Auteur/autrice : nigeractu

  • Souverainisme au Niger : un coût sur le panier de la ménagère

    Souverainisme au Niger : un coût sur le panier de la ménagère

    Les indicateurs officiels de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) font état d’une inflation moyenne de 0,0 % dans la zone. Pourtant, cette donnée relève d’une illusion pour les habitants du Sahel. Au Niger, au Mali et au Burkina Faso, l’accalmie vantée dans les bureaux climatisés de Dakar ne s’est pas matérialisée de l’autre côté des frontières de l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Si la baisse des cours mondiaux et des conditions météorologiques favorables ont soulagé la bande côtière, le Sahel central reste englué dans une hausse chronique des prix. Les récits officiels de Niamey, Bamako et Ouagadougou attribuent systématiquement cette situation à des facteurs extérieurs ou à des « complots » étrangers, occultant les conséquences directes de leurs propres décisions politiques et économiques.

    L’impasse du tout-militaire et la désorganisation des marchés

    Le principal moteur de l’inflation au Sahel demeure l’insécurité, mais sa persistance interroge directement l’efficacité des stratégies des régimes en transition. Malgré la promesse d’une reconquête rapide des territoires, la paralysie des grands axes routiers se poursuit. Les blocus imposés par les groupes armés ne sont pas seulement des défis tactiques ; ils révèlent l’incapacité des autorités à sécuriser les flux économiques essentiels.

    En consacrant l’essentiel des ressources budgétaires à l’effort de guerre et à l’acquisition d’équipements militaires, les dirigeants ont sacrifié les investissements dans les infrastructures de stockage et l’aide directe aux campagnes agricoles. Les restrictions d’accès aux terres s’étendent de plus en plus, étouffant la production locale. En fin de compte, la militarisation excessive de l’économie n’a pas apporté la sécurité, mais elle a réussi à réduire l’offre alimentaire.

    Souverainisme de façade et réalités logistiques

    Le discours souverainiste et de rupture économique affiché par l’AES se heurte à la dure réalité des prix. La volonté de court-circuiter les réseaux commerciaux traditionnels au profit de nouveaux axes jugés « politiquement corrects » se traduit par un surcoût direct pour le consommateur. Contourner les ports naturels de la sous-région pour des raisons diplomatiques impose des trajets plus longs, plus complexes et inévitablement plus coûteux. Ce sont les ménages sahéliens qui paient, au marché, le prix de ces ruptures idéologiques.

    De plus, la gestion centralisée et parfois autoritaire des circuits de distribution par les régimes militaires crée des effets secondaires. Les tentatives de contrôle bureaucratique des prix ou les pressions exercées sur les opérateurs économiques traditionnels découragent le secteur privé, entraînant des pénuries artificielles et alimentant un marché noir où les prix s’envolent.

    Les limites du déni économique face à la réalité monétaire

    Face à cette inflation structurelle, la politique de resserrement du crédit de la BCEAO montre ses limites. On ne peut pas combattre des pénuries réelles et des routes coupées en augmentant les taux d’intérêt. Mais au-delà de l’action de la banque centrale, c’est l’asphyxie budgétaire interne de ces États qui inquiète.

    En s’isolant d’une partie des bailleurs de fonds et des mécanismes de solidarité régionale, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont considérablement réduit leur marge de manœuvre financière. Les caisses de l’État étant siphonnées par les dépenses de sécurité et le maintien des appareils de transition, les gouvernements sont incapables de mettre en place de véritables filets sociaux ou des subventions massives pour amortir le choc de la vie chère.

    Tant que les dirigeants de l’AES privilégieront la rhétorique de la victimisation et de la rupture politique au détriment d’une gouvernance économique pragmatique et de la sécurisation réelle des acteurs économiques, le contrecoup de la vie chère continuera de fragiliser les populations, rendant les statistiques d’inflation de l’UEMOA totalement déconnectées du quotidien des Sahéliens.

  • Candidature de la RDC à l’OIF : un émissaire reçu par Bourita

    Candidature de la RDC à l’OIF : un émissaire reçu par Bourita

    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu mercredi à Rabat avec Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie et des Congolais de l’étranger en RDC. Ce dernier était porteur d’un message du président Félix Tshisekedi destiné au roi Mohammed VI.

