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  • Ousmane Sonko avertit le gouvernement Lo sur les ressources du Sénégal

    Ousmane Sonko avertit le gouvernement Lo sur les ressources du Sénégal

    (SenePlus) – Lors d’un discours passionné prononcé ce dimanche 12 juillet 2026, en marge de l’inauguration du siège de Pastef à Touba, l’influent Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, a lancé un avertissement sévère. Il a menacé de faire chuter le gouvernement d’Al Aminou Lo si les intérêts vitaux du Sénégal n’étaient pas scrupuleusement protégés dans le cadre des contrats pétroliers et gaziers.

    Moins de deux mois après sa révocation de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, désormais à la tête de l’Assemblée nationale, a adressé un ultimatum clair au nouveau chef du gouvernement, Al Aminou Lo.

    Dans une allocution en wolof d’une grande virulence, Ousmane Sonko a vivement critiqué le nouveau Premier ministre, l’accusant de trahir les engagements initiaux du pouvoir concernant la souveraineté économique du Sénégal, particulièrement sur la gestion des gisements de gaz et de phosphate. Il dénonce une équipe gouvernementale qui, sous prétexte d’améliorer le « climat des affaires », serait en réalité en train de « brader » les précieuses ressources naturelles du pays à des multinationales, citant nommément les partenaires BP et Kosmos. Pour Sonko, ces agissements rappellent les pires dérives observées sous l’ère de l’ancien président Macky Sall.

    « Nous connaissons parfaitement son rôle dans cette situation politique », avait déjà affirmé Ousmane Sonko début juin à propos d’Al Aminou Lo. Ce dimanche, il est passé à des menaces institutionnelles directes, brandissant l’arme redoutable de la motion de censure. « S’ils agissent ainsi, s’ils ne respectent pas la nation, nous renverserons ce gouvernement », a-t-il déclaré sous les acclamations ferventes, promettant de réitérer cette procédure autant de fois que nécessaire pour empêcher toute atteinte aux intérêts sénégalais.

    Le Parlement, gardien des hydrocarbures au Sénégal

    Pour contrecarrer la politique gouvernementale actuelle, le leader du Pastef a annoncé le dépôt imminent d’une proposition de loi audacieuse, portée par une députée de son groupe parlementaire. Ce texte contraindrait l’État du Sénégal à soumettre toute future attribution de bloc pétrolier ou gazier à l’approbation préalable de l’Assemblée nationale. « Avant de concéder un bloc pétrolier, il faudra le présenter à l’Assemblée pour que les députés l’approuvent et s’assurent que cela sert l’intérêt supérieur du Sénégal », a-t-il précisé, évoquant le modèle de transparence norvégien comme source d’inspiration.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la continuité du combat d’Ousmane Sonko pour une gestion transparente et souveraine des hydrocarbures. Lorsqu’il occupait encore le poste de Premier ministre au printemps 2026, il avait lancé une vaste « opération de vérité », dénonçant des « contrats hérités » non conformes au code pétrolier et saluant des « victoires majeures » dans la renégociation de gisements clés comme Yakaar-Teranga.

    Aujourd’hui, il reproche au nouveau gouvernement et aux récentes nominations (notamment à la tête de Petrosen) de vouloir freiner ces efforts de renégociation, mettant en péril la souveraineté du Sénégal sur ses ressources stratégiques.

  • Crise politique au Sénégal : sonko lance une offensive contre faye depuis touba

    Crise politique au Sénégal : sonko lance une offensive contre faye depuis touba

    Dans un discours prononcé à Touba ce dimanche 12 juillet 2026, lors de l’inauguration du siège de son parti, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, a vivement critiqué Bassirou Diomaye Faye, chef de l’État sénégalais. Brandissant un ton ferme et une argumentation politique acérée, il a dénoncé une gestion jugée « fébrile » de l’administration publique.

    une attaque frontale contre l’exécutif

    Au cœur de son intervention, Ousmane Sonko a directement pointé du doigt Bassirou Diomaye Faye, l’accusant de naviguer dans un environnement marqué par des décisions erratiques. « L’État est dirigé avec une précipitation inquiétante », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence d’un recentrage sur la rigueur et la probité. Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué les tensions internes au sein de la majorité présidentielle, décrivant un président « isolé » et sous l’influence de cercles politiques et oppositionnels.

