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  • Yas Togo : des véhicules neufs pour ses partenaires distributeurs

    Yas Togo : des véhicules neufs pour ses partenaires distributeurs

    Yas Togo poursuit ses investissements dans son réseau de distribution. Le mercredi 10 juin 2026 à Lomé, l’opérateur de télécommunications a officiellement remis plusieurs véhicules à des grossistes partenaires dans le cadre de son programme de cofinancement.

    Cette opération a permis de fournir quatre bus de 15 places et deux pickups, destinés à accroître les capacités logistiques et commerciales des distributeurs.

    L’objectif : améliorer la disponibilité des services Yas Togo sur tout le territoire et accompagner durablement les acteurs de proximité.

    « Le développement de notre réseau de distribution repose sur des partenaires solides et engagés. En investissant à leurs côtés, nous renforçons leurs capacités d’action et notre ambition commune : offrir aux Togolais des services toujours plus accessibles et de meilleure qualité », a déclaré Daniel Godevi, Chief Sales Officer de Yas Togo.

    Grâce à ces nouveaux moyens logistiques, les partenaires bénéficiaires pourront optimiser la desserte des points de vente, renforcer la distribution des produits Yas et améliorer leur efficacité sur le terrain.

    Les grossistes concernés ont salué une initiative qui leur permettra de mieux répondre aux attentes de la clientèle et d’accroître leurs performances commerciales.

    Premier réseau mobile au Togo et dans l’espace UEMOA, Yas Togo poursuit ainsi sa stratégie de proximité et de renforcement de son écosystème de partenaires.

  • Villa de Keur Gorgui : le procès Sonko-Niang reporté à 2026

    Villa de Keur Gorgui : le procès Sonko-Niang reporté à 2026

    L’affaire civile qui oppose l’ancien ministre Mame Mbaye Niang au Premier ministre Ousmane Sonko, portant sur la propriété d’une villa située dans le quartier de Keur Gorgui à Dakar, a été renvoyée au 22 juillet 2026 par la troisième chambre civile du tribunal de Dakar.

    Mame Mbaye Niang a assigné le leader de Pastef devant cette juridiction pour demander l’annulation de la mutation qu’il estime frauduleuse de sa villa de 264 m² (lot R/17). L’audience était prévue ce mercredi 10 juin.

    L’ex-ministre du Tourisme réclame la réinscription du bien à son nom afin de pouvoir obtenir les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts que la justice lui a définitivement accordés à l’issue de la procédure pénale devant la Cour suprême.

    Pour la partie plaignante, le transfert du droit au bail de la villa au nom de la famille de l’ancien chef du gouvernement constitue « une manœuvre délibérée visant à organiser l’insolvabilité d’Ousmane Sonko et à soustraire le bien à toute saisie ». Cette affaire, déjà renvoyée une première fois, doit permettre au juge civil de statuer sur le fond après le dépôt des répliques des avocats de Mame Mbaye Niang aux écritures de la défense d’Ousmane Sonko.

  • Mali : la Libye, sanctuaire logistique des rebelles touaregs pour la reconquête de Kidal

    Mali : la Libye, sanctuaire logistique des rebelles touaregs pour la reconquête de Kidal

    Il apparaît que les rebelles du Front de Libération de l’Azawad (FLA) ont établi un corridor stratégique reliant la Libye au nord du Mali, via le Niger, afin de préparer et d’exécuter leur récente campagne militaire. Ce dispositif logistique illustre une nouvelle fois le rôle central du sud libyen dans les dynamiques sécuritaires sahéliennes.

    Le Fezzan et Oubari : piliers logistiques de l’offensive

    Au cœur de ce dispositif se trouve la région du Fezzan, dans le sud de la Libye, une zone historiquement poreuse. Les infrastructures rebelles se seraient concentrées près de la ville d’Oubari. Loin de constituer un simple refuge, cette zone a servi de point de départ, de centre de commandement et de hub d’approvisionnement pour les combattants du FLA. C’est depuis ce sanctuaire que le mouvement a pu planifier les opérations militaires qui secouent actuellement le nord du Mali.

