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  • Maroc et Bénin à la tête d’une rencontre clé sur l’atlantique africain

    Maroc et Bénin à la tête d’une rencontre clé sur l’atlantique africain

    Le Maroc et le Bénin mènent la 7e réunion ministérielle du PEAA à Cotonou

    La 7e réunion ministérielle du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) s’est ouverte aujourd’hui à Cotonou, sous l’égide conjointe du Royaume du Maroc et de la République du Bénin. Cette session stratégique, dédiée au renforcement des liens entre les nations africaines bordant l’océan Atlantique, s’inscrit dans la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour bâtir un espace régional unifié, marqué par la paix, la stabilité et une prospérité partagée.

    Une délégation marocaine de haut niveau pour porter les ambitions communes

    À la tête de la délégation marocaine, on retrouve Mohamed Methqal, ambassadeur et directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI). Il est accompagné de Tarik Iziraren, secrétaire permanent du PEAA, ainsi que de Rachid Rguibi, ambassadeur du Maroc au Bénin. Plusieurs responsables du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger complètent cette mission diplomatique d’envergure.

    Le PEAA : une initiative en pleine expansion depuis 2022

    Depuis son lancement à Rabat en juin 2022, le PEAA a connu des avancées majeures. Parmi elles, la création d’un Secrétariat permanent basé à Rabat, la mise en place de groupes de travail thématiques et l’adoption d’un programme d’action ambitieux. Ce dernier couvre des domaines essentiels comme le dialogue politique, la sécurité maritime, l’économie bleue, la connectivité, la transition énergétique et la protection des écosystèmes marins.

    Cotonou, nouvelle étape vers une intégration renforcée

    Après les rencontres tenues à Rabat, New York et Praia, l’étape de Cotonou marque un tournant décisif. Les participants œuvrent pour une meilleure coordination entre les États membres, en vue de promouvoir un développement durable, une gouvernance optimisée des espaces maritimes et un codéveloppement équilibré sur l’ensemble de la façade atlantique africaine.

  • Le Burkina Faso face à un isolement sans précédent : les choix d’Ibrahim Traoré

    Le Burkina Faso face à un isolement sans précédent : les choix d’Ibrahim Traoré

    Le Burkina Faso traverse une période d’isolement international inédite, une situation directement attribuable aux décisions du capitaine Ibrahim Traoré. L’expulsion du bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme marque une nouvelle étape dans une gouvernance caractérisée par une défiance généralisée et un rejet manifeste de la transparence sous la direction du chef de la transition burkinabè.

    Depuis sa prise de pouvoir par un coup d’État en septembre 2022, le capitaine Traoré a progressivement dévié la noble aspiration du peuple burkinabè à la souveraineté vers une stratégie diplomatique radicale, s’apparentant à une politique de la terre brûlée sur la scène internationale.

    Stratégie d’isolement : un choix assumé

    L’éloignement du bureau de l’ONU ne constitue pas un incident isolé, mais s’inscrit pleinement dans la logique de la méthode Traoré. Afin de consolider son autorité et d’occulter les défis sécuritaires persistants, le chef de l’État a opté pour une rupture progressive avec l’ensemble des partenaires traditionnels du pays :

    • La rupture abrupte avec la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été orchestrée sous sa direction.
    • Les médias indépendants, qu’ils soient locaux ou internationaux, subissent une répression systématique, avec des suspensions prononcées à la moindre critique, sur ses instructions directes.
    • Son administration a également ciblé la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) du pays avant de s’en prendre au bureau des Nations Unies.

    En écartant méthodiquement tous les observateurs indépendants, Ibrahim Traoré vise à établir une maîtrise absolue du discours autour du conflit. Toute personne qui rapporte des abus, des exactions ou des revers stratégiques est aussitôt étiquetée comme « traître » ou instrument d’une ingérence extérieure.

    Les conséquences pour le peuple burkinabè : une impasse grandissante

    Cette approche de gouvernance, à la fois très personnalisée et impulsive, plonge le Burkina Faso dans une situation précaire. Le refus de dialoguer avec les Nations Unies, couplé à l’annonce du retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI), démontre une réticence à rendre des comptes, non seulement face à la communauté internationale, mais surtout envers la population burkinabè elle-même.

    Priver les forces armées nationales et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) de l’expertise cruciale de l’ONU en matière de droit international humanitaire constitue une erreur stratégique aux conséquences potentiellement graves. Cette décision du capitaine Traoré ouvre la voie à une impunité accrue sur le terrain, risquant d’aliéner les populations civiles et, in fine, de favoriser les opérations des groupes terroristes.

    En cherchant à se positionner comme un bouclier impénétrable face à l’extérieur, Ibrahim Traoré enferme le Burkina Faso dans une impasse à la fois politique et humanitaire. La souveraineté ne saurait être interprétée comme une licence pour gouverner sans transparence ni respect des cadres légaux.

  • Yacouba Camara : le Mali, nouveau chapitre d’une carrière internationale

    Yacouba Camara : le Mali, nouveau chapitre d’une carrière internationale

    Yacouba Camara a scellé sa reconversion sportive lors de la Coupe d’Afrique des nations Zone B, disputée à Bamako. L’ancien international français a foulé le gazon aux côtés des Aigles du Mali, marquant ainsi un tournant dans sa carrière.

