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  • Opération forcée à Markounda : Didot Ali et ses adjoints emmenés par des mercenaires russes à Bossangoa

    Opération forcée à Markounda : Didot Ali et ses adjoints emmenés par des mercenaires russes à Bossangoa

    À Markounda, des mercenaires russes ont mené une opération surprise. Didot Ali et ses adjoints ont été embarqués de force et conduits vers Bossangoa.

    Cette action musclée, qui s’est déroulée sans annonce préalable, a directement ciblé le groupe dirigé par Didot Ali. Les circonstances exactes de ce transfert sous contrainte restent à préciser.

  • PSG : Yan Diomandé à 100m€, la Coupe du monde relance la piste

    PSG : Yan Diomandé à 100m€, la Coupe du monde relance la piste

    Fort de son deuxième sacre consécutif en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain se concentre désormais sur son recrutement estival. Les dirigeants parisiens souhaitent rajeunir l’effectif de Luis Enrique pour la saison à venir. Plusieurs cibles ont été évoquées ces dernières semaines, notamment Yan Diomandé, l’ailier du RB Leipzig. Le jeune international ivoirien de 19 ans a impressionné lors du premier match de la Côte d’Ivoire dans cette Coupe du monde 2026, ce qui pourrait raviver l’intérêt du PSG.

    «D’autres clubs pourraient entrer dans la danse»

    «Liverpool cherche toujours un ailier supplémentaire. Diomandé figure sur leur liste, tout comme sur celle du PSG. Vous savez ce que la Coupe du monde peut changer. Sa bonne prestation au Mondial pourrait attirer d’autres prétendants», a expliqué le spécialiste du mercato Fabrizio Romano sur sa chaîne YouTube.

    Le RB Leipzig fixe le prix : 100M€

    Pour convaincre le club allemand, il faudra mettre le prix. Les pensionnaires de la Bundesliga veulent conserver leur pépite et ont donc fixé le montant du transfert aux alentours de 100 millions d’euros. Le PSG et les autres courtisans de l’attaquant ivoirien sont prévenus. Reste à savoir si les Rouge et Bleu accepteront de débourser une telle somme cet été. Depuis leur arrivée, Luis Campos et Luis Enrique se sont montrés réticents à payer des montants aussi élevés pour des recrues. Affaire à suivre…

  • Ousmane Sonko : le Jëf-Jël appelle à un recours devant la Cour suprême

    Ousmane Sonko : le Jëf-Jël appelle à un recours devant la Cour suprême

    Le Parti Alliance Jëf Jëf de Talla Sylla a officiellement pris connaissance de la décision n° 5/C/2026 rendue par le Conseil constitutionnel le 17 juin 2026. Cette décision fait suite au recours déposé le 1er juin par dix-huit députés de l’opposition, qui contestaient l’intégration d’Ousmane Sonko en tant que député, validée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai 2026. Dans un communiqué, la formation politique, attachée à l’État de droit, réaffirme son respect des décisions de justice et souligne que les arrêts du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités.
     
    Le Jëf Jël apporte néanmoins des clarifications importantes :

    1. Une déclaration d’incompétence n’est pas une validation
    Contrairement à certaines interprétations, le Conseil constitutionnel n’a pas validé la réintégration de M. Sonko. Il s’est simplement déclaré incompétent pour juger de la légalité de cet acte. Comme le souligne une expertise juridique, la haute juridiction a préféré se retrancher derrière son incompétence, évitant ainsi de se prononcer sur la question constitutionnelle de l’incompatibilité et des conditions du mandat parlementaire.
     
    2. Une voie claire vers le juge administratif
    Le Conseil constitutionnel a qualifié la décision du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif » interne, ne relevant pas du processus électoral. Il a ainsi désigné la juridiction compétente : la Chambre administrative de la Cour suprême. Cette qualification ouvre une voie procédurale précise pour les requérants.
     
