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  • Cérémonie historique à n’djamena pour la centrale algéro-tchadienne

    Une étape majeure pour l’énergie au Tchad : pose de la première pierre d’une centrale de 40 MW

    N’Djamena a accueilli hier une cérémonie symbolique de grande envergure. M. Sifi Ghrieb, Premier ministre algérien, et Allamaye Halina, chef du gouvernement tchadien, ont conjointement posé la première pierre de la future centrale électrique de solidarité algéro-tchadienne. Ce projet ambitieux vise à renforcer significativement le réseau énergétique du Tchad avec une capacité de production de 40 mégawatts.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre les deux nations, visant à sécuriser l’approvisionnement électrique du pays et à soutenir son développement économique. La centrale, dont la construction s’étalera sur plusieurs mois, représente un investissement stratégique pour le Tchad, confronté à des défis persistants en matière d’accès à l’énergie.

    Lors de son discours, M. Sifi Ghrieb a souligné l’importance de ce partenariat pour les populations des deux pays. « Cette centrale n’est pas seulement un projet énergétique, c’est un symbole de solidarité et de confiance mutuelle », a-t-il déclaré. De son côté, Allamaye Halina a salué l’engagement des autorités algériennes dans ce dossier, qualifiant ce projet de « tournant décisif » pour le secteur électrique tchadien.

    Un projet attendu depuis longtemps

    Le Tchad, malgré ses ressources naturelles, fait face à des contraintes majeures en matière d’infrastructures énergétiques. La nouvelle centrale permettra de réduire la dépendance aux générateurs et aux importations d’électricité, tout en améliorant la qualité de l’approvisionnement pour les ménages et les entreprises. Avec une capacité de 40 MW, elle contribuera à combler une partie des besoins croissants du pays, particulièrement dans la capitale N’Djamena.

    Les autorités tchadiennes ont également évoqué les retombées économiques locales. La construction de la centrale générera des emplois temporaires et pourrait attirer des investissements supplémentaires dans le secteur énergétique. « Ce projet va dynamiser l’économie locale et créer des opportunités pour la jeunesse tchadienne », a précisé un responsable du ministère de l’Énergie.

    Une collaboration exemplaire entre l’Algérie et le Tchad

    La centrale de solidarité algéro-tchadienne illustre la volonté des deux pays de renforcer leurs liens économiques et énergétiques. L’Algérie, déjà partenaire majeur du Tchad dans plusieurs domaines, apporte son expertise technique et financière pour concrétiser ce projet. Les discussions entre les deux gouvernements se poursuivent pour finaliser les détails logistiques et garantir une mise en service rapide.

    Ce projet s’ajoute à d’autres initiatives similaires en Afrique, où les pays cherchent à mutualiser leurs ressources pour répondre aux besoins énergétiques croissants. Pour le Tchad, cette centrale représente une avancée majeure vers l’autonomie énergétique et un pas de plus vers la stabilité économique.

    Les travaux de construction débuteront dans les prochaines semaines, sous la supervision conjointe des équipes algériennes et tchadiennes. Une fois opérationnelle, la centrale contribuera à éclairer des milliers de foyers et à soutenir la croissance des industries locales.

  • Formation CNES pour diplomates : l’art de l’anticipation géopolitique au Burkina Faso

    Formation CNES pour diplomates : l’art de l’anticipation géopolitique au Burkina Faso

    À Ouagadougou, le Centre national d’études stratégiques (CNES) a ouvert, ce lundi, un atelier de trois jours destiné aux cadres du Ministère des Affaires Étrangères. Cette session, organisée dans les locaux du Secrétariat Permanent du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (SP-MAEP), vise à perfectionner l’intelligence stratégique et la prospective géopolitique des participants.

    Trente experts, ambassadeurs et conseillers techniques du Ministère des Affaires Étrangères prennent part à cette formation. Son but ? Leur fournir des outils adaptés pour mieux appréhender les mutations rapides du monde et anticiper les crises potentielles.

    Général de brigade Barthélémy Aimé Simporé, Directeur général du CNES.

