Lazare Sehouéto défend le Sénat contre les préjugés politiques au Bénin
Lors d’une conférence dédiée à l’État de droit et à l’alternance politique en Afrique, organisée à Cotonou par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP/Co), la création du Sénat a été au cœur des échanges. Une occasion pour les participants de débattre des enjeux liés à cette nouvelle institution.
Un plaidoyer pour une institution au service de la démocratie
Intervenant lors de cette rencontre, l’ancien ministre et député Lazare Maurice Sehouéto a présenté le Sénat comme un outil essentiel pour renforcer la démocratie et stabiliser le paysage politique béninois. Selon lui, cette chambre haute doit jouer un rôle clé dans la régulation des institutions et la consolidation de l’État de droit.
Répondre aux craintes par des arguments juridiques
Kamel Bio Sika Ouassagari, ancien député, avait exprimé des réserves quant aux attributions du Sénat. Lazare Maurice Sehouéto a répondu en insistant sur l’importance de s’appuyer sur les textes légaux plutôt que sur des craintes infondées. Pour lui, cette institution s’inscrit dans une dynamique partagée par de nombreux pays ayant adopté le bicamérisme pour renforcer leur stabilité.
Des exemples inspirants pour le Bénin
Pour appuyer son argumentaire, Lazare Maurice Sehouéto a cité des modèles étrangers :
- La France : La création du Sénat après la Seconde Guerre mondiale pour éviter les instabilités ministérielles des régimes précédents.
- L’Allemagne : L’instauration d’une chambre haute après 1945 pour garantir l’équilibre des pouvoirs et prévenir les dérives autoritaires.
Éviter les jugements hâtifs sur une institution en construction
L’ancien parlementaire a souligné que le Sénat vise avant tout à apaiser les tensions politiques, renforcer l’unité nationale et sécuriser le développement du pays. Il a appelé à un débat constructif, basé sur des faits et non sur des préjugés, invitant l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à une réflexion rigoureuse.
Une intervention qui rappelle que les institutions, pour s’imposer, nécessitent du temps et une approche objective.
