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  • Tchad : le gouvernement dément toute responsabilité dans des frappes contre des civils

    Tchad : le gouvernement dément toute responsabilité dans des frappes contre des civils

    Les autorités tchadiennes ont vigoureusement réfuté les allégations émanant des Nations unies concernant des pertes civiles qui auraient eu lieu lors d’opérations militaires contre Boko Haram. Bien que N’Djamena maintienne sa position de fermeté, le gouvernement se dit ouvert à l’ouverture d’enquêtes pour faire toute la lumière sur ces événements survenus dans la région du lac Tchad.

    Tchad : le gouvernement rejette les accusations de frappes contre des civils

    N’Djamena soutient l’intégrité de ses forces armées

    Le porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a critiqué des affirmations qu’il juge calomnieuses pour l’armée nationale. Il a réaffirmé le caractère professionnel des troupes tchadiennes, engagées dans une lutte sans relâche contre les groupes terroristes au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Cette réaction intervient après la diffusion d’informations mentionnant des bombardements dans le nord-est du Nigeria, impliquant potentiellement les forces tchadiennes et nigérianes, et ayant entraîné la mort de plusieurs civils.

    L’appel à la transparence des instances internationales

    Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a sollicité les gouvernements du Tchad et du Nigeria pour que des investigations impartiales et approfondies soient menées rapidement. Il a rappelé l’obligation pour les armées de respecter scrupuleusement le droit international humanitaire afin de préserver les populations civiles. Pour le diplomate, la protection des non-combattants et de leurs biens doit demeurer une priorité absolue lors de toute intervention militaire.

    Une justice tchadienne prête à agir

    Malgré son désaccord avec les accusations portées, le Tchad a manifesté sa volonté de coopérer. Gassim Chérif Mahamat a précisé que le pays dispose d’un appareil judiciaire indépendant, capable de traiter ces dossiers avec toute la transparence nécessaire. De son côté, le Nigeria a soutenu que ses frappes visaient un bastion terroriste identifié, occupé uniquement par des éléments armés non étatiques.

    Le lac Tchad, un bastion complexe pour la sécurité régionale

    Depuis plus de quinze ans, le bassin du lac Tchad constitue une zone de repli stratégique pour les insurgés. Ce territoire marécageux, situé aux confins du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, abrite des combattants de Boko Haram ainsi que de l’ISWAP (groupe État islamique en Afrique de l’Ouest). Les forces militaires de la région y déploient régulièrement des moyens importants pour tenter de stabiliser ce foyer d’instabilité chronique.

  • Laurent Gbagbo maintenu à la présidence du PPA-CI au terme du congrès d’Abidjan

    Laurent Gbagbo maintenu à la présidence du PPA-CI au terme du congrès d’Abidjan

    Le rassemblement solennel du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) à Abidjan a livré son verdict. Ce jeudi 14 mai 2026, Laurent Gbagbo a été officiellement reconduit dans ses fonctions de président de la formation. À 81 ans, l’ancien chef de l’État ivoirien engage un nouveau mandat à la direction du mouvement qu’il a lancé en octobre 2021, suite à sa rupture historique avec le Front populaire ivoirien (FPI). Ce congrès, une première depuis la création du parti, s’inscrit dans une période de restructuration nécessaire pour l’opposition radicale en Côte d’Ivoire.

    Une volonté de sortir de l’impasse électorale

    Le PPA-CI traverse une phase de fragilisation après avoir délibérément boycotté les derniers cycles électoraux. L’absence du parti lors des législatives et de la présidentielle d’octobre 2025 a permis au camp présidentiel de s’imposer sans réelle concurrence. Pour les instances dirigeantes, ce retrait était motivé par des conditions de vote jugées non équitables, mais il a privé la formation de toute représentation parlementaire ou institutionnelle. L’objectif de ces assises à Abidjan est donc de rectifier le tir en proposant une nouvelle trajectoire stratégique pour une base militante éprouvée par les batailles judiciaires.

