La 29e édition des Prix Galian a salué l’excellence journalistique au Burkina Faso, le vendredi 19 juin 2026 à Ouagadougou. Parmi les récipiendaires de cette compétition de référence, le journaliste de Burkina 24, Sié Frédéric Kambou, a reçu le Prix spécial du ministère de la Santé dans la catégorie Presse en ligne.
Cette distinction récompense son reportage « Au Burkina Faso, la santé sort de l’ombre du privilège ! », publié le 26 décembre 2025. Ce travail de terrain met en lumière les réformes dans le secteur sanitaire, notamment la baisse des coûts de plusieurs examens médicaux et la suppression de la caution pour les séances de dialyse dans les structures publiques.
Très ému en recevant son trophée, Sié Frédéric Kambou a souhaité dédier ce prix à toute l’équipe de Burkina 24.
« Je suis tellement ému de recevoir ce prix. Je le dédie à toute la rédaction de Burkina 24 ainsi qu’aux rédacteurs en chef qui nous galvanisent beaucoup. Ce n’était pas simple, mais Dieu merci, j’y suis arrivé. C’est mon premier prix et vraiment je suis content. J’encourage tout le monde à postuler et à viser l’excellence », a-t-il déclaré.
Ce prix vient saluer à la fois le professionnalisme et la rigueur du journaliste, ainsi que le travail collectif au sein de Burkina 24 pour fournir une information de qualité, utile et proche des préoccupations des citoyens.
La cérémonie a également été marquée par l’attribution du Super Galian 2026 à Aïcha Diombélé/Kabré de la RTB Radio en langues nationales. Pour Burkina 24, ce prix remporté par Sié Frédéric Kambou constitue une nouvelle reconnaissance de l’engagement du média en faveur d’un journalisme responsable et d’excellence.
En inscrivant son nom au palmarès des Galian, Sié Frédéric Kambou renforce le rayonnement de Burkina 24 dans le paysage médiatique burkinabè et confirme la place du média parmi les références de l’information au Burkina Faso.
Ce trophée porte à 17 le nombre de Galian remportés par Burkina 24 en 15 ans d’existence, sans compter une dizaine d’autres récompenses. L’aventure continue.
Lors du salon international de défense et de sécurité Eurosatory, le ministre tchadien des Armées, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, le général Issakha Malloua Djamouss, a eu un entretien avec son homologue française, la ministre des Armées Catherine Vautrin. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue politique amorcé entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno du Tchad et Emmanuel Macron de France.
Les échanges ont porté sur les relations bilatérales et les perspectives de coopération en matière de défense et de sécurité. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de respecter mutuellement leurs intérêts stratégiques et leur souveraineté, selon le ministère tchadien des Armées.
Les ministres ont étudié les modalités de mise en œuvre de la lettre d’intention récemment signée entre le Tchad et la France. Ils ont exprimé leur désir de construire un partenariat fondé sur la confiance réciproque et un dialogue permanent pour faire face aux défis sécuritaires actuels.
N’Djaména a réitéré son attachement à une coopération équilibrée et mutuellement bénéfique, jugée cruciale pour la stabilité régionale et le renforcement des capacités des Forces Armées Tchadiennes. La collaboration entre les forces aériennes des deux pays constitue une priorité, avec des axes tels que la formation, le soutien en matière de renseignement et l’assistance française pour améliorer les capacités aériennes tchadiennes.
L’armée française souhaite retrouver l’accès à la base aérienne de N’Djaména. Un officier français a souligné que cela permettrait à Paris d’effectuer atterrissages ou décollages si nécessaire. Un général tchadien a ajouté que la présence française pourrait aider à répondre aux menaces sécuritaires.
Les autorités tchadiennes cherchent à se rapprocher de la France, se déclarant insatisfaites des propositions de sécurité émanant d’autres partenaires.
Dans un entretien accordé au service « Analyse et Médias », l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en République Tunisienne, Pierre Ntsiet Ngolo, a précisé les grandes orientations de sa feuille de route diplomatique. Nommé en mars 2024 et ayant présenté ses lettres de créance au président tunisien Kaïs Saïed le 6 novembre 2025, ce diplomate aguerri prend « l’engagement ferme, constant et infaillible » de poursuivre, avec ses équipes et le soutien de l’administration centrale, le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre Libreville et Tunis, tout en assurant la protection et le bien-être de la communauté gabonaise en Tunisie.
