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  • Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Kobé-Kobé : le port qui symbolise la nouvelle ère économique du Gabon

    Le coup d’envoi des travaux du port en eau profonde de Kobé-Kobé marque le début de l’un des chantiers les plus structurants jamais entrepris par le Gabon. Adossé au gisement de fer de Belinga, à une nouvelle ligne ferroviaire et au futur barrage hydroélectrique de Booué, ce pôle industriel et logistique reflète la détermination du gouvernement à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à miser sur la transformation locale des richesses naturelles.

    Pendant longtemps dépendant de ses recettes pétrolières, le Gabon s’engage aujourd’hui dans une diversification de son économie. Au cœur de cette stratégie, le projet Kobé-Kobé se positionne comme un élément central du nouveau modèle économique impulsé par les autorités. Bien plus qu’un port, il constitue un véritable écosystème industriel conçu pour relier les richesses minières du pays aux marchés mondiaux tout en optimisant les bénéfices locaux.

    Implanté sur la côte atlantique, dans la province de l’Estuaire, le futur port en eau profonde disposera d’un tirant d’eau compris entre 14 et 16 mètres, ce qui lui permettra de recevoir des navires de très grande taille. Cet atout devrait nettement améliorer la compétitivité logistique du Gabon, dans un environnement où les ports d’Afrique centrale se livrent une concurrence de plus en plus vive.

    Un projet intégré au cœur de la transformation économique

    Kobé-Kobé fait partie d’une chaîne de valeur intégrée reposant sur plusieurs infrastructures stratégiques. Au cœur de ce dispositif se trouve le gisement de fer de Belinga, considéré comme l’un des plus vastes gisements encore non exploités de la planète.

    Pour acheminer le minerai jusqu’à la côte, une nouvelle voie ferrée devra connecter l’intérieur du territoire au port. À cela s’ajoute le projet de barrage hydroélectrique de Booué, destiné à alimenter en énergie l’ensemble du complexe minier et industriel. Cette approche intégrée cherche à dépasser le schéma classique d’exportation des matières premières brutes en privilégiant leur transformation au Gabon même.

    La signature de la convention stratégique en avril 2026 entre l’État gabonais et Africa Global Logistics (AGL) marque une étape clé dans la réalisation du projet. L’ambition est de créer une plateforme logistique de premier plan, apte à accompagner l’industrialisation du pays.

    Jusqu’à 160 000 emplois attendus

    Outre les infrastructures, l’impact social et économique du projet reste l’un des enjeux majeurs. Selon les projections, le complexe pourrait créer jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pendant sa phase de développement.

    Cette perspective est un signal encourageant pour la jeunesse gabonaise, qui fait face aux difficultés d’insertion sur le marché du travail. Les recrutements concerneront aussi bien les métiers du bâtiment que ceux de la logistique, de l’industrie, du transport ferroviaire, de l’énergie ou de la maintenance.

    Pour le gouvernement, l’objectif est de générer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie nationale, en encourageant l’essor d’entreprises locales aptes à s’intégrer dans la chaîne de sous-traitance.

    La matérialisation d’une ambition de souveraineté économique

    Kobé-Kobé revêt également une portée symbolique importante. Le projet illustre la détermination du président Brice Clotaire Oligui Nguema à construire une économie reposant davantage sur la mise en valeur des ressources du pays et sur le contrôle des infrastructures clés.

    Dans un contexte où la souveraineté économique est devenue une priorité pour de nombreux pays africains, ce futur complexe minier, énergétique, ferroviaire et portuaire se présente comme l’une des manifestations les plus tangibles de cette volonté. Si les délais fixés sont tenus, Kobé-Kobé pourrait, d’ici 2030, incarner la transformation économique du Gabon et son passage à une ère post-pétrolière.

  • Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Bamako : l’UNESCO et le Mali unis pour la 27e Quinzaine de l’Environnement

    Le bureau de l’UNESCO au Mali a participé à la cérémonie officielle de lancement de la 27e édition de la Quinzaine de l’Environnement, qui s’est déroulée à Bamako le samedi 6 juin 2026. La délégation était menée par le représentant de l’organisation, Ali Mohamed Sinane.

