Auteur/autrice : nigeractu

  • Décès de serigne abdou bakhi mbacké : sonko rend hommage au guide religieux du Sénégal

    Décès de serigne abdou bakhi mbacké : sonko rend hommage au guide religieux du Sénégal

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a rendu un hommage solennel à Serigne Abdou Bakhi Mbacké, Khalife de la famille Khassim Mbacké de Guinguinéo, disparu ce 9 juillet 2026.

    Dans un message diffusé sur Facebook, il a exprimé toute sa tristesse face à cette perte et adressé ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt, au Khalife général des Mourides ainsi qu’au peuple sénégalais.

    Un guide spirituel marqué par sa bienveillance

    Ousmane Sonko a évoqué les rencontres marquantes qu’il a eues avec Serigne Abdou Bakhi Mbacké lors de ses déplacements à Guinguinéo. Ces moments partagés ont laissé une empreinte durable dans son souvenir :

    « J’ai eu le privilège de croiser à plusieurs reprises ce guide vénéré lors de mes visites à Guinguinéo. À chaque rencontre, il nous a offert une affection sincère, un accueil chaleureux et une bienveillance qui nous ont profondément touchés. »

    Un hommage à la mémoire du Khalife

    Dans ce contexte douloureux, le président de l’Assemblée nationale a salué l’héritage spirituel de Serigne Abdou Bakhi Mbacké. Il a également formulé des prière pour le repos de son âme :

    « Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son Paradis éternel. »

    Ce message reflète l’importance du rôle joué par les figures religieuses dans la société sénégalaise, où spiritualité et engagement public s’entremêlent souvent.

  • Décès de Serigne Abdou Bakhi Mbacké : les condoléances d’Ousmane Sonko

    Décès de Serigne Abdou Bakhi Mbacké : les condoléances d’Ousmane Sonko


    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de Serigne Abdou Bakhi Mbacké, Khalife de la famille Khassim Mbacké de Guinguinéo, survenu ce jeudi 9 juillet 2026.

    Dans une publication sur Facebook, il a salué la mémoire du guide religieux et présenté ses condoléances à sa famille, au Khalife général des Mourides ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais.

    « C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de Serigne Abdou Bakhi Mbacké, Khalife de la famille Khassim Mbacké de Guinguinéo », a écrit Ousmane Sonko.

    Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué les rencontres qu’il a eues avec le défunt lors de ses déplacements à Guinguinéo.

    « J’ai eu le privilège de rencontrer le vénéré guide religieux à plusieurs reprises lors de mes visites à Guinguinéo. À chacune de ces rencontres, il nous a témoigné une affection particulière, un accueil chaleureux et une bienveillance qui nous avaient profondément marqués », a-t-il témoigné.

    En cette « douloureuse circonstance », Ousmane Sonko a adressé « ses condoléances les plus sincères » à la famille du défunt, au Khalife général des Mourides, à la communauté religieuse de Guinguinéo et à l’ensemble du peuple sénégalais.

    « Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son Paradis éternel », a-t-il conclu.
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  • L’Algérie rouvre son ciel au Mali, signant la fin d’une crise diplomatique

    L’Algérie rouvre son ciel au Mali, signant la fin d’une crise diplomatique

    Un dénouement crucial vient de marquer la fin d’une période de fortes tensions diplomatiques et militaires au Sahel. L’Algérie a officiellement déclaré ce vendredi 10 juillet 2026 la réouverture complète de son espace aérien aux transporteurs aériens maliens. Cette mesure historique clôture plus d’une année de désaccords profonds entre Alger et Bamako.

    Une décision immédiate pour le trafic aérien

    La nouvelle, annoncée ce vendredi 10 juillet 2026, a eu l’effet d’une onde de choc positive : l’Algérie rétablit pleinement l’accès de son ciel national aux aéronefs maliens. D’après les premières communications, cette disposition essentielle s’applique à tous les vols, qu’ils soient à destination ou en provenance du Mali, et ce, pour l’intégralité des routes internationales.

    Les professionnels du transport aérien ainsi que les analystes géopolitiques s’accordent à dire que cette déclaration représente un tournant décisif. Elle apporte un soulagement immédiat à un trafic régional fortement contraint depuis de nombreux mois.