    LES ENJEUX
    Domination des Aigles du Mali
    Les joueurs maliens affichent un bilan parfait avec trois victoires en autant de matchs disputés dans cette compétition régionale.
    Exclusion de l’équipe de France
    Son absence prolongée du XV de France depuis 2019, malgré des performances solides en Top 14, interroge sur les critères de sélection des joueurs expérimentés.
    Coupe d’Afrique Zone B
    Mali23 – 3Bénin

    Les Aigles du Mali ont remporté un succès 23-3 face au Bénin lors de cette édition de la Coupe d’Afrique Zone B, organisée dans la capitale malienne. Cette victoire s’ajoute à un palmarès déjà impressionnant : deux succès consécutifs, dont une large victoire 52-9 contre le Niger et un succès 32-7 face à la Guinée.

    Un retour après une absence de près de sept ans

    Pour Yacouba Camara, cette sélection représente un retour sur la scène internationale après une longue interruption. Sa dernière apparition avec l’équipe de France remontait à la Coupe du monde 2019. Aujourd’hui, le troisième-ligne a choisi de représenter le Mali, pays de ses parents, pour relancer sa carrière.

    Ce choix n’est pas anodin : Camara, né en France, a décidé de mettre son expérience au service du rugby malien, un pays en pleine structuration sportive.

    Un apport significatif pour le rugby malien

    Au-delà de ses performances sur le terrain, Camara pourrait jouer un rôle clé dans le développement du rugby au Mali. Son expertise, acquise dans les championnats professionnels, pourrait aider la fédération malienne à se professionnaliser et à progresser sur la scène continentale.

    3/3Victoires du Mali depuis le début de la compétition

    Les raisons d’un exclusion durable de l’équipe de France

    Ce retour sous le maillot malien soulève une question plus large : comment la Fédération française gère-t-elle les fins de carrière des joueurs bi-nationaux ? Malgré un niveau confirmé en Top 14, Camara n’a pas été rappelé en équipe de France après 2019. Les choix des sélectionneurs successifs se sont orientés vers d’autres profils, laissant le joueur sans perspective. Cette situation met en lumière les défis liés à la gestion des joueurs expérimentés ne correspondant plus aux plans stratégiques.

    Un précédent dans le rugby français

    Le parcours de Camara rappelle celui d’autres joueurs formés en France ayant opté pour une sélection africaine. Ces exemples illustrent l’importance du vivier de joueurs bi-nationaux pour le développement du rugby sur le continent. Avec son expérience du très haut niveau, Camara s’inscrit dans cette tendance et pourrait inspirer d’autres talents.

    Parcours de Yacouba Camara du XV de France aux Aigles du Mali avec statistiques de ses sélections et résultats de la Coupe d'Afrique Zone B 2025

    Ce que ce choix révèle

    La décision de Camara pose une question essentielle : que peuvent apporter les joueurs expérimentés aux nations émergentes ? Le troisième-ligne n’a pas choisi une retraite dorée dans un club étranger, mais un engagement sportif et identitaire avec le Mali. Ce parcours interroge également la gestion des fins de carrière en équipe de France, où des joueurs comme Camara, malgré leur niveau, ne trouvent plus leur place.

    Un cas qui pourrait inciter d’autres joueurs bi-nationaux à explorer cette voie pour prolonger leur carrière internationale.

  • 7e réunion ministérielle du processus africain atlantique : Cotonou au cœur des ambitions régionales

    7e réunion ministérielle du processus africain atlantique : Cotonou au cœur des ambitions régionales

    La 7e édition du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) s’ouvre à Cotonou sous haute tension diplomatique

    Les délégations africaines se sont retrouvées ce lundi à Cotonou pour lancer la 7e réunion ministérielle du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA), un événement placé sous le signe de l’unité et de la coopération. Co-présidée par le Maroc et le Bénin, cette session s’inscrit dans la lignée des initiatives royales visant à renforcer les liens entre les pays riverains de l’océan Atlantique.

    Une délégation marocaine de haut niveau pour porter les ambitions africaines

    À la tête de la délégation marocaine, Mohamed Methqal, Directeur Général de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), incarne l’engagement du Royaume dans ce partenariat. Il est accompagné de Tarik Iziraren, secrétaire permanent du PEAA, de l’ambassadeur du Maroc au Bénin Rachid Rguibi, ainsi que de responsables des Affaires étrangères et de la Coopération africaine.

    Ces acteurs clés ont pour mission de concrétiser les orientations stratégiques définies par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dont la vision vise à transformer l’espace atlantique africain en une zone de stabilité, de sécurité et de développement économique partagé.

    Un cadre institutionnel en pleine expansion

    Depuis son lancement à Rabat en juin 2022, le Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) a connu des avancées majeures. Parmi les réalisations notables :

    • L’installation d’un Secrétariat permanent basé à Rabat, garantissant une coordination continue entre les États membres ;
    • La création de trois groupes thématiques dédiés à des enjeux spécifiques ;
    • L’adoption d’un programme d’action commun axé sur le dialogue politique, la sécurité maritime, l’économie bleue, la connectivité et la protection des écosystèmes marins.

    Les réunions précédentes, organisées à Rabat, New York et Praia, ont permis d’adopter des déclarations et plans d’action ambitieux. Ces textes visent à renforcer la coopération dans des domaines cruciaux :

    • La sécurité et la connectivité maritimes ;
    • La préservation des ressources halieutiques ;
    • La transition énergétique ;
    • Le développement durable.