    La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, représentant le Premier ministre. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, les ministres de l’Environnement du Burkina Faso et du Niger (pays de la Confédération des États de l’AES), ainsi que des représentants d’institutions nationales, de partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé et des médias.

    Cette 27e édition a pour objectif de fédérer les initiatives nationales afin de renforcer la sensibilisation des communautés à la préservation des ressources naturelles et à la promotion de pratiques environnementales durables.

    Prévue du 5 au 15 juin 2026, elle s’articule autour de deux grandes thématiques :

    • « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », en lien avec la Journée mondiale de l’environnement ;
    • « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », en référence à la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse.

    En participant à cet événement, l’UNESCO réaffirme son engagement aux côtés du gouvernement malien pour renforcer la sensibilisation, promouvoir les bonnes pratiques environnementales et soutenir la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur d’un développement durable et résilient.

  • Nigeria : 434 anciens captifs de Boko Haram libérés et remis aux autorités

    Nigeria : 434 anciens captifs de Boko Haram libérés et remis aux autorités

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    Ce lundi, l’armée nigériane a transféré aux autorités civiles plus de 400 femmes et enfants. Ces personnes avaient été capturées plus tôt dans l’année par le groupe jihadiste Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du pays.

    Depuis 2009, l’insurrection menée par Boko Haram puis par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans cette région du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique.

    Les enlèvements de masse, souvent suivis de libérations contre rançon, sont une pratique régulière des islamistes.

    Dimanche, l’armée avait annoncé qu’environ 360 personnes avaient été libérées durant le week-end. Il ne s’agissait pas d’une libération par Boko Haram, mais d’une « opération » des forces armées réalisée « grâce au renseignement ».

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    Le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, a précisé lundi qu’environ 82 autres personnes avaient été libérées « il y a deux à trois semaines ». Selon lui, le total des anciens captifs secourus s’élève désormais « à environ 434 ».

    Les victimes avaient été enlevées dans le village de Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, une zone bastion de Boko Haram. Cette localité avait déjà subi à plusieurs reprises des attaques des combattants islamistes.

    Des femmes et des enfants libérés après avoir été enlevés par Boko Haram sont remis aux autorités locales à Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

    « Nous remercions Allah le tout-puissant pour ce sauvetage », a déclaré l’une des femmes libérées, Hassana Buba, 43 ans, dans le camp de déplacés de Pulka, où les anciens captifs ont été remis aux autorités locales. « Nous sommes très reconnaissantes et nous fêtons aussi cela », a-t-elle ajouté.

    Les autorités nigérianes démentent verser des rançons, bien que des analystes affirment que cette pratique est courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes.

    Selon un rapport du cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, environ 1,66 million de dollars ont été versés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés du Nigeria, incluant des jihadistes, des « bandits » et des séparatistes.

  • Nigeria : plus de 400 ex-otages de Boko Haram confiés aux autorités

    Nigeria : plus de 400 ex-otages de Boko Haram confiés aux autorités

    L’armée nigériane a transféré lundi aux services administratifs plus de 400 femmes et enfants, arrachés aux griffes du groupe jihadiste Boko Haram plus tôt cette année dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays.

    Depuis le déclenchement de l’insurrection jihadiste en 2009, menée par Boko Haram puis par la faction dissidente État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), des dizaines de milliers de personnes ont péri et des millions d’autres ont été contraintes de fuir leurs foyers.

    Les enlèvements collectifs, souvent suivis de libérations contre rançon, constituent une pratique récurrente des groupes islamistes dans cette région.

    Dimanche, l’état-major avait annoncé qu’environ 360 personnes avaient été délivrées au cours du week-end, non par une négociation avec les ravisseurs mais lors d’une « opération » des forces armées fondée sur « le renseignement ».

    Quelque 82 autres captifs avaient été libérés « il y a deux à trois semaines », a précisé lundi le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, portant selon lui à « environ 434 » le nombre total d’ex-prisonniers secourus.