    À l’issue de l’entretien, Crispin Mbadu Phanzu a souligné la qualité des relations bilatérales unissant le Maroc et la République démocratique du Congo, marquées par une longue histoire commune. Il a précisé que sa visite au Maroc visait à promouvoir la candidature de son pays au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

  • Elliot Anderson signe à Manchester City pour un montant record en Premier League

    Elliot Anderson signe à Manchester City pour un montant record en Premier League

    Manchester City a accepté de verser 120 millions de livres à Nottingham Forest pour s’attacher les services d’Elliot Anderson. Le milieu de terrain, âgé de 22 ans, a officiellement demandé à son club actuel de le libérer, et la visite médicale se déroulera aux États-Unis. L’accord entre les deux formations est désormais finalisé, et le joueur devrait parapher son nouveau contrat après la Coupe du Monde.

    Un transfert qui pulvérise les records

    Si cette transaction se concrétise, Elliot Anderson deviendra le joueur le plus cher de l’histoire de la Premier League, dépassant Alexander Isak, transféré de Newcastle à Liverpool pour 125 millions de livres (environ 145 millions d’euros). Il sera également le footballeur britannique le plus onéreux jamais vendu, devant Declan Rice, pour lequel Arsenal avait déboursé 105 millions de livres (environ 122 millions d’euros) à West Ham en 2023.

    Anderson, déjà un cadre de l’Angleterre

    Formé à Newcastle, Anderson avait rejoint Nottingham Forest en 2024 pour 40 millions de livres. Ses prestations au City Ground l’ont imposé comme un milieu de terrain incontournable, tant en club qu’en sélection anglaise. Actuellement en lice pour la Coupe du Monde, il a été titulaire lors des deux premiers matchs de l’Angleterre et a délivré une passe décisive lors de la victoire 4-2 contre la Croatie.

    Avec le départ de Pep Guardiola et l’arrivée d’Enzo Maresca, Manchester City voit en Anderson l’une des pièces maîtresses de son nouveau projet. Le transfert devrait être officiellement annoncé après la compétition mondiale.

    Cifrele lui Elliot Anderson
  • Hommage à Alexis Dipanda Mouelle : les images de sa levée de corps à Yaoundé

    Hommage à Alexis Dipanda Mouelle : les images de sa levée de corps à Yaoundé

    Cérémonie d’adieu pour le premier président de la Cour suprême

    Le jeudi 25 juin 2026, la morgue de l’hôpital général de Yaoundé a accueilli la levée du corps d’Alexis Dipanda Mouelle, figure emblématique de la justice camerounaise. Laurent Esso, représentant personnel du chef de l’État Paul Biya, a assisté à cet ultime hommage.

    Quelques clichés de la cérémonie

    Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle Alexis Dipanda Mouelle

  • Le Gabon accélère son industrialisation avec l’appui européen

    Le Gabon accélère son industrialisation avec l’appui européen

    Ce mardi, Libreville a accueilli l’ouverture des rencontres de l’industrie, en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Jusqu’au 26 juin, la Chambre de commerce réunit autorités gabonaises, acteurs économiques et partenaires européens autour des défis de l’industrialisation et de la transformation locale.

    Les échanges portent principalement sur la contribution des entreprises européennes à la stratégie de souveraineté productive impulsée par les autorités.

    L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a salué le retour d’une trentaine de sociétés européennes, notamment dans le domaine énergétique, tout en insistant sur la nécessité d’améliorer l’attractivité du Gabon face à la concurrence mondiale.

    Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, a réaffirmé la volonté de faire du Gabon un pays générateur de richesses, d’emplois qualifiés et de compétences, grâce à la valorisation de ses ressources naturelles.

    Selon Hermann Immongault, cette ambition se concrétise dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).

    « Cette vision trouve aujourd’hui sa traduction opérationnelle dans le PNCD 2026-2030, qui fait de l’industrialisation, de la transformation locale et de la diversification économique les principaux moteurs de croissance pour les années à venir : 27 000 milliards de francs CFA d’investissement, dont 18 000 milliards provenant de l’industrie », a-t-il déclaré.