    Cotonou, étape clé pour l’intégration atlantique africaine

    La réunion de Cotonou s’inscrit dans cette dynamique. Son objectif principal ? Renforcer la coordination entre les États membres afin de favoriser une intégration accrue de l’espace africain atlantique. Les discussions porteront sur des thématiques transversales, essentielles pour l’avenir du continent :

    • Le renforcement des infrastructures maritimes ;
    • La promotion du commerce intra-africain ;
    • La lutte contre les menaces sécuritaires ;
    • L’harmonisation des politiques environnementales.

    Ce sommet ministériel représente une opportunité unique pour les pays africains riverains de l’Atlantique de réaffirmer leur engagement en faveur d’un partenariat gagnant-gagnant, fondé sur le dialogue, la solidarité et l’innovation.

  • Crise politique au Sénégal : sonko contre faye, l’affrontement s’intensifie

    Crise politique au Sénégal : sonko contre faye, l’affrontement s’intensifie

    Ce qu’il faut retenir

    • Destitution : Ousmane Sonko a été écarté de la Primature le 22 mai 2026 par Bassirou Diomaye Faye
    • Provocation politique : Le 12 juillet 2026 à Mbacké, Sonko a promis une motion de défiance contre le gouvernement de Ahmadou Al Aminou Lô
    • Soutien présidentiel : Dix des seize maires de Mbour ont affiché leur allégeance à Faye lors du même jour
    • Stratégie de Faye : Le chef de l’État organise le lancement officiel de son parti le 8 août 2026 à la Dakar Arena

    Un meeting explosif à Touba-Mbacké

    La tension politique au Sénégal a atteint un niveau critique. Lors d’un rassemblement organisé le 12 juillet à Mbacké, Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, a livré un discours sans concession contre Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement. Le leader du Pastef a dénoncé l’abandon des promesses phares de souveraineté énergétique, notamment la renégociation des accords pétroliers, gaziers et miniers conclus avec les multinationales. Sonko a également pointé du doigt des pratiques de corruption au sein de l’administration, qualifiant cette situation de trahison envers l’idéal pastefiste.

    Dès le lendemain, son allocution, largement relayée sur les réseaux sociaux, s’est transformée en menace concrète : il a évoqué le dépôt imminent d’une motion de censure pour renverser le gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lô, nommé chef du gouvernement le 25 mai 2026.

    Un divorce politique aux conséquences majeures

    Cette confrontation s’inscrit dans une rupture profonde entre les deux figures du Pastef. Le 22 mai 2026, Faye avait brusquement destitué Sonko de son poste de Premier ministre, provoquant une onde de choc dans l’opinion publique. Ces deux hommes, considérés comme les piliers indissociables du mouvement depuis la victoire électorale de mars 2024, incarnent désormais des orientations politiques divergentes.

    Quelques jours plus tard, Ahmadou Al Aminou Lô prenait la tête du gouvernement. Quant à Sonko, il accédait à la présidence de l’Assemblée nationale, un poste clé mais éloigné du pouvoir exécutif direct. Pourtant, loin de se retirer de la scène politique, il utilise cette tribune pour amplifier ses critiques et maintenir une pression constante sur l’exécutif.

    Faye renforce ses positions territoriales

    Pendant que Sonko intensifie ses offensives, Bassirou Diomaye Faye consolide ses alliances locales. Le 12 juillet, à l’occasion de son discours à Mbacké, dix des seize maires du département de Mbour ont publiquement affiché leur soutien au président. Cette démonstration de force coïncide avec la volonté de Faye de structurer une nouvelle base politique, indépendante de l’héritage pastefiste.

    Le 8 août 2026 marquera un tournant avec le congrès fondateur de son parti à la Dakar Arena. Cette échéance symbolise l’ambition du président de s’affranchir définitivement de l’influence de Sonko et du parti qui les a portés au pouvoir ensemble.

    Une opposition qui dépasse les contrats énergétiques

    Les critiques de Sonko ne se limitent pas aux questions minières et pétrolières. Il a également attaqué la décision des sept Sages du Conseil constitutionnel, qui ont invalidé la révision de la Constitution, tout en pointant directement la responsabilité du président Faye dans ce dossier. Le ton est celui d’une opposition frontale, alors même que les deux hommes partagent théoriquement la même étiquette politique.

    Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô n’a pas laissé ces accusations sans réponse. Sur les réseaux sociaux, il a rétorqué en dénonçant l’instrumentalisation du discours patriotique à des fins politiques, illustrant ainsi la détermination de l’exécutif à ne pas se laisser déstabiliser.

    Contexte politique et enjeux régionaux

    Avec une population de 18 millions d’habitants, le Sénégal a connu une alternance historique en mars 2024 avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier, soutenu par le mouvement Pastef et son mentor Ousmane Sonko, avait promis une rupture radicale avec les pratiques du précédent régime. Parmi ses engagements figuraient la gestion souveraine des ressources naturelles, notamment les gisements offshore de pétrole et de gaz découverts près des côtes dakaroises.

    Mbacké, où s’est tenu le meeting du 12 juillet, est une cité religieuse située dans la région de Diourbel, cœur historique du mouridisme, une confrérie soufie majeure au Sénégal. Touba, ville voisine et capitale spirituelle des mourides, représente un enjeu électoral stratégique. La présence de Sonko dans cette zone n’est pas anodine : elle vise à renforcer son ancrage dans une région où Faye tente également de s’implanter.

    La motion de censure : un scénario crédible ?