    Du lundi au mercredi, les participants exploreront des thèmes comme la veille stratégique, l’analyse géopolitique et l’évaluation des risques. Alternant théorie et pratique, cette formation inclut notamment la rédaction de notes de synthèse opérationnelles pour renforcer l’efficacité des décisions politiques.

    Pour le Général de brigade Barthélémy Aimé Simporé, Directeur général du CNES, cette initiative répond à un impératif de gouvernance moderne. « Les rivalités géopolitiques évoluent sans cesse, les défis sécuritaires se complexifient et l’incertitude stratégique s’installe durablement dans le paysage international », a-t-il souligné.

    Il a ajouté que l’enjeu n’est plus simplement de réagir aux crises, mais de développer une véritable capacité de prévision pour le pays. Une approche proactive qui doit devenir la norme dans l’action diplomatique.

    Les experts du Bureau d’analyses stratégiques rassemblés pour la session de formation

    Le Ministère des Affaires Étrangères, représenté par son Directeur de cabinet Dieudonné Désiré Sougouri, a salué ce partenariat avec le CNES. Pour lui, le Bureau d’analyses stratégiques doit constamment ajuster ses méthodes aux réalités du moment.

    Dieudonné Désiré Sougouri, Directeur de cabinet

    Il a insisté sur l’importance de cette mise à niveau pour l’administration publique. « Les fondements traditionnels sont de plus en plus contestés. Il est crucial que nos experts se forment en continu pour maîtriser l’environnement géopolitique international », a-t-il expliqué.

    Photo de famille des participants au SP-MAEP

    Cette formation, première du genre pour ce service, devrait permettre une meilleure identification des risques émergents et des analyses plus pertinentes pour les décideurs. Les organisateurs prévoient d’autres sessions pour pérenniser ce renforcement des compétences.

    Un pas significatif vers la modernisation de la diplomatie nationale, alignée sur les orientations gouvernementales. Le partage d’expériences entre experts de la défense et de l’enseignement supérieur garantit la réussite de cette initiative selon les acteurs impliqués.

  • Rencontre diplomatique entre le Premier ministre et le président tchadien à N’Djamena

    Rencontre diplomatique entre le Premier ministre et le président tchadien à N’Djamena

    Le Premier ministre algérien, M. Sifi Ghrieb, a été reçu en audience officielle, lundi à N’Djamena, par le chef de l’État tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

    Cette visite de courtoisie s’inscrit dans une démarche de renforcement des relations bilatérales entre l’Algérie et le Tchad. Arrivé en début de journée dans la capitale tchadienne, le Premier ministre algérien a été accueilli par les plus hautes autorités du pays pour engager des échanges constructifs.

    L’entretien entre les deux dirigeants s’est concentré sur les opportunités de coopération dans divers domaines, notamment l’économie, la sécurité et les échanges humains. Les discussions visaient à consolider les liens historiques entre les deux nations voisines.

  • Burkina Faso : le chef de l’Onudc en visite au ministère des affaires étrangères

    Burkina Faso : le chef de l’Onudc en visite au ministère des affaires étrangères

    Le vendredi 5 juin 2026, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de son ministre délégué Camarade Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabre/Kabore, a reçu le nouveau chef du Bureau de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) au Burkina Faso, Dr Anselme Siméon Sanou. Cette audience a permis au représentant onusien de détailler les axes stratégiques de son mandat et de solliciter l’appui du département diplomatique pour la bonne exécution des initiatives et projets de l’ONUDC.

    Dr Siméon Anselme Sanou a souligné que les priorités identifiées par l’ONUDC correspondent étroitement à celles du gouvernement burkinabè, notamment dans la lutte contre la criminalité organisée, le trafic et la consommation de stupéfiants, le trafic d’armes ainsi que la lutte antiterroriste.

    Lors des discussions, le chef du bureau de l’ONUDC a réitéré la volonté et l’engagement de son institution à appuyer les actions des autorités burkinabè. Le ministre des Affaires étrangères a salué la nomination de son compatriote à ce poste stratégique.

