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  • Maroc : une taxonomie verte pour booster la finance durable

    Maroc : une taxonomie verte pour booster la finance durable

    Le Maroc se dote d’un cadre ambitieux pour une économie décarbonée

    Le Royaume du Maroc franchit une étape décisive vers la construction d’un système financier aligné sur ses ambitions climatiques. Sous l’impulsion de plusieurs institutions clés, une taxonomie financière verte a été soumise à consultation publique. Ce référentiel vise à définir un cadre commun pour identifier les activités économiques compatibles avec les objectifs nationaux de réduction des émissions.

    Un outil de référence pour les acteurs financiers

    Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et les ministères de l’Économie, des Finances et de la Transition énergétique ont collaboré à l’élaboration de ce projet. L’objectif ? Fournir aux banques, investisseurs et entreprises un langage standardisé pour évaluer les investissements durables et orienter les flux de capitaux vers les secteurs les plus respectueux de l’environnement.

    Selon les initiateurs, cette taxonomie repose sur des critères scientifiques rigoureux. Elle permet de renforcer la transparence du marché tout en limitant les risques de « greenwashing ». Chaque projet devra répondre à des exigences précises : contribuer significativement aux objectifs environnementaux, respecter le principe de « non-préjudice significatif » et garantir des normes sociales minimales.

    Des critères stricts pour une transition crédible

    Le projet marocain adopte une approche progressive mais exigeante. Les investissements verts ne seront plus simplement déclarés comme tels, mais devront justifier de résultats tangibles. Les secteurs de l’énergie, du transport et de l’industrie sont prioritaires, car ils représentent à la fois une part majeure des émissions nationales et un levier essentiel pour la transition.

    Les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, bénéficieront d’une reconnaissance immédiate. La taxonomie fixe par ailleurs un seuil de 100 grammes de CO₂ par kilowattheure pour qualifier une production d’électricité comme bas carbone. Une trajectoire de décarbonation du mix électrique est également prévue, avec un objectif de réduction de 428 gCO₂e/kWh en 2026 à seulement 16 gCO₂e/kWh d’ici 2050.

    Financement de transition : un équilibre entre rigueur et pragmatisme

    Contrairement à une approche radicale, le Maroc mise sur une transition maîtrisée. Certaines infrastructures existantes pourront accéder à des financements verts sous réserve de présenter un plan crédible de réduction de leurs émissions. Cela inclut des améliorations d’efficacité énergétique, le remplacement de combustibles fossiles ou l’adoption de technologies de captage du carbone.

    Le dispositif prévoit des mécanismes de contrôle stricts pour éviter les abus, comme la traçabilité de l’électricité ou la vérification des contrats d’achat d’énergie. Les activités incompatibles avec les objectifs climatiques seront clairement identifiées et exclues du périmètre de la finance durable.

    Un impact qui dépasse le secteur énergétique

    La taxonomie ne se limite pas aux énergies renouvelables. Les industries lourdes comme le ciment, l’acier, l’aluminium ou les engrais phosphatés sont également concernées. Les entreprises marocaines devront désormais prouver leur capacité à réduire leur empreinte carbone et à améliorer leur efficacité énergétique pour accéder aux nouveaux financements durables.

    Cette évolution s’inscrit dans un contexte international où les critères environnementaux deviennent un facteur clé de compétitivité. Les acteurs marocains devront s’adapter pour maintenir leur accès aux marchés et optimiser leurs coûts de financement.

    Un levier intégré à la stratégie économique du pays

    La future taxonomie s’articule avec plusieurs initiatives nationales, dont la Stratégie de développement de la finance climat à l’horizon 2030 et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) à l’horizon 2050. Elle s’inscrit dans une vision globale où la finance climatique n’est plus perçue comme une contrainte environnementale, mais comme un moteur de transformation économique.

    Les retombées attendues couvrent l’ensemble du système financier : crédits bancaires, émissions obligataires, produits d’assurance, gestion d’actifs et stratégies d’investissement des entreprises publiques et privées. La consultation publique, ouverte jusqu’à l’été 2026, permettra d’affiner le dispositif en recueillant les retours des acteurs concernés.

