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  • Dakar, carrefour de l’expertise africaine contre la poliomyélite

    Dakar, carrefour de l’expertise africaine contre la poliomyélite

    Dakar, carrefour de l’expertise africaine contre la poliomyélite

    Dakar – La capitale sénégalaise accueille cette semaine plus de quatre-vingts spécialistes de la santé provenant de dix-neuf nations africaines. Leur objectif commun est de perfectionner la collecte, la fiabilité et l’exploitation des informations concernant la surveillance de la poliomyélite et la gestion des épidémies. Cette démarche est fondamentale pour affiner la détection de la maladie, guider efficacement les campagnes de vaccination et garantir une meilleure protection des enfants du continent contre cette affection dévastatrice.

    Cet événement majeur s’inscrit dans le cadre de l’Atelier sur l’évaluation de la qualité des données et la coordination des efforts pour l’éradication de la poliomyélite. Il est orchestré par le Programme pour l’Éradication de la Poliomyélite (PEP), une entité du Bureau régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique (OMS AFRO).

    Cette rencontre d’envergure rassemble des délégués des ministères de la Santé, des experts des laboratoires nationaux de référence spécialisés dans la poliomyélite, ainsi que des représentants des bureaux nationaux, régionaux et du siège de l’OMS. L’ambition principale est de consolider les infrastructures de données qui sont le pilier de la surveillance de la poliomyélite, de l’intervention rapide face aux flambées et de l’élaboration de politiques sanitaires basées sur des preuves tangibles à travers toute l’Afrique.

    Les participants procèdent à un examen approfondi de la qualité des informations dans divers segments cruciaux du programme anti-poliomyélite. Cela inclut la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA), la surveillance environnementale, les analyses en laboratoire, la surveillance électronique et les campagnes de vaccination additionnelles (AVS). Une analyse minutieuse des défis majeurs entravant la qualité des données est également menée, dans le but d’identifier les freins persistants et de concevoir des approches concrètes pour garantir une diffusion constante et ponctuelle de données fiables.

    Cette étape cruciale intègre une série d’ateliers pratiques, exploitant des outils et des solutions numériques conçus par l’équipe régionale. L’objectif est de promouvoir l’adoption généralisée de stratégies axées sur les données à chaque échelon. Les échanges se concentrent également sur l’exploitation et la gestion opérationnelle des diverses plateformes numériques qui sous-tendent des systèmes d’information robustes, assurant ainsi une collecte, une analyse et un reporting accélérés des données, essentiels à une prise de décision éclairée.

    L’ouverture officielle de l’atelier a été présidée par le Dr Yao N’da Konan Michel, Représentant de l’OMS au Sénégal. Lors de son discours inaugural, il a chaleureusement remercié le Gouvernement et le Ministère de la Santé du Sénégal pour leur hospitalité à Dakar. Il a également mis en lumière les succès remarquables du Sénégal dans la gestion des maladies infectieuses à travers la Région.

    Le Dr Yao a souligné l’importance d’une vigilance inébranlable, rappelant que si l’Afrique a célébré en 2020 l’éradication du poliovirus sauvage indigène, la persistance des poliovirus variants circulants exige une mobilisation constante. Il a insisté sur la nécessité d’une surveillance rigoureuse, d’une réaction prompte aux épidémies, de campagnes de vaccination efficaces et d’une capacité à déceler et à corriger les déficits immunitaires. Au cœur de cette stratégie, a-t-il précisé, réside un environnement numérique résilient, appuyé par une gouvernance des données irréprochable.

    À l’issue de la cérémonie d’ouverture, M. Kebba Touray, qui dirige l’équipe de Gestion des données et de l’information du Programme pour l’Éradication de la Poliomyélite, a présenté les objectifs et la méthodologie de l’atelier. Il a affirmé que cette rencontre symbolise une volonté collective de maintenir et d’enrichir le précieux héritage du programme en matière de gestion des données, afin de consolider de façon pérenne les dispositifs de surveillance de la santé publique en Afrique. Il a précisé que ce système a vu le jour grâce à la détermination et au leadership de l’OMS, à des années de soutien financier ciblé de la Fondation Gates, et à l’assistance technique de divers collaborateurs.

    M. Touray a exhorté les participants à tirer pleinement parti de ces deux semaines intensives pour mettre en place des dispositifs robustes, capables de corriger les déficiences majeures en matière de qualité des données à travers toutes les composantes du programme. Il a mis en garde contre les conséquences d’un manque d’avancement dans ce domaine, soulignant que cela rendrait plus ardue l’évaluation de l’efficacité de la surveillance, le contrôle de la qualité des AVS, l’analyse des performances des ripostes aux épidémies et l’orientation des interventions basées sur les risques. Selon ses propos, une telle stagnation mettrait en péril les avancées vers l’éradication complète de la poliomyélite sur le continent africain.

