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  • Référendum constitutionnel au Sénégal : le PDS soutient Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Référendum constitutionnel au Sénégal : le PDS soutient Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Au Sénégal, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement pris position en appelant à voter « non » lors du prochain référendum sur la révision de la Constitution.

    Le président Bassirou Diomaye Faye a pris l’initiative d’organiser cette consultation populaire. L’objectif est de permettre aux citoyens de trancher sur la promulgation d’une loi qui divise profondément la classe politique. Ce texte, validé par une majorité parlementaire, émane d’une proposition du Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. Il vise principalement à accroître les prérogatives de l’Assemblée nationale tout en réduisant l’influence du chef de l’État.

    En rejoignant la position présidentielle contre cette réforme, le mouvement fondé par Abdoulaye Wade opère un choix stratégique qui s’inscrit dans une histoire complexe de ralliements au sein de la politique sénégalaise.

    Nigeria Abuja 2025 | Le président Bassirou Diomaye Faye au sommet de la Cédéao (archive)

    Les racines d’une collaboration fluctuante

    Le rapprochement entre le PDS et le camp de l’actuel président ne date pas d’hier. Dès les élections législatives de juillet 2022, une alliance avait été scellée avec le Pastef pour faire front commun contre la majorité de Macky Sall. Cette dynamique s’est poursuivie lors de la présidentielle de mars 2024, lorsque le PDS a soutenu le ticket Ousmane Sonko–Bassirou Diomaye Faye, suite à l’invalidation de la candidature de Karim Wade.

    Ce soutien a permis à Bassirou Diomaye Faye de consolider son assise électorale. Pour le PDS, il s’agissait alors de protéger l’État de droit et de sanctionner le régime sortant d’Amadou Ba, tout en espérant que Karim Wade puisse maintenir un poids politique dans la future gouvernance malgré son exil.

    Hamadou Tidiane Sy

    Une entente de façade sans réelle alliance gouvernementale

    Malgré la victoire, le PDS est resté sur le seuil du pouvoir, n’intégrant pas les nouvelles instances dirigeantes de Bassirou Diomaye Faye. Le parti a préféré garder son autonomie vis-à-vis du Pastef. Ce positionnement actuel est une tentative de repositionnement dans l’espace public, après une période de déclin pour l’ancienne formation au pouvoir. Le PDS cherche à se rapprocher des cercles décisionnels pour exister à nouveau dans l’actu Sénégal.

    Certains observateurs notent que le parti a même surpris en s’alliant temporairement avec l’APR de Macky Sall lors des législatives de fin 2024, prouvant que ses partenariats sont dictés par les nécessités du moment plutôt que par une convergence idéologique durable.

    Senegal Dakar 2024 | Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale lorsqu'il était encore Premier ministre

    Faire barrage aux ambitions d’Ousmane Sonko

    Les tensions actuelles entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko offrent au PDS une occasion de se démarquer. Le parti soutient la voie du référendum choisie par le président, tout en exhortant les Sénégalais à rejeter les réformes institutionnelles proposées par le camp Sonko.

    Dans un communiqué ferme, le PDS appelle ses partisans et l’ensemble de la population à se mobiliser pour voter massivement « NON ». Le parti dénonce des révisions constitutionnelles qui ne serviraient que les intérêts personnels d’Ousmane Sonko, au détriment des institutions républicaines. Cette posture reflète un sentiment partagé par une large partie de l’opposition qui, sans forcément adhérer totalement à la politique du chef de l’État, souhaite freiner un discours jugé trop radical.

    Un rapprochement conjoncturel pour le président

    Ce front commun contre les réformes parlementaires ne signifie pas pour autant la naissance d’une alliance indéfectible autour de Bassirou Diomaye Faye. Les acteurs de l’opposition et de la société civile qui s’opposent à la loi voient surtout dans cette démarche une tentative de captation des leviers du pouvoir au profit de l’Assemblée. Ils se rapprochent du président par pragmatisme, afin de préserver le modèle de dialogue qui a longtemps caractérisé la démocratie au Sénégal.

