont achevé une opération de torture et d’assassinat cruel. Il n’est pas question que la cruauté prenne le dessus sur la justice, c’est pourquoi nous demandons que le gouvernement fasse la lumière sur cette situation et que les auteurs soient poursuivis pour leur crime  » précise Quentin Ngbouando.

    Seulement, les Russes se sont installés dans la chaine pénale. Ils sont soupçonnés par les défenseurs des droits humains d’être responsables de disparitions de personnes à la SRI, la Section de Recherches et d’Investigations rattachée à la gendarmerie. Mais aussi de meurtres contre des policiers et de menaces et passages à tabac de juges. Les rapports de Human Rights Watch et d’Amnesty international qui mettent en avant ces violences attribuées aux Russes sont restés pour l’instant sans suite.

  • En Centrafrique, les mercenaires de Wagner de nouveau au centre d’une affaire de crime

    En Centrafrique, les mercenaires de Wagner de nouveau au centre d’une affaire de crime

    En Centrafrique, les mercenaires de Wagner de nouveau au centre d’une affaire de crime

    La rédaction francophone de la DW

    Les victimes seraient des ex-combattants venus participer à une opération de désarmement et des civils. Le général Ndalé, un chef de guerre antibalaka, affirme reconnaître sur les images que ce sont bien ses éléments qui auraient été froidement abattus. L’opposition centrafricaine exige le retrait des mercenaires et la société civile demande quant à elle la fin de l’impunité.

    Une opération de désarmement qui tourne mal

    La vidéo tourne en boucle depuis mardi sur les réseaux sociaux. Elle montre des hommes qui seraient des mercenaires russes ainsi que leurs supplétifs centrafricains, appelés  » Wagner noirs », à côté de plusieurs corps décapités. Cette scène aurait été filmée par les Wagner eux-mêmes. Dès qu’elle a fuité, le chef de guerre Ndalé a identifié ces hommes tués.

    Selon lui, il s’agirait de membres de son groupe. Il raconte que « les Wagner les ont appelés, ils se sont entendus pour aller se faire désarmer« . Le général Ndalé assure que ces hommes « ont déserté les rangs et sont partis. Pendant qu’ils se regroupaient pour attendre les Wagner à côté des civils, les Wagner les ont tous tués ainsi que les civils ».

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    Ce n’est pas la première fois que des crimes sont imputés aux mercenaire de l’ex-groupe Wagner en Centrafrique. L’opposition démocratique est amère. Elle exige du gouvernement le retrait pur et simple des mercenaires du territoire national.

    L'opposition demande le retrait des mercenaires<span class="copyright">Leger Kokpakpa/REUTERS</span> » loading= »lazy » width= »960″ height= »540″ decoding= »async » data-nimg= »1″ class= »rounded-lg » style= »color:transparent » src= »https://s.yimg.com/lo/mysterio/api/fc574e7f986ecd8b986d82ef570b072eb6725d5ef970f5c4104442b56338d6b3/lightyear_networkapi/resizefill_w960;quality_80;format_webp/https:%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Ffr%2Fdeutsche_welle_fr_953%2Fd42559a704e3fadac7a82c6698715a97″><button aria-label=

    « Il y a un proverbe chez moi qui dit qu’on n’a jamais vu une pintade quitter la brousse pour venir crever l’œil d’un poussin dans le village. Je ne peux pas accepter que les forces qui sont venues nous appuyer se retournent contre des compatriotes. C’est le principe parce que je préfère le dire de manière très claire, notre soutien est total aux forces armées centrafricaines. On ne peut pas venir aider quelqu’un, se substituer à lui et se retourner contre lui » réagit Martin Ziguélé, le président du MLPC et porte-parole du BRDC.

    La société civile réclame justice

    Le gouvernement n’a pas encore réagi et les tentatives de la DW pour le joindre sont restées vaines. La société civile, elle, ne décolère pas. Quentin Ngbouando, leader de l’association Gwé, réclame une réponse judiciaire.