  • Blocages douaniers : le programme sino-congolais en péril

    Blocages douaniers : le programme sino-congolais en péril

    Les infrastructures promises par le Programme Sino-Congolais en République Démocratique du Congo (RDC) subissent un ralentissement inquiétant en raison de difficultés persistantes au niveau du dédouanement des matériaux et équipements. Malgré les efforts conjoints des acteurs techniques, financiers et institutionnels, ces obstacles freinent considérablement la progression des chantiers en cours.

    Lors d’une réunion de suivi avec le Ministre des Infrastructures, John Banza, le Directeur Général de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, a alerté sur l’impact de ces retards. Les travaux de revêtement routier, notamment, pourraient être menacés par le blocage prolongé de bitume importé par la SISC SA depuis plus de six mois au Port de Matadi, et ce malgré les exonérations prévues pour ce projet.

    Une situation alarmante qui pourrait entraîner un arrêt total des activités si les acteurs concernés, y compris l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions (APCSC), ne trouvent pas de solution rapide. Plusieurs demandes de prise en charge des fiscalités indirectes et de traitement des messages phoniques restent en suspens depuis des mois. Pourtant, les entreprises impliquées bénéficient d’avantages fiscaux conformément à la Loi n°14/005 du 11 février 2014 et à l’Avenant n°5 à la Convention de Collaboration signé en 2024.

    Le Ministre John Banza a souligné que, bien que des avancées notables aient été enregistrées sur certains chantiers, ces blocages douaniers constituent désormais un frein majeur au développement national. Depuis le 19 juin, une caravane d’inspection est organisée dans le Grand Bandundu et d’autres provinces pour évaluer l’état des travaux financés par la SICOMINES. Parmi les réalisations saluées, la modernisation de l’Hôpital Général de Référence de Kikwit se distingue : 17 nouveaux bâtiments construits et 11 autres réhabilités, portant la capacité d’accueil de 150 à 650 lits, tandis que la morgue voit sa capacité multipliée par dix.

    chantier sino-congolais

    La saison sèche, habituellement favorable à l’accélération des chantiers, pourrait cette année aggraver les retards en raison de ces blocages persistants. Plusieurs projets phares risquent d’être impactés, à l’image des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, de la route Manterne – Tshela – Singini, ou encore de la route Kananga – Kalamba Mbuji. Sans oublier la réhabilitation de la RN1 (tronçon Mbujimayi – Nguba) et la construction du Stade d’Idiofa. La population est en droit de s’attendre à des infrastructures modernes, mais ces retards risquent de priver le pays de ces avancées.

    Pour éviter un ralentissement majeur, il est crucial que l’APCSC, en tant qu’interface entre les parties prenantes, intervienne rapidement. Près de 1 477 tonnes de bitume destinées aux Rocades de Kinshasa, au projet Matadi-Tshela-Singini et à la route Kananga – Kalamba Mbuji sont toujours immobilisées au Port de Matadi depuis janvier 2026. Par ailleurs, 1 650 tonnes de bitume pour la RN1 (Mbujimayi – Nguba) sont bloquées dans le Grand Katanga. Des équipements lourds, des matériaux de chantier et des pièces détachées restent également confinés dans les postes douaniers, empêchant leur acheminement vers les sites.

    logo acgt

    Le temps perdu et les opportunités manquées pèsent sur l’économie nationale. La population ne pourra bénéficier des infrastructures promises, et le développement du pays s’en trouve ralenti. La question du dédouanement des matériaux importés reste un enjeu central pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités dans les délais impartis.

  • Est de la RDC : la Russie dénonce l’implication de l’Ukraine dans le conflit du M23

    Est de la RDC : la Russie dénonce l’implication de l’Ukraine dans le conflit du M23

    Est de la RDC : la Russie dénonce l’implication de l’Ukraine dans le conflit du M23

    Les tensions persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), où une nouvelle accusation vient d’être portée par Moscou. Selon les autorités russes, Kiev figurerait parmi les soutiens étrangers du groupe armé M23, une rébellion qui étend son emprise sur les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Ces révélations ont été officialisées par Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burundais, Édouard Bizimana, à Bujumbura.

    Des accusations qui s’ajoutent aux tensions régionales

    Lors de cette rencontre, le chef de la diplomatie russe a vivement dénoncé ce qu’il qualifie d’« ingérences étrangères dans les affaires africaines ». Selon lui, la RDC, soutenue par le Burundi, fait face à une agression menée par le M23, elle-même alimentée par des soutiens extérieurs, dont certains seraient ukrainiens.

