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  • L’assemblée nationale du Gabon affirme sa souveraineté législative

    L’assemblée nationale du Gabon affirme sa souveraineté législative

    Quatre mois après son installation officielle dans le cadre de la Ve République, l’Assemblée nationale du Gabon vient de clore une session législative historique. Au sein du Palais Léon-Mba à Libreville, cette clôture ne représente pas une simple formalité administrative, mais bien l’affirmation d’une institution qui souhaite peser de tout son poids dans la reconstruction nationale entamée depuis le 30 août 2023.

    Sous la direction de Michel Régis Onanga M. Ndiaye, les députés ont affiché un bilan particulièrement actif. Sur les 33 projets de loi soumis à leur examen, 23 ont été adoptés. Ces textes, cruciaux pour le quotidien des Gabonais, visent à consolider le nouveau cadre institutionnel du pays. Cependant, au-delà de la production législative, c’est la posture politique de l’hémicycle qui retient l’attention : une volonté claire de ne plus être une simple chambre d’enregistrement.

    Un équilibre des pouvoirs en pleine mutation

    L’un des points d’orgue de cette session a été l’avertissement formel lancé à l’exécutif concernant l’usage des ordonnances. Bien que constitutionnelles, ces dernières doivent, selon le président de la chambre basse, rester l’exception et non la règle. Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, l’urgence des réformes ne doit en aucun cas occulter la nécessité d’un débat parlementaire rigoureux. Cette défense de la prérogative législative marque un tournant dans les rapports de force institutionnels au Gabon.

    La cérémonie de clôture a réuni les plus hauts dignitaires de l’État, incluant des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Elle a permis de souligner que la réussite de la transition repose sur un dialogue constant entre les pouvoirs. Les élus ont rappelé leur mission : amender, enrichir et, si nécessaire, contester les propositions gouvernementales pour garantir l’intérêt général.

    Les priorités de la nation au cœur des débats

    Le 15 juin dernier, le Congrès avait déjà marqué les esprits avec l’intervention du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Devant les députés et sénateurs réunis, le chef de l’État avait tracé les lignes directrices des réformes à venir : protection sociale, restructuration de la SEEG, situation de Poste SA et modernisation des transports. L’Assemblée nationale se positionne désormais comme le gardien de la mise en œuvre de ces chantiers prioritaires.

    En terminant cette première session ordinaire, l’institution parlementaire envoie un message de responsabilité. La Ve République gabonaise se dessine comme un régime où le contrôle mutuel et la transparence sont les piliers de l’action publique. Le chemin est encore long, mais les fondations d’un parlementarisme actif semblent désormais posées à Libreville.

  • Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    La République démocratique du Congo fait face à une accélération préoccupante de la transmission du virus Ebola. En l’espace d’un mois seulement, le bilan a franchi la barre des 1 000 cas confirmés, plongeant l’est du pays dans une situation sanitaire critique. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus durement touchées par cette flambée épidémique.

    Le virus Ebola touche la RDC © Pexels

    Une propagation favorisée par l’instabilité régionale

    Le contrôle de l’épidémie en RDC se heurte à des obstacles majeurs. Les zones concernées sont le théâtre de conflits armés persistants et de déplacements massifs de populations, ce qui rend l’accès aux structures de soins extrêmement complexe. David Munkley, responsable des opérations humanitaires dans la partie orientale du pays, pointe du doigt ces difficultés logistiques et sécuritaires qui freinent la riposte médicale.

    Sur le plan international, la vigilance est de mise. Bien que la crise soit géographiquement localisée en Afrique centrale, le signalement d’un cas importé en France a ravivé les craintes d’une diffusion mondiale. Néanmoins, les experts se veulent rassurants. L’épidémiologiste Cédric Dananché précise que les dispositifs actuels de surveillance et les protocoles d’isolement sont suffisamment robustes pour maintenir un risque de transmission internationale à un niveau très faible.

    L’enjeu actuel réside dans la capacité des acteurs de santé à stabiliser la situation dans les foyers actifs. La surveillance accrue des zones frontalières et le renforcement des capacités de détection précoce demeurent les piliers essentiels pour empêcher une extension plus large de cette épidémie d’Ebola.