    S’appuyant sur les valeurs d’intégrité prônées par le mouridisme, Ousmane Sonko a rappelé l’importance de l’héritage spirituel et moral de cette confrérie dans le paysage sénégalais. Il a mis en garde contre le risque de dérive d’un exécutif affaibli, soulignant que « personne n’a le droit de jouer avec la stabilité d’un pays ».

    menaces de blocage institutionnel

    Face à cette situation, le leader de Pastef a annoncé une stratégie de blocage systématique des projets de loi portés par Bassirou Diomaye Faye. En saisissant à répétition le Conseil constitutionnel, il entend faire obstacle à toute initiative législative qu’il juge contraire aux intérêts nationaux. « Nous ne laisserons pas l’État être gouverné par l’improvisation », a-t-il lancé à une foule de partisans en liesse.

    Cette prise de position marque une escalade dans les tensions politiques au Sénégal, où les divisions au sommet de l’État alimentent les spéculations sur l’avenir de la gouvernance. Les observateurs s’interrogent désormais sur l’impact de cette déclaration, alors que le pays traverse une période de profonde recomposition institutionnelle.

  • Ousmane Sonko durcit le ton face au conseil constitutionnel et au président Diomaye Faye

    Ousmane Sonko durcit le ton face au conseil constitutionnel et au président Diomaye Faye

    Lors de sa récente tournée dans la région du Baol, Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a significativement accentué ses critiques envers le Président Bassirou Diomaye Faye. Réuni ce dimanche à Touba, où il a inauguré le siège de Pastef-Touba et animé une conférence sur les dynamiques politiques actuelles, Sonko est revenu avec détermination sur la décision du Conseil constitutionnel. Il a ouvertement contesté le raisonnement ayant conduit à l’invalidation de la loi de révision constitutionnelle.

    Alors qu’il avait initialement prôné le respect de la décision de la haute juridiction, soulignant qu’elle « s’impose à tous », le président de l’Assemblée nationale a clairement changé de cap à Touba. Il a directement interpellé la méthode présidentielle de saisines répétées du Conseil constitutionnel. « Chaque semaine, il va saisir le conseil constitutionnel », a-t-il fustigé, dénonçant ce qu’il perçoit comme un usage systématique de l’arbitrage des « Sages » pour freiner l’action parlementaire.

    Poursuivant son argumentaire, Ousmane Sonko a remis en question la logique même de la décision rendue : « Le conseil constitutionnel ne peut pas dire que les députés doivent voter des lois qui plaisent au président de la République. » Cette déclaration constitue une attaque frontale contre la justification des sept juges, qui avaient pourtant fondé leur invalidation sur des motifs procéduraux précis, notamment l’absence de ressources compensatoires pour les nouvelles charges publiques et le non-respect de la procédure du vote bloqué. Le leader de Pastef a clôturé son intervention par un avertissement solennel : « C’est grave ce qui se passe dans ce pays. »

    Ces propos du président de l’Assemblée nationale marquent une inflexion notable dans sa communication, qui avait auparavant affiché une posture d’apaisement institutionnel après la décision du 9 juillet. Ils surviennent alors que la tournée de Pastef dans le Baol, présentée comme une démarche de proximité et de renforcement territorial, prend des allures de contre-offensive politique. Cette stratégie s’inscrit en réponse à la dynamique de recomposition engagée par la Présidence, laquelle a récemment accueilli des centaines de maires et annoncé la création imminente de son propre parti.