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  • Cameroun : Célestin Tawamba dresse un constat sévère sur l’économie nationale

    Cameroun : Célestin Tawamba dresse un constat sévère sur l’économie nationale

    Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), Célestin Tawamba, a livré une analyse particulièrement alarmante de la conjoncture économique camerounaise, le mardi 23 juin 2026.

    Selon le patron du GECAM, la croissance du Cameroun a ralenti à 3,1 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente. Un rythme jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’émergence fixé à 2035. À titre de comparaison, l’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance moyenne de 4,5 %, quand l’UEMOA atteindrait 6,4 %. La CEMAC, dont le Cameroun est la première économie, ne devrait progresser que de 2,6 %.

    Ce ralentissement s’explique en grande partie par l’effondrement du secteur pétrolier. La branche des hydrocarbures s’est contractée de 6,9 % en 2025, après une baisse de 9,7 % en 2024. Le GECAM souligne que le pétrole n’est plus le principal moteur de la croissance nationale.

    286 000 tonnes

    Les autres secteurs ne sont guère plus reluisants. La croissance du secteur primaire est passée de 3,6 % à 1,7 % sur un an. L’agriculture industrielle et d’exportation a chuté de +8,7 % en 2024 à -3,2 % en 2025, en raison des aléas climatiques et du recul des exportations.

    Le coton symbolise cette dégradation : la production plafonne à 286 000 tonnes, loin de l’objectif de 400 000 tonnes. Les exportations ont chuté de 24 % en volume et de 29,8 % en valeur.

    1,7 % à 2 %

    « Même les filières les plus performantes montrent des fragilités, explique Célestin Tawamba. La campagne cacaoyère a atteint un record de production de 309 518 tonnes, mais les volumes exportés ont diminué de 9 %, malgré une hausse de 18 % de la valeur grâce à la flambée des cours mondiaux. Le café suit la même tendance : la production passe de 10 562 à 11 637 tonnes, tandis que les exportations reculent de 2 %, compensées par une augmentation de 3,9 % des recettes. »

    Par ailleurs, la dépendance alimentaire du Cameroun s’accroît. Les importations de maïs ont augmenté de 4,5 %, illustrant les difficultés à assurer la sécurité alimentaire. Le secteur industriel peine aussi à jouer son rôle de moteur de transformation : sa croissance stagne entre 1,7 % et 2 %, et les industries manufacturières ralentissent de 2,9 % à 2,2 %. Le patronat attribue cette situation au coût élevé de l’énergie, aux problèmes logistiques, aux contraintes de financement et au manque de compétitivité de l’appareil productif.

  • Hommage national: Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

    Hommage national: Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

    Le garde des Sceaux, Laurent Esso, s’est rendu à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé ce jeudi 25 juin 2026.

    Représentant le président de la République Paul Biya, le ministre de la Justice a pris part à la cérémonie de levée du corps d’Alexis Dipanda Mouelle, Premier Président de la Cour suprême du Cameroun.

    Laurent Esso était accompagné de Laurent Esso, ministre délégué auprès du ministre de la Justice, garde des Sceaux.

    Plusieurs hautes personnalités étaient présentes à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé, parmi lesquelles le Premier ministre chef du gouvernement Joseph Dion Ngute et Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

  • Bénin : Djibril Mama Cisse écoute et renforce la sécurité à Kandi et Parakou

    Bénin : Djibril Mama Cisse écoute et renforce la sécurité à Kandi et Parakou

    Bénin : le ministre Djibril Mama Cisse renforce le dispositif sécuritaire

    Le mardi 23 juin 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cisse, a poursuivi sa tournée dans les localités de Kandi et Parakou.

    Accompagné de sa délégation, il a visité tour à tour la base du Groupement Spécial Polyvalent d’Intervention (GSPI) de Kandi, les sièges des agences départementales de protection civile de l’Alibori et du Borgou, la Compagnie mobile d’intervention de la Police républicaine à Parakou, ainsi que la Direction départementale de l’Intérieur et de la Sécurité publique de Parakou. L’objectif de cette visite est de s’imprégner des réalités terrain en matière de sécurité intérieure pour ajuster les stratégies et les plans dans le secteur de la sécurité publique au Bénin.