    Vers une recomposition à Dakar

    Pour Bassirou Diomaye Faye, cette situation est une opportunité de bâtir sa propre légitimité. Alors que les frictions avec son ancien allié sont manifestes, le chef de l’État s’attelle à renforcer sa coalition « Diomaye Président ». Dans les cercles politiques de Dakar actualité, beaucoup considèrent que le divorce avec le Pastef est désormais acté, certains cadres du parti d’Ousmane Sonko n’hésitant plus à parler de trahison.

  • Le PDS se rallie à Diomaye Faye pour contrer les ambitions d’Ousmane Sonko

    Le PDS se rallie à Diomaye Faye pour contrer les ambitions d’Ousmane Sonko

    Au Sénégal, le paysage politique connaît un nouveau séisme avec la décision du Parti démocratique sénégalais (PDS) de rejeter massivement le projet de révision constitutionnelle. Cette prise de position place la formation d’Abdoulaye Wade dans une alliance de fait avec le président Bassirou Diomaye Faye, au détriment d’Ousmane Sonko.

    Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la voie du référendum pour trancher le sort d’une loi constitutionnelle qui divise profondément la classe politique. Ce texte, initialement porté par le camp d’Ousmane Sonko et adopté par l’Assemblée nationale, vise à accroître les prérogatives du Parlement tout en réduisant l’influence de la présidence.

    En appelant ses partisans à voter « non », le PDS se range derrière l’autorité du président Faye. Ce rapprochement entre les libéraux d’Abdoulaye Wade et le nouveau locataire du palais présidentiel, bien que surprenant pour certains observateurs, s’inscrit dans une logique de repositionnement tactique entamée il y a plusieurs années.

    Nigeria Abuja 2025 | Le président Bassirou Diomaye Faye au sommet de la Cédéao (archive)

    Une genèse marquée par des alliances fluctuantes

    L’histoire récente montre que le PDS a souvent ajusté sa stratégie pour rester au centre du jeu. En 2022, le parti s’était allié au Pastef lors des législatives pour affaiblir la majorité de Macky Sall. Lors de la présidentielle de 2024, après l’invalidation de la candidature de Karim Wade, le PDS avait franchi le pas en soutenant le duo Sonko-Faye contre Amadou Ba.

    Ce soutien avait permis à Bassirou Diomaye Faye de consolider son avance électorale. Pour la famille Wade, il s’agissait alors de sanctionner le régime sortant, tenu pour responsable de l’exil forcé de Karim Wade. Cependant, cette collaboration n’a jamais abouti à une fusion idéologique ou à une entrée au gouvernement.

    Hamadou Tidiane Sy

    Une volonté d’exister face au radicalisme

    Aujourd’hui, le PDS semble vouloir se distancier d’un Pastef jugé trop hégémonique. Pour Hamadou Tidiane Sy, analyste basé à Dakar, le parti tente de retrouver sa place dans l’échiquier politique après une période difficile. Le rapprochement avec le cercle présidentiel actuel apparaît comme une opportunité de survie politique.

    Le revirement est total : fin 2024, le PDS n’avait pas hésité à s’allier avec l’APR de Macky Sall pour les législatives anticipées, prouvant que son opposition à Ousmane Sonko primait désormais sur ses anciennes rancœurs.

    Senegal Dakar 2024 | Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale lorsqu'il était encore Premier ministre

    Faire barrage au projet d’Ousmane Sonko

    Le PDS ne mâche pas ses mots pour justifier son appel au rejet du référendum. Dans un communiqué officiel, la formation dénonce une tentative de révision constitutionnelle qui ne servirait que les intérêts personnels d’Ousmane Sonko. Le parti exhorte les Sénégalais à protéger les institutions républicaines contre ce qu’il qualifie de soif de pouvoir.

