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  • Fintech et IA : Rabat accueille la troisième édition du Visa Fintech Day

    Fintech et IA : Rabat accueille la troisième édition du Visa Fintech Day

    La Tour Mohammed VI de Rabat a été le théâtre, mardi dernier, de la troisième édition du «Visa Fintech Day». Cet événement a rassemblé les figures majeures de l’écosystème financier marocain autour des thématiques de l’innovation, des paiements numériques et de l’inclusion financière.

    Organisé par Visa en collaboration avec le Morocco Fintech Center (MFC), l’Agence de Développement du Digital (ADD) et Technopark, ce rendez-vous a réuni des représentants des pouvoirs publics, des régulateurs, des banques, des fintechs, des investisseurs et des entreprises technologiques. L’édition 2023 a mis un accent particulier sur l’intelligence artificielle et son rôle dans la transformation des services financiers.

    La cérémonie d’ouverture a été assurée par Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, qui a souligné l’apport de l’IA pour accélérer une transformation numérique inclusive. Plusieurs débats ont également porté sur l’impact de la digitalisation sur l’économie nationale, notamment lors d’un échange entre Sami Romdhane, Country Manager de Visa au Maroc, et Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce.

    Les intervenants ont mis en avant la contribution croissante des technologies numériques à la modernisation du tissu économique marocain, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. Les paiements numériques, l’exploitation des données et les outils basés sur l’IA sont désormais perçus comme des leviers essentiels de compétitivité et de développement.

    Le Maroc mise sur l’IA pour accélérer sa transformation financière

    L’un des moments forts de cette édition a été la présentation d’un livre blanc consacré à l’écosystème fintech marocain. Réalisé conjointement par Visa et le Morocco Fintech Center avec la participation de plusieurs institutions, ce document vise à servir de référence pour les investisseurs, les professionnels du secteur et les décideurs publics.

    Le rapport formule plusieurs recommandations destinées à accélérer l’innovation financière au Maroc. Parmi elles figurent le développement de «sandboxes» réglementaires permettant de tester de nouveaux services dans un cadre sécurisé, la standardisation des intégrations technologiques entre acteurs du marché, le renforcement des mécanismes de financement des jeunes pousses ainsi qu’un recours accru à l’intelligence artificielle et à l’analyse des données pour favoriser l’inclusion financière.

    L’événement a également permis de mettre en avant le programme Visa Africa Fintech Accelerator. Lancée dans le cadre de l’engagement du groupe d’investir un milliard de dollars en Afrique d’ici 2027, cette initiative accompagne les startups fintech du continent à travers un programme intensif de douze semaines.

    Startups, banques et régulateurs : une collaboration en pleine maturation

    Depuis son lancement, l’accélérateur a soutenu 104 fintechs africaines réparties sur six promotions successives. Leur valorisation cumulée dépasse 1,4 milliard de dollars. Dix startups marocaines ont déjà bénéficié du programme, accédant à un accompagnement stratégique, à l’infrastructure technologique de Visa et à des opportunités de financement.

    Lors de cette troisième édition, deux startups marocaines issues de la dernière cohorte ont été mises à l’honneur. Toutes deux développent des solutions reposant sur l’intelligence artificielle et l’exploitation des données afin de répondre à des problématiques structurelles du secteur financier.

    Pour Sami Romdhane, cette évolution témoigne de la maturité croissante de l’écosystème national. Selon lui, les fintechs marocaines privilégient désormais une logique de collaboration avec les banques et les régulateurs plutôt qu’une approche de rupture. Une dynamique que Visa entend accompagner en mettant à disposition ses infrastructures technologiques et son expertise mondiale afin de soutenir l’innovation financière et l’élargissement de l’accès aux services financiers au Maroc.

  • Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Rdc : plongée au cœur des centres msf en pleine crise ebola

    Depuis l’apparition de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, Médecins Sans Frontières (MSF) accélère sa riposte contre le virus. Nos reporters se sont rendus dans les structures de soins de Goma et de Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de cette dix-septième flambée épidémique, pour observer le travail des équipes humanitaires.