    « Nous constatons des tentatives d’ingérence flagrante dans les affaires africaines, notamment en RDC. Les autorités légitimes de ce pays, avec le soutien du Burundi, cherchent à faire face à l’agression du M23, soutenu par des représentants étrangers, dont des Ukrainiens », a déclaré Sergueï Lavrov.

    Le ministre russe a ajouté que Kiev cherchait à « soutenir les forces opposées aux gouvernements légitimes en Afrique », dans le but de « s’imposer comme un acteur incontournable sur le continent et affaiblir les pays amis de la Russie ».

    L’Ukraine dans la ligne de mire de Moscou

    Ces accusations surviennent alors que la communauté internationale s’interroge sur l’utilisation croissante des drones armés dans le conflit congolais. Moscou n’a pas hésité à pointer du doigt l’implication de mercenaires étrangers, certains ayant, selon elle, acquis une expérience en Ukraine avant d’être recrutés comme instructeurs ou opérateurs de drones.

    Lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Anna Evstigneeva, chargée d’affaires de la Russie, a exprimé ses « profondes préoccupations » face à cette situation. Elle a notamment évoqué la frappe de drone ayant coûté la vie à un membre de l’UNICEF à Goma le 11 mars dernier, ainsi que l’utilisation présumée de mercenaires dans les combats.

    « Nous sommes préoccupés par les informations faisant état du recours à des mercenaires étrangers, dont certains possèdent une expérience acquise en Ukraine et seraient employés comme instructeurs ou opérateurs de drones », a-t-elle souligné.

    Un conflit qui s’enlise malgré les initiatives diplomatiques

    Ces révélations interviennent alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise restent au point mort. Malgré la signature de l’Accord de Washington et les différentes réunions de suivi, la situation sécuritaire et humanitaire continue de se dégrader. Les divergences entre Kinshasa et Kigali sur l’application de cet accord compliquent davantage sa mise en œuvre.

    Le processus de Doha, médiatisé par le Qatar, peine également à aboutir. Les négociations entre le gouvernement congolais et le M23, soutenu par le Rwanda, n’ont pas permis de rapprocher les positions des deux parties. La réunion de Montreux, en Suisse, n’a pas non plus apporté les avancées escomptées.

    Dans ce contexte, les appels au respect des engagements pris dans le cadre des différents processus de paix se multiplient. Pourtant, ces exhortations peinent à inverser la tendance. Les blocages persistent, et les progrès diplomatiques restent en décalage avec la réalité du terrain.

    Les rebelles du M23 à Goma

    Un conflit aux multiples facettes

    Le recours aux drones et l’implication présumée de mercenaires étrangers complexifient davantage une situation déjà explosive. Les populations civiles, prises en étau entre les différents groupes armés et les interventions extérieures, paient un lourd tribut.

    Alors que les accusations se multiplient et que les tensions géopolitiques s’intensifient, la question se pose : quand la paix reviendra-t-elle dans l’Est de la RDC ?

  • Clash explosif entre messi et l’arbitre : le tournant qui a changé la face du mondial 2026

    Clash explosif entre messi et l’arbitre : le tournant qui a changé la face du mondial 2026

    clash explosif entre messi et l’arbitre : le tournant qui a changé la face du mondial 2026

    lionel messi en action lors du match argentin contre la suisseCrédits Photo by Icon Sport

    une qualification argentine acquise dans la douleur

    Dans la nuit de vendredi à samedi, l’Argentine a validé son ticket pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à la Suisse (3-1) après prolongation à Kansas City. Un parcours qui a particulièrement marqué les esprits en Serie A, où trois joueurs évoluant dans le championnat italien ont vu leurs espoirs de compétition s’envoler.

    des débuts compliqués et un rebondissement inattendu

    Les Albiceleste ont connu un début de match difficile. À la 10e minute, Alexis Mac Allister ouvre le score d’une tête puissante sur un corner tiré par Lionel Messi. Cependant, la Suisse réagit à la 68e minute grâce à une réalisation de Ndoye et maintient le suspense jusqu’au bout du temps réglementaire.