    La menace d’une motion de censure n’est pas une simple provocation sans assise juridique. En tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko dispose des outils procéduraux nécessaires pour initier un tel processus. La question centrale reste de savoir s’il parviendra à rassembler une majorité suffisante pour renverser le gouvernement. Bien que le Pastef dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée depuis les dernières élections législatives, l’incertitude plane sur le nombre de députés prêts à suivre Sonko dans une offensive contre un président issu du même mouvement.

    Le bras de fer entre les deux hommes se poursuit, avec en toile de fond des enjeux majeurs : la renégociation des contrats avec les géants du secteur énergétique et l’orientation politique future du Sénégal, post-alternance. Le 8 août 2026, date du lancement du parti de Faye, pourrait sceller un nouveau chapitre dans cette crise qui divise le camp du changement.

  • Crise politique au Sénégal : Sonko contre Faye après limogeage et menaces de censure

    Crise politique au Sénégal : Sonko contre Faye après limogeage et menaces de censure

    Les points clés

    • Démission forcée : Ousmane Sonko a été écarté de son poste de Premier ministre le 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye
    • Menace politique : Le 12 juillet 2026 à Mbacké, Sonko a annoncé son intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lô
    • Soutiens locaux : Dix des seize maires du département de Mbour ont affiché leur appui au président Faye lors d’une réunion publique le 12 juillet
    • Congrès historique : Le président Faye organise le 8 août 2026 à la Dakar Arena l’inauguration de son nouveau parti politique

    Un discours sans concession à Mbacké

    Les tensions politiques au Sénégal ont atteint un niveau inédit. Lors d’un rassemblement organisé le 12 juillet à Mbacké, Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, a durci le ton à l’encontre du président Bassirou Diomaye Faye et de son équipe. Dans un discours percutant, il a reproché à l’exécutif d’avoir abandonné les engagements souverains concernant les contrats pétroliers, gaziers et miniers, pourtant au cœur du programme de la coalition au pouvoir.

    Sonko a également pointé du doigt les dérives de corruption au sein des institutions étatiques. Sa déclaration la plus marquante ? La promesse de déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô, nommé à la primature le 25 mai 2026 par décret présidentiel.

    Une fracture politique irréversible depuis mai

    Cette escalade s’inscrit dans un contexte de rupture politique déjà consommée. Le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye a brusquement démis Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre, provoquant la dissolution complète de l’équipe gouvernementale. Cette décision a surpris l’opinion publique, les deux hommes étant considérés depuis l’élection présidentielle de mars 2024 comme les figures centrales du mouvement Pastef.

    Quelques jours plus tard, Ahmadou Al Aminou Lô a pris la tête du gouvernement. Quant à Sonko, il a été propulsé à la présidence de l’Assemblée nationale, un poste stratégique qui lui permet de maintenir une pression constante sur l’exécutif tout en continuant à critiquer ouvertement ses choix politiques.

    Des soutiens politiques qui basculent en faveur de Faye

    Pendant que Sonko intensifie ses attaques, Bassirou Diomaye Faye renforce son ancrage territorial. Le 12 juillet, jour même du meeting de Mbacké, dix des seize maires du département de Mbour ont publiquement soutenu le chef de l’État. Cette démonstration de force s’inscrit dans la stratégie du président qui cherche à consolider une base politique indépendante du mouvement Pastef historique.

    Le congrès fondateur de cette nouvelle formation est prévu pour le 8 août 2026 à la Dakar Arena. Cet événement symbolise la volonté de Faye de s’affranchir définitivement de l’influence de Sonko et du parti qui a porté leur tandem au pouvoir.

    Une opposition qui s’étend au-delà des ressources naturelles

    Ousmane Sonko a élargi son champ de critique. Il a remis en cause la décision des sept membres du Conseil constitutionnel ayant invalidé la réforme constitutionnelle, tout en pointant directement du doigt le président Faye dans cette affaire. Le ton adopté est celui d’une opposition frontale, alors que les deux hommes partageaient pourtant jusqu’alors une même vision politique.

    Ahmadou Al Aminou Lô n’a pas laissé ces accusations sans réponse. Sur les réseaux sociaux, il a rétorqué en dénonçant l’instrumentalisation politique du patriotisme. Cette réplique illustre la détermination de l’exécutif à ne pas céder face aux pressions de Sonko.

    Contexte national et enjeux électoraux

    Le Sénégal, nation de 18 millions d’habitants située à l’extrême ouest du continent africain, a connu une transition historique en mars 2024 avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Le jeune président, soutenu par le mouvement Pastef et son mentor Ousmane Sonko, avait promis une rupture radicale avec les pratiques du passé et une gestion autonome des ressources naturelles, notamment les importants gisements de pétrole et de gaz découverts au large des côtes dakaroises.

    Mbacké, où s’est tenu le rassemblement du 12 juillet, est une ville emblématique de la région de Diourbel, cœur spirituel du mouridisme, une confrérie soufie majeure au Sénégal. Touba, ville voisine et capitale religieuse des mourides, représente un enjeu électoral crucial. La présence de Sonko dans cette zone stratégique vise à renforcer son influence dans une région où le président Faye tente également de s’imposer politiquement.

    Une motion de censure envisageable, mais incertaine

    La menace de déposer une motion de censure n’est pas une simple provocation sans fondement. Ousmane Sonko, en tant que président de l’Assemblée nationale, dispose des outils juridiques nécessaires pour engager cette procédure. La question reste de savoir s’il parviendra à rassembler la majorité requise pour renverser le gouvernement. Le Pastef dispose d’une majorité solide à l’Assemblée depuis les dernières législatives, mais la loyauté des députés envers Sonko pourrait être remise en cause par leur allégeance au président Faye.

