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  • L’igf lance un audit ciblé sur les revenus miniers en rd Congo

    L’igf lance un audit ciblé sur les revenus miniers en rd Congo

    Cent dix-huit inspecteurs des finances ont été mobilisés dans près de deux cents entités publiques et privées dans le cadre de la deuxième vague de missions de contrôle pour l’année 2026. Le jeudi 4 juin, le déploiement a été spécifiquement orienté vers le secteur minier afin d’examiner les revenus qu’il génère sur l’ensemble du territoire national.

    Si ces opérations couvrent également l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires, l’encadrement des recettes ainsi que le contrôle du patrimoine et des biens publics, l’audit des revenus miniers constitue l’axe principal de cette campagne.

    L’opération dirigée par l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, découle des résolutions de la 87e réunion du Conseil des ministres. Elle s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la transparence et l’efficacité dans la mobilisation des recettes publiques.

    Considéré comme l’un des piliers de l’économie nationale, le secteur minier génère une part importante des recettes de l’État. Pourtant, les autorités entendent obtenir une meilleure visibilité sur l’ensemble de la chaîne de production, de déclaration, de collecte et de traçabilité des revenus issus de l’exploitation des ressources minières.

    À travers cette mission, l’IGF ambitionne d’évaluer avec précision les mécanismes de perception des recettes minières, d’identifier d’éventuelles faiblesses dans leur encadrement et de proposer des mesures susceptibles d’améliorer leur rendement au profit du Trésor public.

    Selon l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service adjoint, Emmanuel Tshibingu, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions de contrôle engagées depuis le début de l’année.

    « Il y a eu une première vague pour cet exercice 2026 et nous lançons aujourd’hui la deuxième. Nous avons des missions à la demande du Gouvernement, notamment sur les revenus du secteur minier. Il y a également des missions de surveillance des recettes douanières et fiscales pour lesquelles des inspecteurs seront postés dans certains points stratégiques afin de booster les recettes », a-t-il expliqué.

    Avant le déploiement des équipes, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs l’importance stratégique de leur mission ainsi que les exigences éthiques qui doivent guider leur action sur le terrain.

    « Nous sommes des hauts fonctionnaires de l’État. Nous ne pouvons rien faire qui soit contraire aux intérêts de notre État. Vous devez faire votre travail sans craindre quoi que ce soit, sans prêter oreille aux influences ou aux intimidations. Faites votre travail objectivement et de façon indépendante. L’impartialité et l’équité doivent caractériser vos observations et vos conclusions », a-t-il déclaré.

    Le Chef de Service de l’IGF a également insisté sur la qualité des investigations, la pertinence des analyses et le soin à apporter à la rédaction des rapports, lesquels constituent de précieux instruments d’aide à la décision pour les autorités publiques.

    À travers cette nouvelle offensive de contrôle, l’Inspection Générale des Finances confirme son rôle de vigie des finances publiques et son engagement à accompagner le Gouvernement dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier essentiel du développement économique de la République démocratique du Congo.

  • Au Mali, la traque du jihadiste Jouleybib de Nampala s’intensifie

    Au Mali, la traque du jihadiste Jouleybib de Nampala s’intensifie

    Capture d'écran de l'avis de recherche d’Capture d'écran de l’avis de recherche diffusé par les autorités maliennes d’Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo diffusé par les autorités maliennes.

    Les autorités maliennes ont officiellement mis la tête à prix de Jouleybib de Nampala, un chef jihadiste actif dans la région. Cette décision marque une étape importante dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent au Mali. Jouleybib de Nampala est présenté comme un élément clé du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), une coalition jihadiste influente dans le Sahel.

    Bamako intensifie ses efforts pour démanteler les réseaux terroristes et restaurer la sécurité dans le centre et le nord du pays. La prime offerte pour sa capture reflète l’urgence de mettre hors d’état de nuire ce combattant considéré comme dangereux. Les forces de sécurité maliennes multiplient les opérations pour localiser sa cache présumée.

  • Sénégal : Amara Diouf reprend l’entraînement, son transfert à Fenerbahçe se précise

    Sénégal : Amara Diouf reprend l’entraînement, son transfert à Fenerbahçe se précise

    Le football sénégalais retrouve l’un de ses talents les plus prometteurs. Après une longue période de convalescence, Amara Diouf a repris l’entraînement avec Génération Foot et son départ vers Fenerbahçe semble se concrétiser.