    Pour Laurent Gbagbo, l’enjeu consiste d’abord à consolider son autorité. Bien que son leadership soit parfois questionné en interne par ceux qui s’inquiètent de son inéligibilité liée à l’affaire du « braquage de la BCEAO », l’ancien président reste la figure centrale. Le défi est également de redonner une influence concrète au PPA-CI face à la domination du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et au positionnement des cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

    Le défi du renouvellement et des alliances

    Cette reconduction relance le débat sur la relève politique au sein des mouvements d’opposition en Afrique de l’Ouest. Figure emblématique du panafricanisme depuis les années 1980, Laurent Gbagbo demeure le socle idéologique de ses partisans. Néanmoins, son maintien à la tête du parti souligne, pour certains observateurs, la difficulté à organiser une transition générationnelle. Si aucun successeur n’a été officiellement désigné lors de ce congrès, ses lieutenants historiques conservent des postes stratégiques au sein du secrétariat exécutif.

    Par ailleurs, le PPA-CI doit encore définir sa politique de coalition. Malgré des échanges avec des dissidents du PDCI et diverses organisations citoyennes, aucune alliance formelle n’a encore vu le jour. Sans un front uni, la mouvance gbagboïste pourrait peiner à exister face à une administration territoriale et une majorité parlementaire solidement établies par le pouvoir actuel d’Alassane Ouattara.

    Cap sur les échéances de 2028 et 2030

    Les cadres du parti ont désormais les yeux rivés sur les élections municipales et régionales de 2028, avant l’objectif majeur de la présidentielle de 2030. Plusieurs axes de travail ont été définis : réorganisation du maillage territorial, modernisation de la communication digitale et formation des nouveaux militants. Bien que le PPA-CI revendique une implantation nationale, les derniers résultats ont montré une difficulté à transformer cet ancrage en succès dans les urnes.

    La question de l’éligibilité de Laurent Gbagbo demeure le point de friction majeur. Ses conseils juridiques militent toujours pour sa réintégration sur les listes électorales, s’appuyant sur l’amnistie partielle accordée après son retour au pays en 2021. Tant que ce verrou juridique n’est pas levé, le parti évolue avec un dirigeant dont l’influence est réelle mais dont la capacité d’action électorale reste entravée. L’issue de ce congrès confirme que la succession est, pour l’heure, un sujet mis de côté au profit d’un statu quo autour du fondateur.

  • Le Tchad réfute fermement les allégations de l’ONU concernant des victimes civiles

    Le Tchad réfute fermement les allégations de l’ONU concernant des victimes civiles

    Le gouvernement du Tchad a exprimé son désaccord total face aux rapports des Nations unies suggérant que des civils auraient péri lors d’opérations aériennes contre Boko Haram. Lors d’une intervention officielle ce jeudi 14 mai, les autorités de N’Djamena ont exigé des preuves concrètes tout en se disant prêtes à faciliter une expertise internationale sur les lieux des frappes.

    Une armée professionnelle sous le feu des critiques

    Les conclusions onusiennes publiées dimanche font état d’une centaine de victimes civiles dans le nord-est du Nigeria et au Tchad, suite à des raids aériens attribués aux forces nigérianes et tchadiennes. Pour Gassim Chérif Mahamat, ministre de la Communication, ces affirmations sont dénuées de fondement et cherchent à ternir l’image des troupes nationales.

    « Ces accusations graves visent à discréditer l’Armée tchadienne, alors même qu’elle est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad », a martelé le porte-parole, rappelant le professionnalisme des soldats engagés sur le front.

    Absence de preuves et appel à une enquête indépendante

    Selon les autorités tchadiennes, les zones ciblées par l’aviation étaient dépourvues de toute présence civile ou de pêcheurs. N’Djamena affirme qu’aucun élément matériel ne vient appuyer les dires de l’organisation internationale. Dans un souci de transparence, le gouvernement se dit ouvert à l’accueil d’une mission d’enquête indépendante, qu’elle soit menée par l’ONU ou une autre institution internationale, afin de faire toute la lumière sur ces événements.

    Le dispositif sécuritaire actuel, renforcé par l’état d’urgence, a pour unique objectif de protéger les populations locales contre les incursions terroristes. Les forces de défense restent déployées de manière permanente pour sécuriser cette région instable.

    Une stratégie globale contre l’insécurité

    La réponse du Tchad face à la menace de Boko Haram ne se limite pas à la force militaire. Elle intègre également un volet socio-économique crucial. L’État investit dans le développement des infrastructures pour briser le cycle de la pauvreté, souvent utilisé par les groupes armés pour l’endoctrinement des jeunes.