    L’expulsion controversée d’Embolo, sanctionné pour simulation après avoir tenté d’incriminer Enzo Paredes, redonne un avantage numérique à l’Argentine. Pourtant, malgré cette supériorité, les Sud-Américains peinent à concrétiser leurs occasions et le score reste bloqué à 1-1.

    l’incroyable remontée en prolongation

    C’est en prolongation que le match bascule définitivement. Julian Alvarez, entré en jeu à la 105e minute, frappe fort à la 112e minute en signant un enroulé du droit d’anthologie. Cinq minutes plus tard, Lautaro Martínez, entré en fin de match, scelle la victoire argentine en contre-attaque et porte le score à 3-1.

    un échange houleux entre messi et l’arbitre portugais

    L’une des images fortes de ce match restera l’affrontement verbal entre Lionel Messi et l’arbitre portugais Pinheiro. Après une faute brutale commise sur la star argentine en première période, Messi n’a pas hésité à exiger des comptes : « parle-moi correctement, ne me manque pas de respect ». Malgré cette altercation, le capitaine argentin a su rester concentré et a offert une passe décisive pour le premier but, devenant par la même occasion le meilleur passeur de l’histoire des Coupes du monde.

    prochain défi : l’angleterre en demi-finale

    Après cette victoire serrée, l’Argentine affronte l’Angleterre en demi-finale le 15 juillet à Atlanta. Un duel qui ravive les souvenirs de 1986 et de la célèbre « main de Dieu », quatre décennies plus tard.

  • Mercato : Matias Siltanen ouvre la porte à un transfert en Ligue 1

    Mercato : Matias Siltanen ouvre la porte à un transfert en Ligue 1

    Le dossier Matias Siltanen continue d’alimenter le mercato toulousain. Si les négociations entre le TFC et Djurgårdens sont actuellement dans l’impasse concernant le montant du transfert, le milieu de terrain finlandais de 19 ans, lui, ne ferme absolument pas la porte à une arrivée en France.

    Vous pouvez retrouver les commentaires de l’article en bas de cette page.
  • Nouveau parti politique ivoirien : Ahoua Don-Mello lance son mouvement

    Abidjan, juillet 2026 – Le Dr Ahoua Don-Mello, figure politique ivoirienne et ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, franchit une nouvelle étape en engageant la création d’une formation politique inédite. Cette décision, actée lors d’une assemblée générale tenue le 11 juillet 2026 à Abidjan, marque l’aboutissement d’un long processus de réflexion engagé par ses proches et ses partisans.

    Un engagement qui prend une nouvelle dimension politique

    Les participants à cette réunion plénière, composée de sympathisants, de membres historiques de sa campagne et de figures clés de son mouvement, ont validé à une écrasante majorité la création de ce nouveau parti. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des conclusions d’une commission dédiée, chargée d’analyser les perspectives de structuration de l’action politique autour de l’ancien candidat.

    Le rapport de cette commission, présenté aux congressistes, a souligné la nécessité de transformer l’équipe de campagne en une organisation politique pérenne. C’est ainsi que le Dr Ahoua Don-Mello se voit confier la mission de piloter ce projet ambitieux, incluant l’organisation du « Congrès des Pionniers », considéré comme l’acte fondateur du futur parti.

    Des valeurs fondatrices pour une Côte d’Ivoire renouvelée

    Le futur parti se revendiquera d’un socle idéologique solide, centré sur des principes comme la démocratie, la justice sociale, la bonne gouvernance, la solidarité, le mérite et la souveraineté nationale. L’objectif affiché est clair : proposer une alternative crédible et rassembleuse, capable de répondre aux enjeux actuels de la Côte d’Ivoire.

    Lors de cette assemblée, le Dr Ahoua Don-Mello a exprimé sa gratitude envers les participants pour leur confiance, tout en détaillant les grandes lignes de ce projet politique. Il a également lancé un appel solennel aux forces patriotiques, progressistes et souverainistes du pays, les invitant à rejoindre cette dynamique pour bâtir une Nation « plus juste, plus prospère, plus unie et pleinement souveraine ».

    Un calendrier immédiat pour concrétiser l’initiative

    Les préparatifs du « Congrès des Pionniers » débuteront sans délai, la date de cette assemblée fondatrice devant être dévoilée prochainement. Cette rencontre constituera le point de départ officiel du parti, marquant ainsi une étape décisive dans le paysage politique ivoirien.