    Un bilan épidémiologique toujours plus lourd

    Avec l’augmentation de la capacité de dépistage fin mai, les autorités sanitaires congolaises ont actualisé les chiffres. Au 4 juin 2026, le bilan officiel de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) en RDC fait état de :

    • 381 cas confirmés ;
    • 64 décès confirmés ;
    • 233 cas suspects actuellement en isolement.

    En Ouganda, la situation demeure sous contrôle avec 19 cas notifiés et un seul décès au 5 juin.

    MSF étend ses capacités de soins face à Ebola

    Pour freiner la propagation du virus Bundibugyo et briser la chaîne de transmission, MSF adapte son intervention dans les zones les plus affectées.

    À Bunia : un centre saturé se développe rapidement

    À Bunia, la structure de traitement connaît un engorgement. Le 5 juin, elle accueillait 37 patients suspects et 7 cas confirmés. Devant le risque de diffusion, le centre s’agrandit. « Nous aménageons une nouvelle parcelle et allons doubler notre capacité pour atteindre 70 lits en quelques jours », indique Anthony Kergosien, coordinateur des urgences à Bunia. En cas de besoin, la capacité pourra être portée à 100 lits.

    À Goma : réouverture et réhabilitation d’un centre historique

    À Goma, MSF a remis en service un centre de traitement dédié à l’isolement des cas suspects et aux soins des patients confirmés. Les premières admissions remontent au 28 mai.

    « C’est un centre qui a déjà servi lors d’épidémies précédentes. Les équipes commencent par dialoguer avec les patients, les rassurer sur la prise en charge, la durée moyenne de séjour et les prélèvements à effectuer », explique Tathy Modjaka Nzoko, responsable des activités médicales de MSF à Goma.

    Sécurité des soignants et confiance des communautés : clés de la riposte

    Protéger le personnel médical face au virus

    Le personnel soignant est doté d’équipements de protection individuelle pour assurer une défense efficace contre le virus Bundibuguyo. La dose infectieuse étant très faible, « il suffit de quelques particules virales au mauvais endroit, comme dans les yeux ou la bouche, pour déclencher la maladie ».

    L’objectif principal de l’équipement est de maintenir le virus Ebola à l’extérieur de la peau. « Pour cela, il doit être imperméable, car le virus se transmet par les fluides corporels. C’est crucial car nous ne disposons pas des vaccins et traitements habituels », témoigne Armand Sprecher, médecin urgentiste et épidémiologiste pour MSF.

    Instaurer la confiance avec les populations locales

    Pour que les malades acceptent un isolement rapide, un travail d’explication et de sensibilisation est essentiel.

    « La confiance entre MSF et la population locale est fondamentale. Les gens soignent généralement leurs proches à domicile, mais nous avons besoin qu’ils viennent immédiatement dans un centre de traitement. Avec nos équipements, nous ressemblons à des extraterrestres, ce qui peut les rebuter. Nous expliquons pourquoi nous les portons et que beaucoup de ces personnes en combinaison sont des visages connus de la communauté », selon Armand Sprecher.

    Transfert de compétences et formation des équipes

    Pour une réponse à grande échelle, MSF mise sur le partage d’expertise. Des formations spécifiques sont dispensées, notamment dans un centre en Belgique, avant le départ sur le terrain.

    « À chaque épidémie d’Ebola, le transfert de connaissances est un élément clé de la réponse. Nous avons au sein de MSF des personnes très expérimentées, donc nous envoyons ces professionnels aguerris qui peuvent former d’autres collègues », affirme Armand Sprecher.

    Je donne au Fonds d’urgence MSF

    Comprendre le virus Bundibugyo : spécificités de cette épidémie

    Contrairement aux flambées précédentes en RDC, celle-ci est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo (de la famille des orthoebolavirus, qui inclut aussi les souches Zaïre et Soudan).