    Les victimes avaient été enlevées dans le village de Ngoshe, à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, bastion historique de Boko Haram. Cette localité avait déjà subi à maintes reprises des assauts de combattants islamistes.

    « Nous remercions Allah le Tout-Puissant pour ce sauvetage », a déclaré l’une des libérées, Hassana Buba, 43 ans, au sein du camp de déplacés de Pulka où les anciens otages ont été remis aux autorités locales. « Nous sommes très reconnaissantes et nous célébrons aussi cela », a-t-elle ajouté.

    Les responsables officiels démentent le versement de rançons, mais des analystes estiment qu’il s’agit d’une pratique courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes.

    Selon un rapport du cabinet de conseil SBM Intelligence basé à Lagos, environ 1,66 million de dollars ont ainsi été payés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés nigérians, incluant jihadistes, « bandits » et séparatistes.

  • Gabon : le ministre Paul Kessany affiche un taux de réalisation de 62,3% dans les sports et la culture

    Gabon : le ministre Paul Kessany affiche un taux de réalisation de 62,3% dans les sports et la culture

    Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, Paul Kessany, a présenté le bilan de ses 100 jours à la tête de son département. Il a indiqué que 62,3 % des 53 projets engagés ont été menés à terme, tandis que 24,5 % affichent un taux d’exécution supérieur à 50 %.

    Dans le cadre de la dynamique impulsée par la 5e République, Paul Ulrich Kessany Zategwa s’est distingué par son action. Du côté de la jeunesse, il a notamment installé un comité de normalisation au sein du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG). Ce chantier réglementaire a constitué une étape clé parmi ses nombreuses réalisations.

    Un bilan prometteur pour la culture et les sports au Gabon

    Dans le domaine sportif, le ministre a lancé un audit approfondi qui a abouti à la régularisation de 13 fédérations olympiques. Cette mesure représente la première étape d’un assainissement global du tissu associatif. Sur le plan des infrastructures, Paul Kessany s’est fixé un objectif de deux ans pour permettre à l’équipe nationale des Panthères de retrouver les pelouses du pays.

    Le secteur culturel a également enregistré des avancées significatives, tant sur le plan législatif que technologique. La modernisation du Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA) a été marquée par l’assermentation de 21 agents, tandis que 2 250 œuvres ont été numérisées pour protéger le patrimoine national. Le décret du 22 mai 2026, qui encadre désormais l’exploitation de l’Iboga face aux pressions commerciales internationales, vient couronner ces efforts. Enfin, la participation du Gabon au FEMUA 18 à Abidjan a renforcé le rayonnement diplomatique du pays, confirmant la gestion efficace du ministre.

  • Gabon : Paul Kessany affiche 62,3% de réalisations pour la culture et les sports

    Gabon : Paul Kessany affiche 62,3% de réalisations pour la culture et les sports

    Lors de l’émission rituelle du bilan des 100 jours, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, Paul Kessany, a présenté un tableau de bord sectoriel dynamique. Nommé le 2 janvier 2026, il a indiqué que sur 53 projets initiés, 62,3% sont menés à terme et 24,5% affichent un taux d’exécution supérieur à 50%.

    Dans le cadre de la dynamique de la 5e République, Paul Ulrich Kessany Zategwa a marqué son passage. Côté jeunesse, il a installé un comité de normalisation au sein du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG).

    Un bilan prometteur pour le renouveau sportif et culturel

    Dans le domaine sportif, le ministre a lancé un audit qui a permis de régulariser 13 fédérations olympiques, première étape d’un assainissement global du tissu associatif. Pour les infrastructures, il s’est donné deux ans pour permettre aux Panthères de rejouer sur les pelouses nationales.

    Sur le plan culturel, le ministre a modernisé le Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA) avec l’assermentation de 21 agents et la numérisation de 2 250 œuvres. Le décret du 22 mai 2026 encadre désormais l’exploitation de l’Iboga face à la pression commerciale internationale. Le rayonnement diplomatique du Gabon s’est illustré lors du FEMUA 18 à Abidjan.