    À noter que l’ancien candidat était auparavant vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dont il a été radié.

  • Ferran torres au psg : le fc barcelone tente de bloquer la vente

    Ferran torres au psg : le fc barcelone tente de bloquer la vente

    Le Paris Saint-Germain (PSG) cherche activement à recruter un remplaçant à Gonçalo Ramos, parti à l’AC Milan cet été pour près de 74 millions d’euros. L’attaquant portugais a quitté la capitale française le 30 juin dernier, laissant un vide à combler dans l’attaque parisienne. C’est dans ce contexte que le club de la capitale française envisagerait sérieusement de faire signer Ferran Torres.

    Selon les dernières informations, le PSG et Ferran Torres seraient déjà tombés d’accord pour un contrat de cinq ans. Nicolò Schira, proche du dossier, a confirmé qu’un accord de principe aurait été trouvé entre les deux parties pour officialiser ce transfert dans les prochaines semaines.

    Le FC Barcelone sous pression face au PSG

    La situation prend une tournure délicate pour le FC Barcelone. Joan Laporta, président du club catalan, a tenu à clarifier la position de son équipe concernant Ferran Torres, actuellement en stage avec l’équipe d’Espagne avant la demi-finale de la Coupe du Monde. Dans des déclarations sans ambiguïté, il a rappelé avec fermeté que le joueur appartenait toujours au club.

    « On m’a parlé d’un éventuel transfert de Ferran Torres au PSG, mais nous n’avons reçu aucune confirmation officielle », a-t-il déclaré. « C’est un joueur du FC Barcelone, l’un des quatorze talents que nous avons sous contrat. Il est performant à chaque sortie, et son apport est précieux. Son intervention décisive lors du match contre l’équipe de Merino en est la preuve », a-t-il ajouté, soulignant ainsi la valeur inestimable de son attaquant dans l’effectif actuel.

    Joan Laporta a également insisté sur la qualité des joueurs présents au Mondial, justifiant sa présence sur place par l’importance de soutenir ses internationaux avant de songer à d’éventuels départs.

  • Critique d’un président sénégalais par son allié de toujours

    Critique d’un président sénégalais par son allié de toujours

    Au Sénégal, un ancien pilier dénonce la dérive d’un président jugé influençable

    Ousmane Sonko critique le président sénégalais Diomaye Faye

    Lors de l’inauguration du siège du parti Pastef, à Touba, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a livré des propos sans équivoque sur le chef de l’État, Diomaye Faye. L’événement, marqué par la présence de nombreux militants, a servi de tribune à une critique acerbe du président, que Sonko décrit comme «une marionnette et facilement manipulable».

    Cette attaque en règle intervient alors que Sonko était jusqu’alors considéré comme un soutien indéfectible de Diomaye Faye. Pourtant, avec le recul, il affirme désormais avoir découvert les intentions cachées de ce dernier : «Il travaillait en coulisses pour créer son propre parti au sein même de notre organisation», confie-t-il. Il précise que ces agissements remontaient à la période où Faye occupait les fonctions de secrétaire général et coordonnateur des cadres.

    Sonko va plus loin en accusant le président de se laisser influencer par des acteurs politiques opportunistes, y compris l’opposition. «Même l’opposition le manipule en lui faisant croire qu’il contrôle les forces de défense et de sécurité, et qu’il pourrait obtenir un second mandat», dénonce-t-il. Pour lui, cette situation représente une «catastrophe», mettant en garde contre les risques d’un président «frileux» et trop influençable.

    Le ton employé par Sonko révèle une rupture profonde avec l’actuel locataire du palais présidentiel. Il rappelle que, malgré son soutien lors de la présidentielle de 2024, Faye a cru pouvoir s’affranchir de ses anciens alliés une fois élu. «Il pensait pouvoir récupérer la majorité des cadres après notre séparation, mais personne ne l’a suivi», souligne-t-il avec amertume.

  • Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Un tournant majeur dans les relations bilatérales

    Après plus d’un an de tensions persistantes, l’Algérie et le Mali ont décidé de tourner une page douloureuse. Les deux pays ont annoncé conjointement la réouverture de leurs espaces aériens respectifs, mettant fin à une période de restrictions qui paralysait les échanges. Une annonce concomitante a également officialisé le retour des ambassadeurs, marquant ainsi le début d’une normalisation diplomatique essentielle pour la stabilité régionale.