    Bien que le taux de létalité du Bundibugyo soit plus faible que celui du virus Ebola classique (entre 25 et 40 %), la riposte fait face à un obstacle majeur : il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué contre cette souche spécifique.

    L’action humanitaire de MSF se poursuit dans tout le pays

    Des centaines de professionnels de MSF restent déployés en Ituri et au Nord-Kivu, tandis que de nouvelles structures de soins s’organisent au Sud-Kivu. Chaque semaine, plusieurs tonnes de matériel médical et logistique arrivent en RDC depuis nos centres internationaux pour soutenir l’intervention.

  • Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Une centrale électrique à N’Djamena : symbole du partenariat Algérie-Tchad

    Le Premier ministre tchadien, M. Allamaye Halina, a procédé à la pose de la première pierre d’une centrale électrique à N’Djamena. Lors de cette cérémonie, il a souligné que ce projet structurant illustre la dynamique positive de la coopération entre l’Algérie et le Tchad.

    Cette infrastructure énergétique majeure vise à améliorer l’approvisionnement en électricité de la capitale tchadienne et concrétise la volonté des deux pays de renforcer leurs liens bilatéraux. Le projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration prometteuse entre Alger et N’Djamena dans le secteur de l’énergie.

  • Une centrale de 40 MW au Tchad renforce la coopération énergétique avec l’Algérie

    Une centrale de 40 MW au Tchad renforce la coopération énergétique avec l’Algérie

    Lundi, les premiers ministres tchadien Allah-Maye Halina et algérien Sifi Ghrieb ont officiellement lancé les travaux d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena. Entièrement financée par Alger, cette infrastructure, baptisée « centrale de solidarité algéro-tchadienne », sera réalisée par Sonelgaz International, filiale du groupe public algérien spécialisé dans l’électricité et le gaz. Ce projet vise à accroître la capacité de production électrique du Tchad, confronté à une demande énergétique qui dépasse les ressources disponibles.

    Crédit Photo : PMT

    La délégation algérienne conduite par Sifi Ghrieb comprenait plusieurs ministres, responsables publics et dirigeants d’entreprises des secteurs de l’énergie, des hydrocarbures et des infrastructures. Parmi eux, Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures, et Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ainsi que des représentants d’entreprises publiques algériennes. Ce projet illustre, selon les autorités algériennes, un geste de coopération décidé par le président Abdelmadjid Tebboune pour renforcer les liens bilatéraux avec N’Djamena.

    Lors de la cérémonie, Sifi Ghrieb a souligné que cette centrale reflète la conviction de l’Algérie qu’une coopération africaine efficace peut générer un développement partagé à travers des projets concrets ayant un impact direct sur les populations. Il a mis en avant « la solidarité active, les investissements productifs et les partenariats créateurs de richesse au service des peuples ». L’énergie devient un pilier de la présence économique algérienne dans le Sahel, après l’inauguration le 3 juin d’une centrale similaire au Niger, également construite par Sonelgaz International.

    Au-delà de l’énergie, les discussions entre les deux délégations ont porté sur la route transsaharienne, les réseaux de fibre optique et les liaisons aériennes et logistiques pour améliorer les connexions commerciales régionales. Sur le plan sécuritaire, Alger et N’Djamena ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coordination diplomatique sur les dossiers sahéliens et africains, en privilégiant les solutions africaines et le respect de la souveraineté des États.

    Depuis la création en 2020 de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dotée d’un budget annoncé d’un milliard de dollars, l’Algérie multiplie les financements d’infrastructures, de projets énergétiques et d’initiatives économiques dans plusieurs pays africains.

  • Partenariat médical majeur : Sorbonne Université et le CHIC au Bénin renforcent la santé africaine

    Partenariat médical majeur : Sorbonne Université et le CHIC au Bénin renforcent la santé africaine

    Un pont scientifique entre l’Europe et l’Afrique pour révolutionner les soins

    L’Afrique de l’Ouest s’apprête à bénéficier d’une avancée majeure dans le domaine de la santé grâce à une collaboration inédite entre Sorbonne Université et le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC). Une délégation française de haut niveau, dirigée par la présidente de l’établissement, a foulé le sol béninois pour poser les bases d’un partenariat ambitieux.