    L’attaquant de 18 ans avait impressionné lors de la CAN U17 2023 en Algérie, que le Sénégal avait remportée. Élu meilleur joueur, il était alors considéré comme un futur grand du football africain.

    Badara Sarr, ancien entraîneur de Casa Sports, estime que cette blessure n’a en rien altéré le potentiel du joueur.

    « Amara possède des qualités hors du commun. Il peut faire la différence sur les ailes, créer des occasions et marquer. Son profil est très rare », explique-t-il.

    Sarr se montre aussi confiant quant à l’éventuel transfert vers le club turc.

    « Fenerbahçe est un grand défi, un environnement exigeant. Mais Amara a la force mentale pour réussir. Il faut juste lui laisser le temps de retrouver son meilleur niveau. »

    Interrogé sur une possible carrière similaire à celle de Sadio Mané, Badara Sarr ne cache pas son optimisme :

    « Il a le potentiel pour construire une carrière exceptionnelle. Aujourd’hui, tout dépendra surtout de sa capacité à enchaîner sans problème physique. »

  • Aurélien Tchouaméni: le Real Madrid bloque son départ, confirme Mourinho

    Aurélien Tchouaméni: le Real Madrid bloque son départ, confirme Mourinho

    Arrivé au Real Madrid il y a quatre saisons, Aurélien Tchouaméni a déjà remporté la Ligue des champions et la Liga. Mais son avenir pourrait désormais s’éloigner de la capitale espagnole. Manchester United et le Paris Saint-Germain seraient sur les rangs, mais José Mourinho, tout juste nommé entraîneur, a déjà tranché.

    Le PSG et Manchester United à l’affût pour Tchouaméni

    Après la Coupe du monde avec l’équipe de France et ses vacances estivales, Aurélien Tchouaméni doit retrouver l’Espagne. La question se pose : va-t-il entamer une nouvelle saison sous le maillot du Real Madrid, la pénultième avant la fin de son contrat ? Ce dossier agite le mercato de la Casa Blanca. Depuis l’incident entre Tchouaméni et Federico Valverde au centre d’entraînement de Valdebebas mi-mai, l’avenir du milieu tricolore semble incertain. Le Paris Saint-Germain serait une destination envisagée par son entourage, qui aurait proposé ses services au club parisien en quête de densité au milieu. De son côté, Manchester United chercherait à recruter Tchouaméni pour compenser le départ de Casemiro.

    José Mourinho met fin aux spéculations sur un transfert

    Florentino Pérez a été réélu à la présidence du Real Madrid, et son accord avec José Mourinho pour prendre les rênes de l’équipe a été officialisé. Le technicien portugais fait son retour à la Casa Blanca treize ans après son départ pour Chelsea. Selon des informations récentes, Mourinho aurait déjà une position très claire sur le cas Tchouaméni : aucun départ ne sera envisagé. Bien que le joueur soit annoncé comme possible partant, le nouveau coach ne l’entend pas de cette oreille. Le mercato du Real Madrid semble donc verrouillé pour son milieu français.

  • Algérie et Tchad : une centrale électrique scelle leur coopération

    Algérie et Tchad : une centrale électrique scelle leur coopération

    La nouvelle centrale électrique de 40 mégawatts, offerte par l’Algérie au Tchad, marque une étape décisive dans le rapprochement entre Alger et N’Djamena.

    Le lundi à N’Djamena, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et son homologue tchadien Allamaye Halina ont présidé la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure énergétique, symbole de solidarité entre les deux nations.

    Sonelgaz International, maître d’œuvre du projet

    Ce projet illustre la volonté du président algérien Abdelmadjid Tebboune de renforcer les relations bilatérales. La cérémonie a débuté par une présentation technique détaillée, couvrant l’ingénierie, les étapes de mise en œuvre et les perspectives d’exploitation, soulignant l’importance de cette centrale pour la coopération énergétique.

    Placé sous la tutelle du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, le projet est confié à Sonelgaz International, filiale du Groupe Sonelgaz. Équipée de turbines à gaz, la centrale vise à satisfaire la demande croissante en électricité et à sécuriser l’approvisionnement de N’Djamena et de ses environs. Chargé par le président Tebboune de le représenter, Sifi Ghrieb a souligné la portée stratégique de ce projet, premier fruit des engagements pris entre les dirigeants des deux pays.