    Le pays, qui partage ses efforts avec le Nigeria, rappelle qu’il paie un lourd tribut humain dans ce conflit. Début mai, des attaques jihadistes ont encore coûté la vie à plusieurs militaires tchadiens. Pour le gouvernement, la responsabilité des violences dans la région incombe exclusivement à Boko Haram et non aux forces régulières qui tentent de rétablir la paix.

  • Sénégal et Côte d’Ivoire : l’inquiétante montée de la désinformation ciblant les femmes

    Sénégal et Côte d’Ivoire : l’inquiétante montée de la désinformation ciblant les femmes

    Au Sénégal comme en Côte d’Ivoire, une menace grandissante pèse sur la présence des femmes dans l’espace public : la désinformation genrée. Une étude approfondie révèle que plus de 60 % des femmes interrogées dans ces deux pays ont déjà été la cible de campagnes de déstabilisation numérique. Contrairement aux attaques visant les hommes, qui portent généralement sur des débats d’idées ou des faits politiques, ces offensives s’attaquent systématiquement à l’intimité, au corps et à la moralité des victimes.

    Une stratégie de discrédit basée sur la vie privée

    La désinformation genrée se distingue par sa nature profondément personnelle. Pour les femmes politiques, les journalistes ou les militantes, le champ de bataille n’est pas celui des arguments, mais celui de la réputation. L’objectif est de briser leur légitimité en les présentant comme immorales. Les mécanismes de discrédit sont bien huilés :

    • Les femmes politiques sont souvent accusées d’avoir gravi les échelons grâce à des faveurs sexuelles.
    • Les journalistes sont régulièrement dépeintes comme étant à la solde de puissances étrangères.
    • Les militantes se voient reprocher des financements occultes provenant de l’Occident.

    Ces attaques visent un but unique : réduire ces femmes au silence et les pousser à abandonner le débat public.

    Le lynchage numérique des « 72 heures » au Sénégal

    Au Sénégal, une pratique particulièrement virulente a été identifiée sous le nom de phénomène des « 72 heures ». Durant ce laps de temps, une femme est choisie pour devenir la cible d’un harcèlement intensif. Sa vie est passée au crible, déformée et réinventée à travers des photomontages et des récits mensongers destinés à la faire passer pour une personne indigne. Si ce procédé touche parfois les hommes, il atteint un degré de violence bien supérieur lorsqu’il s’en prend aux femmes.

    Les auteurs de ces campagnes sont majoritairement des hommes jeunes, âgés de 17 à 45 ans, résidant dans le même pays que leurs victimes. On note toutefois la participation de certaines femmes, agissant en relais de normes patriarcales.

    L’impact dévastateur de l’autocensure

    Les conséquences de cette violence numérique sont concrètes. De nombreuses femmes, lassées ou traumatisées par ces attaques, finissent par s’autocensurer ou par se retirer définitivement des réseaux sociaux. Or, dans une société de plus en plus connectée, s’effacer du numérique revient à disparaître de la vie publique. Ce sont les profils les plus visibles — influenceuses, artistes, militantes féministes — qui paient le prix le plus fort pour leur audace et leur visibilité.

    Le rôle des grandes plateformes numériques est également pointé du doigt. Les outils de signalement actuels peinent à modérer les contenus en langues locales, comme le wolof. Cette méconnaissance des réalités linguistiques et culturelles par les géants du web laisse le champ libre aux harceleurs.

    Vers une reconnaissance juridique des violences numériques

    Face à ce constat, l’urgence est à la reconnaissance officielle de ces agressions. Il est impératif que les autorités du Sénégal et de la Côte d’Ivoire qualifient les violences numériques comme des violences basées sur le genre. Une telle mesure permettrait de créer un cadre légal spécifique, de former les forces de l’ordre à la réception des plaintes et de sensibiliser les magistrats à ces nouveaux enjeux.

    Loin d’être des incidents isolés, ces attaques numériques s’inscrivent dans la continuité des violences subies par les femmes dans la sphère privée et dans la rue. La lutte contre la désinformation genrée est donc devenue un pilier essentiel de la défense des droits des femmes en Afrique de l’Ouest.