    La « passe de Salvador », artère centrale des convois

    Pour projeter leurs forces et leur matériel vers le théâtre malien, les rebelles s’appuient sur un axe transfrontalier hautement stratégique. Ce corridor dessine une ligne continue reliant le sud de la Libye au nord du Mali, en traversant le territoire nigérien. L’élément clé de cette route est la célèbre « passe de Salvador », située à l’extrême nord du Niger. Ce carrefour désertique est reconnu comme une zone de transit privilégiée par les groupes terroristes et les réseaux de trafiquants d’armes et de drogue.

    Dans le cadre de cette offensive, la passe facilite le flux de trois éléments vitaux : le matériel militaire (armes, munitions et logistique) ; le carburant, denrée précieuse pour la mobilité des colonnes de pick-up dans le désert ; et les mouvements de combattants, qui empruntent ce vecteur pour monter au front avant de se replier en territoire libyen après les combats.

    La route logistique part du sud de la Libye (région d’Oubari, Fezzan), traverse le nord du Niger par la passe de Salvador — zone sous contrôle de groupes armés locaux — et aboutit au nord du Mali (Kidal, Azawad).

    Le Niger, passage obligé sous condition

    L’utilisation de ce corridor met en lumière la complexité des alliances transfrontalières. La partie nigérienne de cet axe étant sous le contrôle de divers groupes armés locaux, le FLA n’a pas pu agir de manière unilatérale. Pour faire transiter ses troupes et ses convois de ravitaillement, la rébellion touarègue a dû négocier des droits de passage et obtenir l’autorisation de ces acteurs qui verrouillent le nord du Niger. Ce compromis logistique démontre que la réussite des offensives au Sahel dépend désormais d’accords pragmatiques entre factions armées interconnectées à l’échelle régionale.

    Alors que la bataille pour le contrôle du nord du Mali s’intensifie, ces éléments confirment la dimension profondément régionale du conflit, où l’instabilité libyenne continue de projeter ses effets sur les foyers de tension sahéliens.

  • Rdc : la souveraineté populaire au cœur du débat sur le référendum

    Rdc : la souveraineté populaire au cœur du débat sur le référendum

    Vingt ans après la loi référendaire de 2005, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté un nouveau texte pour encadrer l’organisation des référendums, particulièrement en cas de révision constitutionnelle. Cette réforme suscite de vives réactions.

    L’opposition dénonce une manœuvre du président Félix Tshisekedi pour briguer un troisième mandat consécutif. Toutefois, certains y voient une avancée pour la souveraineté populaire, tandis que d’autres craignent une contradiction avec la Constitution.

    Renforcer la voix du peuple

    Pour les partisans de la réforme, l’objectif est clair : donner plus de poids au peuple. À Kinshasa, des juristes comme Maria Eloyi estiment que « la Constitution étant l’expression du peuple, toute modification doit passer par un référendum, qui représente la voix du peuple. Personne ne peut contourner cette procédure. Ce n’est pas qu’une question politique ; certains articles de notre Constitution méritent d’être changés ».

    Cette position trouve un écho chez certains Congolais. Placide Lukeka, un jeune Kinois, affirme avoir « toujours attendu une telle initiative. Ceux qui pensent que la révision constitutionnelle n’a que des visées politiques se trompent. Passer à une autre République apportera un changement positif pour notre pays ».

    Des priorités jugées ailleurs

    En revanche, Ange Aloki est en désaccord. Pour elle, le débat sur le référendum ne répond pas aux besoins urgents de la population. « Je n’apprécie pas, dit-elle. Il y a d’autres priorités dans le pays. Pourquoi consacrer tant d’énergie à ce sujet à deux ans des élections ? Où étaient-ils pendant tout ce temps pour changer la Constitution ? »

    Un débat juridique

    Au-delà des enjeux politiques, le texte soulève des questions juridiques. Plusieurs experts estiment que l’exercice de la souveraineté populaire doit respecter le cadre constitutionnel. Godefroy Mwanabwato, avocat au barreau de la Tshopo, espère que la Cour constitutionnelle annulera en partie ou en totalité la loi après son adoption. Selon lui, « cette cour pourra retirer du projet toutes les dispositions qui dépassent le pouvoir du législatif en matière référendaire ».