  • Ousmane Sonko réaffirme la menace d’une motion de censure contre le gouvernement sénégalais

    Ousmane Sonko réaffirme la menace d’une motion de censure contre le gouvernement sénégalais

    Lors d’un rassemblement politique vibrant tenu à Touba ce dimanche, Ousmane Sonko, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a lancé un avertissement ferme au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. Il a explicitement renouvelé sa menace d’activer une motion de censure contre l’administration en place, soulignant la disponibilité de cet instrument constitutionnel si la situation politique l’exigeait.

    Le leader incontesté du parti Pastef, qui jouit d’une confortable majorité au sein de l’hémicycle, a rappelé avec insistance que l’exécutif ne bénéficiait d’aucun « chèque en blanc ». Bien que Sonko ait précédemment affirmé ne pas vouloir provoquer un « chaos institutionnel », son discours à Touba a révélé une détermination accrue. Cette posture plus rigide s’inscrit dans un climat politique déjà tendu, marqué par l’invalidation de la révision constitutionnelle et les critiques formulées par le président de l’Assemblée nationale à l’encontre du Président Diomaye Faye.

  • Le président d’AGIR-Les Leaders interpelle Ousmane Sonko sur les « fonds politiques »

    Le président d’AGIR-Les Leaders interpelle Ousmane Sonko sur les « fonds politiques »

    Thierno Bocoum, à la tête du mouvement AGIR-Les Leaders, a lancé une critique acerbe à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Au cœur de cette controverse se trouvent les « fonds politiques », dont le chef du gouvernement aurait bénéficié durant ses précédentes fonctions étatiques.

    L’opposant Thierno Bocoum rapporte qu’Ousmane Sonko a lui-même admis avoir perçu annuellement près de 1,77 milliard de francs CFA, désignés comme des « fonds politiques ». Cette révélation met en lumière une contradiction flagrante, remettant en question la crédibilité du Premier ministre, qui se positionne pourtant comme un fervent défenseur de l’intégrité publique et un adversaire des malversations financières.

    De plus, le président d’AGIR-Les Leaders s’interroge sur le moment choisi pour dévoiler l’existence de ces montants. Il souligne que les parlementaires sénégalais, garants du contrôle budgétaire et de l’action de l’exécutif, auraient été informés de l’existence de ces fonds seulement après plusieurs années, ce qui pose un problème de transparence démocratique.

    Un autre point soulevé par Thierno Bocoum concerne l’ignorance de ces fonds par d’anciens membres du gouvernement. L’ancienne porte-parole de l’exécutif avait, en effet, affirmé publiquement n’avoir jamais été mise au courant de l’existence de ces enveloppes, épaississant ainsi le mystère autour de leur cadre juridique et de leur utilisation.

    Dans sa prise de position, le leader d’AGIR-Les Leaders fustige Ousmane Sonko, l’accusant de décerner des « brevets de moralité » à autrui, tout en s’exonérant lui-même des mêmes standards de clarté qu’il exige des autres figures politiques.

    Pour Thierno Bocoum, la scène politique sénégalaise est malheureusement marquée par une « démagogie » où l’obligation de rendre des comptes semble s’appliquer de manière inégale. Il déplore cette attitude où la « lumière est exigée pour les faits d’autrui, tandis que l’opacité prévaut concernant ses propres actions ».

    L’homme politique conclut son intervention en alertant sur les risques inhérents à un discours moralisateur qui échouerait à s’appliquer avec la même rigueur à l’ensemble des personnalités influentes du Sénégal.