  • Le Sénégal prêt à engager un bras de fer arbitral contre BP et Woodside

    Le Sénégal prêt à engager un bras de fer arbitral contre BP et Woodside

    La tension monte entre l’État du Sénégal et les géants de l’énergie. Khadim Bamba Diagne, secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz, a clairement affiché les ambitions de Dakar : le pays n’écarte aucune voie de recours, y compris une procédure devant le tribunal arbitral, pour obtenir la révision des contrats signés avec BP et Woodside.

    Une nécessité de rectifier le tir dès le départ

    Cette détermination s’appuie sur une vision à long terme. Alors que les accords d’exploitation engagent les parties sur des périodes s’étalant de 30 à 50 ans, les autorités estiment impératif de clarifier les règles du jeu dès les premières étapes. Pour Khadim Bamba Diagne, il est préférable de corriger les anomalies contractuelles maintenant plutôt que de laisser des déséquilibres s’enraciner sur plusieurs décennies.

    Protéger l’économie locale et la pêche

    L’enjeu est également social et environnemental. L’activité pétrolière et gazière se déroulant en mer, elle interfère directement avec les zones de pêche, un secteur vital qui fait vivre entre 600 000 et 700 000 citoyens sénégalais. Un État souverain ne peut tolérer que les bénéfices de l’extraction soient captés par des firmes étrangères pendant que les populations locales subissent les conséquences négatives de ces exploitations sans compensation équitable.

    Le modèle économique visé par le Sénégal rompt avec les pratiques anciennes où les pays africains héritaient des externalités néfastes tandis que les multinationales empochaient les profits. Dans un marché mondial marqué par une envolée spectaculaire des prix des hydrocarbures, Dakar exige que la richesse générée soit partagée de manière plus juste entre tous les membres de la joint-venture.

    L’arbitrage comme outil de sécurité juridique

    Le recours à une instance arbitrale internationale est perçu comme une solution pour établir une jurisprudence solide. Cela permettrait de définir précisément les droits et les devoirs de chaque acteur pour les années à venir. Alors que le Sénégal entre dans l’ère de la production, la mise en place de fondations juridiques inattaquables est jugée cruciale pour garantir la souveraineté économique du pays sur ses ressources naturelles.

  • Le Tchad suspend la compagnie pétrolière chinoise CNPCI pour raisons environnementales

    Le Tchad suspend la compagnie pétrolière chinoise CNPCI pour raisons environnementales

    À la mi-août, le gouvernement du Tchad a officiellement acté l’interruption des activités de la société pétrolière nationale chinoise, la CNPCI. Ce coup d’arrêt fait suite à la découverte de pratiques jugées contraires aux réglementations environnementales en vigueur sur le territoire national.

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    Vers un contrôle global des exploitations

    Cette sanction contre le géant chinois n’est qu’une première étape dans la reprise en main du secteur par les autorités. Le ministre du Pétrole a en effet précisé qu’un audit exhaustif de toutes les entreprises pétrolières présentes au Tchad sera prochainement mené. L’objectif affiché est de s’assurer que chaque opérateur respecte scrupuleusement les exigences de préservation de la nature.

  • Rayonnement de la langue chinoise au Tchad : un pont vers l’avenir

    Rayonnement de la langue chinoise au Tchad : un pont vers l’avenir

    La capitale tchadienne a récemment vibré au rythme de la finale nationale du célèbre concours mondial de langue chinoise. Cet événement, placé sous l’égide de l’Ambassade de Chine et coordonné par l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena (UNDJ), a mis en lumière le talent des étudiants locaux tout en célébrant la solidité des liens culturels entre les deux nations. Les épreuves se sont déroulées dans l’enceinte de l’université de sciences humaines de Mère-Enfant à N’Djamena, avec pour ambition de promouvoir l’excellence linguistique et de sceller durablement l’amitié sino-tchadienne.

    Un pont culturel : le Tchad et la Chine renforcent leurs liens

    L’éducation au cœur du rapprochement diplomatique

    Lors de son discours d’ouverture, Mahamat Saleh Daoussa Haggar, président de l’Université de N’Djamena, a souligné que cette cérémonie dépasse le simple cadre académique. Il y voit le reflet d’un monde en pleine mutation et d’une jeunesse tchadienne prête à s’ouvrir sur l’extérieur grâce à la connaissance et au dialogue interculturel. Investir dans l’instruction des jeunes revient, selon lui, à poser les jalons de la paix et de la stabilité nationale.

