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  • Bellaire Travels : comment l’agence panafricaine révolutionne le voyage à Douala

    Bellaire Travels : comment l’agence panafricaine révolutionne le voyage à Douala

    Douala a accueilli le 20 juin 2026 le lancement officiel de Bellaire Travels, une agence panafricaine agréée IATA, qui se donne pour mission de repenser l’expérience du voyage. La soirée de gala a également été l’occasion de dévoiler Bellaire One, une application technologique inédite.

    Ce samedi 20 juin 2026, Douala, capitale économique du Cameroun, a été le théâtre d’un événement inédit : le lancement officiel de Bellaire Travels. Cette agence de voyage panafricaine, accréditée par l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), entend révolutionner le secteur en proposant une approche plus fluide, humaine et inspirante. Son offre couvre à la fois les déplacements professionnels, personnels, institutionnels, événementiels et culturels.

    Daniel Moussima, fondateur et dirigeant de Bellaire Travels, a souligné lors de son discours l’ambition de l’entreprise : « Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle aire. Notre objectif est de permettre aux Camerounais de profiter de services transparents et de rassembler toutes les énergies autour d’un projet commun pour conquérir le monde. » Il a également insisté sur la nécessité pour chaque Camerounais de pouvoir s’identifier à une marque de confiance.

    Nicoline Ebune

    Placée sous le haut patronage du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, la cérémonie a été présidée par Nicoline Ebune, chef de la division du développement régional. Dans son intervention, elle a salué une initiative qui reflète le dynamisme de l’entrepreneuriat camerounais et la volonté des investisseurs de participer au développement économique. Selon elle, le tourisme, les services et la mobilité internationale sont des piliers essentiels des économies modernes, favorisant les échanges entre les peuples. Elle a également jugé encourageant de voir des acteurs privés adopter des solutions adaptées aux besoins des particuliers, des entreprises et des institutions.

    Bellaire One

    Bellaire Travels se positionne comme un acteur en pleine croissance dans l’industrie du voyage, avec une offre 360 degrés : billetterie aérienne, assistance visas, packages touristiques exclusifs, solutions B2B de préfinancement voyage, gestion de groupes et voyages corporate, escapades personnalisées et réservations hôtelières. L’agence est déjà implantée au Cameroun, aux Émirats Arabes Unis, aux États-Unis, en Inde, et prépare son arrivée en France. « Nous souhaitons accompagner les entreprises de toutes tailles ainsi que le gouvernement dans leurs actions, car nous croyons que le voyage ne devrait pas être source de stress », a ajouté Daniel Moussima.

    Lors de la soirée de gala, l’application Bellaire One a été officiellement présentée. Cet outil technologique novateur a pour vocation de simplifier l’ensemble du parcours client en centralisant les services proposés.

  • Jonathan David, l’atout offensif no 1 du Canada pour affronter la Suisse

    Jonathan David, l’atout offensif no 1 du Canada pour affronter la Suisse

    Jonathan David, l’atout offensif no 1 du Canada pour affronter la Suisse

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  • Mali, Niger, Burkina Faso : quatre ans après avoir chassé Paris, quel bilan ?

    Mali, Niger, Burkina Faso : quatre ans après avoir chassé Paris, quel bilan ?

    Mali, Niger, Burkina Faso : quatre ans après avoir chassé Paris, quel bilan ?

    Présentée comme la condition du redressement du Mali, du Niger ou du Burkina Faso, l’éviction de la France devait ouvrir une nouvelle ère de souveraineté et de stabilité. Quatre ans plus tard, le constat dressé par le général Gomart est sévère : le terrorisme progresse, les libertés reculent et l’Afrique de l’Ouest demeure plus fragile que jamais.

    Mali, Niger, Burkina Faso : quatre ans après avoir chassé Paris, quel bilan ?
  • Bénin : la France offre du matériel antiexplosifs pour sécuriser le nord

    Bénin : la France offre du matériel antiexplosifs pour sécuriser le nord

    La coopération militaire entre le Bénin et la France s’intensifie. Le 23 juin 2026, le 1er Bataillon du Génie et le Centre de Perfectionnement aux Actions Post-Conflictuelles de Déminage et de Dépollution (CPADD) ont bénéficié d’un important don d’équipements visant à renforcer la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI). La cérémonie officielle de remise s’est tenue au CPADD colonel Jean Kouagou N’pina, sous la présidence du chef d’État-major général des Forces Armées Béninoises, représenté par le colonel Gilbert Lossitode.