    Algérie et Mali : rétablissement des relations diplomatiques

    Un tournant après 15 mois de tensions

    Les gouvernements d’Alger et de Bamako ont simultanément confirmé la réouverture de leurs espaces aériens aux vols civils et militaires. Le Mali a précisé le retour imminent de son ambassadeur en Algérie, rappelé en 2025, tandis qu’Alger a annoncé le rétablissement de sa représentation diplomatique à Bamako. Ces décisions concrètes mettent un terme à une crise qui durait depuis plus de quinze mois, ébranlant les relations entre les deux voisins.

    L’incident du drone : l’étincelle d’une crise

    Tout a basculé en avril 2025 avec la destruction d’un drone militaire malien près de la frontière commune. L’Algérie avait affirmé que l’appareil avait violé son espace aérien, une allégation contestée par Bamako, qui soutenait que le drone évoluait sur le territoire malien. Cet incident a déclenché une série de mesures radicales : rappel des ambassadeurs, fermeture des espaces aériens et échanges d’accusations publiques, notamment avec les États de l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Des divergences profondes, mais une nécessité de coopération

    Au-delà de ce conflit ponctuel, les relations entre l’Algérie et le Mali se sont détériorées depuis l’arrivée au pouvoir de la junte malienne en 2020-2021. Bamako a régulièrement reproché à Alger son ingérence, notamment en raison de son rôle dans l’accord de paix de 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord. Les tensions se sont encore aggravées après que le Mali a soutenu le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, une position incompatible avec la ligne défendue par l’Algérie. Malgré ces désaccords, les deux pays partagent une frontière commune et font face à des défis sécuritaires majeurs, en particulier la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel.

  • Situation alarmante pour les acteurs sociaux au sud-kivu

    Situation alarmante pour les acteurs sociaux au sud-kivu

    La province du Sud-Kivu, située à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), connaît une escalade des pressions contre les acteurs sociaux. Défenseurs des droits humains, journalistes et leaders associatifs dénoncent une augmentation des intimidations et des enlèvements ciblant ceux qui documentent les abus ou défendent les communautés locales. Ces alertes, confirmées par plusieurs groupes locaux, surviennent dans un contexte marqué par des combats persistants aux frontières avec le Rwanda et le Burundi.

    une société civile étouffée par les menaces

    Les intervenants de la société civile décrivent un climat de travail de plus en plus hostile. D’après leurs récits, les intimidations se manifestent sous diverses formes : communications anonymes, surveillance, intrusions nocturnes ou disparitions temporaires visant à museler toute opposition. Plusieurs militants ont adapté leurs déplacements, quand ce n’est pas quitté Bukavu et ses alentours, pour préserver leur intégrité physique.

    Cette situation s’aggrave alors que la région cumule déjà de graves crises. Les combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les factions armées locales et les rebelles du M23 — soutenus selon des rapports onusiens par le Rwanda — ont provoqué des déplacements massifs de populations. Dans des zones comme Kalehe, Uvira ou Fizi, les associations locales assurent un rôle essentiel en matière de surveillance, d’aide humanitaire et de sensibilisation. Leur affaiblissement menace directement la transmission d’informations cruciales aux instances nationales et internationales.

    des enlèvements systématiques et une impunité généralisée

    Les derniers cas documentés révèlent un schéma récurrent : des militants sont interceptés en plein jour par des individus armés, parfois en civil, circulant dans des véhicules non identifiés. Les rares libérations s’accompagnent de mises en garde claires : abandonner les investigations en cours, renoncer à publier certains rapports ou quitter la région. Plusieurs organisations dénoncent l’impunité qui entoure ces actes, faute de procédures judiciaires abouties.

    La presse locale subit également cette répression. Les radios communautaires, souvent en première ligne pour couvrir les tensions intercommunautaires et les violations des droits, réduisent leurs activités par crainte de représailles. Des journalistes provinciaux rapportent des pressions émanant de responsables politiques, sécuritaires ou de représentants de groupes armés contrôlant des zones du territoire. La frontière entre intimidation ciblée et harcèlement systémique s’amenuise dangereusement.