Parmi les premières mesures des nouvelles autorités diplomatiques et consulaires du Gabon en Tunisie figure la mise en place d’une dynamique de cohésion associative. À l’instar des diasporas gabonaises dans le monde, deux cadres de concertation et de solidarité ont été créés.
Le premier, fédératif, est le « Conseil des Gabonais de Tunisie » (C.G.T.), qui regroupe environ un millier de citoyens gabonais vivant dans le pays (étudiants, stagiaires, professionnels, mariés) autour de valeurs caritatives et humanitaires : entraide, équité et fraternité. Le second, destiné principalement aux étudiants et stagiaires, est l’« Association des étudiants et stagiaires gabonais en Tunisie (A.E.S.G.T.) ».
« L’unité et la cohésion de la communauté, devenues désormais un fait tangible, ont été particulièrement constatées lors de la première édition des Journées Culturelles du Gabon, organisées les 24 et 25 avril derniers. Ces journées ont démontré la capacité de notre communauté à se rassembler autour des valeurs de solidarité et de fraternité », s’est réjoui l’ambassadeur Pierre Ntsiet Ngolo.
Consolider les acquis
Un des axes majeurs de la relation bilatérale entre le Gabon et la Tunisie concerne la coopération académique. Celle-ci se traduit par la présence d’un grand nombre d’étudiants et de stagiaires gabonais dans les universités tunisiennes, dans un environnement où l’accompagnement est crucial face aux rigueurs de la politique d’immigration.
Dans ce contexte, certains étudiants rencontrent des difficultés administratives, notamment pour le renouvellement de leurs titres de séjour, souvent en raison de retards de paiement des frais de scolarité. « À ce titre, je voudrais lancer un cri d’alarme aux familles et à l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) pour qu’elles envisagent des dispositions diligentes de prise en charge, afin d’abréger les difficultés de ces jeunes compatriotes confrontés à la rigueur de la réglementation tunisienne en matière d’immigration », a plaidé M. l’ambassadeur.
La coopération sanitaire figure également parmi les priorités. Une convention lie la Caisse nationale d’assurance maladie du Gabon (CNAMGS) à des opérateurs tunisiens spécialisés dans les évacuations sanitaires, profitant du plateau technique de qualité et de l’expertise médicale tunisienne.
« Notre responsabilité est de consolider ces acquis et de développer de nouveaux partenariats capables d’accompagner les ambitions de développement de nos deux États. Il s’agit de renforcer le dialogue avec nos partenaires institutionnels et d’orienter l’essentiel de nos actions vers la diplomatie économique, mais aussi d’explorer de nouveaux axes mutuellement bénéfiques, fondés sur les expertises et potentialités de chaque pays, dans une logique de codéveloppement », a suggéré Pierre Ntsiet Ngolo.
Cœur de cible
« Tous sont des acteurs économiques de référence qui s’inscrivent dans une vision panafricaine durable, avec des perspectives de prospérité partagée. L’organisation de missions économiques menées par des opérateurs tunisiens constitue un signal encourageant, dont les retombées devraient se concrétiser par la signature de conventions d’investissement et de partenariats », a promis l’ambassadeur du Gabon en Tunisie.
Pierre Ntsiet Ngolo, dont l’une des plus grandes fiertés – outre l’animation de la relation diplomatique – a été de développer dès sa prise de fonctions des mécanismes d’assistance consulaire pour les ressortissants gabonais résidents, a souligné : « Ce message d’appel à l’unité a été positivement accueilli par la communauté, dont le sentiment d’abandon a longtemps marqué les esprits. »
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) hausse le ton face aux projets de modification de la Constitution du 18 février 2006. Selon l’institution religieuse, toute atteinte aux dispositions verrouillées exposerait le pays à « des risques énormes, dont la balkanisation ».
Dans un communiqué officiel, Donatien Nshole, porte-parole de la CENCO, a fermement dénoncé une tentative d’« offrir un nouveau mandat au président en exercice ». L’Église catholique durcit ainsi sa position face aux ambitions de révision constitutionnelle.