    Le bras de fer entre les deux hommes se poursuit, avec en arrière-plan les négociations des contrats avec les multinationales et l’orientation politique future du Sénégal après cette alternance politique. Le 8 août 2026, date du congrès fondateur du parti de Faye, pourrait marquer un tournant décisif dans cette crise qui divise le camp du changement.

  • Ousmane sonko défend l’indépendance financière de pastef lors de sa tournée à mbacké

    Ousmane sonko défend l’indépendance financière de pastef lors de sa tournée à mbacké

    Un parti entièrement financé par ses militants

    Lors de sa tournée dans la région de Diourbel, marquée par les « 48 heures de Pastef », Ousmane Sonko a réaffirmé avec force l’autonomie financière de son parti politique. Devant des militants réunis à Touba puis à Sadio, il a partagé sa vision du pouvoir tout en rappelant les fondements de son mouvement et en analysant la situation actuelle du pays.

    Une structure politique indépendante des fonds étatiques

    Le leader du Pastef a tenu à préciser les modes de financement de son parti, souvent sujet à polémique. Face aux interrogations sur la gestion des ressources, il a souligné que son organisation repose exclusivement sur l’engagement de ses adhérents. « Pastef ne vit pas des ressources publiques, c’est contraire à nos valeurs », a-t-il affirmé avec conviction.

    Il a illustré cette transparence par l’engouement sans précédent autour de la vente des cartes de membre. « Dès avant 16 heures, les 13 000 cartes disponibles avaient été écoulées. Une nouvelle commande a dû être passée à Dakar pour répondre à la demande », a-t-il annoncé avec fierté, démontrant ainsi la vitalité de son mouvement.

    Un appel à l’unité et à la discipline militante

    Ousmane Sonko a également prodigué des conseils à ses troupes pour éviter toute dispersion. « Restez concentrés sur notre objectif. Ne vous laissez pas entraîner dans des conflits inutiles », a-t-il conseillé. Avec un ton déterminé, il a ajouté : « Si le Sénégal vit en paix, le Pastef remportera chaque élection. Rien ne pourra nous arrêter. »

    Retour sur l’alternance de 2024 et perspectives d’avenir

    À Sadio, le leader politique a adopté un discours plus analytique sur la gestion du pouvoir. Il a rappelé son rôle clé dans l’élection de Bassirou Diomaye Faye en mars 2024, après l’invalidation de sa propre candidature. Pour Ousmane Sonko, cette victoire symbolise la légitimité historique et politique qui a permis cette transition.

    Il a cependant exprimé des réserves quant à l’évolution de l’action gouvernementale. « Certains signes laissent penser que des écarts se creusent par rapport aux promesses initiales », a-t-il observé, sans pour autant remettre en cause le projet global de son parti.

    2026 et 2029, des rendez-vous électoraux décisifs

    Pour Ousmane Sonko, le travail politique ne fait que commencer. Estimant avoir accompli 80 % du chemin, il se présente désormais comme le garant des idéaux fondateurs du Pastef. Les prochaines échéances électorales, en 2026 et 2029, sont présentées comme des étapes majeures pour concrétiser la vision initiale du mouvement. Ce message, adressé à la base militante, confirme son influence grandissante et son rôle central dans l’avenir politique du Sénégal.

  • Hausse des prix des matériaux de construction à N’Djamena

    Hausse des prix des matériaux de construction à N’Djamena

    La capitale du Tchad, N’Djamena, voit les prix des matériaux de construction s’envoler, rendant les projets immobiliers des particuliers et des professionnels plus difficiles à financer.

    Plusieurs produits indispensables à la construction ont vu leurs tarifs exploser ces dernières semaines. Le lambour, autrefois accessible à 3 000 FCFA, affiche désormais des prix oscillant entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron a connu une hausse similaire, passant de 6 000 à 9 000 FCFA, tandis que la planche blanche coûte désormais 14 000 FCFA contre 9 000 FCFA auparavant. Même le sac de ciment Dangote, référence dans le secteur, est désormais proposé à 11 000 FCFA.

    Les professionnels du secteur imputent cette escalade des prix à la révision des taxes douanières sur les importations. Ces nouvelles mesures douanières ont mécaniquement alourdi les coûts d’approvisionnement, rendant les matériaux moins accessibles pour les consommateurs.

    « Depuis l’application des nouveaux tarifs douaniers, les prix ont littéralement doublé », confie Mahamat, gérant d’une quincaillerie locale. Cette situation met en difficulté les ménages souhaitant construire ou rénover leur logement, ainsi que les entreprises du BTP.

  • Mon petit pronostic, l’appli qui a séduit 3 millions de fans pendant la coupe du monde

    Mon petit pronostic, l’appli qui a séduit 3 millions de fans pendant la coupe du monde

    Mon Petit Prono, l’application qui a conquis les supporters pendant le Mondial

    Pendant que les yeux du monde étaient rivés sur le terrain, une autre compétition battait son plein dans les salons, les bars et les open spaces. Depuis le coup d’envoi de la Coupe du monde, Mon Petit Prono, une application française, a connu un essor fulgurant. Avec plus de trois millions d’utilisateurs, elle est devenue le phénomène inattendu de cette édition.

    Une application simple, mais addictive

    Créée à l’origine pour les ligues de pronostics entre amis, MPP permet de prédire les résultats des matchs et le vainqueur final du tournoi. Chaque participant rejoint une ligue privée, accessible via un simple lien. Le classement est mis à jour en temps réel, offrant une immersion totale dans l’ambiance du Mondial.