  • L’ascension sociale par l’image : le smartphone au cœur du quotidien des Tchadiennes

    L’ascension sociale par l’image : le smartphone au cœur du quotidien des Tchadiennes

    Une mutation profonde redéfinit actuellement les interactions sociales au sein de la jeunesse féminine du Tchad. Que ce soit dans les quartiers populaires ou les zones résidentielles de N’Djamena, une culture visuelle inédite s’installe, portée par la globalisation numérique. Désormais, l’identité de la femme moderne s’articule autour de l’élégance et de la possession d’objets prestigieux, où le smartphone de luxe, particulièrement l’iPhone, s’impose comme la pièce maîtresse.

    Tchad : le smartphone, nouvel atout social des jeunes femmes

    Le téléphone portable, un indicateur de rang social

    Dans les échanges de tous les jours, l’appareil mobile a dépassé sa fonction première de communication pour devenir un véritable marqueur de statut. Fati, une étudiante de 21 ans inscrite à l’université HEC Tchad, souligne l’importance de cet outil : pour elle, l’absence d’un iPhone récent équivaut à une forme d’invisibilité numérique. Elle décrit une pression sociale où la crédibilité sur les réseaux sociaux dépend directement de la qualité technologique du terminal utilisé.

    Cette vision est largement partagée. L’image de soi est devenue une vitrine où chaque détail compte. Dans la capitale tchadienne, le luxe est perçu comme un langage indispensable pour exister dans un espace digital où la visibilité est reine. Mariam Senoussi, âgée de 24 ans, explique que l’apparence prime souvent sur la réalité financière, car ne pas paraître aisée revient à être ignorée.

    Entre mise en scène et contraintes économiques

    Les plateformes sociales exacerbent ce besoin de paraître à travers des styles de vie fastueux. Cependant, derrière les clichés de voyages et de vêtements de marque, se cachent souvent des stratégies de mise en scène ou des situations de précarité masquées par des filtres. Cette quête d’esthétique engendre une comparaison constante et une pression psychologique accrue chez les jeunes femmes.

    Le coût de ces technologies représente un défi majeur. À N’Djamena, certains smartphones dépassent le million de francs CFA, une somme colossale pour le budget moyen. Pourtant, l’engouement ne faiblit pas. Issa Kally, commerçant spécialisé, confirme que l’acquisition des derniers modèles est devenue une priorité absolue pour nombre de ses clientes, prêtes à de longs sacrifices financiers pour rester à la page.

    Une adaptation aux réalités du marché local

    Il serait erroné de voir dans cette tendance un désintérêt pour la valeur travail. La plupart de ces jeunes femmes sont actives dans des secteurs variés comme la coiffure, la couture ou le commerce en ligne. Dans un marché de l’emploi formel souvent saturé, l’entrepreneuriat informel et la gestion de l’image deviennent des leviers d’ascension sociale plus rapides.

    L’esthétique et les objets de luxe ne sont pas des substituts à l’effort, mais des outils de reconnaissance dans une société en pleine mutation numérique. Cette réalité complexe dépeint une jeunesse féminine tchadienne qui navigue entre aspirations à la modernité, pressions sociales fortes et opportunités économiques à construire.

  • Sénégal : réforme constitutionnelle, le bras de fer entre Sonko et Diomaye Faye s’intensifie

    Sénégal : réforme constitutionnelle, le bras de fer entre Sonko et Diomaye Faye s’intensifie

    Lundi, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté à l’unanimité un projet de révision constitutionnelle. Les 129 députés présents ont voté en faveur du texte porté par le Pastef, le parti au pouvoir.

    Cette réforme vise à renforcer les prérogatives du Parlement et du Premier ministre, tout en redéfinissant le rôle du président de la République. Mais pour la coalition du chef de l’État et plusieurs partis d’opposition, il s’agirait d’un texte taillé sur mesure pour Ousmane Sonko, l’ancien Premier ministre devenu président de l’Assemblée nationale.

    Face à ces accusations, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi de soumettre le texte à référendum. Cette décision soulève des questions : s’agit-il d’une simple consultation démocratique ou d’une manœuvre politique pour renforcer sa légitimité ? Le débat est lancé.

  • Lutte contre le cyberharcèlement au Tchad : le combat d’Epiphanie Dionrang pour les droits des femmes

    Lutte contre le cyberharcèlement au Tchad : le combat d’Epiphanie Dionrang pour les droits des femmes

    En 2016, un événement tragique a profondément bouleversé la société au Tchad. Une lycéenne de 16 ans, prénommée Zouhoura, avait été la cible d’un enlèvement suivi d’un viol collectif. Au-delà de l’agression physique, ses bourreaux avaient diffusé les images de leur crime sur Internet, marquant le début d’une prise de conscience sur les dangers du numérique. Une décennie plus tard, force est de constater que les violences en ligne continuent de frapper de nombreuses citoyennes.