    Vers un partenariat stratégique solide

    Dans son discours, Ghrieb a mis en avant l’attention particulière du président Tebboune pour le renforcement de la coopération avec les pays africains frères, ainsi que son soutien personnel au développement du Tchad, notamment dans les secteurs vitaux pour les citoyens. Il a précisé que cette réalisation «traduit la volonté politique ferme qui unit les dirigeants de nos deux pays frères» et concrétise l’ambition d’élever les relations algéro-tchadiennes «au rang d’un partenariat stratégique solide fondé sur la solidarité effective, le développement partagé et les intérêts mutuels».

    «Le président Abdelmadjid Tebboune demeure attaché au renforcement des liens de fraternité entre nos deux peuples et à la consolidation de la coopération bilatérale», a-t-il déclaré, ajoutant que cette dynamique contribue à bâtir «un espace africain plus intégré et plus prospère». Selon lui, ce projet est l’un des premiers résultats concrets de la nouvelle dynamique née de la visite officielle du président tchadien en Algérie en avril 2026. «Les importantes discussions tenues avec son frère, le président Abdelmadjid Tebboune, ont débouché sur des accords et des programmes de coopération ambitieux touchant plusieurs secteurs stratégiques», a-t-il rappelé.

    Quand la coopération sert la stabilité régionale

    Le Premier ministre a également insisté sur la dimension africaine de l’initiative. «Ce projet reflète la conviction profonde de l’Algérie selon laquelle une coopération africaine efficace peut générer un développement partagé à travers des réalisations concrètes bénéficiant directement aux citoyens», a-t-il affirmé. Selon lui, «l’Afrique à laquelle nous croyons est celle de la solidarité agissante, des initiatives concrètes, des investissements productifs et des partenariats créateurs de richesse au profit des peuples africains».

    Cette vision s’inscrit dans une approche plus large d’intégration continentale. Ghrieb a rappelé que «l’Algérie et le Tchad accordent une attention particulière aux grands projets structurants», citant notamment «la route transsaharienne, l’interconnexion par fibre optique ainsi que le renforcement du transport aérien et de la logistique [qui] contribueront à désenclaver nos régions intérieures et à ouvrir de nouvelles perspectives aux échanges commerciaux et aux investissements».

    Solutions africaines aux problèmes africains

    Abordant les questions régionales, le Premier ministre a réaffirmé la convergence de vues entre Alger et N’Djamena. «Nous sommes déterminés à poursuivre la coordination et la concertation sur les différentes questions régionales et continentales», a-t-il assuré, ajoutant: «Cette démarche traduit notre conviction commune quant à l’unité de destin de nos peuples et à la nécessité de promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains dans le respect de la souveraineté des États».

    Enfin, Ghrieb a renouvelé l’engagement de l’Algérie à accompagner le Tchad dans son développement. «Au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, je réaffirme l’engagement constant de l’Algérie à soutenir la République du Tchad et à renforcer le partenariat bilatéral au service du développement, de la stabilité et de la prospérité de nos deux pays», a-t-il déclaré.

  • Nigeria : libération massive de captifs de Boko Haram à Ngoshe

    Nigeria : libération massive de captifs de Boko Haram à Ngoshe

    L’armée nigériane a annoncé dimanche 7 juin la libération de plusieurs centaines de personnes enlevées par une faction de Boko Haram à Ngoshe, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria. Selon des sources militaires, le nombre de captifs libérés est estimé entre 360 et 420. Une vidéo diffusée par l’armée montre des femmes et des enfants apeurés, transportés de nuit dans des fourgons et pick-up, puis regroupés sous des arbres, encadrés par des soldats.

  • Réforme constitutionnelle en RDC : l’opposition hausse le ton

    Réforme constitutionnelle en RDC : l’opposition hausse le ton

    Le débat autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo (RDC) ne cesse de s’envenimer. Le 27 mai, l’Assemblée nationale a voté une loi déterminant les conditions d’organisation d’un référendum. Depuis lors, les tensions s’accroissent entre la majorité présidentielle, qui plaide pour une modernisation des institutions, et l’opposition, qui y voit une tentative de Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir.

    Banderole de campagne électorale pour Félix Tshisekedi à Kinshasa


    Des opinions contrastées chez les jeunes Congolais


    Au-delà des prises de position des responsables politiques, une interrogation demeure : quel est l’avis de la jeunesse, qui constitue la majorité de la population ? Ce projet représente-t-il une occasion de refonder la nation ou un écran de fumée face aux urgences sociales et sécuritaires ? Dans la capitale Kinshasa, les jeunes rencontrés affichent des opinions mitigées. Pour certains, il s’agit d’une opportunité de repenser les fondations institutionnelles du pays. Pour d’autres, le calendrier et les priorités du gouvernement suscitent des doutes, alors que les défis économiques et sécuritaires restent pressants.