    Cette dynamique dépasse le cadre du PDS. Une grande partie de l’opposition et de la société civile voit dans cette réforme une manœuvre pour déplacer le centre du pouvoir vers l’Assemblée nationale, contrôlée par le Pastef. Soutenir la décision de Diomaye Faye de passer par un référendum est donc, pour beaucoup, une manière indirecte de dire non à son Premier ministre.

    Vers une nouvelle configuration présidentielle ?

    Pour Bassirou Diomaye Faye, ce soutien pourrait être le prélude à une recomposition de sa majorité. Alors que les tensions avec le noyau dur du Pastef s’accentuent, le président pourrait être tenté de renforcer sa propre coalition, « Diomaye Président », en s’appuyant sur de nouveaux partenaires comme le PDS.

    Certains observateurs à Dakar considèrent que la rupture est déjà consommée entre le chef de l’État et l’appareil de son parti d’origine. Dans ce contexte, la quête de consensus et de stabilité pourrait pousser Diomaye Faye à s’éloigner définitivement du discours radical pour bâtir une alliance plus large, capable de porter son action au-delà des clivages actuels.

  • Le virage stratégique de Yariv Elbaz : de l’agro-industrie marocaine aux technologies de défense

    Le virage stratégique de Yariv Elbaz : de l’agro-industrie marocaine aux technologies de défense

    Une restructuration majeure dans le paysage industriel marocain

    Le paysage économique du Royaume connaît un tournant significatif avec le désengagement partiel de Yariv Elbaz du secteur de la minoterie. En avril 2026, le Conseil de la concurrence a officiellement autorisé une opération d’envergure : l’acquisition de 68 % de Forafric Agro Holdings Limited par Cap Holding. Cette entité, dirigée par l’homme d’affaires Chakib Alj, reprend ainsi les rênes d’une filiale majeure de Forafric Global, dont Yariv Elbaz était jusqu’alors le principal actionnaire.

    Nouveaux horizons : IA, drones et défense

    Ce retrait partiel de l’industrie agroalimentaire ne marque pas la fin des activités de Yariv Elbaz au Maroc, mais plutôt une profonde mutation de ses priorités. L’entrepreneur, dont le parcours a débuté dans la finance de haut vol, oriente désormais ses investissements vers des domaines à forte valeur technologique et stratégique. Ses nouvelles ambitions se concentrent sur l’intelligence artificielle, le développement de drones et les systèmes de défense aérienne.

    Ce pivot illustre une volonté de se positionner sur des marchés d’avenir, essentiels pour la souveraineté technologique. Yariv Elbaz continue de jouer un rôle de premier plan, fort de son influence à l’intersection des intérêts diplomatiques et économiques entre le Maroc, Israël et les États-Unis.

    Un acteur influent au cœur des réseaux internationaux

    Discret mais redoutablement efficace, Yariv Elbaz a su bâtir un empire en naviguant entre différents secteurs. Son implication dans des dossiers sensibles et sa capacité à tisser des liens entre des puissances économiques mondiales font de lui un personnage central de la scène marocaine. Aux côtés de figures comme Saâd Bendidi, Richard Attias ou Mohcine Jazouli, il participe activement à la dynamique de transformation du pays.

    En cédant le contrôle de ce fleuron industriel qu’est Forafric, il libère des ressources pour se consacrer pleinement à ces nouveaux défis technologiques, confirmant sa réputation d’homme d’affaires visionnaire capable d’anticiper les grandes mutations globales.

  • Les agricultrices togolaises au cœur de la transformation lors du FoNAT 2026

    Les agricultrices togolaises au cœur de la transformation lors du FoNAT 2026

    Le Forum national de l’agricultrice togolaise (FoNAT 2026) s’est ouvert à Lomé, offrant une tribune aux femmes du monde rural pour exprimer leurs revendications et souligner leur rôle crucial dans l’économie. Cette rencontre vise à redéfinir la place des productrices au sein des stratégies de développement agricole.