    Le matériel offert par la République française comprend des détecteurs d’EEI, des canons disrupteurs, des brouilleurs portatifs, des véhicules d’intervention spécialisés et plusieurs équipements techniques de dernière génération. Ces outils visent à améliorer les capacités de détection, de neutralisation et d’intervention des unités déployées sur le terrain, face à une menace devenue courante dans les zones septentrionales du pays.

    Lors de la cérémonie, le directeur du CPADD, le lieutenant-colonel Djimon Sahgui, a rappelé le rôle stratégique du centre et du 1er Bataillon du Génie dans le contexte sécuritaire actuel. Il a souligné que la prolifération des engins explosifs improvisés exige une adaptation continue des moyens et des compétences opérationnelles. Il a salué la qualité de la coopération entre le Bénin et la France, qualifiée de partenariat solide et exemplaire.

    De son côté, l’attaché de défense de l’ambassade de France près le Bénin, le lieutenant-colonel Arnaud Ardillier, a indiqué que ce don constitue un investissement concret dans la sécurité des militaires béninois et la protection des populations civiles. Il a insisté sur l’importance des brouilleurs portatifs, désormais considérés comme des équipements essentiels dans les opérations de neutralisation des EEI.

    Selon lui, l’intégration de ces matériels dans les programmes de formation des spécialistes EOD (Explosive Ordnance Disposal) permettra de renforcer considérablement la sécurité des équipes déployées sur le terrain. Cette dotation contribuera également à améliorer les capacités techniques des forces béninoises confrontées à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes.

    En réceptionnant officiellement le matériel, le colonel Gilbert Lossitode a exprimé la gratitude du Haut Commandement militaire béninois envers la République française. Il a qualifié cette initiative d’acte de solidarité et d’engagement concret en faveur de la sécurité nationale. Au nom du chef d’État-major général, il a remercié tous les partenaires ayant contribué à ce projet, dont les retombées devraient renforcer l’efficacité des opérations sécuritaires, notamment dans le cadre de l’Opération Mirador.

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  • Le Niger quitte officiellement la CPI : une décision ancrée dans l’AES

    Le Niger quitte officiellement la CPI : une décision ancrée dans l’AES

    Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Dans une lettre adressée lundi aux Nations unies, les autorités nigériennes ont acté la sortie du traité fondateur de l’institution, le Statut de Rome, dont elles dénoncent le fonctionnement.

    Ce départ s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Niger est membre. Le pays accuse la CPI de pratiquer une justice à deux vitesses, ciblant principalement les dirigeants africains tout en ignorant les crimes commis par les grandes puissances. Cette décision marque une étape supplémentaire dans la souveraineté judiciaire revendiquée par le régime de Niamey.

    La procédure de retrait, déclenchée par la notification à l’ONU, prendra effet un an après l’envoi de la lettre. Le Niger devient ainsi l’un des rares États africains à quitter volontairement la Cour, rejoignant la position déjà adoptée par d’autres pays du Sahel.

  • Malo Gusto, la priorité de Manchester City pour Enzo Maresca

    Malo Gusto, la priorité de Manchester City pour Enzo Maresca

    Afin de remplacer Pep Guardiola, Manchester City a misé sur Enzo Maresca. Pour offrir un premier renfort à son nouvel entraîneur, le club mancunien songerait à recruter Malo Gusto, avec qui Maresca a déjà travaillé à Chelsea. De son côté, Chelsea chercherait déjà un successeur en visant Marco Palestra.