    Karamoko Jean Marie Traoré a estimé qu’une connaissance approfondie du terrain et du contexte local favorise l’efficacité des opérations. Il a encouragé Dr Sanou à travailler en synergie avec les structures bénévoles et les acteurs institutionnels, tout en réaffirmant la disponibilité de son ministère à collaborer avec l’ONUDC pour relever les défis sécuritaires et de paix au Burkina Faso.

    Illustration
  • Atelier à N’djamena : les journalistes du Sahel renforcent leur protection juridique

    Atelier à N’djamena : les journalistes du Sahel renforcent leur protection juridique

    À N’Djamena, les professionnels de l’information du Sahel unissent leurs forces pour sécuriser leur pratique

    Réunion des journalistes du Sahel à N’Djamena pour renforcer leur protection juridique

    Une vingtaine de journalistes spécialisés dans les questions environnementales, originaires du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, se sont retrouvés à N’Djamena pour échanger sur les moyens de préserver leur intégrité professionnelle.

    Organisé au Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD), cet atelier régional, piloté par une organisation internationale de défense de la liberté de la presse, vise à armer les professionnels des médias contre les menaces qui pèsent sur leur travail. Comment exercer sereinement son métier lorsque l’environnement devient un terrain miné par l’instabilité politique et les tensions sociales ?

    La séance inaugurale a été marquée par l’intervention du ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat. Lors de son allocution, il a souligné l’importance cruciale des médias dans la diffusion des alertes environnementales et appelé à la création d’un cadre propice au journalisme d’investigation.

    Durant plusieurs jours, les participants exploreront des pistes pour renforcer leur protection juridique, mais aussi physique et numérique. Les discussions porteront également sur les obstacles spécifiques rencontrés par les reporters couvrant des sujets aussi sensibles que la gestion des ressources naturelles ou les impacts du changement climatique. Un espace d’échange privilégié pour comparer les expériences et mutualiser les bonnes pratiques.

    Selon une responsable de l’organisation hôte, cette initiative répond à une demande pressante des journalistes du Sahel. « Dans une zone où le climat se dégrade et où les conflits s’intensifient, ces professionnels jouent un rôle vital pour informer les populations. Pourtant, leur sécurité est de plus en plus menacée », explique-t-elle. L’atelier devrait aboutir à des propositions concrètes pour renforcer la sûreté des journalistes et améliorer leur cadre légal de travail.

  • Vingt ans de réclusion pour un diplomate français accusé d’espionnage au Mali

    Vingt ans de réclusion pour un diplomate français accusé d’espionnage au Mali

    La justice malienne a infligé une peine de vingt années d’emprisonnement à un citoyen français, présenté comme un agent du renseignement français bénéficiant d’une couverture diplomatique. Détenu depuis août 2025 à Bamako, il a été jugé coupable d’atteinte à la sécurité nationale.

    Le verdict est tombé jeudi, à l’issue d’un procès mené par la chambre criminelle du pôle antiterroriste. Outre la prison ferme, l’homme identifié comme Yann V. écope d’une interdiction de séjour au Mali pendant deux décennies et d’une amende de 5 400 euros.

    Les autorités maliennes expliquent que l’intéressé avait été appréhendé le 13 août 2025 lors d’une opération de la Sécurité d’État, les services de renseignement locaux. Officiellement affecté à l’ambassade de France à Bamako, il avait été arrêté en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa).

    Ces militaires, radiés de l’armée depuis leur arrestation, sont soupçonnés d’avoir participé à un réseau d’espionnage et de complot visant à déstabiliser la transition malienne et à préparer un coup d’État. Leur procès n’a pas encore eu lieu.

    La France rejette fermement ces accusations. Le ministère français des Affaires étrangères a qualifié le jugement de « sans fondement » et affirmé que l’agent accomplissait une mission de coopération sécuritaire. Paris dément toute implication dans une tentative de déstabilisation du Mali.

