Dans un élan de soutien au président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma et au nom de la défense des valeurs démocratiques, le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, a réclamé ce jour la libération sans condition d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé, président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) et figure de l’opposition, actuellement détenu à la Prison centrale de Libreville.

Cette demande s’appuie sur la nécessité de préserver l’intégrité de la justice gabonaise et de protéger les acquis démocratiques arrachés au prix de luttes acharnées par les 102 formations politiques du pays, certaines aujourd’hui menacées de dissolution en raison de l’application de la nouvelle loi sur les partis politiques.
Un engagement au-delà des clivages politiques
Christian Mermance N’nang Nsome, président du MGG, précise que son intervention ne vise pas à défendre une personne en particulier, mais à exiger ce que la classe politique, la société civile et les médias gabonais auraient dû réclamer pour lui-même après ses sept mois d’emprisonnement illégal à la Prison centrale de Libreville. « Ma démarche ne consiste pas à prendre la défense d’un individu, mais à agir comme j’aurais souhaité que l’on agisse pour moi lorsque j’ai été retenu captif sans raison valable », déclare-t-il.
Malgré son soutien affiché au chef de l’État, il refuse de se soumettre à une logique de soumission aveugle, souvent qualifiée de ‘kounabélisme’ dans le paysage politique gabonais. Son appel à la justice s’inscrit dans une quête de vérité et de respect des droits fondamentaux.
Un appel à la responsabilité des magistrats
Fort de son expérience personnelle, Christian Mermance N’nang Nsome exhorte les magistrats gabonais à faire preuve de courage et d’indépendance dans l’affaire impliquant Alain-Claude Bilie-By-Nzé. « Je crois en la justice gabonaise. Les juges doivent appliquer la loi avec rigueur, comme ils l’ont fait à mon égard lors de ma détention », insiste-t-il.
Il évoque les conséquences dévastatrices de son propre emprisonnement, tant sur le plan matériel que sur sa santé, désormais fragilisée. « Mon incarcération a causé des dommages irréparables dans ma vie et celle de mes proches. Pourtant, certains semblent penser qu’ils peuvent disposer des vies d’autrui sans remords ni conséquences », déplore-t-il.
Un combat pour la liberté d’expression
Dans un contexte politique marqué par une montée des restrictions, où l’expression d’une opinion divergente est souvent assimilée à une atteinte à l’ordre public, le président du MGG refuse de se taire. « Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine cible ? », s’interroge-t-il, mettant en garde contre les dérives autoritaires.
Malgré les risques d’ostracisme et les pressions potentielles, il assume pleinement sa position, convaincu que le silence ferait de lui un complice passif face à l’histoire. Son message est clair : la justice doit triompher, et les libertés fondamentales doivent être préservées.