     

    Véritables piliers de la production et de la transformation, les femmes rurales du Togo font face à des barrières persistantes malgré leur poids économique. Depuis le 30 juin, des centaines de déléguées participent à Lomé au Forum national de l’agricultrice togolaise (FoNAT 2026) pour aborder les problématiques d’accès au foncier, au crédit et aux outils technologiques.

    Cet événement, coordonné par la Plateforme nationale des agricultrices du Togo (PNAFAT) et la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale des agricultrices décrétée par les Nations Unies pour l’année 2026.

    CTOP TOGO

    Surmonter les freins à l’épanouissement des productrices

    Le droit à la terre demeure une préoccupation majeure au cours des échanges. Les pesanteurs socioculturelles et économiques limitent souvent la capacité des femmes à sécuriser leurs exploitations et à investir durablement. Les débats au FoNAT mettent en lumière la nécessité de réformes pour faciliter l’autonomie foncière féminine.

    Outre le foncier, l’accès aux financements adaptés et l’intégration des innovations agricoles sont au centre des réflexions. Les participantes discutent également de l’urgence climatique et des moyens de renforcer la transformation locale pour garantir une meilleure rentabilité et assurer la sécurité alimentaire nationale.

    CTOP TOGO

    Exposition des talents et des produits du terroir

    Une foire d’exposition organisée en parallèle du forum permet de valoriser le savoir-faire des entrepreneures agricoles. Cet espace de promotion met en avant des produits transformés localement, favorisant ainsi le réseautage entre les actrices de la filière, les acheteurs et les partenaires stratégiques.

    Cette vitrine concrétise la volonté de passer de la réflexion théorique à l’action économique, en prouvant que les entreprises dirigées par des femmes sont de véritables moteurs de croissance et de résilience pour les territoires togolais.

    CTOP TOGO

    Une mobilisation soutenue par des acteurs internationaux

    Le succès du FoNAT 2026 repose sur une synergie entre acteurs locaux et partenaires internationaux, tels que la FAO, la GIZ, le Forum rural mondial ou encore la Coopération basque. Le Programme de résilience des systèmes alimentaires au Togo (FSRP), le projet AgSyS et Carrefour International Canada apportent également leur appui technique et financier.

    Les recommandations issues de ces assises devraient influencer durablement les futures politiques publiques. Dans un pays où l’agriculture est un pilier économique, l’autonomisation des agricultrices est désormais perçue comme une priorité pour la création de revenus et la stabilité face aux défis contemporains.

  • Les raisons de la mise sous surveillance de Gasabo Gold par le Trésor américain

    Les raisons de la mise sous surveillance de Gasabo Gold par le Trésor américain

    Plaques d’or rangées dans une boîte.

    Le département du Trésor des États-Unis a désormais la raffinerie rwandaise Gasabo Gold dans sa ligne de mire. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre la RDC et le Rwanda, mettant en lumière les enjeux stratégiques liés au commerce de l’or dans la région des Grands Lacs.

    Le Trésor américain cible les circuits financiers du Rwanda

    Sous l’impulsion de l’administration de Donald Trump, les autorités américaines renforcent leur vigilance sur les infrastructures de traitement des minerais en Afrique. La raffinerie Gasabo Gold est scrutée de près pour son rôle potentiel dans les flux financiers régionaux. Cette surveillance accrue vise à garantir la transparence des chaînes d’approvisionnement et à limiter les financements opaques.

    Implications pour Paul Kagame et Félix Tshisekedi

    La mise sous pression de cette entité rwandaise intervient alors que les relations entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi traversent une période de fortes turbulences. Washington s’intéresse particulièrement aux liens possibles entre le secteur minier et des groupes armés tels que l’AFC et le M23, qui déstabilisent l’est de la République Démocratique du Congo.

    • Analyse des activités de raffinage à Kigali.
    • Surveillance des exportations vers les marchés internationaux.
    • Impact des sanctions sur la stabilité économique régionale.