    Le CHIC, un joyau médical conçu pour réduire les évacuations sanitaires

    Inauguré dans le but de hisser les standards médicaux du Bénin au niveau international, le CHIC se distingue par ses infrastructures d’exception. Étendu sur plus de 40 000 m², ce centre hospitalier moderne peut accueillir plus de 430 patients et intègre des équipements de pointe en oncologie, radiothérapie et cardiologie. Les visiteurs ont été impressionnés par la qualité des installations, conformes aux normes les plus exigeantes.

    Former les talents et innover pour les générations futures

    Cette alliance ne se limite pas à la visite des locaux. L’objectif est de concevoir des programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques du CHIC, en associant l’expertise académique européenne aux compétences locales. L’enjeu ? Créer un pôle d’excellence africain capable d’attirer chercheurs et professionnels de santé de toute la région.

    « Cette coopération vise à transformer durablement l’offre de soins et la recherche médicale au service des populations béninoises et africaines », souligne un membre de la délégation.

    Un modèle à suivre pour l’avenir de la médecine en Afrique

    En unifiant les forces de Sorbonne Université et les avancées technologiques du CHIC, le Bénin ne se contente pas d’accueillir un hôpital moderne : il devient le théâtre d’une révolution sanitaire. Ce partenariat pourrait bien servir de référence pour d’autres pays africains souhaitant développer leur secteur médical.

  • Autoritarisme au Burkina Faso : l’interdiction des concours de beauté, symptôme d’un pouvoir en dérive

    Autoritarisme au Burkina Faso : l’interdiction des concours de beauté, symptôme d’un pouvoir en dérive

    Une décision aux relents de contrôle autoritaire

    Une note gouvernementale a récemment fait l’objet d’une attention particulière. Les autorités burkinabè ont en effet décrété la suspension indéfinie de tous les concours de beauté sur l’ensemble du territoire. Si l’argumentaire officiel invoque la préservation des valeurs culturelles traditionnelles et la nécessité de préserver la cohésion sociale dans un contexte sécuritaire dégradé, les motivations profondes de cette mesure s’avèrent bien plus révélatrices.

    La diversion, tactique de gouvernance controversée

    Dans un pays confronté à des défis sécuritaires majeurs et à une crise humanitaire persistante, le choix de cibler les concours de beauté interroge. Pourquoi s’acharner sur des événements jugés futiles alors que les priorités nationales devraient se concentrer sur la restauration de l’ordre républicain et la protection des populations ?

    Pour les spécialistes des dynamiques politiques africaines, cette ingérence dans le domaine culturel relève d’une stratégie bien rodée : la diversion. En focalisant l’attention sur des débats moraux et sociétaux, le pouvoir en place cherche à éclipser les lacunes de sa gestion de crise et son incapacité à honorer ses engagements en matière de stabilité institutionnelle.

    Le moralisme d’État, masque d’un contrôle social accru

    L’interdiction des concours de beauté s’inscrit dans une logique plus large de restriction des libertés individuelles. Sous couvert de « restauration de l’ordre moral », les autorités étendent leur emprise sur la sphère privée des citoyens, dictant ce qui est acceptable ou non dans l’espace public.

    Un défenseur des droits fondamentaux, sollicité sous le couvert de l’anonymat, s’interroge : « Aujourd’hui, c’est un défilé de beauté qui est interdit au nom de la morale collective. Mais jusqu’où iront-ils ? Demain, ce sera peut-être un vêtement, une création artistique ou une opinion qui seront jugés indignes d’être partagés. »

    Cette tendance à vouloir régenter les expressions culturelles et les loisirs est une caractéristique des régimes autoritaires. La méthode employée est insidieuse : elle ne recourt pas encore à la violence physique, mais s’appuie sur des textes réglementaires liberticides, infantilisant ainsi une société à qui l’on impose des normes arbitraires de « décence ».