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  • Gabon : vers une production locale des uniformes militaires

    Gabon : vers une production locale des uniformes militaires

    Gabon : vers une production locale des uniformes militaires

    Une avancée majeure se dessine pour les Forces de défense et de sécurité gabonaises. La Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale a examiné un projet de loi visant à établir un Atelier dédié à la confection des uniformes militaires. Porté par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, ce texte ambitionne de transformer la chaîne d’approvisionnement des tenues des soldats, aujourd’hui majoritairement importées.

    Cette initiative s’inscrit dans une démarche stratégique visant à renforcer l’autonomie logistique du Gabon. Brigitte Onkanowa a souligné l’urgence de cette mesure, liée à l’augmentation des effectifs militaires. Selon elle, la dépendance aux fournisseurs étrangers expose le pays à des risques logistiques et financiers considérables. Adopter une production locale permettrait ainsi de sécuriser l’approvisionnement tout en maîtrisant les coûts.

    Un projet sous le signe de la souveraineté et de l’emploi local

    La proposition a reçu un accueil favorable lors des débats parlementaires. Plusieurs députés ont salué son potentiel, tout en exigeant des garanties sur sa concrétisation. L’honorable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a notamment mis en avant l’opportunité de promouvoir l’emploi local et de valoriser les compétences nationales. Il a insisté sur la nécessité d’atteindre une qualité de production comparable, voire supérieure, à celle des uniformes importés.

    De son côté, l’honorable Jean François Ndongou a abordé la question de la gestion budgétaire. Il a questionné les mécanismes mis en place pour éviter tout dépassement des coûts initialement prévus. En réponse, Brigitte Onkanowa a précisé que l’atelier sera un service commun à toutes les forces déployées sur le territoire, optimisant ainsi les ressources et les dépenses.

    Des retombées attendues en termes d’efficacité et de réduction des coûts

    Le ministre a assuré que cette structure améliorera significativement l’efficacité de l’approvisionnement en uniformes. Une gestion plus rigoureuse des budgets alloués à l’habillement militaire est également promise. Ces arguments ont convaincu les députés, qui ont transmis le texte en commission ad hoc pour finalisation. Une adoption prochaine du projet est désormais envisageable, marquant une étape clé vers l’autosuffisance du Gabon dans ce domaine.

  • Emploi en Côte d’Ivoire : le déploiement national du programme Passeport-Compétences est lancé

    Emploi en Côte d’Ivoire : le déploiement national du programme Passeport-Compétences est lancé

    L’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), en sa qualité de cabinet d’ingénierie de l’État ivoirien, a franchi une étape décisive à Abidjan en présentant les conclusions d’une étude majeure. Ce rapport, réalisé dans le cadre de l’initiative nationale Passeport-Compétences, vise à harmoniser les aptitudes des jeunes avec les exigences concrètes du tissu économique local.

    Un diagnostic territorial pour une insertion réussie

    La phase expérimentale de ce projet a permis de cartographier les besoins réels du marché de l’emploi dans trois zones clés : la région du Sud-Comoé, la commune de Yopougon et le District des savanes. Grâce à la collaboration de plus de 800 entités issues des secteurs formel et informel, cette analyse de terrain s’apprête désormais à être étendue à l’ensemble du territoire de la Côte d’Ivoire.

    Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le Dr Eugène Aka Aouélé, a souligné que cette démarche permet de mettre fin à la navigation à vue. Selon lui, l’adéquation entre la formation et l’emploi repose sur une analyse rigoureuse des données réelles, plaçant le capital humain au sommet des priorités nationales définies par le président Alassane Ouattara.

    Le Passeport-Compétences : un levier de valorisation professionnelle

    Au-delà de la simple formation, ce programme se distingue par sa capacité à certifier l’expérience acquise. Pour les autorités, il s’agit d’un pacte de confiance avec la jeunesse, transformant leurs compétences en un véritable atout pour leur réussite sociale et économique. Ce dispositif offre des solutions pragmatiques aux défis contemporains de l’employabilité.

    Le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Maître Adama Kamara, a précisé que le Passeport-Compétences n’est pas une mesure corrective, mais un accélérateur de croissance destiné à générer des emplois qualifiés. Les objectifs sont clairs :

    • Identifier précisément les besoins en main-d’œuvre sur tout le territoire.
    • Former et insérer les bénéficiaires dans l’économie active.
    • Valider les acquis de l’expérience (VAE) pour les travailleurs du secteur informel.
    • Adapter les programmes d’enseignement aux attentes des employeurs.

