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  • Diplomatie régionale : Félix Tshisekedi envoie un message urgent à João Lourenço

    Diplomatie régionale : Félix Tshisekedi envoie un message urgent à João Lourenço

    Un message diplomatique de Félix Tshisekedi à João Lourenço dans un contexte régional tendu

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officiellement transmis un message à son homologue angolais, João Lourenço, le 10 juillet 2026. Cette communication a été acheminée par l’ambassadeur itinérant congolais, Antoine Ghonda Mangalibi, et remise à Tete António, ministre angolais des Affaires étrangères. Bien que le contenu exact de ce message n’ait pas été dévoilé, cette initiative s’inscrit dans une dynamique diplomatique régionale marquée par des enjeux sécuritaires et politiques majeurs.

    Une démarche diplomatique au cœur des turbulences régionales

    Cette transmission intervient alors que la situation sécuritaire à l’Est de la RDC reste particulièrement préoccupante. La rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, continue de contrôler de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Malgré les tentatives de médiation internationale, notamment lors des discussions à Washington et Doha, aucun accord durable n’a encore été trouvé pour mettre fin à ce conflit.

    Parallèlement, la RDC traverse une période politique complexe. À moins de deux ans de la fin du mandat de Félix Tshisekedi, des débats sur une éventuelle révision constitutionnelle animent le débat public. Ces discussions s’ajoutent aux tensions internes et aux défis liés à la gouvernance du pays.

    Des consultations régionales intensifiées pour apaiser les tensions

    La remise de ce message s’inscrit dans une séquence diplomatique régionale particulièrement active. Kinshasa et Luanda entretiennent des relations étroites, collaborant régulièrement sur des questions bilatérales ainsi que sur les enjeux de paix et de sécurité dans les Grands Lacs. Cette initiative fait suite à une série de consultations menées par d’autres acteurs clés de la région.

    Récemment, le président burundais Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, a engagé des discussions avec les principales confessions religieuses de la RDC ainsi qu’avec des leaders de l’opposition politique. Ces échanges visaient à explorer des pistes pour renforcer la cohésion nationale et prévenir les crises.

    Une autre étape diplomatique notable a été la visite de Félix Tshisekedi à Brazzaville pour des échanges avec son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Cette rencontre a suivi de près la visite d’État d’Évariste Ndayishimiye à Kinshasa. Peu après, Denis Sassou Nguesso a poursuivi ses consultations en recevant notamment le cardinal Fridolin Ambongo pour discuter de la situation politique et institutionnelle en RDC.

    Un processus de dialogue intercongolais en suspens

    En février 2026, une réunion de haut niveau à Luanda avait désigné l’Angola pour piloter des consultations avec les différentes parties congolaises. L’objectif était de préparer un dialogue intercongolais inclusif. Cette décision avait été prise lors d’une rencontre réunissant João Lourenço (alors président en exercice de l’Union africaine), Félix Tshisekedi, Faure Gnassingbé (médiateur de l’Union africaine) et Olusegun Obasanjo (représentant du panel des facilitateurs du processus de paix).

    Depuis cette annonce, plusieurs échanges entre les présidents Tshisekedi et Lourenço ont eu lieu. Pourtant, malgré ces efforts, le projet de dialogue intercongolais peine à aboutir. Les divergences persistent, notamment sur le format à adopter et sur l’identité des parties à y associer.

    Cette situation illustre la complexité des défis diplomatiques auxquels la région des Grands Lacs doit faire face, dans un contexte où les crises sécuritaires et politiques s’entremêlent.

    Antoine Ghonda remettant le message à Tete António
  • Transferts foot : le recrutement de andrey santos par manchester united sous le feu des critiques

    Transferts foot : le recrutement de andrey santos par manchester united sous le feu des critiques

    Le recrutement d’Andrey Santos par Manchester United, un pari osé pour 50 millions de livres sterling

    Le milieu de terrain brésilien Andrey Santos, en provenance de Chelsea, suscite de vives réactions après son transfert estimé à 50 millions de livres sterling vers Manchester United. D’anciennes gloires des Red Devils et de Chelsea, dont Nicky Butt et Emmanuel Petit, n’hésitent pas à qualifier cette opération de « curieuse » et de « risquée ».

    Un investissement massif qui interroge les observateurs

    Pour Nicky Butt, ancien joueur emblématique de Manchester United, ce transfert soulève des questions quant à la pertinence d’un tel investissement pour un joueur encore en phase de construction. Selon ses propos, une somme aussi colossale exige un impact immédiat et une place de titulaire régulier au sein d’une équipe en quête de renouveau.