La CENCO considère que cette initiative fragilise un « compromis politique historique, durement gagné après les multiples crises traversées par le pays depuis l’indépendance ». Les évêques pointent du doigt la loi référendaire, adoptée selon eux « sous couvert de combler un vide juridique ».
Pour Donatien Nshole, ce texte permettrait d’organiser un référendum qui, « en violation de l’ordre constitutionnel », modifierait les domaines protégés par l’article 220.
Il rappelle que l’article 220, qui fixe le nombre et la durée des mandats présidentiels, constitue « un rempart contre la dictature et la privatisation de l’État ». La mise en garde s’étend aux répercussions : « Toute décision autoritaire dans ce sens comporte des risques majeurs, notamment la balkanisation du pays », a insisté Nshole. Il craint aussi « le déclenchement d’une nouvelle guerre civile », dans un climat où « les rivalités politiques prennent des dimensions ethniques et tribales ».
Après ce qu’elle appelle un « profond discernement », la CENCO conclut qu’il n’y a « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité à changer la Constitution ».
Pour l’Église catholique, les priorités en République démocratique du Congo demeurent « la paix, le bien-être social des Congolais, l’unité et la cohésion nationale ».
Le jeudi 18 juin 2026, à Abidjan, le Dr Edouard Fonh-Gbéi, directeur général du Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG), a été distingué lors de la Soirée des Bâtisseurs de l’économie africaine. Il a dédié cette reconnaissance à son équipe et y voit un encouragement à aller plus loin avec ambition et impact.
« Ce prix est avant tout celui d’une équipe dévouée, d’une vision menée avec détermination et d’un travail effectué avec passion, jour après jour », a affirmé le Dr Fonh-Gbéi, remerciant les organisateurs et tous les partenaires du CNTIG pour leur soutien.
Ingénieur géodésien de formation, titulaire d’un doctorat en génie civil (option géodésie satellitaire) et fort d’une expérience de plus de vingt ans à l’international, il a été nommé à la tête du CNTIG en 2012 après un appel à candidatures international. Depuis, il fait de la promotion des technologies de la géoinformation un moteur du développement économique de la Côte d’Ivoire.
Sous son impulsion, le CNTIG est devenu un acteur clé de la digitalisation des territoires en Côte d’Ivoire.
« Je reçois cette distinction avec reconnaissance, mais surtout comme une incitation à continuer avec davantage d’ambition, d’exigence et d’impact. Le meilleur est encore à construire », a-t-il conclu.
Le forum des Bâtisseurs de l’économie africaine, créé en 2006, est une plateforme dédiée à la promotion de l’excellence et du mérite dans l’entrepreneuriat et les affaires sur le continent.
Le Paris Saint-Germain n’a pas encore officialisé la moindre recrue cet été, mais les dirigeants franciliens avancent en coulisse. Plusieurs pistes sont activement étudiées, dont celle menant au milieu de terrain de West Ham, Mateus Fernandes. Le jeune international portugais, âgé de 21 ans, attire également l’attention de clubs anglais, et notamment de Tottenham, désormais entraîné par l’ancien technicien de l’Olympique de Marseille, Roberto De Zerbi.
Le PSG à la recherche de renforts
Après avoir décroché une deuxième Ligue des champions consécutive, le PSG semble détenir l’un des effectifs les plus solides du football mondial. Pour autant, des ajustements sont inévitables durant ce mercato estival. Les concurrents se renforcent et le club champion de France pourrait enregistrer plusieurs départs, ce qui pousse Luis Enrique à réclamer du sang neuf au sein de son groupe.
Mateus Fernandes, une cible portugaise supplémentaire
Le club de la capitale compte déjà une forte colonie portugaise avec Nuno Mendes, Vitinha, Gonçalo Ramos et João Neves. Et cette tendance pourrait se confirmer. Selon des informations recueillies, le PSG suit de près Mateus Fernandes, milieu de terrain de West Ham. Bien que les Hammers aient été relégués en deuxième division anglaise, le joueur de 21 ans a brillé individuellement. Son transfert est estimé à plus de 90 millions d’euros cet été.