    Pep Guardiola a officiellement dit adieu à Manchester City malgré un contrat en cours jusqu’en 2027. Après dix années de règne, le technicien espagnol a quitté le navire. « Je suis tellement nerveux. Pourquoi m’aimez-vous autant ? Pourquoi me faites-vous ça ? Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour. Cela a été un immense honneur d’entraîner un tel club. Les joueurs savent que je continuerai à les surveiller ! Ils savent qu’ils ont la grande responsabilité d’entretenir ces standards, et c’est pour ça qu’ils continuent encore et encore à se battre. Ce sera toujours ma maison ici et si vous me croisez, venez me voir et m’enlacer ! », a confié Pep Guardiola après son dernier match à la tête du club anglais.

    Une connexion déjà établie entre Malo Gusto et Enzo Maresca

    Pour compenser le départ de Pep Guardiola, Manchester City a choisi de faire confiance à Enzo Maresca. Le marché des transferts étant ouvert, les Citizens souhaitent renforcer leur effectif. Ils étudient la possibilité de recruter Malo Gusto, actuellement en sélection avec la France pour la Coupe du Monde 2026. Le latéral droit de 23 ans a déjà été dirigé par Maresca à Chelsea entre juillet 2024 et janvier 2026, ce qui pourrait faciliter son adaptation.

    Chelsea se tourne vers Marco Palestra

    Pendant ce temps, Chelsea n’est pas resté inactif. Le club londonien aurait entamé des démarches pour s’attacher les services de Marco Palestra, un arrière droit de 21 ans évoluant à Cagliari. Si l’opération aboutit, cela libérerait Malo Gusto pour un départ vers Manchester City.

  • Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Gabon : suspension des permis d’or pour restaurer la souveraineté

    Le Gabon a pris une décision inédite en suspendant, à partir du 22 juin 2026, l’ensemble des permis de recherche et d’exploitation de la petite mine d’or sur tout le territoire. Un signal fort adressé aux acteurs du secteur minier, qui traduit la volonté de l’État de reprendre la main sur une filière à la fois stratégique et vulnérable aux réseaux illégaux et aux trafics transfrontaliers.

    Cette mesure, annoncée par le ministère des Mines et des Ressources géologiques, fait suite au démantèlement d’un vaste réseau d’exploitation clandestine dans la province de la Ngounié. L’opération, menée conjointement avec le ministère de la Défense nationale, a révélé l’ampleur des activités irrégulières impliquant des ressortissants étrangers opérant en dehors de tout cadre légal.

    Au-delà de la suspension administrative, cette décision met en lumière un enjeu de souveraineté économique autour de l’une des ressources les plus convoitées du pays.

    L’or, nouvelle frontière de la souveraineté économique

    Longtemps dominé par le pétrole et le manganèse, le secteur extractif gabonais connaît une mutation progressive. La hausse des cours mondiaux de l’or et l’intérêt croissant des investisseurs pour les métaux précieux ont renforcé l’attractivité des zones aurifères du pays.

    Cependant, cette dynamique a favorisé l’émergence d’activités parallèles difficiles à contrôler. Dans plusieurs pays africains, l’orpaillage clandestin est devenu un vecteur majeur d’économie informelle, alimentant parfois des circuits de contrebande sophistiqués qui échappent aux administrations fiscales et douanières.

    Les investigations menées dans la Ngounié ont confirmé l’existence de pratiques illégales susceptibles d’affecter directement les recettes publiques. Chaque gramme d’or extrait hors des circuits officiels représente une perte pour l’État, mais aussi une menace pour la crédibilité du secteur minier national.

    Le gouvernement considère désormais que la question dépasse le simple cadre économique. Elle touche à la préservation du patrimoine national et à la maîtrise des ressources stratégiques.

    Un audit général pour assainir la filière

    Le ministère des Mines justifie cette suspension par la nécessité de procéder à un audit exhaustif de l’ensemble des titres miniers aurifères en vigueur.

    L’objectif est multiple : vérifier la conformité des activités des détenteurs de permis, évaluer le respect des obligations réglementaires, renforcer les mécanismes de contrôle sur le terrain et identifier les éventuelles défaillances administratives ayant permis le développement de certaines activités clandestines.

    Pendant toute la durée de cette suspension, aucune activité de prospection, de recherche ou d’exploitation relevant de la petite mine d’or ne pourra être menée sans autorisation spécifique.

