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  • La junte malienne offre une récompense pour la capture d’iyad ag ghaly chef du jsim

    La junte malienne offre une récompense pour la capture d’iyad ag ghaly chef du jsim

    Le chef jihadiste Iyad Ag Ghaly, à la tête du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JSIM) depuis des années.

    La junte militaire au pouvoir au Mali frappe fort en ciblant l’une des figures les plus redoutées de la région. Une prime exceptionnelle vient d’être officialisée pour toute information menant à l’interpellation d’Iyad Ag Ghaly, considéré comme le cerveau des attaques terroristes les plus meurtrières du Sahel. Cette décision marque un tournant dans la stratégie sécuritaire du pays face à la menace jihadiste persistante.

    Une récompense record pour un homme insaisissable

    Le gouvernement malien, dirigé par les autorités de transition, a annoncé une récompense financière colossale pour quiconque fournira des renseignements permettant d’appréhender Iyad Ag Ghaly. Cette prime, sans précédent dans l’histoire récente du pays, reflète l’urgence de neutraliser ce leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JSIM).

    Qui est Iyad Ag Ghaly, la cible numéro un du Mali ?

    Iyad Ag Ghaly, surnommé l’émir du Sahel, est une figure historique des mouvements armés touaregs avant de s’imposer comme le principal instigateur des attaques jihadistes au Mali et au-delà. Fondateur du JSIM, alliance de plusieurs groupes terroristes, il est recherché pour son rôle central dans des attentats dévastateurs ayant fait des centaines de victimes civiles et militaires.

    Des conséquences régionales immédiates

    Cette annonce survient dans un contexte où les pays du Sahel renforcent leur collaboration pour endiguer la propagation des groupes armés. Bamako, capitale du Mali, a déjà sollicité l’appui de ses partenaires internationaux pour traquer ce dangereux criminel. La junte, consciente de la menace, mise sur une mobilisation générale pour éliminer cette source de déstabilisation.

    Une stratégie pour briser l’influence jihadiste

    L’offre de récompense s’inscrit dans une approche plus large visant à affaiblir les réseaux terroristes. En ciblant directement les têtes pensantes, les autorités maliennes espèrent fragiliser les capacités opérationnelles des groupes armés. Cette initiative s’ajoute aux opérations militaires en cours, mais aussi aux efforts diplomatiques pour isoler les soutiens logistiques des jihadistes.

    Les défis d’une traque à haut risque

    Malgré l’engagement des forces de sécurité, localiser Iyad Ag Ghaly reste un défi de taille. Son organisation, son réseau de complices et ses déplacements fréquents entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger rendent toute interception particulièrement complexe. Les autorités insistent cependant sur leur détermination à ne laisser aucun répit à cet homme qui a semé la terreur pendant des années.

    Réactions et perspectives

    La population malienne, lasse des violences récurrentes, accueille cette initiative avec un mélange d’espoir et de prudence. Si certains y voient une avancée majeure, d’autres rappellent que les précédentes tentatives de capture n’ont jamais abouti. Les observateurs soulignent l’importance de combiner cette stratégie avec des solutions durables pour restaurer la paix dans une région en proie à l’instabilité.

    • Une prime record pour une cible de cette envergure.
    • Un leader jihadiste aux ramifications régionales.
    • Une stratégie globale pour lutter contre le terrorisme au Sahel.
  • Mali : une prime record pour l’arrestation du chef du JNIM

    Mali : une prime record pour l’arrestation du chef du JNIM

    Mali : une prime record pour l’arrestation du chef du JNIM

    Le gouvernement malien a annoncé une récompense exceptionnelle de deux milliards de francs CFA, soit près de trois millions d’euros, pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly. Ce dernier, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) affilié à Al-Qaïda, figure désormais parmi les terroristes les plus recherchés du continent africain. Cette mesure intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu au Mali.

    Mali : une prime record pour l'arrestation du chef du JNIM

    Iyad Ag Ghaly, figure majeure du terrorisme au Sahel

    Ancien chef rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly est devenu l’un des principaux instigateurs de l’insurrection jihadiste qui sévit au Sahel depuis plus de dix ans. Dirigeant du JNIM, il est aujourd’hui visé par des sanctions internationales, notamment celles de l’ONU, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Son arrestation permettrait une avancée majeure dans la lutte contre le terrorisme dans la région.