Le danger Tottenham et Roberto De Zerbi
Le dossier s’annonce plus complexe que prévu pour le PSG. Manchester United négocie déjà avec West Ham et l’entourage du joueur depuis plusieurs semaines. Mais ce n’est pas tout : Tottenham et son entraîneur italien Roberto De Zerbi aimeraient aussi s’attacher les services du Lusitanien. Quelques mois après avoir quitté l’OM, le technicien italien pourrait donc contrarier les plans de son ancien grand rival parisien. Enfin, Paris suivrait également l’attaquant de West Ham, Crysencio Summerville, actuellement en compétition lors de la Coupe du monde.
Verdict du Conseil constitutionnel sur Ousmane Sonko : les dessous insoupçonnés
La décision du Conseil constitutionnel relative à la réintégration d’Ousmane Sonko au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal provoque de nombreuses réactions dans les milieux juridiques et politiques. Ce verdict, qui pourrait marquer un tournant dans la jurisprudence, interroge la capacité des institutions à répondre aux défis constitutionnels actuels.
Rendu le 17 juin 2026, l’avis de la haute juridiction dans le dossier Sonko continue de diviser les experts. En apparence fondée sur un motif procédural — l’incompétence du juge — la décision cacherait, selon certains observateurs, une évolution plus subtile de la doctrine constitutionnelle. Le Conseil constitutionnel sénégalais se trouve ainsi au centre d’un débat sur la cohérence de sa propre ligne jurisprudentielle. Plusieurs spécialistes du droit public estiment en effet que cette décision récente marque une rupture avec une approche plus volontariste adoptée lors de la crise institutionnelle de février 2024. À l’époque, le juge avait endossé un rôle élargi de régulateur et de garant de la stabilité. Aujourd’hui, il semble privilégier une interprétation plus restrictive, centrée sur la qualification technique de l’acte contesté. Cette affaire dépasse ainsi le simple contentieux électoral pour interroger les équilibres fondamentaux du système politique sénégalais.
Au Burkina Faso, la décision d’autoriser les motos de type Mio à circuler sur les pistes cyclables suscite des réactions contrastées. Certains y voient une avancée pour fluidifier le trafic, tandis que d’autres redoutent une hausse des risques d’accidents, jugeant les infrastructures inadaptées.
« C’est une bonne mesure, car la circulation est régie par la loi. Si on permet aux Mio de rejoindre les petites motos sur la voie réservée, cela me paraît logique », estime Ben Ouattara, livreur.
Les scooters et motos Mio, réputés pour leur compacité, leur légèreté et leur faible coût d’entretien, sont très prisés pour les déplacements urbains.
L’objectif affiché par les autorités est d’alléger la pression sur les artères principales, de plus en plus engorgées, en redirigeant une partie des deux-roues vers les pistes cyclables, afin d’améliorer la cohabitation entre usagers.
« Ils ont sans doute voulu protéger la population avec cette mesure. Mais il aurait été préférable de laisser les choses en l’état. La piste cyclable est étroite et si on y concentre toutes les motos, la circulation risque d’être bloquée. Nous allons attendre de voir ce que cela donne », confie Sirina Ouédraogo, usagère de la voie publique.
Cependant, de nombreux Burkinabè estiment que cette seule mesure ne résoudra pas durablement les embouteillages. Face à la croissance constante du parc de deux-roues, des solutions globales et individuelles sont nécessaires.
« Sur la piste cyclable, on est plus vigilant parce qu’on est plus serré. Cela impose une certaine retenue, ce qui peut contribuer à éviter les accidents », se réjouit Abdoulaye Mané, un autre usager.
« Beaucoup de gens méconnaissent le code de la route. Par exemple, des femmes roulent à gauche alors qu’elles veulent aller à droite. Le problème, c’est la vitesse. Ils empruntent la piste cyclable juste pour pouvoir accélérer », déplore Sergène Yabré, également usagère.
Par ailleurs, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un élargissement des pistes cyclables. Ces infrastructures, conçues initialement pour les vélos, devraient être adaptées pour accueillir davantage de deux-roues motorisés en toute sécurité. Une modernisation qui pourrait améliorer l’organisation du trafic et contribuer à lutter contre les embouteillages urbains.