    3. L’appel à poursuivre le combat légal
    Le Jëf Jël estime qu’il n’y a pas d’urgence tant que le cadre légal est respecté et que le prétoire reste le champ de bataille. Le parti choisit la force du droit plutôt que la politique de la chaise vide. Il invite solennellement les députés requérants à ne pas abandonner et à introduire sans délai un Recours pour Excès de Pouvoir devant la Cour suprême. Seuls les parlementaires disposent aujourd’hui de l’intérêt à agir nécessaire pour mener cette ultime bataille pour la dignité de l’Assemblée nationale. Le combat pour la République est un marathon juridique et politique.
     
    En conclusion, l’alliance Jëf Jël promet de rester vigilante et debout aux côtés de tous les démocrates qui refusent les coups de force institutionnels.
  • Au sommet FII PRIORITY, le Togo appelle à un partenariat renouvelé entre Afrique et Europe

    Au sommet FII PRIORITY, le Togo appelle à un partenariat renouvelé entre Afrique et Europe

    À Rome, la capitale italienne, se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026. Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a profité de cette tribune pour appeler à un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum dédié à la compétitivité du continent européen, il a mis en avant le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo souhaite jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.

    Faure Gnassingbé, invité d’honneur au sommet FII PRIORITY Europe à Rome

    C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a participé, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais a été invité par Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de l’événement.

    Ce sommet réunit chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique ». Les discussions portent sur les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.

    Le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements pour le partenariat Afrique-Europe

    Dans son intervention, le chef de l’exécutif a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.

    Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.

    « Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.

    Connectivité régionale : l’offensive diplomatique et économique de Lomé

    Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.

  • Affaire yatom au Togo : quand le pouvoir privatise la répression et les réseaux sociaux font leur cirque

    Affaire yatom au Togo : quand le pouvoir privatise la répression et les réseaux sociaux font leur cirque

    L’affaire de la surveillance de masse au Togo vient de franchir un tournant décisif dans le déballage politico-médiatique. Dans ses récentes révélations, le journaliste Thomas Dietrich accuse le président togolais Faure Gnassingbé de collaborer étroitement avec la famille Yatom, dont le patriarche Dany Yatom est l’ancien patron du puissant service de renseignement israélien, via leur société d’espionnage privée. Ces affirmations lèvent le voile sur les liaisons dangereuses du pouvoir à Lomé, mais posent aussi une question cruciale sur la méthode journalistique employée. Cet affrontement révèle un double naufrage : celui d’une dictature qui privatise sa sécurité auprès d’officines étrangères, et celui d’un journalisme de l’immédiateté qui fragilise ses propres scoops à force de théâtralisation.

    Faure Gnassingbé : la privatisation de la répression auprès de la famille Yatom

    L’accusation portée contre le régime togolais ne relève plus d’un simple soupçon technologique, elle décrit un système de barbouzerie concrète. En confiant, selon ces révélations, une partie de la sécurité et du système d’écoute du pays à la famille Yatom, Faure Gnassingbé franchit un seuil critique. Faire appel à d’anciens hauts gradés du renseignement israélien pour verrouiller l’espace public togolais démontre une paranoïa d’État poussée à son paroxysme.

    Cette collaboration avec des structures d’espionnage privées étrangères ne répond à aucun impératif de défense nationale. Elle s’inscrit dans la pure tradition des régimes dynastiques aux abois, prêts à tout pour traquer les opposants, surveiller la société civile et pérenniser un pouvoir vieux de près de soixante ans. Après le scandale mondial du logiciel Pegasus, cette collusion présumée avec le clan Yatom montre que Lomé a institutionnalisé l’espionnage de ses propres citoyens. En mettant le destin sécuritaire du Togo entre les mains d’intérêts privés extérieurs, le pouvoir piétine la souveraineté nationale pour assurer sa seule survie politique.

    Thomas Dietrich : le risque du scoop-spectacle et du bruit numérique

    Cependant, plus le scandale est lourd, plus l’enquête doit être irréprochable. C’est là que le positionnement de Thomas Dietrich prête le flanc à la critique. En livrant des noms aussi lourds que ceux de l’appareil sécuritaire israélien, le journaliste choisit trop souvent les codes du clash et du buzz sur les réseaux sociaux plutôt que le formalisme rigoureux du grand reportage d’investigation.