    « Si ce transfert avait coûté entre 25 et 30 millions, on pourrait peut-être comprendre… Mais dépenser 50 millions pour le laisser sur le banc, ce n’est pas cohérent », déclare Butt. « On attend de lui qu’il soit un titulaire régulier, malgré son expérience encore limitée au plus haut niveau. J’ai pu l’observer à plusieurs reprises, et je n’ai pas été subjugué par son jeu. »

    Des doutes sur la capacité à s’imposer rapidement

    Butt précise que Santos n’a été titulaire que 13 fois avec Chelsea lors de la saison précédente, un club qui a terminé à la 10e place du championnat anglais. Pour lui, cette faible expérience ne justifie pas un tel investissement. « Ce n’est pas le genre de transfert qui me fait sauter de joie. On mise sur du potentiel plutôt que sur un joueur confirmé. »

    Il ajoute : « J’espère me tromper, j’espère qu’il s’avérera être un grand joueur et qu’il nous épatera. Mais pour l’instant, ce n’est pas un transfert qui me rassure. »

    Emmanuel Petit partage les mêmes craintes

    L’ancien milieu de terrain de Chelsea, Emmanuel Petit, abonde dans le même sens. Il considère ce transfert comme un « pari risqué » pour le joueur comme pour le club. Selon lui, Santos devra retrouver confiance et s’adapter rapidement à la pression de la Ligue des champions et à l’intensité du football à Manchester United.

    « Andrey Santos a connu une bonne saison à Strasbourg avant de revenir à Chelsea, où il n’a pas eu beaucoup d’opportunités. Rejoindre Manchester United après une période difficile est un pari risqué. Il a le talent, mais possède-t-il le mental nécessaire ? » s’interroge Petit.

    Une pression immédiate pour un jeune joueur

    Si ce transfert se concrétise, Santos sera soumis à une pression énorme dès son arrivée. Les attentes seront élevées, et il devra prouver sa valeur en un temps record. Les critiques de Butt et Petit reflètent une inquiétude partagée par de nombreux observateurs : ce joueur est-il prêt à assumer un rôle clé dans une équipe ambitieuse comme Manchester United ?

    Ce recrutement, bien que symbolique des ambitions du club, pourrait rapidement devenir un casse-tête si le Brésilien ne parvient pas à s’imposer comme un élément central du milieu de terrain.

  • Argentine suisse : l’albiceleste peut-elle confirmer sa supériorité à la coupe du monde 2026 ?

    Argentine suisse : l’albiceleste peut-elle confirmer sa supériorité à la coupe du monde 2026 ?

    Coupe du Monde 2026

    Argentine-Suisse : l’Albiceleste peut-elle confirmer sa supériorité à la Coupe du monde 2026 ?

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    Alors que les quarts de finale opposent l’Argentine à la Suisse ce dimanche à 3h, l’Albiceleste aborde ce choc avec une réputation de résilience inébranlable. Après des matchs haletants contre le Cap-Vert et l’Égypte, la question se pose : cette équipe est-elle devenue insubmersible ?

    Le mardi précédent à Atlanta, l’Argentine se retrouve dos au mur face à l’Égypte. Menée 2-0 à la 79e minute, l’équipe de Lionel Messi semble prête à quitter la compétition. Mais le génie argentin opère : un centre parfait de la Pulga permet à Cristian Romero d’égaliser (79e), avant qu’Enzo Fernandez ne scelle la victoire dans les arrêts de jeu (90e+3). Messi, en larmes, incarne la combativité d’un groupe qui refuse de baisser les bras.

    Ce scénario épique succède à une qualification tout aussi dramatique trois jours plus tôt. Face au Cap-Vert, classé 64e mondial, l’Argentine se retrouve menée à deux reprises avant de l’emporter en prolongations (3-2 a.p). Entre les crampes des joueurs et les arrêts décisifs du gardien, la solidité mentale des champions en titre impressionne.

    Leur force ? Une personnalité et un tempérament hors norme. Pour Franck Leboeuf, champion du monde 1998, c’est leur « point fort ». « Cette solidarité peut faire la différence contre n’importe quelle équipe », souligne-t-il. Une analyse partagée par Jérôme Rothen, qui salue leur capacité à renverser les situations les plus compromises.

    La garra argentine, une philosophie de combat

    Au cœur de la culture footballistique argentine, la « garra » – cette ténacité qui pousse à se battre jusqu’au bout – est devenue l’ADN de l’équipe. Les supporters et la presse nationale en font l’éloge après chaque victoire improbable. « La résilience ne s’achète pas, elle se vit », rappelle le quotidien sportif Olé, soulignant que l’Argentine « souffre, se bat et n’abandonne jamais ».