    Sur le territoire tchadien, la simple publication d’un contenu multimédia peut transformer une internaute en cible. Les défenseuses des droits humains sont particulièrement vulnérables à ces attaques. Epiphanie Dionrang, qui dirige la Ligue tchadienne des droits des femmes, a elle-même subi ces assauts numériques en raison de son militantisme. Elle témoigne de cette réalité brutale et explore les solutions pour éradiquer ce fléau.

    Un engagement né de l’adversité

    Pour Epiphanie Dionrang, la lutte contre le harcèlement virtuel est indissociable de son combat global pour les femmes. Elle explique que ces agressions font partie intégrante des violences systémiques que subissent les Tchadiennes au quotidien. Ayant elle-même affronté des vagues de haine suite à ses prises de position, elle souligne que le cyberharcèlement se manifeste par des intimidations, des propos sexistes, des messages haineux et même des menaces téléphoniques directes.

    Tchad, N'Djamena | Des femmes participent à une manifestation contre les violences faites aux femmes à N'Djamena. (Photo d'archives)

    Des séquelles psychologiques et sociales profondes

    Les conséquences de ces attaques ne sont pas virtuelles. Elles engendrent un stress intense, de l’anxiété chronique et une peur constante. Les victimes peuvent sombrer dans la dépression ou souffrir d’une perte totale d’estime de soi. Epiphanie Dionrang précise que les harceleurs utilisent souvent des données privées pour humilier publiquement leurs cibles, provoquant un sentiment de honte qui pousse à l’isolement. Dans les situations les plus graves, ces tourments peuvent mener à des pensées suicidaires.

    Sur le plan citoyen, ce climat de terreur numérique pousse de nombreuses femmes à l’autocensure. Pour se protéger, elles réduisent leur présence dans l’espace public et limitent leurs interactions sur les réseaux sociaux, ce qui constitue un recul pour la liberté d’expression et la participation démocratique.

    L’impunité et les lacunes du système judiciaire

    Qui sont ces agresseurs ? Ils se cachent parfois derrière l’anonymat de faux profils, mais il arrive aussi qu’il s’agisse de connaissances ou d’anciens proches en désaccord avec les opinions de la victime. Face à eux, la riposte est complexe. Epiphanie Dionrang conseille de collecter systématiquement des preuves : captures d’écran, liens, dates et identifiants des comptes incriminés.

    Cependant, le cadre légal au Tchad reste insuffisant. Malgré l’existence d’une Agence nationale de sécurité informatique et d’une cellule dédiée à la cybercriminalité, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. L’absence d’un code numérique spécifique et la lenteur de la justice découragent les victimes. « Il ne suffit pas de sensibiliser, il faut prévenir et surtout réprimer », martèle la présidente de la Ligue, déplorant que de nombreuses femmes se murent dans le silence par peur de ne pas être protégées.

    Tchad, N'Djamena | Des femmes participent à une manifestation contre les violences faites aux femmes à N'Djamena. (Archives)

    Briser le silence par la culture

    Pour contrer ce phénomène, des initiatives culturelles voient le jour, à l’instar du documentaire « Harcèlement 2.0, La résilience des Africaines connectées » réalisé par Aché Ahmat Moustapha. Epiphanie Dionrang, qui participe à ce projet, estime que ce film est un outil de plaidoyer essentiel pour libérer la parole.

    L’objectif est de créer des espaces sécurisés où les victimes peuvent être écoutées sans jugement. Que ce soit au Tchad, au Sénégal ou ailleurs sur le continent, le défi reste le même : transformer la culture du blâme en une culture de soutien pour que les femmes puissent investir le monde numérique sans crainte.

  • Financement de 365 millions d’euros pour moderniser les infrastructures de transport au Maroc

    Financement de 365 millions d’euros pour moderniser les infrastructures de transport au Maroc

    Une impulsion majeure pour la mobilité durable au Maroc

    Le Royaume du Maroc et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont scellé, ce mardi à Rabat, une série d’accords financiers d’une valeur totale de 365 millions d’euros. Cet investissement d’envergure vise à renforcer la sécurité et la robustesse des infrastructures routières et ferroviaires du pays.