  • Mouvement stratégique de Bassirou Diomaye Faye dans les entreprises publiques du Sénégal

    Mouvement stratégique de Bassirou Diomaye Faye dans les entreprises publiques du Sénégal

    le président sénégalais recentre la gouvernance des secteurs pétrolier et minier sur l’expertise

    Le chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Faye opère une reconfiguration majeure au sein des entreprises publiques stratégiques en procédant à un remplacement des dirigeants liés au parti au pouvoir. Cette transition, marquée par la nomination de profils technocratiques, vise à rééquilibrer la gouvernance économique et renforcer la crédibilité internationale du pays.

    un virage après les nominations politiques initiales

    À peine un mois après avoir procédé à un remaniement gouvernemental significatif, le président Bassirou Diomaye Faye poursuit sa stratégie de reprise en main des leviers économiques. Deux postes clés viennent d’être pourvus avec des personnalités aux parcours techniques : Thierno Seydou Ly prend la direction de Petrosen Holding, tandis que Mamady Touré est nommé à la tête de Somisen. Ces changements viennent sanctionner la fin d’une ère où les nominations dans les entreprises publiques étaient fortement influencées par les affiliations partisanes.

    Les deux anciens dirigeants, Alioune Gueye et Ngagne Demba Touré, ont été écartés de leurs fonctions de manière brutale. Selon des sources internes, « leur éviction a été rendue publique par voie de presse sans notification préalable de la présidence ». Cette décision brutale intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’exécutif et certaines figures du parti au pouvoir, notamment Ousmane Sonko.

    la fin d’une alliance politique dans les entreprises publiques

    Les profils écartés, tous deux anciens cadres du Pastef, symbolisaient la mainmise du parti sur les structures économiques. Alioune Gueye, ancien coordonnateur du Pastef aux États-Unis, et Ngagne Demba Touré, responsable de la jeunesse patriotique du parti, « ont payé le prix de leur loyauté envers Ousmane Sonko », selon des observateurs politiques. Cette rupture marque un tournant par rapport aux débuts du mandat de Bassirou Diomaye Faye en 2024, lorsque le président avait largement laissé carte blanche à son allié politique pour placer des cadres du parti à des postes stratégiques.

    La nomination de Thierno Seydou Ly à la tête de Petrosen Holding revêt une dimension symbolique forte. En mars 2025, Ousmane Sonko avait déjà tenté de l’évincer de son poste précédent au sein de Petrosen Exploration-Production, afin de se débarrasser des responsables nommés sous l’administration précédente. Les relations entre les deux hommes étaient, selon les observateurs, « tendues voire conflictuelles ».

    l’expertise technique au service de la confiance des investisseurs

    Dans un contexte économique marqué par la révision des contrats extractifs signés sous le précédent gouvernement, Bassirou Diomaye Faye mise désormais sur des profils hautement qualifiés. Thierno Seydou Ly, ingénieur pétrolier ayant travaillé pour TotalEnergies, et Mamady Touré, ingénieur géologue spécialisé dans les géosciences et les mines, incarnent cette nouvelle approche. Leurs prédécesseurs, bien que compétents dans leurs domaines respectifs, étaient avant tout des « cadres politiques ».

    Cette professionnalisation des structures extractives répond à un double objectif : rassurer les partenaires internationaux et poursuivre les négociations en cours. Les nouveaux dirigeants se distinguent également par leur « profil moins clivant et leur approche diplomatique » vis-à-vis des investisseurs étrangers, selon des observateurs proches du dossier.

    Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de redorer l’image du Sénégal sur la scène internationale, notamment dans le secteur minier et pétrolier où la concurrence entre pays africains est intense. Les prochaines cibles de cette reprise en main pourraient concerner d’autres secteurs économiques sensibles, où des responsables proches du parti au pouvoir occupent des postes clés.

    Parmi les noms évoqués : Waly Diouf Bodiang, directeur général du Port autonome de Dakar, et Fadilou Keïta, à la tête de la Caisse des dépôts et consignations. Leur proximité avec Ousmane Sonko pourrait les exposer à des changements de direction dans les semaines à venir.

    une transition vers une gouvernance plus apaisée

    Cette dépolitisation progressive des entreprises publiques s’accompagne d’un discours visant à apaiser les tensions internes. En recentrant la gouvernance sur l’expertise technique, le président Bassirou Diomaye Faye envoie un signal fort aux acteurs économiques nationaux et internationaux. « Le Sénégal a besoin de stabilité et de crédibilité pour attirer les investissements », confie un analyste économique sous couvert d’anonymat.