    D’autres responsables jihadistes également ciblés

    En plus de la prime offerte pour Iyad Ag Ghaly, le régime malien a mis à prix la tête de six autres dirigeants armés. Parmi eux figurent Amadou Kouffa, cadre influent du JNIM, ainsi que les chefs du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif. Selon les autorités, ces derniers seraient impliqués dans la planification et l’exécution d’attaques contre l’État malien.

    Une réponse aux offensives jihadistes récentes

    Cette annonce survient quelques semaines après des attaques d’envergure menées par le JNIM et ses alliés contre plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne. Ces opérations, marquées par une coordination sans précédent, ont coûté la vie au ministre de la Défense malien, Sadio Camara, soulignant l’urgence d’une réponse ferme de l’État.

  • Maroc : les avancées sur la régionalisation face aux tensions persistantes du Sahara occidental

    Maroc : les avancées sur la régionalisation face aux tensions persistantes du Sahara occidental

    Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur du Maroc, lors d'une présentation du projet de loi sur les régions à Rabat en avril 2025.

    Alors que les discussions internationales sur l’avenir du Sahara occidental restent dans l’impasse, le Maroc accélère sa stratégie interne. La mise en place d’un projet ambitieux de régionalisation, porté par le gouvernement, marque une volonté de renforcer l’autonomie des territoires tout en consolidant la souveraineté nationale. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.

    Un projet de loi pour structurer le territoire marocain

    À Rabat, les autorités ont présenté un texte législatif visant à réorganiser l’administration territoriale. Ce projet, piloté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, prévoit une répartition des compétences entre l’État central et les régions. L’objectif affiché ? Optimiser la gestion locale et favoriser un développement économique plus équilibré sur l’ensemble du territoire.

    Parmi les mesures phares, on note la création de nouvelles entités administratives dotées de budgets propres et de pouvoirs décisionnels élargis. Une avancée saluée par certains observateurs comme une étape vers une décentralisation maîtrisée, mais qui suscite aussi des interrogations sur son application concrète.

    Le Sahara occidental, un dossier toujours en suspens

    Sur la scène internationale, le conflit autour du Sahara occidental continue de diviser. Le Maroc défend sa position d’autonomie sous souveraineté marocaine, tandis que d’autres acteurs, comme le Front Polisario, réclament un référendum d’autodétermination. Les négociations, menées sous l’égide de l’ONU, peinent à aboutir, malgré les multiples rounds de discussions.

    Dans ce contexte, la stratégie de régionalisation du Maroc prend une dimension stratégique. En renforçant les structures locales, Rabat cherche à montrer une volonté de stabilité et de progrès, tout en consolidant son ancrage territorial. Une approche qui pourrait, selon certains analystes, servir de levier dans les débats internationaux.

    Les défis à relever pour une régionalisation réussie

    Si le projet séduit par son ambition, sa mise en œuvre soulève plusieurs enjeux. D’abord, celui de l’équité entre les régions, certaines zones risquant de bénéficier davantage que d’autres des nouveaux dispositifs. Ensuite, la question de la coordination entre les différentes entités administratives, afin d’éviter les chevauchements de compétences et les dysfonctionnements.

    Par ailleurs, l’intégration des populations locales dans ce processus reste un défi majeur. Les consultations citoyennes et les mécanismes de participation seront déterminants pour garantir l’adhésion des habitants et la légitimité du projet.

    Enfin, le contexte sécuritaire, notamment dans le sud du pays, impose une vigilance accrue. La stabilité des régions frontalières, en particulier celles proches du Sahara occidental, sera un indicateur clé du succès ou de l’échec de cette réforme.

    Vers une nouvelle étape pour le Maroc ?

    Avec ce projet de régionalisation, le Maroc affiche une ambition claire : moderniser son administration tout en maintenant son unité nationale. Une stratégie qui, si elle est menée à bien, pourrait redéfinir l’équilibre des pouvoirs au sein du royaume et renforcer sa position sur la scène régionale.

    Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la portée réelle de cette réforme. Entre avancées législatives et défis opérationnels, le chemin vers une régionalisation effective s’annonce semé d’embûches, mais aussi porteur d’espoirs pour l’avenir du pays.

  • Ousmane sonko : le parcours vers la présidence du Sénégal et l’ascension de pastef

    Ousmane sonko : le parcours vers la présidence du Sénégal et l’ascension de pastef

    Ousmane Sonko, lors d'un congrès à l'Assemblée nationale du Sénégal en mars 2026.

    Au Sénégal, Ousmane Sonko s’apprête à marquer l’histoire politique du pays. À la tête du parti Pastef, il trace sa route vers les plus hautes fonctions avec une détermination sans faille. Son parcours, jalonné de défis et de rebondissements, pourrait bien aboutir à un sacre historique.

    une ascension politique marquée par la résilience

    Ousmane Sonko a su transformer les obstacles en opportunités. Son entrée en politique, bien que tardive, a rapidement captivé l’attention des Sénégalais. Son discours, axé sur la justice sociale et la lutte contre la corruption, a trouvé un écho profond dans une population en quête de changement.

    À travers des meetings enflammés et une présence médiatique constante, il a su fédérer une base militante solide. Pastef, son parti, incarne désormais une force incontournable sur l’échiquier politique sénégalais. Son ambition se concrétise peu à peu, et ses partisans y voient le signe d’un avenir prometteur.

    pastef : une machine politique en marche

    Le parti Pastef, acronyme de « Paix et Travail pour le Sénégal », s’impose comme un acteur clé de la scène politique. Porté par des valeurs d’intégrité et de transparence, il séduit une jeunesse avide de renouveau. Ses militants, mobilisés comme jamais, préparent activement le terrain pour les prochaines échéances électorales.

    Les instances dirigeantes du parti multiplient les initiatives pour renforcer leur ancrage territorial. Des cellules locales aux campagnes nationales, chaque action est calculée pour maximiser l’impact. Ousmane Sonko, en véritable stratège, mise sur une démonstration de force lors des prochains scrutins.

    un contexte politique sous haute tension

    Le paysage politique sénégalais reste marqué par des tensions et des rivalités. Ousmane Sonko, figure controversée pour certains, incarne pour d’autres l’espoir d’une rupture avec les pratiques du passé. Son discours, souvent percutant, bouscule les habitudes et dérange les conservateurs.

    Les observateurs s’interrogent : saura-t-il convertir cette énergie militante en voix électorales ? Une chose est sûre, son parti ne compte pas laisser passer sa chance. Les prochains mois seront décisifs pour évaluer l’ampleur de son influence.

    les attentes des sénégalais

    La population sénégalaise, diverse et exigeante, attend des réponses concrètes. Les promesses de justice sociale, de réformes économiques et de gouvernance transparente résonnent comme un écho aux aspirations collectives. Pastef mise sur ces attentes pour consolider sa position.

    Les jeunes, en particulier, y voient une alternative crédible aux partis traditionnels. Leur engagement massif pourrait bien faire pencher la balance en faveur d’Ousmane Sonko. Une mobilisation sans précédent se dessine, prête à s’exprimer dans les urnes.

    une stratégie de communication millimétrée

    Ousmane Sonko et son équipe ont affiné leur approche médiatique. Chaque sortie, chaque déclaration est pensée pour marquer les esprits. Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans cette stratégie, permettant de toucher un public toujours plus large.

    Les meetings, souvent organisés dans des lieux symboliques, attirent des foules impressionnantes. L’image d’un leader charismatique, entouré de ses partisans, renforce son statut de candidat sérieux. Pastef mise sur cette dynamique pour imposer son agenda politique.

    les défis à relever

    Malgré son ascension, Ousmane Sonko fait face à des défis majeurs. La crédibilité de son projet politique sera mise à l’épreuve lors des prochaines élections. La capacité à rassembler au-delà de son électorat traditionnel constituera un test décisif.