    La démocratie burkinabè en voie d’étouffement

    Ce qui est en train de se jouer au Burkina Faso dépasse largement le cadre des concours de beauté. Il s’agit d’une érosion progressive des fondements démocratiques et civiques du pays. Après la mise au pas des partis politiques, la censure des médias indépendants et la répression des voix dissidentes, c’est désormais au tour des industries culturelles de subir les foudres du pouvoir.

    Une dictature moderne se reconnaît à sa capacité à infiltrer tous les aspects de la vie sociale, à légitimer l’arbitraire par des lois et à ériger le puritanisme en doctrine nationale. En privant la jeunesse et les acteurs culturels de leurs espaces d’expression et de divertissement, le gouvernement de transition envoie un message sans ambiguïté : l’allégeance idéologique doit être totale, et toute forme de dissidence, même esthétique, sera désormais sanctionnée.

    Derrière une rhétorique patriotique et moralisatrice, le Burkina Faso s’engage sur une pente glissante vers un monolithisme social où l’État dicte non seulement les règles, mais aussi les pensées et les aspirations de ses citoyens. Une dérive qui, sous des apparences protectrices, porte un nom tristement familier dans l’histoire politique mondiale : l’autoritarisme.

  • Burkina Faso : des documents stratégiques pour l’avenir de l’aquaculture

    Burkina Faso : des documents stratégiques pour l’avenir de l’aquaculture

     

    À Ouagadougou, les acteurs de l’aquaculture burkinabè ont validé et présenté, le 8 juin dernier, une série de documents clés visant à encadrer et orienter le développement de la filière sur le long terme. Il s’agit notamment d’un diagnostic sectoriel, d’un parcours d’investissement et d’un guide opérationnel, conçus pour servir de référence aux politiques publiques comme aux initiatives privées dans le domaine aquacole.

    Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme régional Sahel RESILAND, qui cherche à renforcer la résilience des paysages sahéliens et des communautés locales. Le programme privilégie la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que la diversification des activités économiques rurales, dans le but de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie.

    Un pilier fondamental de cette architecture est dédié aux connaissances. Il a pour vocation d’éclairer les décisions publiques, de structurer les interventions futures et de promouvoir des solutions adaptées aux contextes locaux. C’est dans cette optique qu’intervient l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays du Sahel dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est de réaliser des diagnostics nationaux approfondis et de définir des trajectoires d’investissement cohérentes pour un développement durable de l’aquaculture.

    Les travaux menés ont permis de dresser un état des lieux actualisé de la filière aquacole burkinabè, mettant en évidence ses atouts et ses contraintes structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un parcours d’investissement identifiant les priorités stratégiques, les besoins de financement et les mécanismes de mise en œuvre, ainsi qu’un guide destiné à accompagner les porteurs de projets publics et privés.

    Présidant la rencontre, Issiaka Zouri, chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des différents acteurs ayant contribué à ces résultats. Il a souligné la cohérence de cette initiative avec les ambitions nationales en matière de développement des productions animales et halieutiques, notamment dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique.

    Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts importants, notamment des ressources hydriques considérables et un potentiel halieutique encore sous-exploité. Dans cette perspective, la mise en œuvre effective des orientations issues de ces travaux devrait contribuer à mieux structurer la filière, accroître la production nationale de poisson, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et offrir de nouvelles opportunités économiques aux jeunes et aux femmes.

  • Coupures d’électricité à Niamey, Dosso et Tillabéri : NIGELEC sur le pont après une panne technique

    Coupures d’électricité à Niamey, Dosso et Tillabéri : NIGELEC sur le pont après une panne technique

    Niamey, 8 juin 2026 – La Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) a annoncé ce lundi que les perturbations électriques touchant Dosso, Niamey et Tillabéri sont la conséquence d’un incident technique sur le réseau de la Zone Fleuve.