    Cette initiative du Trésor souligne la volonté des États-Unis d’intervenir plus directement dans les dossiers économiques et sécuritaires qui lient la RDC au Rwanda. La situation de Gasabo Gold pourrait devenir un levier diplomatique majeur dans les mois à venir.

  • Coopération stratégique entre le Bénin et le Tchad pour la sécurité hydrique en Afrique

    Coopération stratégique entre le Bénin et le Tchad pour la sécurité hydrique en Afrique

    Une alliance diplomatique pour la préservation des ressources en eau

    Le Palais de la Marina à Cotonou a récemment accueilli une rencontre de premier plan entre les autorités du Bénin et du Tchad. Cette entrevue marque une étape décisive dans la diplomatie de l’or bleu, visant à placer la problématique de la gestion des ressources hydriques au sommet de l’agenda politique continental.

    Le ministre d’État tchadien, Tahir Hamid Nguilin, s’est rendu en mission officielle pour échanger avec Romuald Wadagni. Porteur d’un message du président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, l’émissaire a exposé la vision de son pays pour une gestion concertée de l’eau en Afrique. Cette démarche vise à construire une position commune face aux menaces qui pèsent sur la stabilité et la croissance économique de la région.

    Le Forum africain de l’eau : N’Djamena au cœur de l’action

    Cette visite s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Forum africain de l’eau, un événement majeur qui se tiendra prochainement à N’Djamena. Organisé conjointement par le gouvernement tchadien et la Banque mondiale, ce sommet réunira experts, décideurs et institutions financières internationales pour répondre aux urgences du secteur.

    Les discussions porteront sur plusieurs piliers essentiels :

    • La garantie d’un accès universel à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité.
    • La protection des écosystèmes fragiles, particulièrement le bassin du lac Tchad, face aux dérèglements climatiques.
    • La mobilisation de financements pour le développement d’infrastructures hydrauliques durables sur le continent.

    Vers une souveraineté africaine dans la gestion de l’eau

    Pour le Bénin, déjà engagé dans des transformations profondes pour l’accès aux services de base, ce rapprochement est une opportunité de peser davantage dans les négociations internationales. L’objectif est de permettre aux nations africaines de définir elles-mêmes leurs priorités de financement plutôt que de simplement subir les stratégies des institutions multilatérales.

    En consolidant ce partenariat avec Cotonou, le Tchad s’assure un allié de poids pour porter la voix du continent face aux défis environnementaux mondiaux. La réussite du sommet de N’Djamena repose désormais sur cette solidarité régionale renforcée.

  • La transparence du Gabon à l’épreuve de l’évaluation internationale

    La transparence du Gabon à l’épreuve de l’évaluation internationale

    Libreville est actuellement le théâtre d’un examen minutieux qui pourrait redéfinir la position du pays sur l’échiquier financier mondial. Alors que l’intégrité devient le socle de la confiance pour les bailleurs et les citoyens, le Gabon se soumet à une analyse rigoureuse de ses politiques publiques.

    Depuis le 29 juin, la capitale gabonaise accueille une mission d’évaluation stratégique liée au second cycle du mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC). Si cette rencontre peut paraître technique, ses enjeux touchent au cœur de la modernisation institutionnelle et économique du pays.

    Durant trois jours d’échanges intensifs, des experts de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, accompagnés de spécialistes venus du Tchad et de la Libye, collaborent avec les autorités locales. Ensemble, ils passent au crible les systèmes de prévention, les protocoles de contrôle, la coopération judiciaire internationale et les procédures de recouvrement des avoirs. Cette démarche vise à vérifier si les engagements pris par le Gabon se traduisent par une efficacité réelle sur le terrain.