    Dans l’arène politique, l’opposition a marqué son rejet. Ses députés ont boycotté la plénière d’examen. Les leaders ont appelé à une ville morte le 3 juin et à un sit-in prévu ce vendredi 13 juin.

  • Affaire Sonko-Niang : le procès renvoyé au 22 juillet 2026 à Dakar

    Affaire Sonko-Niang : le procès renvoyé au 22 juillet 2026 à Dakar

    Le tribunal de grande instance de Dakar a décidé de renvoyer l’affaire opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko au 22 juillet 2026. Ce report fait suite à une demande des avocats de l’ancien Premier ministre, qui souhaitent disposer de plus de temps pour examiner les conclusions adverses.

    Rappelons que Mame Mbaye Niang a saisi la justice pour obtenir l’annulation de ce qu’il considère comme une mutation frauduleuse d’un bien immobilier. Il exige la réinscription à son nom de la villa appartenant à Ousmane Sonko, située à la Cité Keur Gorgui, afin de pouvoir recouvrer les 200 millions de francs CFA que le tribunal lui a accordés à titre de dommages et intérêts.

    Ousmane Sonko a en effet été condamné de manière définitive à deux mois de prison ferme et au versement de 200 millions de francs CFA à Mame Mbaye Niang. Fort de ce jugement, ce dernier a tenté de mettre en œuvre l’exécution. Cependant, un obstacle est apparu : le droit au bail de la villa, identifiée au lot n°R/17 sur une parcelle de 264 m² à Keur Gorgui, aurait été transféré au nom de proches du leader de Pastef.

    Pour Mame Mbaye Niang et ses conseils, ce transfert est une manœuvre délibérée visant à organiser l’insolvabilité d’Ousmane Sonko et à soustraire la propriété à toute saisie. Ils estiment que l’ancien ministre a volontairement cédé la maison pour éviter de payer la condamnation pécuniaire.

    L’affaire avait déjà été évoquée précédemment, avant d’être reportée au 10 juin. Ce délai avait permis aux avocats de Mame Mbaye Niang de préparer leur réponse aux arguments de la défense d’Ousmane Sonko.

  • Bénin : l’asset-light comme philosophie de gestion publique

    Bénin : l’asset-light comme philosophie de gestion publique

    Un choix de rupture face aux symboles de prestige

    Alors que de nombreux États africains considèrent la possession d’une flotte présidentielle comme un attribut incontournable de souveraineté, le Bénin a délibérément pris le chemin inverse. Le gouvernement béninois a opté pour le modèle dit « asset-light », fondé sur la location ponctuelle de jets privés plutôt que sur l’acquisition et l’entretien d’appareils d’État. Cette orientation, amorcée dès 2016 par l’annulation de la commande d’un Boeing 737 passée sous la présidence précédente, reflète une approche strictement économique de la gouvernance.

    Les fondements de la stratégie asset-light

    Dans le secteur privé, la stratégie asset-light vise à limiter la détention d’actifs physiques pour accroître la flexibilité et libérer du capital. Transposée à la gestion publique, elle transforme le « prestige présidentiel » en un simple poste de dépenses. Pour le Bénin, un avion présidentiel n’est pas un investissement productif, mais un passif superflu.

    La possession d’un appareil comme un Boeing 737 Business Jet ou un long-courrier entraîne des coûts fixes considérables, indépendants du nombre d’heures de vol. Ces charges incluent la maintenance réglementaire, les inspections obligatoires coûteuses, la rémunération d’équipages hautement qualifiés à plein temps, ainsi que les frais de parking et d’assurance selon les normes internationales. En optant pour la location à la demande, le Bénin ne paie que les heures effectivement utilisées, transférant les risques techniques, l’obsolescence et les coûts d’infrastructure aux prestataires privés.