    Les équipes techniques de l’entreprise ont détecté la panne à partir de 1 h 50 du matin. Immédiatement, elles ont été mobilisées pour rétablir progressivement la fourniture d’électricité dans les meilleurs délais.

    NIGELEC

    En parallèle, la NIGELEC a activé des unités de production locale pour limiter l’impact des coupures sur les usagers. La société a présenté ses excuses pour les désagréments causés et assure que les opérations de réparation se poursuivent.

    Une communication de crise maîtrisée

    Face à l’urgence, la direction de la NIGELEC tente de rassurer une clientèle prise au dépourvu, tout en restant prudente. Si la société confirme que l’anomalie s’est produite sur le réseau stratégique de la « Zone Fleuve », elle n’a pas encore dévoilé la nature exacte ni l’origine technique de cette défaillance majeure.

    En coulisses, les ingénieurs ont déjà lancé une course contre la montre pour diagnostiquer le problème. Consciente des répercussions sur la vie quotidienne et l’économie, l’entreprise appelle les usagers à la patience pendant que les équipes techniques sécurisent et remettent en service le dispositif principal.

    Un axe géographique clé touché

    L’incident frappe le cœur économique et administratif du pays, incluant la capitale Niamey ainsi que les régions de Dosso et Tillabéri. Pour éviter un black-out total et maintenir les infrastructures vitales (hôpitaux, commerces, administrations), la NIGELEC a dû activer en urgence ses générateurs de production locale.

    Ce recours aux moyens d’appoint, bien qu’insuffisant pour couvrir toute la demande habituelle, sert de bouclier temporaire pour atténuer les désagréments en attendant le retour au réseau national.

  • Burkina Faso : entre défis environnementaux et avancées économiques, le bilan hebdomadaire

    Burkina Faso : entre défis environnementaux et avancées économiques, le bilan hebdomadaire

    La semaine du 1er au 7 juin 2026 a été marquée par une actualité dense au Burkina Faso, mêlant enjeux environnementaux, économiques, sécuritaires, diplomatiques, sociaux, sportifs et culturels.

    Sur le plan écologique, la mort en masse de poissons au barrage n°3 de Ouagadougou a suscité de vives réactions. Les expertises menées par les laboratoires du ministère de l’Environnement ont mis en lumière une acidité excessive de l’eau, une température élevée et un déficit critique en oxygène dissous, entraînant une asphyxie généralisée des poissons.

    Côté économie, le paysage médiatique burkinabè s’est enrichi avec le lancement officiel de Banque Finance Magazine, un nouveau titre spécialisé dans les questions financières et économiques. Par ailleurs, la campagne Faso Mêbo continue de mobiliser : les dons ont dépassé 261 millions de francs CFA, avec la région du Kadiogo en tête. La diaspora burkinabè en France a également contribué à hauteur de plus de 10 millions de francs CFA pour soutenir l’effort de paix et le développement.

    Dans le secteur agricole, les autorités ont annoncé la formation de 8 000 jeunes pour renforcer la quête d’autosuffisance alimentaire. À Loumbila, la ferme semencière, à l’arrêt depuis près de vingt ans, a retrouvé une nouvelle vie grâce à la remise en eau du périmètre irrigué, permettant une production continue de semences toute l’année.

    Des perspectives encourageantes sont également apparues dans le domaine énergétique : des investisseurs prévoient la construction de deux centrales thermiques de 300 mégawatts chacune à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Dans le social, un nouveau programme a été lancé pour améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour les déplacés internes, les retournés et les populations affectées par la crise humanitaire.

    En matière de sécurité, le ministre d’État chargé de la Défense patriotique, le Général de Division Célestin Simporé, a profité de la montée des couleurs pour saluer le dévouement des forces combattantes et les encourager à poursuivre la reconquête du territoire. Le capitaine des Étalons, Bertrand Traoré, a également exprimé son soutien aux acteurs de la sécurisation lors d’une rencontre avec le ministre de la Sécurité.