    Souleymane Diawara, ancien international sénégalais, apporte un regard plus nuancé. « Une équipe visant un doublé ne doit pas trembler face à des nations comme le Cap-Vert ou l’Égypte », rappelle-t-il. Pourtant, ni la Suisse en quarts, ni l’Angleterre ou la Norvège en demies ne semblent en mesure de stopper l’Argentine selon Éric Di Meco. « Leur tableau est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas l’équipe que je préfère, mais la recette fonctionne », confie-t-il. Et pour cause : l’Argentine détient le record de prolongations en Coupe du monde (12), avec dix victoires dans ce format.

    Une équipe plus forte qu’en 2022 ?

    Le titre mondial obtenu au Qatar en 2022 reposait déjà sur des succès étriqués. Hormis Angel Di Maria, retraité, le noyau dur de 2022 est préservé. « Dès les premiers matchs, je me suis dit que ça tenait autant la route qu’en 2022 », confie Franck Leboeuf. Selon Jérôme Rothen et Éric Di Meco, l’Argentine serait même « plus forte qu’au Qatar ».

    Cette progression s’explique par l’expérience accumulée et la forme actuelle de ses leaders. « Messi est plus fort qu’à la dernière Coupe du monde », estime Di Meco. Avec huit buts marqués depuis le début du tournoi, le capitaine argentin porte une équipe qui a trouvé le chemin des filets à chaque match. Cependant, Souleymane Diawara met en garde : « Messi ne pourra pas éternellement sauver l’Argentine. Le jour où il est neutralisé, l’équipe explosera. » Malgré les critiques, tout un pays rêve d’un deuxième titre consécutif.

  • Libreville en pleine transformation : le front de mer, symbole d’un Gabon en marche

    Libreville en pleine transformation : le front de mer, symbole d’un Gabon en marche

    Un projet d’envergure pour une capitale en pleine mutation

    Sur près de 1,4 kilomètre, entre le Lycée national Léon-Mba et le canal de Gué-Gué, le front de mer de Libreville vit une transformation sans précédent. Longtemps fragilisées par l’avancée inexorable des eaux, les berges se parent désormais d’une structure solide en granit, tandis que des espaces de vie repensés émergent, alliant protection côtière et renouveau urbain.

    Une vision présidentielle concrétisée sur le terrain

    Ce chantier ambitieux s’inscrit dans la droite ligne des ambitions du président Brice Clotaire Oligui Nguema. En juin dernier, le chef de l’État a inspecté personnellement ces travaux, qui incarnent sa détermination à faire du littoral un moteur de croissance, d’attractivité et de modernisation pour le pays. «Ce projet dépasse largement le cadre d’un simple embellissement : c’est une véritable refonte de notre société», confie un responsable du chantier. «Nous œuvrons à la fois pour sécuriser le trait de côte face aux défis climatiques et pour réintégrer la mer dans le quotidien des Gabonais.» Un double enjeu stratégique pour l’avenir du Gabon.

    Combattre l’érosion et offrir un nouveau souffle à la capitale

    La lutte contre l’érosion côtière, qui grignote progressivement le littoral, et la création d’un espace de respiration pour Libreville figurent au cœur de ce projet. Le front de mer rénové se transformera en un lieu de vie polyvalent, alliant sécurité, détente et dynamisme économique.

    L’expertise gabonaise au service du développement national

    Confier ce chantier à une entreprise 100% gabonaise illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur les compétences locales. En plaçant les entrepreneurs nationaux au cœur du processus, le gouvernement ambitionne de faire d’eux les véritables artisans du progrès du pays.

    Des centaines de jeunes gabonais engagés dans la construction de l’avenir

    Sur le terrain, ce sont des centaines de travailleurs qui donnent vie à cette vision. Parmi eux, Paterne Maganga, conducteur de compacteur, incarne cette nouvelle génération de professionnels du BTP. Avec seulement un an d’expérience, il porte un regard empreint de fierté sur sa mission : «Après mes études, j’ai suivi deux formations en conduite d’engins, dont une au sein du génie militaire. J’en suis sorti avec un permis G qui m’a ouvert les portes de cette entreprise. Pour moi, participer à ce chantier, c’est contribuer à bâtir l’édifice commun qu’est le Gabon.»

    Pendy Mouelet, diplômée en génie civil et superviseur des travaux, partage cette conviction. Après dix ans d’expérience, elle souligne : «Gérer une équipe exige du caractère et de la rigueur, mais tout se déroule dans un climat de collaboration et de respect mutuel.»