    Si cette transition peut être perçue comme une rupture avec les pratiques passées, elle s’inscrit dans une logique de modernisation des structures de l’État et de professionnalisation de l’administration publique. Le défi pour le gouvernement sera de maintenir cette dynamique tout en évitant les tensions internes qui pourraient fragiliser sa position.

  • Crise politique au Sénégal : quand la rivalité faye-sonko menace la transition démocratique

    Crise politique au Sénégal : quand la rivalité faye-sonko menace la transition démocratique

    le Sénégal face à un tournant historique

    Une tribune récente a jeté une lumière crue sur les tensions qui divisent aujourd’hui le pouvoir sénégalais. Signée par les chercheurs Chukwuemeka Eze et Malick Fall, cette analyse met en lumière les conséquences concrètes de l’affrontement entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Pour eux, cette rivalité dépasse de loin une simple querelle personnelle : elle représente un véritable test pour la stabilité démocratique du pays.

    quand deux éléphants se battent, l’herbe en pâtit

    Les deux experts s’appuient sur un proverbe africain bien connu pour illustrer leur propos. Le Sénégal, autrefois considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, incarne aujourd’hui cette métaphore. L’élection de Bassirou Diomaye Faye en 2024, rendue possible grâce au soutien déterminant d’Ousmane Sonko et du mouvement Pastef, avait suscité un espoir immense auprès des citoyens et des observateurs internationaux.

    Les auteurs soulignent l’ampleur du sacrifice politique consenti par Sonko. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle pour des raisons judiciaires, il avait choisi de soutenir Faye plutôt que de prolonger un conflit politique ou de retarder le scrutin. Cette décision stratégique avait transformé une candidature initialement méconnue en une victoire historique, consolidée par une mobilisation sans précédent des électeurs.

    la dette publique, pierre d’achoppement des divergences

    Selon Eze et Fall, les tensions actuelles ne découlent pas d’une opposition idéologique profonde, mais de divergences sur la gestion de la dette publique. Après la découverte d’un endettement bien plus élevé que prévu, les deux hommes adoptent des positions antagonistes. Sonko prône une souveraineté économique absolue et rejette toute restructuration de la dette, tandis que Faye cherche à rassurer les partenaires financiers internationaux et à éviter les risques économiques d’une telle démarche.

    Les auteurs tempèrent cependant cette opposition : ces désaccords ne reflètent pas une divergence doctrinale radicale, mais plutôt une tension entre les ambitions de transformation portées par l’électorat et les réalités pragmatiques de l’exercice du pouvoir. Pourtant, ils constatent que les calculs politiques à long terme commencent à prendre le pas sur les réformes promises, risquant d’occulter l’agenda initial.

    réformes institutionnelles : l’ironie d’un mouvement démocratique

    L’analyse des deux chercheurs révèle une ironie frappante : le mouvement arrivé au pouvoir en promettant de renforcer les institutions démocratiques se trouve aujourd’hui confronté aux mêmes questions institutionnelles qu’il avait promis de résoudre. Les propositions de révision constitutionnelle, censées rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif et le Parlement, divisent désormais la classe politique.

    Pour Eze et Fall, la réussite d’une réforme constitutionnelle ne se mesure pas seulement à la qualité du texte, mais aussi à la confiance politique qui entoure sa mise en œuvre. La démocratie, rappellent-ils, repose autant sur l’équilibre des institutions que sur la crédibilité de ceux qui les incarnent.

    l’essentiel pour le citoyen sénégalais

    Au-delà des querelles de pouvoir, les deux auteurs rappellent que l’enjeu majeur pour les Sénégalais reste l’amélioration de leur quotidien. Création d’emplois pour une jeunesse en quête de perspectives, maîtrise du pouvoir d’achat, amélioration des infrastructures sanitaires et éducatives : chaque journée perdue à gérer des tensions politiques est une journée de moins pour concrétiser les promesses qui ont porté Faye et Sonko au pouvoir.