    Cette démarche s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays producteurs africains. Du Ghana à la Tanzanie en passant par le Burkina Faso, les autorités multiplient les opérations de régularisation pour mieux encadrer l’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or.

    Pour Libreville, l’enjeu est également environnemental. Les exploitations illégales sont régulièrement associées à la déforestation, à la pollution des cours d’eau et à l’utilisation incontrôlée de substances dangereuses. Le coût écologique de ces pratiques dépasse souvent les bénéfices économiques immédiats.

    Le test de crédibilité de l’État gabonais

    Cette suspension place désormais le gouvernement face à une responsabilité majeure. La réussite de l’opération dépendra moins de l’annonce que de sa capacité à produire des résultats durables.

    L’audit devra permettre d’identifier les failles du système, mais surtout d’instaurer un cadre plus rigoureux capable d’attirer des opérateurs responsables tout en excluant les réseaux illégaux.

    La décision traduit également une évolution plus large de la gouvernance économique gabonaise. Dans un contexte où les ressources naturelles demeurent au cœur du développement national, l’État cherche à démontrer qu’il entend exercer pleinement son autorité sur les secteurs stratégiques.

    Le véritable enjeu ne consiste donc pas uniquement à suspendre des permis. Il réside dans la capacité du Gabon à transformer cette opération en un nouveau modèle de gestion minière fondé sur la transparence, la traçabilité et la souveraineté. Car dans un monde où l’or reste l’une des valeurs refuges les plus recherchées, le contrôle de la ressource devient aussi important que la ressource elle-même.

  • Gabon : l’ambition industrielle prend forme à Libreville

    Gabon : l’ambition industrielle prend forme à Libreville

    Libreville, mercredi 24 juin 2026 – Longtemps cantonné au rôle de simple exportateur de pétrole, de manganèse ou de bois brut, le Gabon entend aujourd’hui changer de cap et bâtir une véritable puissance industrielle.

    L’ouverture des Rencontres de l’Industrie du Gabon, mardi à Libreville, sous la houlette du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, marque une avancée décisive dans la stratégie nationale visant à faire de la transformation locale des ressources naturelles le moteur de la prochaine phase de croissance économique.

    Au-delà des déclarations et des bonnes intentions, cet événement revêt une importance particulière. En rassemblant une vingtaine d’investisseurs européens, des responsables publics, des industriels et des partenaires internationaux, Libreville envoie un signal fort aux marchés. Le Gabon ne souhaite plus se limiter à fournir des matières premières ; il aspire à devenir un territoire de production, de transformation et de création de valeur ajoutée.

    Cette ambition s’inscrit dans un débat plus large qui traverse l’ensemble du continent africain : comment convertir l’abondance des richesses naturelles en véritable puissance industrielle ?

    L’heure de la transformation économique

    Le discours d’Hermann Immongault ne laisse aucune place au doute. Selon lui, l’industrialisation n’est plus une option mais une nécessité stratégique pour l’avenir du Gabon. Cette déclaration reflète une prise de conscience largement partagée dans les économies africaines dépendantes des matières premières. Pendant des décennies, les pays producteurs ont exporté leurs ressources brutes avant de réimporter des produits transformés à forte valeur ajoutée, limitant ainsi les retombées locales et freinant la création d’emplois qualifiés.

    Le Gabon dispose pourtant d’atouts considérables : ses réserves minières figurent parmi les plus importantes d’Afrique centrale, son potentiel forestier est reconnu mondialement, et son secteur énergétique reste l’un des piliers de l’économie régionale. Pour les autorités, le véritable défi consiste désormais à transformer ces avantages naturels en chaînes de valeur industrielles capables de générer davantage de richesses sur le territoire national.

    C’est dans cette optique que le Haut Conseil d’investissement a engagé un examen approfondi des principaux blocages à l’investissement productif. Les autorités promettent des mesures concrètes pour renforcer la sécurité juridique, améliorer le climat des affaires et faciliter l’implantation de nouvelles unités industrielles.