    Un espace multifonctionnel pour les habitants

    L’ambition ne se limite pas à la protection du littoral. Ce nouveau front de mer a été conçu pour devenir un lieu de vie accessible à tous. Entre espaces verts, aires de jeux pour enfants, bancs publics et une piste circulaire de 3 mètres de large dédiée aux sportifs, chaque détail a été pensé pour le bien-être des Librevillois.

    Ulrich Ibouana, ingénieur génie civil et chef de projet, précise : «Nous créons un espace polyvalent qui combine loisirs, tourisme, activités économiques et valorisation du patrimoine naturel. Par ailleurs, nous formons sur le terrain des jeunes sans expérience préalable, leur offrant ainsi une chance de s’insérer professionnellement.»

    Un chantier aux enjeux symboliques et pratiques

    Avec 200 places de stationnement et des accès directs à la plage, ce nouveau poumon urbain promet de devenir le lieu de détente privilégié des habitants, à deux pas de leur domicile. Les délais sont serrés : ce projet, dont la durée totale est estimée à 12 mois, doit voir sa première phase livrée d’ici mi-août, à temps pour les célébrations de la fête de l’indépendance, le 17 août.

    À l’heure où le Gabon écrit une nouvelle page de son histoire, ce front de mer rénové porte une promesse plus grande que le simple béton. Il incarne un pays qui se reconstruit sur ses propres forces, valorise ses talents et place sa jeunesse au cœur de son développement, dans le respect de son environnement.

    Comme l’a souligné Alain-Claude Kouakoua, directeur de Mika Service : «Ce chantier illustre concrètement la volonté du chef de l’État de faire confiance aux entreprises gabonaises et de les positionner comme les piliers du développement national.»

    Le front de mer de Libreville renaît. Et avec lui, l’espoir d’une capitale plus résiliente, plus accueillante, résolument tournée vers l’avenir.

  • La nouvelle politique industrielle européenne : un défi pour le partenariat franco-marocain ?

    La nouvelle politique industrielle européenne : un défi pour le partenariat franco-marocain ?

    La France intensifie ses efforts auprès de l’Union Européenne depuis plusieurs mois, plaidant pour une réorientation stratégique. Pour le gouvernement français, la compétitivité européenne ne saurait se limiter à la seule ouverture des marchés et à la concurrence globale. Une politique industrielle affirmée, favorisant une préférence européenne dans les secteurs clés et diminuant les dépendances vis-à-vis de la Chine, est désormais jugée indispensable. Au cœur de la Commission européenne, le vice-président exécutif Stéphane Séjourné est le fer de lance du projet de règlement visant l’accélération industrielle. Malgré des compromis internes qui ont modéré ses ambitions initiales, la position française demeure résolument offensive. Paris souhaite désormais étendre la portée de ce texte : les mécanismes de préférence européenne, concernant les marchés publics, les acquisitions et les subventions, ne se confineraient plus aux technologies vertes, aux industries énergivores et aux véhicules électriques, mais engloberaient également la construction navale, le matériel ferroviaire et l’industrie chimique.

    Ironiquement, ces mêmes domaines représentent le cœur de la coopération industrielle franco-marocaine, déjà très développée. La France se distingue probablement comme l’État membre dont l’économie productive est la plus étroitement liée à celle du Maroc. Cette situation confère à Paris une posture unique : défendre un concept exigeant de « Made in Europe » tout en ayant bâti, sur deux décennies, une stratégie de co-industrialisation avec un pays non-membre de l’UE. Dans le secteur automobile, les sites de production de Renault à Tanger et de Stellantis à Kénitra opèrent désormais comme des prolongements des lignes d’assemblage françaises. Les équipementiers marocains produisent des composants qui alimentent directement les usines européennes. Une dynamique similaire est observable dans l’aéronautique, où des acteurs majeurs comme Safran, Daher et Latécoère ont progressivement intégré les capacités industrielles du Maroc à leurs chaînes de valeur. Le Royaume ne se contente plus d’être un simple sous-traitant ; il contribue activement à la compétitivité de la production industrielle française et européenne. Cette intégration s’étend désormais aux filières les plus stratégiques, incluant les batteries pour véhicules électriques, l’hydrogène vert, les matériaux critiques, les infrastructures portuaires et le numérique.

    « La France est sans doute l’État membre dont le système productif est le plus étroitement entrelacé avec celui du Maroc. »

    Paris ne cherche pas à isoler l’Europe, mais plutôt à empêcher qu’un concept de « Made with Europe », englobant indistinctement les quelque quatre-vingts partenaires commerciaux de l’Union, ne dilue l’essence même de la préférence européenne. La France milite pour une approche plus discriminante, visant à différencier les nations qui contribuent réellement à la compétitivité et à la sécurité des approvisionnements européens de celles qui restent de simples fournisseurs externes, voire posent un risque à la souveraineté des Européens.