    Propriété contre location : deux logiques opposées

    Le modèle classique de propriété impose à l’État des coûts fixes maximaux : assurances internationales, équipages permanents, maintenance lourde. À l’inverse, l’asset-light transforme ces charges en coûts variables exclusifs, indexés sur l’usage réel. Sur le plan de l’allocation des ressources, la propriété immobilise des dizaines de milliards de francs CFA dans un seul appareil, alors que la stratégie béninoise préserve la trésorerie et permet de rediriger ces fonds vers des secteurs productifs et sociaux. Enfin, un État propriétaire subit l’obsolescence et la décote de son avion, tandis que la location offre un accès permanent à une flotte moderne et adaptable selon les besoins du voyage.

    L’annulation du Boeing 737 : un symbole fort

    Le geste le plus emblématique de cette politique reste l’arrêt du projet d’acquisition du Boeing 737 présidentiel. Commandé sous Boni Yayi, cet appareil devait renforcer le rayonnement international du pays. Dès son arrivée au pouvoir en 2016, le président Patrice Talon a mis fin au processus. Plutôt que de dépenser des dizaines de millions de dollars pour un avion qui serait resté la majeure partie du temps au sol, les fonds libérés ont été redirigés vers des investissements structurels : infrastructures routières, accès à l’eau potable, énergie et projet national d’asphaltage.

    Les enseignements d’une gouvernance moderne

    Cette approche béninoise invite à une réflexion plus large sur la rationalisation des dépenses publiques. Au-delà de la performance budgétaire, elle désacralise les attributs du pouvoir, montrant que l’efficacité diplomatique ne se mesure pas à la taille d’un pavillon peint sur un fuselage, mais à la pertinence des arguments et à la rigueur de la gestion intérieure. En refusant d’immobiliser ses capitaux dans des passifs de prestige, le Bénin affirme une doctrine claire : l’argent public doit servir le développement, non le décorum. Cette sobriété financière, dans un contexte mondial de resserrement du crédit, s’avère particulièrement visionnaire.

  • Niger : une diplomatie féminine pour le comité onusien

    Niger : une diplomatie féminine pour le comité onusien

    Niamey, 10 juin 2026 – Le Niger intensifie ses efforts pour occuper une place de choix dans les enceintes internationales. Dans cette perspective, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), a accueilli mardi 9 juin à Niamey une délégation chargée de promouvoir la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou au Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

    Conseil Consultatif de la Refondation

    Une coalition stratégique pour porter l’expertise de la société civile à l’échelle onusienne

    À la tête de l’ONG Femmes Action et Développement (FAD), Mme Idé Sadou bénéficie du soutien d’un comité mis en place pour porter sa candidature sur la scène internationale. À cet effet, reçus au siège du CCR, ses membres sont venus faire le point sur les démarches déjà entreprises et échanger sur les moyens d’élargir la mobilisation autour de cette ambition portée par le Niger.

    Par ailleurs, les discussions ont porté sur les enjeux que représente une telle candidature pour le pays. Selon les promoteurs de cette initiative, l’accession d’une Nigérienne à cet organe onusien constituerait une reconnaissance des compétences nationales et offrirait au pays une plus grande visibilité dans les débats internationaux consacrés aux droits des femmes.

    Conseil Consultatif de la Refondation

    Les enjeux de la représentation du Niger aux Nations unies

    Pour sa part, le président du Conseil consultatif de la refondation a marqué son intérêt pour cette démarche. À cette occasion, il a appelé les membres du comité à maintenir leurs efforts et a insisté sur la nécessité de valoriser les ressources humaines nationales capables de contribuer au rayonnement du Niger au-delà de ses frontières.

    En outre, l’audience s’est déroulée en présence de plusieurs responsables du bureau du CCR, parmi lesquels le rapporteur général, Abdou Moustapha, ainsi que le secrétaire de la Commission Justice et Droits de l’Homme, Cheikh Hassane Abdoulaye.