    Réhabilitation du réseau ferroviaire avec l’ONCF

    Le premier volet de cet engagement concerne la modernisation des voies ferrées. Un prêt de 50 millions d’euros octroyé par la BEI, complété par une subvention de l’Union européenne de 15 millions d’euros, sera dédié à l’Office national des chemins de fer (ONCF). Ce financement soutiendra directement le projet de réhabilitation ferroviaire, garantissant ainsi une mobilité plus fluide et sécurisée pour les passagers.

    Renforcement de la résilience autoroutière

    Parallèlement, un second accord a été conclu avec la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM). Il s’agit d’un prêt de 300 millions d’euros destiné à accroître la résilience du réseau autoroutier face aux défis climatiques et techniques. Ce projet est crucial pour maintenir la performance des axes de communication stratégiques du royaume.

    Un demi-siècle de coopération stratégique

    Lors de la cérémonie de signature, Nadia Calviño, présidente de la BEI, a réaffirmé que le Maroc demeure un partenaire privilégié de l’institution. Elle a mis en avant la stabilité du pays, qui agit comme un moteur de prospérité pour toute la région. De son côté, la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah, a salué la solidité de cette alliance qui dure depuis 50 ans, soulignant que ces nouveaux fonds se traduiront par des bénéfices concrets pour les citoyens marocains.

    La présence permanente de la BEI au Maroc depuis deux décennies témoigne de cet engagement continu en faveur du développement économique, de la cohésion sociale et de la transition écologique à travers des projets de mobilité moderne.

  • Rdc : Mgr fulgence muteba met en garde contre le risque de perdre le pays sans réconciliation nationale

    Rdc : Mgr fulgence muteba met en garde contre le risque de perdre le pays sans réconciliation nationale

    À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, également président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Fulgence Muteba Mugalu, a adressé un appel pressant à la réconciliation, au pardon et à la cohésion nationale.

    Lors de l’homélie prononcée ce mardi à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Lubumbashi, le prélat a prévenu que la nation congolaise risque de voir son avenir compromis si elle n’emprunte pas résolument la voie d’une paix durable. Devant des responsables religieux, des fidèles catholiques et plusieurs invités réunis pour célébrer la fête nationale, il a invité les Congolais à faire de cet anniversaire un moment de réflexion profonde sur le devenir du pays.

    « Nous devons devenir un pays respectable et respecté. Pour nous en sortir, il nous faut un consensus pour construire une paix durable, il faut nous pardonner, nous réconcilier, consolider notre cohésion nationale sur la base de la philosophie du vivre-ensemble. Si nous n’empruntons pas ce chemin, grand est le risque d’aller jusqu’à perdre ce pays. Nous voilà donc prévenus », a déclaré le président de la CENCO.

    La paix comme condition de l’avenir du Congo

    Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, des tensions politiques et des fractures sociales, le chef de l’Église catholique congolaise a souligné l’urgence d’un sursaut collectif. Selon lui, la grandeur de la RDC ne pourra être garantie que si ses filles et fils privilégient le dialogue, le pardon mutuel et la recherche permanente du bien commun. Son message met en lumière la nécessité de dépasser les divisions pour bâtir un consensus national solide, capable de consolider une paix durable et de préserver l’unité du pays.

    Le vivre-ensemble au cœur du projet national

    Mgr Fulgence Muteba a particulièrement insisté sur la philosophie du vivre-ensemble, qu’il considère comme le fondement indispensable de la cohésion nationale. Il estime qu’aucune réforme politique, économique ou institutionnelle ne pourra produire des résultats durables sans ce socle commun.

  • Gabon : la fin de la seeg officialise la séparation de l’eau et de l’électricité

    Gabon : la fin de la seeg officialise la séparation de l’eau et de l’électricité

    Le Gabon franchit une étape décisive dans la réforme de ses services publics en dissociant la gestion de l’eau et celle de l’électricité. Le 25 juin 2026, le Conseil des ministres a entériné deux projets de loi instituant la « Gabonaise des Eaux » et « Électricité du Gabon », deux sociétés d’économie mixte dédiées respectivement à l’eau potable et à l’électricité.