    La formation professionnelle comme investissement stratégique

    La directrice générale de l’AGEFOP, Karitia Coulibaly De Medeiros, a rappelé que la formation n’est plus perçue comme une simple dépense sociale, mais comme un investissement vital pour la compétitivité de la Côte d’Ivoire. Le programme instaure un dialogue direct entre les entreprises, les collectivités et les centres de formation.

    L’approche privilégie l’écoute du terrain et l’anticipation des mutations des métiers de demain. En créant ce langage commun entre les acteurs économiques et publics, l’institution ambitionne de permettre à chaque citoyen de transformer son potentiel en une compétence reconnue, garantissant ainsi son autonomie et sa dignité.

    Initié officiellement en mars 2025 à Grand-Bassam, le programme national Passeport-Compétences s’impose désormais comme le socle de la stratégie ivoirienne pour un développement durable du capital humain et une insertion professionnelle pérenne.

  • Économie circulaire au Cameroun : vers une gestion durable des déchets d’ici 2030

    Économie circulaire au Cameroun : vers une gestion durable des déchets d’ici 2030

    Le Cameroun accélère sa transition vers une économie circulaire avec un budget ambitieux

    Le gouvernement camerounais a adopté une stratégie audacieuse pour transformer la gestion des déchets en un levier de développement durable. D’ici 2030, l’économie circulaire devra représenter 2 % du budget national, selon la Feuille de route nationale 2025-2035 élaborée par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Ce document stratégique trace la voie vers une valorisation accrue des ressources et une réduction des déchets mal gérés.

    Pour concrétiser cette ambition, les dépenses allouées à l’économie circulaire devraient atteindre 92,8 milliards de FCFA en 2025, dont 62,8 milliards spécifiquement dédiés à cette transition. Cette enveloppe inclut les 30 milliards déjà consacrés annuellement à la gestion des déchets, soit 1,27 % du budget de l’État. L’objectif est clair : porter cette part à 2 % d’ici 2030, ce qui implique un effort financier supplémentaire de plus de 53 milliards de FCFA par an.

    Des défis majeurs pour un système de gestion des déchets à réinventer

    La nécessité de ces réformes s’explique par l’ampleur des enjeux. Chaque année, le Cameroun génère environ 6 millions de tonnes de déchets, principalement issus des ménages, des marchés, des services publics et des entreprises. Pourtant, le système actuel reste largement incomplet : seulement la moitié des déchets sont collectés, et moins de 10 % sont recyclés. À Yaoundé et Douala, la production de déchets devrait même dépasser 2,8 millions de tonnes par an d’ici 2040, aggravant les pressions sur des infrastructures déjà saturées.

    Les lacunes sont nombreuses : absence de tri sélectif à la source, infrastructures de traitement insuffisantes, données statistiques fragmentaires et capacités institutionnelles limitées. La pollution plastique illustre particulièrement ces dysfonctionnements. Avec près de 1 300 tonnes de déchets plastiques rejetés quotidiennement dans l’environnement, seulement 250 tonnes sont collectées chaque mois, et à peine 180 tonnes sont recyclées. Un constat alarmant qui souligne l’urgence d’agir.

    Réformes et investissements : les leviers d’une économie circulaire performante

    Pour inverser la tendance, les autorités camerounaises prévoient une série de mesures structurelles. Une réforme législative est en cours pour intégrer les principes de l’économie circulaire dans les chaînes de valeur, tandis qu’un décret du Premier ministre devrait officialiser ces nouvelles orientations. La législation environnementale sera révisée, et les administrations en charge du contrôle verront leurs moyens renforcés. Une clarification des rôles entre les services centraux et les collectivités locales est également envisagée, avec la possible création d’une Agence nationale de gestion des déchets.

    Côté infrastructures, la feuille de route mise sur la construction et la modernisation de centres de tri, de décharges conformes aux normes internationales, ainsi que sur le déploiement de biodigesteurs et d’unités de compostage. L’accent sera aussi mis sur la sensibilisation du public au tri à la source et sur la lutte contre les dépotoirs sauvages. Des mesures incitatives seront mises en place pour soutenir le recyclage communautaire et favoriser l’innovation dans ce secteur.

    Un financement mixte pour une transition durable

    Le financement de cette transition ne reposera pas uniquement sur les fonds publics. Plusieurs mécanismes innovants sont prévus pour mobiliser des ressources complémentaires. Parmi eux, une fiscalité communale renforcée sur les déchets, un système de responsabilité élargie du producteur (REP), et le développement de la Bourse nationale des déchets, une plateforme numérique facilitant les échanges de matières recyclables.