    Moïse Katumbi durcit le ton et parle de « ligne rouge »


    « La Constitution n’est pas une chemise que l’on change à volonté », a déclaré Moïse Katumbi, figure de l’opposition, en réaction au projet. Selon lui, le pouvoir actuel est en train de dépasser une limite inacceptable.

    Portrait de Moïse Katumbi lors d'un entretien à Bruxelles

    Lors d’un entretien exclusif, Moïse Katumbi a abordé les manifestations, le dialogue national, la gouvernance et l’avenir politique. Il a directement interpellé Félix Tshisekedi sur ses motivations et les risques pour la démocratie congolaise.


    La coalition C64 prépare une plainte contre le président


    Le 9 juin, à Kinshasa, la coalition C64, qui rassemble plusieurs partis d’opposition dont celui de Moïse Katumbi, entend déposer une plainte contre Félix Tshisekedi. Elle l’accuse de vouloir s’emparer du pouvoir par la force. Cette initiative constitue une nouvelle escalade dans les tensions politiques, dans un climat déjà très tendu.

    Des piétons dans une rue de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 15 août 2019


    Le juriste Jonas Ngalamulume, interrogé sur cette procédure, en relativise la portée. Il y voit un acte surtout symbolique. Selon lui, la plainte s’inscrit dans une stratégie politique de l’opposition, mais ses conséquences juridiques effectives pourraient être faibles. Elle contribue néanmoins à nourrir le débat public et à accentuer la pression sur les institutions.

    Alors que les positions se radicalisent des deux côtés, la réforme constitutionnelle dépasse le cadre juridique pour devenir un enjeu politique central. Entre volonté de changement et craintes d’une dérive autoritaire, l’avenir institutionnel de la RDC dépend des décisions à venir et de la mobilisation citoyenne.
     

  • Est de la Rdc : à Uvira, la population vit dans l’attente de la paix que Trump avait annoncée

    Est de la Rdc : à Uvira, la population vit dans l’attente de la paix que Trump avait annoncée

    Des civils sur un marché.

    Dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville d’Uvira reste suspendue à une promesse de paix formulée par Donald Trump. Les habitants, qui disent vivre « en sursis », espèrent toujours voir cette annonce se concrétiser, alors que l’insécurité persiste dans la région.

  • Burkina Faso : la régulation des deux-roues étouffe l’économie locale

    Burkina Faso : la régulation des deux-roues étouffe l’économie locale

    Un secteur stratégique mis à mal par des décisions unilatérales

    Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso connaît une transformation majeure de son paysage politique, marquée par une concentration accrue des décisions au sommet de l’État. Si les discours officiels mettent en avant des objectifs de souveraineté et de refonte stratégique, la situation économique réelle du pays révèle une toute autre réalité. Les acteurs du commerce, et en particulier ceux du marché des deux-roues, subissent de plein fouet les conséquences d’une politique où le dialogue a laissé place à des mesures imposées sans concertation.

    Des restrictions qui fragilisent un pilier de l’économie

    Au Burkina Faso, le cyclomoteur constitue bien plus qu’un simple moyen de transport : il représente une composante essentielle de la mobilité quotidienne et un vecteur de revenus pour des milliers de ménages. La récente réglementation, qui encadre de manière draconienne la vente, les prix et l’utilisation de ces engins, frappe de plein fouet un secteur déjà fragilisé. Les nouvelles directives, appliquées avec fermeté, agissent comme un coup de massue sur une économie en proie à des tensions persistantes.

    À Ouagadougou comme à Bobo-Dioulasso, l’atmosphère est lourde. Les commerçants, bien que prudents dans leurs propos, expriment une frustration croissante face à l’absence totale de consultation :

    « Avant, des espaces de négociation existaient. Désormais, les décisions tombent sans avertissement et doivent être appliquées sans délai. Quiconque émet une objection se voit immédiatement accuser de manquer de patriotisme. »

    Un importateur de premier plan, sollicité sous couvert d’anonymat

    L’implacable logique d’une gouvernance verticale

    Avec l’avènement du nouveau régime, les observateurs économiques constatent une centralisation sans précédent des décisions, qui s’accompagne d’une instabilité chronique pour les entreprises. Les acteurs du secteur se retrouvent pris en étau : d’un côté, la flambée des coûts d’importation et les contraintes du marché international ; de l’autre, des obligations étatiques imposant des prix de vente incompatibles avec la rentabilité. Les conséquences de cette approche autoritaire se manifestent sans délai :

    • Étouffement des marges : Les petits revendeurs, incapables de s’adapter aux tarifs imposés, voient leurs bénéfices s’effondrer et leur survie menacée.
    • Rupture des approvisionnements : Certains importateurs, confrontés à des marges insuffisantes, préfèrent suspendre leurs commandes, risquant ainsi de créer des pénuries artificielles.
    • Paralysie logistique : Les restrictions de circulation, justifiées par des motifs sécuritaires, perturbent le transport des marchandises dans plusieurs zones du pays.