    Lancer des accusations de cette envergure sur des plateformes numériques sans publier simultanément le dossier de preuves matérielles (contrats, flux financiers, organigrammes officiels ou documents fuités) affaiblit la portée de la révélation. Connu pour ses méthodes de justicier solitaire et la mise en scène permanente de ses propres démêlés avec les dictatures africaines, Dietrich flirte constamment avec le journalisme d’ego. Le danger de cette méthode est immédiat : en privilégiant le sensationnalisme et la privatisation du combat, le journaliste offre au régime de Lomé l’occasion idéale de balayer l’affaire en criant au complot médiatique occidental et à la manipulation. Ce faisant, il dessert la cause des journalistes et activistes togolais qui, sur le terrain, risquent leur vie pour documenter ces mêmes dérives avec une rigueur silencieuse.

    Deux acteurs d’un même miroir stérile

    Au bout du compte, le palais de Lomé et le reporter de Françafrique s’alimentent mutuellement. Faure Gnassingbé utilise les attaques frontales des journalistes expatriés pour agiter le chiffon rouge de la déstabilisation étrangère et justifier le tour de vis sécuritaire de ses services. De son côté, Thomas Dietrich trouve dans la figure du dictateur ultra-connecté le parfait antagoniste pour alimenter ses audiences et façonner sa posture de chevalier blanc de l’information.

    Pendant que ce duel se joue sous les projecteurs des réseaux sociaux, une victime reste dans l’ombre : le peuple togolais. Surveillés par des technologies étrangères, privés de débats démocratiques sains, les citoyens subissent la dure réalité d’un État policier. La lutte pour la transparence et les libertés au Togo ne peut se satisfaire ni des liaisons secrètes d’un pouvoir paranoïaque, ni du cirque virtuel d’un journalisme de l’émotion. Elle exige des faits froids, des preuves indéboulonnables, et une dignité que les deux protagonistes semblent parfois oublier.

  • Nouvelle attaque meurtrière à l’aéroport de Niamey : 11 soldats et des civils tués

    Nouvelle attaque meurtrière à l’aéroport de Niamey : 11 soldats et des civils tués

    Selon des résidents, les premiers coups de feu ont débuté à 06h (05h GMT) et ont duré au moins deux heures.
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  • Maroc-Philippines : un demi-siècle de relations à consolider

    Maroc-Philippines : un demi-siècle de relations à consolider

    Les liens entre le Maroc et les Philippines s’appuient sur une base solide qu’il convient de mettre en avant dans plusieurs secteurs clés, a souligné l’ambassadeur des Philippines à Rabat, Leslie Baja, saluant le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux nations, célébré l’année dernière.

    Dans un entretien, M. Baja a relevé que les deux pays ont parcouru un chemin riche, marqué par des visites de haut niveau, la conclusion de nombreux accords et le développement de liens humains étroits, qu’il présente comme « le socle des cinquante prochaines années de coopération ».

    Sur le plan économique, le diplomate philippin a noté une augmentation significative des échanges bilatéraux ces dernières années, précisant que le commerce entre le Maroc et les Philippines a bondi d’environ 50 %, bien que les volumes restent en dessous des ambitions des deux parties.

  • Cinq attaquants ciblés par Liverpool dont Bradley Barcola

    Cinq attaquants ciblés par Liverpool dont Bradley Barcola

    Présent en Amérique du Nord avec l’équipe de France pour la Coupe du monde (11 juin – 19 juillet), Bradley Barcola, sous contrat jusqu’en juin 2028 avec le Paris Saint-Germain, attire l’attention de Liverpool. Les Reds cherchent à dynamiser leur attaque et ont coché le nom de l’ancien Lyonnais sur leur liste de cibles potentielles.