    Cette Bourse des déchets vise à attirer des investissements privés et à dynamiser un marché émergent des matériaux valorisables. Des partenariats avec des institutions internationales comme la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale ou encore l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) sont également envisagés pour soutenir financièrement ce projet ambitieux.

  • Michael Olise vers un transfert record au Real Madrid ?

    Michael Olise vers un transfert record au Real Madrid ?

    Michael Olise vit actuellement une étape majeure de sa carrière avec l’équipe de France lors de cette Coupe du monde. L’ailier de 24 ans, pièce maîtresse du Bayern Munich où il est engagé jusqu’en juin 2029, suscite l’admiration tant en sélection qu’en club. Ses performances n’ont pas échappé à Florentino Pérez, le président du Real Madrid, qui semble prêt à orchestrer une transaction historique pour s’attacher ses services.

    Alors que la compétition mondiale est entrée dans sa phase active, les Bleus cherchent à confirmer leur excellent début de tournoi. Après une victoire convaincante face au Sénégal (3-1) au MetLife Stadium, les hommes de Didier Deschamps se préparent à affronter l’Irak au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Pour cette rencontre, Michael Olise devrait de nouveau figurer dans le onze de départ, confirmant son statut grandissant au sein de l’attaque française.

    Une offre de 222 millions d’euros pour convaincre le Bayern Munich

    Auteur d’une passe décisive pour Kylian Mbappé lors du dernier match et d’un triplé remarqué en préparation contre l’Irlande du Nord, Michael Olise est désormais la cible prioritaire du Real Madrid. Bien que le club bavarois affiche une volonté ferme de conserver son talent, la direction madrilène prépare une offensive financière monumentale. Pour arracher le joueur à Munich, le club espagnol est conscient qu’il devra débourser au moins 222 millions d’euros, un montant qui rappelle le transfert record de Neymar vers Paris en 2017.

    Florentino Pérez veut faire d’Olise son nouveau galactique

    Dans les bureaux de la capitale espagnole, le profil de l’international français fait l’unanimité. Florentino Pérez voit en lui la future figure de proue de son effectif, le prochain « galactique » capable de marquer l’histoire du club. Si le processus de recrutement pourrait s’étendre dans le temps, à l’instar d’autres dossiers d’envergure comme celui de Kylian Mbappé, la détermination du président madrilène reste totale. L’objectif est clair : sécuriser la signature d’Olise avant la clôture du marché estival prévue le 1er septembre.

  • Barreau du Cameroun : l’État de droit au cœur du Founders Museum de Yaoundé

    Barreau du Cameroun : l’État de droit au cœur du Founders Museum de Yaoundé

    Un engagement fort du Barreau du Cameroun lors du Founders Museum de Yaoundé

    À l’occasion du lancement du Founders Museum à Yaoundé, une exposition commémorative organisée par l’Ambassade des États-Unis pour célébrer le 250ᵉ anniversaire de l’Indépendance américaine, le Barreau du Cameroun a marqué sa participation active. Une délégation composée de figures emblématiques de l’Ordre, dirigée par Me Serges Martin Zangue, secrétaire de l’Ordre national des avocats, ainsi que Me Adeline Fouegoum, trésorière, et Me Philippe Memong, représentant le Bâtonnier pour les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a pris part à cet événement.

    Démocratie, gouvernance et État de droit : les axes centraux des échanges

    Le cœur de cette rencontre a été marqué par un panel dédié aux valeurs de démocratie, de gouvernance et d’État de droit. Des universitaires, historiens et acteurs institutionnels ont échangé autour de ces thèmes essentiels. Me Serges Martin Zangue, porte-parole du Barreau, a rappelé avec force le rôle fondamental des avocats dans la défense des libertés fondamentales, la promotion de la justice et le renforcement des institutions.

    Il a également souligné l’héritage des figures marquantes du Barreau du Cameroun, dont les actions ont contribué à ancrer durablement l’État de droit dans le paysage juridique et politique du pays. Ces interventions ont mis en lumière l’importance d’un système judiciaire solide comme pilier de la stabilité et du progrès social.

    Un dialogue enrichissant sur les défis contemporains

    Au-delà des discussions académiques, cette rencontre a servi de cadre propice à un dialogue constructif sur les enjeux de leadership, d’excellence institutionnelle et de gouvernance. Les participants ont échangé sur les mécanismes nécessaires pour bâtir des sociétés durables, fondées sur des principes démocratiques solides.