    L’économie burkinabè sous le joug d’une souveraineté mal comprise

    La souffrance des commerçants et des citoyens burkinabè s’exprime désormais dans le silence, étouffée par la crainte des représailles. Pourtant, les faits économiques sont implacables : une prospérité durable ne se décrète pas par des décisions unilatérales. En cherchant à contrôler l’ensemble de la chaîne, depuis l’approvisionnement jusqu’à l’utilisation finale des véhicules par la population, les autorités s’exposent à fragiliser davantage un équilibre économique déjà précaire.

    Pour les professionnels des deux-roues, le constat est sans appel : la souveraineté économique tant célébrée se transforme peu à peu en un dirigisme étouffant, où l’initiative privée cède le pas à des injonctions imposées d’en haut.

  • Les fonctionnaires béninois voient leurs salaires et carrières enfin régularisés

    Les fonctionnaires béninois voient leurs salaires et carrières enfin régularisés

    une avancée majeure pour les agents de l’État au Bénin

    Le ministère de l’Économie et des Finances, piloté par Romuald Wadagni, a lancé une initiative ambitieuse pour régulariser les avancements et les rappels de salaire des fonctionnaires béninois. Une mesure saluée par les agents de l’État, qui attendaient cette décision depuis longtemps. Le gouvernement démontre ainsi son engagement en faveur du bien-être des travailleurs publics.

    C’est une nouvelle qui réjouit les fonctionnaires du Bénin. Dans un communiqué diffusé récemment, Léa Estelle Honfo Akpovo, Secrétaire générale adjointe du ministère des Finances, a annoncé le démarrage d’une opération sans précédent. Cette action vise à résoudre définitivement les retards d’avancement accumulés dans la fonction publique béninoise.

    Cette campagne se déroule tout au long du mois de juin. Elle couvre tous les avancements devant prendre effet au plus tard le 31 décembre 2026 ou les années antérieures. Une avancée qui promet de redonner confiance aux agents de l’État dans leur carrière professionnelle.

    deux objectifs principaux pour les fonctionnaires

    Grâce à cette initiative, l’État béninois s’engage à régulariser la situation des travailleurs publics de deux manières concrètes :

    • la mise à jour des carrières : tous les dossiers bloqués seront finalisés. Chaque agent pourra ainsi obtenir le grade ou l’échelon correspondant à son parcours professionnel.
    • le versement des sommes dues : les augmentations de salaire et les rappels de traitement (les arriérés) liés à ces avancements seront enfin versés aux bénéficiaires concernés.

    un outil moderne pour une gestion transparente

    Pour mener à bien cette opération, le gouvernement béninois s’appuie sur un logiciel innovant : le Sigrhp (Système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie). Cet outil permet de traiter les dossiers avec rapidité, équité et transparence, garantissant ainsi une meilleure gestion des ressources humaines de l’État.

    En agissant de la sorte, Romuald Wadagni et son équipe montrent que la modernisation de l’administration béninoise s’accompagne d’une attention particulière portée aux agents de l’État. Une démarche qui renforce la sécurité financière des fonctionnaires et valorise leur travail.

    une mobilisation immédiate des ministères

    Pour garantir l’efficacité de cette opération, le ministère a demandé une réactivité immédiate. Les responsables de tous les ministères et institutions sont invités à compiler sans délai les dossiers des agents concernés.

    Ils doivent transmettre sans attendre la liste des fonctionnaires éligibles à un avancement (pour l’année 2026 et les années précédentes) à la Direction Générale de la Fonction publique. Cette démarche reflète la volonté de l’autorité de régler une fois pour toutes les problèmes des agents de l’État, afin que chacun puisse bénéficier des fruits de son travail.