    La question est de savoir dans quelle mesure cette vision est susceptible d’être partagée. À la mi-juillet, les 27 États membres de l’UE seront conviés à une première évaluation politique des avancées du Conseil concernant le règlement sur l’accélération industrielle. La position de l’Allemagne s’avérera cruciale. Berlin avait longtemps affiché une certaine réticence face aux propositions françaises de préférence industrielle européenne, craignant les restrictions commerciales de Pékin et d’éventuelles représailles chinoises contre son puissant secteur automobile. Cependant, confrontée à une crise industrielle sans précédent et à un débat politique interne raidi par l’ascension de l’AFD, l’Allemagne ne peut plus se contenter d’une simple défense du libre-échange. Une ouverture sélective envers des partenaires de confiance pourrait-elle émerger comme un terrain d’entente entre Paris et Berlin ? C’est précisément cette notion qui déterminera l’avenir du partenariat industriel franco-marocain. Bien que la France n’ait jamais officiellement désigné le Maroc comme un futur partenaire de confiance, l’ensemble de sa démarche industrielle et diplomatique positionne naturellement le Royaume pour un tel statut.

    Le Parlement européen sera également un théâtre majeur de cette confrontation, avec deux rapporteurs français occupant des rôles clés dans l’examen du règlement. Une responsabilité significative reposera sur leurs épaules, ainsi que sur celles des délégations françaises : s’assurer que les nouvelles lignes directrices réglementaires que l’Union s’apprête à définir ne viennent pas compromettre l’avenir du partenariat industriel maroco-français.

  • La politique industrielle européenne menace-t-elle l’alliance franco-marocaine ?

    La politique industrielle européenne menace-t-elle l’alliance franco-marocaine ?

    La France pousse l’Union européenne à revoir en profondeur sa stratégie industrielle. Pour Paris, la compétitivité du continent ne peut plus reposer uniquement sur l’ouverture des frontières et la compétition internationale. Il est désormais question d’une politique industrielle proactive, privilégiant les acteurs européens dans les secteurs stratégiques et limitant les dépendances critiques, notamment vis-à-vis de la Chine. Le vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, porte ce projet de règlement, bien que les ambitions initiales aient été revues à la baisse lors des arbitrages internes. Pourtant, la France maintient une position ferme : étendre les mécanismes de préférence européenne au-delà des technologies vertes, de l’énergie et des véhicules électriques pour englober des domaines comme la construction navale, les équipements ferroviaires ou encore la chimie.

    Cette extension des critères soulève une question cruciale : comment concilier cette stratégie avec les partenariats industriels déjà bien établis entre la France et le Maroc ? Depuis deux décennies, les deux pays ont tissé des liens productifs étroits, faisant de la France le partenaire européen le plus intégré au tissu industriel marocain. Les sites de production automobile de Renault à Tanger et de Stellantis à Kenitra fonctionnent désormais comme des prolongements des chaînes de fabrication hexagonales. Les équipementiers locaux fournissent des composants directement utilisés dans les usines européennes. L’aéronautique illustre également cette dynamique, avec des groupes comme Safran, Daher ou Latécoère ayant intégré les capacités industrielles marocaines à leurs propres réseaux de valeur. Le Royaume n’est plus un simple prestataire de services : il contribue activement à la compétitivité de l’industrie française et européenne.

    «Avec le Maroc, la France dispose du partenaire industriel le plus intégré de l’ensemble de l’Union européenne.»

    L’enjeu pour Paris n’est pas de créer une forteresse européenne, mais d’éviter que la notion de Made with Europe, appliquée à près de quatre-vingts partenaires commerciaux, ne dilue la préférence européenne. La France propose donc une approche ciblée : distinguer les pays qui participent activement à la compétitivité et à la sécurité des approvisionnements européens de ceux qui restent de simples fournisseurs extérieurs – voire représentent une menace pour la souveraineté des Européens.

    Cette vision trouvera-t-elle un écho auprès des autres États membres ? En juillet, les 27 devront évaluer les avancées du règlement sur l’accélération industrielle. La position de l’Allemagne sera déterminante. Longtemps réticente face aux propositions françaises de préférence industrielle, Berlin craint désormais les représailles commerciales de Pékin et les tensions internes liées à la montée des partis eurosceptiques. Une ouverture sélective aux partenaires de confiance pourrait-elle servir de compromis entre la France et l’Allemagne ? C’est autour de cette idée que se jouera l’avenir du partenariat franco-marocain. Bien que Paris n’ait jamais officiellement intégré le Maroc dans la liste des partenaires privilégiés, l’ensemble de sa stratégie industrielle et diplomatique en fait un candidat idéal pour ce statut.