    Les échanges ont révélé une volonté commune de renforcer les liens entre les institutions présentes, en vue de promouvoir une culture de la responsabilité et de la transparence. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où la recherche de solutions innovantes pour consolider la démocratie est plus que jamais une priorité.

    Un partenariat en marche vers de nouveaux horizons

    Le Barreau du Cameroun a salué l’initiative de l’Ambassade des États-Unis et réaffirmé son engagement à poursuivre la coopération engagée. Les deux parties ont exprimé leur intention de développer des projets ambitieux, notamment dans les domaines de la formation juridique, du renforcement des capacités et de la promotion de l’État de droit.

    Ces futurs projets visent à renforcer les compétences des acteurs judiciaires et à encourager une meilleure application des lois, ouvrant ainsi une nouvelle ère de collaboration fructueuse. Cette dynamique illustre l’importance des partenariats internationaux pour faire progresser les valeurs démocratiques et institutionnelles.

  • Vers un procès historique pour Norbert Zongo au Burkina Faso

    Vers un procès historique pour Norbert Zongo au Burkina Faso

    @ Damien Glez

    Le système judiciaire du Burkina Faso vient de franchir un cap déterminant dans le dossier emblématique de Norbert Zongo. Cette nouvelle progression marque une avancée significative vers l’ouverture d’un procès très attendu par l’opinion publique nationale et internationale.

    Une étape cruciale pour la justice burkinabè

    Après plusieurs décennies de procédures et d’attentes, l’affaire qui entoure la disparition du journaliste d’investigation entre dans une phase active. Les récents développements juridiques suggèrent que les obstacles qui entravaient la tenue d’une audience publique sont en train d’être levés un à un.

    Le dossier Norbert Zongo est devenu, au fil des ans, le symbole de la lutte pour la liberté de la presse et contre l’impunité au Burkina Faso. La perspective d’un procès permet d’espérer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame qui a profondément marqué l’histoire politique du pays.

    Un signal fort pour la liberté d’expression

    Cette évolution de la procédure judiciaire est perçue comme une victoire pour les défenseurs des droits humains. Elle souligne la volonté de voir aboutir les dossiers de crimes de sang restés longtemps sans réponse. Pour les professionnels des médias, cette accélération représente une garantie supplémentaire pour la protection de leur métier.

    L’organisation de ce procès constituera un moment de vérité historique, permettant enfin de confronter les faits et de rendre justice aux victimes et à leurs familles. Les points clés de cette avancée incluent :

    • La consolidation des éléments de preuve.
    • La levée de certains verrous procéduraux.
    • Un engagement renouvelé vers la fin de l’impunité.

    Le chemin vers le tribunal semble désormais plus clair, promettant un dénouement judiciaire pour l’une des affaires les plus suivies de l’histoire moderne du Burkina Faso.

  • La nouvelle garde journalistique camerounaise face à l’adversité

    La nouvelle garde journalistique camerounaise face à l’adversité

    Au Cameroun, le paysage médiatique est marqué par des défis persistants. Malgré le souvenir douloureux de l’assassinat de l’animateur Martinez Zogo, une nouvelle génération de journalistes se lève, déterminée à préserver son indépendance et à résister aux pressions incessantes. Leur engagement est crucial pour l’avenir de l’information dans le pays.

    Au sein de la radio Jambo FM

    À Douala, la station Jambo FM incarne cette dynamique. Elle a audacieusement confié ses créneaux les plus écoutés à une équipe de jeunes journalistes. Ces derniers se trouvent en première ligne pour défendre l’intégrité de l’information et résister aux diverses formes d’intimidation qui menacent la liberté de la presse au Cameroun.

    Dans le quartier animé de Deido, au lieu-dit Entrée de la gare, les studios de Jambo FM résonnent d’une énergie particulière. Antoine Landry Lemogo, le directeur général, plus connu sous le pseudonyme de président Tchop Tchop, a fait le choix stratégique de miser sur la jeunesse pour insuffler un vent de changement dans le paysage médiatique camerounais.

    Il explique sa vision : « Pour progresser aujourd’hui, nous devons impérativement nous appuyer sur la jeunesse, qui déborde d’énergie et d’une certaine audace. Le pays est souvent dirigé par des personnes d’un âge avancé, dont la principale préoccupation semble être leur propre survie. Nous ne pouvons pas critiquer cette situation sans offrir une place aux jeunes au sein de nos propres structures, afin de bâtir l’avenir. »

    Une journaliste de la station affirme avec conviction : « Gérer des débats complexes en tant que femme ne pose absolument aucun problème. Tout repose sur la préparation, l’étendue des connaissances et la culture générale. Avec ce savoir-faire, on sait précisément ce qu’il faut permettre à un invité ou à un auditeur d’exprimer. »

    Reportage à Douala, à la station Jambo FM

    L’équilibre délicat entre éducation civique et risques du direct

    L’émission phare de la station, le « Big Morning », est un espace d’interactivité intense. Cependant, l’exercice du direct est un numéro d’équilibriste constant, naviguant entre la mission d’éducation citoyenne et les risques inhérents aux dérapages potentiels.