    Cette affaire a déjà provoqué de vives tensions diplomatiques. Après l’arrestation, la France avait suspendu sa coopération antiterroriste avec le Mali et expulsé deux diplomates maliens. Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, les relations entre Bamako et Paris se sont fortement dégradées, le Mali réduisant sa coopération avec les Occidentaux tout en se rapprochant de la Russie.

  • Don de sang à Lomé : le CNTS organise une collecte spéciale en juin 2026

    Don de sang à Lomé : le CNTS organise une collecte spéciale en juin 2026

    Une mobilisation citoyenne pour sauver des vies à Lomé

    Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) de Lomé se prépare à marquer la 22ᵉ Journée mondiale du donneur de sang, prévue le 14 juin 2026, par un événement exceptionnel. Une collecte spéciale de sang est organisée le vendredi 12 juin 2026, de 8 heures à 16 heures, pour encourager la générosité des habitants et renforcer les réserves disponibles.

    Cette initiative s’inscrit dans un élan de solidarité sous le thème « Une goutte d’humanité, donnez du sang, sauvez des vies ». Chaque donation représente une chance supplémentaire pour les patients en attente de transfusions.

    Deux lieux stratégiques pour donner son sang

    Les habitants de Lomé et des environs sont invités à se rendre sur l’un des deux sites dédiés à cette collecte :

    • le CNTS à Tokoin Doumasséssé, en face de l’EPP Doumasséssé 1 ;
    • le Poste de collecte et de distribution de Tokoin, installé au sein du CHU Sylvanus Olympio, derrière le service d’hémodialyse.

    Un appel à l’engagement collectif pour la santé publique

    Le CNTS de Lomé insiste sur l’importance de cette opération pour répondre aux besoins urgents des hôpitaux et cliniques de la capitale. Un seul don peut sauver plusieurs vies, rappelle l’institution, qui compte sur la participation massive des volontaires.

    « Chaque geste compte », déclare le Centre, soulignant que la solidarité est au cœur de cette campagne. Les participants sont remerciés par avance pour leur contribution essentielle à cette action humanitaire.

  • Afflux de réfugiés burkinabè au centre du Mali : les défis d’une ville sous pression

    Afflux de réfugiés burkinabè au centre du Mali : les défis d’une ville sous pression

    PolitiqueMali

    Afflux massif de réfugiés burkinabè : Koro au cœur de la crise humanitaire

    La localité de Koro, dans le centre du Mali, fait face à un défi humanitaire sans précédent. Depuis fin mai, des milliers de Burkinabè y ont trouvé refuge, fuyant les violences des groupes armés qui s’intensifient dans leur région d’origine. Les autorités locales peinent à répondre aux besoins urgents de ces populations déplacées.

    Réfugiés burkinabè arrivant à Koro, dans le centre du Mali

    Depuis le 26 mai, la petite ville de Koro, située dans le centre du Mali, accueille un nombre croissant de réfugiés en provenance du Burkina Faso voisin. Ces déplacés, estimés à plusieurs milliers, fuient les exactions des groupes armés qui sévissent dans leur région d’origine. Parmi eux, des familles entières, des femmes et des enfants, dont les récits illustrent l’urgence et la brutalité de leur départ.

    Hamsetou, une mère de famille arrivée avec sa fille et sa parentèle, témoigne avec émotion : « Deux personnes sont venues à moto nous prévenir. Nous avons eu peur immédiatement. » Son récit se poursuit, évoquant une fuite nocturne pour échapper à une menace concrète : « Des hommes armés sont arrivés pendant notre marché hebdomadaire. Ils nous ont ordonné de quitter le village avant le lever du soleil. Nous avons obéi, laissant tout derrière nous pour nous réfugier dans les villages voisins, avant de rejoindre Koro le lendemain. »

    Témoignages poignants de l’exode

    Oumou, originaire de Ganagoulo, raconte comment les événements se sont précipités : « Le 26 mai, nous avons vu des hommes armés se diriger vers Bouli et Gani. Ils sont ensuite venus dans notre village pour nous dire que nous subirions le même sort. Nous n’avons eu d’autre choix que de fuir, abandonnant nos maisons, nos réserves de nourriture et nos animaux. Certains ont marché, d’autres ont utilisé des tricycles ou des charrettes pour atteindre Koro. »

    Elle confirme que son mari et ses quatre enfants ont finalement rejoint la ville sains et saufs.