    Les critiques, notamment sur son manque d’expérience gouvernementale, persistent. Pourtant, ses soutiens rappellent que le changement exige des profils nouveaux. Pastef mise sur cette jeunesse politique pour incarner une alternative crédible.

  • Ousmane sonko prêt à marquer l’histoire avec pastef au Sénégal

    Ousmane sonko prêt à marquer l’histoire avec pastef au Sénégal

    Ousmane Sonko, à l’Assemblée nationale, en mars 2026. © Facebook Ousmane Sonko

    Le leader de la formation politique Pastef s’apprête à concrétiser une étape majeure de sa trajectoire politique. Dans les coulisses de la capitale sénégalaise, les préparatifs s’intensifient pour un événement qui pourrait redéfinir l’équilibre des forces au sein de l’hémicycle.

    Ousmane Sonko, figure centrale de ce mouvement, a laissé entendre que cette journée serait bien plus qu’un simple rassemblement. « Ce sera une démonstration de force », a-t-il affirmé avec conviction, soulignant l’importance historique de ce rendez-vous.

    Un congrès sous haute tension

    Les observateurs politiques s’interrogent sur l’ampleur que prendra cette assemblée. Les dernières semaines ont été marquées par des tractations intenses, des alliances inattendues et une mobilisation sans précédent des militants. Pastef, créé il y a quelques années seulement, a su s’imposer comme un acteur incontournable de la scène sénégalaise.

    À l’approche du congrès, les enjeux sont multiples. Il ne s’agit pas seulement de valider une stratégie ou de célébrer des succès passés, mais bien de préparer l’avenir politique du pays. Les discussions en coulisses révèlent des divisions internes, des ambitions concurrentes et une volonté farouche de marquer l’histoire.

    Les défis à relever pour Pastef

    Parmi les priorités de ce rassemblement, la structuration du parti occupe une place centrale. Pastef doit confirmer sa capacité à fédérer au-delà de son socle militant traditionnel. Les défis logistiques et organisationnels sont immenses, mais l’énergie déployée par les équipes est à la hauteur des ambitions affichées.

    Un autre point crucial concerne la ligne politique à adopter. Les débats portent notamment sur la gestion des alliances, la relation avec les autres forces politiques et l’élaboration d’un programme susceptible de répondre aux attentes des citoyens. Ousmane Sonko devra naviguer entre fermeté et pragmatisme pour consolider sa position.

    Un symbole fort pour le Sénégal

    Ce congrès intervient dans un contexte où le paysage politique sénégalais est en pleine mutation. Après des années de stabilité relative, les dynamiques changent, portées par des revendications sociales croissantes et une jeunesse en quête de renouveau. Pastef incarne une partie de cette transformation, même si son parcours reste jalonné de controverses et de défis juridiques.

    Pour ses partisans, Ousmane Sonko représente une alternative crédible, porteuse d’espoir et de changement. Ses détracteurs, eux, y voient une menace pour l’ordre établi. Quoi qu’il en soit, ce rassemblement sera scruté de près par l’ensemble de la classe politique sénégalaise.

    Reste à savoir si ce congrès parviendra à transformer l’essai et à ancrer définitivement Pastef comme une force majeure du paysage politique sénégalais. Une chose est sûre : la démonstration de force promise par son leader ne laissera personne indifférent.

  • Mali lance des primes contre les chefs jihadistes et séparatistes

    Mali lance des primes contre les chefs jihadistes et séparatistes

    Le gouvernement malien franchit une étape décisive dans sa lutte contre les groupes armés. Bamako a officiellement dévoilé un programme de récompenses financières destinées à encourager la population à fournir des informations menant à l’arrestation ou à l’élimination de responsables du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA). Cette initiative inédite en Afrique de l’Ouest illustre une volonté politique de mobiliser tous les acteurs locaux face à une insurrection que les forces régulières peinent à contenir.

    Des primes pour traquer les dirigeants du Jnim et du FLA

    Le dispositif mis en place par les autorités maliennes cible spécifiquement deux factions armées jugées prioritaires. Le Jnim, dirigé par Iyad Ag Ghaly, représente une menace persistante dans le Sahel central avec des attaques récurrentes contre les infrastructures militaires et les axes de communication. Quant au FLA, issu des mouvements touaregs historiques, il défie l’autorité de l’État dans les régions septentrionales de Kidal, Gao et Tombouctou.

