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  • Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo plébiscité à la présidence du PPA-CI

    Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo plébiscité à la présidence du PPA-CI

    Lors du premier congrès ordinaire du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire à Abidjan, les militants ont massivement renouvelé leur confiance à Laurent Gbagbo. À 80 ans, l’ancien chef de l’État accepte un nouveau mandat à la tête de la formation qu’il a créée après son retour de la CPI.

    C’est une confirmation sans surprise pour Laurent Gbagbo. Il a été reconduit à la présidence du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), à l’occasion du premier congrès ordinaire du parti qui s’est déroulé au Palais de la Culture de Treichville, dans la capitale économique ivoirienne.

    Près de 3 000 congressistes ont acclamé la réélection de l’ancien président. Cette formation politique avait été fondée en 2020, marquant son retour sur la scène politique après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI) des accusations de crimes contre l’humanité découlant de la crise post-électorale de 2010-2011.

    Bien qu’il ait atteint l’âge de 80 ans et ait évoqué en 2025 son désir de prendre du recul par rapport aux fonctions officielles, Laurent Gbagbo a finalement cédé à la demande insistante de ses partisans. Il a donc accepté de poursuivre sa mission à la tête du PPA-CI.

    Ce congrès est perçu comme une étape stratégique pour le parti, qui entend renforcer son maillage territorial et redynamiser ses structures. Pour les cadres du PPA-CI, ce nouveau mandat de leur leader historique doit également servir à préparer une transition en douceur vers une nouvelle génération de dirigeants.

  • Réunion d’urgence à la Cité Keur Gorgui : Ousmane Sonko mobilise ses lieutenants

    Réunion d’urgence à la Cité Keur Gorgui : Ousmane Sonko mobilise ses lieutenants

    Le leader du parti Pastef a lancé une convocation générale à ses principaux collaborateurs pour une rencontre au sommet. C’est dans sa résidence de la Cité Keur Gorgui que Ousmane Sonko s’apprête à recevoir l’élite de son état-major politique.

    Ousmane Sonko-Diomaye Président

    Prévue pour débuter aux alentours de 18 heures, cette réunion de travail devrait voir défiler les visages emblématiques du mouvement. Selon les informations recueillies, le cercle restreint des conseillers et responsables est attendu pour échanger sur les orientations du moment.

    Les cadres de Pastef attendus au domicile du leader

    La liste des personnalités conviées confirme l’importance de ce ballet politique. Sont notamment attendus au domicile de Ousmane Sonko :

    • El Malick Ndiaye
    • Birame Souleye Diop
    • Yassine Fall
    • Daouda Ngom
    • Abass Fall
    • Ayib Daffé

    Cette concentration de hauts responsables à la Cité Keur Gorgui alimente de nombreuses interrogations. Quel est l’ordre du jour exact de ce sommet restreint ? Les prochaines heures pourraient apporter des éclaircissements sur les motivations réelles de ce rassemblement stratégique.

  • Tensions au PPA-CI : des figures de proue interdites d’accès au premier congrès ordinaire

    Tensions au PPA-CI : des figures de proue interdites d’accès au premier congrès ordinaire

    À l’approche du premier congrès ordinaire du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), l’ambiance est à la fermeté. La formation politique dirigée par l’ancien président Laurent Gbagbo a pris la décision radicale d’interdire la participation de plusieurs de ses hauts cadres et militants à cet événement historique prévu les 14 et 15 mai 2026 à Abidjan.

    Parmi les personnalités visées par cette mesure d’exclusion temporaire figurent des noms bien connus de la scène politique ivoirienne, notamment Don Mello, Stéphane Kipré, Dali Arthur et Armand Ouégnin. Cette décision intervient alors que ces derniers font l’objet de procédures disciplinaires rigoureuses au sein de l’appareil du parti.

