Espagne et Maroc : le PP exige une réponse ferme après les déclarations sur Sebta et Melilla
La tension diplomatique entre Madrid et Rabat s’intensifie après les propos tenus par le ministre marocain de la Justice sur le statut des enclaves de Sebta et Melilla. Une polémique qui secoue désormais les bancs du Parlement espagnol.
Par
14 août 2026 | 2 min de lecture

Jaime de los Santos
Les déclarations du ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, sur le statut de Sebta et Melilla ont déclenché une vive réaction en Espagne. Lors d’un entretien diffusé mardi, il a réitéré la position de Rabat selon laquelle ces deux villes sont marocaines et a évoqué des négociations en cours avec Madrid pour résoudre ce dossier, tout en insistant sur une approche basée sur le dialogue et la patience.
Il a également pointé du doigt la gestion de la crise migratoire de fin juillet, notamment le retour des mineurs marocains non accompagnés, et rappelé que le Maroc ne pouvait assumer seul le rôle de gendarme migratoire pour l’Europe.
Face à cette situation, le Parti populaire (PP) a décidé de passer à l’action. Jeudi 13 août, les députés conservateurs ont demandé au gouvernement de Pedro Sánchez de convoquer sans délai l’ambassadrice du Maroc pour des consultations officielles. Une demande motivée par les prises de position marocaines sur les deux enclaves, mais aussi par l’afflux migratoire massif enregistré à Sebta.
Lors d’une visite à Barcelone, le député Jaime de los Santos a rappelé que Madrid n’avait pas hésité à convoquer l’ambassadeur d’Italie après la suspension de l’accord de Schengen par Rome. Il s’est interrogé sur l’absence de réaction similaire envers le Maroc, alors que le passage de migrants à Sebta et les déclarations d’Abdellatif Ouahbi sur la souveraineté espagnole sur ces villes justifieraient, selon lui, une telle démarche.
Le PP ne s’en tient pas à cette seule exigence. Le parti a également déposé des questions écrites au Congrès des députés, exigeant du ministre de la Présidence et de la Justice, Félix Bolaños, des explications rapides sur les échanges entretenus avec son homologue marocain depuis la crise migratoire, ainsi que sur les suites réservées aux propos du ministre marocain concernant le statut des deux enclaves.
Autre point de friction : la menace, selon le PP, d’une suspension de l’accord d’extradition entre Rabat et Madrid. Un instrument jugé essentiel par les conservateurs pour organiser le retour des personnes ayant franchi la frontière.
Le dossier reste donc explosif, avec une opposition espagnole déterminée à en faire un argument politique contre l’exécutif, tandis que le gouvernement Sánchez, pour l’instant, ne cède pas aux pressions de la droite pour adopter une posture plus ferme.
Il a également pointé du doigt la gestion de la crise migratoire de fin juillet, notamment le retour des mineurs marocains non accompagnés, et rappelé que le Maroc ne pouvait assumer seul le rôle de gendarme migratoire pour l’Europe.
Face à cette situation, le Parti populaire (PP) a décidé de passer à l’action. Jeudi 13 août, les députés conservateurs ont demandé au gouvernement de Pedro Sánchez de convoquer sans délai l’ambassadrice du Maroc pour des consultations officielles. Une demande motivée par les prises de position marocaines sur les deux enclaves, mais aussi par l’afflux migratoire massif enregistré à Sebta.
Lors d’une visite à Barcelone, le député Jaime de los Santos a rappelé que Madrid n’avait pas hésité à convoquer l’ambassadeur d’Italie après la suspension de l’accord de Schengen par Rome. Il s’est interrogé sur l’absence de réaction similaire envers le Maroc, alors que le passage de migrants à Sebta et les déclarations d’Abdellatif Ouahbi sur la souveraineté espagnole sur ces villes justifieraient, selon lui, une telle démarche.
Le PP ne s’en tient pas à cette seule exigence. Le parti a également déposé des questions écrites au Congrès des députés, exigeant du ministre de la Présidence et de la Justice, Félix Bolaños, des explications rapides sur les échanges entretenus avec son homologue marocain depuis la crise migratoire, ainsi que sur les suites réservées aux propos du ministre marocain concernant le statut des deux enclaves.
Autre point de friction : la menace, selon le PP, d’une suspension de l’accord d’extradition entre Rabat et Madrid. Un instrument jugé essentiel par les conservateurs pour organiser le retour des personnes ayant franchi la frontière.
Le dossier reste donc explosif, avec une opposition espagnole déterminée à en faire un argument politique contre l’exécutif, tandis que le gouvernement Sánchez, pour l’instant, ne cède pas aux pressions de la droite pour adopter une posture plus ferme.