    Un examen qui va au-delà des formalités administratives

    Organisée à l’hôtel Boulevard de Libreville, cette mission marque un tournant dans la refonte de la gouvernance nationale. Les travaux se concentrent sur la traçabilité des flux financiers, la coordination interinstitutionnelle et les outils de lutte contre l’enrichissement illicite. Pour Séraphin Ondoumba, Point focal de l’ONUDC et membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), ce rendez-vous permet de mettre en lumière les avancées significatives tout en restant lucide sur les zones d’ombre à dissiper.

    L’enjeu pour les évaluateurs est de s’assurer que l’État parvient à instaurer une véritable culture de l’intégrité. Dans un monde où la transparence est devenue un levier d’attractivité économique, la qualité de la gestion publique est désormais scrutée avec autant d’attention que les ressources naturelles.

    La gouvernance, pilier de la transformation nationale

    Cette mission met également en perspective les réformes impulsées sous la direction du président Brice Clotaire Oligui Nguema. L’exécutif a placé la moralisation de la vie publique et la rationalisation des dépenses au sommet de ses priorités. Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a d’ailleurs rappelé que cette évaluation s’insère dans une volonté globale de conformité aux standards internationaux de responsabilité administrative.

    Cette transformation s’appuie notamment sur :

    • La digitalisation des circuits financiers pour réduire l’opacité.
    • Le renforcement des capacités de contrôle de la CNLCEI.
    • La formation et la sensibilisation accrue des agents de la fonction publique.
    • La sécurisation du recouvrement des recettes de l’État.

    Vers une crédibilité institutionnelle renforcée

    Le rapport qui conclura ces travaux ce mercredi sera un indicateur précieux pour l’avenir diplomatique et économique du pays. Dans une économie mondialisée, la bonne gouvernance n’est plus une option éthique, mais une infrastructure vitale, au même titre que l’énergie ou les transports. En se prêtant à cet exercice de vérité, le Gabon cherche à consolider son statut d’État fiable, capable de garantir une gestion saine et performante de son patrimoine national pour les générations futures.

  • L’UDC s’indigne face aux allégations de torture contre l’activiste Jacques Bertrand Mang

    L’UDC s’indigne face aux allégations de torture contre l’activiste Jacques Bertrand Mang

    Une condamnation ferme de l’Union démocratique du Cameroun

    L’Union démocratique du Cameroun (UDC), sous l’impulsion de sa présidente Patricia Tomaino Ndam Njoya, exprime une vive inquiétude suite aux rapports faisant état de tortures subies par l’activiste Jacques Bertrand Mang. Le parti politique fustige avec force ces agissements, rappelant qu’ils sont formellement proscrits par la Constitution du Cameroun. Pour l’organisation, si ces sévices sont confirmés, ils représenteraient une atteinte intolérable aux droits fondamentaux et aux piliers de l’État de droit.

    Dans sa prise de parole, la formation politique souligne qu’aucune forme d’engagement citoyen ou de désaccord ne peut légitimer l’usage de la violence ou de traitements dégradants. L’UDC exhorte les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. L’objectif est de garantir l’intégrité physique de Jacques Bertrand Mang et d’assurer le respect strict de ses droits légaux.

    Le militant, célèbre pour ses critiques acerbes sur la gouvernance et les injustices sociales au Cameroun, se retrouve une nouvelle fois au centre des préoccupations. Les faits se seraient déroulés le 30 juin 2026 dans un commissariat de Douala. Lors d’une retransmission en direct sur les réseaux sociaux, l’activiste a été vu réclamant sa libération immédiate, tandis que les forces de l’ordre conditionnaient sa sortie à un retour au calme et à l’arrivée d’une responsable hiérarchique.

    Ce n’est pas la première fois que Jacques Bertrand Mang est confronté à l’appareil répressif. Par le passé, il a déjà subi des interpellations musclées et des internements psychiatriques forcés. Ses interventions numériques visent régulièrement les forces de défense, les douanes ainsi que le personnel politique. Actuellement, l’activiste serait maintenu en garde à vue, prolongeant ainsi un bras de fer tendu avec les autorités judiciaires.