    Une ville sous tension : Koro face à l’afflux massif

    Issa Sagara, adjoint au maire de Koro, alerte sur la précarité des conditions d’accueil. Les infrastructures locales, déjà limitées, peinent à absorber un tel afflux. Les réfugiés sont actuellement répartis sur plusieurs sites de la ville et ses alentours, où l’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins reste un défi quotidien.

    Les autorités appellent à une mobilisation urgente pour soutenir ces populations vulnérables. La majorité des réfugiés sont des femmes et des enfants, représentant près des trois quarts des personnes déplacées. Leur installation durable à Koro dépendra de la stabilisation de la situation dans leur région d’origine, dans l’attente d’un retour possible.

    • Localités burkinabè touchées : Sia, Gani, Bouli, Kogan, Ganagoulo, Kouéré
    • Principaux modes de transport : marche à pied, tricycles, charrettes, vélos, taxis
    • Proportion de femmes et enfants : près de 75 % des réfugiés
  • Décès du fils de mohamed abdelaziz : un tournant pour le Sahara occidental ?

    Décès du fils de mohamed abdelaziz : un tournant pour le Sahara occidental ?

    Portrait de Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils de l’ancien dirigeant du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz.

    La disparition récente de Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils de l’ex-chef historique du Front Polisario, relance les interrogations sur l’avenir des discussions autour du Sahara occidental. Cette perte familiale pourrait-elle influencer les dynamiques politiques en place ?

    Un héritage familial lourd de conséquences

    Lahbib Mohamed Abdelaziz, figure discrète mais influente au sein de la direction du Front Polisario, laisse derrière lui un vide dans un contexte déjà tendu. Son décès survient à un moment charnière, alors que les pourparlers sous l’égide de l’ONU peinent à aboutir à une solution durable. Mohamed Abdelaziz, son père, avait marqué l’histoire du conflit en défendant la cause sahraouie pendant des décennies.

    Les répercussions de cette disparition pourraient s’étendre bien au-delà du cadre familial. Les négociations sur la décolonisation du Sahara occidental pourraient en effet subir un ralentissement, voire une remise en question de la stratégie actuelle. Les observateurs s’interrogent : cette perte affaiblira-t-elle la position du Front Polisario face au Maroc ?

    Les négociations au point mort

    Le dossier du Sahara occidental reste l’un des conflits les plus complexes du continent africain. Depuis des années, les discussions menées sous l’égide de l’ONU n’ont pas permis de dégager une issue consensuelle. Le Maroc, qui revendique la souveraineté sur cette région, et le Front Polisario, qui milite pour l’indépendance, se font face sans trouver de terrain d’entente.

    Dans ce contexte, la disparition de Lahbib Mohamed Abdelaziz pourrait fragiliser davantage les positions en présence. Son rôle, bien que moins médiatisé que celui de son père, était stratégique au sein de l’organisation. Les prochaines semaines seront décisives : les parties en conflit devront évaluer l’impact de cette perte et ajuster leurs revendications en conséquence.

    Un avenir incertain pour le Sahara occidental

    Les incertitudes entourant l’après Lahbib Mohamed Abdelaziz s’ajoutent aux défis déjà nombreux du Sahara occidental. Le conflit, qui dure depuis près d’un demi-siècle, semble plus que jamais dans une impasse. Les Nations Unies, malgré leurs efforts, peinent à imposer une solution viable.

    La question sahraouie reste un sujet sensible, tant sur le plan régional qu’international. Les prochaines réunions de l’ONU seront scrutées à la loupe : la communauté internationale attend des avancées tangibles, mais le vide laissé par cette disparition pourrait compliquer encore davantage la recherche d’un compromis.

    Quelles conséquences pour le Front Polisario ?