    « Je souhaite que ma présence ici soit perçue comme une volonté d’écoute. Je suis venu pour vous entendre… », a déclaré le ministre en ouvrant les échanges avec les agents de police, toutes catégories et grades confondus, réunis à la base du Groupement spécial d’intervention de la Police républicaine à Kandi. À Parakou comme à Kandi, il a encouragé la libre expression pour que chacun expose les difficultés rencontrées, dont la résolution par la hiérarchie et le gouvernement pourrait améliorer l’efficacité des actions et l’efficience des moyens.

    Les doléances exprimées ont porté sur la gestion des carrières, les avancements, la durée des affectations en zones à risque, le manque de motivation, l’absence ou l’insuffisance de primes de risque, le déficit en spécialistes et le manque d’effectifs. Ont aussi été évoqués l’absence de réseaux GSM dans certaines localités, le sabotage de pylônes et la protection insuffisante de certains commissariats.

    En réponse, le directeur général de la Police républicaine, le secrétaire général du ministère et d’autres membres de la délégation ont présenté les chantiers en cours pour répondre à certaines préoccupations, les réflexions menées et les pistes de solution envisagées, en particulier pour la carrière des agents.

    Djibril Mama Cisse a félicité, au nom du gouvernement et du chef de l’État, les forces de sécurité pour leur courage et leur abnégation, rappelant que grâce à elles, les Béninois vaquent à leurs activités en toute sérénité. « C’est grâce à vous que la République tient debout », a-t-il souligné.

    « Je ne suis pas venu faire des promesses, mais il faut relever les défis », a-t-il poursuivi. Le ministre appelle ainsi toutes les composantes des forces de sécurité publique à s’impliquer totalement. La résolution des problèmes soulevés constituera une priorité gouvernementale pour que le Bénin demeure sécurisé et poursuive son développement sans entrave.

  • Vers un traité d’amitié historique entre la France et le Maroc

    Vers un traité d’amitié historique entre la France et le Maroc

    Le projet de traité d’amitié entre la France et le Maroc témoigne de la volonté commune de bâtir un texte fondé sur des intérêts stratégiques pérennes, à l’image du traité de l’Élysée franco-allemand de 1963. Une commission bilatérale a été mise en place, non pour négocier l’accord lui-même – cette tâche revenant aux gouvernements – mais pour formuler des propositions sur les principes directeurs, les priorités stratégiques à l’horizon 2035-2040, les mécanismes de dialogue politique et les axes de coopération économique, sécuritaire, militaire, universitaire et culturelle.

    Pourquoi un tel traité ? Il remplacera l’accord de La Celle-Saint-Cloud, signé le 6 novembre 1955, qui a permis le retour à l’indépendance du Maroc et la fin du protectorat, officialisée le 2 mars 1956. C’est sur cette base que Paris autorisa le retour sur le Trône de Mohammed V, déporté en août 1953. Aujourd’hui, il s’agit de consolider les acquis d’une coopération exceptionnelle tout en jetant les bases d’une relation d’égal à égal pour les décennies à venir.

    Quatre piliers principaux structurent cette ambition. Le premier est économique : la France s’engage à réaliser d’importants investissements dans les secteurs marocains de l’automobile, du ferroviaire, de la défense et du transport maritime, et à accompagner leur modernisation par les technologies avancées. En retour, Rabat offre un accès préférentiel aux entreprises françaises dans les grands projets d’infrastructures et des incitations fiscales.

    Le deuxième pilier concerne la sécurité et l’industrie de défense. Il prévoit des transferts de technologies militaires pour faire du Maroc un centre régional de production d’équipements légers et lourds (aviation, munitions, véhicules blindés), l’élargissement des programmes de formation et d’entraînement conjoints, et un renforcement de la coordination en matière de renseignement face aux défis sécuritaires au Sahel.