    Séduire les capitaux pour bâtir une industrie nationale

    Le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoumtoume, a présenté une feuille de route reposant sur plusieurs axes structurants : modernisation du cadre réglementaire, simplification administrative, amélioration de l’accès à l’énergie, renforcement des infrastructures logistiques et développement des compétences locales.

    Cette stratégie intervient dans un contexte mondial marqué par la réorganisation des chaînes d’approvisionnement. De nombreux investisseurs recherchent aujourd’hui de nouvelles plateformes industrielles capables de produire plus près des marchés émergents. Le Gabon espère tirer parti de cette évolution. La présence d’investisseurs européens lors de ces rencontres témoigne d’un intérêt croissant pour le marché gabonais.

    L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a insisté sur la nécessité de construire une relation économique fondée sur le co-développement plutôt que sur une logique traditionnelle d’extraction. Cette orientation est également défendue par les organisateurs, qui souhaitent rapprocher l’État, les entreprises et les centres de formation pour créer un écosystème industriel cohérent. L’industrie moderne ne repose plus uniquement sur les infrastructures ; elle dépend aussi de la qualité du capital humain, de l’innovation et de la capacité des systèmes éducatifs à répondre aux besoins du marché.

    Le test décisif du passage à l’action

    Les Rencontres de l’Industrie interviennent à un moment charnière pour le Gabon. Depuis plusieurs années, le pays multiplie les réformes pour réduire sa dépendance aux exportations de matières premières. La transformation locale du bois constitue un exemple souvent cité : l’interdiction d’exporter des grumes a favorisé l’émergence d’une industrie de transformation qui génère davantage de valeur ajoutée et d’emplois. Les autorités souhaitent désormais reproduire cette dynamique dans d’autres secteurs stratégiques comme les mines, la métallurgie, l’agro-industrie et les industries de services.

    Les visites prévues à Port-Gentil, Moanda et dans le Grand Libreville illustrent cette volonté de montrer aux investisseurs les infrastructures existantes et les projets en cours. Mais la réussite de cette stratégie dépendra moins des annonces que de leur exécution. L’Afrique compte de nombreux plans industriels ambitieux qui se sont heurtés aux réalités administratives, logistiques ou financières. Le véritable enjeu pour le Gabon est donc de démontrer sa capacité à convertir sa vision industrielle en réalisations concrètes.

    L’ouverture de ces rencontres constitue bien plus qu’un simple rendez-vous économique. Elle représente un test de crédibilité pour un pays qui cherche à redéfinir sa place dans l’économie mondiale. Si cette stratégie aboutit, le Gabon pourrait devenir l’un des laboratoires africains les plus avancés de la transformation industrielle des ressources naturelles. Dans le cas contraire, il resterait confronté à la même équation qui freine depuis des décennies le développement de nombreuses économies riches en matières premières.

  • Nasser Bourita à Amman pour renforcer les liens avec Bahreïn et la Jordanie

    Nasser Bourita à Amman pour renforcer les liens avec Bahreïn et la Jordanie

    Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a mené à Amman une série d’entretiens de haut niveau avec ses homologues de Bahreïn et de Jordanie, en marge des travaux de la Ligue des États arabes.

    Ces rencontres ont permis de consolider les alliances bilatérales et d’examiner les enjeux sécuritaires qui préoccupent actuellement la région.

    Alliance et stabilité avec Bahreïn

    Lors de son échange avec le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, les discussions ont porté sur la coordination des efforts pour garantir la paix et la stabilité dans le monde arabe.

    Les deux diplomates ont passé en revue les liens historiques profonds qui unissent Rabat et Manama, et exploré de nouvelles pistes de collaboration dans des secteurs d’intérêt commun, conformément aux orientations fixées par la diplomatie marocaine.

    Ont participé à cette réunion l’ambassadeur du Maroc en Jordanie, Fouad Akhrif, le représentant permanent du Royaume auprès de la Ligue arabe, Mohamed Aït Ouali, et le directeur des Affaires maghrébines, Khalid Bencheikh.