    Le Parlement européen jouera également un rôle clé, avec deux députés français en première ligne pour défendre cette approche. Leur mission : s’assurer que les nouvelles règles définies par l’UE ne fragilisent pas l’alliance industrielle entre la France et le Maroc, un partenariat devenu essentiel à la résilience économique européenne.

  • Le Cameroun face au mariage : entre liberté individuelle et poids des traditions familiales

    Le Cameroun face au mariage : entre liberté individuelle et poids des traditions familiales

    Au Cameroun, la législation civile encadrant le mariage établit clairement le droit fondamental à la liberté matrimoniale. Chaque citoyen dispose ainsi de la prérogative inaliénable de sélectionner son partenaire et de donner son consentement personnel à cette union. Les textes juridiques insistent sur la nécessité d’un accord mutuel, dénué de toute pression ou coercition, garantissant un choix pleinement conscient.

    Cependant, en dépit de ce cadre légal protecteur, la réalité du consentement matrimonial se confronte fréquemment aux traditions séculaires de certaines communautés camerounaises. Dans ces milieux, la désignation du futur époux ou de la future épouse incombe souvent aux parents, une pratique héritée des us et coutumes.

    Cette perspective est partagée par de nombreux habitants de la région de l’Ouest-Cameroun. Waffo Marie Chantal, résidant dans le quartier de Madagascar à Yaoundé, explique que le choix parental d’un conjoint pour son enfant vise à le prémunir contre une union malheureuse. Elle détaille un processus méticuleux : les parents examinent minutieusement l’historique de la famille visée sur plusieurs générations, s’assurant notamment de l’absence de traits indésirables comme la paresse. Une fois cette évaluation positive, des discussions sont engagées avec les autres familles. Si un accord mutuel est trouvé, les futurs époux sont alors informés et l’union est célébrée conformément aux traditions locales. Madame Waffo souligne que, dans sa communauté, le mariage est avant tout une alliance entre familles, bien plus qu’une simple union de deux individus.

    Cependant, cette approche ancestrale rencontre une forte opposition au sein des jeunes générations. Audrey Wandji, une résidente du quartier Biyem-Assi, exprime fermement son désaccord : « L’ère où les parents désignaient les conjoints pour leurs filles est révolue. Personnellement, je n’accepterais jamais une telle décision. Mon souhait est d’épouser l’homme que j’aime sincèrement, et ce choix doit impérativement être le mien. »

  • L’Algérie et le Mali annoncent le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture réciproque de leurs espaces aériens

    L’Algérie et le Mali annoncent le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture réciproque de leurs espaces aériens

    Leurs relations s’étaient fortement détériorées ces dernières années, notamment depuis l’arrivée au pouvoir au Mali du gouvernement actuel qui a accusé Alger d’ingérence dans ses affaires internes.

    Bamako a décidé «la réouverture de l’espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination» de l’Algérie, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

    Il a en outre annoncé le retour à Alger de son ambassadeur qui avait été rappelé en avril 2025, sans toutefois préciser de date.

    Quelques heures auparavant, Alger avait fait part de la même mesure relative à l’espace aérien de son voisin. Une décision effective à compter de ce vendredi et qui «inclut tous les vols aériens à destination et en provenance du Mali à travers les différentes destinations internationales», a précisé le ministère algérien de la Défense dans un communiqué.

    A l’instar du Mali, l’Algérie a également annoncé vendredi le retour de son ambassadeur au Mali.

    Drone abattu

    Kamel Retieb, qui était en poste à Bamako avant qu’Alger ne le rappelle à la suite d’une querelle déclenchée par la destruction d’un drone malien par les Algériens en avril 2025, reprendra ses fonctions d’ambassadeur, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

    Alger, qui avait joué un rôle central dans la négociation de l’accord de paix de 2015 entre Bamako et les groupes armés du nord, a vu son influence remise en cause par les nouvelles autorités, qui accusent l’Algérie d’ingérence dans leurs affaires intérieures.

    Le Mali est confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire nourrie par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI), et de bandes criminelles communautaires.

    La querelle entre les deux pays s’était aggravée au printemps 2025 après la destruction d’un drone militaire malien près de la frontière commune entre les deux pays.

    L’Algérie a affirmé que l’appareil avait violé son espace aérien, le Mali soutenant de son côté qu’il se trouvait sur son territoire.