    En rompant avec le modèle intégré de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le gouvernement opte pour une spécialisation accrue. Chaque nouvel opérateur disposera d’un champ d’intervention précis, avec des responsabilités clarifiées. Ce découpage devrait faciliter les investissements et rehausser la qualité des prestations. Le Gabon s’inscrit ainsi dans une dynamique déjà observée ailleurs sur le continent : au Sénégal, l’eau est confiée à Sen’Eau et l’électricité à Senelec ; en Côte d’Ivoire, la SODECI et la CIE assurent ces missions ; au Maroc, l’ONEE sépare les deux activités dans des branches autonomes pour mieux gérer financements et investissements.

    Partout où cette spécialisation a été mise en œuvre, elle a permis de clarifier les responsabilités, de renforcer la gouvernance des opérateurs et de créer un environnement plus favorable à l’amélioration durable des services aux usagers. Pour la SEEG, l’espoir est que la gestion de ces deux entités futures ne reproduise pas les travers observés jusqu’à présent.

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  • L’ambassadeur allemand Christian Sedat reçu par l’archevêque de Douala

    Un échange de haut niveau autour de la visite du Pape Léon XIV au Cameroun

    Ce lundi 30 juin 2026, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun, Christian Sedat, s’est rendu à l’évêché de la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul de Douala pour une rencontre protocolaire avec Mgr Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala. Les deux personnalités ont notamment discuté de la récente visite du souverain pontife au Cameroun, un événement marquant pour l’Église locale.

    Accueilli chaleureusement par l’archevêque, le diplomate a ensuite visité les installations du diocèse, guidé par le chancelier de l’archidiocèse. La cathédrale, qui fête cette année ses 70 ans d’existence, a particulièrement retenu son attention. Sur sa page Facebook, l’ambassade d’Allemagne a souligné l’importance de cette visite, qui témoigne des liens solides entre Berlin, Yaoundé et l’institution catholique.

    Un dialogue fructueux sur le rôle des acteurs religieux

    « En déplacement à Douala ! L’ambassadeur Christian Sedat a eu le privilège de rencontrer Son Excellence Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, pour un échange ouvert et enrichissant sur le rôle des acteurs religieux dans la société, en particulier en tenant compte de la visite historique du Pape au Cameroun. Cette rencontre rappelle également les liens forts qui unissent l’Allemagne, le Cameroun et l’Église catholique. L’Allemagne est présente sur le terrain, à l’écoute et en dialogue à travers tout le pays », a indiqué la représentation diplomatique.

    Christian Sedat, en poste à Yaoundé depuis juillet 2025, possède une riche carrière diplomatique. Avant le Cameroun, il a été ambassadeur à Djouba (Soudan du Sud) de 2023 à 2025, et a occupé des postes à Londres, Washington et Nouakchott. Depuis son arrivée, il pilote activement les axes de la coopération germano-camerounaise : renforcement des relations économiques, coopération au développement, dialogue culturel (notamment sur les biens patrimoniaux issus de la période coloniale) et soutien aux projets sociaux de proximité, comme les micro-projets de santé publique.

    Un engagement concret pour le développement local

    Cette visite de courtoisie s’inscrit dans une volonté de maintenir un dialogue permanent avec les autorités religieuses et de renforcer la présence allemande sur le terrain. L’ambassadeur a réaffirmé son attachement aux projets qui touchent directement les populations, en lien avec les priorités de l’archidiocèse de Douala.

  • Partenariat stratégique entre le Gabon et le Togo : les cours constitutionnelles unissent leurs forces

    Partenariat stratégique entre le Gabon et le Togo : les cours constitutionnelles unissent leurs forces

    Le palais présidentiel de Libreville a accueilli ce mardi 30 juin 2026 une rencontre diplomatique et juridique d’envergure. Le chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu avec le professeur Djobo-Babakane Coulibaley, président de la Cour constitutionnelle du Togo. Cette audience, élargie à son homologue gabonais Dieudonné Aba’a Owono, marque une étape majeure dans le rapprochement des institutions judiciaires des deux nations.

    Au-delà des formalités protocolaires, cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée. Le professeur Coulibaley a mis en avant la solidité des liens historiques unissant Libreville et Lomé, tout en posant les jalons d’un partenariat technique approfondi. Les discussions ont rapidement abouti à des actions concrètes, notamment la mise en place de consultations régulières. Ce mécanisme permanent permettra le partage d’expériences et le transfert de bonnes pratiques, afin d’optimiser l’efficacité des juridictions constitutionnelles respectives.