    Sur le plan judiciaire, l’ancien chef de la sécurité du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été condamné à cinq ans de prison ferme dans l’affaire de l’incendie du véhicule de Serge Bayala, connu sous le nom d’Imhotep Bayala.

    Dans le domaine de la circulation, la Police municipale de Ouagadougou a rappelé aux conducteurs de vélomoteurs l’obligation d’utiliser les pistes cyclables lorsqu’elles existent. Par ailleurs, l’ONASER et la Gendarmerie nationale ont renforcé la lutte contre les phares LED non conformes et d’autres infractions dangereuses.

    Sur le front diplomatique, Ouagadougou a reçu le président béninois Romuald Wadagni pour une visite d’amitié et de travail. Le Burkina Faso et l’Italie ont également célébré les 80 ans de la République italienne, réaffirmant la solidité de leurs liens.

    Dans le social, 120 migrants burkinabè sont revenus volontairement de Libye grâce à l’Organisation internationale pour les migrations. Les premiers pèlerins de retour du Hadj ont indiqué avoir prié pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.

    Enfin, le sport et la culture ont clôturé la semaine sur une note contrastée. Les Étalons se sont inclinés 3-0 face à la Russie lors d’un match amical, première défaite sous l’ère Amir Abdou. En revanche, le Burkina Faso a brillé au Championnat d’Afrique de taekwondo avec six médailles, dont une en or. Dans le football local, les frères Boureima et Mamadou Zongo confirment leur statut de figures emblématiques du coaching burkinabè. Côté culture, l’artiste Elty a lancé son premier album intitulé « Likambia », marquant son ascension sur la scène nationale.

  • Boko Haram relâche plus de 400 otages au Nigeria

    Boko Haram relâche plus de 400 otages au Nigeria

    Plus de 400 otages enlevés par Boko Haram enfin libérés au Nigeria

    Dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, une libération historique a eu lieu ce week-end. Plus de 400 femmes et enfants, enlevés par le groupe terroriste Boko Haram au début de l’année, ont recouvré la liberté. Cette nouvelle a été confirmée par plusieurs sources locales, dont un sénateur de l’État et un responsable d’une organisation de jeunesse engagée dans la médiation.

    Boko Haram, la guerre oubliée Capture d’écran d’une vidéo de Boko Haram datant du 31 octobre 2014. Abubakar Shekau, le chef de la secte, figure au centre. © AP

    Selon Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (Bosya), 416 otages, principalement des femmes et des enfants, ont été relâchés samedi dans le village de Ngoshe. Cette libération a été validée par le sénateur Mohammed Ali Ndume, représentant de l’État de Borno, qui a précisé ne pas connaître les modalités exactes de cette opération.

    L’organisation Bosya, qui a servi d’intermédiaire entre les ravisseurs et les familles des victimes, n’a pas communiqué davantage d’informations. Aucune confirmation n’a été donnée quant à un éventuel versement de rançon ou à l’intervention des forces de sécurité nigérianes.

    Ngoshe, une zone sous tension depuis des années

    Le village de Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, se trouve dans les collines de Gwoza, un secteur historiquement marqué par les activités de Boko Haram. Cette région, considérée comme un bastion du groupe armé, est régulièrement frappée par des attaques meurtrières.

    Depuis 2009, l’insurrection menée par Boko Haram, puis par sa faction rivale l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a causé la mort de dizaines de milliers de personnes et plongé des millions d’habitants dans la précarité. Les déplacements massifs de population restent une conséquence directe de ce conflit persistant.

  • Le premier ministre algérien en visite officielle à N’Djamena pour renforcer les liens avec le Tchad

    Le premier ministre algérien en visite officielle à N’Djamena pour renforcer les liens avec le Tchad

    Une mission diplomatique majeure pour consolider la coopération bilatérale.

