Bakari Traoré a révolutionné le droit des affaires en Afrique de l’Ouest : son parcours et ses réformes

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Un juriste visionnaire derrière les grandes réformes économiques ouest-africaines

Bakari Traoré incarne l’excellence discrète dans le domaine du droit des affaires. Juriste spécialisé en droit économique et fiscal, avocat aguerri et consultant chevronné en gouvernance et éthique, cet Ivoirien a marqué, sur près de trente ans, l’évolution des réglementations commerciales en Afrique de l’Ouest. Son influence ne se mesure pas par les fonctions qu’il a occupées, mais par l’empreinte durable qu’il a laissée dans le paysage économique régional.

L’aube d’un chantier historique : la réforme des textes coloniaux

C’est à la fin des années 1990 que Bakari Traoré lance un avertissement devenu prémonitoire : les lois régissant les sociétés commerciales en Afrique de l’Ouest, héritées de l’époque coloniale et datant respectivement de 1867 et 1925, sont obsolètes. Face à ce constat alarmant, il propose une refonte complète des textes, initie un mouvement national au Sénégal, puis étend cette ambition à l’échelle régionale. Son objectif ? Moderniser le cadre juridique pour refléter les réalités économiques contemporaines et dynamiser les échanges commerciaux.

L’OHADA, un projet pionnier impulsé par une vision audacieuse

Le chantier engagé par Bakari Traoré prend rapidement une dimension collective. Avec l’appui d’experts et de décideurs, il contribue à la création de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, plus connue sous l’acronyme OHADA. Ce projet ambitieux vise à unifier et à moderniser les législations commerciales de plusieurs pays africains, offrant ainsi un cadre juridique plus sécurisé et attractif pour les investisseurs. Grâce à ses efforts, l’OHADA devient un modèle régional, facilitant les transactions transfrontalières et renforçant la stabilité économique dans la zone.

Son approche allie rigueur juridique et pragmatisme, permettant de concilier les exigences des entreprises internationales et les spécificités locales. Les réformes qu’il a portées ont non seulement simplifié les procédures commerciales, mais ont aussi instauré des normes communes en matière de droit des sociétés, de faillite et de recouvrement des créances.