    Pour les observateurs des tensions congolaises, la restriction de l’espace civique au Sud-Kivu s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. Depuis la résurgence du conflit avec le M23 dans le Nord-Kivu voisin, les deux provinces subissent un durcissement des interactions entre autorités locales, forces armées et voix dissidentes. L’instauration de l’état de siège, prolongé pendant des années dans certaines zones de l’est, avait déjà été pointée du doigt par les défenseurs des libertés pour son impact sur les droits fondamentaux.

    Kinshasa face au défi de la protection des voix critiques

    Le gouvernement congolais se trouve confronté à un dilemme de légitimité. Kinshasa a réitéré à plusieurs reprises son engagement à protéger les défenseurs des droits humains, notamment via la loi de 2023 dédiée à cet effet. Cependant, son application dans l’est du pays reste limitée, en raison d’un manque de ressources dédiées et d’une autorité étatique fragmentée sur le terrain. Les militants du Sud-Kivu exigent désormais des actions concrètes : enquêtes indépendantes sur les enlèvements récents, protection rapprochée pour les personnes menacées et dialogue institutionnalisé avec les autorités locales.

    Les partenaires internationaux, notamment la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) en phase de retrait, ainsi que l’Union européenne, sont également sollicités. Leur capacité à maintenir un soutien ferme en faveur de la protection des acteurs civils déterminera, en partie, la pérennité du tissu associatif local. Toutefois, sans une réponse politique ferme de Kinshasa, le risque d’un effondrement durable de la société civile dans l’est du pays s’accentue. Les organisations de défense des droits appellent à une mobilisation immédiate pour contrer cette tendance.

  • Babacar Bâ dénonce l’ambiguïté du fonds partisan de Sonko au Sénégal

    Babacar Bâ dénonce l’ambiguïté du fonds partisan de Sonko au Sénégal

    Le débat sur les caisses noires s’envenime avec les révélations sur un fonds de 1,7 milliard de FCFA

    Au Sénégal, la polémique autour des fonds occultes hérités de l’ancien régime prend une dimension inattendue. Babacar Bâ, figure influente de la société civile, interpelle publiquement le Premier ministre Ousmane Sonko sur la cohérence de son discours anti-corruption. Sonko, dont le parti Pastef est au cœur du pouvoir depuis mars 2024, est accusé d’avoir mobilisé un fonds politique de 1,7 milliard de FCFA sans transparence sur son origine.

    La lutte contre les caisses noires au cœur des tensions politiques

    Depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe, la dénonciation des circuits financiers opaques est devenue un pilier de la communication gouvernementale. Les caisses noires, ces fonds discrétionnaires échappant au contrôle budgétaire, symbolisent selon l’exécutif les dérives de l’ère précédente. Pourtant, Babacar Bâ souligne une contradiction majeure : le Premier ministre lui-même admet l’existence d’un fonds partisan d’une ampleur inhabituelle au Sénégal.

    Le montant de 1,7 milliard de FCFA, avancé sans détail sur les contributeurs ou les canaux de collecte, interroge. Pour Babacar Bâ, cette somme dépasse largement les pratiques courantes en matière de financement des partis politiques dans le pays. La question n’est pas tant la légitimité de ces ressources que leur opacité, qui contraste avec le discours officiel sur la transparence.

    Un fonds politique sous le feu des critiques

    Le Sénégal dispose d’un cadre légal flou en matière de financement des partis politiques. Contrairement à d’autres démocraties ouest-africaines, le pays ne fixe pas de plafonds stricts pour les dons ni de mécanismes de contrôle rigoureux. Cette lacune juridique alimente les suspicions et les rivalités entre formations politiques.

    Selon Babacar Bâ, le paradoxe est flagrant : comment un gouvernement qui prône la traçabilité des fonds publics peut-il justifier l’absence de transparence sur les ressources de son propre parti ? Il souligne que si ce fonds provient de cotisations militantes, son montant interroge au regard du nombre d’adhérents. S’il s’agit de dons privés, leur publication détaillée serait selon lui indispensable.

    La critique ne vise pas à remettre en cause le principe même du financement partisan, mais à exiger une cohérence dans l’application des normes. Un exécutif qui érige la lutte contre les caisses noires en priorité doit-il faire exception pour son propre appareil politique ?