    L’attaque du PSG pourrait connaître des changements lors du mercato estival. Si Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué, Senny Mayulu et Ousmane Dembélé ne souhaitent pas partir, des doutes subsistent quant à l’avenir de Gonçalo Ramos, Ibrahim Mbaye, Kang-in Lee et Bradley Barcola. Ce dernier est suivi par Liverpool depuis plusieurs mois, et l’arrivée prochaine de Victor Muñoz chez les Reds ne refroidit pas cet intérêt.

    Yan Diomande en priorité

    Liverpool envisage de recruter un ailier rapide pour la saison prochaine. La priorité est Yan Diomande, également pisté par le PSG. « Je ne sais pas, moi je suis un joueur du RB Leipzig, mais pourquoi pas ? Après, mes agents s’en occupent, et moi je suis plus concentré sur ma Coupe du Monde, c’est le plus important, c’est tous les quatre ans. Donc je profite au maximum et après le reste, on verra… », a confié l’Ivoirien de 19 ans après le premier match de la Côte d’Ivoire face à l’Equateur (1-0).

    Les autres pistes des Reds

    Cependant, le prix demandé par Leipzig (100 millions d’euros) et la concurrence du PSG poussent Liverpool à explorer d’autres options. Parmi elles, Bradley Barcola (PSG) figure en bonne place, tout comme Said El Mala (Cologne), Yankuba Minteh (Brighton) et Matias Fernandez-Pardo (Lille). Ces cinq joueurs constituent les solutions étudiées par le club anglais pour renforcer son secteur offensif cet été.

  • Cameroun : les préparatifs pour l’assemblée parlementaire de la francophonie s’accélèrent

    Cameroun : les préparatifs pour l’assemblée parlementaire de la francophonie s’accélèrent

    Après avoir accueilli la 14e Conférence ministérielle de l’OMC et la visite du pape Léon XIV, le Cameroun s’apprête à organiser un troisième grand rendez-vous international cette année. Il s’agit de la 51e Assemblée générale de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), prévue à Yaoundé du 7 au 12 juillet 2026.

    Dans le cadre des préparatifs, l’ambassadeur du Cameroun en France, André-Magnus Ekoumou, a été reçu par le président de l’Assemblée nationale camerounaise, Théodore Datouo. Les discussions ont porté sur l’avancement des travaux logistiques et diplomatiques nécessaires à la tenue de l’événement.

    Les deux hommes ont exprimé leur optimisme quant à la capacité du Cameroun à relever ce défi, conformément aux orientations fixées par le président Paul Biya. L’ambassade a déjà mis en place des mesures spécifiques pour faciliter la délivrance rapide de visas de courtoisie à l’ensemble des délégations attendues.

    Lors de l’audience, Théodore Datouo a souligné l’importance de renforcer la démocratie parlementaire. Il a également salué le travail de l’ambassadeur auprès de la diaspora camerounaise en France, notamment pour leur participation à Promote 2026, le salon des affaires qui se tient au Palais des Congrès de Yaoundé.

    Les échanges ont aussi abordé le projet de création d’un musée parlementaire au sein de l’Assemblée nationale. Le président de la Chambre basse souhaite s’appuyer sur l’expertise française, via un partage d’expériences et de bonnes pratiques, tout en intégrant une dimension numérique au futur musée.

    Par ailleurs, un des enjeux majeurs de cette session sera l’élection du nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Deux pays africains, la République démocratique du Congo et le Rwanda, sont les principaux candidats en lice.

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  • Tirs nourris à Niamey : l’aéroport pris pour cible, le Niger en état d’alerte

    Tirs nourris à Niamey : l’aéroport pris pour cible, le Niger en état d’alerte

    Des échanges de tirs intenses ont secoué les abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey ce jeudi 18 juin 2026, durant près de deux heures. Si le calme est revenu dans la capitale nigérienne en fin de matinée, la situation demeure extrêmement tendue. Les forces de sécurité ont verrouillé les accès au palais présidentiel et à la primature, tandis que des opérations de ratissage se déroulent à grande échelle. Cet incident replonge le pays dans l’inquiétude et illustre une crise sécuritaire qui s’aggrave.