    Le dénouement d’une crise prolongée entre l’Algérie et le Mali

    Le rétablissement des liaisons aériennes marque la conclusion d’un bras de fer diplomatique de quinze mois, lequel avait sérieusement fragilisé la stabilité des relations bilatérales. Ce dénouement, inattendu pour certains, laisse entrevoir une relance des échanges diplomatiques et une aspiration commune à l’apaisement après une période de gel complet.

    En substance : Les aéronefs maliens sont de nouveau autorisés à traverser l’espace aérien algérien, restaurant par là même un lien économique et logistique vital pour le Mali, une nation sans accès à la mer.

    Retour sur quinze mois de blocus aérien strict

    Afin de saisir pleinement l’importance de cette annonce majeure, il est essentiel de revenir au 7 avril 2025. À cette date, le Ministère algérien de la Défense Nationale (MDN) avait mis en œuvre une mesure drastique en interdisant l’accès de ses frontières aériennes au Mali.

    Cette décision punitive intervenait après une série d’incidents perçus comme extrêmement graves par les autorités algériennes :

    • 27 août 2024 : Une première incursion dans l’espace aérien algérien a été recensée par Bamako.
    • 29 décembre 2024 : Une seconde violation a été signalée.
    • 31 mars 2025 : La troisième transgression consécutive, jugée comme « la provocation de trop » par le ministère algérien des Affaires étrangères.

    À ce moment-là, la déclaration du MDN était catégorique : « En raison des violations répétées de notre espace aérien par l’État du Mali, le gouvernement algérien a pris la décision de le fermer au trafic aérien […] à compter de ce jour, 7 avril 2025 ».

    Quelles répercussions pour le trafic aérien au Sahel ?

    L’ouverture des frontières aériennes ce vendredi 10 juillet 2026 est appelée à modifier instantanément les schémas du ciel africain. Les transporteurs maliens, qui devaient depuis plus d’un an effectuer des détours longs et onéreux, pourront désormais optimiser leurs itinéraires de vol.

    Les informations concernant les tout premiers vols qui emprunteront l’espace aérien algérien ce jour sont attendues dans les heures qui suivent.

  • L’Algérie lève le blocus aérien sur le Mali, fin d’une crise diplomatique majeure

    L’Algérie lève le blocus aérien sur le Mali, fin d’une crise diplomatique majeure

    C’est une issue tant attendue qui marque la fin d’une crise diplomatique et militaire significative au Sahel. L’Algérie a officiellement annoncé ce vendredi 10 juillet 2026 la réouverture complète de son espace aérien à toutes les compagnies aériennes maliennes. Cette décision historique met un terme à plus d’un an de vives tensions entre Alger et Bamako.

    Urgence : une mesure à effet immédiat

    La nouvelle est tombée avec force ce vendredi 10 juillet 2026 : l’Algérie autorise de nouveau la circulation des aéronefs maliens sur l’ensemble de son territoire national. Selon les premières indications, cette mesure essentielle s’applique à tous les vols à destination et en provenance du Mali, couvrant ainsi l’intégralité des liaisons internationales.

    Pour les professionnels du transport aérien et les analystes géopolitiques, cette annonce représente un tournant crucial et un soulagement immédiat pour le trafic régional, qui était considérablement entravé depuis de nombreux mois.

    Apaisement : la fin de la crise entre Alger et Bamako

    Le rétablissement des connexions aériennes symbolise la conclusion d’un bras de fer de 15 mois qui pesait lourdement sur la stabilité des relations bilatérales. Ce dénouement inattendu suggère une reprise des échanges diplomatiques et une volonté mutuelle d’apaisement après une longue période de gel total.

    Points clés : Les aéronefs maliens peuvent désormais survoler le territoire algérien, rétablissant ainsi un lien économique et logistique vital pour le Mali, un pays enclavé.

    Rappel des faits : 15 mois de fermeture aérienne rigoureuse

    Pour saisir l’ampleur de cette annonce, il est nécessaire de revenir au 7 avril 2025. Ce jour-là, le Ministère de la Défense Nationale (MDN) algérien avait pris la décision radicale de fermer ses frontières aériennes au Mali.