    Un rappel à l’ordre après les élections de 2025

    Le grief retenu contre ces cadres est lié à un acte d’indiscipline caractérisé. En effet, ils auraient passé outre la consigne officielle du PPA-CI qui consistait à ne pas s’impliquer dans l’élection présidentielle d’octobre 2025, ainsi que dans les législatives du 27 décembre 2025. En bravant ce boycott, ils se sont placés en porte-à-faux avec la ligne directrice édictée par la direction du parti.

    La direction a été claire : tant que les conclusions des enquêtes disciplinaires ne sont pas rendues, l’accès au conclave leur est strictement refusé. Cette mesure de suspension vise à garantir la cohésion d’un mouvement qui cherche à se restructurer après une période électorale mouvementée.

    Les enjeux du rassemblement au palais de la culture

    Ce premier congrès ordinaire, qui se tiendra au palais de la culture d’Abidjan, revêt une importance capitale pour l’avenir du PPA-CI. L’objectif affiché est double : consolider les bases de la formation et remobiliser les troupes dans un climat de sérénité retrouvée. Toutefois, l’ouverture de ce sommet se déroule dans un contexte de dissensions internes manifestes, illustrées par ces sanctions frappant des piliers historiques de l’entourage de Laurent Gbagbo.

  • Arrestation de Matar Ndiaga Seck au Sénégal pour des soupçons d’actes contre nature

    Arrestation de Matar Ndiaga Seck au Sénégal pour des soupçons d’actes contre nature

    Une nouvelle affaire judiciaire secoue le paysage politique au Sénégal. Matar Ndiaga Seck, une figure connue pour sa proximité avec le Premier ministre Ousmane Sonko, a été appréhendé par les agents de la Division des Investigations Criminelles (DIC).

    Une interpellation liée à une enquête à Linguère

    L’arrestation de Matar Ndiaga Seck fait suite à un avis de recherche diffusé par le commissariat de Linguère. Les forces de l’ordre ont agi dans le cadre d’une procédure rigoureuse visant à faire la lumière sur des faits signalés dans cette localité.

    Des soupçons d’actes contre nature dans le Djoloff

    Cette interpellation s’inscrit dans une investigation plus large menée dans la zone du Djoloff. L’enquête porte sur l’arrestation préalable de 22 individus, tous soupçonnés d’avoir participé à des faits présumés d’homosexualité, qualifiés juridiquement d’actes contre nature.

    Les enquêteurs justifient cette mesure par l’existence d’« éléments concordants » qui établiraient un lien entre Matar Ndiaga Seck et ce dossier. La justice poursuit actuellement ses investigations pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire qui suscite une attention particulière.

  • L’impuissance de la Russie face au basculement du Venezuela

    L’impuissance de la Russie face au basculement du Venezuela

    Le début de l’année 2026 restera marqué par un tournant géopolitique majeur à Caracas. Alors que l’intervention militaire des États-Unis menait à l’arrestation spectaculaire de Nicolas Maduro, l’attitude de la Russie a surpris par son inertie. Autrefois pilier de la défense de la souveraineté vénézuélienne face à l’influence de Washington, Moscou semble s’être muré dans un silence opérationnel, se contentant de protestations de pure forme là où une réaction d’envergure était attendue.

    Une diplomatie de façade sans moyens concrets

    Malgré la signature en 2025 d’un traité de partenariat stratégique censé sceller une alliance indéfectible, le Kremlin a brillé par son absence lors du déclenchement de la crise. Certes, Sergueï Lavrov et le ministère des Affaires étrangères ont dénoncé une agression armée, réclamant la libération immédiate du dirigeant déchu. Cependant, ces déclarations n’ont été suivies d’aucun acte tangible. En dehors de quelques mouvements navals symboliques et de l’escorte tardive d’un pétrolier, la Russie n’a opposé aucune résistance réelle à la machine militaire américaine.

    Cette passivité révèle une faille profonde : les services de renseignement russes n’ont pas su, ou pas pu, anticiper l’offensive, laissant le gouvernement de Caracas totalement démuni. En refusant de porter le fer sur le terrain diplomatique, notamment au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou a acté la fin de son influence directe en Amérique latine.