    Jordan Sorel Timba, un autre jeune journaliste de Jambo FM, privilégie une approche de critique constructive. Il explique sa philosophie : « Notre rôle n’est pas de démolir le gouvernement en place, mais plutôt de mettre en lumière les problèmes de notre société. Nous soutenons également les initiatives positives du gouvernement, comme l’action récente de l’hôpital Laquintinie qui a sauvé un jeune Camerounais. Si un auditeur dépasse les bornes et ne respecte pas les règles, nous n’hésitons pas à couper son micro. »

    La prudence est de mise, d’autant plus que les violences contre les journalistes, dont l’assassinat tragique de Martinez Zogo, restent une réalité palpable au Cameroun.

    Pour Tamo Tabe, l’animateur de l’émission interactive « Laissez parler les gens », diffusée en direct de 9h à 11h, la ligne téléphonique de Jambo FM est devenue un véritable exutoire pour une population camerounaise soumise à diverses pressions. « Puisque les Camerounais ne peuvent pas exprimer leur indignation ou manifester dans la rue, par crainte d’être assimilés à des terroristes, la radio offre cette opportunité. C’est devenu un espace où l’on vient déverser toute cette révolte profondément enfouie. »

    Sur cette ligne de crête étroite, entre la quête de vérité et la nécessité de ne pas nuire ni complaire, Jambo FM s’efforce, jour après jour, de faire vivre la démocratie camerounaise, des décennies après l’Appel de La Baule qui avait lié le développement à la démocratisation du continent africain.

  • L’Église catholique en République démocratique du Congo s’oppose fermement à la réforme constitutionnelle

    L’Église catholique en République démocratique du Congo s’oppose fermement à la réforme constitutionnelle

    Dans un communiqué retentissant publié ce samedi 20 juin, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a clairement exprimé son désaccord face aux intentions de modifier la Constitution du 18 février 2006. Cette prise de position majeure confère un poids considérable au mouvement de rejet, jusqu’alors principalement porté par les forces d’opposition politique en République démocratique du Congo.

    Demokratische Republik Kongo Katholische Kirche Bischöfe

    Pour l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, la réforme constitutionnelle envisagée par le pouvoir en place n’est ni opportune, ni urgente, ni nécessaire. Les prélats ont ainsi lancé un appel pressant :

    « Aux Ecclésiastiques et Agents pastoraux, de faire large diffusion de ce message et d’éveiller, de diverses manières, la conscience de nos fidèles ainsi que celle des hommes de bonne volonté, afin de résister aux manipulations visant le changement de la Constitution. Nous nous réservons le droit de revenir à vous pour vous annoncer, le moment venu, quelques actions concrètes à mener. »

    L’église catholique dit non au changement de la Constitution

    Les évêques congolais craignent que de telles initiatives ne fragilisent davantage le pays. La République démocratique du Congo est déjà confrontée à une insécurité persistante dans l’Est et à des tensions sociales latentes, rendant toute réforme constitutionnelle délicate.

    Dans les rues de Kinshasa, la position de la Cenco suscite des interprétations diverses au sein de la population. Une jeune femme exprime son soutien au Président de la République, estimant qu’il agit dans l’intérêt du peuple et pourrait mériter un autre mandat. Elle déclare : « Beaucoup de personnes se basent sur le Président de la République, genre : il aura un autre mandat. Et pourtant, il faut voir l’intérêt général parce qu’il est en train de faire des choses pour le peuple en fait. »

    Une autre citoyenne s’interroge sur le timing de cette réforme : « Si nous regardons bien, le pays lui-même n’est pas en bon état. Il y a l’état de siège, il y a l’état de guerre tout ça dans l’Est. Mais comment changer la Constitution dans ce genre de circonstances ? »

    Enfin, un jeune homme propose une perspective différente, soulignant l’importance d’une Constitution adaptée pour le rayonnement international de la RDC : « La Constitution doit aussi être favorable pour une entrée sur la scène internationale. Si la Constitution n’est pas adaptée, nous n’aurons pas une place en tant qu’Etat souverain selon qu’on a des capacités d’établir des traités et ainsi de suite. »

    États-Unis, Washington D.C., 2025 | Félix Tshisekedi lors de la signature de l'accord de paix avec le Rwanda

    L’influence incontestable de la Cenco

    Bien que la Cenco ne possède aucun pouvoir institutionnel direct pour bloquer un éventuel amendement constitutionnel, son influence sociale, politique et diplomatique demeure considérable. C’est ce que confirme le politologue Christian Moleka, qui analyse l’impact de cette institution religieuse.