    Vers une nouvelle commission mixte avec la Jordanie

    Nasser Bourita s’est également entretenu avec le vice-premier ministre et chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi. Le principal point à l’ordre du jour a été la préparation de la sixième session de la Haute Commission mixte maroco-jordanienne, prévue pour la fin de cette année sous la coordination du ministère jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés. Les deux ministres se sont accordés sur la nécessité de bâtir un programme ambitieux pour porter la relation bilatérale à un niveau stratégique supérieur.

    Avec la Jordanie comme avec Bahreïn, le responsable marocain a souligné l’urgence de renforcer les mécanismes de concertation politique face à la conjoncture géopolitique complexe actuelle.

    Participation active à la Ligue arabe

    Ces échanges bilatéraux ont eu lieu après la participation de Bourita à la réunion consultative des ministres arabes des Affaires étrangères et aux sessions de la 165e période ordinaire du Conseil de la Ligue arabe, confirmant le rôle moteur du Maroc dans le dialogue multilatéral régional.

  • Shell revient au Gabon : un pari sur l’offshore ultra-profond

    Shell revient au Gabon : un pari sur l’offshore ultra-profond

    Dix ans après avoir cédé l’ensemble de ses actifs à Assala Energy et quitté le Gabon, le géant pétrolier Shell annonce son retour sur la scène nationale. Le 22 juin 2026, à Libreville, la major anglo-néerlandaise a paraphé un accord préliminaire avec l’État gabonais pour l’exploration de nouveaux blocs offshore situés en eau ultra-profonde. Cette signature confirme le regain d’attractivité du secteur pétrolier gabonais.

    Une stratégie de relance payante pour Libreville

    Le retour de Shell représente une avancée majeure dans la stratégie de relance des hydrocarbures menée par les autorités gabonaises. Après plusieurs années marquées par une baisse des investissements internationaux, Libreville a multiplié les initiatives pour attirer de nouveaux capitaux et relancer l’exploration. Cette politique commence à porter ses fruits. Le Gabon a ouvert à l’exploration près de 71 % de son domaine maritime encore inexploité, offrant ainsi aux compagnies pétrolières des opportunités inédites dans des zones à fort potentiel. La signature de cet accord avec Shell s’inscrit dans une dynamique plus large de retour des grandes compagnies internationales.

    Les majors mondiales de nouveau séduites

    Ces derniers mois, le pays a également conclu des partenariats avec d’autres acteurs majeurs, notamment ExxonMobil et BP, témoignant de la confiance retrouvée des investisseurs dans le potentiel du bassin sédimentaire gabonais. Au-delà du symbole, cette nouvelle phase d’exploration en eaux ultra-profondes pourrait contribuer au renouvellement des réserves nationales, soutenir la production à long terme et renforcer la place du Gabon parmi les producteurs pétroliers les plus attractifs du continent.

  • Cameroun : un vaste réseau de traite humaine démantelé par la gendarmerie

    Cameroun : un vaste réseau de traite humaine démantelé par la gendarmerie

    Le Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête le 16 mai 2026, après de nombreuses dénonciations d’escroquerie en ligne et de kidnappings de proches à l’étranger.

    Les investigations ont permis de démanteler un vaste réseau criminel de trafic et traite d’êtres humains, qui opérait sous couvert d’activités de marketing de réseau via les structures QNET, IGNITE et UNIMEC. Treize individus ont été interpellés, dont six coordonnateurs de premier plan au Cameroun et sept représentants actifs ou intermédiaires. Les enquêteurs ont également identifié plus de 600 victimes enrôlées, ainsi que plusieurs maisons servant de base logistique et d’hébergement dans les villes de Douala, Bafoussam, Ebolowa, Kye-Ossi, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua, Garoua et Yaoundé.

    Selon le Colonel Atangana Fiacre Kisito, Directeur Central de la Coordination Adjoint et Directeur de l’Emploi et des Structures, les commanditaires sont basés en Malaisie et disposent de ramifications en Afrique de l’Ouest et Centrale. Leurs cibles principales sont les jeunes en situation de précarité, les chercheurs d’emploi, les étudiants et les candidats à l’émigration. Le mode opératoire consiste à attirer les victimes par des offres d’emploi ou des formations à l’étranger, des promesses de rendement élevé, des garanties sans risque, et des recrutements agressifs ou sous pression.