    « Depuis 24 h, il y a des corps sans vie allongés au sol entourés des mercenaires du groupe Wagner qui ont achevé une opération de torture et d’assassinat cruel. Il n’est pas question que la cruauté prenne le dessus sur la justice, c’est pourquoi nous demandons que le gouvernement fasse la lumière sur cette situation et que les auteurs soient poursuivis pour leur crime  » précise Quentin Ngbouando.

    Seulement, les Russes se sont installés dans la chaine pénale. Ils sont soupçonnés par les défenseurs des droits humains d’être responsables de disparitions de personnes à la SRI, la Section de Recherches et d’Investigations rattachée à la gendarmerie. Mais aussi de meurtres contre des policiers et de menaces et passages à tabac de juges. Les rapports de Human Rights Watch et d’Amnesty international qui mettent en avant ces violences attribuées aux Russes sont restés pour l’instant sans suite.

  • « On doit faire du Trump ! » : au Sénégal, Ousmane Sonko se réinvente à la tête de l’Assemblée nationale

    « On doit faire du Trump ! » : au Sénégal, Ousmane Sonko se réinvente à la tête de l’Assemblée nationale

    Le 26 mai, Ousmane Sonko a élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal. © Misper Apawu/AP/SIPA

    Publié aujourd’hui à 17h57 Lecture : 6 minutes.

    Pastef Ousmane Sonko Bassirou Diomaye Faye
  • Gabon : l’importation et la vente des véhicules électriques exonérées de TVA

    Gabon : l’importation et la vente des véhicules électriques exonérées de TVA

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    Le Gabon renforce son arsenal d’incitations fiscales en faveur de la mobilité durable. La loi de finances rectificative (LFR) 2026 prévoit désormais une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable à l’importation et à la commercialisation des véhicules électriques. Cette mesure figure parmi les nouvelles dispositions du Code général des impôts, qui élargissent la liste des opérations bénéficiant d’une exonération de TVA. En réduisant le coût fiscal lié à l’acquisition de ces véhicules, les pouvoirs publics entendent stimuler leur introduction sur le marché national et encourager les opérateurs économiques à investir dans cette filière encore peu développée.  

    L’article 210 nouveau du Code général des impôts, modifié par la LFR 2026, intègre explicitement « l’importation et la commercialisation des véhicules électriques » parmi les opérations exonérées de TVA. Cette disposition concerne aussi bien les véhicules entrant sur le territoire national que ceux destinés à la vente sur le marché gabonais. Sur le plan douanier, cette réforme s’inscrit dans une logique d’allègement du coût global d’importation, même si le texte ne prévoit pas une exonération spécifique des droits de douane. L’avantage fiscal porte essentiellement sur la TVA, principal levier retenu pour favoriser l’accès à ces véhicules.  

    Une mobilité durable

    Les autorités affichent clairement leur volonté d’accélérer la transition vers une mobilité plus propre grâce à des régimes fiscaux incitatifs. L’objectif est de rendre les véhicules électriques plus compétitifs face aux modèles thermiques, de favoriser l’émergence d’un marché national de l’électromobilité et de réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre liées au transport. Cette orientation s’inscrit dans une politique environnementale plus large, matérialisée également par l’instauration d’une contribution carbone et de nouvelles taxes environnementales prévues par la même loi de finances rectificative.  

    Le gouvernement envoie un signal aux concessionnaires, investisseurs et consommateurs sur sa volonté d’accompagner la transition énergétique. L’exonération de TVA devrait contribuer à améliorer l’attractivité des véhicules électriques, tout en soutenant la modernisation du parc automobile national. Cette réforme pourrait également favoriser le développement futur d’infrastructures dédiées, notamment les réseaux de recharge, et renforcer l’engagement du Gabon en faveur d’une croissance plus verte et d’un développement économique conciliant performance et préservation de l’environnement.