    Deux heures d’angoisse aux portes de la capitale

    La matinée a débuté dans la stupeur pour les habitants de Niamey. Dès l’aube, des tirs d’armes automatiques et de fortes détonations ont retenti dans la zone autour de l’aéroport international Diori Hamani. Pendant près de deux heures, les échanges de tirs ont été continus, semant la panique dans les quartiers environnants. Des témoins rapportent que la panique s’est rapidement propagée, des automobilistes abandonnant leurs véhicules pour se mettre en sécurité. Les forces de défense et de sécurité (FDS) ont immédiatement riposté pour repousser les assaillants, dont l’identité et les motivations restent pour l’heure inconnues. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités militaires.

    Niamey verrouillée et opérations de ratissage en cours

    Vers le milieu de la matinée, l’intensité des combats a baissé, laissant place à un calme précaire et lourd d’incertitudes. Sur le terrain, l’activité est loin d’être terminée. Les forces spéciales nigériennes ont investi le secteur de l’aéroport et mènent de vastes opérations de ratissage. L’objectif : sécuriser totalement la piste et les infrastructures aéroportuaires, et traquer d’éventuels assaillants retranchés ou en fuite. Parallèlement, la ville a été placée sous un dispositif de sécurité maximal. Les axes menant au palais présidentiel ainsi qu’à la primature ont été totalement bouclés par des blindés et des hommes lourdement armés. Les accès au centre-ville sont filtrés et la population est invitée à limiter ses déplacements. Ce verrouillage stratégique montre la crainte des autorités face à une possible tentative de déstabilisation des institutions.

    Un lourd passif d’attaques et de tentatives de déstabilisation

    Cette flambée soudaine de violence à Niamey n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte de vulnérabilité politique et sécuritaire chronique. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger fait face à une recrudescence d’attaques complexes, non seulement à ses frontières mais aussi au cœur de ses centres urbains. Le souvenir de la tentative de putsch avortée de mars 2021, survenue à quelques jours de l’investiture de l’ancien président Mohamed Bazoum, reste vivace. À l’époque, des tirs à l’arme lourde avaient déjà réveillé le quartier présidentiel. Plus récemment, le pays a subi des pertes massives lors d’embuscades meurtrières perpétrées par des groupes armés non étatiques dans les régions de Tillabéri et de Diffa, zones dites des « trois frontières ». L’aéroport de Niamey lui-même, en tant que hub logistique militaire et civil, a toujours été considéré comme une cible hautement stratégique par les mouvements terroristes et les factions dissidentes.

    Une situation sécuritaire régionale dans l’impasse

    Cet assaut matinal rappelle l’immense défi auquel est confronté le régime militaire nigérien. Malgré la réorganisation des alliances régionales et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Burkina Faso, la promesse d’éradiquer l’insécurité tarde à se concrétiser. La porosité des frontières et la multiplication des factions rebelles ou djihadistes continuent de peser sur la stabilité du pays. La communauté internationale et les observateurs régionaux suivent la situation minute par minute. Une déstabilisation prolongée de Niamey aurait des conséquences désastreuses pour l’ensemble du Sahel, déjà affaibli par des crises humanitaires à répétition.

    Le retour au calme en fin de matinée à l’aéroport Diori Hamani apporte un mince soulagement aux habitants de Niamey, mais les questions restent entières. Qui sont les auteurs de cette attaque ? Quel était leur objectif précis ? Alors que les opérations de ratissage se poursuivent dans une atmosphère pesante, le Niger retient son souffle. Cet épisode rappelle avec force que, malgré le contrôle affiché par les autorités, la paix et la sécurité demeurent des équilibres fragiles aux portes de la capitale nigérienne.

  • Le Togo sous surveillance : l’influence sécuritaire israélienne et les zones d’ombre géopolitiques

    Le Togo sous surveillance : l’influence sécuritaire israélienne et les zones d’ombre géopolitiques

    Une investigation approfondie, menée par le journaliste Thomas Dietrich, lève le voile sur les mécanismes de sécurité sophistiqués qui soutiennent le gouvernement de Faure Gnassingbé au Togo. Ces révélations explosives suggèrent que Danny Yatom, ancien directeur du Mossad, offre ses conseils directs au président togolais par l’intermédiaire de sa firme de sécurité privée. Tandis que ces informations exposent l’étendue de la surveillance étatique à Lomé, la réputation du journaliste, suspecté de servir des intérêts russes, soulève des questions quant aux motivations géopolitiques de ces révélations.