    Cette édition coïncide avec le sixième anniversaire de l’Institut Confucius au sein de l’Université de N’Djamena. En six ans, cette institution a profondément marqué le paysage universitaire en devenant un espace privilégié de rencontre entre les cultures. Plus qu’un centre d’apprentissage, l’institut s’est imposé comme un moteur de transformation intellectuelle, offrant aux étudiants une porte ouverte sur de nouvelles opportunités internationales.

    Bâtir des passerelles entre les civilisations

    L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Tchad, Wang Xining, a salué l’engagement des participants et l’importance du milieu académique dans ce processus de rapprochement. Il a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir la formation des jeunes Tchadiens, notamment à travers des bourses d’études et des programmes de mobilité universitaire. Pour le diplomate, la maîtrise d’une langue étrangère est un levier essentiel pour construire des ponts humains et préparer une génération apte à coopérer dans un environnement globalisé.

    Le thème du concours, « Pont vers le chinois », illustre parfaitement cette volonté de connexion humaine et culturelle. En s’appropriant cette langue, les étudiants deviennent les ambassadeurs d’une relation bilatérale renforcée, contribuant activement à un avenir commun plus prospère. Les autorités universitaires et les enseignants ont été félicités pour leur dévouement dans l’accompagnement de ces jeunes talents.

    Enfin, la coopération entre les deux États prend une dimension stratégique avec les travaux en cours pour harmoniser le 15ème plan quinquennal chinois et le plan Tchad Connexion 2030. Cette synergie vise à créer de nouveaux pôles de développement pragmatique, insufflant un élan de modernisation au bénéfice direct des populations tchadienne et chinoise.

  • Algérie et Tchad : un pacte stratégique pour booster les infrastructures de base

    Algérie et Tchad : un pacte stratégique pour booster les infrastructures de base

    Le renforcement des liens entre l’Algérie et le Tchad franchit une nouvelle étape historique. Ce jeudi, à N’Djamena, les deux nations ont scellé un accord stratégique visant à simplifier et accélérer la réalisation de projets d’envergure dans le secteur des travaux publics et des infrastructures de base.

    Cette initiative s’inscrit directement dans la continuité de la dynamique de partenariat lancée en avril dernier. L’objectif principal est de transformer les engagements diplomatiques en réalités concrètes sur le terrain, favorisant ainsi une intégration économique plus forte entre les deux pays.

    Le projet de la route transsaharienne au cœur des priorités

    La signature officielle de ce document a réuni le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien en charge des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda. Ce rendez-vous s’est tenu lors d’une mission de travail d’une délégation algérienne de haut niveau, incluant le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, l’ambassadeur d’Algérie au Tchad, ainsi que des dirigeants des groupes Cosider et de la Société nationale des travaux publics (SNTP).

    Côté tchadien, la ministre déléguée chargée des Infrastructures et plusieurs experts techniques ont pris part aux échanges. Les autorités locales ont salué la célérité avec laquelle les accords bilatéraux sont mis en œuvre. Depuis les premières signatures intervenues le 22 avril à Alger, les progrès sont notables, notamment avec le démarrage effectif des études techniques pour le déploiement de la route transsaharienne sur le territoire tchadien. Ce chantier colossal représente un levier majeur pour le désenclavement et le développement des échanges commerciaux dans la région.

  • Tensions politiques au Tchad : le parti les Patriotes s’inquiète d’un durcissement du pouvoir

    Le climat sociopolitique au Tchad suscite de nouvelles inquiétudes au sein de l’opposition. Réunis en conférence de presse ce mercredi à N’Djamena, les responsables du parti Les Patriotes, ancienne composante du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), ont pris la parole pour dénoncer une dérive autoritaire du régime actuel.

    Une pression judiciaire accrue sur les leaders politiques

    Le mouvement dénonce avec fermeté ce qu’il perçoit comme un verrouillage de l’espace démocratique. Cette analyse s’appuie sur la multiplication des condamnations prononcées par la justice à l’encontre de plusieurs figures de l’opposition. Pour Les Patriotes, ces décisions judiciaires illustrent une volonté manifeste du pouvoir de durcir sa position et de restreindre les libertés d’action des acteurs politiques dissidents.