Le jeudi 18 juin 2026, les autorités ivoiriennes ont inauguré une unité de production de biochar à Attinguié, dans la zone industrielle PK 31, en banlieue d’Abidjan.
Ce projet industriel, porté par le groupe Valency International, vise à transformer les coques de cajou, jusqu’alors considérées comme des déchets, en ressources à forte valeur ajoutée pour les secteurs de l’énergie et de l’industrie.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, ainsi que de plusieurs responsables administratifs, institutionnels et partenaires techniques.
Présentée comme la première unité commerciale de grande capacité dédiée à la fabrication de biochar à partir de coques de cajou en Afrique, l’installation pourra traiter environ 20 000 tonnes de résidus de transformation de l’anacarde chaque année. Elle produira environ 6 000 tonnes de biochar, tout en générant du biocarburant et de l’énergie grâce à une technologie de valorisation des sous-produits agricoles.
Selon les promoteurs, cette innovation permettra de réduire les déchets issus de l’industrie de la noix de cajou tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour cette filière stratégique.
« Nous assistons à la transformation de sous-produits agricoles en ressources industrielles stratégiques », a déclaré le ministre Kalil Konaté, saluant un investissement qui contribue à la création de valeur locale et à la promotion d’une industrie plus durable.
À l’issue de la cérémonie, le ministre a visité les installations en compagnie des responsables de Valency International et de Revata Carbon. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les projets industriels innovants, créateurs d’emplois et générateurs de croissance.
Premier producteur mondial de noix de cajou brute, la Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie visant à accroître la transformation locale de l’anacarde afin de maximiser les retombées économiques de cette culture. Avec cette nouvelle unité de biochar, le pays renforce son ambition de développer une industrie de transformation performante, tout en valorisant les sous-produits agricoles dans une logique d’économie circulaire.
Cette infrastructure ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour la filière anacarde et confirme la volonté des autorités ivoiriennes de faire de la transformation industrielle un moteur de développement économique durable.
Le Gabon a officiellement présenté sa feuille de route énergétique pour la période 2026-2035 au Cap, en marge du Forum africain de l’énergie, un rendez-vous incontournable pour le secteur sur le continent. Conduite par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, la délégation gabonaise a détaillé ses priorités stratégiques devant un public de plus de quarante-cinq pays, des institutions financières internationales, des fonds spécialisés et des grands opérateurs du domaine. Libreville vise ainsi à se repositionner sur la carte énergétique africaine et à attirer une partie des capitaux en circulation sur le continent.
Une décennie pour combler le déficit énergétique
Ce plan décennal ambitionne de structurer durablement le mix énergétique national. Le Gabon, dont l’électricité provient encore majoritairement de l’hydroélectricité et du thermique, souhaite diversifier ses sources d’approvisionnement tout en élargissant l’accès aux services de base. L’accès universel à l’électricité reste un enjeu crucial, surtout dans les zones rurales où le taux de raccordement est bien inférieur à celui des villes.
Pour les autorités gabonaises, il ne s’agit pas seulement de produire davantage, mais aussi de moderniser un réseau de transport et de distribution vieillissant, source de pertes techniques et de dégradation de la qualité du service. Le plan repose sur trois piliers : l’augmentation des capacités installées, le renforcement des infrastructures de transport et le déploiement de solutions décentralisées pour les zones isolées. Cette approche intégrée doit rendre crédible l’objectif gouvernemental d’un accès universel.
Le Cap, vitrine pour attirer les financements
Le choix du Forum africain de l’énergie comme tribune est stratégique. Cette rencontre au Cap rassemble chaque année une grande partie des décideurs publics, des prêteurs multilatéraux et des investisseurs actifs en Afrique. Pour le Gabon, dont la marge budgétaire est contrainte et la dette publique surveillée, la mobilisation de financements concessionnels et de capitaux privés est essentielle à la réussite de son plan décennal.
Philippe Tonangoye a saisi cette occasion pour présenter les opportunités d’investissement à venir, tant dans la production renouvelable que dans le segment thermique de transition. Le Gabon possède un potentiel hydroélectrique encore largement inexploité, estimé à plusieurs gigawatts, ainsi qu’un potentiel solaire notable dans certaines régions. S’y ajoute la valorisation locale du gaz naturel pour la production électrique, une piste défendue par les autorités.
