Élections locales : sonko exhorte diomaye faye à fixer la date du scrutin

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Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a marqué son désaccord public avec le président Bassirou Diomaye Faye en exigeant la publication immédiate du calendrier électoral pour les élections locales au Sénégal. Lors d’une tournée électorale dans les régions ce week-end, il a profité d’un rassemblement militant à Louga pour interpeller directement le chef de l’État.

Autour de lui, des centaines de partisans ont écouté ses arguments, alors qu’il abordait les décisions récentes concernant des changements de responsables publics. Sonko n’a pas hésité à rappeler que les mêmes pouvoirs présidentiels utilisés pour limoger certains hauts fonctionnaires devraient servir à fixer une date pour le scrutin local. « Désigner des responsables par décret ou fixer une date électorale relève des mêmes prérogatives. Pourquoi l’un serait-il appliqué et l’autre non ? », a-t-il lancé sous les applaudissements.

Un refus catégorique de tout report

Le secrétaire général de Pastef a réaffirmé son opposition farouche à tout ajournement des élections municipales et départementales. À Louga, il a réitéré l’urgence d’un calendrier électoral transparent, soulignant que l’incertitude actuelle pourrait refléter une stratégie politique visant à éviter une mobilisation massive de ses troupes. « On craint peut-être la fougue et l’engagement de nos militants », a-t-il suggéré, laissant entendre que la majorité au pouvoir pourrait chercher à gagner du temps.

Le calendrier électoral, enjeu politique majeur

La question du scrutin local agite désormais l’échiquier politique sénégalais. Entre les attentes des électeurs et les manœuvres institutionnelles, les différents acteurs réclament des clarifications. Les dernières nominations de responsables publics ont ravivé les tensions, tandis que l’absence de date officielle pour les élections locales alimente les spéculations.

Ousmane Sonko a ainsi conclu son discours en rappelant au président Faye ses obligations constitutionnelles. « Il est temps de trancher, sans détour ni délai », a-t-il conclu, plaçant le gouvernement face à ses responsabilités devant l’opinion publique.