    Cette stratégie s’inspire de méthodes éprouvées à l’international, bien que rarement appliquées en Afrique subsaharienne. En offrant une compensation financière, les autorités reconnaissent l’importance cruciale du renseignement civil, élément souvent déterminant dans les conflits asymétriques où la supériorité technologique ne suffit pas.

    Un aveu des limites des opérations militaires conventionnelles

    Cette annonce survient dans un contexte où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée. Depuis le retrait de la mission de l’ONU et le départ des forces françaises fin 2023, l’armée malienne dépend désormais de l’appui de partenaires russes, notamment les groupes affiliés à l’Africa Corps ayant pris la suite des anciens mercenaires de Wagner. Malgré la reprise symbolique de Kidal en novembre 2023, les attaques des groupes armés se sont multipliées en 2024 et 2025, touchant désormais des zones jusqu’alors épargnées autour de la capitale.

    La mise en place de primes reflète une prise de conscience tactique. Pour affaiblir durablement les organisations ennemies, il est impératif de perturber leurs réseaux de commandement, une tâche qui exige une connaissance approfondie des territoires et des dynamiques locales. Cependant, cette approche comporte des vulnérabilités notables : les informateurs s’exposent à des représailles, tandis que l’absence de transparence sur les montants et les modalités de versement pourrait réduire l’efficacité du dispositif.

    Une mesure qui s’inscrit dans une dynamique régionale

    Cette initiative s’aligne sur les orientations de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant depuis 2024 le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les trois pays partagent une vision commune de la menace terroriste et développent progressivement des stratégies militaires coordonnées. Une harmonisation des programmes de récompenses à l’échelle régionale pourrait considérablement améliorer l’échange de renseignements transfrontaliers, un enjeu majeur face à des groupes armés exploitant les faiblesses des frontières.

    La viabilité financière de ce programme interroge. Dans un contexte économique tendu, marqué par des restrictions budgétaires et des sanctions antérieures de la CEDEAO, Bamako devra trouver des sources de financement internes ou externes pour donner corps à ses promesses. La Russie, partenaire militaire principal du Mali, pourrait être sollicitée, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été formulée à ce stade.

    Sur le plan politique, cette stratégie s’inscrit dans une logique de communication gouvernementale visant à renforcer la cohésion nationale. En s’adressant directement aux citoyens via les médias publics, les autorités cherchent à impliquer la population dans l’effort de guerre et à consolider leur légitimité, alors que la transition politique, initiée après les coups d’État de 2020 et 2021, continue de repousser le calendrier électoral. L’efficacité réelle de cette mesure se mesurera dans les prochains mois, à travers l’obtention de résultats concrets contre les leaders jihadistes et séparatistes ciblés.

  • Mali lance une prime pour traquer les chefs des groupes armés

    Mali lance une prime pour traquer les chefs des groupes armés

    Le gouvernement malien vient de franchir une étape décisive dans sa lutte antiterroriste. Bamako a officiellement dévoilé, via ses médias publics, la mise en place d’une prime financière destinée à toute personne fournissant des informations permettant l’arrestation ou l’élimination des principaux dirigeants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA). Cette mesure, inédite par son approche publique, reflète la volonté des autorités de transition d’impliquer directement les citoyens dans un conflit où les forces armées peinent à obtenir des résultats décisifs.

    Une incitation financière ciblant les têtes des groupes armés

    Cette décision gouvernementale cible deux entités jugées comme les plus dangereuses pour la stabilité du pays. Le Jnim, dirigé par Iyad Ag Ghaly et affilié à Al-Qaïda, mène depuis des années des attaques répétées contre les forces de sécurité et les infrastructures vitales dans le Sahel. Quant au FLA, issu des mouvements indépendantistes touaregs, il conteste l’autorité de l’État dans les régions septentrionales comme Kidal, Gao et Tombouctou.