    Contrairement à d’autres crises politiques en Afrique de l’Ouest, marquées par des coups d’État ou des violences, les institutions sénégalaises conservent une résilience remarquable. La justice fonctionne, le Parlement reste actif, et les désaccords politiques s’inscrivent pour l’instant dans le cadre constitutionnel. Une lueur d’espoir dans un contexte par ailleurs tendu.

  • Ousmane Sonko alerte sur la dérive du projet PASTEF et la gouvernance actuelle

    Ousmane Sonko alerte sur la dérive du projet PASTEF et la gouvernance actuelle

    Depuis Sadio, dans la région de Diourbel, le président de PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a livré dimanche un discours marquant. Ses propos ont mis en lumière de franches critiques concernant la direction prise par le pouvoir en place au Sénégal.

    Devant une foule de partisans, le leader de PASTEF a rappelé les circonstances qui ont mené à l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République en mars 2024. Il a souligné avoir personnellement soutenu cette candidature après que la sienne ait été invalidée.

    « Nous l’avons porté au plus haut niveau, mais il s’est ensuite éloigné de notre projet commun, compromettant ainsi l’espérance du peuple qui s’est dissipée », a affirmé Ousmane Sonko. Le Premier ministre a ainsi exprimé son sentiment que le programme politique initialement présenté aux Sénégalais s’est progressivement détourné de sa vision fondatrice. Il a évoqué un « espoir envolé » et a lancé un appel clair pour un retour aux engagements solennels pris devant la nation.

    Ousmane Sonko a également réaffirmé son rôle prépondérant dans le combat politique qui a permis l’alternance de 2024, insistant sur le fait qu’une part significative de cette dynamique a été impulsée par sa personne.

    Envisageant l’avenir politique du Sénégal, il s’est projeté vers les échéances électorales de 2026 et 2029. Ces rendez-vous sont, selon lui, des étapes cruciales pour assurer la pleine concrétisation du projet politique de PASTEF.

    Ces déclarations interviennent alors que des interrogations persistent quant à la nature des relations entre le président de la République et son Premier ministre. À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de la présidence.

  • Gabon et inde : une alliance économique aux ambitions stratégiques

    Gabon et inde : une alliance économique aux ambitions stratégiques

    Politique

    Gabon et inde : une alliance économique aux ambitions stratégiques

    Libreville, le 12 juillet 2026 — Alors que le paysage géopolitique mondial se réorganise sous l’effet des nouvelles dynamiques économiques, le Gabon franchit une nouvelle étape dans son rapprochement avec l’Asie. La cérémonie de remise des lettres de créance de l’ambassadeur gabonais à la présidente indienne Droupadi Murmu, le 6 juillet dernier à New Delhi, marque le début d’une collaboration bilatérale promise à un avenir prometteur.

    Cette accréditation officielle d’Aurélien-Marcel Mintsa Nguema en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise auprès de l’Union indienne s’inscrit dans un contexte où l’Inde, avec ses 1,4 milliard d’habitants et une croissance économique fulgurante, s’impose comme un acteur clé pour les nations africaines en quête de nouveaux partenariats.

    Une diplomatie économique à l’épreuve des enjeux mondiaux

    Le Gabon et l’Inde cultivent depuis plusieurs années une relation qui dépasse désormais le simple cadre diplomatique. Les échanges portent désormais sur des secteurs stratégiques pour l’avenir du pays, notamment le transfert de technologies, le développement d’infrastructures robustes, la gestion durable des ressources forestières et l’optimisation de l’industrie pétrolière.

    L’expertise indienne, reconnue dans les domaines du numérique, des technologies de l’information, de la santé et de l’agriculture, représente une opportunité majeure pour le Gabon. Ce dernier, engagé dans une modernisation accélérée de son économie, voit en l’Inde un partenaire capable de lui offrir des investissements stratégiques, des solutions technologiques innovantes et un accès privilégié à l’un des marchés les plus dynamiques de la planète.