    Le volet culturel constitue le troisième pilier : maintien de la place privilégiée de la langue française dans l’éducation, promotion de la francophonie sans entraver l’ouverture à l’anglais, facilitation de l’accès des étudiants marocains aux universités françaises – ils sont plus de 42 000 –, extension du réseau des instituts culturels français et ouverture de nouveaux établissements scolaires, notamment dans les provinces du Sud.

    Enfin, la dimension géopolitique et stratégique : Paris soutient les intérêts supérieurs du Maroc, notamment le plan d’autonomie pour le Sahara validé par le Conseil de sécurité (résolution 2797 du 31 octobre 2025), un appui au sein des institutions européennes, et la défense des secteurs agricole et halieutique. La France espère aussi compter sur le Maroc pour bâtir de nouvelles alliances en Afrique de l’Ouest, où elle a perdu de l’influence, en misant sur le rôle de hub régional du Royaume.

    Ce traité d’amitié lierait la France à un État non membre de l’Union européenne, alors que l’Algérie n’a jamais réussi à finaliser un accord similaire malgré plusieurs tentatives sous les présidences de Jacques Chirac et Abdelaziz Bouteflika, puis d’Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Le Maroc s’affirme comme une puissance régionale, un hub économique et un acteur clé sur les questions énergétiques, logistiques et sécuritaires. Ce traité pourrait ainsi devenir une matrice exemplaire pour réarticuler la coopération entre l’Europe et l’Afrique.

  • La Mauritanie en campagne pour Coumba Bâ : un pli fermé remis à Paul Biya

    La Mauritanie en campagne pour Coumba Bâ : un pli fermé remis à Paul Biya

    Deux ministres mauritaniens se sont succédé à Yaoundé en l’espace d’une semaine. Le 24 juin, Bessouda Mohamed Laghdaf, ministre de l’Environnement, a été reçue au Palais de l’Unité en tant qu’envoyée spéciale du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle était porteuse d’un pli fermé destiné au chef de l’État camerounais, Paul Biya. L’objectif : obtenir l’appui du Cameroun pour la candidature de Coumba Bâ au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Un pli fermé, une audience de trente minutes et un message sans détour

    Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République, a reçu l’émissaire mauritanienne en fin d’après-midi, au nom de Paul Biya, alors absent de Yaoundé. L’entretien a duré environ trente minutes. Bessouda Mohamed Laghdaf n’a pas cherché à dissimuler l’objet de sa visite.

    « Nous sommes porteuses d’un message du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, destiné à son frère, le président Paul Biya. Nous avons remis ce message sous pli fermé au secrétaire général de la présidence », a-t-elle déclaré à la presse à sa sortie du Palais de l’Unité.

    Deux ministres en une semaine, un pli fermé pour Biya : c’est une campagne menée tambour battant. Le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, avait ouvert la voie le 18 juin, porteur d’un premier message au chef de l’État.

    La candidate défendue par Nouakchott s’appelle Coumba Bâ, conseillère à la présidence mauritanienne. La ministre Bessouda a présenté le Cameroun comme un pays capable de peser sur « l’équilibre entre les différentes régions » que la Mauritanie souhaite incarner avec cette candidature.

    Un précédent à la BAD et une logique de réciprocité assumée

    La démarche mauritanienne ne sort pas de nulle part. En 2025, le Cameroun avait apporté son soutien à la candidature de Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement. La Mauritanie l’avait emporté. Nouakchott veut reproduire le schéma, cette fois pour l’OIF.

    Difficile de ne pas y voir une logique de réciprocité assumée, presque revendiquée. La ministre mauritanienne a d’ailleurs évoqué un « partenariat gagnant-gagnant » devant la presse.

    Les consultations au sein de l’OIF, de l’Organisation de la Coopération islamique et de la Banque islamique de développement sont dans le viseur de Nouakchott. Le Cameroun est sollicité sur plusieurs fronts à la fois.

    On ne sait pas encore quelle réponse officielle Yaoundé donnera, ni quand.