    « L’Église catholique, certes, va se mobiliser mais il y a un facteur nouveau. C’est également la mobilisation d’autres formes d’Églises, notamment des Églises dites de réveil. L’avantage de l’Église catholique est qu’elle peut mobiliser sur l’ensemble du pays, ce que d’autres Églises ne sauront pas, mais également sa capacité à avoir ce levier diplomatique. Parce que sa voix ne compte pas uniquement dans la rue à Kinshasa mais également par sa capacité, au niveau international, à porter cette question-là. »

    Alors que le débat s’intensifie, l’opposition a d’ores et déjà annoncé une mobilisation de rue massive pour le 8 juillet prochain, exigeant cette fois la démission du Président Félix Tshisekedi. En réponse, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel, accuse l’opposition de vouloir provoquer un soulèvement populaire à travers le pays.

  • Pourquoi Tout le Monde Parle de Jérémy Doku en Ce Moment ?

    Pourquoi Tout le Monde Parle de Jérémy Doku en Ce Moment ?

    Tourisme médical : plus de 1.700 séances de dialyse réalisées par Diaverum pour des patients étrangers au Maroc

    Santé et Sciences 22/06/2026
    Par LNT
    Le Maroc continue de développer son offre dans le domaine du tourisme médical spécialisé. Diaverum Maroc, opérateur spécialisé en néphrologie, indique avoir réalisé plus de 1.700 séances de dialyse au profit de patients internationaux au …
  • Argentine : Julian Alvarez ou Lautaro Martinez, le grand dilemme de Lionel Scaloni pour l’attaque

    Argentine : Julian Alvarez ou Lautaro Martinez, le grand dilemme de Lionel Scaloni pour l’attaque

    L’Argentine se retrouve face à une interrogation tactique majeure qui rappelle les débats de la Coupe du monde 2022 et de la Copa America 2024. Lionel Scaloni doit trancher : qui de Julian Alvarez ou de Lautaro Martinez occupera la pointe de l’attaque de l’Albiceleste ? Si la place de Lionel Messi est gravée dans le marbre, surtout après son récent triplé, l’identité de son partenaire reste incertaine.

    Le sélectionneur dispose d’un arsenal offensif impressionnant. Avec le buteur de l’Inter et celui de l’Atletico Madrid, il possède deux des avants-centres les plus convoités de la planète. La valeur marchande de Lautaro Martinez est estimée à 85 millions d’euros, tandis que celle de Julian Alvarez atteint les 100 millions d’euros, un chiffre qui alimente d’ailleurs les rumeurs de transfert les plus folles.

    Deux styles, deux visions du poste de numéro 9

    Bien qu’ils partagent une taille similaire (environ 1m70) et un sens inné du but, les deux joueurs affichent des caractéristiques bien distinctes. Lautaro Martinez, surnommé « El Toro », s’appuie sur un jeu de tête performant et une capacité à prendre la profondeur qui en fait une arme redoutable en contre-attaque. Solide dos au but et engagé dans les duels, il offre également une palette défensive précieuse pour le collectif.

    À l’opposé, Julian Alvarez, dit « la Araña » (l’araignée), se distingue par sa qualité de dribble et sa capacité à faire progresser le ballon balle au pied. Plus technique dans les petits espaces, il est capable de déclencher des frappes soudaines des deux pieds, même à longue distance. S’il pèse moins dans le domaine aérien, son sens de la passe est supérieur, comme en témoignent ses huit passes décisives cette saison.

    L’efficacité face à l’histoire récente

    La hiérarchie entre les deux concurrents a souvent basculé. En 2022, Julian Alvarez avait profité d’un début de tournoi timide de son aîné pour s’installer comme titulaire indiscutable, marquant quatre buts décisifs sur la route du titre mondial. Pourtant, les chiffres récents plaident en faveur de Lautaro Martinez. Depuis le début de la dernière Copa America, le capitaine de l’Inter a trouvé le chemin des filets à 13 reprises en sélection, contre seulement 7 réalisations pour le joueur de l’Atletico.

    L’incertitude physique et le feuilleton du transfert

    Le choix de Lionel Scaloni pour le prochain match face à l’Autriche dépendra aussi de l’état de forme de Julian Alvarez. Ce dernier revient d’une blessure au mollet contractée en Ligue des champions. S’il a pu disputer une trentaine de minutes contre l’Algérie, sa capacité à débuter une rencontre reste à confirmer.