  • Centrale électrique au Tchad : l’Algérie concrétise son partenariat sahélien

    Centrale électrique au Tchad : l’Algérie concrétise son partenariat sahélien

    Après le Niger, c’est désormais le tour du Tchad de bénéficier de l’engagement concret de l’Algérie en faveur de la stabilité sahélienne par le développement économique. Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a entamé une visite au Tchad ce lundi 8 juin, marquée par la pose de la première pierre d’une centrale électrique offerte par Alger. Ce geste s’inscrit dans la continuité de l’inauguration, le 3 juin à Niamey, d’une centrale similaire construite en un temps record de 70 jours par Sonelgaz International.

    40 mégawatts pour N’Djamena : un don de l’Algérie

    La centrale tchadienne, d’une capacité de 40 mégawatts, sera également réalisée par Sonelgaz International. Ce projet est un don de la République algérienne, conformément aux directives du président Abdelmadjid Tebboune. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée dans la zone industrielle de Farcha, à N’Djamena, en présence du Premier ministre algérien et de son homologue tchadien, Allamaye Halina.

    Dans son discours, Sifi Ghrieb a souligné que ce lancement illustre « la volonté politique inébranlable » qui unit les dirigeants des deux pays, concrétisant les orientations communes du président Tebboune et du maréchal Mohamed Idris Déby Itno, président tchadien. Il a évoqué l’objectif d’un « partenariat stratégique solide », fondé sur une solidarité effective et des intérêts mutuels.

    Le Premier ministre a ajouté que cet événement, au-delà de sa portée symbolique, marque « une étape décisive » dans le renforcement des relations algéro-tchadiennes, passant désormais « de la phase de consultation et de planification à celle de la mise en œuvre et de la concrétisation sur le terrain de projets communs ». Ce projet est l’un des premiers fruits de la visite officielle du président Déby Itno en Algérie en avril 2026.

    « L’Afrique à laquelle nous croyons est celle des initiatives concrètes »

    Cette centrale revêt une importance économique et sociale majeure. Elle renforce les capacités énergétiques du Tchad et soutient ses efforts de développement. Sifi Ghrieb a rappelé que l’énergie est « l’un des piliers fondamentaux » des économies modernes, attirant les investissements, développant l’industrie et améliorant le niveau de vie. « Là où l’énergie est présente, les perspectives de croissance s’élargissent », a-t-il insisté.

    Il a réaffirmé la conviction de l’Algérie qu’une coopération africaine efficace peut réaliser un développement commun à travers des projets concrets profitant directement aux citoyens. « L’Afrique à laquelle nous croyons est celle de la solidarité effective, des initiatives concrètes, des investissements productifs et des partenariats qui créent de la richesse sur son sol et au profit de ses peuples », a déclaré le Premier ministre.

    Énergie en Afrique : l’offensive tous azimuts de l’Algérie

    D’autres projets stratégiques sont en préparation entre Alger et N’Djamena, notamment l’accompagnement pour une raffinerie à N’Djamena, la coopération en explorations géologiques, la formation et des mécanismes de consultation permanents. Lors de l’inauguration de la centrale de Niamey le 3 juin, le ministre algérien de l’Énergie, Mourad Adjal, avait évoqué une demande croissante pour l’expertise de Sonelgaz International, avec des projets en Côte d’Ivoire, au Mozambique et ailleurs.

    L’entreprise, créée en mars dernier pour les projets internationaux, prépare déjà de nouvelles initiatives en Afrique. Par ailleurs, l’Algérie mène aussi des projets pétroliers et gaziers dans la région, comme l’exploitation du champ pétrolier de Kafra au Niger et le lancement des travaux du tronçon algérien du gazoduc TSGP, en présence des ministres du pétrole du Nigeria et du Niger.

  • L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    Geste posé par la caravane panafricaine pour Paix et l'Unité en RDC au bord de l'océan Atlantique - Photo d'illustration Geste posé par la caravane panafricaine pour Paix et l’Unité en RDC au bord de l’océan Atlantique – Photo d’illustration  

    L’évêque de Butembo-Beni interpelle les autorités congolaises sur les dérives politiques

    Lors d’une célébration en mémoire des martyrs Charles Lwanga et de ses compagnons, l’évêque de Butembo-Beni, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, a lancé un appel pressant aux dirigeants congolais. Il déplore la dégradation de la sécurité et des conditions sociales dans son diocèse, situé dans l’est de la République démocratique du Congo.

    L’évêque constate avec amertume un fossé croissant entre les priorités des politiciens et les besoins réels et légitimes de la population congolaise. Il dénonce des dérives politiques qui éloignent les autorités des préoccupations quotidiennes des citoyens.