  • Mason Greenwood : Fenerbahçe passe à l’offensive pour enrôler l’attaquant de l’OM

    Mason Greenwood : Fenerbahçe passe à l’offensive pour enrôler l’attaquant de l’OM

    L’absence de Ligue des champions la saison prochaine contraint l’Olympique de Marseille à envisager le départ de certains cadres, dont Mason Greenwood. L’attaquant anglais suscite l’intérêt de plusieurs clubs, mais c’est Fenerbahçe qui semble le mieux placé pour prendre les devants. Une nouvelle proposition pourrait être déposée dans les prochains jours, alors que l’AS Rome reste en embuscade.

    Fenerbahçe prépare une offre renforcée

    La formation turque a déjà soumis une offre de 35 millions d’euros à l’OM, sans obtenir de réponse favorable. Selon des indiscrétions, Fenerbahçe ne compte pas en rester là et pourrait transmettre une nouvelle proposition avant la fin du mois. Le club marseillais pousse dans cette direction, pressé par les délais : la DNCG a demandé des éléments complémentaires avant de statuer sur la situation financière du club. De son côté, l’AS Rome n’a pas abandonné l’espoir de recruter l’Anglais.

    Quel prix pour le départ de Greenwood ?

    La question du montant du transfert reste centrale. Mason Greenwood, qui a marqué une vingtaine de buts cette saison en Ligue 1, a vu sa valeur marchande légèrement diminuer ces derniers mois. Certains observateurs estiment que l’OM devrait attendre le 1er juillet pour activer une clause qui porterait le montant à 60 millions d’euros, espérant ainsi trouver un acheteur prêt à payer ce prix. Manchester United, qui conserve 40 % du montant du transfert, pourrait également influencer les négociations.

  • Diplomatie gabonaise : Oligui Nguema accueille cinq nouveaux ambassadeurs

    Diplomatie gabonaise : Oligui Nguema accueille cinq nouveaux ambassadeurs

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    Ce mercredi 24 juin 2026, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement accepté les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs. Cette cérémonie protocolaire, qui officialise leur prise de fonction, traduit la détermination de Libreville à renforcer son influence sur la scène internationale. Elle s’inscrit dans la stratégie du chef de l’État : faire du Gabon un pôle d’attractivité, résolument engagé dans les enjeux économiques, écologiques et géopolitiques contemporains.

    Parmi les nouvelles figures diplomatiques accréditées au Gabon, Monseigneur Relwende Kisito Ouedraogo, nonce apostolique, et Fadoul Kitir Zakaria, ambassadeur du Tchad, symbolisent des relations déjà solides. Leur accréditation réaffirme la permanence des liens historiques entre le Gabon et le Saint-Siège ainsi qu’avec ses partenaires d’Afrique centrale. Selon les autorités gabonaises, ces collaborations durables sont résolument orientées vers le dialogue, la stabilité régionale et le développement réciproque.

    L’Australie et le mégaprojet Belinga au centre des priorités

    Au-delà des partenariats classiques, l’accréditation de Leilani Bin-Juda, haut-commissaire d’Australie, revêt une importance stratégique majeure. Ce rapprochement intervient alors que le projet minier intégré de Belinga et son corridor logistique, mené par l’entreprise australienne Fortescue, prend de l’ampleur. Pour Libreville, l’objectif est clair : transformer localement les richesses minières pour stimuler l’économie, améliorer les infrastructures de transport et surtout créer des emplois pour les jeunes Gabonais.

    Diversification des partenariats et perspectives d’avenir

    Le Gabon étend également son réseau diplomatique vers le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique. Avec l’accréditation de Seyed Gholamreza Mirmohammad Meigoni, ambassadeur d’Iran, de nouveaux champs de coopération s’ouvrent dans l’industrie, la santé et l’enseignement supérieur. Dans le même temps, Mohamed Bourhan Ali, représentant de Djibouti, apporte une expertise notable. Les deux pays partagent des ambitions communes en matière d’économie verte, de gestion maritime et de développement portuaire.

    En multipliant ces accords, le Gabon prouve sa capacité à séduire des partenaires de premier ordre. Cette stratégie d’ouverture internationale accompagne directement le projet de société du président de la transition, centré sur la transformation économique, le bien-être des citoyens et le renforcement de la souveraineté nationale.