  • Sécurisation du corridor ouest : un convoi massif de 940 camions arrive à Bamako

    Sécurisation du corridor ouest : un convoi massif de 940 camions arrive à Bamako

    Une opération de sécurisation d’envergure sur l’axe Kayes-Bamako

    Entre le 23 et le 29 juin, les forces armées maliennes ont mené à bien une mission d’escorte capitale pour l’économie nationale. Un total impressionnant de 940 camions civils a pu rejoindre la capitale, Bamako, en transitant par l’itinéraire stratégique reliant Kayes, Sandaré et Diéma.

    Le déroulement de la mission militaire

    Le périple a débuté avec un premier groupe de 540 poids lourds escortés depuis Kayes jusqu’à Sandaré. À cette étape, une seconde unité militaire en provenance de Diéma a renforcé le dispositif de protection. Au fil de la progression, plusieurs véhicules qui étaient immobilisés le long de la route pour diverses raisons ont été intégrés à la colonne sécurisée. Finalement, ce sont 940 camions transportant diverses marchandises qui ont atteint la cité capitale sans encombre notable.

    Un enjeu crucial pour l’approvisionnement du Mali

    Cette intervention de l’armée s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants sur les principaux axes routiers du pays. La sécurisation de ce flux est d’autant plus vitale que Bamako fait face à des tensions récurrentes dans l’approvisionnement en hydrocarbures ces derniers temps.

    Le corridor Kayes-Bamako demeure le poumon économique du Mali. Véritable porte d’entrée pour les importations venant du Sénégal et de la Mauritanie, cette route est indispensable pour l’acheminement des produits pétroliers, des denrées alimentaires de base et des équipements industriels nécessaires au marché malien.

  • Installation du Sénat au Bénin : une première liste de membres officiellement dévoilée

    Installation du Sénat au Bénin : une première liste de membres officiellement dévoilée

    Une étape décisive pour la nouvelle chambre parlementaire béninoise

    Le Bénin franchit un cap majeur dans la structuration de ses institutions avec l’avancement concret de la mise en place du Sénat. Suite à la réforme constitutionnelle adoptée en novembre 2025, le gouvernement a officiellement établi la liste des premières personnalités qui intégreront cette seconde chambre en qualité de membres de droit.

    Les présidents Nicéphore Soglo( en blanc en arrière plan), Boni Yayi (à gauche) et Patrice Talon (à droite)

    Cette liste prestigieuse regroupe d’illustres figures de la vie politique nationale. Parmi les membres de droit figurent les anciens chefs d’État Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon. Leur présence au sein de cette institution découle directement des hautes fonctions qu’ils ont exercées au sommet de la République au Bénin.

    Anciens présidents d’institutions : un socle d’expérience pour le Sénat

    Outre les anciens présidents de la République, le Sénat accueillera également des personnalités ayant dirigé l’Assemblée nationale. Sont ainsi concernés Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Idji Kolawolé et Mathurin Nago. Ces anciens responsables parlementaires apporteront leur expertise législative à cette nouvelle instance.

    Le volet judiciaire et constitutionnel est également représenté, puisque plusieurs anciens présidents de la Cour constitutionnelle sont appelés à siéger. La liste mentionne notamment Théodore Holo, Robert Dossou, Amouda Issifou et Élisabeth Pognon.

    Pour rappel, la création de cette seconde chambre est le fruit de la révision de la Constitution de novembre 2025. Le Sénat béninois est composé de membres de droit — incluant les anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ayant effectué au moins la moitié de leur mandat — ainsi que de membres désignés selon des modalités spécifiques définies par les textes législatifs.