    En recourant à cette méthode de récompense, le Mali adopte une stratégie déjà utilisée ailleurs dans le monde, notamment dans les doctrines antiterroristes occidentales. Cependant, cette approche reste peu courante en Afrique de l’Ouest et marque un tournant dans la stratégie malienne. Elle révèle une prise de conscience : le renseignement local est désormais indispensable, les opérations militaires classiques ayant montré leurs limites face à la résilience des groupes armés.

    Un aveu des difficultés militaires sur le terrain

    Cette annonce survient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis le départ des forces onusiennes et françaises fin 2023, l’armée malienne s’appuie principalement sur des partenaires étrangers, comme les supplétifs russes de l’Africa Corps, qui ont pris la succession du groupe Wagner. Malgré la reprise symbolique de Kidal en novembre 2023, la situation sécuritaire s’est encore dégradée en 2024 et 2025, avec des attaques touchant aussi bien les zones rurales que la périphérie de la capitale.

    La mise en place de cette prime illustre une adaptation tactique nécessaire. Pour affaiblir les groupes armés, il est crucial d’identifier et d’éliminer leurs cadres dirigeants, une tâche qui nécessite une connaissance approfondie des réseaux locaux. Cependant, cette stratégie comporte des risques majeurs. Les informateurs pourraient être exposés à des représailles violentes, et l’absence de précisions sur les montants ou les modalités de paiement risque de limiter l’efficacité de la mesure. Les autorités n’ont d’ailleurs pas encore communiqué sur ces détails essentiels.

    Une initiative qui interroge la cohésion régionale

    Cette initiative malienne s’inscrit dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), créée en 2024 avec le Burkina Faso et le Niger. Les trois pays partagent une vision commune de la menace terroriste et renforcent progressivement leur coopération militaire. Une harmonisation des dispositifs de récompense à l’échelle de l’AES pourrait optimiser le partage des informations transfrontalières, d’autant que les groupes armés profitent des frontières poreuses pour se déplacer et se ravitailler.

    Reste la question du financement. Dans un contexte économique difficile, marqué par des sanctions régionales et une suspension d’aide extérieure, Bamako devra trouver des ressources internes ou s’appuyer sur des partenaires extérieurs pour garantir la crédibilité de cette prime. La Russie, partenaire militaire clé du Mali, pourrait être sollicitée, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été donnée à ce stade.

    Sur le plan politique, cette mesure sert également un objectif de communication. En s’adressant directement à la population via les médias d’État, le gouvernement cherche à renforcer son lien avec les citoyens et à légitimer son action, alors que la transition politique, initiée après les coups d’État de 2020 et 2021, tarde à aboutir à des élections. L’efficacité réelle de cette stratégie se mesurera dans les prochains mois à travers la capacité des forces armées à capturer ou neutraliser les dirigeants des groupes ciblés.

  • Portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    Portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    Rencontre exclusive avec une figure majeure de la littérature burkinabè, Roukiata Ouedraogo. Entre humour, engagement et nostalgie, elle partage son enfance à Ouagadougou, ses combats et son parcours entre deux continents.

    Roukiata Ouedraogo à Ouagadougou

    « Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Née au Burkina Faso, j’ai grandi entre Fada N’Gourma et Ouagadougou avant de m’installer en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s’est construit à la croisée du théâtre, de l’écriture, de l’humour, de la radio et de l’engagement. »

    Livres cités dans l’entretien :

    Ouagadougou pressé de Roukiata Ouedraogo

    « Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement, Roukiata fait son sac : demain, elle rentre chez elle, au Burkina Faso. Que prendre, que choisir, que laisser ? Comment faire plaisir à toutes et à tous, sans se faire totalement dépouiller ?… Entre jolis petits hauts colorés made in Paname Tati, que s’arracheront ses cousines, et le grille-pain deux fentes avec tiroir ramasse-miettes à offrir à sa mère, Roukiata nous raconte sa folle jeunesse, lorsqu’elle était jeune gazeuse des faubourgs Ouagalais, jusqu’à sa vie actuelle dans le Little Africa parisien.