    L’épuisement d’une puissance sous tension

    Ce retrait n’est pas le fruit d’une stratégie de retenue, mais le reflet d’une incapacité matérielle. Engluée dans ses propres conflits et affaiblie par une économie de guerre — la « Deathonomics » — qui mobilise l’essentiel de ses ressources, la Russie n’a plus les moyens de projeter sa puissance à des milliers de kilomètres de ses frontières. Le Venezuela, malgré ses réserves pétrolières immenses, est devenu le témoin involontaire de cet épuisement stratégique.

    En limitant sa réponse à des notes diplomatiques sans portée, le Kremlin envoie un signal inquiétant à ses autres alliés internationaux : la protection russe s’efface dès que les intérêts vitaux de Moscou sont menacés sur son propre sol. Le bouclier promis s’est révélé n’être qu’une illusion face à l’application stricte d’une doctrine de Monroe modernisée par la Maison-Blanche.

    Une faillite aux conséquences mondiales

    L’abandon de Nicolas Maduro et l’acceptation tacite d’une transition politique sous influence américaine marquent une défaite historique pour la diplomatie russe. En laissant le peuple vénézuélien face à une nouvelle gouvernance imposée de l’extérieur, la Russie perd bien plus qu’un partenaire énergétique ; elle perd sa crédibilité en tant que contrepoids global face à l’hégémonie occidentale.

    À Caracas, la fin d’une ère s’est jouée sans que le grand allié slave ne puisse peser sur le cours des événements. Ce mutisme face au fait accompli souligne la fin d’une ambition mondiale que Moscou ne semble plus en mesure d’assumer.

  • Ousmane Sonko réunit son état-major politique à la Cité Keur Gorgui

    Ousmane Sonko réunit son état-major politique à la Cité Keur Gorgui

    Le Premier ministre et leader du parti PASTEF/Les Patriotes, Ousmane Sonko, a convoqué les figures de proue de son équipe politique ce vendredi 15 mai 2026. Ce rendez-vous stratégique se tiendra à sa résidence située à la Cité Keur Gorgui à partir de 18 heures.

    Un contexte politique sous haute tension

    Cette convocation survient alors que le climat politique national est marqué par des remous au sein de la coalition au pouvoir et l’approche de scrutins déterminants. Bien que l’ordre du jour n’ait pas été officiellement dévoilé, les discussions devraient se concentrer sur l’analyse des récents rassemblements de la coalition Diomaye Président, particulièrement après la mobilisation remarquée à Mbour.

    Pour Ousmane Sonko, l’enjeu est de consolider l’unité de son camp face aux attaques répétées de l’opposition. Cette rencontre sera également l’occasion d’aborder le processus de renouvellement de la présidence du parti, une étape majeure annoncée très récemment.

    Les membres influents conviés au conclave

    Parmi les personnalités attendues à ce sommet restreint figurent des piliers du mouvement tels que El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop, Yassine Fall, Abass Fall et Ayib Daffé. Ce cercle rapproché devra définir les orientations futures de la formation politique dans un environnement en pleine mutation.

  • Laurent Gbagbo reconduit sans surprise à la tête du PPA-CI en Côte d’Ivoire

    Laurent Gbagbo reconduit sans surprise à la tête du PPA-CI en Côte d’Ivoire

    Un partisan de Laurent Gbagbo manifeste dans les rues d’Abidjan, le 16 août 2025.

    L’issue de la rencontre ne laissait place à aucune incertitude. Au palais de la culture de Treichville, l’atmosphère était à la célébration pour les partisans du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Comme l’avait anticipé un cadre de la formation politique dès le 14 mai, le dénouement était écrit d’avance : Laurent Gbagbo demeure le pilier central du mouvement.