    • Un affaiblissement possible de la cohésion interne au sein du Front Polisario.
    • Une remise en question de la stratégie de négociation actuelle.
    • Un risque de division parmi les partisans de l’indépendance du Sahara occidental.

    La situation nécessite une réévaluation rapide des priorités. Les prochaines semaines pourraient révéler si cette perte familiale se transformera en un tournant politique majeur ou si les négociations reprendront leur cours habituel, malgré l’absence d’une figure clé.

    Front Polisario Sahara occidental ONU
  • Guerre de succession au Cameroun : le duel Biya père et fils sous les projecteurs

    Guerre de succession au Cameroun : le duel Biya père et fils sous les projecteurs

    Franck Biya, fils du président camerounais, et son épouse Chantal Biya, face à une possible transition politique.

    Le Cameroun traverse une période de tensions politiques inédite, marquée par l’affrontement discret mais réel entre deux figures majeures du pouvoir : Paul Biya, président en exercice depuis des décennies, et son fils Franck Biya, dont l’influence grandissante suscite autant de spéculations qu’elle alimente les scénarios de succession. Derrière cette rivalité larvée, c’est toute une stratégie de pouvoir qui se dessine, avec des implications profondes pour l’avenir du pays.

    Une succession programmée ou un coup de force familial ?

    Les observateurs s’interrogent : la montée en puissance de Franck Biya relève-t-elle d’une volonté de préparer une transition maîtrisée, ou bien d’une manœuvre pour écarter toute concurrence ? Depuis plusieurs années, le fils du chef de l’État occupe des postes stratégiques au sein des institutions, tout en cultivant une image publique de plus en plus visible. Son épouse, Chantal Biya, joue également un rôle actif dans ce jeu d’influence, renforçant la légitimité du clan familial.

    Les rumeurs sur une possible passation de pouvoir se multiplient, alimentées par des déclarations ambiguës et des mouvements politiques subtils. Pourtant, Paul Biya, bien que vieillissant, reste fermement en poste, et ses soutiens rappellent régulièrement son expérience incontestée. La question centrale reste donc : qui tirera profit de cette dynamique ?

    Les enjeux d’une transition sans précédent

    Au-delà des ambitions personnelles, cette guerre de succession soulève des défis majeurs pour le Cameroun. Une transition mal maîtrisée pourrait fragiliser la stabilité du pays, déjà confronté à des tensions sociales et économiques. Les partenaires internationaux, attentifs à la situation, surveillent de près les évolutions politiques, craignant un bouleversement des équilibres régionaux.

    Les partisans de Franck Biya mettent en avant sa jeunesse et son dynamisme, tandis que ses détracteurs pointent son manque d’expérience et les risques d’un pouvoir familialisé. Dans les coulisses, des factions se forment, certaines prêtes à tout pour défendre leurs intérêts. Le Cameroun, habitué à une gouvernance centralisée, se retrouve à un carrefour historique.

    Les scénarios possibles pour l’avenir

    • Une transition progressive : Paul Biya pourrait orchestrer une passation de pouvoir en douceur, permettant à son fils de s’imposer comme héritier naturel, sous couvert d’une continuité politique.
    • Une lutte ouverte : Si les tensions persistent, le pays pourrait basculer dans une période d’incertitude, avec des risques de divisions au sein des élites et une polarisation accrue de la société.
    • Un statu quo prolongé : Le président pourrait décider de rester en poste malgré son âge, reportant indéfiniment la question successorale, au prix d’une gouvernance de plus en plus contestée.

    L’ombre de Chantal Biya dans l’échiquier politique

    L’épouse du chef de l’État n’est pas en reste. Chantal Biya, par son charisme et son réseau, influence les décisions et soutient ouvertement les ambitions de son entourage. Son rôle dans la gestion des affaires publiques, bien que souvent informel, est devenu un élément clé de cette équation politique. Certains y voient une tentative de perpétuer l’héritage familial, tandis que d’autres y décèlent une stratégie pour maintenir le contrôle du pouvoir.