    On rit devant la galerie des braiseurs de poulet bicyclette, les mégères du quartier, les coiffeuses de Château-Rouge ! On succombe devant les techniques de drague des garçons choco et les ruses déployées pour feinter le papa nommé Chien Méchant afin de ne pas rater le bal des bacheliers… Accompagné par le dessin virevoltant et dansant d’Aude Massot, ce livre est un hymne à l’enfance, la famille, l’amitié, la différence…

    On y rit beaucoup… mais pas que. » (Présentation des éditions Sarbacane)

    Du miel sous les galettes de Roukiata Ouedraogo

    De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata évoque avec tendresse et humour son enfance au Burkina Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur humaine de ses habitants, la corruption et les difficultés économiques. Elle évoque sa famille, l’injustice qui les frappe avec l’arrestation de son père. Mais surtout, elle rend hommage à sa mère, cette femme forte et élégante, un véritable roc, qui a élevé seule ses sept enfants, luttant pour subvenir à leurs besoins en vendant des galettes au miel sur le pas de sa porte. Ces galettes, pour Roukiata, garderont à jamais le goût de l’enfance et du pays natal.

    Site officiel de Roukiata Ouedraogo

    Illustration musicale : Ouagadougou – Désiré Sankara

  • Violences en rdc : les adf responsables de plus de 300 morts en 2026

    Violences en rdc : les adf responsables de plus de 300 morts en 2026

    Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sont pointées du doigt pour une série d’attaques meurtrières ayant causé la mort de plus de 300 personnes depuis le début de l’année.

    une attaque récente particulièrement meurtrière

    Le Bureau des Nations Unies a confirmé ces exécutions dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, tout en condamnant une attaque survenue dans la nuit du 30 au 31 mai à Ngadi, un village situé à proximité de Beni, dans le Nord-Kivu.

    bilan humain et réactions des autorités

    Selon les autorités congolaises, cette offensive a coûté la vie à quinze civils ainsi qu’à un soldat. Par ailleurs, des médias locaux ont révélé que les rebelles des ADF ont multiplié les assauts dans la région de Beni, faisant plus de quarante victimes civiles en seulement trois jours.

    historique des violences dans l’est de la rdc

    Depuis leur apparition au milieu des années 1990, les ADF ont semé la terreur dans l’est de la RDC, où ils ont déjà fait des milliers de morts parmi la population civile. En 2019, le groupe a officiellement prêté allégeance à l’État islamique, qui le présente désormais comme sa « province d’Afrique centrale ». Certaines attaques sont d’ailleurs revendiquées par ce mouvement terroriste.

  • Mali : primes financières pour lutter contre le terrorisme et les groupes armés

    Mali : primes financières pour lutter contre le terrorisme et les groupes armés

    Une incitation financière contre les groupes terroristes au Mali

    Les autorités maliennes ont lancé une initiative audacieuse pour renforcer la lutte contre les groupes armés dans le pays. Désormais, toute personne partageant des renseignements utiles à la localisation de certains individus recherchés bénéficiera d’une récompense financière. Cette mesure vise à accélérer la neutralisation des menaces qui pèsent sur la sécurité nationale.

    Des primes attractives pour les renseignement clés

    Parmi les cibles prioritaires, le gouvernement malien a fixé une prime exceptionnelle de deux milliards de francs CFA (soit environ 3,55 millions de dollars) pour toute information permettant d’identifier ou de localiser Iyad Ag Gali, chef présumé du groupe « Nasra al-Islam wal-Muslimin ». D’autres personnalités recherchées font également l’objet de récompenses, bien que d’un montant inférieur.

    Une liste de fugitifs élargie

    Les autorités ont rendu publique une liste de personnes recherchées, incluant El Ghabas Ag Antala, figure connue des mouvements séparatistes touaregs du nord du pays. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les groupes armés multiplient les attaques dans les régions désertiques, mettant en péril la stabilité du Mali.

    Un contexte sécuritaire sous haute tension

    Cette annonce intervient après une série d’attaques attribuées à des factions liées à Al-Qaïda, qui ont causé la mort du ministre de la Défense et blessé plusieurs responsables en avril. Ces événements ont déclenché des violences dans le nord du pays, où les groupes armés tentent de consolider leur emprise territoriale. Les autorités maliennes espèrent que cette mesure dissuasive contribuera à inverser la tendance.