    Les utilisateurs peuvent créer des ligues thématiques : entre collègues, entre membres d’une même famille ou entre amis. L’application se distingue par sa simplicité et son accessibilité, même pour les novices en football.

    Qui utilise Mon Petit Prono ?

    Selon les retours d’expérience, les profils sont variés mais certains groupes se démarquent :

    • Les étudiants en écoles de commerce, habitués à la compétitivité et aux défis collectifs.
    • Les salariés des grandes entreprises, qui y voient une occasion de renforcer la cohésion d’équipe.
    • Les familles et les groupes d’amis, pour qui cette application est devenue une tradition lors des grands événements sportifs.

    Pourquoi un tel succès ?

    L’application mise sur l’interactivité et le partage. Les utilisateurs consultent plusieurs fois par jour les résultats et les classements. Certains, comme Marie, avouent même s’être réveillés en pleine nuit pour vérifier les scores : « Pendant les matchs nocturnes, je me réveillais à 4h du matin pour consulter Mon Petit Prono. Si mon pronostic était erroné, impossible de me rendormir. »

    Matia, leader dans sa ligue, explique que « même sans être expert en football, il est possible de gagner. L’application récompense l’intuition autant que la connaissance. » Camille, elle, apprécie l’interface intuitive : « Elle est si bien conçue que même les non-initiés peuvent y participer sans difficulté. »

    Les dérives à surveiller

    Malgré son succès, Mon Petit Prono n’échappe pas aux écueils des jeux compétitifs. Certains utilisateurs avouent ressentir un stress excessif face aux résultats. Marie confie : « Ça peut causer des tensions, surtout dans les ligues professionnelles où certains ne connaissent rien au football. »

    Pour éviter les conflits, elle propose des alternatives : « Dans ma ligue entre amis, le gagnant offre un barbecue avec un pack de bières. L’important, c’est de garder l’ambiance sans tomber dans la compétition malsaine. »

    Une success story née d’une passion

    L’histoire de Mon Petit Prono commence en 2011 sous le nom Mon Petit Gazon. Trois collègues, Martin Jaglin, Benjamin Fouquet et Grégory Rota, passionnés de football, décident de créer leur propre plateforme après la disparition de leur site de pronostics habituel. Sans budget ni stratégie marketing, ils lancent le projet sur un coup de tête.

    En 2013, ils se heurtent à un obstacle : l’utilisation des notes de l’Équipe pour générer les scores leur est interdite. Malgré cela, ils persistent et tentent une expansion internationale en 2016 avec My Little Nuts au Royaume-Uni et Mi Gran Delantera en Espagne.

    En 2018, une levée de fonds de 1 million d’euros leur permet de concrétiser leur rêve. Parmi les investisseurs figurent des personnalités comme Sébastien Bazin, Martin Solveig et Jean-Étienne Amaury. Les fondateurs quittent alors leurs emplois pour se consacrer pleinement à leur projet.

    En 2022, Mon Petit Gazon est racheté par LFP MEDIA pour un montant estimé entre 20 et 30 millions d’euros. Depuis le 11 juin, l’application connaît une croissance exponentielle avec une hausse de 340 % de téléchargements en huit jours.

    L'actuel leader de Mon Petit Prono partage son expérience L’actuel leader de Mon Petit Prono partage son expérience.

    Un phénomène qui dépasse les frontières

    Avec plus de trois millions de participants, Mon Petit Prono est devenu bien plus qu’une simple application. Elle incarne l’esprit de compétition amicale et le partage autour d’un événement sportif. Alors que la Coupe du monde touche à sa fin, l’application reste un symbole de cette édition mémorable.

  • Abidjan mise sur une afrique plus souveraine et résiliente lors de la conférence économique 2026

    Abidjan mise sur une afrique plus souveraine et résiliente lors de la conférence économique 2026

    Trois jours de débats intenses à Abidjan ont permis d’esquisser une nouvelle vision pour l’Afrique : celle d’un continent capable de transformer les défis géopolitiques en opportunités, en misant sur une intégration économique renforcée, des financements innovants et une action collective audacieuse.

    À l’issue de la Conférence économique africaine 2026, organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les participants ont clairement exprimé une conviction : l’Afrique doit désormais imposer sa propre trajectoire économique, plutôt que de simplement s’adapter aux bouleversements mondiaux. Cette édition a marqué un tournant dans la manière de concevoir le développement du continent, en insistant sur la nécessité de passer de la réflexion à l’action concrète.

    Les crises, un tremplin vers l’autonomie stratégique

    Pour Raymond Gilpin, économiste en chef du PNUD pour l’Afrique, les turbulences économiques mondiales ne doivent plus être perçues comme une fatalité. Il souligne que « les chocs externes ne pourront jamais éroder la richesse fondamentale et la résilience des populations africaines ». Son message est clair : il est temps d’accélérer les réformes, de renforcer les partenariats et d’agir avec détermination pour bâtir une Afrique résiliente et prospère. L’enjeu n’est plus seulement de résister aux chocs, mais de les convertir en leviers de puissance économique.