  • Togo : l’ENA lance ses concours d’entrée pour les cycles II et III

    Togo : l’ENA lance ses concours d’entrée pour les cycles II et III

    Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social a officialisé l’ouverture d’un concours interne et externe pour intégrer l’École nationale d’administration (ENA) aux cycles II et III. Destiné aux candidats togolais des deux sexes, ce recrutement propose 110 places pour cette session.

    Calendrier et modalités de dépôt

    Les dossiers de candidature sont acceptés tous les jours ouvrables, du lundi 15 juin 2026 à 7 heures au vendredi 17 juillet 2026 à 17 heures. Les candidats peuvent déposer leurs documents à l’ENA à Lomé ainsi qu’aux directions régionales du Travail et des Lois sociales de Kara et de Dapaong.

    Déroulement des épreuves

    Les épreuves écrites se dérouleront les 12 et 13 août 2026. Les modalités pratiques, les conditions de participation et la liste des pièces à fournir sont disponibles dans les canaux officiels.

    Ce concours constitue une opportunité pour les agents de l’administration publique et les candidats externes souhaitant poursuivre leur formation au sein de l’ENA, institution clé dans la formation des cadres de l’administration togolaise.

  • Un journaliste camerounais accuse Touadéra d’avoir utilisé des fonds détournés pour sa campagne de 2020

    Un journaliste camerounais accuse Touadéra d’avoir utilisé des fonds détournés pour sa campagne de 2020

    Le journaliste camerounais Remy Ngono a récemment livré des informations explosives concernant le financement de la campagne électorale de Faustin-Archange Touadéra en 2020. Selon ses révélations, le président centrafricain aurait eu recours à de l’argent détourné du Cameroun pour couvrir les frais de sa course à la réélection. Cette affaire met en lumière des transactions financières opaques entre les deux pays et suscite de vives interrogations sur l’origine des fonds ayant servi à la campagne de Touadéra.

  • Togo-France : 395 millions d’euros investis et de nouvelles priorités pour 2026-2028

    Togo-France : 395 millions d’euros investis et de nouvelles priorités pour 2026-2028

    Le vendredi 5 juin 2026, le Comité local de développement (CLD) s’est réuni à Lomé pour dresser un bilan du partenariat entre le Togo et la France en matière d’investissements solidaires et durables, tout en traçant les grandes lignes de la coopération pour la période 2026-2028.

    Ce cadre de concertation réunit les acteurs de l’équipe France au Togo et leurs homologues togolais, avec pour objectif de renforcer la coordination des actions de développement en phase avec les priorités nationales.

    Des progrès significatifs dans l’éducation, la formation et la cohésion sociale

    Ces dernières années, plusieurs réalisations ont marqué les secteurs de l’éducation, de la formation, du développement territorial, de l’entrepreneuriat et du renforcement de la cohésion sociale.

    Dans l’enseignement supérieur, la création de l’École polytechnique du Togo a été soutenue, et 95 bourses du gouvernement français ont été attribuées à des étudiants togolais. Par ailleurs, le dispositif « Études en France » a accueilli plus de 8 200 personnes en 2025, avec l’ouverture de nouveaux espaces Campus France à Lomé et à Kara.

    Le réseau d’enseignement français homologué a connu une croissance notable, passant de 857 élèves il y a quatre ans à plus de 2 500 apprenants aujourd’hui.

    Plus de 17 000 bénéficiaires dans les secteurs culturel et sportif

    Les initiatives dans les industries culturelles et créatives ont touché plus de 17 000 spectateurs, permis la formation de plus de 350 personnes et accompagné 24 résidences artistiques.

    La France a également soutenu la création de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT) dans le cadre de l’appui à la décentralisation au Togo.

    395 millions d’euros engagés dans des secteurs clés

    L’Agence française de développement (AFD) a engagé près de 395 millions d’euros dans plusieurs projets structurants au Togo.

    Ces fonds ont notamment amélioré l’accès à l’eau potable pour plus de 552 000 personnes et à l’électricité pour environ 125 000 bénéficiaires. Ils ont également contribué à la modernisation de 49 centres de formation technique et professionnelle.