    Une fois recrutées, les victimes devaient payer des frais élevés et étaient regroupées dans des concessions transformées en dortoirs collectifs, où elles subissaient un encadrement coercitif et une pression constante. Certaines victimes du sud du pays étaient transférées via Garoua vers le Nigeria, tandis que des étrangers, notamment des Tchadiens, étaient introduits dans les réseaux locaux à Yaoundé, dans les quartiers Awae, Tam-Tam, Mvan et Nkozoa.

    Face à l’ampleur du phénomène, le Colonel Atangana a appelé les populations à la vigilance, les invitant à ne pas se laisser convaincre par des vendeurs d’illusions, des offres séduisantes d’entreprises en ligne ou des propositions alléchantes de proches.

    L’enquête se poursuit activement, à la recherche de deux individus formellement identifiés et localisés en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine. Les mis en cause seront dans les prochains jours présentés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé.

  • RDC : Tshisekedi invite Ndayishimiye à un sommet onusien sur les ressources naturelles

    RDC : Tshisekedi invite Ndayishimiye à un sommet onusien sur les ressources naturelles

    Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi

    Face aux défis multiples qui affectent le continent africain, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a plaidé ce mardi 23 juin 2026 pour une action collective renforcée et une défense plus vigoureuse des intérêts stratégiques de l’Afrique sur la scène mondiale.

    Lors d’une déclaration à la presse après un entretien à Kinshasa avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité d’une plus grande cohérence et solidarité africaines face aux enjeux actuels.

    Dans cette optique, Félix Tshisekedi a révélé avoir invité le président Ndayishimiye à une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il présidera prochainement aux États-Unis, dans le cadre de la présidence congolaise de cet organe en juillet 2026.

    « L’Afrique traverse une période charnière. Notre continent doit faire face à des défis sécuritaires complexes, à des crises humanitaires persistantes, aux effets du changement climatique, aux pressions économiques mondiales, mais aussi aux attentes immenses de notre jeunesse. Face à ces défis, l’Afrique doit parler avec davantage de cohérence, agir avec davantage de solidarité et défendre avec davantage de fermeté ses intérêts stratégiques. Dans cet esprit, j’ai eu l’honneur d’inviter mon frère, le président Évariste Ndayishimiye, à prendre part à la réunion de haut niveau que je présiderai très prochainement au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’occasion de la présidence de ce Conseil par la RDC au mois de juillet, et qui portera sur les liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable », a déclaré Félix Tshisekedi.

    Cette rencontre abordera les liens entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable, une thématique que le président congolais juge cruciale pour la RDC, la région des Grands Lacs et l’ensemble du continent. Il a exprimé sa conviction que la participation du président burundais apportera une contribution précieuse aux réflexions de cette réunion de haut niveau.

    « Cette thématique est essentielle pour notre pays, pour la région des Grands Lacs et pour l’ensemble du continent africain. Nos ressources naturelles doivent cesser d’être un facteur de convoitise et de prédation, d’instabilité et de conflit. Elles doivent devenir un levier de paix, de développement, de souveraineté économique, de transformation industrielle et de prospérité partagée. Je suis convaincu que la contribution du président Ndayishimiye, en sa qualité de président de la République du Burundi et de président en exercice de l’Union africaine, enrichira utilement cette réflexion au service de notre continent », a ajouté le chef de l’État congolais.

    La RDC s’apprête à assumer la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU en juillet 2026, après la Colombie en juin et avant le Danemark en août, conformément à l’ordre alphabétique anglais des États membres. Ces trois pays siègent au Conseil, les deux premiers en tant que membres non permanents élus pour la période 2026-2027.

    Depuis janvier 2026, les drapeaux de cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité pour le mandat 2026-2027 flottent au siège de l’ONU à New York : Bahreïn, la Colombie, la RDC, la Lettonie et le Libéria. Une cérémonie protocolaire le 2 janvier 2026 a marqué le début de leur mandat de deux ans au sein de l’organe chargé de décider des opérations de maintien de la paix, des régimes de sanctions et de l’orientation politique et sécuritaire des réponses aux crises internationales.