    Moderniser les institutions pour consolider l’État de droit

    Le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est félicité de la profondeur des échanges. Selon lui, ce partenariat s’aligne parfaitement sur sa vision politique, qui privilégie la modernisation des institutions républicaines et un attachement ferme à l’État de droit. Le dirigeant gabonais a souligné l’importance de développer de telles synergies à l’échelle africaine. En nouant ces alliances stratégiques avec ses pairs, le Gabon entend non seulement perfectionner ses propres structures, mais aussi affirmer son leadership et faire rayonner ses institutions juridiques sur la scène continentale et internationale.

  • Libreville : un bilan financier 2025 marqué par un excédent budgétaire

    Libreville : un bilan financier 2025 marqué par un excédent budgétaire

    Une session municipale sous le signe de la stabilité à Libreville

    L’Hôtel de Ville de Libreville semble retrouver une certaine sérénité institutionnelle. Les conseillers municipaux se sont réunis au sein de la salle Jean-Félix Lassy pour une session ordinaire cruciale. L’ordre du jour portait sur l’analyse et la validation des comptes de gestion et administratif pour l’année 2025. Ces travaux se sont déroulés sous l’observation de Marie-Françoise Dikoumba, gouverneure de la province de l’Estuaire, dans un climat politique qui se stabilise progressivement pour la capitale gabonaise.

    Cette réunion intervient après une période de turbulences. En avril dernier, le rejet massif du budget primitif pour 2026 avait provoqué un basculement à la tête de la municipalité. Cette crise avait conduit au remplacement de l’équipe de Pierre Matthieu Obame Etoughe par un nouveau bureau exécutif placé sous la direction d’Eugène Mba. Aujourd’hui, les élus locaux ont repris le fil de leurs missions institutionnelles, respectant ainsi les exigences de la loi sur la décentralisation qui impose l’examen des résultats financiers de l’année écoulée dès la première session de l’an neuf.

    Lors de son allocution d’ouverture, le maire Eugène Mba a tenu à préciser la portée du compte administratif. Ce document technique sert de miroir à l’exécution réelle du budget, permettant de confronter les prévisions initiales aux recettes réellement perçues et aux dépenses effectivement réalisées par la commune.

    Un résultat de gestion positif malgré les transitions

    Concernant l’exercice 2025, les chiffres révèlent une trajectoire financière maîtrisée. Le budget, initialement fixé à 25,623 milliards de francs CFA sous le régime de la délégation spéciale, avait bénéficié d’une rallonge de 500 millions de francs CFA. Les données soumises à l’approbation des conseillers font état d’un excédent de gestion de 1,311 milliard de francs CFA. Bien qu’il n’ait pas dirigé la ville durant cette période, Eugène Mba a endossé la responsabilité de présenter ce bilan, invoquant la continuité nécessaire du service public.

    Le premier magistrat de la ville a exhorté l’assemblée à faire preuve de rigueur et de discernement lors de l’étude de ces pièces comptables. Parallèlement aux questions budgétaires, les élus ont dû statuer sur le dossier du complexe commercial de Mindoubé. Ce projet est perçu par l’administration municipale comme un levier stratégique pour dynamiser l’économie locale et diversifier les sources de revenus de Libreville.

  • Accords de paix en RDC : des promesses non tenues ?

    Accords de paix en RDC : des promesses non tenues ?

    Signature des accords de Washington pour la paix en RDC

    Les accords signés à Washington, Doha et Montreux avaient nourri de grands espoirs pour la stabilité en RDC. Pourtant, le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU les ramène à une dure réalité : celle de « résultats limités ».

    Les mouvements de retrait annoncés de la Force de défense rwandaise et de l’AFC/M23 se sont en réalité résumés à de simples « repositionnements tactiques », ne dépassant pas 15 à 20 kilomètres. Bien plus, des renforts rwandais, comprenant des systèmes antiaériens, ont continué à arriver jusqu’en avril 2026. Depuis lors, aucun retrait significatif n’a été constaté.

    La RDC n’est pas exempte de reproches dans cet échec. Le rapport souligne que Kinshasa n’a pas tenu son engagement de neutraliser les FDLR, ces derniers continuant à combattre aux côtés des FARDC.

    En interne, l’AFC/M23 connaît aussi des fractures. Selon les experts, si Corneille Nangaa et Joseph Kabila ambitionnaient de prendre le pouvoir à Kinshasa, la plupart des commandants militaires du M23 refusaient toute opération au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce fossé entre visées politiques et contraintes militaires fragilise la cohérence du mouvement rebelle.