    L’incident avait provoqué une crise diplomatique avec rappel d’ambassadeurs, la fermeture réciproque des espaces aériens et des échanges d’accusations entre Alger et les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger).

    Les tensions ont par ailleurs été alimentées par l’annonce en avril du soutien du Mali au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, une position opposée à celle de l’Algérie.

    Malgré ces querelles, les deux pays restent liés par une longue frontière et par des enjeux sécuritaires communs, notamment la lutte contre les groupes jihadistes actifs dans le Sahel.

    Par Le360 Afrique (avec AFP)
    Le 11/07/2026 à 07h12
  • Mason greenwood et l’om : un transfer qui tourne au drame

    Mason greenwood et l’om : un transfer qui tourne au drame

    Le mercato estival s’annonce sous haute tension pour l’Olympique de Marseille. Alors que les discussions autour du transfert de Mason Greenwood semblaient avancer avec la Roma, le scénario a basculé. L’ailier anglais s’apprête désormais à rejoindre Fenerbahçe, une décision qui provoque des remous dans le football italien.

    Mason Greenwood en action sous les couleurs de l'OM

    Sous pression financière, l’OM cherche à alléger sa masse salariale. Mason Greenwood, considéré comme un atout majeur, devient une monnaie d’échange. Après des semaines de pourparlers, la piste romaine s’est évaporée au profit d’un accord avec le club turc. Une volte-face qui déçoit les partisans d’une arrivée à la Roma, où Gian Piero Gasperini comptait sur lui pour renforcer son effectif.

    Un dossier toxique aux conséquences imprévisibles

    Les observateurs italiens ne cachent pas leur amertume. Roberto Pruzzo, journaliste chevronné, analyse avec sévérité cette situation : « Ce type de négociation tourne systématiquement au fiasco. Impossible de savoir si le joueur est réellement motivé par la Roma. Résultat ? Il atterrit à Fenerbahçe. Ce n’est jamais le coup de cœur immédiat qui l’emporte, mais une série de compromis hasardeux. » Son confrère Fernando Orsi enfonce le clou : « Le football ne se résume pas à Greenwood. Son profil manque de fiabilité, et avec la moitié de son salaire, on déniche bien mieux. La Coupe du monde offre une visibilité inestimable aux talents. »

    Des alternatives viables pour la Roma

    Paolo Marcacci, spécialiste du mercato, esquisse déjà des solutions. « Moreira incarne parfaitement le style de Gasperini. Sa valeur a explosé depuis son parcours en Coupe du monde, mais d’autres noms émergent : Nusa, Garnacho ou Tresoldi. Sans oublier les jeunes pousses prêtes à exploser. Greenwood ? Son salaire dépasse l’entendement en Serie A, et l’absence de Ligue des champions pèse lourd dans la balance.

  • OM : le transfert de Mason Greenwood bascule vers Fenerbahçe, l’Italie critique

    OM : le transfert de Mason Greenwood bascule vers Fenerbahçe, l’Italie critique

    Le mercato estival laisse peu de place à l’improvisation. C’est précisément ce que démontre la situation entourant Mason Greenwood, dont le départ de l’OM s’est transformé en véritable casse-tête opérationnel. Après avoir frôlé un accord avec l’AS Roma, le joueur anglais a finalement opté pour une destination inattendue : Fenerbahçe. Une volte-face qui ne laisse pas indifférent outre-Alpes.

    Mason Greenwood lors d'un entraînement avec l'OM

    Sous pression financière, le club marseillais se voit contraint de céder ses actifs les plus onéreux pour assainir son bilan. Greenwood, dont le profil technique et commercial séduisait initialement la formation romaine, a vu son avenir basculer en Turquie. Une décision qui interroge, d’autant que le joueur était présenté comme une priorité par l’entraîneur Gian Piero Gasperini.

    Des négociations qui laissent des traces en Italie

    Les observateurs transalpins ne cachent pas leur amertume face à ce revirement. Roberto Pruzzo, journaliste chevronné, résume l’ambiance : « Ce type de transferts finit rarement bien. On ignore si le joueur souhaitait réellement rejoindre la Roma. Résultat : il atterrit à Fenerbahçe. Rarement une signature ne se conclut aussi rapidement après la déclaration d’intérêt d’un club. » Une analyse partagée par son compatriote Fernando Orsi, qui enfonce le clou : « Le football ne s’arrête pas à Greenwood. Son manque de fiabilité personnelle questionne. Avec une somme similaire, on peut recruter un profil tout aussi pertinent pour Gasperini. La Coupe du monde sert de vitrine aux talents. »