    Plus de 600 kilomètres de pistes rurales ont été construits ou réhabilités, bénéficiant à plus de 500 000 producteurs agricoles.

    Trois priorités pour la coopération 2026-2028

    Pour les trois prochaines années, l’équipe France continuera d’accompagner le Togo autour de trois axes majeurs : le soutien à une croissance inclusive et créatrice d’emplois, l’amélioration de l’accès aux infrastructures et services essentiels, et le renforcement de la gouvernance, des droits humains et de la cohésion sociale.

    Une attention particulière sera portée à l’employabilité des jeunes, au développement du secteur privé, à l’entrepreneuriat, ainsi qu’aux dynamiques locales de gouvernance.

    Le Comité local de développement a également réaffirmé l’importance des priorités transversales que sont l’égalité femmes-hommes et l’appui renforcé à la région des Savanes.

    À travers ce cadre de dialogue, la France réaffirme son engagement aux côtés du Togo pour un développement solidaire, inclusif et durable, en complémentarité avec les autres partenaires techniques et financiers.

  • Nigéria : libération de 416 otages de Boko Haram dans l’État de Borno

    Nigéria : libération de 416 otages de Boko Haram dans l’État de Borno

    Plus de 400 femmes et enfants enlevés par Boko Haram au début de l’année dans le village de Ngoshe, situé dans l’État de Borno (nord-est du Nigeria), ont été libérés ce week-end, ont annoncé dimanche un sénateur et un responsable local de la jeunesse.

    Les enlèvements, souvent motivés par l’obtention de rançons, constituent une tactique récurrente des djihadistes de Boko Haram dans leur insurrection contre l’État nigérian, qui dure depuis 17 ans et se concentre principalement dans le nord-est du pays.

    Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), a indiqué que son organisation « avait obtenu la libération des 416 femmes et enfants enlevés à Ngoshe ». Ils ont été relâchés samedi, a-t-il précisé aux journalistes.

    Le sénateur de l’État de Borno, Mohammed Ali Ndume, a confirmé cette libération. Les circonstances exactes de la libération des victimes restent pour l’instant inconnues.

    Les captifs avaient été détenus par des militants de Boko Haram « dans des conditions difficiles après avoir été enlevés dans plusieurs communautés, en particulier dans la région de Ngoshe », a précisé Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu, sur les réseaux sociaux. « Malheureusement, deux nourrissons sont décédés d’épuisement dû à une captivité prolongée et à un terrain accidenté », a-t-il ajouté.

    Un communiqué de l’armée nigériane indique que les troupes ont recueilli des renseignements et mené des « opérations psychologiques » pour semer « la méfiance au sein des rangs des insurgés » avant « le début de la phase d’assaut ». Les militants avaient exigé des millions de nairas de rançon pour les otages de Ngoshe.

    Les autorités nigérianes nient avoir versé des rançons, mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une pratique courante, tant de la part du gouvernement que des familles des victimes. Les différents groupes armés du Nigeria – djihadistes, bandes de « bandits » et séparatistes – ont provoqué une crise des enlèvements à travers le pays. Entre juillet 2024 et juin 2025, ces enlèvements auraient rapporté environ 1,66 million de dollars en rançons.

    Ngoshe se trouve à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, un bastion de Boko Haram, et a été la cible d’attaques répétées. Depuis l’émergence de l’insurrection djihadiste en 2009, celle-ci a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

  • Michael Olise en feu, les Bleus dominent l’Irlande du Nord avant le Mondial 2026

    Michael Olise en feu, les Bleus dominent l’Irlande du Nord avant le Mondial 2026

    Dernière répétition réussie avant l’envol vers les États-Unis. L’équipe de France a bouclé sa préparation à la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet) par un succès convaincant face à l’Irlande du Nord (3-1), lundi 8 juin au Stade Pierre-Mauroy de Lille. Après la défaite concédée contre la Côte d’Ivoire (1-2) jeudi, les hommes de Didier Deschamps devaient impérativement rassurer. Ils ont dominé de bout en bout une formation nord-irlandaise très limitée, même si celle-ci a réussi à trouver la faille.