  • Organisation des festivités nationales d’août au Gabon : le gouvernement passe à la vitesse supérieure

    Organisation des festivités nationales d’août au Gabon : le gouvernement passe à la vitesse supérieure

    Mobilisation gouvernementale pour les célébrations nationales au Gabon

    À l’approche des grands rendez-vous commémoratifs du mois d’août, les autorités gabonaises redoublent d’efforts. Ce mardi 30 juin 2026, Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, a dirigé une séance de travail stratégique avec le comité d’organisation. L’objectif principal était de faire le point sur les préparatifs de trois moments forts du calendrier républicain : la Journée du Drapeau, la fête de l’Indépendance et la Journée de la Libération.

    Lors de cette réunion, les différents sous-comités ont exposé l’état d’avancement de leurs missions respectives. Fidèle aux directives du président de la République, Hermann Immongault a exhorté l’ensemble de l’équipe gouvernementale à s’impliquer davantage. Le mot d’ordre est clair : finaliser tous les dispositifs logistiques et organisationnels avant la fin du mois de juillet pour garantir un déroulement optimal dès le début du mois d’août. Une session élargie est prochainement prévue pour affiner la coordination et lever les derniers obstacles.

    Sport et culture au cœur de l’unité nationale

    Cette édition 2026 se veut innovante et fédératrice. Mikolo Fausther, à la tête du sous-comité Culture, a dévoilé plusieurs temps forts, notamment la Coupe du Président. Ce tournoi sportif, qui verra s’affronter les neuf provinces du Gabon, débutera aux alentours du 4 août pour s’achever en apothéose le 17 août.

    Le volet culturel ne sera pas en reste avec une imposante parade. Ce défilé mettra en scène treize groupes traditionnels issus des diverses aires culturelles du pays, ainsi que des troupes modernes portées par la jeunesse, notamment à travers la pratique de la tcham. Pour souligner l’hospitalité et l’ouverture internationale du Gabon, trois délégations de communautés amies participeront également à cet événement.

    À travers ces célébrations, l’exécutif ambitionne de magnifier le patrimoine national tout en consolidant la cohésion entre les citoyens. La synergie entre les administrations reste la priorité pour assurer une organisation sécurisée et mémorable, conformément aux hautes orientations du chef de l’État.

  • Uber s’implante à Agadir et Tanger pour soutenir le tourisme au Maroc

    Uber s’implante à Agadir et Tanger pour soutenir le tourisme au Maroc

    Le géant du VTC renforce sa présence dans le royaume

    Dans une volonté affirmée de densifier son maillage territorial, Uber a officialisé son arrivée dans les villes d’Agadir et de Tanger. Cette décision stratégique vise à accompagner le dynamisme du secteur touristique marocain. Déjà opérationnelle à Casablanca et Rabat, la plateforme de transport avec chauffeur entend tirer profit de l’attractivité croissante du pays, particulièrement dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde 2030.

    Le Maroc se fixe des objectifs ambitieux, avec une cible de 26 millions de vacanciers d’ici 2030. Pour relever ce défi, Uber s’engage à offrir des solutions de transport sécurisées et performantes, améliorant ainsi l’expérience globale des visiteurs. L’objectif est de simplifier les trajets quotidiens, du transfert depuis les établissements hôteliers jusqu’à l’exploration des centres d’intérêt urbains.

    Une offre diversifiée pour les usagers

    En s’installant à Agadir et Tanger, l’entreprise répond à un besoin de mobilité de plus en plus pressant. Les habitants et les touristes peuvent désormais accéder aux services UberX et UberXL directement via l’application mobile, bénéficiant ainsi de la même flexibilité que dans les autres métropoles déjà couvertes. Cette extension facilite les déplacements interurbains et renforce la connectivité locale.

    Les indicateurs économiques confirment cette tendance positive pour le secteur. En 2025, le Maroc a enregistré un afflux record de 19,8 millions de touristes, marquant une progression de 14 % sur un an. Cette vitalité se traduit également par des revenus significatifs, atteignant 124 milliards de dirhams sur les onze premiers mois de l’année. La dynamique s’est poursuivie au premier trimestre 2026 avec 4,3 millions d’entrées, soit une hausse de plus de 7 % par rapport à l’exercice précédent.