    Instabilité sécuritaire et fractures communautaires

    Outre les enjeux purement institutionnels, le parti a profité de cette tribune pour alerter sur la situation sécuritaire fragile du pays. Les intervenants ont souligné une recrudescence de l’insécurité, aggravée par des divisions communautaires de plus en plus marquées. Selon les membres du parti, ces fractures sociales menacent l’équilibre national et témoignent d’une dégradation globale du contexte social au Tchad.

  • Impulsion majeure pour les infrastructures et la route transsaharienne entre l’Algérie et le Tchad

    Impulsion majeure pour les infrastructures et la route transsaharienne entre l’Algérie et le Tchad

    Une avancée significative a été enregistrée à N’Djamena avec la signature d’un accord crucial entre l’Algérie et le Tchad. Ce pacte bilatéral est conçu pour dynamiser la coopération dans les domaines essentiels des travaux publics et des infrastructures, offrant une série de facilitations destinées à accélérer la concrétisation de projets d’envergure. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer le partenariat stratégique entre les deux nations africaines.

    Ce nouvel instrument juridique vise à optimiser la réalisation des diverses initiatives de développement. Il est particulièrement orienté vers l’accélération des accords précédemment scellés en avril dernier. Au cœur de cette collaboration, la route transsaharienne représente un axe majeur, dont l’avancement est considéré comme primordial pour l’intégration économique régionale et l’amélioration des échanges entre l’Algérie et le Tchad, ainsi qu’avec les pays voisins.

    L’accord signé à N’Djamena marque donc une étape déterminante dans la consolidation des liens entre l’Algérie et le Tchad. En simplifiant les procédures et en stimulant la mise en œuvre des projets, il promet de transformer le paysage des infrastructures et des travaux publics, créant de nouvelles opportunités de croissance et de connectivité pour les populations des deux pays. Ce partenariat renforcé est un signal fort pour le développement durable en Afrique.

  • Le Tchad et la Turquie s’unissent pour renforcer la sécurité technologique

    Le Tchad et la Turquie s’unissent pour renforcer la sécurité technologique

    Une étape significative vient d’être franchie dans les relations bilatérales entre le Tchad et la Turquie. Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration a récemment reçu les représentants de l’entreprise turque IF Elektronik Ltd. Cette rencontre stratégique s’est concentrée sur le déploiement de solutions technologiques avancées pour répondre aux défis sécuritaires actuels.

    Coopération technologique Tchad-Turquie : focus sur la sécurité

    Des enjeux majeurs : cybersécurité et contrôle des frontières

    Au cœur des discussions, la lutte contre la contrebande des terminaux mobiles et le renforcement de la cybersécurité ont occupé une place centrale. Les experts ont exploré des outils numériques innovants capables d’optimiser la surveillance des frontières et de sécuriser les flux de communication sur le territoire tchadien.

    Un levier pour l’emploi et le transfert de compétences

    Benguela Guidjinga, secrétaire général du ministère, a souligné l’importance de cette collaboration. Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat avec IF Elektronik Ltd ouvre des perspectives concrètes pour la jeunesse du Tchad. Il s’agit d’un véritable projet de transfert de connaissances qui devrait favoriser la création d’emplois qualifiés et stimuler le développement économique national grâce aux nouvelles technologies.

  • N’Djamena se dote d’une centrale électrique de 40 MW grâce à la coopération algéro-tchadienne

    Un jalon majeur a été posé à Alger avec la formalisation d’un accord crucial pour le développement énergétique du Tchad. Les ministres de l’Énergie et des Énergies renouvelables d’Algérie, Mourad Adjal, et de l’Eau et de l’Énergie du Tchad, Passalé Kanabé Marcelin, ont officiellement signé un protocole d’entente. Cet accord ambitieux vise la construction d’une centrale électrique d’une puissance de 40 mégawatts à N’Djamena.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision algérienne de renforcer les liens de coopération Sud-Sud et d’apporter un soutien concret aux nations africaines. Elle reflète les directives claires du président de la République algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune, qui promeut activement l’entraide et le partenariat entre pays du continent. La future installation électrique à N’Djamena représente un pas significatif vers l’amélioration de l’accès à l’énergie et le développement économique de la capitale tchadienne.