    Le processus de désignation s’est déroulé dans une ferveur manifeste, le vote ayant été validé par de puissantes acclamations des délégués présents. Il faut dire que la compétition était inexistante, puisque Laurent Gbagbo figurait comme l’unique postulant à sa propre succession. Bien qu’il n’ait pas assisté à la première journée des travaux du congrès, son autorité sur le parti reste incontestée et totale.

  • Sommet de crise à la Cité Keur Gorgui : Ousmane Sonko mobilise l’état-major du Pastef

    Sommet de crise à la Cité Keur Gorgui : Ousmane Sonko mobilise l’état-major du Pastef

    Le climat politique s’intensifie à Dakar. Ce vendredi, à partir de 18 heures, la résidence de Ousmane Sonko, située dans le quartier de la Cité Keur Gorgui, devient le centre névralgique des décisions du Pastef. Le leader du parti a convoqué en urgence les principales figures de sa formation pour une séance de travail dont les enjeux semblent cruciaux pour l’avenir immédiat du mouvement.

    DIRECT : Ousmane Sonko parle, entre rumeurs de démission, maladie et situation politique mouvementée

    Un parterre de hauts responsables attendus pour ce sommet

    L’importance de cette rencontre se mesure à la qualité des invités conviés. Parmi les cadres attendus au domicile de Ousmane Sonko, on retrouve des personnalités de premier plan telles que El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop et Yassine Fall. Seront également présents Daouda Ngom, Abass Fall ainsi que Ayib Daffé.

    La mobilisation simultanée de ces ministres et responsables politiques souligne la portée stratégique des discussions. Bien que l’ordre du jour précis n’ait pas été divulgué, la présence de l’ensemble de l’état-major du Pastef suggère que des dossiers de haute importance seront abordés lors de ce huis clos politique.

    Le congrès de juin en ligne de mire

    Cette réunion intervient dans une période charnière pour le parti au pouvoir. En effet, le Pastef se prépare activement pour son congrès prévu en juin prochain. Ce rassemblement à la Cité Keur Gorgui pourrait donc servir à harmoniser les positions internes et à définir les grandes orientations politiques avant cette échéance majeure.

    Alors que la formation politique occupe une place prépondérante dans l’actualité nationale, chaque décision prise lors de cette rencontre d’urgence sera scrutée. Les cadres devront s’accorder sur les prochaines étapes de leur stratégie politique dans un contexte en pleine mutation.

  • Détention d’un ressortissant français au Sénégal pour homosexualité : la diplomatie française mobilisée

    Détention d’un ressortissant français au Sénégal pour homosexualité : la diplomatie française mobilisée

    Un citoyen français est actuellement privé de liberté au Sénégal après avoir été interpellé le 14 février dernier. Selon des informations diplomatiques, les motifs de son arrestation incluent des « actes contre-nature », mais aussi des accusations d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et de tentative de transmission du VIH. Cette interpellation s’inscrit dans un contexte de multiplication des procédures judiciaires de ce type dans le pays.

    Le drapeau du Sénégal. (Photo d'illustration)

    L’ambassade de France à Dakar suit ce dossier avec une attention particulière. Dans le cadre de la protection consulaire, notre compatriote a déjà pu recevoir quatre visites des services diplomatiques. En parallèle, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères maintient un lien étroit avec la famille du détenu pour assurer un suivi constant de l’affaire.

    Un durcissement législatif marqué contre l’homosexualité

    Cette arrestation intervient alors que le Sénégal a récemment renforcé son arsenal répressif. Depuis le 31 mars, une nouvelle législation punit plus sévèrement les « actes contre-nature », doublant les peines de prison encourues. Désormais, les individus suspectés risquent entre cinq et dix ans d’incarcération, ainsi que des amendes comprises entre 3 000 et 15 000 euros.

    Ce projet de loi a été porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait exprimé dès février sa volonté de définir plus strictement ces actes au regard de la loi sénégalaise. Depuis l’entrée en vigueur de ces mesures, de nombreuses interpellations sont rapportées de manière régulière sur l’ensemble du territoire.

    Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a qualifié ces dispositions de « profondément préoccupantes », estimant qu’elles bafouent les droits humains fondamentaux.

    La France a tenu à rappeler son engagement pour le respect universel des Droits de l’Homme et son combat pour la dépénalisation de l’homosexualité à l’échelle mondiale. Paris réaffirme son soutien aux personnes victimes de discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, particulièrement là où de nouvelles lois mettent en péril leurs droits et leur sécurité.

  • Urgence humanitaire à Bamako : le blocus du JNIM entrave la circulation des civils

    Urgence humanitaire à Bamako : le blocus du JNIM entrave la circulation des civils

    La capitale du Mali traverse une période de fortes tensions. Depuis le jeudi 30 avril, Bamako subit un blocus rigoureux imposé par les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette situation d’asphyxie soulève de vives inquiétudes quant à la protection des populations et à leur liberté de mouvement.

    Mali. Blocus du JNIM à Bamako : Amnesty International dénonce des conséquences inacceptables sur la circulation des civils

    Cette mesure de siège fait suite à une série d’offensives coordonnées menées les samedi 25 et dimanche 26 avril par le JNIM, affilié à Al-Qaïda, en collaboration avec les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Les assaillants ont ciblé plusieurs points névralgiques tenus par les autorités militaires en place, accentuant la pression sur le centre du pouvoir.

    Une menace directe sur les droits fondamentaux

    L’organisation Amnesty International est montée au créneau pour exiger le respect de la sécurité et du droit de circuler des populations. Elle pointe du doigt des « conséquences inacceptables » pour les habitants, avertissant que cet isolement forcé pourrait engendrer des crises graves touchant à la sécurité alimentaire, à l’accès aux soins et, plus largement, au droit à la vie. Marceau Sivieude, responsable au sein de l’ONG, rappelle avec fermeté que le droit international humanitaire impose de distinguer systématiquement les civils des belligérants.

    Des convois civils pris pour cibles

    Le climat d’insécurité s’est intensifié après l’interception, le mercredi 6 mai, d’un convoi de marchandises circulant entre Bamako et Bougouni. Ces camions, qui transportaient essentiellement des fruits pour le compte d’entreprises privées, n’avaient aucune vocation militaire et ne bénéficiaient d’aucune escorte armée. Pourtant, ils ont été pris pour cible, illustrant la précarité des voies d’approvisionnement.

    Face à cette menace persistante sur les axes routiers, le secteur des transports est à l’arrêt. Plusieurs compagnies spécialisées ont officiellement suspendu leurs rotations vers et depuis Bamako, craignant pour l’intégrité de leurs passagers et de leurs personnels. Cette paralysie logistique aggrave chaque jour un peu plus l’isolement de la métropole malienne.

  • Coopération bilatérale : le Tchad rend hommage au leadership africain de l’Algérie

    Coopération bilatérale : le Tchad rend hommage au leadership africain de l’Algérie

    Un renforcement stratégique des liens entre N’Djamena et Alger

    À l’occasion d’une rencontre officielle à N’Djamena, le Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, a reçu Abdelkader Djellaoui, ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base de l’Algérie. Cet échange a permis de mettre en lumière l’excellence des rapports entre les deux nations et de souligner l’implication constante du président Abdelmadjid Tebboune dans le développement du continent.

    Le rôle prépondérant du président Abdelmadjid Tebboune

    Au cours de cet entretien, le chef du gouvernement tchadien a tenu à exprimer sa profonde admiration pour la clairvoyance et la sagesse du président Abdelmadjid Tebboune. Il a notamment salué son statut de leader continental et ses initiatives répétées en faveur d’une intégration économique et politique accrue en Afrique. Allamaye Halina a réitéré la reconnaissance du Tchad envers l’Algérie pour son soutien indéfectible aux projets de développement et sa solidarité active à l’échelle régionale.