    La dynastie Gnassingbé : la peur comme mode de gouvernance

    Afin d’appréhender pleinement la gravité de ces découvertes, il est essentiel de se pencher sur la nature intrinsèque du pouvoir togolais. Le pays est en effet sous l’emprise d’une autocratie dynastique. En 2005, Faure Gnassingbé a pris la succession de son père, Eyadéma Gnassingbé, qui avait dirigé le pays d’une main de fer durant près de quatre décennies. Depuis plus de vingt ans, le fils maintient une politique de répression, annihilant toute aspiration démocratique.

    Au Togo, l’opposition politique est systématiquement réduite au silence, les opinions divergentes sont persécutées, et les journalistes indépendants font face à une menace permanente d’incarcération ou d’exil forcé. Dans cette atmosphère de méfiance généralisée, le pouvoir en place à Lomé s’efforce sans cesse de renforcer son dispositif sécuritaire pour assurer la pérennité de la famille au pouvoir.

    L’ombre de l’ancien patron du Mossad à Lomé

    Le point culminant de cette investigation réside dans l’allégation d’une implication directe de figures majeures du renseignement israélien. Danny Yatom, autrefois à la tête du prestigieux Mossad, serait un conseiller personnel de Faure Gnassingbé. Vers la fin des années 2000, Yatom a co-fondé, avec son fils Omer Yatom, la firme de conseil Dantov Global Consulting.

    C’est par l’intermédiaire de cette entité privée que le savoir-faire en matière d’espionnage israélien est mis à la disposition de la présidence togolaise. Dantov Global Consulting ne se limite pas à des conseils stratégiques ; elle prend en charge l’organisation concrète de la protection personnelle du chef de l’État et fournit des équipements de pointe pour la géolocalisation et l’interception de communications. L’objectif clair de cet arsenal technologique est de pister, de surveiller et de neutraliser toute personne perçue comme une menace par le pouvoir, qu’il s’agisse de chefs de l’opposition, de militants de la société civile ou de professionnels des médias.

    Répression technologique : le cas des manifestations de juin

    Les répercussions de cette collaboration en matière de sécurité se manifestent concrètement sur le terrain. L’investigation indique que les technologies déployées par la société des Yatom, déjà engagée par un contrat officiel avec l’État togolais, ont été cruciales en juin dernier.

    Lorsque les citoyens togolais ont manifesté pacifiquement pour exiger des changements et protester contre le coût de la vie, le mouvement a été sévèrement réprimé. Les dispositifs de géolocalisation et d’interception des communications ont facilité l’identification, le ciblage et l’arrestation des meneurs avant même que la mobilisation ne s’amplifie. Pour assurer la pérennité de sa lignée au pouvoir, Faure Gnassingbé apparaît résolu à tout compromis, y compris à importer des techniques d’espionnage militaire pour les employer contre sa propre population.

    Thomas Dietrich : un messager au service du Kremlin ?

    Bien que les informations de cette enquête soient préoccupantes pour les droits humains au Togo, l’identité de son auteur, Thomas Dietrich, soulève de sérieuses interrogations sur l’objectivité de sa démarche. Reconnu pour ses prises de position résolument anti-occidentales, Dietrich est de plus en plus perçu par les experts en géopolitique africaine comme un vecteur d’influence agissant pour le compte de la Russie.

    La diffusion de ce rapport accablant, visant un partenaire historique d’Israël et des nations occidentales, s’intègre parfaitement à la stratégie de guerre informationnelle déployée par Moscou en Afrique. En mettant en lumière le Togo et l’expertise israélienne, cette investigation semble vouloir, au-delà de la dénonciation d’un régime autoritaire, affaiblir les sphères d’influence concurrentes du Kremlin en Afrique de l’Ouest. L’opacité entourant les sources et le financement de Dietrich alimente une suspicion légitime quant à ses véritables intentions professionnelles.