    Une décision signée par les plus hautes instances

    La directive a été officialisée à Bamako par le général de division Daoud Ali Mohamedine, ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile. En incitant la population à collaborer, le gouvernement mise sur une approche proactive pour affaiblir les réseaux terroristes et protéger les populations.

  • Maroc : un partenariat européen de 400 millions de dollars pour sécuriser l’eau

    Maroc : un partenariat européen de 400 millions de dollars pour sécuriser l’eau

    Le Maroc renforce sa stratégie hydrique grâce à un financement européen de 402,2 millions de dollars. Signé avec l’Union européenne et les ambassades d’Allemagne, d’Italie et de France, ce programme de 3,7 milliards de dirhams vise à moderniser la gestion de l’eau dans le Royaume.

    Un investissement majeur pour la résilience hydrique

    Ce partenariat s’articule autour de trois axes clés : l’amélioration de la connaissance des ressources en eau, le renforcement de la gestion des crises (sécheresses, inondations) et le développement des capacités institutionnelles. L’enveloppe allouée inclut une subvention de l’UE de 514,4 millions de dirhams, complétée par trois prêts européens totalisant 3,2 milliards de dirhams.

    Des défis climatiques qui exacerbent les tensions sur l’eau

    Le Maroc fait face à une situation hydrique critique, aggravée par sept années consécutives de sécheresse, une demande croissante et un déficit pluviométrique persistant. Ces contraintes menacent la stabilité des approvisionnements en eau potable et la sécurité alimentaire, notamment pour le secteur agricole, qui absorbe une grande partie des ressources.

    Des solutions innovantes pour une gestion durable

    Plusieurs projets structurants sont en cours pour atténuer ces risques :

    • Construction de barrages et interconnexions hydrauliques pour optimiser la distribution ;
    • Réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture et l’industrie ;
    • Déploiement de programmes d’économie d’eau dans les réseaux d’alimentation et d’irrigation ;
    • Développement du dessalement de l’eau de mer, avec pour objectif de couvrir 50 % des besoins en eau potable d’ici 2030.

    Cette approche intégrée doit permettre au Maroc de renforcer sa souveraineté hydrique et de mieux résister aux aléas climatiques.

  • Le départ de dr bacary thior du cabinet de la primature après celui d’ousmane sonko

    Le départ de dr bacary thior du cabinet de la primature après celui d’ousmane sonko

    Dr Bacary Thior quitte le cabinet de la Primature par principe après le départ d’Ousmane Sonko

    Ousmane Sonko, de retour sur la scène politique : « Rendez-vous le 8 novembre »

    Par fidélité à ses convictions, le Dr Bacary Thior a choisi de se retirer du cabinet de la Primature dès l’annonce du départ d’Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre. Il réaffirme cependant sa détermination à servir l’État et son soutien indéfectible au leader du parti Pastef.

    L’ancien conseiller technique en charge des questions sanitaires a justifié sa décision en invoquant une démarche « conforme à ses principes ». Dans un communiqué rendu public ce jeudi, il explique avoir pris cette résolution à la suite de la fin du mandat gouvernemental d’Ousmane Sonko.

    Les motivations derrière le départ du Dr Bacary Thior

    « Suite à la fin des fonctions de Premier ministre de Monsieur Ousmane Sonko, j’ai choisi de quitter le Cabinet de la Primature, en accord avec mes valeurs et mes engagements », a-t-il déclaré dans son message. Bien qu’il quitte ses fonctions officielles, il maintient son attachement au service public et se dit prêt à mettre ses compétences au service du pays là où cela sera nécessaire.

    Le Dr Bacary Thior a également réitéré son soutien à Ousmane Sonko, actuel président du parti Pastef et président de l’Assemblée nationale. Il a tenu à exprimer sa gratitude envers ses équipes tout en présentant ses excuses pour d’éventuelles lacunes dans son travail, tout en demandant pardon à ses collaborateurs pour d’éventuels manquements.