    L’Afrique, terrain de compétition économique

    Cette initiative diplomatique s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Inde vers le continent africain. Depuis plusieurs années, New Delhi multiplie les investissements, les accords commerciaux et les programmes de coopération pour renforcer sa présence dans une région devenue un enjeu central de la compétition économique mondiale.

    Contrairement à d’autres puissances étrangères dont les relations avec l’Afrique reposent principalement sur l’extraction des ressources naturelles, l’Inde privilégie des partenariats axés sur le transfert de compétences, le développement technologique et la construction d’industries locales. Une approche qui séduit de nombreux gouvernements africains souhaitant bâtir des relations plus équilibrées et durables.

    Vers une nouvelle ère de coopération gabono-indienne

    L’arrivée officielle d’Aurélien-Marcel Mintsa Nguema à New Delhi intervient à un moment où la diplomatie économique devient un levier essentiel pour les États en développement. Pour Libreville, il ne s’agit plus seulement de représenter ses intérêts politiques, mais aussi d’identifier des opportunités d’affaires, de favoriser les investissements croisés et de renforcer la présence économique gabonaise sur le marché asiatique.

    Dans un contexte où les équilibres mondiaux se déplacent progressivement vers l’Asie, les pays africains cherchent à diversifier leurs alliances et à élargir leurs horizons économiques. La remise des lettres de créance au Rashtrapati Bhavan symbolise bien plus qu’une formalité protocolaire : elle incarne l’ambition du Gabon de s’inscrire pleinement dans les nouvelles dynamiques économiques mondiales, en faisant de sa diplomatie un moteur de croissance, d’innovation et d’ouverture internationale.

  • Manifestation féministe au Sénégal pour alerter sur les féminicides

    Manifestation féministe au Sénégal pour alerter sur les féminicides

    manifestation féministe au Sénégal pour alerter sur les féminicides

    manifestation féministe à Dakar contre les féminicides au Sénégal

    Une vingtaine de militantes se sont réunies ce dimanche après-midi à Dakar pour dénoncer avec force l’augmentation des féminicides dans le pays. Sous une banderole « Assez de violences, justice pour nos sœurs », Aminata Libain Mbengue, figure de proue du mouvement, a pris la parole pour exiger des actions concrètes de l’État.

    « Le chef de l’État a promis, lors de son allocution du 31 décembre, des mesures radicales contre ce fléau. Pourtant, chaque jour qui passe voit une nouvelle femme ou une jeune fille tomber sous les coups de la violence masculine. Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que le gouvernement sénégalais n’agisse ? » a-t-elle lancé, la voix tremblante d’émotion.

    Un cri d’alarme face à l’inaction des autorités

    La militante a pointé du doigt l’indifférence des pouvoirs publics, notamment l’absence de réactions officielles face à des drames comme celui d’un nourrisson de deux ans violé et assassiné par trois hommes. « Dans un pays civilisé, un tel crime devrait susciter une réaction immédiate du ministère de la Famille et des Solidarités. C’est inacceptable ! » s’insurge-t-elle.

    Aminata Libain Mbengue a rappelé avec fermeté les obligations de l’État : « Protéger les femmes et les filles est un devoir constitutionnel. Il est temps de reconnaître le féminicide dans le code pénal et d’adopter une législation forte. La vie des Sénégalaises ne peut plus attendre. Nous serons dans la rue à chaque féminicide jusqu’à ce que justice soit rendue. »

    La manifestation, bien que modeste en nombre, a marqué les esprits par sa détermination. Les slogans résonnaient dans les rues de la capitale, envoyant un message clair : le temps de l’indifférence est révolu.