    Cette sanction faisait suite à une série d’incidents jugés extrêmement graves par Alger :

    • 27 août 2024 : Une première violation de l’espace aérien algérien avait été signalée par Bamako.
    • 29 décembre 2024 : Une deuxième incursion avait été enregistrée.
    • 31 mars 2025 : La troisième violation consécutive, qualifiée de « provocation inacceptable » par le ministère des Affaires étrangères algérien, avait été le point de rupture.

    À cette époque, le communiqué du MDN était sans équivoque : « En raison des violations répétées de notre espace aérien par l’État du Mali, le gouvernement algérien a décidé de le fermer au trafic aérien […] à compter d’aujourd’hui, 7 avril 2025 ».

    Impact sur le trafic aérien au Sahel

    La réouverture de ce vendredi 10 juillet 2026 va instantanément remodeler les routes aériennes en Afrique. Les compagnies maliennes, contraintes depuis plus d’un an à des détours longs et coûteux, pourront désormais optimiser leurs plans de vol.

    Les informations détaillées concernant les premiers vols qui traverseront la frontière aérienne algérienne ce jour devraient être communiquées dans les heures à venir.

  • Embuscade sanglante dans le nord du Mali près de tabankort

    Embuscade sanglante dans le nord du Mali près de tabankort

    Des combats d’une intensité exceptionnelle secouent le nord du Mali

    Une opération militaire de grande envergure dans le Nord-Mali a basculé dans le chaos hier à proximité de Tin Araban, à quelques kilomètres de Tabankort. Une colonne mixte composée de Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs alliés russes d’Africa Corps s’est retrouvée prise dans une embuscade d’une violence inouïe, opposant cette fois-ci une alliance hétéroclite de groupes armés hostiles.

    L’axe stratégique reliant Gao à Anéfis, en pleine région de Kidal, est devenu le théâtre d’affrontements d’une rare intensité. Un convoi d’une soixantaine de véhicules, incluant blindés et moyens logistiques, avait quitté Gao en début de semaine avec pour mission de renforcer les positions gouvernementales d’Anéfis. Mais c’est précisément à hauteur de Tin Araban, zone désertique située à environ 100 km au sud de Kidal, que le piège s’est refermé.

    Une coalition de groupes armés frappe avec une coordination redoutable

    Les assaillants, issus d’une alliance improbable entre les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda, ont mené une attaque coordonnée et méthodique. Les combats, qui se sont étendus sur plusieurs heures, ont impliqué artillerie lourde, drones et armes lourdes, transformant le secteur en zone de guerre ouverte.

    Un bilan humain et matériel lourd, mais un silence officiel pesant

    Bien que les autorités maliennes n’aient publié aucune communication, les informations filtrant des réseaux insurgés évoquent un bilan humain et matériel lourd. Plusieurs véhicules de transport des FAMa ainsi que des blindés légers d’Africa Corps auraient été détruits ou capturés. Des images sporadiques suggèrent également la perte de drones de reconnaissance et la mort de dizaines de combattants des deux côtés.

    Le black-out total imposé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et le gouvernement de transition à Bamako soulève des interrogations. Ce mutisme stratégique, loin d’être anodin, révèle une volonté délibérée de dissimuler l’ampleur des revers subis dans le Nord. En refusant d’admettre la dégradation sécuritaire, les autorités cherchent à préserver une image de contrôle, au mépris des réalités sur le terrain.

    Anéfis, un enjeu crucial pour l’avenir du Nord-Mali

    La réussite de cette embuscade ne se limite pas à un succès tactique pour les insurgés. Anéfis, verrou stratégique entre Gao et Kidal, est au cœur des enjeux de la présence gouvernementale dans le septentrion. Si le convoi n’a pas atteint sa destination et si les renforts ne parviennent pas à rejoindre la garnison locale, celle-ci risque de se retrouver isolée et encerclée.

    Cette situation pourrait ouvrir la voie à une contre-offensive généralisée des groupes coalisés du Nord, rendant la rhétorique officielle de Bamako de plus en plus intenable. Le déni systématique des autorités face à l’évidence des combats ne fait que aggraver la crise de confiance entre la population et le pouvoir en place.

  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

    Résumer
    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
    Issu de l’enquête

    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

    Sommaire
    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Alliances militaires du Togo avec la Russie et l’africa corps

    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Le Togo renforce sa sécurité avec Moscou et Ankara

    Face à la montée des menaces terroristes dans le Sahel, le gouvernement togolais a diversifié ses partenariats militaires. Lomé mise sur un soutien aérien et logistique de la Turquie, tout en accueillant des conseillers russes de l’Africa Corps depuis 2025. Une stratégie qui redessine les équilibres régionaux.