    Les discussions ont également servi de canal pour transmettre les salutations fraternelles du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, à son homologue algérien. Ce geste symbolise la solidité des liens historiques et la fraternité qui unit les deux peuples. Par ailleurs, des messages de cordialité ont été adressés au Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, confirmant la volonté de N’Djamena d’élargir les horizons de son partenariat avec Alger.

    Une délégation algérienne de haut niveau

    Cette audience marquait la conclusion d’une mission de travail de deux jours effectuée par Abdelkader Djellaoui au Tchad. Pour l’occasion, le ministre algérien était accompagné d’une délégation de premier plan comprenant :

    • Le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, Abed Hallouz ;
    • L’ambassadeur d’Algérie au Tchad ;
    • Des cadres supérieurs du ministère des Travaux publics ;
    • Les présidents-directeurs généraux des entreprises publiques Cosider (travaux publics) et Entp.

    Cette présence massive de responsables techniques et diplomatiques témoigne de l’engagement concret de l’Algérie à concrétiser les projets d’infrastructures et de coopération technique avec son partenaire tchadien.

  • Laurent Gbagbo maintenu à la tête du PPA-CI lors du congrès d’Abidjan

    Laurent Gbagbo maintenu à la tête du PPA-CI lors du congrès d’Abidjan

    L’ancien chef d’État ivoirien, Laurent Gbagbo, a été officiellement maintenu à la direction de sa formation politique. Ce dénouement survient à l’issue du premier congrès ordinaire du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), alors que l’homme politique, âgé de bientôt 81 ans, avait précédemment laissé entendre qu’il pourrait se retirer de la scène partisane.

    CPI : Les procureurs évoquent des erreurs ayant conduit à la libération de Gbagbo  

    Le parcours récent du PPA-CI a été marqué par des défis majeurs. Absent de la course présidentielle de 2025 en raison d’une condamnation judiciaire l’écartant des listes électorales, Laurent Gbagbo a vu son parti traverser une zone de turbulences. Après avoir choisi de ne pas présenter de candidat face à Alassane Ouattara et boycotté les législatives, le mouvement se retrouve aujourd’hui avec une présence institutionnelle très réduite, ne comptant aucun député et seulement quelques élus locaux.

    Un plébiscite au Palais des congrès de Treichville

    La reconduction de Laurent Gbagbo a été actée par une acclamation massive des milliers de délégués réunis à Abidjan. Accueilli dans une ferveur palpable, le leader historique a exprimé sa gratitude envers ses militants. S’il a brièvement pris la parole pour saluer l’ambiance chaleureuse du rassemblement, une allocution plus longue est attendue prochainement à Songon.

    Ce maintien au pouvoir intervient malgré des déclarations antérieures où l’ancien président affirmait vouloir cesser toute activité politique de premier plan. Cependant, la base militante semble avoir privilégié la continuité de son leadership pour structurer l’opposition.

    Positionnement régional et mesures disciplinaires

    Au-delà de la gouvernance interne, le congrès a été le théâtre de prises de position internationales notables. Les participants ont chaleureusement soutenu une motion en faveur de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ce rapprochement symbolique avec des nations aux relations tendues avec Abidjan souligne la ligne politique adoptée par le PPA-CI.

    Sur le plan de la discipline interne, la direction a sévi contre les voix dissidentes. Ahoua Don Mello a été exclu pour avoir maintenu une candidature présidentielle solitaire, tandis que Stéphane Kipré a écopé d’une suspension de 18 mois pour s’être présenté en indépendant lors des législatives.

    Le paysage de la gauche ivoirienne apparaît aujourd’hui morcelé. Plusieurs figures historiques, dont son ancienne épouse Simone Ehivet Gbagbo ou encore Charles Blé Goudé et Pascal Affi N’Guessan, ont pris leurs distances avec le parti. L’avenir politique de Laurent Gbagbo reste désormais suspendu à une éventuelle amnistie décidée par Alassane Ouattara, seule clé lui permettant de retrouver son éligibilité et de peser à nouveau dans les futurs scrutins nationaux.