    Un débat qui dépasse le cadre politique immédiat

    Les révélations de Babacar Bâ surviennent dans un contexte déjà tendu. Les investigations de la Cour des comptes et d’autres instances sur la gestion passée des finances publiques alimentent depuis des mois un affrontement mémoriel entre l’ancienne majorité et les nouveaux gouvernants. Chaque nouvelle enquête relance les tensions et nourrit les accusations croisées.

    Pour Babacar Bâ, cette polémique dépasse la simple opposition entre deux camps. Elle interroge la crédibilité d’un système où les exigences de transparence ne s’appliquent pas uniformément. La question du financement de Pastef, longtemps éclipsée par la dynamique électorale de 2024, redevient centrale alors que le parti renforce son influence institutionnelle.

    Les partenaires internationaux, attentifs à l’évolution de la gouvernance au Sénégal, suivent de près ce débat. La qualité du dispositif de transparence des financements politiques est un indicateur scruté par les bailleurs et les agences de notation. Un renforcement législatif, souvent évoqué par la société civile, pourrait émerger comme une conséquence naturelle de cette controverse. Babacar Bâ appelle à une clarification immédiate du Premier ministre sur l’origine et la gestion de ce fonds de 1,7 milliard de FCFA.

  • Consensus historique entre gouvernement congolais et médecins pour mettre fin à la crise hospitalière

    Consensus historique entre gouvernement congolais et médecins pour mettre fin à la crise hospitalière

    Un tournant décisif pour la santé publique en République démocratique du Congo

    Un professionnel de santé en pleine analyse dans les locaux de l’INRB

    La crise qui a ébranlé le système hospitalier congolais pendant plusieurs semaines touche à sa fin. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a finalisé un accord historique avec les syndicats de médecins, mettant un terme à la grève qui paralysait les hôpitaux à travers tout le pays.

    Les engagements majeurs du gouvernement révélés lors du Conseil des ministres

    Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, a présenté un compte rendu détaillé des avancées obtenues après des semaines de négociations intensives avec les représentants syndicaux. Ces discussions, menées en deux phases (23 juin au ministère des Finances et 7 juillet au ministère de la Santé publique), ont abouti à des engagements concrets pour améliorer durablement les conditions de travail des professionnels de santé.

    Des mesures phares pour transformer le secteur médical

    • Intégration complète des primes complémentaires dans les états liquidatifs dès le troisième trimestre 2026
    • Alignement de 200 médecins sur les grilles salariales nationales
    • Priorisation du secteur santé dans les opérations de mécanisation de la Fonction publique
    • Accélération du traitement des actes administratifs pour les médecins des régimes particuliers (PNC, FARDC, ESU)
    • Assainissement complet du fichier de paie pour éliminer les dysfonctionnements

    Ces mesures s’accompagnent d’un calendrier précis : dès août 2026, les négociations reprendront pour étendre ces avantages à d’autres catégories professionnelles du secteur médical, comme l’a précisé le ministre Tshimanga Bwana.

    La fin d’une mobilisation sans précédent

    Cette annonce intervient après que le Syndicat national des médecins (Synamed) avait lancé l’opération « Hôpitaux sans médecins » du 7 au 16 juillet 2026, paralysant les structures sanitaires dans la plupart des provinces à l’exception de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le syndicat justifiait cette action par le non-respect des engagements antérieurs et l’absence de dialogue constructif avec la Première ministre, malgré les instructions présidentielles.

    Pendant cette période critique, seuls les services d’urgence et les banques de sang restaient opérationnels, tandis que les cas urgents étaient redirigés vers des structures désignées. Le Synamed avait appelé à maintenir la mobilisation jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

    Un nouveau chapitre pour le système de santé congolais

    Avec la levée de la grève et l’engagement du gouvernement à tenir ses promesses, le secteur de la santé en RDC entre dans une phase de reconstruction et de modernisation. Ces mesures devraient permettre d’améliorer significativement l’attractivité de la profession médicale et de renforcer la qualité des soins dispensés à la population congolaise.

    Cette résolution marque un tournant historique dans les relations entre les autorités publiques et les professionnels de santé, ouvrant la voie à une collaboration plus étroite pour relever les défis majeurs du système sanitaire congolais.