    Depuis quelques années, le Togo fait évoluer discrètement sa posture en matière de défense. Conscient des risques croissants posés par les groupes armés dans le Sahel, le pays a engagé des discussions avec plusieurs acteurs internationaux pour sécuriser ses frontières et renforcer ses capacités opérationnelles.

    Une collaboration renforcée avec la Turquie

    Les échanges entre Lomé et Ankara se sont intensifiés ces dernières années. Le président togolais, Faure Gnassingbé, a sollicité l’expertise turque en matière de lutte antiterroriste, notamment pour moderniser son aviation militaire. Des formations d’équipages et des livraisons d’équipements ont été observées, bien que peu médiatisées.

    Cette coopération s’inscrit dans un contexte où le Togo cherche à diversifier ses alliances, loin des partenaires traditionnels du continent. Les drones et systèmes de surveillance turcs ont été déployés dans la région des Savanes, frontalière avec le Bénin et le Burkina Faso, zones sous pression jihadiste.

    L’arrivée remarquée de l’Africa Corps russe

    Une autre alliance a marqué un tournant : celle avec la Russie. Depuis 2025, des membres de l’Africa Corps, une unité spécialisée dans l’assistance aux pays africains, sont présents au Togo. Leur mission ? Conseiller les forces locales sur des techniques de contre-insurrection et fournir un appui logistique.

    Cette présence, bien que discrète, n’est pas passée inaperçue. Les observateurs soulignent que Moscou étend ainsi son influence en Afrique de l’Ouest, en parallèle de ses engagements au Mali ou en République centrafricaine.

    Quels enjeux pour le Togo ?

    • Sécurité régionale : Le pays joue désormais un rôle actif dans la stabilisation du Sahel, en collaboration avec des acteurs non traditionnels.
    • Autonomie stratégique : En diversifiant ses partenariats, Lomé réduit sa dépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.
    • Risques géopolitiques : Ces alliances pourraient attirer l’attention d’autres États, voire susciter des tensions avec les voisins comme le Ghana ou le Nigeria.

    Le président Faure Gnassingbé a toujours défendu une approche pragmatique de la diplomatie togolaise. Ces rapprochements avec la Turquie et la Russie en sont l’illustration. Alors que le Sahel reste une zone instable, le Togo mise sur une stratégie à deux volets : sécurité intérieure et partenariats extérieurs.

    Russie – Afrique Africa Corps Faure Gnassingbé
  • Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : mercenaires russes et Africa Corps, une nouvelle stratégie militaire face aux jihadistes

    Togo : une alliance militaire controversée avec la Russie et l’Africa Corps face aux jihadistes

    Lecture : 7 minutes.

    Vue aérienne de la base militaire de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Depuis quelques années, le Togo renforce discrètement ses dispositifs de défense pour faire face à la montée des groupes armés dans le Sahel. Face à l’évolution des menaces jihadistes, le président Faure Gnassingbé a choisi une approche audacieuse : diversifier ses partenariats militaires en misant sur des acteurs internationaux comme la Turquie, la Russie et son Africa Corps. Une stratégie qui soulève des interrogations sur l’avenir géopolitique de la région.

    Le Togo et la Turquie : un soutien aérien et logistique contre les jihadistes

    Dès 2022, Lomé a entamé des discussions secrètes avec Ankara pour obtenir un appui aérien et un soutien technique dans sa lutte antiterroriste. Ces échanges ont abouti à des accords discrets, permettant au Togo d’accéder à des équipements et à une expertise militaire adaptée aux défis du Sahel. La Turquie, déjà active dans plusieurs pays africains, est apparue comme un partenaire fiable pour renforcer les capacités défensives de l’armée togolaise.

    L’Africa Corps et la Russie : une coopération militaire en plein essor depuis 2025

    En 2025, le Togo a franchi une nouvelle étape en s’ouvrant à la collaboration avec l’Africa Corps, une structure liée à Moscou. Cette alliance a permis l’arrivée de conseillers militaires russes et le déploiement de moyens logistiques inédits. Les mercenaires russes, souvent associés à des opérations sensibles, ont renforcé la présence togolaise dans des zones stratégiques, notamment près des frontières exposées. Une décision qui marque un tournant dans les relations sécuritaires du pays avec les puissances étrangères.