    Enfin, le contexte extra-sportif entoure l’attaquant de l’Atletico Madrid. Au cœur d’un véritable feuilleton sur le marché des transferts, Julian Alvarez serait courtisé par le Barça, Arsenal ou encore le PSG. Des rumeurs indiquent qu’il souhaiterait quitter les ordres de Simeone, une situation qui pourrait influencer sa sérénité alors que l’Argentine poursuit sa quête de trophées.

  • Woleu-ntem, destination phare du Gabon durable et écotouristique

    Woleu-ntem, destination phare du Gabon durable et écotouristique

    économie durable

    Woleu-Ntem, destination phare du Gabon durable et écotouristique

    Libreville, 22 juin 2026 – À l’aube d’un événement touristique national majeur, le Gabon mise sur le Woleu-Ntem comme vitrine de sa stratégie d’écotourisme. La ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Pr. Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, a lancé une série de consultations approfondies dans cette province du nord du pays, riche en ressources naturelles et culturelles.

    Lors de cette mission de terrain, qui s’est tenue les 20 et 21 juin 2026, la responsable gouvernementale n’a pas limité son action à une simple visite protocolaires. Elle a engagé un dialogue direct avec les acteurs locaux pour évaluer la préparation de la Caravane touristique 2026 et identifier les leviers d’une offre touristique durable et compétitive.

    Un laboratoire du Gabon vert

    Cette province du nord du Gabon incarne à elle seule les ambitions écotouristiques du pays. Entre ses forêts tropicales préservées, son artisanat traditionnel et ses paysages préservés, le Woleu-Ntem représente un terrain d’expérimentation idéal pour une politique touristique ambitieuse. La Caravane touristique 2026 y sera testée avant son déploiement national, offrant une occasion unique de peaufiner l’expérience visiteur.

    Les échanges menés par Marcelle Ibinga avec les autorités locales, les entrepreneurs et les communautés ont porté sur plusieurs axes stratégiques :

    • L’amélioration des infrastructures d’accueil et des services touristiques
    • La professionnalisation des guides et des artisans pour répondre aux standards internationaux
    • La préservation des sites naturels et culturels en lien avec les populations locales
    • Le renforcement des circuits transfrontaliers avec le Cameroun et la Guinée équatoriale

    Chaque visite de site a été l’occasion d’analyser l’accessibilité, la sécurité, l’impact environnemental et le potentiel d’attractivité des lieux sélectionnés pour la caravane.

    Tourisme durable : un levier économique et social

    Le Gabon mise sur le tourisme comme pilier de sa diversification économique. Avec plus de 80 % de son territoire recouvert de forêts tropicales et treize parcs nationaux reconnus pour leur biodiversité, le pays dispose d’un capital naturel exceptionnel. Le Woleu-Ntem, avec ses traditions ancestrales et son artisanat local, ajoute une dimension culturelle unique à cette richesse environnementale.

    La stratégie portée par la ministre vise à transformer ces atouts en emplois locaux et en revenus pour les communautés. En professionnalisant les acteurs du secteur et en structurant les filières artisanales, le gouvernement entend faire du tourisme un moteur de développement inclusif. Les jeunes entrepreneurs et les femmes, souvent en première ligne dans les initiatives locales, bénéficieront particulièrement de ces mesures.

    Une vision régionale pour le tourisme gabonais

    L’un des points forts de cette mission a été son approche transfrontalière. En se rendant dans les zones limitrophes du Cameroun et de la Guinée équatoriale, Marcelle Ibinga a souligné l’importance de la coopération sous-régionale. L’objectif est clair : positionner le Gabon comme une porte d’entrée vers l’Afrique centrale, en proposant des circuits intégrés et des expériences culturelles partagées.

    Cette dynamique s’inscrit dans une tendance mondiale où les voyageurs recherchent des voyages authentiques et des connexions entre plusieurs pays. La Caravane touristique 2026 pourrait ainsi devenir un catalyseur pour les échanges culturels et économiques entre les nations voisines, tout en renforçant l’attractivité internationale du Gabon.

    En conclusion, le Woleu-Ntem s’impose comme le symbole d’une nouvelle ère pour le Gabon. À travers cette province, le pays démontre que tourisme durable, préservation du patrimoine et développement économique peuvent progresser de concert. Le succès de la Caravane touristique 2026 ne sera pas seulement une victoire pour le secteur touristique, mais aussi pour la vision d’un Gabon vert, intégré et prospère.