    Repenser les politiques publiques pour un monde en mutation

    Les échanges ont également révélé une autre nécessité : celle de repenser les grilles d’analyse du développement. Ida McDonnell, conseillère principale à l’OCDE, a mis en lumière l’interdépendance croissante des enjeux politiques. Commerce, dette, climat, investissements et politiques budgétaires sont désormais indissociables. Elle a insisté sur l’importance d’une approche intégrée, où les données et les connaissances circulent librement entre les institutions pour éclairer les décisions publiques. Cette approche reflète l’évolution rapide de l’environnement international, où chaque crise produit des répercussions en cascade sur les économies africaines.

    De la théorie à la pratique : l’urgence de l’action

    Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a rappelé que les recommandations issues de la conférence doivent désormais se traduire en politiques publiques et en partenariats concrets. Elle a souligné que les échanges tenus à Abidjan fournissent des bases essentielles pour renforcer les capacités d’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique. Le défi reste de taille : concrétiser ces ambitions dans un contexte où les marges budgétaires sont limitées et où la compétition économique mondiale s’intensifie.

    L’Afrique, acteur clé de l’économie mondiale

    Ahunna Eziakonwa, sous-Secrétaire générale des Nations unies et directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, a rappelé que cette conférence n’est qu’une étape. Le véritable test réside dans la capacité à lever les obstacles au commerce intra-africain, à investir dans l’innovation, à accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et à préparer une jeunesse nombreuse à évoluer dans une économie mondiale en pleine transformation. Son message est sans ambiguïté : « dans un monde multipolaire, l’Afrique doit renforcer sa propre puissance économique, et non choisir de s’aligner sur une grande puissance ». La souveraineté africaine se construira par la création de valeur, le financement autonome du développement et la défense de ses intérêts stratégiques.

    Abidjan, un laboratoire pour une ambition africaine renouvelée

    Cette édition 2026 a également été marquée par la création du Réseau africain des économistes en chef (ACE Network) et la réunion annuelle du Réseau mondial des économistes en chef. Ces initiatives symbolisent une évolution majeure : les débats ne portent plus uniquement sur les besoins du continent, mais sur sa capacité à influencer les règles de l’économie mondiale. Dans un contexte où les équilibres internationaux sont profondément bouleversés, les organisateurs estiment que l’Afrique dispose d’une fenêtre d’opportunité historique. Le défi est désormais de transformer cette ambition collective en politiques publiques, en investissements et en résultats tangibles pour faire émerger une Afrique plus souveraine, résiliente et influente.

  • Trois ambassadeurs remettent leurs lettres de créance à Lomé pour renforcer les alliances

    Trois ambassadeurs remettent leurs lettres de créance à Lomé pour renforcer les alliances

    Renforcement des liens diplomatiques à Lomé avec trois nouveaux ambassadeurs

    Le palais présidentiel de Lomé a été le théâtre d’une cérémonie diplomatique marquante, illustrant l’engagement continu du Togo à tisser des partenariats stratégiques. Trois nouveaux ambassadeurs ont officiellement présenté leurs lettres de créance, scellant ainsi l’ouverture du pays à de nouvelles collaborations internationales.

    Les diplomates accueillis sont Mme Myriam Montrat (Canada), M. Najeeb Durrani (Pakistan) et M. George Kofi Nfojoh (Ghana). Leur accréditation symbolise un pas supplémentaire vers le renforcement des échanges économiques, sécuritaires et culturels entre Lomé et ces nations clés.

    Le Canada et le Togo : un partenariat axé sur le développement et la stabilité

    Première à être reçue, l’ambassadrice canadienne Myriam Montrat, ancienne responsable des Affaires mondiales, a détaillé les priorités de sa mission. Son objectif ? Dynamiser les relations bilatérales autour de trois axes majeurs : l’économie, l’éducation et la sécurité.

    Sur le plan économique, elle a souligné l’importance d’intensifier les échanges commerciaux. Dans le domaine social, elle a mis en avant des projets concrets pour améliorer l’accès à l’éducation et aux soins, tout en promouvant l’égalité entre les genres. Enfin, concernant la sécurité, elle a salué les efforts du Togo pour maintenir la stabilité en Afrique de l’Ouest et a réaffirmé la disponibilité du Canada à soutenir ces initiatives.

    Le Pakistan mise sur l’agriculture et l’innovation pour dynamiser les échanges

    L’ambassadeur pakistanais Najeeb Durrani, issu d’une carrière diplomatique internationale, a présenté une vision ambitieuse pour son pays. Son ambition ? Élargir les coopérations bilatérales au-delà des relations politiques traditionnelles, en intégrant des secteurs clés comme l’agriculture, la technologie et la sécurité.

    « Notre objectif est de créer une synergie durable entre Islamabad et Lomé, en exploitant les opportunités offertes par ces domaines stratégiques », a-t-il déclaré. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la politique d’ouverture économique du Togo, visant à attirer des investissements et des partenariats innovants.

    Ghana et Togo : une collaboration historique renforcée par la sécurité

    Le nouvel ambassadeur ghanéen George Kofi Nfojoh a mis en lumière la proximité naturelle entre les deux nations. Ancien député et expert en relations internationales, il a évoqué les défis communs de la sous-région et l’importance de travailler main dans la main pour y répondre.

    « Notre histoire et notre culture nous unissent. Il est essentiel d’unir nos forces pour le bien-être de nos populations », a-t-il affirmé. Son mandat inclura notamment le renforcement de la coopération sécuritaire, ainsi que la facilitation des échanges transfrontaliers, déjà fluides et dynamiques.

    Ces trois nominations diplomatiques marquent une étape clé dans la stratégie togolaise d’ouverture et de diversification de ses partenariats internationaux.