    • Michael Olise, l’homme du match. Face au 70e rang mondial, la France n’avait pas le droit à l’erreur pour effacer le revers subi face aux Éléphants. Elle s’en est remise à Michael Olise, décisif à deux reprises juste avant et juste après la pause (43e et 49e), puis auteur d’une frappe enroulée imparable dans la lucarne après avoir repiqué depuis son aile droite (75e). Le but de Patrick John Kelly à l’heure de jeu (64e) reste le seul bémol de la soirée.
    • Les Parisiens et Saliba en jambes. Arrivés plus tard au rassemblement, les Parisiens, tout juste champions d’Europe pour la deuxième fois, avaient été préservés du premier match. Ousmane Dembélé et Désiré Doué ont débuté, le second se montrant très en vue, tandis que Bradley Barcola est entré à l’heure de jeu. William Saliba, qui souffrait de douleurs chroniques au dos et avait lui aussi été ménagé, a disputé toute la première période sans problème apparent.
    • Dernière réussie pour Didier Deschamps sur le sol français. Après quatorze ans à la tête des Bleus, le sélectionneur a vécu son dernier match en France avant de quitter ses fonctions à l’issue du Mondial. Son bilan après cette victoire : 91 matches, 63 succès, 14 nuls et 14 défaites, soit 69 % de victoires. Le public lillois a scandé son nom à la 7e minute, en référence à son numéro de maillot en équipe de France.
  • Port de Lomé : une grève de trois jours annoncée fin juin 2026

    Port de Lomé : une grève de trois jours annoncée fin juin 2026

    Les agents du Port autonome de Lomé ont déposé un préavis de grève couvrant trois jours, du 25 au 27 juin 2026. Ce mouvement social fait suite à l’absence de réponses satisfaisantes à leurs revendications, malgré plusieurs assemblées générales tenues depuis octobre 2025.

    Un conflit social qui perdure

    Au sein du Port autonome de Lomé, le mécontentement des travailleurs ne faiblit pas. Depuis des mois, ils dénoncent des conditions de travail difficiles : rémunérations jugées trop faibles, protection insuffisante en cas d’accident, et manque d’équipements de sécurité sur certains secteurs. Malgré leurs alertes répétées, le syndicat estime que les échanges avec la direction n’ont pas abouti à des avancées concrètes.

    Ce bras de fer concerne un outil économique essentiel pour le Togo. Le port emploie plus de 3 000 dockers et autres agents, dont le rôle est central dans l’activité nationale. Pour les grévistes, l’enjeu dépasse donc les seules revendications internes : il s’agit aussi de préserver le bon fonctionnement d’une infrastructure stratégique.

    Les revendications détaillées

    Dans leur déclaration, les représentants du personnel réclament notamment l’instauration d’un statut unique pour l’ensemble des employés, le respect des pauses quotidiennes et du repos hebdomadaire, ainsi que l’octroi d’un congé annuel avec sa prime. Ils exigent également l’application de l’accord collectif d’établissement aux pointeurs assimilés aux dockers.

    Les agents demandent aussi le paiement des heures supplémentaires conformément à la loi, l’immatriculation de tous les dockers occasionnels à la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que l’attribution d’une prime de salissure et d’une prime de manutention. Enfin, le syndicat souhaite que la date de recrutement soit prise en compte tout au long de la carrière au port, et que les classifications et avantages correspondants apparaissent clairement sur les bulletins de paie.

    Appel à la mobilisation

    Le syndicat invite tous les agents du Port autonome de Lomé à arrêter le travail durant les trois jours prévus et à ne pas se rendre sur leur lieu d’affectation. Il rappelle néanmoins que le droit de grève est individuel et que chaque employé reste libre d’y participer ou non.

    Cette grève annoncée place la direction du port face à ses responsabilités. Dans une entreprise déjà fragilisée par un endettement important, la résolution de ce conflit social apparaît désormais comme un enjeu de stabilité et de gouvernance.