    L’épisode de Dantov Global Consulting met en évidence la trajectoire alarmante d’un gouvernement togolais acculé, prêt à toutes les extrémités pour se maintenir au pouvoir, y compris à convertir la nation en un terrain d’expérimentation pour la surveillance technologique. Cependant, la portée éthique de cette révélation s’atténue lorsqu’elle est perçue comme un outil de propagande au service d’une autre puissance impérialiste. Entre l’autoritarisme de Faure Gnassingbé et le pragmatisme géopolitique de Thomas Dietrich, la population togolaise demeure la principale victime de ce conflit souterrain, dépouillée de sa liberté par les avancées technologiques des uns et manipulée par les discours des autres.

  • Mali : nouvelles taxes et paradoxe de l’or, quel avenir pour le Mali koura ?

    Mali : nouvelles taxes et paradoxe de l’or, quel avenir pour le Mali koura ?

    Le 16 juin 2026, les Maliens ont découvert avec amertume un durcissement fiscal sans précédent. Le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé le doublement de la taxe sur la consommation (de 1 à 2 %) sur les produits de première nécessité tels que le pain, le riz, l’huile et le sucre. S’ajoutent une surtaxe sur les transactions financières et les salaires, ainsi qu’un prélèvement trimestriel obligatoire de 10 000 francs CFA sur chaque fiche de paie.

    Le ministre Alousséni Sanou justifie ces mesures par la nécessité de soutenir les forces armées, d’aider les populations des zones d’insécurité et de développer les infrastructures routières. Pourtant, cette annonce suscite un profond mécontentement parmi une population déjà éprouvée. Dans les fadas de Bamako et sur les marchés de l’intérieur, une question revient sans cesse, presque taboue : « Où va l’argent de l’or ? »

    L’or malien brille, le peuple souffre

    Le Mali est le troisième producteur d’or d’Afrique. Depuis l’adoption du nouveau code minier et les renégociations avec les multinationales, les autorités de la Transition se vantent d’une reprise en main des richesses extractives. Des centaines de milliards de francs CFA d’arriérés miniers ont été récupérés, la part de l’État dans les projets est passée à 35 %, et les cours mondiaux de l’or atteignent des records historiques.

    Dès lors, l’incompréhension est totale. Comment expliquer qu’au moment où le sous-sol malien rapporte davantage à l’État, le gouvernement taxe encore les travailleurs, les fonctionnaires et les ménages asphyxiés par l’inflation ? Si l’or du Mali « brille enfin pour les Maliens », pourquoi le panier de la ménagère sert-il de variable d’ajustement ?

    Le sacrifice patriotique a ses limites

    Le communiqué officiel appelle au « civisme » et au « sacrifice patriotique ». Mais peut-on nourrir le patriotisme de privations alors que le coût de la vie devient insoutenable ? Taxer le pain, le riz et le savon, piliers de la survie des familles modestes, sous prétexte d’effort de guerre, ressemble à un aveu d’asphyxie financière de l’État. Le consentement à l’impôt ne peut être durable sans transparence absolue. Associer l’effort de guerre au prélèvement direct sur les salaires tout en maintenant l’opacité sur l’utilisation des dividendes miniers risque de fragiliser le pacte de confiance entre le peuple et ses dirigeants.

    Exiger la transparence des comptes

    Financer la sécurité et moderniser les routes sont des impératifs que personne ne conteste. Cependant, imposer une double peine fiscale sans présenter un bilan clair et audité des recettes de l’or crée un sentiment d’injustice profonde. Le gouvernement du Mali doit répondre à cette exigence légitime de redevabilité. Avant de demander aux Maliens de serrer encore une ceinture déjà trop étroite, il est urgent de jeter la lumière sur la destination des revenus miniers. Les Maliens sont prêts à soutenir leur armée, mais ils refusent de payer le prix fort pendant que l’or du pays s’évapore dans des budgets non documentés.