    Dans un contexte où chaque geste compte, les prochains mois seront déterminants. Les Camerounais, habitués à une stabilité relative, assistent impuissants à cette bataille silencieuse, dont l’issue pourrait redessiner l’avenir de leur nation.

  • Niger : destruction record de cocaïne à Niamey, une réponse ferme au trafic

    Niger : destruction record de cocaïne à Niamey, une réponse ferme au trafic

    Cérémonie solennelle ce dimanche au cœur du Laboratoire Central de l’Élevage de Niamey : le Niger a détruit une quantité record de cocaïne, marquant ainsi une nouvelle étape dans sa lutte contre les stupéfiants. Sous l’autorité de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Drogue, les autorités ont incinéré plus de 319 kilogrammes de cocaïne saisie lors d’opérations menées à travers le pays.

    Police Nationale

    Plus de 319 kg de cocaïne détruits : les détails des saisies

    Au total, 280 briques de cocaïne ont été réduites en cendres, représentant un poids exact de 319,745 kilogrammes. Ces saisies proviennent de deux opérations distinctes : 47 briques interceptées à Gaya, dans la région de Dosso, fin septembre dernier, et 233 briques saisies à Zinder en mai de cette année. Avant leur destruction, les agents de la Direction de la Police Technique et Scientifique ont confirmé par analyse que la substance était bien de la cocaïne sous forme de chlorhydrate (HCl).

    Police Nationale

    Une destruction encadrée par les normes internationales

    Le président de la CNCLD, Mai Moussa Elhadji Bashir, a rappelé l’importance de respecter les normes internationales lors de la destruction des stupéfiants. Il a insisté sur la nécessité de procéder à cette opération dans les meilleurs délais pour éviter les risques liés au stockage prolongé, surtout lorsque les procédures judiciaires peuvent s’étaler sur plusieurs années.

    Police Nationale

    Une mobilisation interinstitutionnelle pour la sécurité nationale

    La cérémonie a réuni les plus hautes autorités judiciaires et sécuritaires du pays. Parmi les participants figuraient le ministre de la Justice, Alio Daouda, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, le Directeur de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, ainsi que le Directeur général du LABOCEL. Plusieurs représentants des forces de défense et de sécurité étaient également présents pour témoigner de l’engagement collectif contre le trafic de drogue.

    Cette destruction massive de cocaïne envoie un signal fort : le Niger ne tolérera plus les réseaux criminels qui menacent la stabilité de la région. Une opération qui illustre la volonté des autorités de protéger les populations et d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire.

  • Centrale électrique de 40 MW : nouveau jalon dans la coopération entre le Tchad et l’Algérie

    Centrale électrique de 40 MW : nouveau jalon dans la coopération entre le Tchad et l’Algérie

    Le Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, a officiellement lancé ce jour la construction d’une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena, en présence de son homologue algérien, Sifi Ghrieb. Ce projet marque une étape décisive dans le renforcement des liens entre les deux pays.

    Lors de son discours, Allamaye Halina a salué l’initiative du président algérien Abdelmadjid Tebboune et du peuple algérien, soulignant que cette centrale mobile à turbines à gaz permettra d’améliorer l’approvisionnement en électricité de la capitale tchadienne et de soutenir le développement économique et social. « Cette première pierre symbolise une ambition partagée pour un avenir durable », a-t-il déclaré.

    Le projet s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente signé en avril 2026 et d’un accord de don conclu en mai 2026 entre les ministères sectoriels des deux nations. La coopération technique entre les équipes tchadiennes et algériennes a permis une mise en œuvre rapide des engagements.

    Allamaye Halina a également énuméré les retombées attendues : amélioration de l’accès à l’électricité pour les ménages, stabilité du réseau, soutien aux activités économiques et aux services publics, et accompagnement de la croissance de N’Djamena. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement tchadien à faciliter les procédures administratives, sécuriser le chantier et assurer un suivi rigoureux.

    Cette centrale de 40 MW est présentée comme un modèle de coopération africaine fondée sur la confiance et la solidarité. Elle ouvre la voie à d’autres initiatives communes dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la formation.