    Les motivations derrière cette stratégie

    Plusieurs facteurs expliquent ce rapprochement militaire. D’abord, la pression exercée par les groupes jihadistes dans les pays voisins a poussé Faure Gnassingbé à anticiper les risques. Ensuite, la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en armements et en formations a conduit Lomé à explorer des partenariats hors du cadre traditionnel occidental. Enfin, cette ouverture s’inscrit dans une logique de renforcement de l’autonomie stratégique du Togo, désormais moins dépendant des anciennes puissances coloniales.

    Les défis et les controverses

    Si cette stratégie suscite l’intérêt, elle n’est pas sans risques. L’implication de l’Africa Corps et des mercenaires russes soulève des questions sur la transparence des engagements et les conséquences à long terme. Certains observateurs s’interrogent sur l’impact de ces alliances sur la stabilité régionale, tandis que d’autres pointent du doigt les coûts politiques et économiques de ces partenariats. Par ailleurs, la présence de forces étrangères sur le sol togolais pourrait attirer l’attention d’autres acteurs régionaux, avec des répercussions imprévisibles.

    Un nouveau chapitre pour la sécurité au Sahel ?

    Avec cette réorganisation de ses alliances militaires, le Togo se positionne comme un acteur clé de la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest. En s’appuyant sur des partenaires comme la Russie et l’Africa Corps, Lomé envoie un signal fort à ses voisins et aux groupes armés : le pays est déterminé à protéger son territoire et ses populations. Cette stratégie, bien que risquée, pourrait redéfinir les équilibres sécuritaires de la région dans les années à venir.

  • Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Mercenaires et navires de guerre : quand le Togo ouvre la porte à la Russie et Africa Corps

    Publié aujourd’hui à 18h04, modifié à 19h50 Lecture : 7 minutes.

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    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.
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    Les alliances secrètes de Faure Gnassingbé

    Depuis plusieurs années, le Togo déploie en secret un dispositif de lutte contre les groupes jihadistes du Sahel. Lomé a noué des alliances avec la Turquie, cherchant soutien aérien et aide militaire, tandis que la Russie et son Africa Corps ont aussi fait une apparition remarquée depuis 2025. Enquête.

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  • Abidjan mise sur les minéraux critiques pour booster l’économie africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour booster l’économie africaine

    À Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux stratégiques et leurs alliés internationaux ont scellé une alliance historique pour faire des ressources du continent un pilier de leur développement économique, industriel et social. L’enjeu ? Créer de la valeur localement, financer durablement leur croissance et bâtir des filières régionales capables de répondre à la demande mondiale en forte hausse.

    Une conférence ministérielle réunissant les ministres africains des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Économie verte, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de la ZLECAf, de la CEA, de banques régionales et d’investisseurs internationaux, s’est tenue récemment dans la capitale ivoirienne. L’objectif ? Redéfinir le rôle de l’Afrique dans l’économie globale des ressources essentielles.

    Abidjan, épicentre d’une révolution minière africaine

    Cette rencontre a marqué un tournant : les participants ont acté la nécessité de transformer les immenses réserves de minéraux critiques du continent en atout majeur pour un développement durable et inclusif. Plus qu’un simple échange, cette conférence a posé les bases d’un nouveau pacte minier pour l’Afrique.

    Un appel à repenser la gouvernance des ressources naturelles

    Lors de l’ouverture, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a appelé à une révolution stratégique dans la gestion des ressources naturelles. « Cette conférence vise à instaurer un modèle inédit de partenariat africain, permettant au continent de mieux exploiter ses trésors souterrains au profit direct de ses populations », a-t-il déclaré.

    Pour lui, la priorité absolue reste la transformation locale des matières premières. « L’Afrique compte plus de 100 institutions dédiées au financement du développement, mais leur impact cumulé ne représente que 1 % du bilan mondial. Il est temps de les renforcer et de les recapitaliser », a-t-il insisté. Il a également souligné l’importance des infrastructures résilientes et des industries locales pour maximiser les retombées des exploitations minières.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour son avenir économique

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a plaidé pour une solidarité accrue entre les nations africaines. « Transformer ces richesses en prospérité partagée est un défi commun. Aucun pays ne peut y parvenir seul. Nous devons unir nos forces pour construire des chaînes de valeur régionales intégrées », a-t-il affirmé.