    Plus largement, cette mobilisation autour de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou s’inscrit dans une volonté d’accroître la représentation nigérienne dans les institutions internationales. Ainsi, en cas d’élection, le Niger renforcerait sa voix au sein des mécanismes des Nations unies dédiés à la promotion de l’égalité des sexes et à la lutte contre les discriminations faites aux femmes, tout en consolidant son influence diplomatique sur les questions liées aux droits humains.

  • Bénin et Mali scellent un nouveau pacte de solidarité à Bamako

    Bénin et Mali scellent un nouveau pacte de solidarité à Bamako

    Le président béninois Romuald Wadagni a marqué un tournant diplomatique en se rendant à Bamako ce mardi 9 juin 2026. Accueilli par le général Assimi Goïta, chef de l’État malien, cette visite de travail a posé les jalons d’une refonte ambitieuse des relations entre Cotonou et Bamako, aboutissant à l’adoption de résolutions stratégiques.

    Un renforcement des liens économiques

    Les discussions ont porté sur la relance des échanges commerciaux, en particulier le rôle clé du port de Cotonou pour l’approvisionnement du Mali. Les deux parties ont convenu de dynamiser le commerce bilatéral et d’activer la Grande Commission mixte Bénin-Mali. Sa deuxième session se tiendra prochainement pour concrétiser les accords sur la libre circulation des biens et des investissements.

    Sécurité et souveraineté : un front uni

    Face aux menaces terroristes et au crime organisé dans la bande sahélo-saharienne, les deux pays ont décidé de renforcer leur coordination sécuritaire. Sur le plan diplomatique, ils ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la non-ingérence. ‘Les destins de nos peuples sont liés. Nous écrivons aujourd’hui une page nouvelle fondée sur le respect et le co-développement’, a souligné la délégation béninoise.

    Une invitation pour une visite d’État

    Au-delà de la politique et de l’économie, la culture et le rapprochement des peuples figurent aussi parmi les priorités. Romuald Wadagni a invité le général Assimi Goïta à effectuer une visite d’État au Bénin, invitation acceptée. Les dates seront fixées par voie diplomatique. Cette rencontre à Bamako illustre que, malgré les recompositions régionales, les ponts de la coopération pragmatique restent solides.

  • N’Djamena accueille le 25e forum pharmaceutique international sur la production locale de médicaments

    N’Djamena accueille le 25e forum pharmaceutique international sur la production locale de médicaments

    Forum pharmaceutique international : N'Djamena au coeur de la santé africaine

    N’Djamena, capitale du Tchad, abrite la 25e édition du Forum pharmaceutique international. Cet événement de premier plan rassemble spécialistes de la santé, professionnels du secteur et délégations venues de divers pays africains. Axé sur l’amélioration de l’accès aux soins, ce rendez-vous entend stimuler la fabrication locale de médicaments et relever les défis de l’industrie pharmaceutique sur le continent.

    Au nom du chef de l’État, le Premier ministre Allah Maye Halina a adressé un accueil chaleureux aux délégations des nations amies réunies à N’Djamena. Il a salué leur présence qui, selon lui, honore le Tchad et démontre une détermination partagée à intensifier la coopération sanitaire.

    Le Tchad se félicite d’organiser ce forum pour la seconde fois, après la 13e édition. Cette plateforme offre un cadre idéal pour le dialogue, le partage d’expériences et la recherche de solutions aux enjeux sanitaires contemporains. Au-delà des échanges scientifiques, le forum se veut un espace d’orientation pour les politiques publiques. Les débats et recommandations devront aboutir à des actions tangibles pour les populations.

    Allah Maye Halina a souligné l’urgence de construire une Afrique autosuffisante en médicaments, vaccins et dispositifs médicaux pour satisfaire les besoins de ses habitants. Il a rappelé que le gouvernement tchadien continue d’œuvrer pour renforcer le système de santé, élargir l’accès aux soins et développer les compétences nationales en pharmacie.

    Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a qualifié le forum de plateforme exceptionnelle pour les échanges, le partage d’expériences et la création de partenariats pérennes. Il a invité les participants à définir des solutions pratiques pour surmonter les obstacles à l’accès aux médicaments de qualité, à la réglementation, à la formation et à l’innovation.

    M. Laroussi Mustapha, s’exprimant au nom d’InterOrdre, a souligné l’importance de cette 25e édition dont le thème est : « Renforcer l’accès aux soins de santé : opportunités et défis de la fabrication locale et de la pharmacie hospitalière ».

    Il a insisté sur le fait que ce thème est fondamental pour leur mission : chaque médicament concerne un patient, chaque officine une famille, chaque décision une vie. Il a rappelé que la pharmacie hospitalière est un pilier essentiel de la sécurité et de la qualité des soins, source d’espoir pour les populations.

    Ce forum de haut niveau permet aux acteurs pharmaceutiques de réfléchir collectivement aux stratégies pour améliorer durablement l’accès aux soins et renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique.

  • Burkina Faso : le terme « camarade » devient obligatoire dans les administrations publiques

    Burkina Faso : le terme « camarade » devient obligatoire dans les administrations publiques

    Un changement de vocabulaire aux implications idéologiques

    Depuis le 1ᵉʳ juin, une directive officielle contraint l’ensemble des administrations publiques du Burkina Faso à utiliser le terme « camarade » lorsqu’elles s’adressent aux citoyens et usagers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la « révolution progressiste et populaire » prônée par les autorités de transition, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré. Elle constitue une rupture symbolique marquée avec les codes administratifs hérités de l’époque coloniale.

    Les objectifs affichés par le pouvoir

    L’abandon des formules traditionnelles « Monsieur » et « Madame » au profit de « camarade » ne relève pas d’un simple changement lexical. Selon l’exécutif burkinabè, cette décision vise à :

    • Éliminer les barrières protocolaires entre l’État et la population, afin de rapprocher l’administration de ses administrés ;
    • Renforcer la cohésion nationale, jugée indispensable face aux défis existentiels du pays ;
    • Affirmer la souveraineté en rompant avec les formules de politesse occidentales, perçues comme des vestiges de la culture coloniale ou bourgeoise.

    Un écho à l’héritage sankariste

    Cette initiative rappelle directement la Révolution démocratique et populaire menée par le capitaine Thomas Sankara entre 1983 et 1987, période durant laquelle le terme « camarade » était le pivot de la rhétorique révolutionnaire. Le régime actuel cherche ainsi à capter la légitimité historique de Sankara, figure demeurée extrêmement populaire auprès de la jeunesse burkinabè. Ce retour aux sources sankaristes s’accompagne d’autres mesures de refondation, notamment la révision de la charte de la transition, la promotion du développement endogène et une redéfinition des alliances géopolitiques.

    Des réactions contrastées dans la société

    La mise en œuvre de cette directive suscite des avis partagés au Burkina Faso.

    Adhésion des partisans

    Les soutiens du pouvoir de transition saluent une mesure patriotique et historique, estimant qu’elle place le citoyen au cœur de l’action publique, brise les élitismes et insuffle un esprit de corps nécessaire en période de crise.

    Réserves des sceptiques et de l’opposition

    À l’inverse, des voix critiques jugent cette initiative trop symbolique et estiment que les priorités devraient rester la sécurité du territoire, le retour des déplacés internes et la lutte contre le terrorisme.

    Défis concrets pour l’administration

    Au sein des ministères et préfectures, les agents publics doivent adapter sans délai leurs correspondances officielles, formulaires et protocoles d’accueil, ce qui représente un défi managérial et culturel à court terme.

    Alors que le Burkina Faso reste confronté à des défis sécuritaires et humanitaires majeurs, le gouvernement de transition fait le pari que la sémantique peut devenir un puissant levier de mobilisation collective. Il faudra observer si ce langage révolutionnaire suffira à consolider durablement l’union sacrée souhaitée par Ouagadougou.