  • Services adaptés aux communautés nomades au Tchad pour une santé renforcée

    Services adaptés aux communautés nomades au Tchad pour une santé renforcée

    Des solutions intégrées rapprochent les services vitaux des familles nomades au Tchad

    Dans l’enceinte du campement de Mandjafa, en périphérie de la capitale N’Djamena, des familles nomades se sont rassemblées pour une journée cruciale. Parmi elles, Afia, mère de cinq enfants, a parcouru plusieurs kilomètres avec sa fille de quatre mois pour accéder à des soins essentiels. Pour cette mère, la santé de ses enfants passe avant tout par la prévention : « Les vaccins protègent mes enfants. Dès qu’un problème survient, je me rends immédiatement au centre de santé », confie-t-elle avec conviction.

    Des défis majeurs pour les communautés pastorales

    Au Tchad, les familles nomades, qui représentent environ 3,5 % de la population nationale, vivent principalement de l’élevage. Leur mode de vie mobile et leur éloignement des infrastructures sanitaires rendent l’accès aux soins particulièrement complexe. Les déplacements constants entre pâturages et points d’eau limitent souvent les possibilités de bénéficier de services de santé réguliers, tant pour les humains que pour les animaux.

    L’approche « Une seule santé » : une solution innovante et collaborative

    Face à ce constat, le Gouvernement tchadien a adopté l’approche « Une seule santé », une stratégie multisectorielle visant à rassembler les secteurs de la santé humaine, vétérinaire, environnementale et agricole. Cette démarche, mise en œuvre lors d’une campagne à Mandjafa le 9 juin 2026, a permis d’offrir des services intégrés à 134 personnes, dont 11 enfants, tout en vaccinant 96 animaux. Les interventions incluaient également des suppléments en vitamine A, des traitements antiparasitaires et la distribution de moustiquaires imprégnées.

    Le Pr Mahamat Béchir, Coordonnateur national de l’approche « Une seule santé » au ministère de la Santé publique, explique l’origine de cette initiative : « Les enquêtes menées au début des années 2000 ont révélé des lacunes majeures dans l’accès à la vaccination pour les communautés nomades. Nous avons dû repenser nos stratégies pour les adapter à leur réalité nomade », précise-t-il.

    Une stratégie gagnante : santé humaine et animale combinées

    Les équipes sur le terrain ont remarqué que les éleveurs sollicitaient régulièrement les services vétérinaires. En associant les soins animaux aux soins humains, il devient possible de toucher un plus grand nombre de familles en une seule intervention, réduisant ainsi les déplacements et optimisant les ressources.

    Youssouf Idriss, éleveur installé près de Mandjafa, témoigne de l’importance de cette approche : « Mes animaux sont le pilier de ma survie. Leur santé est aussi cruciale que celle de ma famille. Grâce à ces campagnes, nous bénéficions de soins adaptés à nos besoins », déclare-t-il.

    Des résultats concrets et une amélioration durable

    Raphaël Neni, agent vétérinaire expérimenté, suit ces communautés depuis cinq ans. Il constate les effets positifs de cette approche : « Depuis que nous renforçons les campagnes de vaccination, les maladies diminuent chez les animaux. Les éleveurs remarquent eux-mêmes cette amélioration », observe-t-il.

    Au-delà des bénéfices pour le bétail, ces interventions contribuent à limiter les risques de transmission de maladies entre animaux et humains, renforçant ainsi la sécurité sanitaire des populations. La plateforme « Une seule santé » coordonne ces actions au niveau national, en réunissant les secteurs de la santé, de l’élevage, de l’environnement et de l’agriculture pour renforcer la prévention et la réponse aux menaces sanitaires.

    Le Pr Béchir souligne : « Les enjeux sanitaires ne peuvent plus être traités isolément. Les maladies zoonotiques, les changements climatiques et les défis environnementaux nécessitent une collaboration étroite pour mieux protéger les populations. »

    Un accompagnement technique et financier déterminant

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) soutient cette démarche depuis de nombreuses années. Son appui porte sur le renforcement de la plateforme « Une seule santé », l’évaluation du Règlement sanitaire international, la mise en œuvre du Plan national de sécurité sanitaire et le renforcement des capacités des acteurs locaux.

    Le Dr Tamadji Mbaïhol, en charge de la vaccination de routine à l’OMS Tchad, connaît bien les communautés nomades. Il explique : « Ces populations sont réceptives aux services de santé lorsqu’ils sont adaptés à leur mode de vie. Le défi est de les atteindre là où elles se trouvent. Une fois les interventions adaptées, leur participation est massive. »

    Un modèle reproductible pour un impact national

    L’efficacité de cette approche repose sur la collaboration entre les ministères et plusieurs partenaires techniques et financiers. Le Pr Béchir estime que « l’appui de l’OMS a permis de consolider cette dynamique, favorisant une avancée collective sur des priorités communes en matière de santé publique. »

    Alors que les équipes continuent leurs tournées auprès des familles et éleveurs, Afia se prépare à rentrer chez elle avec sa fille Fatma. Son conseil aux autres parents est simple : « En cas de maladie, il faut agir vite et emmener l’enfant au centre de santé. Cela fait toute la différence pour le protéger et préserver sa santé. »

    À Mandjafa, l’approche « Une seule santé » démontre qu’en rapprochant les services essentiels des communautés nomades, il est possible de garantir un accès équitable aux soins, tout en protégeant la santé des populations et de leurs troupeaux, essentiels à leur survie.