    Une visite sous le signe de la fraternité et de la coopération

    Chargé personnellement par le président de la République algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a lancé ce lundi une visite officielle en République du Tchad. Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les liens de fraternité et de consolider les relations de partenariat entre les deux nations sœurs.

    Selon les informations communiquées par le cabinet du Premier ministre, cette mission s’accompagne d’une délégation de haut niveau composée de plusieurs personnalités clés : M. Mohamed Arkab, ministre d’État chargé des hydrocarbures, M. Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ainsi que M. Abed Hallouz, directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement. Plusieurs responsables d’entreprises nationales actives dans les secteurs stratégiques des hydrocarbures, de l’énergie et de l’électricité complètent cette équipe.

    Accueil solennel à N’Djamena

    Dès son arrivée à l’aéroport international de N’Djamena, le Premier ministre algérien a été accueilli par son homologue tchadien, M. Allamaye Halina, chef du gouvernement tchadien. La cérémonie de réception a réuni de nombreux membres du gouvernement tchadien ainsi que des hauts responsables, soulignant l’importance accordée à cette visite.

    Une séance de travail bilatérale a immédiatement suivi l’accueil, durant laquelle les deux chefs de gouvernement ont échangé leurs visions sur l’évolution des relations entre l’Algérie et le Tchad. Les discussions ont porté sur les moyens de dynamiser la coopération bilatérale et d’élargir ses champs d’action, reflétant une volonté commune de hisser ces relations à un niveau supérieur au service des intérêts mutuels.

    Pose de la première pierre d’un projet d’envergure : une centrale électrique de 40 mégawatts

    Dans le cadre de cette visite historique, le Premier ministre algérien, accompagné de son homologue tchadien, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre d’une centrale électrique de solidarité algéro-tchadienne. Ce projet, situé dans la zone industrielle de Farcha à N’Djamena, aura une capacité de 40 mégawatts.

    Réalisé par Sonelgaz International, ce projet s’inscrit dans le cadre d’un don de la République algérienne à la République du Tchad, en parfaite cohérence avec les orientations du président Tebboune. Il incarne l’engagement constant de l’Algérie à soutenir le développement durable en Afrique et à renforcer les valeurs de solidarité et de coopération panafricaine à travers des initiatives concrètes et impactantes.

    Consultations stratégiques avec le président tchadien

    Le Premier ministre algérien a également conduit des consultations de haut niveau avec le président de la République du Tchad, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Ces échanges ont porté sur les perspectives de renforcement du partenariat algéro-tchadien ainsi que sur les principales questions régionales et africaines d’intérêt commun.

    Cette visite s’inscrit dans un contexte de dynamisme croissant des relations entre l’Algérie et le Tchad. Elle illustre la volonté partagée des dirigeants des deux pays de porter leur coopération à un niveau encore plus élevé, en particulier dans les domaines économique et du développement.

  • Togo: drame à Kpalimé après les résultats du BAC 1 2026

    Togo: drame à Kpalimé après les résultats du BAC 1 2026

    La communauté éducative de Kpalimé est sous le choc après le décès d’une élève du lycée de Zomayi, survenu le dimanche 7 juin, jour de la publication des résultats du BAC 1 session 2026.

    La jeune fille, qui venait d’apprendre son échec à cet examen, s’est donné la mort par pendaison. Elle était âgée de quelques mois et était inscrite dans cet établissement scolaire.

    Cette disparition a provoqué une vive émotion parmi les camarades de classe, les enseignants et les habitants de la localité. Plusieurs témoins expriment leur tristesse et leur incompréhension face à ce geste tragique.

    Ce drame relance les préoccupations sur la pression psychologique que subissent les élèves lors des examens scolaires. Les acteurs du monde éducatif appellent à renforcer l’écoute et le soutien psychologique des jeunes en détresse, rappelant qu’un échec à un examen ne détermine pas l’avenir d’un élève.

    Des initiatives locales de sensibilisation sont en cours pour aider les apprenants à mieux gérer le stress lié aux épreuves et à trouver des ressources en cas de besoin.