  • Assemblée nationale togolaise : quatre lois majeures pour la sûreté nucléaire

    Assemblée nationale togolaise : quatre lois majeures pour la sûreté nucléaire

    Lomé, 10 juin 2026 — Le mardi 9 juin, l’Assemblée nationale du Togo a voté en faveur de quatre projets de loi essentiels pour consolider la sûreté nucléaire et la gestion des risques radiologiques. Cette décision, prise lors de la troisième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, représente une avancée décisive dans l’alignement de la législation togolaise sur les standards internationaux.

    La séance, dirigée par le président de l’Assemblée, le professeur Komi Selom Klassou, a vu la présence du ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo. Les députés ont approuvé en première lecture les textes permettant l’adhésion du Togo à quatre conventions internationales : la Convention sur la sûreté nucléaire (Vienne, 1994), la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs (1997), la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire (1986) et la Convention sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou d’urgence radiologique (1986).



    L’objectif sous-jacent est de fournir à l’État un cadre réglementaire solide pour superviser les activités scientifiques, prévenir les dangers de contamination et garantir une stricte conformité aux protocoles de sécurité.

    Assemblée nationale du Togo

    Un ancrage multilatéral renforcé par quatre conventions

    « Le nucléaire est une énergie d’avenir, utile dans plusieurs secteurs clés : la production d’électricité, la santé, l’industrialisation, l’agriculture ou encore l’élevage », a rappelé Aklesso Atcholi, président de l’UNIR. « Mais il est essentiel d’établir et de maintenir un haut niveau de sûreté pour protéger les personnes, les biens et l’environnement. »

    Si les technologies radiologiques ouvrent des perspectives de développement majeures, notamment dans le traitement médical ou l’optimisation agricole, leurs implications environnementales exigent une vigilance constante. En ratifiant ces conventions, le Togo améliore non seulement ses capacités internes d’anticipation, mais accède également aux mécanismes internationaux d’assistance mutuelle et de partage d’informations en temps réel en cas d’urgence.

    « Ces projets de loi traduisent une démarche cohérente : nous ne faisons pas seulement le choix d’une énergie d’avenir ; nous choisissons le plus haut standard de sécurité qui l’accompagne », a déclaré le ministre Eklo. « Ratifier ces textes, c’est envoyer un signal fort à la communauté internationale : le Togo est un État moderne, responsable et rigoureux. »

    Assemblée nationale du Togo

    Concilier progrès technologique et impératif de sécurité

    Pour le président de la représentation nationale, le professeur Komi Selom Klassou, cette réforme consacre une doctrine de responsabilité collective face aux crises transfrontalières.

    « Instruit par l’histoire tragique de Tchernobyl, le Togo est convaincu que face à des risques d’une telle ampleur, aucun État ne peut agir seul », a-t-il argumenté, replaçant ces textes dans une vision globale de protection des populations et de diplomatie pacifique.

    Conformément au fonctionnement du système parlementaire togolais, ces quatre textes de loi seront transmis dans les prochains jours au Sénat pour un examen dans les mêmes termes. Une fois cette étape franchie et les lois promulguées, le Togo parachèvera sa mutation institutionnelle, liant indissociablement son horizon technologique à l’exigence de la sécurité publique.

  • 250 ans de relations maroco-américaines célébrés à Chellah

    250 ans de relations maroco-américaines célébrés à Chellah

    À l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, une célébration inédite s’est déroulée sur le site historique de Chellah, à Rabat. L’ambassade américaine au Maroc a organisé cette réception pour la première fois dans ce lieu chargé d’histoire, réunissant hauts responsables marocains, diplomates et acteurs des secteurs public et privé.

    Cet événement a mis en lumière près de deux siècles et demi de relations bilatérales entre Washington et le Royaume chérifien. Dans un contexte mondial marqué par des mutations géopolitiques et économiques, les États-Unis ont réaffirmé leur engagement envers un partenariat stratégique présenté comme plus solide que jamais. Les vestiges millénaires de Chellah ont ainsi servi d’écrin à cette soirée hautement symbolique, soulignant la profondeur des liens unissant les deux nations.