    Il a également révélé le potentiel minier exceptionnel de la Côte d’Ivoire, où près de 75 % du territoire pourrait cacher des gisements de minéraux critiques. Un atout clé pour atteindre l’objectif fixé par le président Alassane Ouattara : faire du pays une nation à revenu intermédiaire d’ici 2030.

    Pour concrétiser cette vision, Abidjan a lancé un plan minier et énergétique ambitieux (2026-2040), estimé à 38 000 milliards de francs CFA. Un projet dont 88 % du financement proviendra du secteur privé, illustrant la confiance des investisseurs dans ce secteur.

    Des réserves colossales face à une demande mondiale en explosion

    L’Afrique ne représente pas moins de 30 % des réserves mondiales de minéraux essentiels à la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, métaux du groupe du platine, cuivre, manganèse et nickel. La valeur totale de ces ressources atteint près de 29 500 milliards de dollars – soit plus de huit fois le PIB annuel du continent et près de 20 % des réserves mondiales. Pourtant, environ 8 600 milliards de dollars de ces richesses restent inexploitées.

    Parallèlement, la demande mondiale devrait s’envoler d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre par rapport à 2023. Une opportunité sans précédent pour l’Afrique de s’imposer comme un acteur incontournable.

    L’industrialisation africaine, une chance à saisir impérativement

    Cette dynamique s’inscrit dans un bouleversement industriel mondial, porté par la transition énergétique. À titre d’exemple, la chaîne de valeur des véhicules électriques et des batteries pourrait passer de 7 000 milliards de dollars en 2030 à 59 000 milliards en 2050.

    Face à ce potentiel, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont clairement exprimé leur volonté de rompre avec le modèle d’exportation brute. Leur ambition ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, de création d’emplois et de croissance inclusive pour le continent. Une occasion historique à ne pas manquer.

  • Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Abidjan mise sur les minéraux critiques pour une révolution industrielle africaine

    Lors d’une conférence ministérielle à Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux stratégiques et leurs partenaires internationaux ont posé les bases d’une stratégie commune visant à transformer ces ressources en piliers de croissance économique, industrielle et sociale. L’accent a été mis sur la valorisation locale, le financement innovant et le renforcement des chaînes de valeur régionales pour répondre à une demande mondiale en forte expansion.

    Cette rencontre, qui a réuni des ministres africains des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Économie verte, ainsi que des représentants d’institutions continentales et financières, a marqué un tournant dans la gestion des ressources naturelles du continent.

    Abidjan, capitale d’un nouveau pacte minier continental

    La conférence a rassemblé des décideurs clés : ministres des Ressources naturelles de plusieurs pays africains, représentants de l’Union africaine, de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, ainsi que des banques régionales et des investisseurs étrangers.

    L’enjeu ? Permettre à l’Afrique de capitaliser pleinement sur ses immenses réserves de minéraux critiques, estimés à près de 29 500 milliards de dollars, et les mobiliser pour un développement durable et inclusif.

    Un appel à une refonte radicale de la gouvernance minière

    À l’ouverture des débats, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a souligné la nécessité d’un changement de paradigme dans la gestion des ressources africaines. « L’objectif n’est pas seulement de produire plus, mais de transformer localement ces richesses pour qu’elles profitent directement aux populations », a-t-il déclaré.

    Parmi ses propositions : renforcer la transformation locale des matières premières, consolider les institutions de financement du développement (dont les bilans cumulés ne représentent qu’1 % du total mondial), et investir dans des infrastructures résilientes et des industries locales.

    La Côte d’Ivoire mise sur son potentiel minier pour 2030

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a mis en avant le rôle central de la solidarité continentale. « Aucun pays ne peut réussir seul. Nous devons construire des chaînes de valeur régionales pour maximiser les retombées économiques de nos ressources », a-t-il insisté.

    Il a également révélé que près de 75 % du territoire ivoirien** recèle des minéraux critiques, une richesse que le pays compte exploiter pour atteindre le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030.