La présence d’institutions financières internationales et de fonds d’infrastructures offre à Libreville un canal direct pour entamer des négociations bilatérales. Au-delà des annonces, la transformation du plan en projets bancables reste le véritable défi. Les bailleurs attendent généralement des cadres réglementaires stables, des appels d’offres compétitifs et une visibilité tarifaire avant de s’engager sur le long terme.
Souveraineté énergétique et arbitrages industriels
Le plan 2026-2035 s’inscrit dans une volonté plus large de réaffirmation de la souveraineté économique portée par les autorités de transition. L’énergie en est un pilier central, car une électricité fiable conditionne le développement des chaînes de valeur industrielles locales, notamment dans le bois, les mines et la transformation des hydrocarbures. Pour monter en gamme sur ces filières, il faut une offre énergétique compétitive et régulière.
Reste à concilier cet impératif avec les engagements climatiques du pays, qui se veut exemplaire en matière de préservation forestière. L’arbitrage entre le développement rapide de capacités thermiques et l’accélération des renouvelables va probablement orienter les choix d’investissement de la prochaine décennie. Le Forum du Cap a permis d’ouvrir ce débat publiquement et de tester l’intérêt des investisseurs pour le marché gabonais.
Après un revers déjà subi contre l’Australie quelques jours plus tôt, la sélection turque a de nouveau chuté, cette fois contre le Paraguay (0-1). Menée dès les premières minutes, l’équipe n’a jamais su inverser la tendance, malgré un avantage numérique durant toute la seconde période. Cette défaite scelle son élimination de la Coupe du monde 2026.
En pleine saison chaude, alors que les climatiseurs et ventilateurs sont indispensables, les habitants de Libreville sont plongés dans le noir. Depuis l’aube du 15 juin, les clients de la SEEG ne peuvent plus acheter les unités EDAN, les crédits nécessaires à leurs compteurs électriques.
Dans un communiqué officiel, l’entreprise a évoqué un « dysfonctionnement informatique » survenu durant la nuit, sans donner de date précise pour le retour à la normale. En fin de journée, des sources proches espéraient un rétablissement imminent.
Dans les rues de la capitale, de nombreux abonnés désespérés se sont rendus au siège de la SEEG, au centre-ville, pour tenter d’obtenir une solution. Mais les guichets sont restés fermés.
« On n’a pas d’information fiable. Tout le monde est obligé d’attendre jusqu’à ce que ça se rétablisse », déplore Eric Ovono, client résigné, traduisant l’exaspération générale face à ce black-out informationnel.
Jennifer Engouma, habituée à acheter ses tickets dans les petites agences, a rencontré un mur. « On m’a dit que c’est un problème de connexion. Je me suis donc rendue au centre-ville, à la direction générale, et ici non plus il n’y a pas d’unités. Je suis à mon 4e jour sans courant. Et la nuit, on cohabite avec les moustiques », confie-t-elle, épuisée.
Le témoignage de Marceline est tout aussi alarmant. « C’est insupportable surtout avec la chaleur ! Mais on n’a pas le choix que d’attendre. J’ai essayé de payer par Airtel Money comme d’habitude, mais ça ne passe pas. On reçoit un message en anglais qui prouve que le système dysfonctionne. La nourriture se détériore au congélateur », s’indigne-t-elle, soulignant l’ironie d’un message d’erreur dans une langue étrangère, symbole d’un système qui a perdu ses repères.
Au-delà de la simple panne technique, c’est la résilience des infrastructures numériques de la SEEG qui est une nouvelle fois questionnée. En cette ère de digitalisation forcée, où le paiement mobile et les compteurs intelligents sont devenus la norme, une simple défaillance informatique suffit à paralyser des milliers de ménages, les renvoyant à des méthodes de paiement obsolètes et à une attente passive.
Alors que la nuit tombe sur Libreville, les regards sont tournés vers les serveurs de la SEEG. L’espoir d’un rétablissement rapide est sur toutes les lèvres, mais pour beaucoup, l’amertume demeure. La promesse d’un service fiable s’est une fois de plus heurtée à la fragilité d’un système qui, à la moindre secousse, plonge la capitale dans une inquiétante obscurité.