    L’AS Roma se tourne vers un plan B prometteur

    Du côté de la capitale italienne, on tente de relativiser. Paolo Marcacci met déjà en avant des alternatives crédibles : « Moreira incarne parfaitement la philosophie de Gasperini. Son profil, déjà solide, s’est affiné grâce à ses performances en Coupe du monde. Mais Nusa, Garnacho et d’autres jeunes talents peuvent aussi faire l’affaire. Sans oublier Tresoldi, auteur d’une saison remarquable. Gasperini dispose d’options. Le salaire de Greenwood était hors de portée pour la plupart des clubs italiens, et renoncer à la Ligue des champions pour ce transfert aurait été un pari risqué. »

  • Transfert de Mason Greenwood à Fenerbahçe : l’OM dans la tourmente

    Transfert de Mason Greenwood à Fenerbahçe : l’OM dans la tourmente

    Mason Greenwood quitte l’OM pour Fenerbahçe : un mercato sous haute tension

    Le mercato estivale s’emballe une fois encore, et l’Olympique de Marseille se retrouve au cœur d’une polémique concernant le transfert de Mason Greenwood. Après une annonce quasi officielle en direction de l’AS Roma, le joueur anglais a finalement choisi de rejoindre le club turc de Fenerbahçe, laissant derrière lui des clubs et des supporters français et italiens perplexes.

    Mason Greenwood en discussion lors d'un entraînement à l'OM

    Cette volte-face brutale, alors que le club marseillais doit réduire ses dépenses pour respecter les contraintes financières de l’UEFA, interroge. Le départ de Greenwood, dont le salaire pesait lourd dans la masse salariale, s’avère désormais inévitable. Une situation qui soulève des questions sur la gestion des transferts et la fiabilité des annonces en Ligue 1.

    Des négociations qui laissent un goût amer en Italie

    Du côté de la Botte, les réactions sont vives. Les observateurs italiens, habitués à des transferts opaques, pointent du doigt les méthodes employées. Roberto Pruzzo, journaliste sportif, exprime son amertume : « Greenwood ? Ce genre de transaction finit systématiquement mal. On ignore si l’attaquant souhaitait vraiment rejoindre la Roma. Résultat : il atterrit à Fenerbahçe. Rarement un club peut se vanter d’avoir recruté un joueur en deux heures seulement par pur coup de cœur. »

    Son confrère Fernando Orsi enfonce le clou : « Le football ne s’éteint pas avec l’absence de Greenwood. Ce profil ne m’inspire pas confiance, et avec une somme équivalente, on peut dégotter un joueur bien plus adapté au projet de Gian Piero Gasperini. La Coupe du monde offre une visibilité unique aux talents. »

    L’AS Roma contrainte de se tourner vers d’autres options

    À Rome, l’impasse Greenwood pousse le club à explorer d’autres pistes. Paolo Marcacci, spécialiste des transferts, évoque un plan B ambitieux : « João Moreira représente un profil idéal pour Gasperini. Sa valeur a explosé après la Coupe du monde, mais d’autres noms comme Luca Nusa ou Aleksandar Garnacho méritent aussi l’attention. Sans oublier Matthijs de Ligt, dont le parcours récent impressionne. Le salaire de Greenwood était tout simplement inaccessible pour les clubs italiens, et renoncer à la Ligue des champions change la donne. »

    Cette affaire met en lumière les enjeux financiers et sportifs qui pèsent sur les grands clubs européens. Entre contraintes budgétaires et course aux talents, les clubs doivent désormais naviguer dans un mercato toujours plus imprévisible.

  • Mercato : l’om et mason greenwood, une affaire qui tourne au drame

    Mercato : l’om et mason greenwood, une affaire qui tourne au drame

    Le transfert de Mason Greenwood prend une tournure inattendue : après avoir été annoncé comme futur joueur de l’AS Roma, l’attaquant de l’OM opte finalement pour Fenerbahçe. Un revirement qui enflamme les débats en Italie.

    L’Olympique de Marseille, contraint par ses difficultés financières à réduire sa masse salariale, tente de se séparer de Mason Greenwood. Le club phocéen avait envisagé un départ vers l’AS Roma, où l’Anglais était la cible prioritaire de Gian Piero Gasperini. Pourtant, c’est vers le Fenerbahçe que le joueur semble désormais se diriger, suscitant l’incompréhension des observateurs italiens.

    Un transfert qui s’annonce compliqué

    Roberto Pruzzo, journaliste sportif italien, n’hésite pas à critiquer la gestion de ce dossier : « Greenwood ? Ce genre de négociation finit toujours mal. On ignore si le joueur souhaitait vraiment rejoindre la Roma, et au final, il atterrit à Fenerbahçe. On ne choisit presque jamais un joueur en disant