    Pour y parvenir, Abidjan mise sur un plan ambitieux (2026-2040) doté d’un budget de 38 000 milliards de francs CFA, dont 88 % proviendraient du secteur privé**. Ce programme vise à intégrer minéraux et énergie dans une approche durable.

    Un atout continental face à une demande mondiale en explosion

    L’Afrique détient 30 % des réserves mondiales des minéraux les plus stratégiques** pour la transition énergétique : cobalt, lithium, graphite, terres rares, cuivre, manganèse, nickel et métaux du groupe du platine.

    Ces ressources, estimées à 29 500 milliards de dollars**, représentent 20 % des richesses minérales mondiales**, dont 8 600 milliards de dollars restent inexploités**. La demande mondiale devrait s’envoler d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre** par rapport à 2023.

    L’industrialisation, clé d’une prospérité durable

    Cette transition s’inscrit dans un contexte de mutation industrielle mondiale, portée par la demande en véhicules électriques et batteries. Selon les projections, la chaîne de valeur de ce secteur pourrait atteindre 59 000 milliards de dollars en 2050**, contre 7 000 milliards en 2030.

    Face à cette opportunité historique, les dirigeants africains réunis à Abidjan ont réaffirmé leur volonté de rompre avec le modèle traditionnel d’exportation de matières brutes. Leur priorité ? Faire des minéraux critiques un moteur d’industrialisation, d’emplois locaux et de croissance partagée.

  • Abidjan : l’afrique veut maîtriser son destin minier face à une demande mondiale explosive

    Abidjan : l’afrique veut maîtriser son destin minier face à une demande mondiale explosive

    À Abidjan, les nations africaines productrices de minéraux critiques ont scellé une alliance stratégique pour faire de leurs ressources un pilier central de leur développement économique et social. Lors d’une conférence ministérielle, elles ont mis en lumière la nécessité de créer des chaînes de valeur locales, de renforcer le financement du développement et d’optimiser l’exploitation de trésors naturels estimés à 29 500 milliards de dollars.

    Abidjan, capitale d’un tournant minier continental

    Vendredi dernier, des ministres africains en charge des secteurs des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources naturelles, ainsi que des représentants d’institutions clés comme la Commission de l’Union africaine, la ZLECAf et la Banque africaine de développement, ont participé à cette rencontre d’envergure. L’enjeu ? Transformer les immenses réserves africaines de minéraux stratégiques en leviers de croissance durable et inclusive.

    Un nouveau modèle économique pour l’Afrique

    Le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a qualifié cette initiative de « changement de paradigme ». Il a souligné l’urgence de repenser la gestion des ressources naturelles du continent pour en maximiser les retombées locales. « L’objectif est clair : permettre à l’Afrique de mieux contrôler ses ressources et d’en faire bénéficier directement ses populations », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la transformation locale des matières premières et la reforme des institutions de financement pour stimuler le développement industriel.

    La Côte d’Ivoire mise sur son sous-sol pour l’avenir

    Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a rappelé que près de 75 % du territoire ivoirien recèle des minéraux critiques. Une richesse qui s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara : faire de la Côte d’Ivoire une nation à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030. Pour y parvenir, un plan ambitieux sur 2026-2040 a été lancé, avec un budget de 38 000 milliards de francs CFA, dont 88 % financés par le secteur privé.

    Des réserves colossales face à une demande en explosion

    L’Afrique possède 30 % des réserves mondiales de minéraux essentiels à la transition énergétique, comme le cobalt, le lithium ou les terres rares. Ces ressources, estimées à 29 500 milliards de dollars, représentent une valeur colossale — près de 20 % des ressources mondiales minérales. Pourtant, 8 600 milliards de dollars de ces richesses restent inexploitées. Parallèlement, la demande mondiale pourrait exploser d’ici 2040 : +1 000 % pour les métaux du groupe du platine, +842 % pour le lithium et +88 % pour le cuivre.

    Vers une industrialisation africaine des minéraux

    Cette opportunité historique pousse les dirigeants africains à rompre avec le modèle traditionnel d’exportation brute. Leur ambition ? Structurer des chaînes de valeur régionales pour capter davantage de valeur ajoutée, créer des emplois et accélérer la transition énergétique. La dynamique est portée par la croissance exponentielle des secteurs comme les véhicules électriques et les batteries, dont la valeur pourrait passer de 7 000 à 59 000 milliards de dollars d’ici 2050.