  • Sonko et Faye : un bras de fer politique derrière le bilan

    Sonko et Faye : un bras de fer politique derrière le bilan

    Un discours chargé de sous-entendus à Sadio

    Lors d’un discours prononcé ce dimanche à Sadio, dans la région de Diourbel, Ousmane Sonko a livré un message bien plus révélateur qu’un simple bilan politique. Derrière les mots, une critique voilée mais cinglante envers le président Bassirou Diomaye Faye a transpiré, révélant les tensions sous-jacentes au sommet de l’État sénégalais.

    La victoire de 2024 : un héritage revendiqué

    Ousmane Sonko n’a pas hésité à rappeler son rôle central dans la désignation de Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution, après l’invalidation de sa propre candidature en 2024. En insistant sur ce point, le leader de Pastef a clairement souhaité réaffirmer sa paternité sur la victoire électorale de mars 2024, présentée comme un tournant historique pour le Sénégal.

    Un espoir trahi selon Sonko

    Le ton s’est durci lorsque Ousmane Sonko a évoqué un « espoir qui s’est envolé », une formule choc pour souligner l’écart entre les attentes populaires et la trajectoire actuelle du président Faye. Selon lui, la population de Sadio partage cette frustration, accusant le chef de l’État de s’éloigner du projet initial porté devant les Sénégalais. Cette critique, rare dans sa franchise, marque une rupture assumée avec le pouvoir en place.

    Sonko, garant du projet originel

    En affirmant avoir accompli 80 % du combat politique sous son impulsion, Ousmane Sonko s’est positionné comme le véritable architecte du projet politique actuel. Les échéances électorales de 2026 et 2029 sont présentées comme les prochaines étapes pour finaliser ce qu’il considère comme son propre héritage. Ce positionnement en fait bien plus qu’un simple allié du président : un acteur incontournable, voire un rival politique.

    Le message, adressé à la fois aux militants et aux dirigeants, semble ainsi servir d’avertissement : Ousmane Sonko entend rester le maître du jeu, quitte à rappeler à l’exécutif ses limites.

  • Psg : ferran torres en passe de rejoindre le club parisien pour 50m€

    Psg : ferran torres en passe de rejoindre le club parisien pour 50m€

    psg : ferran torres en passe de rejoindre le club parisien pour 50m€

    Ferran Torres en action avec le FC Barcelone

    Alors que les projecteurs sont braqués sur la Coupe du monde 2026, le PSG prépare activement son mercato estival. Le club parisien, en quête d’un nouvel attaquant après le départ de Gonçalo Ramos, semble avoir trouvé son homme : Ferran Torres, l’attaquant espagnol du FC Barcelone. Un accord de principe a été scellé pour son transfert, et le dossier avance à un rythme soutenu.

    ferran torres, cible prioritaire du psg cet été

    Ces dernières heures, les spéculations autour du nom de Ferran Torres se sont multipliées. Le joueur de 24 ans, actuellement en stage avec la Roja pour la Coupe du monde, est sous contrat avec le FC Barcelone jusqu’en 2027. Pourtant, le PSG a déjà obtenu un accord de principe pour son arrivée, sous réserve de la finalisation des détails contractuels. Le club parisien mise sur son profil technique et son expérience pour renforcer son attaque, alors que le mercato bat son plein.

    un transfert à 50m€ en bonne voie

    Selon les dernières informations, le montant du transfert de Ferran Torres s’élèverait à environ 50 millions d’euros. Cette somme, évoquée par plusieurs sources spécialisées, place le joueur parmi les recrues potentielles les plus coûteuses de cet été pour le PSG. Malgré l’intérêt de deux clubs anglais, l’Espagnol aurait déjà fait savoir son envie de rejoindre Paris. Une décision qui pourrait être officialisée rapidement, même si Ferran Torres reste concentré sur son parcours en Coupe du monde, où il affronte la France ce mardi. Une rencontre qui promet d’être particulière, avec des joueurs comme Kylian Mbappé sur le terrain adverse… et peut-être ses futurs coéquipiers du PSG dans les gradins.